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InterviewFrançois-Xavier Bellamy· 7 septembre 2023 24 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileDéfenseEurope & international

Le Liban vit une forme de coup d'État silencieux.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRéponse directe

    François-Xavier Bellamy, c'est votre deuxième visite au Liban en un an. Que venez-vous faire dans notre pays ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Le Liban fait face à une nouvelle vague de réfugiés. Comment interprétez-vous la résolution du Parlement européen sur les réfugiés, mal perçue au Liban ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Vous avez évoqué des sanctions contre ceux qui paralysent l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth. Pouvez-vous préciser ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Un cadre de sanctions existe depuis 2022. Pourquoi n'est-il pas appliqué ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    L'UE est-elle consciente du danger de la politique expansionniste du Hezbollah ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Que faire concrètement pour débloquer la situation au Liban ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00François-Xavier BellamyFait
    « nous voulions que cette résolution appelle à ce que les Libanais puissent retrouver sur ce sujet comme sur la question de l'avenir de leurs institutions leur pleine souveraineté démocratique »
  • 6:00François-Xavier BellamyChiffre
    « le Liban est le pays au monde qui accueille aujourd’hui le plus de réfugiés sur son sol rapporté au nombre de ses habitants »
  • 8:00François-Xavier BellamyFait
    « il est temps enfin d'agir cette résolution avait le mérite de le dire elle avait le mérite d'appeler au déblocage du processus institutionnel et à l'élection rapide d'un président »
  • 10:00François-Xavier BellamyFait
    « aucun gouvernement européen n'a encore à ma connaissance fait venir le sujet sur la table du conseil en demandant que ces sanctions soient désormais déclenchées »
  • 14:00François-Xavier BellamyFait
    « il faut aujourd'hui dire les choses il faut nommer les responsables dans la paralysie actuelle des institutions libanaises qui a des conséquences terribles pour le peuple libanais »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bienvenue sur ici Beyrouth notre invité aujourd'hui est le vice-président exécutif du parti les républicains député européen du groupe Parti populaire européen et un grand ami du Liban François-Xavier Bellamy bonsoir bonsoir et parmi nous aussi Michel Touma directeur de la rédaction d'ici bureau bonsoir Michel [Musique] François-Xavier Bellamy c'est votre deuxième visite au Liban au moins d'un an que venez-vous faire dans notre cher pays et j'ai eu la grande joie l'honneur d'être invité pour intervenir lors d'un colloque qui aura lieu demain sur le sujet de la situation de l'éducation au Liban et notamment des écoles chrétiennes du Liban qui jouent un rôle majeur dans l'éducation libanaise mais qui rencontre aujourd'hui des difficultés immenses et je saisis cette occasion pour pouvoir venir rencontrer nos amis libanais dans un moment évidemment extrêmement difficile pour le peuple libanais un moment d'épreuve immense et un moment très décisif aussi pour l'avenir du pays et l'avenir au-delà du Liban de sa région et de notre relation d'amitié avec avec ce pays magnifique nous allons parler de la situation de votre position en tant que député européen et de ce que peut faire ou ne pas faire le Parlement européen et évidemment l'Union européenne Michel la majorité rapidement dans le vif du sujet le Liban et le théâtre depuis à peu près deux semaines d'une nouvelle vague de réfugiés semble-t-il d'après un député proche du régime syrien ce sont des réfugiés économiques qu'on peut appeler économique qui sont en train de quitter la série et de traverser les frontières de manière illégale comme toujours pour reprendre la chanson d'Adamo il franchissent la frontière de manière inégale et par centaines lamilie libanaise essaye de les de les intester ils ont arrêté plus d'un centaines de ces réfugiés mais cette vague se poursuit alors