Edwige Diaz, vice-présidente du RN, considère que les appels à la désobéissance civile de Panot et Tondelier les placent "en dehors du champ républicain"
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:34OuverteRéponse directe
Quelles seront les décisions courageuses du RN ?
- 1:46OuverteRéponse partielle
Est-ce que dans le contexte économique qu'on connaît, vous avez les moyens de continuer à défendre cette réforme ?
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Est-ce qu'ils sont nombreux ce matin ? Expliquez-leur pourquoi ils ne devraient pas être crispés.
- 3:03OuverteRéponse directe
Est-ce que les retraités actuels, vous souhaitez les protéger aussi ?
- 3:17FerméeRéponse directe
Est-ce que le RN y est prêt ?
- 4:35RelanceRéponse partielle
Les chiffres du coût de l'immigration que vous donnez régulièrement, vous savez qu'ils font beaucoup débats.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:07Invité politiquePromesse
« nous sommes pour notamment la suppression de certains impôts de production comme la CFE et la contribution sociale de solidarité des sociétés. »
- 1:16Invité politiquePromesse
« nous souhaitons aussi baisser les normes qui pénalisent clairement les chefs d'entreprise. »
- 1:21Invité politiquePromesse
« nous sommes opposés à l'instauration de la facturation électronique qui est imposée par le gouvernement. »
- 1:50PrésentateurFait
« Vous préconisez un retour à l'âge légal de départ à 62 ans contre 64 aujourd'hui, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt et 42 années de cotisation. »
- 1:58PrésentateurChiffre
« Jean-Philippe Tanguy, qui est le monsieur économie chez vous, estime que ça coûtera 9 milliards d'euros par an. »
- 4:20Invité politiqueChiffre
« Le RSA pour les étrangers, en 2018, coûtait 6 milliards d'euros. »
- 4:27Invité politiqueChiffre
« Le RSA pour les étrangers, en 2018, coûtait 6 milliards d'euros. »
- 5:21Invité politiqueFait
« Moi, j'ai trouvé un article de Marianne qui date de 2021, qui prend les chiffres de 2018, qui dit que le RSA pour les étrangers coûte 6 milliards d'euros. »
- 5:28Invité politiqueChiffre
« Les APL pour les étrangers coûtent 5 milliards d'euros et les allocations familiales pour les étrangers coûtent 9 milliards d'euros. »
- 6:11Invité politiqueFait
« c'est dommage qu'un syndicat qui se dit représentatif, mais qui en réalité ne l'est pas, décide par sectarisme. »
- 6:17Invité politiqueChiffre
« qui sont 40 000 adhérents ? Oui, c'est assez peu, en fait, sur le nombre de salariés en France. »
- 7:07Invité politiqueFait
« la désobéissance civile ? Ça veut dire que, selon, dans la bouche de ces dames d'extrême-gauche, ça veut dire qu'on ne respecte pas le verdict des urnes. »
- 7:17Invité politiqueFait
« Je considère que, si on a remporté une élection de manière démocratique, ça veut dire que l'immense majorité des Français a décidé de confier le pouvoir au Rassemblement National. »
Temps de parole
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- Présentateur36 %
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François. RTL Matin, Céline Landreau. L'invité d'RTL Matin maintenant. Les candidats à la présidentielle face au grand patron du MEDEF aujourd'hui à Roland-Garros et parmi eux évidemment Marine Le Pen, donnée largement en tête dans les sondages dans la course à l'Elysée. Bonjour Edwige Diaz. Bonjour, merci pour votre invitation. Merci d'être avec nous. Vous êtes députée de Gironde, vice-présidente du RN. Le RN qui, s'il accède au pouvoir, devra composer avec une situation financière compliquée, une dette qui se creuse. Il va falloir être courageux, a expliqué le patron du MEDEF, Patrick Martin. Quelles seront les décisions courageuses du RN ?
Oui, je pense que c'est ce qui caractérise le Rassemblement National, c'est précisément le courage politique. Et donc nous, nous l'avons dit, nous sommes du côté des entreprises. D'ailleurs Marine Le Pen se réjouit de participer tout à l'heure à un grand débat. Je vais moi-même, à l'issue de cette interview, à la rentrée du MEDEF où j'ai été invitée par la section de la Gironde. Et nous travaillons de manière très constructive avec les chefs d'entreprise. Et c'est d'ailleurs très certainement pour cette raison que nous arrivons en tête dans les intentions de vote chez les chefs d'entreprise. Pourquoi est-ce que je vous dis ça ? Parce que notre programme économique, il tient la route.
