"Arrêtons les fuites et les petits calculs, le budget 2027 arrive !" (Laurent Panifous)
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Bonjour, Laurent Nifoussa. Bonjour. Nous sommes à 3 semaines de de la présidentielle du la présentation du budget 2027 en Conseil des ministres, mais on voit qu'il échauffe déjà les esprits. Hier, Sébastien Lecornu a annoncé saisir la justice après des fuites dans la presse sur une éventuelle imposition de l'épargne salariale. Pourquoi pourquoi cette ? Écoutez, vous savez la la construction d'un budget de l'État, des collectivités, de la sécurité sociale, c'est quelque chose d'éminemment complexe et et les Françaises et les Français ceux qui nous regardent peuvent comprendre qu'il y a des centaines de milliers d'hypothèses de travail quand on prépare ce type de budget notamment dans un contexte économique budgétaire extrêmement difficile que nous constatons tous tous les jours et que un
conseiller ou autre puisse faire en sorte qu'une une comment dire un élément de travail devienne une information débattue sur les plateaux télé toute la journée, ça pose un vrai problème. Écoutez, Mais Laurent Panifoussa, c'est devenu aussi une information parce que Roland Lescure, le ministre de l'économie hier matin a confirmé cette piste. Je le cite oui, l'imposition de l'épargne salariale fait partie des pistes. Il a parlé trop vite. Ce que je vous dis, c'est que il existe des centaines de milliers d'hypothèses de travail pour chacun des domaines, pour chacun des trois budgets que j'ai évoqué l'État, les collectivités sur la sécurité sociale. Si à chaque fois qu'il y a une hypothèse de travail, on en fait une information, alors oui, ça déstabilise, oui, ça perturbe le travail
et la préparation de ce budget. Dans quelques jours, à la fin du mois, le budget, les arbitrages donnés par le Premier ministre sera présenté à la représentation nationale. Attendons quelques jours. Mais vous savez quand même vous connaissez la politique, les fuites, c'est quand même vieux comme le monde et c'est d'ailleurs souvent instrumentalisé par les ministres, les conseillers eux-mêmes pour voir, c'est ce qu'on appelle un ballon d'essai pour voir comment la proposition prend ou pas auprès de l'opinion publique. Donc pourquoi cette fois-ci je veux dire il y a eu beaucoup de Premiers ministres qui ont eu des fuites. Pourquoi est-ce que Sébastien Lecornu s'est dit cette fois-ci, je porte ? Écoutez, des fuites, il y en a toujours eu, je suis d'accord avec vous, elles
peuvent être parfois instrumentalisées, je n'en sais rien, je suis assez bien placé pour vous dire que ça n'est pas le cas, pour vous dire que ça ne fait la preuve que desservir le travail de préparation du gouvernement, un travail hyper sensible. Nous avons un objectif, une seule mission dans ce gouvernement, à distance de la campagne présidentielle qui est qui est très présente également, c'est donner un budget à notre pays, pour l'État, pour les collectivités, pour la sécurité sociale. Chaque fois qu'il y a une fausse information, c'est une fausse information, ce serait une information. une piste. Si c'était Mais je je sais pas si c'est une piste, je vais pas vous dire que c'est une piste. Roland Lescure a dit que ça faisait partie des pistes. Je je reprends juste
les termes du ministre. pas On aura alors tous les jours. ? Tous les jours, on va avoir une nouvelle piste sur la table jusqu'au 30 novembre, le 30 septembre, pardon. était particulièrement ? Est-ce que laisser planer l'idée d'une éventuelle taxation euh de l'épargne salariale, c'était finalement plomber le budget avant ? Je sais pas si ça va plomber, je crois pas que ça va plomber le budget avant l'heure. Le budget est difficile, il faut maîtriser le le le le glissement progressif de ce déficit que nous constatons, tout ceci dans un contexte de pré-présidentiel. Tout est inflammable. Chaque mesure, celle qui peut concerner les retraités, celle qui peut concerner les collectivités, la sécurité sociale en général, l'État. Moi, ce que je pourrais dire sur ce
budget quand même, c'est que beaucoup de personnes parlent. Je suis assez bien placé pour pouvoir dire que beaucoup de personnes parlent sur le budget sans ne connaître la moindre ligne de ce budget. Alors Croyez-moi. Alors, il y aura d'autres fuites pendant les trois prochaines semaines. Moi, plaintes, d'autres plaintes de l'article Là c'est le le le Premier ministre, je crois à juste titre, tape un petit peu du poing sur la table pour dire ça suffit, nous sommes en train de travailler sérieusement, c'est hyper complexe euh pour faire en sorte qu'on puisse présenter un budget sérieux aux Français aux Français et aux parlementaires. Ils vont en débattre pendant les semaines qui suivront le 12 octobre à l'Assemblée nationale et au Sénat. Alors, arrêtons [raclement de gorge] les fuites,
