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interviewBackseat· 28 septembre 2025 77 min

Spécial ruralité - avec Michel Fournier, nouveau ministre !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Nous, on vit les choses au quotidien. C'est le maire qui doit rentrer les vaches. C'est le maire qui doit récupérer le chien.

Ça veut dire qu'il nous faut à un moment donné nous libérer. C'est pour ça que j'aime bien la Mirabelle. Dans cette émission Backseit spécial ruralité, on voulait recevoir des personnes qui agissent dans la ruralité, des associatifs, des personnes qui montrent des projets, qui tentent de redynamiser le tissu social, aider les mers dans les centres-villes également.

Je vous propose qu'on accueille une première invitée. Un tonre d'applaudissement pour Marie Dubost. [Applaudissements] [Musique] Salut Marie, merci d'être avec nous.

Marie, je te présente, tu es la responsable animation du réseau à la Fédération nationale solidarité femme. Est-ce que tu peux nous présenter ce cette organisation ? Bien sûr.

Donc déjà, bonsoir et merci beaucoup de m'avoir invité. Donc je travaille à la Fédération nationale solidarité femmes qui est une tête de réseau féministe qui a plus de 40 ans d'existence et qui rassemble en fait 83 associations partout en France qui sont spécialisées dans l'accueil, l'accompagnement et l'hébergement des femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants. Et on gère également, on a créé il y a plus de 30 ans et on gère aujourd'hui le 3919 qui est le numéro national d'écoute, d'information et d'orientation pour les femmes victimes de toute forme de violence.

Donc je rappelle que c'est un numéro qui est complètement gratuit, anonyme, confidentiel, accessible 24h sur 24, 7 jours sur 7. Donc vous pouvez appeler ce numéro si vous vous posez des questions, que vous êtes un proche d'une victime, un professionnel aussi et et qu'il est accessible bien sûr en ruralité aussi dans les départements et régions d'outre mer. Et donc notre réseau, il intervient aussi en en ruralité bien sûr.

He bah on va en parler justement parce que la raison pour laquelle on a voulu t'inviter Marie sur ce plateau aujourd'hui, c'est parce que vous lancez une campagne de communication et de mobilisation sur les violences faites aux femmes en milieu rural. C'est quoi cette campagne ? Alors en fait cette campagne elle part d'un chiffre assez alarmant, c'est que en milieu rural il y a 50 % des féminicides alors qu'il n'y a que 30 % de la population.

Et ça comment ça s'explique ? Est-ce que ce serait parce que les hommes ruraux sont plus violents que les hommes urbains ? Non.

Ouais, c'est ce que j'allais te demander. C'est qu'est-ce qui explique cette disproportion ? En fait, les occurrences de violence sont les mêmes partout sur les territoires.

Euh mais c'est les conséquences de ces violences qui vont être plus dramatiques en ruralité à cause de certaines spécificités, notamment le manque de mobilité puisque'en ruralité, il y a 80 % des déplacements qui se font en voiture. Donc euh voilà, si la femme n'a pas accès à une voiture ou que son on appelle ça le contrôle kilométrique, si elle est contrôlée vis-à-vis de ça, euh les transports en commun, on sait que c'est compliqué en ruralité. Et puis il y a aussi la question de l'accès aux services, que ce soi les services de santé, de gendarmerie, de justice, euh les associations spécialisées surtout hein, qui essayent de faire de l'allée vert mais qui ne peuvent pas être financé pour aller partout.

Et donc ça a pour conséquence en fait un retard dans la prise en charge dans le repérage puis dans la prise en charge des victimes. Et donc les femmes, qu'est-ce qui se passe pour ell ? Ben, elle renonce, elle renonce aux soins, elle renonce aux démarches juridiques, elle renonce à l'accompagnement social et donc elle reste en fait au domicile à subir les violences et c'est pour ça queil y a plus de féminicides.

Les associations qui pourraient les aider, elles ont pas les moyens de répondre à toutes les demandes. Donc cette campagne, c'est parce qu'en fait on fait ce constat qui n'est pas un constat essentialisant de la campagne, mais qui est vraiment un constat politique d'un désengagement de l'État qui fait suite à des décennies de politique publique qui n'ont pas priorisé la la ruralité. Est-ce que quand dans l'élaboration de cette campagne, parmi les spécificités évidemment sans être essentialisant, il y avait le le fait que on sait que les femmes victimes de violence ont souvent honte et c'est quelque chose qui les retient aussi euh d'aller euh voir porter plainte ou d'aller voir des associations et cetera.

