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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 3 avril 2026 93 minContradictoireFond programmatiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleOutre-merÉconomie & entreprises

Audition du Conseil d'évaluation de l'École

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 63 %Attaque 17 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les objectifs de la commission d'enquête sur les inégalités en outre-mer ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    L'éducation nationale a-t-elle les moyens de réduire les inégalités scolaires en outre-mer ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    Quelle est la distribution des écarts de notes au brevet selon l'origine sociale et l'orientation en seconde ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Les plans MAT et français ont-ils donné des résultats tangibles ?

  • 19:00OuverteRéponse directe

    Les cités scolaires permettent-elles de réduire les inégalités systémiques ?

  • 23:00OuverteRéponse directe

    Le climat scolaire est-il plus dégradé en outre-mer qu'en hexagone ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 16:00Président du conseilChiffre
    « 20 % des résultats scolaires des élèves sont imputables à l'organisation scolaire et au leadership du chef d'établissement. »
  • 4:00Fait
    « Un petit collège est moins performant qu'un grand collège. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

commencer. Bien. Ben bienvenue messieurs.

Nous allons commencer. Al mes chers collègues, nous reprenons ce jour les travaux de notre commission d'enquête avec une audition du conseil d'évaluation de l'école. Comme vous le savez, comme dans le reste de l'hexagone, le conseil d'évaluation de l'école a pour but d'évaluer les établissements scolaires dans les départements et régions d'outre mer.

Je vous remercie vivement notre interlocuteur, monsieur Charles Toration, président du conseil d'évaluation de l'école. Merci d'être présent monsieur. Monsieur, je vous rappelle que notre commission d'enquête a été constituée à la demande du groupe communiste républicain citoyen écologiste et elle a débuté ses travaux le 27 janvier dernier et ma collègue Éveline Corbierna en est la rapporteur.

Nos auditions ont débuté le 12 février. L'objet de nos travaux est de comprendre la persistance voir l'accroissement des inégalités dans les autres mères, notamment en matière de formation. d'emploi, de revenus, de partage de la richesse et de santé.

Nous souhaitions saisir les causes profondes de ces inégalités économiques, sociales et sanitaires à la fois entre les territoires ultramarins et la France hexagonale, mais aussi au sein des sociétés ultramarines. L'une des causes profondes des inégalités externes et même internes aux autres mères est liée à la persistance des inégalités scolaires. L'indice de position sociale moyen des établissements scolaires du second degré est de 100,9 à la Martinique, 96,4 en Guadeloupe, 89,6 à la Réunion, 81,5 en Guyane et seulement 69,8 à Mayotte contre une moyenne nationale de 106,2.

Des solutions pour remédier aux inégalités scolaires adaptées à chaque territoire ultramarin doivent pouvoir être apporté. La Cour des comptes relevé dans un rapport de 2020 l'inadaptation de l'organisation du ministère de l'éducation nationale en inconcentré pour faire face aux réalités locales. Nous serions intéressés par vos analyses sur ce point.

Plus largement des politiques publiques scolaires d'ampleur sont nécessaires pour remédier aux inégalités scolaires enem. L'éducation nationale a-t-elle les moyens de véritablement réduire les inégalités scolaires en notre mère ? Nous sommes évidemment très intéressés par vos propositions prioritaires de réforme ainsi que votre retour sur des exemples d'initiative ayant réussi et les raisons de leur succès.

Je vous rappelle qu'un questionnaire indicatif vous a été transmis en amont afin de mieux cerner nos premières interrogations. Alors je souhaite vous rappeler que cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat. Je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête serait passible des peines prévues aux articles 334 134-14 et 334-15 du code pénal.

Monsieur, je vous invite maintenant à préter serment dire toute la vérité r que la vérité en levant la main droite et en disant je le jure je le jure. Je vous remercie. Si vous le voulez bien, monsieur, vous pourriez prévoir une brève présentation liiminaire de 5 à 10 minutes maximum après laquelle je céderai la parole à madame la rapporteur puis à mesdames à madame et monsieur le les commissaires.

Je vous remercie. Je vous donne donc la parole. Tu te ressens donc Ah, c'est celui-là.

OK. Oui, merci euh merci madame la présidente d'auditionner le président du conseil d'évaluation de l'école accompagné de son secrétaire général et de monsieur Bertrin Enrict placé auprès du conseil. Alors, peut-être le rappeler que le conseil est euh un organisme indépendant euh placé auprès du ministre de l'éducation nationale et composé de sénateurs, de euh de députés et de personnalités qualifiées nommées par le président du Sénat, par la présidente de l'Assemblée nationale et par le chancelier de l'Institut de France.

Les administrations étant présentes sous forme de trois personnes euh directrice de la DEP, direction de l'évaluation et la prospective, la performance, euh directrice générale de l'enseignement scolaire et puis euh la chef de l'inspection générale. Voilà, chef de service de l'inspection générale. Euh je suis président depuis début novembre.

Voilà. Et donc je succède à Daniel Auverlot. qui a été président pendant 2 ans et Gill qui a été la première présidente puisque le conseil a été créé par la loi de 2019 pour l'école de la confiance. qu'il fait suite au Knesco qui a disparu à cette même date.

Alors le conseil d'évaluation de l'école n'est pas le conseil d'évaluation des établissements scolaires. Petite nuance que je tiens à préciser, il y a quatre missions principales pour le conseil. La première mission, c'est une mission de veille de veiller à la cohérence des évaluations conduites par le ministère chargé d'éducation nationale portant sur les acquis des élèves, les dispositifs éducatifs, en particulier l'école inclusive et bien sûr les établissements d'enseignement scolaire.

Et à ce titre, nous établissons régulièrement des synthèses de travaux d'évaluation, y compris internationaux et nous avons la possibilité de faire des des évaluations si le ministre l'accepte bien entendu puisque le conseil n'a pas d'entité juridique. C'est un conseil placé auprès du ministre. Euh et le le ministère met à disposition une équipe d'appui auprès du conseil qui est composée de parlementaires et de personnes désignées.

Deuxème mission du conseil, c'est de définir le cadre méthodologique des outils d'autoévaluation et d'évaluation des établissements conduites par le ministère chargé de l'éducation nationale. Et à ce titre, le conseil définit fréquence, le cadre et l'ensemble, j'allais dire du des du cadre institutionnel dans lequel cette évaluation des établissements et des écoles doit se faire. Et nous devons nous récupérons les données de ces de ces évaluations pour en faire bien évidemment des bilans qui sont publiés.

La troisème mission du conseil, c'est donner des avis sur les méthodologies, les outils et les résultats des évaluations du système éducatif. Et enfin, la 4e mission, c'est de proposer des méthodologies de mesure des inégalités territoriales scolaires, de formuler toutes recommandations utiles pour les réduire. Donc voilà les quatre missions du conseil.

La plus connue est donc celle de de définir le cadre méthodologique euh dans lequel doit se doivent se réaliser les auto-évaluations et les évaluations des établissements et des écoles. Euh peut-être que je vais donner un très rapidement un élément. Donc ce cadre a été défini exnilo puisqu'on est parti de rien.

La France était le dernier pays de l'OCDE après la Bulgarie à mettre en place euh l'évaluation systématique des écoles et des établissements scolaires du second degré. Donc nous étions le dernier. Euh donc Béatrice Gill avec l'ensemble du conseil et les équipes d'experts ont défini et publié un cadre d'évaluation dans lequel se sont fondus bien évidemment l'ensemble des académies.

Mais ce n'est pas le conseil qui fait les évaluations, ce sont les académies qui mèdent ces évaluations selon les prescriptions du conseil. Alors euh pour faire très simple, le conseil a défini quatre domaines dans lequels les écoles et les établissements doivent se positionner. Le premier domaine sur les acquis, les acquis des élèves, les parcours, l'orientation.

Le domaine 2 porte sur le bien-être des élèves et du personnel, le climat scolaire en gros, la lutte contre le harcèlement. Le domaine 3 porte sur les organisations, les choix pédagogiques, y compris le questionnement sur les livres scolaires par exemple, les politiques d'évaluation des acquis, la formation continue des personnels et le domaine 4, c'est plutôt les relations interétablissement, interdegré, les partenariats extérieurs. Donc premier domaine les acquis, les parcours, deè le bien-être, 3è l'organisation, 4e les partenariat.

Euh pour préciser, nous nous avons récemment suite à une observation qui qui provenait des de l'analyse des rapports, finalement le cœur le cœur du réacteur était pas tant interrogé, c'estàdire les acquis des élèves. Et c'est pourquoi le conseil a a publié 12 points d'entrée dans lequel doivent se fondre aujourd'hui les évaluations. Ces 12 points ces 12 points d'entrée sont aujourd'hui publiés et ont vocation depuis depuis la rentrée à être vraiment l'élément central l'élément central des de l'analyse en autoévaluation et évaluation.

Alors, peut-être quelques mots sur où est-ce qu'on en est. Où est-ce qu'on en est ? Une politique publique construite exnilo qui avait vocation à toucher l'ensemble du territoire.

Nous terminons la première vague puisque les le conseil avait défini une fréquence de 5 ans. Tous les 5 ans, les établissements doivent être auto-évalués et évalués. Alors, a-t-on atteint cet objectif sur le second degré relativement puisque à la rentrée 2025, à peu près 90 % des établissements avaient été évalués.

Euh, nous atteindrons plus de 100 % à la rentrée 2026. Donc, cet objectif sur le second degré a été atteint. Qu'en est-il dans les territoires d'outremer sur le second degré ?

Et bien la bonne nouvelle, c'est que hormis la Martinique, euh les départements d'outre maire auront atteint aussi les objectifs finals euh sur euh qui ont été posés par le conseil et donc ce ne se différencie pas dans le par rapport au à l'ensemble des des autres des autres départements ou des autres académies. Cada Martinique qui a démarré un peu plus tardivement, mais le flux d'entrée maintenant est à nouveau dans le dans le timing si on veut dire. Et donc on sera normalement dans un rattrapage ici 2 ans pour la Martinique concernant le premier degré.