Vous voyez, nous, nous sommes pour notamment la suppression de certains impôts de production comme la CFE et la contribution sociale de solidarité des sociétés. Nous souhaitons aussi baisser les normes qui pénalisent clairement les chefs d'entreprise. Et puis pour vous donner un exemple très concret, nous sommes opposés à l'instauration de la facturation électronique qui est imposée par le gouvernement.
Ils sont en place à partir du 1er septembre pour les entreprises de plus de 250 salariés.
Absolument, et qui va très durement fragiliser la compétitivité des entreprises puisque même, en fait, ils veulent appliquer cette facturation électronique pour les toutes petites entreprises. Ça, ce sera à partir de l'année prochaine.
Il y a quand même un point de crispation avec les grands patrons. C'est votre projet de revenir sur la réforme des retraites. Vous préconisez un retour à l'âge légal de départ à 62 ans contre 64 aujourd'hui, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt et 42 années de cotisation. Jean-Philippe Tanguy, qui est le monsieur économie chez vous, estime que ça coûtera 9 milliards d'euros par an. Est-ce que dans le contexte économique qu'on connaît, vous avez les moyens de continuer à défendre cette réforme ?
Oui, en fait, la crispation sur notre réforme des retraites, elle existe quand les personnes n'ont pas lu notre programme sur la réforme des retraites.
Est-ce qu'ils sont nombreux ce matin ? Expliquez-leur pourquoi ils ne devraient pas être crispés.
Justement, en fait, parce que nous, nous souhaitons allier à la fois justice sociale et à la fois croissance des entreprises. La question de la retraite, il ne faut pas l'avoir que d'un seul morceau. Il faut aussi l'allier à la relance de la production, donc à la productivité, à la relance de la natalité. Et puis, nous, nous disons, nous souhaitons que les jeunes rentrent plus tôt sur le marché du travail. Et à l'inverse, nous ne voulons pas empêcher les gens qui souhaitent travailler plus tard de continuer à le faire.
Parce que là, aujourd'hui, quand vous êtes, par exemple, retraité et que vous aimez votre travail, que vous voulez continuer à travailler, eh bien, finalement, vous avez la double peine parce que vous payez des cotisations retraite et chômage alors que vous êtes déjà à la retraite et que vous ne serez pas au chômage. Donc, vous voulez protéger les retraités à venir ? Oui, absolument.
Est-ce que les retraités actuels, vous souhaitez les protéger aussi ? On sait qu'il faut trouver 28 milliards pour le prochain budget. Le gouvernement réfléchit à une désindexation de certaines pensions. Il y a plusieurs chiffres qui circulent. 2 000, 3 000 euros. Est-ce que le RN y est prêt ?
Non, nous ne sommes pas favorables ni à la sous-indexation, ni à la désindexation des pensions de retraite. Vous voyez, ça, c'est une vieille réforme macroniste puisque déjà, en 2019, le couple Édouard Philippe et Gérald Darmanin avaient procédé à une sous-indexation des retraites. Nous, je le dis, nous sommes opposés au gouvernement Barnier et au gouvernement Bayrou qui voulaient, pour les uns, décaler l'indexation, pour l'autre, sous-indexer. Mais en fait, ça, vous voyez, c'est dans la loi, l'indexation des pensions de retraite. Donc là, le gouvernement nous dit, on va désindexer que les plus hauts revenus, mais du coup, à partir de quel montant on est riche.
Il n'y a aucun montant acceptable ? Non, absolument, parce que nous protégeons les retraités. Ce sera un motif de réception du budget ? Je ne sais pas, on en discutera, c'est Marine Le Pen qui s'exprimera là-dessus, mais vous voyez. Là, en fait, le projet de sous-indexation de M. Lecornu vise à réaliser 3 milliards d'euros d'économies. Pardon, mais on peut faire des économies. Pourquoi M. Lecornu ne nous parle pas, par exemple, du coût de l'immigration ? Vous voyez, moi, j'ai un exemple à vous donner. Le RSA, en 2018, c'est une allocation non contributive, vous voyez, une aide sociale non contributive. Le RSA pour les étrangers, en 2018, coûtait 6 milliards d'euros.
Pourquoi, en fait, on ne s'attaque pas plutôt à ces mauvaises dépenses, plutôt que de taxer toujours ceux qui travaillent, qui voudraient travailler ?