je voudrais à cette occasion rebondir sur la fameuse résolution du Parlement européen et surtout dans ce contexte sur la clause relative au réfugiés ici qui a été peut-être mal perçu mal interprété au Liban qui a été interprété comme étant une volonté européenne de maintenir les réfugiés au Liban avec toutes les conséquences que ça entraîne sur le plan démographique économique etc alors est-ce qu'on peut est-ce que on a suivi votre position à ce sujet qui était très clair mais pour l'opinion libanaise et pour les responsables de nombreux responsables du panais est-ce que vous pourriez planifier un peu cette résolution dans quel esprit elle a été fait parce que effectivement il y avait un peu elle a été mal perçu mal interprété un peu le bien fondé de cette résolution je comprends parfaitement que beaucoup de Libanais étaient révoltés par ce passage de la résolution qui a été votée par le Parlement européen qui effectivement comme vous le dites donnaient le sentiment que le Parlement que les européens depuis Bruxelles depuis Strasbourg ferment les yeux sur l'épreuve immense que les Libanais traversent parce que cette crise des réfugiés syriens c'est d'abord une épreuve pour le peuple libanais nous nous avions défendu une position totalement opposée nous voulions que cette résolution appelle à ce que les Libanais puissent retrouver sur ce sujet comme sur la question de l'avenir de leurs institutions leur pleine souveraineté démocratique et que nous puissions sortir de cette crise en faisant en sorte que la communauté internationale cesse de financer le maintien des Syriens sur le sol libanais malheureusement nous n'avons pas été entendus ça aurait été une bataille pied à pied pour réussir à obtenir une formulation préférable mais parce que nous n'avons pas obtenu gain de cause sur ce sujet précis nous avons à contre-cœur accepter de ne pas voter cette résolution de ne pas la soutenir alors même qu'elle contenait beaucoup d'autres éléments qui étaient très positifs je pense par exemple à l'appel pour la première fois claire à des sanctions contre ceux qui paralysent aujourd'hui l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth il est temps enfin d'agir cette résolution avait le mérite de le dire elle avait le mérite d'appeler au déblocage du processus institutionnel et à l'élection rapide d'un président le Parlement doit et on y reviendra certainement avancer rapidement sur cette question le Parlement libanais mais malgré tous ces éléments qui étaient je crois positifs et bien il aura suffi que ce paragraphe soit maintenu par malheureusement nos collègues des groupes socialistes des groupes libéraux nos collègues macronistes Parlement européen ou bien des vers et de l'extrême gauche qui finalement choisissent par idéologie de ne pas considérer la réalité quotidienne de la situation des Libanais je rappelle pour ceux qui ne seraient pas cette situation je le rappelle tous les jours aux Européens qui ne mesure pas la gravité de cette crise que le Liban est le pays au monde qui accueille aujourd’hui le plus de réfugiés sur son sol rapporté au nombre de ses habitants et que cette situation créée des pénuries immenses dans les Libanais ont à souffrir déséquilibre non seulement leur structure sociale éducative leur alimentation leur alimentation en énergie mais aussi et c'est je crois ce qui est le plus inquiétant cette crise des réfugiés syriens met en danger l'équilibre de la société libanaise cette architecture démographique si singulière qui fait la richesse de ce pays et je crois que si nous n'y prenons pas garde et si nous ne réagissons pas enfin et si nous ne choisissons pas d'ouvrir les yeux sur le drame que vivent les Libanais aujourd'hui et bien nous allons mettre en danger à moyen terme de manière irrémédiable la construction même de la société libanaise vous avez parlé de sanctions dans cette résolution mais il y a aussi également un cadre de sanction européen mais en place et je me trompe pas depuis plus d'un an en 2022 au moment des élections législatives libanaises ou juste avant on parlait de la journée ces élections et il y avait eu un cadre décidé à l'Union européenne de sanctionner toute personne au Liban qui