Alors, le premier degré a démarré 2 ans après le le second degré. Donc, il y a il y a il y a un décalage. Donc, on s'attend à avoir atteint so à peu près les 2 tiers hein, 66 %.

Euh donc alors d'une certaine manière, on a des chiffres assez intéressants puisque normalement euh sur la Guadeloupe, on aura atteint 96 %. Vous voyez ? Donc, c'est peut-être même un petit peu mieux que l'ensemble des autres académies.

La Guyane 71 %, la Réunion 34 %, la Martinique 89 % et Mayotte 55 %. Ici euh à cause du cyclone, l'évaluation des établissements a été suspendue cette année à Mayotte. Ouais, à Mayotte.

Voilà. Donc en gros hors Mayotte, donc là il y a un différentiel assez fort sur le premier degré entre les différentes départements d'outre mer. euh ce qui est moins le cas sur le second degré à l'exception de de la Martinique, mais le cas de la Martinique est en train de se résoudre euh sur le disons le l'académie entre guillemets hors Mayote qui qui est un petit peu en retard sur le premier degré, c'est la Réunion.

D'accord. J'allais dire c'est la dernière académie de France pour vrai dire. Désolé madame la rapporteuse avec malheureusement que 34 % donc ils ont démarré un peu tard.

Donc là justement, on essaie de de les euh de voilà de remettre les pendules à l'heure en quelque sorte, mais euh voilà, c'estàd que c'est comme le lièvre hein et la tortue, si on a déménaré un petit peu en retard, euh toujours difficile de revenir euh à l'heure. Bon, en tous les cas, les taux, la part des établissements évalués cette année dans les les établissements d'outre mer sur son degré sont tout à fait bons puisqueon a on a dépassé les les 20 %, ça va de 20 à 30 %. Sur sur le premier degré, on est plutôt de 15 à 25 donc il faudra peut-être un petit peu accélérer sur le premier degré en Guyane et à la Réunion.

Voilà, entre guillemets pour un bilan qualitatif concernant l'évaluation des établissements scolaires. La question qui se pose pour la deuxième vague et qui m'a été posée par le lorsque j'ai le président de la République a souhaité me confier cette mission, c'était une évaluation pour faire quoi ? Alors la réponse de j'allais dire de la deuxième vague est très claire, c'est une évaluation pour la transformation.

Et peut-être préciser ici que l'évaluation n'est pas un audit contrairement à ce que certains auraient pu croire. C'est pas non plus un classement, c'est pas voilà l'évaluation consiste à interroger en vérité les marges les marges d'action de l'établissement lui-même. Donc il s'agit pas d'évaluer la mise en œuvre de politique publique au sein des établissements.

D'accord ? On interroge ce que l'établissement s'est projeté, comment l'établissement s'est projeté, quel qu'est-ce qu'il a voulu mettre en œuvre ? Qu'est-ce qu'il a réussi à mettre en œuvre ?

Et en quelque sorte l'évaluation, elle s'incarne par la suite dans le projet d'établissement. Voyez ? Et donc c'est là la transformation du système, c'est de l'intérieur.

Donc l'évaluation est là pour accompagner la transformation qui résulte de l'évaluation. Et à ce titre, il a fallu, il y a encore quelques quelques éléments à à phaser comme on dit puisque quels sont les outils à disposition des établissements ? Évidemment, il y a aujourd'hui l'évaluation autoévaluation évaluation externe mais aussi le projet d'établissement.

Et donc on comprend qu'il y avait besoin de phaer tout ça si on voulait que ça soit un petit peu logique. C'est pourquoi la DGesco a publié en juillet 2024 une note de service qui s'impose à l'ensemble des académies qui indique très clairement que dorénavant les projets d'établissement suivent l'évaluation. D'accord ?

Donc maintenant, on est en train les voyez 2024 là, on est en rentrée 2025 2026 donc c'est une quelque chose qui est en train de se mettre en œuvre et donc ça sera vraiment l'objet de la seconde phase la de deuxème vague d'évaluation, c'est-à-dire aligner l'ensemble des outils à disposition des établissements scolaires, évaluation, questionnement, autoévaluation, évaluation externe, projet d'établissement, mise en œuvre. Et on voit bien que là cette fois on est aligné avec le contrat d'objectif et de performance. Et derrière la troisème vague pourra être à plein régime sur la cohérence du système, c'est-à-dire est-ce que les objectifs que nous sommes nous-mêmes fixés en terme voilà je veux dire de performance, c'est pour ça qu'il y avait ces ces 12 portes d'entrée sur les acquis des élèves.

Est-ce que nous avons atteint ces objectifs ? Est-ce que dans le contrat d'objectif et de performance, évidemment, la question de la relation avec les académies notamment en lien avec la formation est interrogé puisque un des éléments clés, une des portes d'entrée, c'est la question de les de la formation des personnels et donc à l'issue à l'issue de l'autoévaluation de l'évaluation externe, normalement une sorte de feuille de route partagée entre l'académie et l'établissement sur l'accompagnement et on a pu le voir très clairement lors du séminaire qui s'est tenu il y a quelques jours du du 25 au 27 mars là il y a vraiment que que la semaine dernière à l'Institut des Hautes études que j'ai dirigé pendant 6 ans et qui qui portait sur ces 756 collèges en progrès que le ministre a souhaité accompagner et qui sera vraiment un élément très important pour nous pour définir qu'est-ce que qu'est-ce que l'accompagnement d'un établissement scolaire. Voilà le cadre d'action euh j'allais dire générale euh du conseil d'évaluation de l'école.

Évidemment, les protocoles les protocolle qui sont définis euh par le conseil s'appliquent pleinement euh dans les académies d'outremè. Et donc de ce point de vue-là, il y a pas de différence notable de mise en œuvre par les académies. On note du fait de la taille peut-être une une raréfaction, j'allais dire des évaluateurs externes.

C'est pourquoi l'an passé le conseil a défini assoupli un petit peu le cadre d'évaluation euh qui était assez prescriptif sur les équipes qui venaient évaluer extérieur. On parlait du d'équipe pluriel avec des administratifs, un secrétaire général, un inspecteur, un personnel de direction. on pouvait avoir jusqu'à 3 qu personnes qui venaient dans les académies d'outremè.

Ça a été assez difficile de maintenir la taille de ces équipes et donc on a assoupli un petit peu le cadre et donc les choses se passent bien de ce point de vue-là. Euh peut-être on n pas de rencontrer de difficultés particulières. Bon, sauf à Mayotte évidemment où on a eu le le cyclone bien évidemment tous les établissements ont pu mener leur autoévaluation dès lors qu'il maîtrise bien la méthodologie qui est bien expliquée.

De ce côté-là, dans les départements d'outreemè, on a pleinement mis en œuvre les formations à l'autoévaluation et à l'évaluation externe. Donc de ce côté-là, on n pas de difficultés particulières, sauf les deux éléments que j'ai indiqué sur la Martinique sur le second degré et la Réunion sur le premier degré et excepté évidemment le cette année 2025-2026 suite au cyclone Chido. Voilà sur les premiers éléments que je pouvais partager avec la commission sur le travail du conseil.

Alors la rapporteur c'est absenté un instant là. Euh on vous remercie pour les propos liminaires qui qui nous éclairent bien. Euh moi j'aurais une question par exemple s'agisant du du secteur priv public et privé.

Est-ce qu'il y a aussi des évaluations aussi pour le privé ? Alors, le privé souscontrat évidemment, comme il est sous contrat relève évidemment des mêmes protocoles et des mêmes euh conditions. Euh je tiens à préciser par exemple euh une question qui a été posée, c'est est-ce que euh les les évaluations euh sont publiques ou pas ?

Vous voyez, par exemple, ce genre de question, le cadre a été assez clair mais sous une forme un petit peu passive dans les en 2023. Euh, il était très clairement indiqué dans le cadre méthodologique que les évaluations et les auto-évaluations ont vocation à être transmises aux collectivité territorial. Euh ce qui n'a pas toujours été fait à vrai dire, il faut dire la vérité puisque nous avons interrogé l'ensemble des département de France pour savoir s'ils avaient bien reçu les évaluations.

La réponse a été plutôt mitigée. Mesdames et messieurs les sénatrices et sénateurs, on a posé aussi la question à région de France. Voilà.

Donc on a une de bonnes relations avec département et région de France de ce côté-là. Ils ont très clairement dit, ils sont très intéressés aujourd'hui par ces rapports et le au mois de de février, le conseil a revoté de manière solennelle et je dois préciser ici que tous les toutes les délibérations du conseil sont publiques et publiées et dans un délai maximum de 1 mois. Donc toutes les délibérations du conseil sont publiques, mais comme le conseil c'est pas la cour des comptes, ce n'est pas non plus un organisme qui a un statut juridique, ce ne sont ce n'est qu'un conseil et ce ne sont que des recommandations.

Voilà. Donc euh évidemment, on a rappelé que les recteurs euh les recteurs sont en charge de la transmission des rapports euh du second degré au en direction des départements et des régions en fonction des collèges et les lycées. Et on a désigné les inspecteurs premier degré euh comme responsable souscouvert évidemment de leur de la supérieur hiérarchique de la transmission auprès des collectives territoriales représentant les municipalités. compte tenu de la complexité parfois des euh euh de la gestion des écoles euh avec notamment des mairies ou des transferts vers les comités de commune.

Donc l'IEN évidemment est toujours tout à fait à de bien comprendre qui sont les personnes à qui il faut transmettre ces ces rapports d'autoévaluation et d'évaluation. Mais là encore, peu de mairies ont été mises dans la boucle, y compris les grandes métropoles. Par exemple, on a interrogé des grandes métropoles qui ont jamais vu le début d'un rapport.

C'est voilà. Bon, les choses vont s'améliorer, je vous rassure, mesdames et messieurs, les les sénatrices et sénateurs. En tout cas, c'est un objectif de ma présidence et ça a été rappelé pleinement par le conseil et d'ailleurs le ministre le ministre et l'ensemble des membres du du conseil dont les les trois directions que j'ai cité, direction générale de l'enseignement scolaire, tout le monde y est très favorable.