Les chiffres du coût de l'immigration que vous donnez régulièrement, vous savez qu'ils font beaucoup débats. Vous estimez pouvoir économiser 18 milliards par an, ça, c'est le chiffrage du RN. Vous parliez du RSA, vous souhaitez le conditionner par 5 années de travail en France, si je ne me trompe. Vous dites, ça permettra d'économiser 6 milliards, vous venez de le répéter. Pour l'Institut Montaigne, on est plutôt sur une économie de 3 milliards d'euros par an. Et c'est la même chose, mais il manque 1 milliard. On va demander comme effort aux retraités, vous voyez. Oui, mais c'est moitié moins, et donc ça interroge.
C'est la même chose quand vous parlez de restreindre les allocations familiales aux familles de nationalité française. Vous lisez 4 à 6 milliards d'économies. L'Institut Montaigne, toujours, dit plutôt 3. Comment vous allez faire avec cet écart ?
Appliquons nos mesures et on verra qui de l'Institut Montaigne ou du Rassemblement National a raison. Moi, j'ai trouvé un article de Marianne qui date de 2021, qui prend les chiffres de 2018, qui dit que le RSA pour les étrangers coûte 6 milliards d'euros. Les APL pour les étrangers coûtent 5 milliards d'euros et les allocations familiales pour les étrangers coûtent 9 milliards d'euros. Vous voyez, et puis après, on peut aussi parler du coût de l'aide médicale d'État, 1 milliard d'euros. Du coût des étudiants étrangers, 1 milliard d'euros. Du coût de l'hébergement pour les personnes clandestines en France, 1 milliard d'euros. Donc, vous voyez, des économies, il y en a à faire.
Et moi, je voudrais que le gouvernement se penche un petit peu sur nos attentes, qui sont des attentes partagées par l'immense majorité des Français.
Marine Le Pen, on l'a dit, participe au débat de rentrée du MEDEF aujourd'hui, organisation patronale avant-hier, Edwige Diaz. À votre place, c'est Marie-Lise Léon qui était sur RTL, la secrétaire générale de la CFDT, qui a répété que son syndicat ne discuterait pas avec le RN tout au long de cette campagne. Est-ce que vous le regrettez ?
Oui, c'est dommage qu'un syndicat qui se dit représentatif, mais qui en réalité ne l'est pas, décide par sectarisme. Et qui sont 40 000 adhérents ? Oui, c'est assez peu, en fait, sur le nombre de salariés en France. Donc, c'est regrettable qu'un syndicat ne souhaite pas débattre avec un parti qui peut-être remportera l'élection présidentielle l'année prochaine. Mais vous savez, ce n'est pas nouveau qu'il y ait une rupture entre, quelque part, l'état-major des syndicats et la base des salariés syndiqués. Moi, je le dis, dans mon département en Gironde, je travaille avec des ouvriers, des salariés qui sont syndiqués. Et c'est très bien comme ça. Marine Le Pen a fait un tweet en ce sens.
Elle regrette cette décision. Mais au final, qu'est-ce que ça prouve ? Que la CFDT, finalement, est le marche-pied du macronisme et est l'allié objectif du nouveau front populaire de Jean-Luc Mélenchon.
Vous avez certainement vu aussi les déclarations de Mathilde Panot, l'insoumise, de Marine Tondelier, l'écologiste, qui appelle à la désobéissance civile, elle, si vous l'importez. Est-ce que ça, ça vous inquiète ?
Oui, et puis c'est choquant, parce que qu'est-ce que ça veut dire, la désobéissance civile ? Ça veut dire que, selon, dans la bouche de ces dames d'extrême-gauche, ça veut dire qu'on ne respecte pas le verdict des urnes. Moi, je suis désolée. Je considère que, si on a remporté une élection de manière démocratique, ça veut dire que l'immense majorité des Français a décidé de confier le pouvoir au Rassemblement National. Il faut respecter cela. Et donc, ces dames, en prononçant ces mots, se disqualifient pour l'élection présidentielle et se mettent en dehors du champ républicain.
Merci, Edwige Diaz, député RN de Gironde. On va parler de votre région, durement éprouvée par les incendies de cet été, puisque je vous rappelle qu'RTL et M6 diffusent ce soir le concert caritatif organisé pour aider les sinistrés, organisé, animé, par Julien Courbet, qui sera l'invité de Marc-Olivier Fogé à la 8h15. D'ici là, dans un instant, vous...
Edwige Diaz