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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 7 décembre 2020 22 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeÉducation & rechercheTransports

Valérie Pécresse : "Il faut éviter un "effet Thanksgiving" et un rebond du Covid au lendemain des fêtes"

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:46OuverteRéponse directe

    Dans ces violences, voyez-vous des actes isolés, une aggravation du climat social ou tout simplement une chienlit qui doit cesser ?

  • 2:20RelanceRéponse directe

    Pour vous, ce qui changerait, c'est des sanctions judiciaires d'interdire aux black blocs d'aller manifester ?

  • 2:28RelanceRéponse directe

    C'est un problème judiciaire, selon vous, de sanctions judiciaires ou un problème de maintien de l'ordre ?

  • 3:18OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur ces dernières semaines de tensions autour de l'article 24 de la loi de sécurité globale ?

  • 4:37RelanceRéponse directe

    Quelle est votre position sur la reconnaissance de violences policières par le président ?

  • 5:34RelanceRéponse directe

    Êtes-vous d'accord avec l'existence de contrôles au faciès dans la police ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39PrésentateurFait
    « Des voitures ont été incendiées, des vitrines cassées, des policiers attaqués. »
  • 1:44PrésentateurFait
    « Je sais que la jurisprudence du Conseil constitutionnel ne permet pas d'interdire les manifestations à des casseurs. »
  • 3:26PrésentateurFait
    « Pour moi, cet article 24, il est mort. »
  • 3:39PrésentateurFait
    « Il est mort le jour où on l'a assimilé au fait que les journalistes devraient s'accréditer pour aller manifester. »
  • 4:21InvitéFait
    « Le président de la République a reconnu vendredi qu'il existait des violences par des policiers. »
  • 5:49PrésentateurFait
    « Les garanties, c'est très simple, c'est les caméras piétons. »
  • 6:09PrésentateurChiffre
    « On en a déjà financé 500 pour les polices municipales, et on en finance aussi pour les forces de sécurité dans les transports en commun. »
  • 7:43PrésentateurFait
    « Quand on sait qu'aujourd'hui, effectivement, le déferlement de haine sur les réseaux sociaux peut conduire à l'assassinat d'un professeur, on comprend qu'on est obligé de durcir cette rationale législative. »
  • 9:59PrésentateurFait
    « Entre 2014 et 2018, nous sommes un pays extrêmement bureaucratique. »
  • 10:09PrésentateurFait
    « Jean-Louis Borloo avait poussé un cri. Il avait demandé une commission d'enquête parlementaire pour comprendre pourquoi ça n'allait pas plus vite. »
  • 10:49PrésentateurChiffre
    « La région finance 250 millions d'euros pour les projets ANRU sur la région. On a budgété ces 250 millions il y a 4 ans. On en a dépensé 7. »
  • 12:05PrésentateurChiffre
    « Le problème, le cœur du problème, c'est qu'il existe aujourd'hui des dizaines de milliers d'enfants, de tous âges, de 3 jusqu'à 18, 17 ou 18 ans, qui sont scolarisés dans des écoles hors contrat, soumises à l'influence islamiste. »
  • 15:00PrésentateurChiffre
    « Un certain nombre, des dizaines de milliers de franciliens ont désactivé leur pass. »
  • 15:08PrésentateurChiffre
    « Le problème, c'est qu'on a encore 40% des franciliens qui se rendent au travail tous les jours. »
  • 17:31PrésentateurChiffre
    « Nous avons donné un chèque de 100 euros pour tous les étudiants boursiers. »
  • 20:05PrésentateurFait
    « Je dois malheureusement constater que les régions sont tenues totalement à l'écart de la stratégie vaccinale. »

Temps de parole

  • Présentateur71 %
  • Invité13 %
  • Présentateur 213 %
  • Auditeur2 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter, Léa Salamé, Nicolas Demorand, le 7-9. Et avec Léa Salamé, nous recevons ce matin dans le grand entretien du 7-9, la présidente de la région Île-de-France, également présidente du Mouvement Libre. Questions et réactions au 01 45 24 7000 sur les réseaux sociaux et l'application mobile de France Inter. Valérie Pécresse, bonjour. Bonjour. Samedi, une nouvelle journée de mobilisation contre la loi sécurité globale. s'est déroulée, elle a été émaillée de violences à Paris dans le 20e arrondissement. Des voitures ont été incendiées, des vitrines cassées, des policiers attaqués. En France, pour ce samedi de manifestation, il y a eu 67 policiers blessés, 95 interprétations.