Attention, il s'agit pas d'une de rapport public. Donc ce sont des documents je dire à ce stade, il s'agit pas de de rendre publ évaluations des établissements scolaires, c'est juste de transmettre aux autorités de tutel. Et les collectivités territoriales, comme vous le savez, contribuent financièrement euh au évidemment au système éducatif pour au moins 25 %.

Et donc bien évidemment sont destinatri et sont même dans la boucle concernant le les évaluations euh les évaluations externe et les autoévaluations notamment sur dans le premier degré. Donc euh et on a rappelé aussi que ces autoévaluations évaluations ont vocation à être accessible à l'ensemble de la communauté éducative. En l'occurrence très concrètement ça veut dire quoi ?

Si dans 2 ans un parent veut savoir veut avoir accès à l'évaluation dans un collège en Martinique, et bien le principal du collège s'assure que évidemment cette accessibilité est garantie. Et on a rappelé que évidemment que les l'ensemble de la communauté éducative et les collectivités territoriales sont euh doivent faire preuve de réserve vis-à-vis de l'analyse de ces éléments en tant en lecture qu'en diffusion. Et que être destinataire d'un document, ça veut pas dire qu'on peut l'envoyer à n'importe qui.

Voilà. Donc on a mis un cadre assez strict de ce côté-là puisque ces documents servent l'établissement en aucun cas. ces documents ont vocation à procéder à une quelconque analyse de mise en œuvre de politique publique précise ou de disons de classement de performance d'établissement.

Voilà, c'est vraiment un outil pour la performance à partir du terrain. Madame la rapporteur a des questions supplémentaires. Merci madame la présidente.

Excusez-moi, j'ai dû sortir un moment. Euh monsieur le président, merci pour vos propos liminaires euh que j'ai écouté avec beaucoup d'attention. On l'avait compris, notre rapport euh notre commission notre commission d'enquête porte sur les inégalités systémiques en notre mère.

Et [raclement de gorge] bien sûr, l'école est au cœur de la société. Elle peut activer des leviers ou malheureusement parfois reproduire des inégalités. Et euh c'est dans ce sens que nous souhaitons vous entendre aujourd'hui.

Euh les inégalités, les principales inégalités scolaires existent aussi et beaucoup en notre mère. On en a pointé dans différentes auditions déjà. On ne va pas à l'école, on n' pas le même droit à l'école quand on habite à Mayotte, en Guyane ou ailleurs en Outre mer que quand on a que quand on grandit en Hexagone.

Et bien sûr au-delà des conditions matérielles, il y a aussi l'accès au savoir qui est différent selon qu'on parle une langue régionale couramment ou qu'on utilise plus facilement. le français, langue officielle. Donc tous ces sujets tournent autour de l'école.

Moi, je voulais revenir [raclement de gorge] sur la question des écarts de notes. Quel est la distribution des écarts de notes à l'écrit du diplôme national du brevet selon l'origine sociale et la distribution des écarts d'orientation en seconde selon l'origine sociale. Vous le savez, au-delà du collège, il y a aussi, on en parlera peut-être, je ne sais pas, il y a aussi la fameuse plateforme Parcours Sup. qui est aussi un filtre à travers lequel les étudiants et les jeunes ultramarins doivent passer.

Et donc les résultats scolaires qui sont référencés dès le brevet des collèges euh commence si vous voulez à commence déjà à induire le parcours et l'orientation des jeunes. Donc j'aurais aimé avoir votre votre analyse sur cette sur cet aspect s'il vous plaît. Et j'avais une autre question mais c'est c'est la même c'est je reviens sur l'orientation.

Donc je pense que vous aurez dans votre réponse amorcé la réponse à ma deuxième question. Merci. Bien.

Merci madame la rapporteur. Alors comme je viens de le dire, le conseil n'est comment dire définit le cadre d'évaluation des établissements scolaires. J'allais dire l'analyse précise notamment des résultats du DNB relève plutôt de la responsabilité de la DGSco et de la DEP.

Mais comme ce sont des données publiques, bien évidemment, je vais répondre évidemment à votre question. On a sur le DNB et que ça soit en français ou en mathématiques, évidemment des des écarts très importants, notamment entre Mayotte qui est le j'allais dire la dernière académie de France en terme de performance et puis la la France métropolitaine. Euh je si on veut regarder si on veut regarder euh comment dire là j'ai les chiffres sous les yeux par exemple à la Réunion je sais que cette académie vous est cher.

Euh le les résultats en mathématiques des filles c'est à peu près 10. Les garçons, c'est c'est 9 et demi. D'accord.

Euh France métropolitaine, c'est 11,5 à peu près en moyenne pour pour les filles et 11,3 pour les garçons. Donc là, vous voyez, on a un écart de 1,5 environ la Réunion. Martinique, je prends mathématique puisque vous savez que j'ai participé au rapport via Nitorocien.

Donc c'est un peu ma ma spécialité d'origine mais on évidemment on a à peu près les mêmes chiffres en en français. Martinique, les filles 8,6, les garçons 8,2. Euh en Guadeloupe 8,3 pour les filles, 7,6 pour les garçons.

La Guyane 6,6 pour les filles, 6,4 pour les garçons. Et à Mayotte 4,2 pour les filles, 3,7 pour les garçons. D'accord.

Ça c'est en on a en français euh c'est un petit peu mieux que qu'en math. 7 pour les filles euh 5,3 pour les garçons. Guyane 7,3 pour les filles, 5,8 pour les garçons.

Guadeloupe 9,3 pour les filles, 7,4 pour les garçons. Quasiment deux points. C'est l'académie qui marque le plus de différence entre les garçons et les filles, à l'avantage des filles.

Euh voilà, donc il y a un élément assez important. Euh de ce côté-là, Martinique 9,7 8,3 et la Réunion 11 pour les filles. Bravo les filles à la Réunion.

Euh 9,5 pour les garçons et 11, je vous rappelle que la France métropolitaine c'est 11,6. Donc vous voyez euh les situations sont très variables et donc il y a une hiérarchie qui s'installe dans les dans les les résultats d'un point de vue statistique depuis plusieurs années. On connaît tous le classement des cinq académies d'outremè.

Euh bien évidemment euh on a les chiffres de la Polynésie évidemment de Saint-Pierre Miclon, mais les effectifs sont assez différents. Ce qu'on peut retenir que bien évidemment le fait d'avoir des résultats au DNB faibles oblaire très clairement l'orientation l'orientation. Donc un des objectifs évidemment c'est de reconquérir notamment au niveau du collège et de l'école primaire sur les fondamentaux mathématiques français de la performance.

C'est pour ça que les plans MAT et les plans français qui ont été mis en place depuis 2018 et 2020 pour le le français, 2018 pour les mathématiques dans les départements d'outre mer particulièrement suivis dans le premier degré. D'accord. Est-ce que c'est ces ces plans de formation ont donné des résultats tangibles et spectaculaires aujourd'hui ? pas encore.

Est-ce qu'il y a de la dynamique intéressante qui se profile ? Oui. Euh alors évidemment, toute chose étant fragile, hein, on a pu avoir une tendance de fond et puis une année très clairement par exemple l'année de les résultats à la rentrée 2025 étaient un peu moins bons qu'à celle de la rentrée 2024 qui elle était en constante progression depuis 2018.

Donc il a eu une voilà donc il y a il faut faire attention si on prend les chiffres de 2025 où on prend la tendance un peu longue. Donc on avait noté une une croissance entre 2018 2024 et puis alors si on regarde notamment les les résultats, je les ai sous les yeux des fins de CM2 notamment par compétence. Ce qu'on peut remarquer de manière assez claire, je prends l'exemple des des mathématiques, c'est que tout ce qui tout ce qui est de l'ordre des compétences, on a toute on a de de nombreuses compétences qui sont testées.

écrire des nombres entiers, mémoriser des faits numériques, mémoriser des procédures, placer un nombre sur une ligne graduée, poser, calculer, par exemple, résoudre des problèmes, utiliser différentes représentations des nombres. Voilà donc des compétences qui sont de l'ordre des d'automatismes et d'autres qui sont plus conceptuelles comme le résoudre des problème qui engage ces c'est des compétences un petit peu plus voilà. Alors, prenons le cas alors je sais pas, c'est assez typique euh ce que je vais dire et est et général, on va on va prendre le cas de la Réunion parce queon aime bien la Réunion ici.

Donc euh on aime tous les départements d'outre mais euh particulièrement ce la réunion euh prenons le cas de la Réunion fin de CM2 euh écrire des nombres si on regarde les taux de maîtrise 75 %. D'accord ? Ce qui est pas mal.

Euh fille garçon, on a même des garçons cette année qui étaient à 78 %. Euh mémoriser des faits numériques 30 %. Voyez les cas.

Mémoriser des procédures plutôt aux alentours de 30 %. Euh poser calculer 35 %. Résoudre des problèmes 25 30 %.

Vous voyez ? cas. Donc ça c'est à la Réunion, c'est-à-dire que on sait écrire des nombres entiers, d'accord, qui est effectivement les acquis de du CP, même de l'école primaire, les grands nombres et cetera.

Mais j'allais dire tout ce qui est complexe euh les procédures euh stratégie hein euh c'est-à-dire comment je fais pour résoudre un problème ou euh résoudre des problèmes. Effectivement on n' pas on n'atteint pas encore euh complètement les objectifs. Vous allez me dire euh voilà les énon les énoncés les énoncés de ces problèmes, ils sont posés en français.

Absolument. Voilà. Oui oui, c'est euh moi j'ai enfin je me permets de réagir.