Quand on est dans des euh dans des petits villages et cetera, on sait que les informations circulent plus vite où les gens se connaissent, il y a une proximité qui est plus grande en tout cas que dans les villes. Est-ce que c'est aussi un facteur ou pas forcément ? Euh oui, l'interconnaissance euh c'est un facteur effectivement euh notamment euh forcément si si la femme victime voit son mari qui joue au foot tous les dimanches avec le maire et le gendarme, c'est beaucoup plus compliqué pour elle d'aller demander de l'aide.

Les associations féministes spécialisées, elles l'ont très bien compris puisqueaujourd'hui elles savent que les femmes, elles vont pas forcément être en capacité d'aller pousser la porte de l'association. Et c'est pour ça qu'elles font ce qu'on appelle de l'allée vert, qu'elles doivent aller là où les femmes se trouvent de manière discrète. Il peut y avoir des permanences délocalisées ou des vanes itinérant qui sillonnent le territoire pour voilà aller à leur rencontre aussi de manière plus discrète.

Et c'est pour ça que aussi on a besoin des élus et donc les municipales c'est aussi cette occasion de mobiliser. Est-ce que c'est plus difficile pour les victimes de de violence de se protéger ou de se réfugier quand elles vivent en milieu rural ? C'est plus difficile euh notamment euh parce que on peut pas enjoindre aux femmes euh de partir si elles n'ont pas de toit sur la tête, si elles n'ont nulle part où aller.

Surtout qu'elles ont souvent des enfants et en ruralité, il y a notamment la question de l'hébergement et du logement aussi qui se pose euh parce qu'il y a très peu de place d'hébergement spécialisé. Quand il y en a, il faut aussi financer l'accompagnement des associations qui va avec l'accompagnement social. Il y a plus logements sociaux.

Euh là, il y a une initiative qui a vu le jour qui est intéressante, c'est par exemple, vous savez en ruralité, il y a beaucoup de logements de fonction, des écoles ou des collèges qui sont inoccupés en fait. Pourquoi ne pas les remettre en l'état pour en faire des hébergements pour femmes victimes de violence avec leurs enfants par exemple ? Lomir, je pense que quelque chose d'autre que ça m'intéresserait que tu en parles un peu, c'est que souvent on ne sait pas parce que on parle de la campagne comme d'un espace géographique, mais c'est aussi un espace social.

Euh 75 % des gens qui habitent à la campagne, c'est des classes populaires. Donc en fait, il y a aussi, j'imagine, un sujet économique. Comment est-ce que ça se manifeste ça pour vous ?

Euh pour nous, ça va être un de nos axes de priorité dans notre plaidoyer, la question de la précarité des femmes en milieu rural. Euh en fait, ce qu'il faut aussi savoir, c'est que dans le parcours de sortie des violences conjugales, l'indépendance économique est vraiment cruciale. Euh et en ruralité, on le sait, il y a des opportunités professionnelles plus limitées.

Il va y avoir beaucoup d'emplois précaires chez les femmes, notamment dans les secteurs du soin ou de l'aide à la personne. C'est 25 % des femmes alors que c'est que 11 % en ville. Pour les agricultrices aussi, les agricultrices, elles gagnent 30 % moins que les hommes agriculteurs et leurs exploitations sont 40 % plus petite.

Et j'ai même pas encore parlé des dromes, mais je pense que c'est intéressant de souligner aussi que pour les femmes ultramarines, la vie cher région d'utre mer, voilà, la vie chère aussi les impacte doublement. Par exemple, on a parlé à notre association de Martinique qui nous a expliqué que les femmes aident à domicile là-bas en fait n'ont pas les moyens d'avoir leur propre voiture. Donc elles louent 25 € par jour des voitures pour pouvoir faire les trajets entre les différentes familles pour les femmes à domicile.

Ouais. Fâche euh Namou et du coup par rapport à votre politique d'aller vers justement les femmes qui osent pas forcément se rapprocher des associations comme comme les vôtres, est-ce que justement il y a aussi une une volonté par exemple de d'intervenir auprès bah du public concerné que ce soit dans les écoles ou pour sensibiliser en fait la population et leur faire connaître vous vos dispositifs en tout cas ce que vous aimerez mettre en place pour les zones rurales aussi. Ouais.

Ouais. Alors, je vous le disais, on est en on est en direct du congrès de l'association des maires ruraux de France. Donc, il y a des annonces micro qui sont faites.