Dans ces violences, Valérie Pécresse, voyez-vous des actes isolés, une aggravation du climat social du pays ou tout simplement, comme le dit Bruno Retailleau, une chienlit qui doit cesser ? Ce que je crois d'abord, c'est qu'on s'est rendu compte, encore ce week-end, que nos forces de l'ordre étaient d'abord là pour protéger, protéger le droit de manifester dans notre pays. Et je pense que c'est une prise de conscience qui est importante pour tous ceux qui aujourd'hui les critiquent. Alors par ailleurs, je suis, comme tous les Français, comme tous les Parisiens, je suis lassée, épuisée de voir ces violences, ces quiriales de violences toutes les semaines.

Et je me demande s'il n'y a pas là, quand même, un besoin de renforcer les sanctions, renforcer les sanctions judiciaires. Alors je sais que ce n'est pas simple, je sais que la jurisprudence du Conseil constitutionnel ne permet pas d'interdire les manifestations à des casseurs. Je pense qu'il faudrait quand même travailler sur une solution juridique qui permettrait de restreindre le droit de participer à une manifestation quand on a été condamné plusieurs fois pour des actes de saccage et de vandalisme, parce qu'en réalité, on n'est pas un manifestant, on est un black bloc, on est un casseur professionnel.

De la même façon, je m'interroge sur le fait qu'on ne puisse pas condamner des casseurs à réparer les dégâts financièrement, mais même à des travaux d'intérêt général. Enfin, j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de rappels à la loi, mais que derrière, l'institution judiciaire est un petit peu démunie pour prononcer des sanctions qui marqueront leurs auteurs.

2:20
Invité

Donc pour vous, ce qui changerait, c'est des sanctions judiciaires d'interdire aux black blocs d'aller manifester, c'est ce que vous dites. Pour l'instant, c'est cassé par le Conseil constitutionnel. C'est un problème judiciaire, selon vous, de sanctions judiciaires ou un problème de maintien de l'ordre ?

2:32
Présentateur

Je crois qu'il faut qu'on soit encore plus ferme dans les sanctions. Aujourd'hui, les sanctions sont essentiellement des rappels à la loi. Je crois qu'il faut qu'on aille vers le travail d'intérêt général. Je crois qu'il faut aller vers de la réparation, de la réparation financière. Et je crois aussi qu'il faut qu'on travaille à essayer, d'une manière ou d'une autre, de pouvoir restreindre le droit de participer à une manifestation quand on est connu pour être, et condamné pour être ultra-violent. Alors je sais que c'est compliqué de limiter le droit de manifester, mais s'agissant de personnes qui sont des professionnels de la casse et du saccage, à un moment donné, ça devrait être possible.

Et plus largement, Valérie Pécresse, quel regard portez-vous sur ces dernières semaines de tensions, de polémiques autour de l'article 24 de la loi de sécurité globale ? Le gouvernement a-t-il bien fait, selon vous, de reculer, de reprendre la copie ? Est-ce que le sujet est clos désormais ? Pour moi, cet article 24, il est mort. Il est mort le jour où on l'a assimilé au fait que les journalistes devraient s'accréditer pour aller manifester. Ce qui n'était pas d'ailleurs dans la rédaction initiale de l'article, mais ça a été dit.

3:40
Invité

Ce qui a été laissé entendre par le ministre de l'Intérieur.

3:46
Présentateur

À partir du moment où on a donné le sentiment avec cet article 24 de limiter la liberté de la presse, à partir de ce moment-là, cet article était voué à l'échec. Et donc, partant d'une bonne intention qui était celle de protéger les forces de l'ordre contre les agressions personnelles et le harcèlement sur les réseaux sociaux, on est arrivé à un article qui cristallise, j'allais dire, toutes les oppositions. Et donc, je crois que cet article 24, pour moi, il doit être complètement sorti de cette loi.

4:17
Invité

Le président de la République a reconnu vendredi qu'il existait des violences par des policiers, expression qu'il dit préférée à celle de violences policières, même si, a-t-il dit sur Brut, je peux le dire si vous le voulez, des violences policières. Sur ce point, Xavier Bertrand a dénoncé une faute qui n'est pas pardonnable. Selon lui, le président a lâché les forces de l'ordre en acceptant de parler de violences policières. Quelle est votre position dessus ?