J'ai été euh professeur des écoles dans le premier degré, j'ai eu des élèves du CP au CM2 et effectivement quand on pose à des élèves des problèmes de mathématiques dans une langue qu'il ne maîtrisent pas, on n atteint pas les les objectifs et si on fait le test de poser le même énoncé dans la langue maternelle, on obtient des résultats bien meilleurs. Alors c'est vrai, il n'empêche que ça dit aussi autre chose. C'està-dire qu'on passe trop de temps sur les nombres entiers et c'était une des recommandations du rapport vient, c'est que les choses complexes et on va venir alors c'est pas vraiment le le rôle du conseil d'évaluation de l'école mais c'est j'allais dire sur les autoévaluations et les évaluations ça on va retrouver des choses comme ça.

C'est-à-dire que un des défauts et notamment dans les territoires qui sont en difficulté sociale, qui sont ce soit la scène Saint-Denis, que ça soit dans certains départements dans certains départements comme l'EN ou j'allais dire les départements d'outre mer sur les on passe trop de temps sur les choses simples et pas assez de temps sur les choses compliquées. Par exemple, la résolution de problème était repoussée en fin de CM2, les fractions par exemple, l'apprentissage des décimaux par exemple je ça fait des années qu'on dit les décimaux doivent commencer au mois de novembre. Si vous allez dans certaines classes de CM1 au mois de mai, c'est là on est au mois de mars.

Là au mois de mars, il y a à peu près un peu plus de 50 % des des classes de CM1 qui ont commencé les décimaux. Alors que les instructions officielles depuis 201728 issu du rapport vilainorocien, c'est les décimaux au plus tard le 1er novembre de CM1. Et souvent ce qui se passe c'est que quand lorsqu'il y a des petits effectifs, on fait les décimaux en fin de dans fin de CM1 et comme on a des classes double niveau, ben on fait ça aussi en fin de en fin de CM2 et deux fois de suite.

Et donc on a on oublie deux fois et en quelque sorte pareil sur la résolution de problèmes multiplicatifs. beaucoup de problèmes additifs, beaucoup de choses autour de l'addition, pas assez de choses autour de la multiplication et notamment les fractions, les décimaux, tout ce qui va compter sur le collège. Pareil en français, d'une certaine manière en quelque sorte un surinvestissement sur des choses qui vont pas se se révéler se révéler décisif pour un parcours réussi au collège.

D'accord ? Ça c'est un point qu'on a sur lequel on a vraiment beaucoup appuyé, on n pas réussi. Et donc la réponse ça a été bah on va mettre les fractions en CE2 comme ça on est sûr que en CM1 ça sera acquis.

Voilà. Donc ça c'est les nouveaux programmes, les nouveaux programmes qui qui sont sortis là il y a quelques semaines qui s'appliquent à partir de de la rentrée mettre les les fractions et donc c'est un peu ça qui se passe, c'est-à-dire dans le dans la sous-performance, on va interroger aussi euh j'allais dire bon ça c'est je sors un petit peu de de mon rôle là de de président du conseil, mais la performance pédagogique et surtout didactique des enseignements sur les fondamentaux à l'école primaire et au collège. Et donc d'une certaine manière euh on le dit souvent par exemple sur l'acquisition des conjugaisons des verbes, on est parfois encore en 4e sur l'indicatif des verbes du premier groupe.

Vous voyez ? Donc alors que et puis arrive en seconde, il faut que évidemment les élèves sachent tout. Donc il y a il y a une sorte de de brutalité en quelque sorte du fait que on n'est pas assez préparé cette continuité didactique entre le CM1 et la classe de seconde.

Donc il y a tout un effort et c'est ce qu'on fait depuis 2018, tout un effort de remise en route en terme de performance des collèges et du cycle 3. Le cycle 3 et les cycles 4 sont sous-performants très clairement dans beaucoup de territoires et la reconquête de la performance passe par des méthodes pédagogiques notamment explicites beaucoup plus efficaces en CM1, CM2, 6e, 5e, 4e, 3e. Bien entendu, ne pas repousser à la fin du cycle les choses compliquées. résolution de problèmes, rédaction, récits et cetera, compréhension de textes complexes.

Et évidemment, c'est toute cette stratégie qui doit être mise en œuvre à l'intérieur du de l'école. Et c'est pourquoi j'allais dire la question du parcours de l'élève aujourd'hui dans ses acquis et le la question numéro 1 posée dans les portes d'entrée possibles de l'évaluation. Les acquis des élèves, c'est pas mesurer l'acquis en fin de 3e. 25 % des élèves de France ont eu moins de 4,5 au DNB en mathématiques cette année ou c'était il y a il y a 2 ans.

Enfin, en tout cas, ça a pas beaucoup bougé. On découvre pas qu'un élève a 4 et demi la veille du du NB. D'accord ?

Donc il y a quelque chose de prédictif et donc d'une certaine manière ce que l'évaluation l'autoévaluation des établissements va poser comme principe comme regard nos élèves rentrent en 6e en septembre 2026 où est-ce qu'on veut qu'il soit en fin de en fin de 3è. On a une feuille de route qui s'appelle un programme qui est qui a été refait, le cycle 4 qui est ambitieux, plus ambitieux. On a remis les vecteurs par exemple en 3è euh pareil en sur les fondamentaux et et ça veut dire que il y a un timing à garder et donc ça veut dire que la performance collective, le parcours scolaire des élèves, que ce soit en orientation ou euh doit devenir une stratégie de l'établissement et c'est ce que l'évaluation, l'autoévaluation, l'évaluation externe va interroger, c'est-à-dire pas uniquement ce qui se passe dans la classe, mais aussi la stratégie, les aes stratégiques de l'établissement pour la réussite scolaire.

Et donc on a aujourd'hui tous les outils très clairement et donc il faut allier l'efficacité dans la classe avec le pilotage de l'établissement. C'est ce que dit l'évaluation aujourd'hui de l'ensemble des systèmes éducatifs. C'est-à-dire que on ne pourra pas reconquérir que ça soit dans nos de territoires R plus ou en particulier dans les territoires d'outreem de la performance s'il n'y a pas cette alliance entre ce qui se passe dans la classe et on réclame de l'efficacité à chaque heure de classe.

Fini le temps. Je donne un exemple. On est passé, on a dû, je le regrette d'une certaine manière, dire on veut 10 problèmes de math par semaine en CM1.

C'était pas fait. C'était pas fait. Et quand vous faites 10 problèmes de math en CMA par semaine, et bien vous augmentez votre performance.

Donc c'est à la fois une exigence de chaque heure d'une part avec des méthodes efficaces mais aussi un collectif plus cohérent. Et c'est pourquoi on réinterroge dans le domaine 3 l'organisation et les choix pédagogiques de l'établissement. par exemple le choix pédagogique et l'utilisation des ressources du matériel des manuels.

De notre point de vue aujourd'hui, le manuel et j'espère que les nouveaux manuels de cycle 3 et 4 iront dans ce sens, ce sont des choix d'établissement pour avoir une cohérence pédagogique et une meilleure performance. On a trop connu des établissements où vous avez cinq méthodes, cinq niveaux, cinq méthodes, ces livres. Et bien après vous voyez, on perd en performance collective tandis que si on si l'établissement se met d'accord pour dire bon quelle méthode on va utiliser collectivement, est-ce qu'on va travailler ensemble ?

Quelle stratégie disons quelle ressources nous allons utiliser ? Alors vous avez des gains de productivité, des gains de performance et ça se voit à la fin. Et donc d'autant plus dans ces établissements d'outre mer ou de rul ou les territoires en difficulté en France, on a besoin de cohérence sur les parcours, on a besoin de cohérence à l'intérieur de la classe, on a besoin de cohérence sur le pilotage sur le pilotage des établissements scolaires.

Voilà ce que la recherche dit et d'une certaine manière piloter l'établissement scolaire et c'est-à-dire donner corps à travers le projet d'établissement qui pourrait être demain, j'allais dire un projet de performance collectif. Et bien ça ça permettrait de fixer d'une certaine manière une ambition commune de l'établissement scolaire et qu'on pourrait évaluer en auto-évaluation évaluation externe de manière cohérente. Plan de réussite collectif.

Merci monsieur le président. J'ai euh juste une question euh assez assez rapide sur les cités scolaires. Euh à la Réunion, par exemple, il existe des cités scolaires qui sont des outils euh qui sont euh salués par euh les partenaires.

Est-ce que vous considérez en tant que président du conseil d'évaluation de l'école que ce sont des outils qui permettraient ou qui permettent, je ne sais pas selon vous, de déjouer les inégalités systémiques qui sont relevées par l'école ? Sont-elles relevées par l'école qui les relève ? Et quand je parle d'inégalité systémique, je pense notamment à la pauvreté et à l'illétrisme des parents.

Et puis j'avais une autre question qui concerne davantage le ressenti au travail des personnels éducatifs. Vous avez pointé un léger retard du premier degré à la Réunion en matière d'évaluation. [grognement] Je [souffle coupé] je voulais savoir si selon vous le climat scolaire vous paraît davantage dégradé enem que dans l'hexagone et si euh selon selon enfin si vous en connaissiez les raisons et et si c'est le cas si vous pouviez nous donner quelques pistes pour y remédier.

Merci. Alors [toux][raclement de gorge] si mon collègue qui est expert à côté de moi souhaite intervenir sur à vrai dire la question des cités scolaires, il y a il y a deux enf la question est assez compliquée, c'est-à-dire la question de la géographie et notamment en Outreem, j'allais dire je pense à des territoires comme la la Guyane, ça ressort très clairement il y a la question de l'accessibilité des établissements hein qui est qui est très qui est très complexe hein Évidemment. Et donc derrière le ce qui ce qui revient par exemple dans les établissements scolaires de Guyane, c'est que effectivement les notamment dans le second degré, c'est que les élèves bah certains marchent le long des routes pour comme on le sait pour aller à leur établissement parfois assez longuement euh parfois sans petit-déjeuner et donc des dispositifs d'accueil en petit-déjeuner sont essentiels pour la réussite scolaire dans les rapports Je notis notamment que dans dans certains territoires de Guyane, le seul le petit-déjeuner est le seul élément servi au nord de la Guyane euh notamment vers Saint-Laurent du Maroni.