empêcherait le bon déroulement et la le bon fonctionnement des institutions libanaises et on a rien vu et c'est pour moi là aussi un sujet de de révolte parce que de fait un travail très important a été fait au Conseil européen c'est-à-dire lors que lors de la rencontre entre les chefs d'État et le gouvernement pour créer ce cadre de sanction jusque là l'Union européenne ne pouvait sanctionner des des acteurs étrangers que si ils se rendait coupable de crimes contre l'humanité ou de crimes de guerre pour la première fois spécialement pour répondre au contexte libanais un cadre de sanction a été créé une base légale qui permet de sanctionner des individus qui mettent en danger le fonctionnement démocratique d'institutions légitimes et notamment dans le cadre de phénomènes de corruption or c'est exactement à cela que nous avons à faire aujourd'hui le Liban est aujourd'hui en train de vivre une forme de coup d'état silencieux la confiscation des institutions de la démocratie libanaise par une faction armée qui dispose de familis qui obéit à des intérêts étrangers et qui s’appellent le sbola et il faut aujourd'hui dire les choses il faut nommer les responsables dans la paralysie actuelle des institutions libanaises qui a des conséquences terribles pour le peuple libanais parce que la crise sociale la crise économique la dévaluation de la monnaie qui laisse tant de foyer libanais privés de leur propre économies du travail de toute leur vie cette situation elle sera impossible à résoudre tant que les institutions resteront paralysées et notamment l'institution judiciaire mais aussi d'une façon plus générale tant que la fonctionnement institutionnel du Liban restera bloqué et bien ceux qui bloquent aujourd'hui les institutions c'est d'abord l'ingérence de cette milice qui ne représente en rien une fraction du peuple libanais qui représente d'abord les intérêts d'un pays étranger qui veut confisquer au Liban sa souveraineté il est temps de mettre en des résolutions aussi anciennes que celles que l'ONU a prise déjà en 2004 le Conseil de sécurité exigeait que la souveraineté soit pleinement rendue au peuple libanais et cela suppose de sanctionner enfin avec détermination cette milice cette faction qui aujourd'hui n'est pas encore une fois une force politique parmi d'autres dans le débat libanais mais qui est réellement la cause du blocage de la vie politique libanaise mais qui empêche aujourd'hui au Parlement européen ou au Conseil européen en fait qui empêche que des sanctions soient prises est-ce que il faut l'unanimité des 27 donc les chefs les 27 chefs d'État doivent décider ce que le Parlement peut le faire qu'est-ce qui bloque alors pour que ceux qui nous écoutent le comprennent pour que les sanctions soient mises en oeuvre il faut qu'elle soit demandée d'abord par un état par un gouvernement au sein du conseil et ma surprise n'est pas aujourd'hui que il y est une discussion qui aboutit c'est un blocage mais qu'il n'y ait pas de discussion c'est à dire que pour l'instant malgré le fait que le cadre est été créé malgré le fait que tout ce travail ait été fait que la base légale existe aucun gouvernement européen n'a encore à ma connaissance fait venir le sujet sur la table du conseil en demandant que ces sanctions soient désormais déclenchées et je vois à quel point malheureusement depuis les capitales européennes il est trop fréquent de considérer que le Hezbollah est un partenaire parmi d'autres avec lequel il faut parler et que on sortira de cette crise en discutant avec tout le monde je crois qu'on sortira cette crise d'abord en étant capable de reconnaître où sont les victimes et où sont les coupables et que ce n'est pas en mettant tout le monde sur le même plan qu'on arrivera à confondre la solution et le problème justement c'est un point important je voudrais vous demander ce que ça la maison du Sud du Parlement européen à 1000 le droit sur l'appeler à Pâques la clause je vais revenir tout à l'heure mais les autres clauses de la résolution ont mis le doigt sur l'appeler mais vous avez soulevé le problème du réseau là juste dites vous avez dit que tant que ce qu'il est qu'il poursuit sa politique il n'y a pas de solution radicale