4:39
Présentateur

Le en même temps, en matière de régalien, ça ne marche pas. On ne peut pas à la fois dire une chose à certains interlocuteurs et une chose à d'autres interlocuteurs. Donc, le sujet est simple pour moi, et c'est ce que je demande. Le chef d'État doit soutenir indéfectiblement les forces de l'ordre. Ça ne veut pas dire qu'à chaque fois qu'il y a une faute individuelle, ça ne veut pas dire qu'à chaque fois qu'il y a un dérapage raciste, ça ne veut pas dire qu'à chaque fois qu'il y a un acte qui sort complètement du cadre déontologique policier, il ne faut pas le sanctionner fermement et il ne faut pas avoir des condamnations qui soient exemplaires.

Au contraire, la police doit être exemplaire, parce qu'elle est la police. Mais je crois que le président de la République a donné le sentiment, effectivement, dans cette interview, de mettre en cause, de jeter le soupçon sur les policiers, et ça, ça n'est pas acceptable.

5:29
Invité

Il a aussi déclaré dans cette interview qu'il y avait dans la police un problème de contrôle au faciès. Quand on a une couleur de peau qui n'est pas blanche, quand on est un garçon, on est identifié comme un facteur de problème. Êtes-vous d'accord avec ça ?

5:41
Présentateur

Ça ne peut pas être le mode de fonctionnement de la police. Et moi, je crois qu'il faut qu'on ait des garanties là-dessus. Les garanties, c'est très simple, c'est les caméras piétons. Pour moi, la caméra piétons et la généralisation de la caméra piétons, c'est quelque chose qui protégera à la fois nos policiers, contre tout soupçon, et en même temps qui permettra de vérifier qu'ils remplissent leur mission dans des bonnes conditions de déontologie. C'est pour ça que la région s'est beaucoup investie sur le financement de ces caméras. On en a déjà financé 500 pour les polices municipales, et on en finance aussi pour les forces de sécurité dans les transports en commun.

Et ces caméras piétons, elles protègent. Elles protègent à la fois les Français et elles protègent aussi les policiers, et elles permettent de manière très neutre de dire toute la vérité sur les interpellations et sur leurs conditions. Donc pour vous, ça permettra de lutter contre les contrôles au faciès ? Ça permet de lutter contre tout soupçon qui pourrait porter sur les forces de l'ordre et leur mode d'intervention. C'est un soupçon ou c'est une réalité, les contrôles au faciès, Valérie Pécresse ? Moi, je ne peux pas accepter qu'on dise que nos policiers ne font pas leur travail de manière déontologique. Je pense qu'aujourd'hui, le sujet, c'est de garantir cela.

Il y a un ressenti qui existe. Eh bien, il faut donner les preuves que ce ressenti est inexact.

6:54
Invité

Un défenseur des droits donne les preuves en disant qu'un homme de couleur noire a beaucoup, beaucoup plus de chance. Je ne vais pas citer le chiffre parce que je ne l'ai pas en tête. Il y a des dizaines de fois de plus de chance. Je n'aime pas ce mot de chance, de risque.

7:06
Présentateur

De risque, d'être contrôlé qu'un homme blanc. Eh bien, si c'est le cas, il faut que ça change. Et donc, ça veut dire qu'il faut qu'on ait les conditions d'un bon fonctionnement de la police. Arrivons, Conseil des ministres. Cette semaine, le projet de loi confortant les principes républicains. Naguère appelait projet de loi pour lutter contre les séparatismes. Parmi l'arsenal de mesures proposées, il y a la création d'un délit de haine en ligne. C'est l'article 25, on a parlé du 24, ça c'est le 25 d'une autre loi. La création de ce délit, comment l'accueillez-vous ? C'est une bonne chose ?

Quand on sait qu'aujourd'hui, effectivement, le déferlement de haine sur les réseaux sociaux peut conduire à l'assassinat d'un professeur, on comprend qu'on est obligé de durcir cette rationale législative. Ce n'est pas de gaieté de cœur, parce que moi, j'ai toujours été attachée à la liberté d'expression. Les hommes politiques ont l'habitude de faire l'objet de critiques, y compris sur les réseaux. Quand je dis critique, c'est un euphémisme, parce que les réseaux sociaux sont quand même l'amplificateur du déconomètre, parfois verbal. Mais le problème, c'est qu'il ne s'agit plus d'insultes aujourd'hui. Il s'agit de menaces de mort, et les insultes peuvent dégénérer en menaces de mort.