Euh le le cantines scolaires sont pas garanties, vous le savez. Donc et donc on a une vraie difficulté ici à compenser les comment dire la pauvreté pour faire en sorte que nos élèves n'aient pas trop faim quand même pour étudier parce qu'il paraît à peu près évident que si vous avez faim, vous avez pas mangé, vous allez pas pouvoir travailler sérieusement sérieusement. Donc la première la première compensation sur lequelle il faudrait être très vigilant, être sûr que nos élèves et ça a été la politique d'accueil avec les petits-déjeuners là soit mais le problème est est vraiment important pour les pour les jeunes.

On a beaucoup regardé les petits mais il faut aussi regarder les élèves du lycée qui parfois sont ne passent toute une journée sans manger. Donc là, on a un vrai un vrai défi. Ensuite, il y a la question de la géographie.

D'accord ? Et ensuite, la question de l'organisation. Et derrière les cités scolaires, il y a la question des est-ce qu'une cité scolaire réussit mieux ou pas qu'un qu'un que tr entre une école, un collège, un lycée.

Je sais pas si on a fait des études précises là-dessus. J'ai pas l'impression qu'on ait des éléments de particuliers. Euh on a quelques éléments euh en en particulier lorsqu'on compare avec les le fonctionnement des établissements privés ce contrat qui sont souvent sous forme d'ensemble scolaire qui vont de l'école préélémentaire jusqu'au collège jusqu'au lycée.

L'argument positif qui existe sur les sur les cités ou toutes les formes multidegrés en quelque sorte c'est de dire on a une forme de continuité du parcours. C'estàd que les les mêmes personnels globalement peuvent suivre les les jeunes du du début jus enfin peut-être pas jusqu'à la fin mais en tout cas sur un et donc une forme de cohérence de l'action éducative dans au sein d'un même établissement. Ça fonctionne tant qu'effectivement on a une cité scolaire qui est intégrée et pas une justapposition d'unité à l'intérieur de cette cité.

C'estàd que on peut très bien enfin on on le voit sur les les les évaluations du dans le premier degré. On peut très bien avoir une école préélémentaire et une école élémentaire côte à côte simplement séparée par un mur. Et pour autant, les personnels enseignants ne discute pas forcément entre eux.

Donc donc la la proximité géographique enfin bâtimentaire ne suffit pas en vérité à à avoir une action éducative cohérente. Euh en revanche, on peut aussi imaginer que dans dans un système multicite, il y a une vraie liaison entre l'école et le collège avec un partage. La liaison n'est pas n'étant pas simplement une visite des élèves de CM2 en 6e une fois de temps en temps euh et une présentation du collège au CM2 une autre fois, mais quelque chose qui qui implique un travail réellement mené. par exemple une intervention des des enseignants de CM1 CM2 sur les sur la constitution des classes de 6e.

Ce qui permet aussi d'avoir une d'avoir un travail où il y a une une vraie transmission un peu comme j'allais dire dans un dans un hôpital toute chose égale par ailleurs ou lorsqu'on change de lorsqu'on a un changement de d'équipe, on transmet toutes les informations de telle sorte que le suivi de de de de des patients soit soit le meilleur possible. Donc là pour le coup la la cité scolaire un inconvénient éventuellement des des des cités parfois ça dépend un peu de la taille c'est que si c'est un peu trop petit les élèves finissent par en avoir assez toujours ensemble et donc ils ont envie aussi de de pouvoir être mixé évidemment selon les les contraintes géographiques, c'est pas toujours c'est pas toujours possible mais effectivement c'est c'est un c'est mais c'est pas la cité en soi qui détermine la la réussite c'est le fait de travailler ensemble et d'avoir une vision commune et cohérente de de l'action éducative d'où C'est ce que j'allais conclure aussi pour revenir là-dessus nous l'importance de la gouvernance. Donc c'est pas une question de structure, c'est une question de gouvernance, c'est une question de leadership du chef d'établissement.

Il existe des cités scolaires dans Paris qui ne sont que des justes positionitions entre eux d'un collège, un lycée et voir du sup. Je veux pas citer quelques exemples qui sont pas très loin d'ici, mais effectivement il y a pas vraiment de cohérence et et donc en fait ces trois établissements et parfois des enseignants qui se sont jamais vus, jamais croisés ou jamais parlés. Et donc c'est une question de gouvernance, d'où l'importance de la gouvernance des établissements scolaires, notamment lorsqu'ils sont lorsqu'ils sont importants pour mettre en œuvre des stratégies de parcours d'élèves.

Ça sert à rien d'avoir une cité si vous avez pas une stratégie collège lycée notamment sur les acquis, sur les liaisons, sur la didactique, sur les méthodes pédagogiques, sur l'évaluation. Et donc c'est plus une question de de management d'organisation qu'une question de structure. D'où l'effort qui est fait depuis 2018 avec ce grand plan de formation managériale à destination des chefs d'établissement mis en place par l'excellent institut des hautes études de l'éducation de la formation que j'ai dirigé pendant 6 ans pour augmenter les compétences managériales des cadres.

C'est-à-dire que si on veut que les structures donnent soient à plein régime, il faut aussi que les personnes qui sont à la tête de ces structure soient en capacité de manager, d'exercer un leadership scolaire qui aujourd'hui 20 % des résultats scolaires des élèves sont imputables à l'organisation scolaire et au leadership du chef d'établissement. 20 %. D'accord.

Donc d'une 50 % pour les enseignants, 20 % pour le l'organisation scolaire. Donc vous avez un réservoir de performance et mon conseil aujourd'hui c'est de d'utiliser tous les réservoirs de performance qu'il y a tout de suite disponibles auprès des établissements scolaires. Donc quand il y a des cités éducatives, si on veut que la cité éducative soit surperformante, ça veut dire que il faut que l'équipe de gouvernance soit pas une juste opposition. mais vraiment une équipe qui a un projet, qui le met en œuvre et que cette gouvernance soit renforcée. très clairement [grognement] nos établissements scolaires et une des priorités que je mettrai sur le renforcement du pilotage scolaire, c'est d'augmenter le nombre de personnes qui sont en responsabilité des établissements scolaires pour permettre justement d'aborder les questions de parcours, les questions de performance, les acquis des élèves et pas uniquement la question du climat scolaire, de la sécurité, la lutte contre le harcèlement et cetera qui sont évidemment des choses essentielles.

Mais si on veut que à la fin on change quelque chose sur l'orientation, si on veut plus d'élèves qui vont aller vers les technologies, la science, réindustrialiser notre pays, il y a des écoles d'ingénieur à la Réunion excellente d'ailleurs. Il y a une faag de médecine au aujourd'hui à la Réunion. D'accord.

Les choses progressent. Bon, la Réunion enfin je veux dire la performance de la Réunion Réunion c'est détachée. C'est le départ qu'on le veille ou non.

Enfin en tous les cas sur sur les absolument où ça en Martinique et en la Guadeloupe historiquement la Guadeloupe entre Martinique pour ceux qui le savent pas entre Martinique et et Guadeloupe j'allais dire la le pôle science c'était plutôt la Guadeloupe. Voilà maintenant il y a des relations très fortes. Nouvelle-Calédonie aussi les infrastructures postbac en Nouvelle-Calédonie sont très bonnes.

J'ai eu le plaisir avec Céric Villani d'aller même, j'allais dire visiter visiter l'université. On a ouvert une université de plein d'exercice aussi à Mayotte. On a il y a une vraie il y a une vraie offre postback aujourd'hui dans l'ensemble de département d'utre.

Donc si on veut qu'à la fin on ait des ingénieurs, d'accord, la venir de la Réunion, la Guadeloupe, Martinique, Guyane, et bien il faut très clairement que la question des parcours scolaires, la question de la performance redevienne quelque chose qui est piloté aussi de manière stratégique dans les établissements scolaires. C'est pourquoi encore une fois le premier domaine mais aussi le troisème domaine, c'est-à-dire la moitié des questions qui sont posées dans l'évaluation des des établissement scolaire, par exemple la politique d'évaluation des acquis des élèves. Si vous avez une cité scolaire, il faut pouvoir nous dire lorsque vous êtes évalué c'est quoi votre politique.

Si la politique c'est dire ah bah les profs ils évaluent, c'est pas une politique, il y a c'est pas une stratégie. Voyez, si la question c'est le choix et l'organisation pédagogique de l'établissement, c'est "Ah bah oui, mais ce professeur il lui manquait quelques heures pour terminer son service." On lui a donné.

C'est pas une bonne réponse. Alors, je comprends d'un point de vue social, le climat scolaire avec les enseignants de dialogue social, c'est toujours compliqué mais essayons de faire en sorte que les budgets qui sont délégués aux établissements scolaires servent d'abord aux élèves. D'accord ? et que l'organisation soit tournée vers la performance des parcours des élèves.

C'est d'autant plus urgent que aujourd'hui notamment sur la question de la formation, je rappelle à la commission en R plus nous avons il y a de la pondération 1er second degré d'accord vous le savez donc il y a des jours de formation des jours disponibles à la main des établissements scolaires pour justement mettre en œuvre ces stratégies collaboratives. Malheureusement, les 18 demi-journées de du second degré, on les cherche, se sont évaporé. D'accord ?

C'est quasiment devenu un acquis social. Ça va pas. Je le dis très clairement, ça va pas.

On a mis en place tous les outils. Aujourd'hui, ce qu'on avait bien vu depuis 2018, c'est, j'allais dire, d'augmenter les compétences managériales de nos cadres qui dirigent les établissement scolair et pas faire en sorte qu'on ait des prescripteurs mais des gens qui accompagnent, qui accompagnent, qui créent de l'envie, qui créent, j'allais dire, qui exercent un leadership et qui tourne l'ensemble des équipes vers la performance collective avec tous les outils, les manuels, l'évaluation, le le fait que les programmes soient en cycle, cycle 3, cycle 4, ils ont été rénovés. D'accord ?