de la crise mais au niveau européen dans quelle mesure l'Union européenne est au niveau du Parlement est-ce que dans quelle mesure l'Union européenne est consciente du véritable danger que représente la politique expansionniste dépasse de RAM parce que le principal facteur de déstabilisation dans la région c'est cette politique et se mentionniste lancée par les passerelles depuis la révolution depuis romain depuis 79 ils l'ont dit ils veulent exporter leur évolution d'accord dans quelle mesure vraiment les Européens au niveau des instances politiques et institutionnelle sont vraiment conscients du véritable danger que représente ces politiques expansionnistes je crois qu'aujourd'hui les Européens ne mesure pas assez que ce danger les concerne que ce danger nous concerne il ne s'agit pas dans la situation dont nous parlons il ne s'agit pas de venir par une espèce de préoccupation désintéressé se préoccuper du destin du peuple libanais pour aider les Libanais s'adresse à une menace qui l'égette il s'agit de soutenir les Libanais qui sont aujourd'hui en train d'affronter la menace qui nous concerne et nous n'avons pas d'ailleurs de ce point de vue là ici une situation dans laquelle nous pourrions considérer que nous avons par amitié par sympathie un service à rendre au libanais c'est le peuple libanais auquel nous devons être reconnaissants parce qu'il est aujourd'hui en train de souffrir et de subir en première ligne pour la résistance qui l'oppose à cette menace qui nous concerne si comme le veulent malheureusement certains dans les capitales européennes si les Libanais devaient accepter d'une certaine façon de de se soumettre s'il devait se résigner à cette ingérence que le Hezbollah que l'Iran voudrait leur imposer de fait c'est nous qui nous trouverions à notre tour exposé et nous savons que ce qui a menacé y compris la sécurité du Liban ce qui a conduit par exemple à l'explosion du de Beyrouth ce sont des pratiques criminelles qui menacent aujourd'hui les capitales européennes à travers des activités terroristes donc nous devons être très clairs sur le fait que encore une fois nous n'avons pas le droit de considérer tous ceux qui aujourd'hui sont en train de tenter d'enfléchir le destin des institutions libanaises comme des partenaires à égalité certains veulent la démocratie certains veulent débloquer les institutions démocratiques pour faire en sorte que le Liban retrouve sa souveraineté pour désarmer les milices pour faire en sorte que seul l’armée libanaise puisse comme dans toutes les démocraties du monde avoir le contrôle des armes qui circulent sur le territoire du pays que seul l'armée libanais soit démocratiquement responsable de la sécurité et de la souveraineté du peuple libanais sur son sol il y a d'un côté des forces démocratiques qui obéissent à ces principes que nous partageons avec elle et nous devons les soutenir et de l'autre côté certains militent pour maintenir cette situation d'oppression créée par la présence d'une mini armée sur le sol libanais qui est en même temps un facteur de déstabilisation des institutions et nous devons les combattre et pour commencer nous devons les sanctionner et pour moi cette équation très simple elle devrait être partagée aujourd'hui par les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne je regrette que trop peu le courage de parler clair aujourd'hui quand vous dites certains considèrent le comme un partenaire on peut dire directement penser à la France votre pays et notamment avec aujourd'hui le sur le mandat de d'Emmanuel Macron qui normalement nous envoie son émissaire cette semaine Jean il veut Drian qui doit revenir cette semaine pour essayer de débloquer la situation et dans les dernières positions de d'Emmanuel les dernières depuis la présidence Macron que ce soit en 2017 avec le 2018 pardon avec le la conférence cèdre après en 2020 après le 4 août aussi où il a remis toute la classe politique dont le Hezbollah il a renfloué cette classe politique les initiatives ou à chaque fois même on a parlé pour la présidentielle de on va donner la présidence et on donnera le président du Conseil du gouvernement du Conseil des ministres pardon aux souverainiste donc en gros