Et actuellement, c'est quoi l'annonce micro ? Bah, c'est sur backsite jusqu'à 21h. Ensuite, petit rappel de l'intervention à 19h30 de Sylvain Chavanel et de Raphaël Rug.

Ouais. de la Fédération des trucs. Ça va, c'est pas on a perdu le petit Jean Macier une petiteur pour présenter la Fédération.

Je pense que vous allez y apprendre. Apparemment sur le stream en fait, ils entendent pas la voix parce que les micros sont captent pas la voix. Nous sur le plateau, on peut pas se concentrer parce que là, on a une on a une annonce de gare là en fait.

Avant de excusez-nous, excusez-nous avec la soirée du poitou. On on arrive tout de suite. On est toujours avec Marie du Bost et Namou, tu reposais une question que tu peux résumer ma question.

Du coup, euh justement par rapport à votre initiative de de d'aller vers le public concerné, est-ce que vous vous envisagez aussi de mettre en place des des systèmes de prévention, de sensibilisation auprès de des écoliers, des des collégiens, des lycéens, enfin en tout cas de la population qui est concernée par ces questionsl afin de leur faire connaître déjà vos associations et aussi vos vos euh comment on dit euh justement vos initiatives à venir là on tu peux attendre si tu veux que ce soit fini là il y a une annonce d'apéro en plus c'est hyper important on est sur l'apéro du congrès de l'association des maires ruraux de France et apparemment les gens dans le chat me confirment qu'ils entendent bien 18h45 ça va être ça va être pénible à un moment non ça va aller ça va aller OK vit Marie c'est à toi je t'en supplie donc effectivement Un axe aussi très important, c'est un peu le package sensibilisation, prévention, formation. Le rapport femme et ruralité du Sénat de 2021, il montre qu'en fait les femmes, elles ont souvent aucune connaissance des dispositifs qui pourraient leur venir en aide. Donc les je continue, je continue.

Les municipales, c'est aussi l'occasion de rappeler qu'on peut mettre en place des campings, des campagnes d'affichage dans tous les lieux de vivre ruraux, les mairies, les écoles, les CAS, les pharmacies, les cabinets médicaux. et aussi formation des professionnels, tous les professionnels qui peuvent intervenir dans la prise en charge des femmes juste à côté vousz non vas-y là oui enfin je sais pas si du coup ils nous entendent ils entendent ou pas ils entendent un peu mais apparemment ça les dérange pas ah d'accord bon non non mais c'était parce que comme tu as évoqué le sujet par rapport au municipal à venir est-ce que du coup il y a un plan d'engagement enfin sur lequel vous demandez au candidat au municipal de Ouais de de ouais de prendre un engagement en fait sur sur les mesures ou enfin Ouais quels sont les les principales principales demandes Merci Merci beaucoup de me poser cette question. Donc en fait déjà pourquoi est-ce que on part sur les mères ?

Pourquoi les mères c'est intéressant pour nous ? Vous l'avez dit tout à l'heure sur 36000 communes, il y a 30000 communes rurales. Donc les les mères, c'est un peu le point commun entre toutes les formes de ruralité partout en France.

Et c'est aussi des acteurs clés de proximité. C'est des relais de confiance souvent. Donc ils ont vraiment un rôle crucial dans le parcours de de sortie en fait des femmes victimes de violence. et l'interconnaissance dont on parlait tout à l'heure, il y a vraiment un enjeu à ce que ça ne soit plus enfin ça ne serve plus un un système d'impunité mais que ça serve au contraire un système de solidarité au sein des villages.

Et les municipales pour pour nous c'est un un levier très important parce que on défend que la lutte contre les violences faites aux femmes, c'est une responsabilité politique à toutes les échelles, y compris locales. Après, bien sûr, ça doit être toute une chaîne parce que si les maires ils ont pas les moyens non plus au-dessus au-dessus, forcément, ils pourront pas faire grand-chose. Mais c'est pour ça qu'on en fait on va lancer une campagne de mobilisation parce qu'on aimerait lancer un mouvement pour faire évoluer un un symbole dans nos vies, au cœur de nos vies.

C'est le mariage. En fait, on s on va s'appuyer là-dessus. C'est vous voulez faire quoi exactement ? parce qu'en gros, vous savez que c'est les mèes qui prononcent les vœux de mariage et du coup, on veut on aimerait s'appuyer là-dessus et d'ailleurs, s'il y a des personnes dans les campagnes municipales qui nous écoutent, ça pourrait vous intéresser.