Vous avez reçu, je crois, Cécile Duflo, qui elle-même fait l'objet d'un harcèlement, et à qui je veux adresser, évidemment, ce matin, toute ma profonde sympathie. Être harcelé. Quand on est célèbre, c'est une chose. Quand on est anonyme, c'est beaucoup plus difficile. Donc je crois que, malheureusement, la création de ce délit se justifie, et j'espère qu'on va trouver la bonne rédaction pour qu'il soit constitutionnel.

8:43
Invité

Sur la lutte contre les séparatismes, vous dites dans le JDD, on n'éradiquera pas l'islamisme si on ne casse pas les ghettos urbains. Vous prenez comme exemple le plan Borloo, qui entendait s'attaquer aux ghettos urbains. Le gouvernement affirme que 85% du plan Borloo a déjà été mis en œuvre ou est en passe de lettre. Les élus locaux contestent en général ce chiffrage. Vous, comme président de la région, quelle est votre position ? Est-ce que vous avez l'impression que le fameux plan Borloo et toutes ses propositions, 85% de ce plan Borloo a déjà été mis en route ou déjà appliqué ?

9:14
Présentateur

D'abord, j'ai une conviction. J'ai la conviction que, dans les territoires où la promesse républicaine n'est pas tenue, alors on a un terreau fertile pour tous les prêcheurs de haine, pour tous ceux qui prêchent la haine de la France. Donc le sujet, c'est comment faire en sorte que la promesse républicaine puisse être tenue dans tous les territoires. C'est mon obsession en tant que présidente de région. Réduire les fractures territoriales. Et pour ça, il faut aussi une stratégie urbaine. Et cette stratégie urbaine, c'était l'intuition de Jean-Louis Borloo, c'était l'intuition de Jacques Chirac.

C'est qu'il fallait absolument s'attaquer à ces poches de pauvreté qui sont les quartiers ghettos et qui se referment, que les classes moyennes fuient, dans lesquelles l'ascenseur social ne fonctionne plus. Le gouvernement dit qu'ils le font. Est-ce qu'ils le font ? Alors, d'abord, ce qu'il faut savoir, c'est qu'entre 2014 et 2018, nous sommes un pays extrêmement bureaucratique. Et le nouveau plan de renouvellement urbain a pris énormément de retard. D'ailleurs, Jean-Louis Borloo avait poussé un cri. Il avait demandé une commission d'enquête parlementaire pour comprendre pourquoi ça n'allait pas plus vite.

Et il avait proposé la régionalisation de l'ANRU en disant que ça ira plus vite si ce sont les régions qui sont en charge. Depuis 2019, c'est-à-dire depuis un an, il est vrai qu'il y a eu une démultipliée qui a été passée parce que je pense qu'il y a eu quand même une prise de conscience qu'on était vraiment au bout du chemin. Donc c'est vrai que depuis un an, on voit sortir plein de projets qui commencent, de contrats qui commencent à être négociés, à être signés. Mais c'est un peu tard. Et c'est surtout pas assez. Parce que, je le sais, Olivier Klein, le président de l'ANRU, me dirait, mais c'est quand même des milliards. Mais ces milliards, pour l'instant, on ne les a pas dépensés.

La région finance 250 millions d'euros pour les projets ANRU sur la région. On a budgété ces 250 millions il y a 4 ans. On en a dépensé 7. 7, ça veut dire que les projets ne sont pas sortis de terre. Ils ne sont pas sortis de terre parce qu'on est un pays dans lequel les autorisations prennent du temps, dans lequel les projets prennent du temps, dans lesquels on a du mal à engager l'argent de l'État, il faut quand même le dire. Et donc, du coup, on fait des promesses de milliards. Et c'est ça qui tue la crédibilité de la parole publique. C'est quand on fait des effets d'annonce, 10 milliards, et quand, à la fin, on ne dépense que quelques millions. Alors, il faut aller beaucoup plus vite.

Et il faut surtout que ce soit un projet porté par toute la nation. Parce que pour détruire des quartiers ghettos, il faut en reconstruire 2 ou 3 de mixité sociale réelle, en n'y mettant pas plus de 30% de logements sociaux, un plafond anti-ghetto, de façon à ce que, dans ces quartiers, on restabilise et on fasse revenir les classes moyennes.

