Pourquoi les plaintes contre Rima Hassan et Jean-Luc Mélenchon sont toujours classées sans suite ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Emmanuel AbramovitzFait
« Il y a des obligations légales. La France est le pays du contrôle. Et là, on est très étonné que effectivement toutes les autorités ai été défaillantes. »
- 3:30Emmanuel AbramovitzFait
« Les vrais coupables au-delà des propriétaires des murs, ce sont aussi les autorités qui n'ont pas été capables de protéger les population et donc de prendre au sérieux les remontées d'alerte. »
- 4:30Emmanuel AbramovitzFait
« Quand nous nous élevons Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme et que nous nous adressons à la justice comme le veut le droit, la règle, et bien nous sommes systématiquement déboutés. »
- 5:30Emmanuel AbramovitzFait
« On ne dit pas que il se commet un génocide parce que un génocide c'est particulier. »
- 6:30Samuel BotonFait
« Il y a une décision de justice en même temps, hein. »
- 7:00Samuel BotonFait
« La France insoumise flirte dangereusement avec les barrières de l'inadmissible d'un point de vue de langage et c'est ce qui leur permet de s'en sortir. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et c'est le tour de table des vraies voix. Mais maniez-vous le tron, on va bientôt se mettre à table tout de suite. Là, ça a commencé ?
Oui, l'émission a commencé. C'est ce que je viens de dire. Excusez-moi, je ne savais pas que l'émission avait commencé.
Ah d'accord. Le tour de table de la qualité. Samuel Boton, vous allez nous parler du jugement des effondrements de la rue d'AO Bagne qui est à Marseille hein 7 ans plus tard. 7 ans plus tard et une journée qui était jour des effondrements assez particulières. on s'en souvient tous et surtout qu'il y a au moins eu un mérite.
Alors d'abord, c'est une tâche indélbible dans le bilan de Jean-Claude Godin, que ce soit la politique du logement qu'il a mené ou la réaction qu'il a eu ce jour-là. Et puis surtout ça a permis pour la France de mettre en lumière la question du logement et du mal logement. Donc que le gouvernement Macron a essayé de s'emparer du mieux qu'il a pu au travers de Guillaume Casbar et d'autres.
Malheureusement, ça n'a rien donné. Aujourd'hui, ben 7 ans plus tard, on peut le dire, des condamnations qui semblent avoir satisfait les partis civiles et toujours la pensée des h personnes qui nous ont quitté et d'une ville qui a été meurtrie dans son sang et dans sa chair. Euh et le combat n'est pas fini, il continue et le mal logement à Marseille, c'est un vrai sujet.
C'est une vraie problématique qui continue d'être portée aujourd'hui par le maire actuel Benoît Paillant. Mais je ne suis pas sûr qu'on envoie la fin à très court terme. Alors un petit rappel quand même juste hein que le 5 novembre 2018 dans le quartier de Noaille à Marseille, il y a eu un premier bâtiment vide qui s'est écroulé puis un second et h personnes sont décédées.
Il y a un troisème bâtiment qui sera ensuite démoli par précaution. Emmanuel Abramovitz, euh on se moque aussi du locataire quoi. Il y a un moment où il faut il faut sévir, il y a des obligations légales.
La France est le pays du contrôle. Et là, on est très étonné que effectivement toutes les autorités ai été défaillantes. J'ai du mal à penser que plusieurs immeubles se soient effondré comme ça sans signe annonciateur.
Or, il y en a eu. S'il y en a eu, ils ont forcément été signalés. Donc là, il y a une défaillance de l'autorité de contrôle.
Et je pense que les vrais coupables au-delà des propriétaires des murs, ce sont aussi les autorités qui n'ont pas été capables de protéger les population et donc de prendre au sérieux les remontées d'alerte. Alors, dans les prévenus, vous avez un ancien adjoint au maire, un expert, euh un syndicaliste, des copropriétaires. Il y en a trois qui ont été condamnés à de la prison ferme, quatre à du surcis et six qui ont été relaxés.
Alors quand même des noms, hein, vous avez Xavier Cachard qui a été élu qui était élu régional et propriétaire avocat du syndicam à 4 ans de prison. L'architecte expert Richard Karta lui 2 ans de prison ex surcis Julien Ruas qui était ancien adjoint au maire chargé de l'habitat insalubre également et puis Jean-François Valentin gestionnaire du syndicon avec surcis. Ouais donc tout tout c'est c'est pas que les propriétaires effectivement mais Samuel Boton tout le monde le sait maintenant vous êtes un incontournable vous êtes de Marseille Oui.
Euh c'est c'est un peu lié au système marseillais ou pas ? Non, le système marseillais, il est complexe et il a évidemment évolué. Je pense qu'on a été réellement sur de la négligence et Manuel l'a dit très justement.
Il y a des données qui sont remontées, il y a des rapports qui ont atterré sur le bureau des maires de secteur et pourtant rien n'a été fait. Et à la limite euh OK, ça passe encore, c'est les réactions qu'il y a eu après, le manque de sérieux. Et je vous le dis là, je presque les larmes parce que ça a été une journée réellement dramatique dans l'histoire de la ville.