arrêtons les petits calculs, le budget arrive. Alors, est-ce que vous pouvez nous confirmer une information, le gouvernement serait finalement favorable à un déblocage exceptionnel de l'épargne ? Donc là, on prend le contre-pied. Cette épargne salariale normalement elle est bloquée pendant 5 ans, là ce serait jusqu'à 5000 euros, c'est la proposition de loi du sénateur républicain Olivier Rietmann qui a été adoptée au Sénat en avril dernier. Est-ce que vous nous confirmez que le Premier ministre vous aurait demandé vous auriez demandé de faire de la place dans l'agenda parlementaire pour que cette proposition de loi soit examinée au plus ? Est-ce que il y a une ? Ah oui, vous êtes bien informés, la réponse est oui. Oui, le Premier ministre m'a demandé de d'envisager
l'inscription de ce texte qui a été adopté au Sénat et qui qui prévoit la libération, voyez. Donc c'est l'information à peu près contraire de l'autre et c'est pour ça que cette première information, euh, on peut la dénoncer, en tout cas le fait qu'elle soit mise sur la sur la table comme comme une information, comme une vérité sur le budget, ça n'est pas le cas. Oui, le Premier ministre le Premier ministre m'a demandé à moi personnellement un petit peu le contraire, voyez. Donc c'est pour ça que je veux relativiser toutes ces informations qui créent du trouble. Le moment venu, le budget sera table, chacun pourra juger sur pièces. Et là, ce sera des informations parce que ce sera des arbitrages. Mais il y aura ensuite le débat parlementaire à partir du 12 octobre. Ça arrive, c'est
demain. Et là, toutes les sensibilités politiques pourront dire tout le bien ou tout le mal qu'elles pensent de ce budget et pourront l'amender, ce sera un budget de compromis. Et juste un mot sur cette proposition de loi du Rietmann, ce sera l'agenda ? Bah écoutez, ça c'est pas encore défini. Ce que me demande le Premier ministre, c'est de trouver au sein de du temps que j'ai à ma disposition à la fois à l'Assemblée nationale et au Sénat, mais au Sénat il a déjà été adopté, un créneau pour pouvoir inscrire ce texte éventuellement et effectivement libérer l'épargne salariale plus vite que notre droit ne le prévoit aujourd'hui. Donc ça, ça reste à définir, mais là aussi, si je vous donne une réponse définitive, c'est qu'il y aurait eu un arbitrage. Il n'y a pas eu d'arbitrage, ça va venir.
Ça va venir. Vous pensez que ce budget, il a des chances d'être d'être ? Qui a intérêt aujourd'hui, aussi bien à gauche que du côté du Rassemblement National, à adopter un budget à 8 mois de la ? Et ben tout le monde, je pense, voyez. Alors, voté, je sais pas s'il sera voté. En tout cas, il faut que ce budget soit adopté. Nous devons avoir un budget, quelle que soit la sensibilité politique. Et vous savez ? Je suis persuadé qu'ils en sont intimement convaincus, tous et toutes qui sont candidats à l'élection présidentielle. Celui ou celle qui sera en responsabilité dans les 8 prochains mois, la majorité qu'il aura ou pas, d'ailleurs, à l'Assemblée Nationale, auront beaucoup plus à faire, plus facilement à travailler s'ils ont un budget que s'ils n'en ont pas. Parce que sans budget, ça
veut dire que la France aura un budget en 2027 uniquement à partir du mois d'octobre, ce qui serait totalement délétère pour tout le monde et notamment pour celles et ceux qui auront notre pays en responsabilité. Vous avez parlé tout à l'heure de d'un budget de compromis. Quelles concessions vous êtes prêts à faire à la gauche, ? verrons bien une fois que le budget sera présenté avec ses arbitrages, qui sera le budget de ce gouvernement. Un budget qui tient compte de notre réalité, la nécessité de maîtriser le déficit, avoir entendu que les Françaises et les Français, parce que ça nous l'avons entendu, ne veulent pas d'augmentation supplémentaire d'impôts, quelle que soit leur quelle que soit leur sensibilité, même les femmes et les hommes de gauche,
dont dont je viens, ne veulent pas de de cela. Nous proposerons un budget qui aura cette identité-là, avec des efforts demandés de-ci de-là, forcément des efforts, mais des efforts acceptables, supportables. Ensuite, les uns et les autres feront eux leurs propositions. Et c'est quand nous aurons ces retours, pendant le débat parlementaire, en public, devant les Français et les Françaises, qu'alors nous construirons Et sinon et sinon si si ça vous trouvez pas de compromis, est-ce que les ordonnances sont sur la ? C'est ce que dit le rapporteur général du budget, le député républicain Philippe Juvin. Il dit si au bout de 100 jours, on n'a pas de résultat, et ben le gouvernement peut dire stop avec les ordonnances. Oui, ben monsieur Juvin dit le droit, très bien.