C'est une question collective aujourd'hui. Donc fixons des objectifs et pour atteindre ces objectifs, mettons en œuvre dans chaque établissement et c'est de la responsabilité propre de l'établissement. C'est pas moi, président du conseil ou le ministre qui va dire "Ah, ben bridge, voilà ce qu'il faut faire." ou euh voilà ou sur l'île de Lifou, le lycée de l'île de Lifou, ce qu'il faut ce qu'il faut faire, ce sont aux équipes de responsabiliser et c'est pour ça que il ne faut pas avoir peur de l'évaluation ni de l'évaluation chiffrée.

Certes, les résultats sont dans certaines compétences ne sont pas au rendez-vous, j'allais dire. Mais si on regarde, parce que je voudrais pas quand même désespérer euh euh notre nos nos collègues, mais si on prend par exemple euh je prends prenons le cas du département de l'IN euh parce qu'on a par exemple résoudre des problèmes résoudre des problèmes. Euh voilà, on est à 50 % pour les filles, 60 % pour les garçons.

Un écart assez important, posé calculer 40 %. Tout à l'heure, j'étais j'étais à la Réunion, on était à 30 %. Mais dans le département de l'un, c'est 10 points.

Donc ce qu'il faut regarder, c'est les dynamiques. Donc fixons-nous que les équipes se fixent des objectifs ambitieux en disant "Bon, aujourd'hui, on est à 35 % de maîtrise de compétences. Fixons-nous que dans 3 ans à la fin de de voilà, on a mis en place un plan collectif de de performance et bien que ce plan de réussite collective, il soit atteint en se fixant des objectifs.

Donc merci. Par contre, comme nous sommes en commission d'enquête, monsieur Rich, vous avez pris la parole. Donc, on va faire un bon en arrière.

Je demandais de prêter serment aussi d'avoir dit toute la vérité rien que la vérité et de dire si vous reprenez la parole que la vérité rien que la vérité dire le je le jure. Je vous remercie. Alors je suis gauché mais je vais lever la main droite tout de même.

Je je le jure. Merci laisse maintenant. Alors sur les inégalités scolaires, vous avez noté les inégalités scolaires.

Alors ce qu'il faut ce qu'il faut ce qui ce qui ressort des des rapports et si on compare, j'allais dire les DOMES par exemple dans les Domes certains territoires où il y a énormément de R plus avec des territoires qui ont aussi des R plus, on va retrouver des des similarités très fortes. Alors évidemment la question, on n pas encore parlé de la question de la langue, la question de la place des parents dans le système éducatif, dans la performance, on sait qu'elle est essentielle. Essentielle.

C'est pourquoi le domaine le domaine 4 relation avec les familles, d'accord ? C'est essentiel. Beaucoup de travail fait dans le premier degré.

On peut saluer quand même nos équipes, inspecteurs, direction d'école, professeurs, tout le travail qui est fait dans le premier degré pour faire en sorte que notre école soit accueillante. Alors chaque fois, on dit il y a rien qui va en France. C'est quand même on a des personnels très engagés, il faut les remercier.

D'accord ? Donc aujourd'hui évidemment on a des sujets de de plurilinguisme évidemment très présent très présent dans les territoires d'outreemer pour les les raisons que l'on connaît bien évidemment Mayotte Guyane Réunion euh la place du créole très présente la langue très présente aujourd'hui dans le premier degré dans les rapports la question est sous souvent traité. Je j'en faisais une analyse.

On va évidemment dans le dans le premier degré notamment sur les langues créoles, il y a un vrai travail un vrai travail qui est fait. Et si on compare 1er second degré d'une certaine manière euh notamment les choses sont assez structurées dans le premier degré, nettement moins dans le second degré. C'estàd que plus le parcours de l'élève euh augmente moins les langues régionales compte entre guillemets d'une certaine manière dans euh dans la j'allais dire dans les préoccupations des élèves.

On peut imaginer que quand vous passez votre CAP de boulangerie, voilà, ou quand vous passez vos épreuves de mathématiques en fin de première là cette année, vous êtes plus préoccupé de votre performance euh de de votre résultat au baccalauréat anticipé mathématique français en fin de première plutôt que de la poésie en lang créole, vous voyez, qui va moins compter pour le baccalauréat. Donc d'une certaine manière, il y a une déperdition de des langues régionales avec le parcours. Donc ça c'est une question qui est qui peut être posée euh et d'une certaine manière réinterrogé.

Euh mais en tous les cas, retenons que la cette question de la langue dans le 1er degré est une question qui est pleinement investi et qu'on va retrouver dans les rapports. Tous les rapports concernant l'école du concernant le premier degré aborde la question de la langue la langue régionale. Donc c'est dans les rapports d'évaluation.

Ouais. Sauf dans sauf dans les énoncés des évaluations. Oui oui oui.

Les évaluations nationales sont faites et opérées en français. et jamais énoncé en créole. Alors, il j'allais dire que aujourd'hui ces questions ces questions madame la rapporteur de mon point de vue sont faciles à résoudre.

J'allais dire que aujourd'hui avec les outils d'intelligence artificielle et j'allais dire c'est ce qu'on fait dans les compétitions internationales. Les sujets des olympiades internationales de mathématiques par exemple sont sont rédigés dans une langue et ensuite traduit dans toutes les langues imaginables de sur terre. Donc la question demain par exemple, mais il faudra poser la question à l'ADEP, mais euh j'allais dire est-ce que l'ADEP euh peut euh peut euh euh proposer des doubles énoncées en créole et euh j'allais dire euh en français euh c'est techniquement ça doit pas poser de problème si vous voulez.

Vous voyez, c'est j'allais dire que voilà donc ça sera sans doute une proposition que vous pourrez retenir mais il faudra vraiment poser la question à l'ADEP. Techniquement c'est pas un problème. Concrètement ce n'est pas le cas.

Quand vous faites des calculs rapides en évaluation nationale où vous mesurez la capacité de réagir et la le la vitesse de réaction d'un élève, sa vitesse de réponse va dépendre de sa vitesse de compréhension. Si vous lui parlez dans une langue qui ne maîtrise pas, vous n'aurez pas le même résultat que si vous lui parlez dans sa langue maternelle. Donc forcément voilà.

Donc aujourd'hui, les résultats qu'on a ne traduisent pas véritablement la vitesse de de de réflexion, de réaction d'un élève euh ultra marin euh en comparaison d'un enfant euh dans l'hexagone. Oui, vous avez absolument raison et et c'est quelque chose qui a été déjà noté depuis de nombreuses années, y compris je dire que c'est une étude que j'ai faite moi-même d'ailleurs, j'ai comparé la compréhension des énoncés en anglais et en français. anglais par exemple la team plus clair que les énoncés en français.

Hm. C'est-à-dire que moi aussi je l'ai fait avec mes élèves et et donc d'une certaine manière, voyez, c'est le passage dans de notre langue n'est pas neutre d'une certaine manière pour la compréhension euh des énoncés et de des consignes d'une certaine manière. Et euh voilà.

Donc monsieur Pomier a une question. D'abord, je vous remercier parce qu'effectivement vous êtes une instance de continuité de l'école au moment où il y a une instabilité ministérielle tout à fait inhabituelle. Je reviens sur ce que vous évoquez, sur l'envoi des des évaluations qui selon vous euh pourraient je dirais euh venir presque d'une relative étourderie.

Je ne le pense pas. Je pense que l'éducation nationale est une maison extrêmement autocentrée et qui n'aime pas tellement diffuser ce qui se passe en en son propre sein. J'en prends un autre exemple.

L'autorité fonctionnelle pour les principaux adjoints qui avaient été décidé par le premier ministre Jean Cascastex. J'ai jamais vu aucun recteur ou aucun également être en pointe pour un petit peu le développer. C'est ça à chaque fois c'est la DF et les départements qui ont demandé quel était le contenu réel.

Sur la gouvernance que vous avez évoqué. Vous avez tout à fait raison et à équivalence de moyens ça fonctionne ou ça ne fonctionne pas. Le problème que m'a expliqué le Daen chez moi il y a il y a quelques temps, c'est que lui il a un stock de directeur avec lequel il doit valcer.

Alors, on a un bon, un mauvais et un moyen et on tourne. Alors, quand on a le mauvais, on sait qu'on aura le moyen mais ou le bon, mais quand on a le bon, on sait que derrière on en a un qui sera moins bon. Et les les collectivités qui elles donnent les moyens derrière n'ont aucune réalité, je aucun moyen de de pression.

Les parents s'ils vont devant le portail en criant un peu fort qui eux l'emporte. Et donc c'est un peu malheureusement comme ça que cela fonctionne. Alors moi j'avais une une question, c'est que pour moi effectivement le côté relatif à l'enfance au scolaire est sûrement le sujet le plus préoccupant, le plus prioritaire de la mission que nous avons à voir maintenant.

Donc est-ce que vous auriez deux ou trois je dirais réflexions ou orientations qui pourrai aller dans le sens d'une réduction des illégalités systémiques ? Et puis j'ai un sujet puisque vous avez évoqué le 4è dimension qui est la relation avec les les familles qui est sûrement hors sujet mais c'est d'appeler votre attention par rapport à votre rôle de conseil auprès de monsieur le ministre sur le fait qu'actuellement le débat sur les fermetures de de classe a une ampleur qu'il n'a jamais connu dans mon département va multiplier par 3 les projets de fermeture de classe et je peux vous assurer monsieur le président que jusqu'à la présidentielle ça va chauffer très fort dans tous les territoires. Je parle même pas de sénateurs qui sont renouvelables en septembre évidemment parce que moi je n'en fais pas partie mais vraiment c'est un sujet qui inquiète beaucoup les familles qui inquiète beaucoup le milieu rural parce que beaucoup de maires font beaucoup pour leurs écoles mais ils n'ont aucune visibilité.

Je pourrais vous citer des communes, des petits villages ruraux qui 1 an ou 2 ans après avoir fait des investissements importants voient une fermeture de classe et ça pour eux c'est terrible parce qu'ils n'ont aucune visibilité, ils ont le sentiment de ne pas du tout maîtriser alors qu'ils sont prêts à des évolutions, je dirais euh scolaires, de regroupement, comment dire d'école du socle et autres. Mais là, on a le sentiment que c'est comme des couper qui tombent et qui tombent année après année sans aucune vision pluriéannuelle alors que un mandat dure 6 ans et que quand on fait un investissement, c'est généralement pas que pour un an. Merci de votre réponse.