11:43
Invité

Avant d'écouter les questions des auditeurs, une question sur un des points de cette loi qui arrive la mercredi en Conseil des ministres, la déscolarisation, pour lutter contre la déscolarisation des enfants. Emmanuel Macron veut rendre l'instruction obligatoire des 3 ans pour tout le monde. Il veut aussi attribuer à chaque enfant d'âge scolaire un identifiant national pour vérifier que chaque enfant est bien scolarisé. Y êtes-vous favorable ?

12:05
Présentateur

Le problème, le cœur du problème, c'est qu'il existe aujourd'hui des dizaines de milliers d'enfants, de tous âges, de 3 jusqu'à 18, 17 ou 18 ans, qui sont scolarisés dans des écoles hors contrat, soumises à l'influence islamiste. C'est ça le sujet. Et donc la priorité pour moi, c'est de fermer ces écoles hors contrat qui prêchent la haine de la France et qui sont contre les valeurs de la République. C'est à ça qu'on doit s'attacher. Mais c'est pour lutter contre cela.

12:33
Invité

En mettant l'instruction obligatoire à 3 ans, vous tuer dans l'os l'idée de mettre ses enfants dans une école.

12:37
Présentateur

D'abord, l'instruction, elle est là à 6 ans. Donc le sujet reste quand même très entier pour tous les autres âges. Donc ce que je crois, c'est qu'il faut vraiment qu'on ferme ces écoles hors contrat qui prêchent l'islamisme radical. C'est ça la situation.

12:51
Invité

Pas forcément l'instruction obligatoire des 3 ans. Je ne suis pas sûre. Là, il y a un risque aussi que le Conseil d'État censure cette exposition.

12:58
Présentateur

C'est pour moi un autre objectif qu'on poursuit avec la scolarisation obligatoire à 3 ans. La scolarisation obligatoire à 3 ans, pour moi, c'est beaucoup plus un facteur d'intégration supplémentaire pour des enfants qui auraient besoin d'aller à l'école plus jeunes. Et ce n'est pas sous l'angle de la menace islamiste qu'il faut le prendre. Allez, on file au standard. Quelques questions sur les transports. Isabelle, bonjour. Bonjour. Nous vous écoutons.

13:23
Auditeur

Bonjour, Madame Bécresse. Bonjour. C'est vous qui gérez Ile-de-France Mobilité. Et en ce qui concerne le pass Navido, par exemple, il n'y a aucun problème pour le suspendre pendant la période de confinement. En ce qui concerne le pass imaginaire pour les étudiants, à ce jour, il n'y a aucune réponse, enfin une réponse négative, pour une suspension, un report, une prolongation pour les périodes de fermeture de l'université. Au motif que ce n'est pas prévu dans le contrat, ce qui est tout à fait probable, mais je pense quand même qu'on pourrait trouver une solution pour les étudiants qui, pendant deux mois, sur l'année scolaire en cours, n'ont pas pu se rendre dans le zone de l'université.

13:58
Présentateur

Merci Isabelle pour cette question. Valérie Pécresse. Alors Isabelle, malheureusement, ce n'est pas l'Ile-de-France Mobilité qui gère les billets des transports. C'est une organisation qui s'appelle Commutitre, qui est une filiale de la SNCF et de la RATP. Et pour tout vous dire, je souhaite que l'Ile-de-France Mobilité puisse reprendre la gestion de Commutitre. Parce que, évidemment, j'aurais aimé qu'il y ait plus de souplesse, notamment pour pouvoir suspendre le pass imaginaire. Ce n'est pas le cas aujourd'hui dans le cadre des réglementations de Commutitre. Et malheureusement, je n'ai pas d'influence là-dessus. Mais j'aimerais bien en avoir une.

Sur l'application d'Inter, Mathieu vous demande pourquoi ne pas rembourser le pass Navigo pour novembre, alors que nous étions reconfinés et massivement en télétravail. Que pouvez-vous lui répondre ? Que le Président de la République a annoncé le reconfinement en octobre et qu'il avait la possibilité d'aller désactiver son pass Navigo. J'ai fait faire plein de communications par l'Ile-de-France Mobilité pour bien appeler les franciliens qui ne l'utiliseraient pas pendant le confinement à aller désactiver leur pass. Un certain nombre, des dizaines de milliers de franciliens ont désactivé leur pass.

15:04
Invité

Et pour les autres, est-ce qu'il faudrait les rembourser ?