C'est-à-dire aucun Marseillais n'est ressorti de la même manière après cet événement. Et ce qui a fait encore plus de mal, c'était de se dire qu'est-ce qui nous attend derrière ? Parce que des 63 65 rue d'Abagne à Marseille, vous en avez des centaines.
Euh donc la question qui nous hante aujourd'hui, c'est qui seront les prochains ? Comment est-ce qu'on peut pas lier à ça ? Et surtout à un moment, comment on redonne de l'éclat à la politique de logement de la ville ?
Mais attention, ça se transpose aussi à Paris, Strasbourg, où vous voulez. C'est une vraie problématique nationale. Emmanuel Abramovic, pour votre tour de table, hein, c'est les plaintes contre Rima Hassan et Jean-Luc Mélenchon qui sont systématiquement classé sans suite.
C'est vrai que c'est bizarre. Voilà, c'est un classique. C'est-à-dire que quels que soient les propos tenus par ces élus, puisqu'ils sont élus, pour moi, ils font honte et déshonneur à l'écharpe tricolore et à tous ceux qui l'apportent bien évidemment, mais ils sont élus.
Et donc je m'étonne que quand ils utilisent un vocabulaire euh nausé à bon euh guerrier, stigmatisant, qui incite à la haine et que nous euh Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme, nous saisissons la justice pour dire que la stigmatisation des Juifs de France que l'on intègre et que l'on amalgame à un conflit étranger qui est importé par cette même ce même parti politique, trop c'est trop. C'est pas parce que je suis français juif que je suis responsable de la politique d'un pays étranger. Sinon, ça veut dire que tous les Algériens de France, et je prends cet exemple à dessin responsables de la prise d'otage dans ce moment de Bouallem Sansad.
Bien sûr que c'est totalement incohérent. Donc quand nous nous élevons Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme et que nous nous adressons à la justice comme le veut le droit, la règle, et bien nous sommes systématiquement déboutés. Dans la majorité des cas, d'ailleurs, les refus de tenir compte de nos plaintes ne sont pas motivés.
Et quand nous insistons, on nous dit "Ah bon mais oui, mais vous comprenez, c'est la liberté d'expression". Alors moi, je veux bien, mais quand on est un parti politique a priori digne de ce nom et encore une fois, j'y reviens de l'écharpe tricolore, et bien on ne dit pas que il se commet un génocide parce que un génocide c'est particulier. Alors, non seulement on ment à ses adhérents, on ment aux Français quand on fait des discours qui sont diffusés par la radio, par la télévision.
J'ai remarqué le nombre d'invitations de LFI sur LCP et sur le service public. C'est phénoménal. France qui dit la même chose, hein.
Et bien, je suis ravi de ne plus être seul mais je peux vous dire que parfois nous Non. Non. Qui dit la même chose ?
Qui dit que c'est un génocide aussi, pardonnez-moi, mais c'est dramatique. Alors sur sur les confrères médias, euh bon, ils sont tenus, vous savez, à à des règles de l'ARCOM. et a justement un équilibre de la parole politique.
Donc sous réserve de ce que vous dites effectivement, je précise quand même qu'ils doivent se plier aussi à un équilibre. Ce qu'ils font sinon ils seraient pénalisés. Mais revenons là-dessus, réaction de Samuel Boton à ce que vient d'évoquer Emmanuel Abramovit.
Bon, il y a une décision de justice en même temps, hein. Oui, mais on peut aussi expliquer ça par le fait que la France insoumise flirte dangereusement avec les barrières de l'inadmissible d'un point de vue de langage et c'est ce qui leur permet de s'en sortir. Alors moi, ce qui m'étonne et je vais essayer de le dire avec le sourire et un peu d'humour pour dédramatiser la chose, c'est qu'un homme aussi brillant que vous, Emmanuel, prenne encore le temps de commenter ce que disent Rima Hassan et Jean-Luc Mélenchon.
Moi, j'ai arrêté de donner l'UR au foot du bus il y a déjà quelques années. Je comprends qu'il y a un combat à mener et qu'il ne faut laisser aucun centimètre carré d'espace. Mais parfois, on est tellement dans le grotesque et l'ubuesque et finalement l'instrumentalisation perfide que accorter de l'importance à ces gens-là, ne pas tomber dans le piège, ça me semble contreproductif jusqu'à un certain point.
Deux éléments de réponse rapide. Le premier d'abord, c'est pour démonter le fait de cette utilisation maline de la puissance de la force de l'écharpe tricolore. Ça c'est le premier point.
Le 2e point, c'est parce que derrière ces gens qui mentent, il y a des gens qui écoutent et qui traduisent sur le terrain. On l'a vu la semaine dernière, en 2 jours, vous avez une alter vous avez le lundi une altercation et le mardi, vous avez un magasin qui brûle à l'autre bout du pays. Un effet sur le terrain qui moi me met, mais vous comprenez quand je dis moi en danger.
Et ça effectivement je le dénonce. Pourquoi ? Parce que nous association avons une remontée d'alerte.
Nous la faisons suivre son cours normalement par l'intermédiaire de la justice qui nous déboute et qui valide en quelque sorte ce faux langage qui est une incitation à Ah.