c'est votre pays le premier on va dire et le plus intéressant ou le plus présent au Liban qui lui est comme la France le pouvoir pas la France en tant que pays évidemment je le aujourd'hui aujourd'hui la France est représentée par son président merci de cette précision en effet je ne suis pas venu ici faire de la politique intérieure française le peuple libanais a besoin d'autre chose que des des accords qui peuvent s'exprimer dans la vie démocratique en France mais je reconnais parfaitement votre analyse et malheureusement malheureusement je dois le dire clairement puisque vous me posez la question je me sens en désaccord radical avec la position du gouvernement français sur la réponse à apporter à la crise que connaît le Liban dans une interview publiée dans l'Orient le jour c'était d'ailleurs à ce moment là j'étais également au Liban il y a quelques mois de cela le président de la République française avait conclu son analyse en disant que il n'y aurait pas de solution pour le Liban qui ne doivent d'abord être négociées avec l'Iran et moi je suis encore une fois en désaccord de principe avec cette lecture de la situation géopolitique je comprend évidemment la nécessité de regarder la réalité en face et cette réalité géographique géopolitique on ne les fassera pas mais je crois qu'encore une fois on ne peut pas confondre au Liban la solution avec le problème on ne peut pas faire croire qu'on va résoudre les problèmes que le peuple libanais traverse en mettant au centre du jeu celui qui les a causés et il me semble fondamental que aujourd'hui en tous les cas c'est mon sentiment et c'est ce que j'essaye d'obtenir depuis le Parlement européen où se trouve ma responsabilité il me semble fondamental que depuis l'Europe et j'espère bientôt depuis la France viennent de nouveaux ce discours clair qui consiste à dire que la priorité absolue pour tous les amis du Liban qui veulent voir le peuple libanais retrouver un avenir confiant c'est d'abord de lui permettre de sortir de cette situation où il est pris en otage par une puissance étrangère nous n'avons pas le droit de renforcer cette prise d'otage en faisant de nouveau de celui qui en est l'organisateur le l'acteur d'une d'une libération dont nous avons en réalité qu'elle ne peut être qu'un mensonge il y a une rencontre du président Macron avec les ambassadeurs de France il y a trois quatre jours je pense il a lancé une phrase au sujet du Liban il a critiqué un peu le l'ingérance de l'Iran dans le processus politique au Liban est-ce que ça reflète une rectification de tir au niveau du président Macron ou bien c'est une phrase qu'elle a lancé comme ça parce que c'est la première fois peut-être qu'il fait allusion cette ingénérance iranienne ou bien c'est comprendre des réalités comme vous l'aurez compris je suis en France dans l'opposition et je ne suis donc pas le mieux placé pour être le porte-parole qui permettra d'interpréter les expressions du président de la République ce que je crois comprendre effectivement c'est que la France a compris que le gouvernement français a compris a compris que cette que cette entêtement n'était tout simplement plus tenable pour ma part j'ai exprimé de manière très déterminée auprès de tous mes interlocuteurs gouvernementaux en France le fait qu'il me semblait absolument indéfendable que le gouvernement français que l'Elysée soutiennent par exemple la candidature de Monsieur Slimane frangillier à la présidence de la République nous savons que c'est la candidature du s-volda nous savons que c'est la candidature de Hassan nasrall puisqu'il l'a dit lui-même il est absolument inconcevable encore une fois que la France se trouve engagée dans le même camp et si elle prend ses distances aujourd'hui j'en suis évidemment très heureux qu'est-ce qui peut être fait au final que ce soit de la part du Parlement européen que ce soit à Strasbourg que ce soit à Bruxelles ou que ce soit à Beyrouth parce que évidemment on a des parties politiques libanais qui font partie aussi de votre groupe européen les Forces libanaises et le parti catalpes qui font partie qui sont présents si on veut à Strasbourg quelque part on a la diplomatie libanaise qui est prise en otage des