15:06
Présentateur

Le problème, c'est qu'on a encore 40% des franciliens qui se rendent au travail tous les jours. Entre 40 et 50%. Donc je ne sais pas faire le tri aujourd'hui entre ceux qui continuent de travailler, ceux qui télétravaillent plusieurs jours par semaine. C'est très compliqué. Et surtout, ils avaient la possibilité de désactiver leur pass. Donc on n'est pas dans la même situation qu'au printemps où tout a été pris par surprise et on n'a pas pu aller désactiver son pass. Deux questions sur les universités, sur l'appli d'Inter. Pouvez-vous intervenir pour la reprise des universités et des grandes écoles ?

Première question, dans le même ordre d'idées, on parle trop peu des facs, des écoles post-bac qui sont totalement en enseignement distanciel. C'est très dur pour les premières années et début février date de la reprise telle qu'elle est fixée aujourd'hui. C'est déjà quasiment la fin de l'année dit Delrieux, cet auditeur. Alors que pouvez-vous faire pour la réouverture, peut-être anticiper, des universités et des grandes écoles ? Absolument, je suis intervenue auprès du président de la République pour demander la réouverture anticipée des universités. Alors pas tout de suite début janvier parce que juste après les fêtes, je pense qu'il faudra aller se faire tester massivement.

C'est-à-dire qu'il faut éviter à tout prix une troisième vague et pour ça, on aura besoin que tous les franciliens aillent se faire tester au lendemain des fêtes parce qu'ils auront vu leurs proches et donc il faut éviter l'effet Thanksgiving. Vous savez ce qui s'est passé aux Etats-Unis ? Tous les Américains sont partis dans leur famille et ils ont déclenché une nouvelle vague de contamination. C'est pour ça que la région aujourd'hui a mis des barnum de tests dans les gares, dans les territoires ruraux, elle fait circuler des bus et dans les grands centres commerciaux jusqu'à la fin janvier, il y aura aussi des barnum de tests.

Donc je demande, et notamment aux jeunes puisqu'on parle des universités, d'aller se faire tester au lendemain des fêtes.

16:53
Invité

Et la roue est ouverte sur les universités ?

16:54
Présentateur

Et en revanche, une fois qu'une semaine sera passée, 15 jours, je pense qu'on doit pouvoir réouvrir les universités. Nous avons une détresse étudiante qui est extrêmement forte et ça se ressent évidemment particulièrement en Ile-de-France. C'est une grande région universitaire et où les logements étudiants sont particulièrement chers. Donc nous sommes très à l'écoute de cette détresse. Nous sommes en train de travailler sur comment aider davantage les étudiants. Nous allons faire des distributions alimentaires dans 100 villes d'Ile-de-France dans les semaines qui viennent parce que la pauvreté monte et nous les ferons aussi dans toutes les facs qui le demandent.

Nous avons donné un chèque de 100 euros pour tous les étudiants boursiers pour leur permettre de payer leurs abonnements Internet et on va continuer à les accompagner. Il faut qu'ils retrouvent le chemin de l'université ou de l'école. En plus, elles ont tous les outils, les universités, pour faire de la demi-jauge, pour faire du distanciel, présentiel, comme on dit, de l'hybride synchrone dans le jargon d'éducation. Il faut en finir avec le virtuel. Il faut en finir avec le virtuel parce que ces jeunes ont besoin de se construire surtout les premières années. Une dernière question. Transport, vont-ils, vous, à la région ? C'est Julien, qu'on n'arrive pas à joindre la ligne, saute toujours.

Allez-vous étendre les subventions pour les propriétaires de vélos qui vont électrifier leurs vélos ? Ah ah ! C'est une très bonne question. Vous savez que la région a une prime de 500 euros pour tous les franciliens pour acheter un vélo électrique. J'en profite, c'est bientôt Noël. Donc si vous avez envie d'un cadeau utile à l'environnement et à la santé, le vélo électrique. Alors comment on fait pour les toucher les 500 euros ? Il y a une plateforme de la région et vous mettez juste votre facture et en fait, vous devez d'abord demander la subvention de votre ville. Certaines villes très riches, la ville de Paris par exemple, ont des subventions.