D'abord, on va présenter un budget, un budget le plus sérieux possible, le plus raisonnable possible dans le contexte que l'on connaît. Ensuite, il va y avoir un débat parlementaire qui va durer des semaines. Et nous pourrons voir celles et ceux qui sont candidats, leur sensibilité, ce qu'ils proposent à quelques mois de l'élection présidentielle pour modifier ce budget. Et enfin, le Premier ministre prendra une décision sur la manière dont nous ferons voter ou nous ferons adopter ce budget. Mais oui, je vous le dis, nous avons besoin collectivement, quel que soit notre sensibilité politique, d'un budget pour notre pays. La commission spéciale à l'Assemblée nationale a entamé hier ses débats sur la proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles. Est-ce que vous
nous pouvez nous confirmer que le Parlement va pouvoir examiner cette loi avant ? Est-ce qu'il y a un calendrier déjà ? Il s'agit vraiment de rassurer, vous voyez, ceux et celles qui manifestent depuis lundi tous les soirs devant les chancelleries. Oui, c'est un sujet très important, la protection des femmes, la protection des enfants sur les violences sexuelles, les violences sexistes. Il y a un texte déjà qui a été adopté à l'Assemblée nationale qui traite précisément de la protection de l'enfant, ce qui était porté par le gouvernement. Il va être inscrit au Sénat pendant que le l'Assemblée nationale travaillera sur le budget. Donc, une première partie. Une deuxième, la loi dite intégrale portée par un rassemblement de par- parlementaires d'origines différentes. Le Premier
ministre, le gouvernement s'y était engagé et donc je fais en sorte que ce texte soit inscrit dès la reprise. Ce sera le premier texte étudié, donc dès le 1er octobre, vous aurez à l'Assemblée nationale la loi intégrale. Et d'ailleurs, les députés se sont réunis cette semaine pour définir qui seraient les responsables de textes en fonction des sensibilités. Donc, oui, je vous le confirme et je l'affirme, ce texte sera le premier étudié et sera étudié dans le temps qui nous reste, c'est-à-dire avant la fin de cette session. Un mot sur la Tour Eiffel, elle rouvre ce matin après une journée de grève. Le personnel féminin a dû se faire très discret, c'est le moins qu'on puisse dire, lors d'une visite privée d'un groupe religieux hindou. Est-ce que c'est cette ça vous a ?
Oui, ça me choque, c'est inacceptable. La laïcité dans notre pays n'est pas négociable et ça n'est pas aux agents, aux organisations de notre pays de nous adapter aux visiteurs, c'est aux visiteurs à s'adapter à notre pays. Est-ce que vous dites aujourd'hui qu'il faut des sanctions notamment vis-à-vis de la direction qui a pris cette ? Moi je parlerai pas de sanctions, je connais pas assez bien le dossier, mais en tout cas, si cela vient d'une décision autoritaire d'une d'une hiérarchie dans l'organisation de la Tour Eiffel, oui, il devrait y avoir des sanctions. Ce n'est pas acceptable. Merci beaucoup Laurent Panifous. Bonne journée à vous.
Laurent Panifous