partis politiques souverainistes à travers leur bureau dans les capitales européennes on a des personnes comme vous qui pensaient comme nous mais qu'est-ce qui peut être fait pour convaincre ses capitales européennes et convaincre aussi Paris dans en premier lieu dans ces capitales européennes qu'est-ce que à votre avis on pourrait faire vous et nous pour essayer de trouver une solution déjà de survie bien sûr vous avez raison de le dire il s'agit maintenant de survie et je crois que le mot est essentiel pour ma part je travaille depuis des mois depuis des années depuis le début de mon mandat au Parlement européen à renforcer les liens entre ces parties libanais que vous avez évoqué qui représente le camp de la démocratie qui défendent la souveraineté du Liban et je voudrais d'ailleurs dire ici mon admiration et mon admiration est mon amitié à ceux qui aujourd'hui continuent ce combat malgré toutes les intimidations toutes les manœuvres exercées contre eux malgré les pressions et malheureusement les menaces et les menaces de mort qui se sont multipliées au cours des dernières semaines j'ai rencontré à l'instant mon ami Sami Gmail des cataieb j'ai changé ce matin même à Bruxelles avec les représentants des Forces libanaises et je rencontrerai demain le député Antoine hachis donc nous continuons à travailler avec ces acteurs de la vie politique libanaise qui font partie de notre formation politique le PPE pour pouvoir faire en sorte d'obtenir une prise de conscience dans les capitales européennes je crois que l'Europe peut agir si l'Europe veut elle a les moyens d'obtenir que la situation se débloque je pense en particulier à ce cadre de sanction qu'on évoquait à l'instant qu'il y a je le crois les moyens de garantir le déblocage au moins d'une partie de la vie institutionnelle du Liban je pense également à la nécessité d'organiser maintenant une enquête internationale indépendante sur l'explosion du port de Beyrouth nous avons évidemment un intérêt à agir parce que des citoyens des pays européens ont été victimes de cette explosion et nous avons le devoir puisque l'enquête n'avance pas au Liban nous avons le devoir de l'amener avec les citoyens du Liban qui demandent justice qui crie justice depuis longtemps derrière cette enquête se joue tellement de ce qui gangrène aujourd'hui la situation libanaise c'est certainement un levier essentiel et puis parce qu'il s'agit de survie avant que que le processus institutionnel ne soit rapidement j'espère débloquer et bien il est temps en effet de mobiliser l'aide internationale de la structurer d'une manière nouvelle on parlait de la crise des réfugiés syriens il faut réorienter la dent internationale pour que tous les Syriens qui peuvent rentrer en Syrie le fasse dans les conditions les plus rapides et les meilleures possibles il faut aussi et ça c'est je crois qu'un élément un élément fondamental que nous venions en aide à la société libanaise partout où elle se mobilise pour préserver les fondamentaux de l'avenir du pays je pense en particulier à l'éducation c'est un sujet essentiel tant de professeurs sont contraints de quitter leur métier au Liban parce qu'ils ne peuvent plus vivre de leur travail parce qu'ils ne vivent plus de leur salaire et c'est un drame parce que si nous abordons nous les écoles du Liban alors évidemment c'est l'avenir même du pays qui est menacé à moyen et long terme c'est aussi le cas du système de santé il y a des urgences partout j'avais eu l'occasion lors de ma dernière visite d'aller rencontrer les les médecins les soignants des hôpitaux qui ont été touchés par l'explosion du port de Beyrouth c'est le système énergétique c'est l'approvisionnement alimentaire si nous ne faisons pas tout cela en urgence s'il ne répondons pas à ces urgences de survie et bien nous aurons demain évidemment une crise plus grave encore au Liban qui aura d'ailleurs des conséquences migratoires évidemment nous avons le devoir de nous en préoccuper dès maintenant merci beaucoup merci beaucoup François-Xavier Bellamy d'être parmi nous merci beaucoup Michel Thomas vous pouvez retrouver cet entretien sur notre site Web www.iciberoute.com et sur nos réseaux sociaux restez connectés [Musique]