D'autres villes beaucoup plus pauvres ou des villages n'ont pas de subvention. Et après, la région compense jusqu'à 500 euros. Sur le rétrofit, parce que ça s'appelle comme ça, des vélos classiques en vélo électrique. Je souhaitais aussi pouvoir aider ce rétrofit. Mais je me heurte à une contrainte, c'est que pour l'instant, il n'y a pas de réglementation sur le rétrofit. Et on me dit que je prendrais un risque pénal, ça ne s'invente pas, à subventionner du rétrofit dérégulé, c'est-à-dire en fait, du bidouillage de vélos où on ne saurait pas à combien de kilomètres ils peuvent rouler et si c'est bien fait.

Donc j'attends la réglementation et j'ai demandé à la ministre des Transports de me donner cette réglementation. Alors le paradoxe, c'est qu'en revanche, la région va financer le rétrofit des voitures individuelles. J'en profite. 2 500 euros. 2 500 euros. Oui, parce que maintenant, nous avons un décret qui permet, par exemple, pour une Clio qui est thermique, de changer juste son moteur. Donc 2 500 euros

19:34
Invité

pour le cas de Noël, c'est quoi ?

19:35
Présentateur

Pour rétrofiter son véhicule thermique s'il a plus de 5 ans et le transformer en véhicule électrique, c'est beaucoup moins cher que d'acheter une voiture,

19:42
Invité

c'est de l'écologie sociale. On va trouver le mot français pour rétrofiter. Jean Castex a tracé les grands axes de la campagne de vaccination. Les pensionnaires des EHPAD ont priorité dès janvier, en février pour les personnes fragiles et âgées, enfin au printemps pour la population en général. La Grande-Bretagne commence à vacciner demain. Le séquençage, le calendrier français vous semble-t-il bon ou en retard ?

20:03
Présentateur

Je dois malheureusement constater que les régions sont tenues totalement à l'écart de la stratégie vaccinale. Je crois que Renaud Muselier a porté notre voix pour dire qu'on était l'arme au pied pour aider le gouvernement, notamment sur la logistique parce que nous avons beaucoup d'infrastructures. Nous gérons par exemple les instituts de soins, de formation en soins infirmiers. Donc on a proposé notre aide. Pour l'instant, on n'en a pas voulu. Pourquoi on n'en veut pas votre aide ? Écoutez, ça, il faudra le demander au gouvernement.

Mais en revanche, ce que je souhaite et ce à quoi je serai très vigilante sur la stratégie vaccinale, c'est qu'il y a un égal accès aux vaccins dans tous les territoires. Parce que, vous le savez, la désertification médicale malheureusement est une réalité. Elle est une réalité dans les quartiers populaires mais aussi, et encore plus, dans les territoires ruraux. Donc il faut qu'on ait une égalité d'accès de tous les Français aux vaccins. C'est pour ça que les régions proposent leur aide. C'est pour pouvoir faire de la vaccination sur roue ou bien pouvoir amener les vaccins

20:58
Invité

au plus près des habitants. Valérie Pécresse, dernière question. Jean-Michel Blanquer devrait diriger la liste La République En Marche au Régional. Face à vous, en juin prochain, la majorité vous met un homme de droite respecté par votre camp politique, l'homme du retour de l'autorité à l'école. Vous le prenez comme un affront ?

21:14
Présentateur

On m'annonce une demi-douzaine de ministres du gouvernement sur cette campagne régionale en Ile-de-France. Alors je me pose une question. Je ne savais pas qu'il y avait autant de ministres du temps libre au gouvernement. Nous sommes dans une triple crise sanitaire, économique et sociale, sécuritaire, terroriste, et il semble que cette élection régionale focalise toutes les énergies. Je pense que c'est faire beaucoup d'honneur à la région Ile-de-France. En tout cas, pour ce qui me concerne, moi je suis 150% à la tâche pour laquelle mes électeurs m'ont choisi.

21:46
Invité

Il vous envoie Jean-Michel Blanquer, Emmanuel Macron, c'est un message à votre avis ?

21:51
Présentateur

Écoutez, je ne crois pas qu'on envoie quelqu'un dans une élection. Je crois qu'un territoire, une région, c'est une passion, c'est une vocation. Il faut en avoir très envie. C'est très dur au quotidien. Et voilà, après, les Franciliens verront qui est vraiment motivé pour les diriger. Merci. Merci. Madame la Présidente de la région Ile-de-France, Présidente du Mouvement Libre, merci d'avoir été au micro d'Inter ce matin. On va rétrofiter une page de pub et accueillir Claude Ascolovitch en upgrade. A tout de suite.