En gros, euh l'idée ce serait que les maires s'engagent à dire oui à l'amour et non aux violences conjugales. Ah, donc au moment où il célèbre les mariages ? Ouais. au moment de la célébration du mariage.

Il y a des applaudissements ici. Ça va avoir lieu dans la mairie de THB, je pense. Euh mais ça voudrait ça veut dire quoi concrètement si les les les qu'est-ce qu'un maire rural qui veut s'engager à vos côtés peut faire ?

Alors donc déjà, il y aurait cette campagne de mobilisation hein, qui est un peu voilà symbolique la question du mariage. Une association féministe veut engage des maires à changer euh le discours des vux de mariage pour y intégrer un nom ferme parce que c'est un pact républicain le mariage aux violences conjugales. Ça montre que dans sa commune en fait ça ne passe pas.

Donc euh il prend position en fait aussi contre les violences conjugales. Et on va aussi éditer un guide plus concret où il y aura plein plein de mesures de comment peuvent s'engager les élus. Je parlais euh des remises en l'état de logement de fonction, mais il y a aussi la question sur l'hébergement de créer un réseau intercommunal de mise en commun d'hébergement parce que si la femme, elle est obligée de partir de chez elle, elle pourra pas rester dans le village.

Donc il faut qu'il y ait des solutions en fait dans les villages d'à côté et euh et plein d'autres choses notamment avec les les associations aussi. Et j'avais une question qui est autour justement de cette interconnaissance parce que est-ce que souvent les les femmes que vous suivez, est-ce qu'elle demande plutôt à partir du village et du coin ou est-ce qu'elles veulent plutôt rester ? Parce que c'est à double tranchant cette histoire.

J'imagine que quand tu as tout un réseau de solidarité avec tes habitudes et cetera, tu peux dire "Pourquoi c'est à moi de partir finalement ?" Moi, j'ai rien demandé, je suis une victime. Et puis on sait aussi dans les milieux populaires que les grands-parents, les amis jouent un rôle, y compris un jour un rôle de garde et cetera.

Et en même temps, la perspective de rester dans le même village que ton agresseur doit être très compliqué. Donc comment ça se passe concrètement ? Ouais.

Bah c'est sûr que pour les femmes en fait déjà dans la majorité des situations, malheureusement ce sont les femmes qui se retrouvent à devoir partir. Et donc en fait il y a un véritable déracinement quand comme tu le dis en ruralité encore plus dans les départements et régions d'outreemer où ça peut impliquer carrément de devoir quitter l'île avec déjà le coût que ça peut représenter de prendre un avion avec toutes ses affaires et cetera. Euh et donc effectivement l'idéal ce serait de pouvoir enfin ce serait que ce soit l'agresseur de partir.

Ce n'est pas toujours possible parce que bon c'est des procédure voilà d'éviction du conjoint violent et des fois le danger est trop grand et c'est trop et ça prend trop de temps. Donc la femme elle doit partir avec ses enfants, changer la scolarité, trouver des nouveaux modes de garde, c'est très compliqué. Ouais.

Merci Marie Dubost d'être venue sur ce plateau. Merci d'être venu témoigner et de d'être venu nous présenter cette campagne que vous menez avec la Fédération nationale solidarité femme. Merci beaucoup de m'avoir invité.

Merci. À très bientôt. Merci Marie.

On continue chers amis sur ce plateau à recevoir des personnes impliquées, des personnes qui militent, des personnes qui se battent dans la ruralité et on accueille tout de suite un nouvel invité. Il s'agit de Thbo Renaudin. Viens Thbo, viens nous rejoindre sur ce plateau.

Tu es le président d'Insit euh et tu es également le maire de terme d'Armaniac dans le GERS. Exactement. Tu vas bien ?

Je suis en pleine forme. Merci d'être avec nous. Insit, ça existe depuis 2019.

C'est une organisation qui aide gratuitement les communes de moins de 1500 habitants à accueillir des jeunes de 18 à 25 ans en service civique. C'est une sorte d'Erasmus rural. J'adore, j'adore l'expression Erasmus Rural.

C'est bien. J'aime bien. C'est bien.

Euh, raconte-nous un petit peu comment c'est né cette initiative. C'est quoi c'est quoi le concept ? En fait, c'est exactement ce qu'a dit Lumire tout à l'heure.

On est fatigué d'avoir des discours larmoyants sur la ruralité. Dans les territoires ruraux, les territoires de moins de 1500 habitants, les villages de moins de 1500 habitants, c'est 27000 communes en France. sur les 35 aujourd'hui, un peu moins de 35, c'est 27000 communes.