Merci. Alors, évidemment ce que ce que vous dites sur la les impacts de la dénatalité sont bien dans j'allais dire dans le temps long et Édouard Gefray s'en est exprimé enfin s'est exprimé sur cette question. Je crois que c'était d'ailleurs le un des premiers ministres à placer la question du temps long euh de manière systémique.

Euh 2 millions d'élèves vont vont quitter enfin on va perdre 2 millions d'élèves d'ici 2000 d'ici 10 ans. Donc les les impacts sont terribles évidemment. Euh et c'est pour ça que la question des du partage, j'allais dire des autoévaluations, des évaluation des écoles, je suis très favorable à continuer l'évaluation des écoles justement pour permettre à l'ensemble des parties prenantes collectivité territoriale de direction académique et direction départementale des services d'éducation nationale les DSDN de travailler ensemble sous l'G du préfet évidemment sur ces questions de performance, c'està-dire ne pas regarder uniquement la gestion comptable, mais la vraiment de s'interroger littéralement sur l'intérêt stratégique du parcours de l'élève.

Euh et c'est pour ça que d'avoir d'une certaine manière l'ensemble des auto-évaluations et des évaluations et de regarder ça comme une donnée très importante dans la réflexion stratégique serait serait utile. Donc ça c'est c'est le le le premier point euh parce que au lieu de subir les fermetures de classe, on peut réimaginer effectivement le territoire. Les questions sont complexes.

Euh je sais que le SGPI dans son programme innové dans la forme scolaire avait posé quelques jalons de ce côté-là. Mon conseil aujourd'hui, c'est d'expérimenter. On a encore le temps d'expérimenter avant de tomber sur le mur de la dénatalité.

Qu'est-ce qu'il faut faire des de nos petits collèges ? Là, vous parlez des écoles, monsieur le sénateur, des écoles de votre département qui qui ferme, des classes qui ferme pas encore les écoles, mais demain la question va se poser sur les collèges et il y a une vraie réflexion à porter et pour cette réflexion qui embarque à la fois l'école territoriale, la performance scolaire. Est-ce qu'une petite école est moins performante qu'une grande école ?

Non. Est-ce qu'un petit collège est moins performant qu'un grand collège ? un peu plus.

D'accord. Est-ce que les classes double niveau par elles-même augmentent la performance scolaire ? Ça dépend si on fait les décimaux au mois de mai.

Non, si on fait les décimaux en CM1 au mois de novembre et quand CM2 on le fait aussi au mois de novembre, la réponse est oui. Donc vous voyez entre je dire que c'est pas que la structure, c'est le dialogue entre ce qui se passe dans la classe, les stratégies de cohérence sur le parcours et la structure. Cette question n'est rarement discutée parce que les collectivités parlent de structure. et les professeurs parlent de la classe et les chefs d'établissement essayent de de faire la liaison entre les deux.

Donc là, on a une vraie un un une vraie question qu'il faut prendre sous le la question de la performance scolaire. Et donc, il faut réinterroger la forme scolaire mais aussi ce qui se passe dans la classe et dans le parcours. Donc c'est c'est quelque chose qu'on a jamais fait en vérité et c'est ce que l'évaluation des écoles pose aujourd'hui réellement.

Voyez le dans le plan MAT quand on a mis en place les constellations 1er second degré, c'était pour la première fois la première fois depuis 200 ans réellement que on avait des formations mixes premier second degré. Les laboratoires de mathématiques ont créé ce lien. C'est la première fois en 200 ans.

Et donc effectivement, on ne résoudra pas ces questions là si on les prend sous la forme, j'allais dire soit de gestion, soit de territoire, soit de j'allais dire de de questions RH, y compris la question RH. Donc là, il y a il y a un vrai, tu vois, il y a un vrai changement de paradigme intellectuel à opérer. Et pour opérer ce changement de paradigme qui est pas facile, moi ce que je conseille aujourd'hui c'est de tester sur 50 60 une petite centaines de territoires, voir si on arrive à aligner les stratégies des collectivités territoriales de des académies, des départements, des mairies euh eu égard aux exigences de parcours en faisant fi-être qui sont en ou en tous les cas relativisant euh la question des statuts qui bloque souvent le dialogue social et il y a un article, l'article 3142 du code de l'éducation qui ouvre la voie à justement des expérimentations sur 5 ans.

Donc moi, mon conseil, si on veut vraiment répondre efficacement à la question que vous posez, monsieur le sénateur, c'est de mettre en œuvre de manière un peu suivie par la recherche et des observations et des évaluations. Le conseil d'ailleurs pourrait évaluer cette performance ou en tous les cas donner quelques indications sur les méthodologies à la mise en œuvre de l'article 3142 du code de l'éducation. Alors sur les inégalités scolaires, on a justement le le sous les G de Béatrice Gill, première présidente première présidente du conseil d'évaluation de l'école parce que c'est une des missions.

C'est une des missions, je rappelle, il propose des méthodologies de mesure des inalités territoriales scolaires et formule toutes recommandations utiles pour les réduire. Donc effectivement, vous interrogez le conseil sur une de ces missions clé. Donc Béatrice Gill a avait mis en place un comité technique d'évaluation sur la question des inégalités scolaires, intra et interétablissement.

Donc le ce comité technique d'évaluation présidé par Pierre Matthieu rendra ses conclusions auprès du conseil au mois de mai. D'accord ? avait quelques recommandations.

Ce qu'il est apparu euh actuellement, c'est que il faudrait que je vais retrouver le le texte de Pierre Matthieu. Le ce qu'il est apparu euh actuellement, c'est euh le j'allais dire que le euh le les outils d'évaluation des iniquités scolaires sont pas assez euh solides. D'accord.

Donc là le euh je là je vais directement dans le texte vers les euh les euh j'allais dire les premiers les premières conclusions. Par exemple, lorsque lorsque d'après le comité technique d'évaluation, la question par exemple des IPS, on a parlé tout à l'heure des des IPS est une question qui est pas réellement pris en compte lorsque vous faites par exemple a pas de stratégie de prise en compte de l'IPS individuel dans le dans le parcours scolaire. C'est-à-dire que d'une certaine manière lorsque un professeur évalue, bah il va dire "Bah moi, j'évalue, mes élèves, ils ont le même devoir math." Vous voyez ?

Donc évidemment, c'est louable, mais on sait bien que d'un point de vue de la sociologie que à la fin de l'histoire c'est pas la même chose. À la fin de l'histoire, c'est pas la même chose. Et donc par exemple le fait de prendre en compte d'avoir une stratégie d'établissement sur le parcours de l'élève pour la prise en compte de ses difficultés. par exemple un élève dont on sait qu'il a qu'il a faim, c'est peut-être pas assez connu.

Peut-être le le le CPE le sait, mais peut-être pas le prof de math. Vous voyez, c'est ça une stratégie d'établissement. Un élève dont les parents sont hallophones, c'est peut-être connu par le CPE, éventuellement chef d'établissement, mais peut-être pas par le professeur de français.

Vous voyez ? donc d'avoir des stratégies ciblées établissement pour réduire l'impact des des des facteurs irritants et pour j'allais dire compenser d'une certaine manière, ça permet effectivement c'est ces premièr un premier axe donc réduire la méconnaissance des logiques à l'œuvre et donc effectivement croire que on est impartial parce qu'on donne le même devoir de math à tous les élèves de la 6e jusqu'à la 3e. Bah à la fin on n pas compensé des inégalités scolaires.

Voyez et là c'est la différence entre égalité et équité. Et donc d'une certaine manière ça demande mise en œuvre stratégique faut discuter entre professeurs. Donc là il y a vraiment une première chose à faire.

Euh donc deuxème axe c'était accompagner des pratiques éventuellement mises en œuvre par les établissements en faveur d'une politique de mixité. porteuse de moins d'inégalité scolaires. Euh voilà.

Et puis euh on a vu par exemple des établissements et notre secrétaire général ici présent pourrait citer deux établissements, plusieurs établissement dans lequel où j'allais dire euh j'allais dire l'IPS situé avec des écarts-types assez importants. C'està-dire que vous aviez un IPS moyen, vous dites quand vous interrogez bah oui l'IPS moyen, il est 200, on est dans la moyenne. Mais en fait ça cache des différences très fortes. vous avez des écart-tes parfois de 40 50, vous voyez ?

Et donc au sein même des établissements scolaires, vous pouvez avoir des profils très varié et c'est la différence entre moyenne et écart-t-ype, vous voyez ? Donc le fait de de savoir qu'on a un IPS moyen, un établissement moyen ou un même établissement qui a un IPS de 120, et bien ça peut aller de 140 150 jusqu'à 80. Vous voyez ?

Donc en quelque sorte, il y a quelque chose de prise en compte collective euh et puis euh et donc d'une certaine manière ce qu'on a repéré euh c'est le comment dire c'est que ces questions de de mixité sociale c'est stratégies établissement mais qui ont pas fait le lien avec la classe. Donc c'est un peu le contraire de j'allais dire d'un programme de mathématique ou de parcours qui part de la classe vers l'établissement. Là c'est le contraire d'une certaine manière.

Et donc là encore la pour résoudre ces questions de d'inégalité scolaire, il faut en faire des des axes stratégiques qui sont portés de l'établissement vers la classe, vers la pédagogie, vers la question de la didactique. Et c'est là on va retrouver la question des langues. Par exemple, si vous avez un élève, moi j'ai vu, je suis allé plusieurs fois en Guyane, des élèves qui étaient plutôt qui comprenaient les mathématiques.

On voyait, on comprenait qui comprenaient les mathématiques. Ils étaient pas ils avaient pas une un langage fluide en français. Mais j'étais j'avais interrogé une équipe de mathématiques.

Oui, cet élève est très bon en math, il est en 5e, mais on va le faire redoubler parce que parce que il est il a pas le niveau en français. Bah moi ce que je leur ai dit, écoutez, mais pourquoi il irait pas en 4e en mathématique, il resterait en 5e en en français ? Voyez, c'est et c'est ça que je veux dire.

C'est-à-dire que si on veut réduire les inégalités et si on veut augmenter la performance au profit de chaque individualité, et bien des fois il faut tordre le coup un petit peu à la structure, j'allais dire à l'administration, au service évidemment de l'élève et c'est toujours cette difficulté qu'on va retrouver dans les établissements. C'est-à-dire que les gens sont de bonne volonté mais parfois comment dire il pas ils osent pas franchir le rubicon. dans le monde d'anglais-saxon, ça pose aucun problème.

Vous pouvez être à un niveau en mathématique, en physique et puis un autre niveau en sport ou voilà. Et donc d'une certaine manière, si on veut dissocier par exemple science et français en quelque sorte, on pourrait très bien mettre en place des dispositifs de séparation. Voilà.

Bon, c'est alors je comprends que c'est compliqué pour les emplois du temps et cetera, mais si on pouvait penser à un établissement idéal qui était au service de la trajectoire des élèves, et bien on mettrait des dispositifs de compensation d'équité pour chacun des élèves. Une fois qu'on a repéré effectivement les irritants stratégiques et qui sont aujourd'hui prédictifs. C'est-à-dire que la sociologie nous dit d'une certaine manière ce qui va se passer.

Et souvent on est empêché juste parce que on a un système qui procède de la moyenne alors que la question des inégalités scolaires ou des difficultés scolaires procède de la variance. Mais on n'est pas un système qui est piloté en variance. D'autres questions ? revenir sur les élèves.

Les Oui, oui, bien sûr. Merci madame la présidente. Juste une dernier sujet et revenir encore une fois sur les élèves euh puisque vous avez la visibilité sur l'ensemble des établissements et que vous vous les évaluez.

En tout cas, vous avez vous recevez toutes les données qui vous remontent des différents degrés. également les établissements enem parviennent-ils selon vous à apporter une plusvalue pédagogique plusvalue pour compenser les inégalités socio-économiques des élèves puisque au-delà de la performance collective ou de la performance scolaire, l'enjeu pour nous c'est de bien identifier les idé ces inégalités systémiques pour en sortir les individus. individu et leur permettre d'accéder à des parcours de vie qui ne sont plus discriminants.

Merci. Alors sur ce point précis, on répondra par écrit ce qu'on peut ce qu'on peut lire dans les rapport sur cette question puisque cette année en fait le le bilan de campagne qui a été publié, le bilan de campagne portait justement avec une thématique sur les inégalités scolaires pour donner corps à la la 4e mission. Donc euh vous avez euh effectivement euh j'allais dire euh tout un euh tout un chapitre à la fin là à partir des des euh des pages euh 20 26 27 28.

Euh l'équité, un trait éétablissement euh voilà la distribution des écarts en fonction de l'origine social et cetera. Donc vous avez quelques données euh et de il y a un bilan de ce qu'on ce que ce qu'on dit de l'équité dans les rapports. Ce qu'on ce qu'on peut lire et ce qui est écrit dans dans le rapport, c'est que effectivement les l'éloignement géographique, les contraintes liées au transport scolaire, à l'offre de formation, l'offre de formation notamment en lycée professionnel ou en poste bac, les inégalités matérielles notamment en ce qui concerne l'état, l'entretien et la vétusteté des bâtiments scolaires.

Voilà ce qui remonte dans les rapports. Évidemment, ensuite, il y a il y a la question du prisme de l'IPS et puis la question de la coéducation qui est en fait un révélateur des inégalités sociales en quelque sorte. Et euh euh d'une certaine manière le bilan le bilan euh puis il y avait aussi une question sur l'équité de genre.

Je on a insisté beaucoup sur l'équité de genre euh au ministère d'éducation nationale depuis plusieurs années. force est de constater que lorsqu'une politique publique appuie très fort sur l'égalité fillarçon ça fonctionne alors pas encore sur les chiffres mais je peux vous dire c'est que dans les rapports d'autoévaluation et des rapports d'évaluation la question fille garçon apparaît de manière systémique et comme un axe très important donc et ça c'est quelque chose de récent c'est vraiment une politique récent donc ça on peut se satisfaire que lorsque il y a un alignement des planètes de ce côté-là et bien ça donne ça donne ça donne quelque chose. Alors, on a quelques enseignement très clairement, on a des problèmes d'indicateur hein sur ces questions d'équité et donc des problèmes de de mesurer la plusvalue des établissements.

Je crois savoir mais il faudra poser la question à LAADEP que il y a eu quelques problèmes de méthodologie sur Mayotte et et la Guyane sur les les plusvalues des établissements scolaires qui qui posent voilà, il faudra interroger la directrice de l'adep sur ce point-là sur les hors Guyan et euh Guyan et Mayotte sur les autres les trois autres départements d'outre mer je sais on on regardera précisément hein j'ai pas pris tes serment on pourra regarder voilà donc mais en tous les cas déjà dans le rapport de cette année vous trouvez disons un bilan assez intéressant euh notamment la j'allais dire [raclement de gorge] euh le voilà notamment des courbes de distribution que vous allez retrouver comme ça dans le de bilan là vous allez voir c'est c'est assez assez clair. On attend les rapports le rapport final du comité technique d'évaluation que je dis présidé par Pierre Matthie qui présentera ses principales recommandations pour le mois de mai auprès du conseil. Alors, je sais que par rapport à votre commission, ça va venir peut-être un peu tôt.

Peut-être que vous pourrez euh auditionner euh éventuellement euh Pierre Matthieu et Sabine Azema euh qui copréside les le comité technique d'évaluation sur euh sur les conclusions qu'ils porteront auprès du conseil très prochainement. Euh en tous les cas euh ce qui revient c'est euh il y a du fatalisme qui s'est installé hein d'une certaine manière et qu'il s'agit de dépasser euh en apprendant mieux finalement décortiquant mieux les difficultés scolaires. C'est c'est pas juste un voyez le les difficultés sociales impactant sur les difficultés scolaires.

Ça c'est très documenté mais ensuite il faut se stratifier. Est-ce que c'est parce que on habite loin ? Est-ce que c'est parce qu'on est hallophone ?

Est-ce que c'est parce que on narrive pas, on a les conditions matérielles à la maison pour faire les devoirs sont pas adaptés. On a tous les dispositifs mais par exemple ce qui ressort dans les dans les rapports que les dispositifs prenons le cas des dispositifs devoirfit où les heures supplémentaires en seconde l'UR supplémentaire en seconde français math pour les fondamentaux sont encore laissés à la volonté des élèves et c'est pas un axe stratégique systémique qui prend en compte la difficulté sociale de l'élève par exemple et c'est ce que je disais tout tout à l'heure, c'est-à-dire que on a tous les dispositifs pour être plus performant et notamment pour réduire les inalités scolaires égard à l'équité. Mais encore faut-il que ça devienne une stratégie d'établissement scolaire et on a énormément de dispositifs pour réduire donner des petits-déjeuners, l'aide au devoir, les groupes de de besoins, les les dispositifs IDanes en fonction des circonstances.

Il y a un établissement en Guyan qui propose même d'accueillir dans des conditions matérielles assez confortables les les lycéen qui auraient marché pendant 1 heure qui se sont levés des fois à 5h du matin pour aller à l'établissement scolaire. Voilà des dispositifs. On a énormément d'imagination.

Ce qui manque en fait c'est quand même des stratégies de long terme pour prendre en compte la difficulté de chaque élève. ce qu'on a réussi à faire peut-être dans le médico-social mais que on n'arrive pas toujours à mettre en œuvre lorsque on va parler d'apprentissage scolaire. Vous voyez, par exemple, quelqu'un qui a voilà si vous savez que vous pouvez pas faire vos devoirs euh vos devoirs enfin c'est compliqué de faire des devoirs à la maison.

C'est quand même utile de faire des devoirs quand on est au collège. Et bien, c'est-à-dire que le dispositif prioritaire de l'aide au devoir doit d'être ciblé sur ces personnes et que si jamais les familles sont réticentes parce que ça aussi ça arrive hein parce que il y a des fois il y a d'autres il y a d'autres stratégies derrière, il faut réussir à convaincre les familles. Vous voyez ?

Donc il faut pas s'arrêter à la première des convenus si on a une vraie stratégie de parcours de l'élève pour réduire les inégalités scolaires. Et c'est ce qu'on fait par exemple si la différence ce qu'on a appelé la différenciation pédagogique c'est ce qu'on a voulu faire dans les classes au sein des classes. Si demain il faut donner trois types de devoirs, c'est ce qu'on a réussi à faire en classe de première et terminale, ce qu'on fait déjà en classe préparatoire aussi lorsque les élèves en 2è année passent des concours très différenciers et donc les les professeurs donnent des devoirs très différenciés.

Et bien là par exemple, on est bloqué dire oui mais alors si on veut faire un devoir commun, comment c'est possible de faire un devoir commun que différencié ? Vous voyez donc les gens se mettent parfois des des barrières dans leur tête alors que la question c'est plutôt les compétences acquises ou les stratégies PISA sur les concepts clés en ce qui concerne les mathématiques. Voilà.

Donc en gros, moi ce que je veux vous dire ici c'est que on va retrouver dans les rapports énormément une sorte de catalogue de dispositifs. D'accord ? Ce qui manque très clairement c'est des stratégies.

Donc on a tous étagères, il faut maintenant raconter une histoire. Merci. D'autres questions ?

Non. Bien. Ben écoutez, on arrive au terme de notre audition.

Donc je vous remercie pour ces propos de qualité hein qui qui nous ont éclairé et je peux vous dire que vous pouvez euh agrémenter ces ces ces propos par écrit. effectivement alors d'ici quand même le mois de de d'avril 17 avril on a bien noté la date en vous remerciant pour votre participation merci madame la présidente merci madame la rapporteur chers collègues sénateurs et sénatrices Ça.