Dans ces 27000 communes, il y a des gens extraordinaires là comme ailleurs, des maires des responsables associatifs, des jeunes, des vieux qui tous les jours mettent en place, invent, portent des projets qui ont du sens au service de l'environnement, du lien social, de la lutte contre les inégalités à tout niveau. Il y a des gens fantastiques, sauf ces gens-là, ils ont alors il y a des gens fantastiques là comme ailleurs, mais eux ils ont un point commun, c'est qu'ils ont pas beaucoup de moyens humains et très peu de moyens financiers. Et donc ça génère une sorte de frustration de se sentir à côté d'eux malgré l'initiative, l'engagement, le combat de tous les jours.

Et donc ça donc je me suis dit avec d'autres il y a il y a il y a 7 ans, bah il faut essayer de réunir deux choses qui étaient euh deux éléments qui étaient un peu contreintuitifs, c'est-à-dire l'ulturalité qui à l'image de territoire les pieds dans des bottes en caoutchou dans la glaise, ça sort pas. On a des valeurs, des traditions qu'on pourrait pas partager avec d'autres. Ça c'est l'image un peu d'épinal et puis des jeunes qui sont feignants repliés sur eux-mêmes qui s'intéresse pas au reste du monde et cetera.

Bon déjà Socrate enfin Platon disait que Socrate disait la même chose il y a il y a 2500 ans. Bon a voulu relier ces deux clichés là tu dis on va les péter les ben ceuxlà on va les on va les réunir. Bon quand j'ai eu cette idée-là euh il y a des gens qui m'ont dit l'idée est géniale mais est-ce que ça va marcher ?

H est-ce que ça va marcher ? Et ben au bout de 6 ans et demi maintenant d'action, on accompagne, on est dans 9 régions, plus de 200 villages qui sont accompagnés et des jeunes qui vont dans tous les villages. La taille moyenne de nos villages c'est 400 entre 400 et 500 habitants.

Ils vivent pendant 6 mois par équipe de deux. Ils s'engagent 24 heures par semaine chacun. Il s'implique au service de ceux qu'il font, c'est-à-dire qu'on n'est pas une association descendante mais ascendante.

On travaille avec, on fait un petit travail de diagnostic territorial avec les maires en disant voilà qu'est-ce que vous faites comme projet ? Sur quoi on peut venir vous aider ? Donc on définit deux trois projets par jeûne et ça ça dure 6 mois.

Et ce dont on se rend compte, c'est d'abord que ça ça vit bien. Ça vit bien pourquoi ? Parce que les jeunes, ils ont ils sont encadrés, ils ont un service civique, ils ont une petite indemnité, ils ont un logement gratuit qui a une double signification.

C'est d'abord bah le modèle économique, il est quand même plus facile hein quand on est hébergé. Donc ce qui a ce qui nous permet d'envoyer des jeunes partout. Et de ça veut dire bienvenue chez nous.

Chez nous c'est chez vous. H, ça change tout ça. Je rappelle que le service civic, c'est un dispositif qui permet aux 18 24 ans de s'engager dans une association, une 25 ans.

Oui. 25 30 situation de handicap. Ouais, effectivement.

Qui permet de s'engager dans une association, une collectivité territoriale ou autre pour un contrat de de de 24 heures par semaine avec une indemnité. C'est quoi les types d'actions que font que mènent les jeunes ? Alors, c'est très très variable.

Ça peut être un sentier de randonnée, ça peut être un travail avec une une épade, ça peut être un travail de autour de la question du patrimoine, de la culture, la mémoire aussi. Vous avez fait tout ce truc autour des anciens qui racontent la mémoire du village et les jeunes, ils vont vraiment enregistrer ce qui s'est passé dans le village, dans c'est quoi cette place ? Enfin, c'est incroyable.

Trop bien. En fait, c'est un maillage de projet. chaque village, dans les 200 villages qu'on accompagne, mais il y a une très grande diversité de de projets.

Et ce qui est notable, c'est que je salue Elodie qui est là-bas, qui est la condatrice avec moi d'Insite, c'est que aujourd'hui 20 % 18 à 20 % des jeunes qui passent 6 mois dans les villages qui viennent souvent de très loin restent sur le territoire après et en 6 ans et demi, ça a créé 30 emplois directs sans compter les emplois indirects. Les jeunes s'installent, les jeunes s'installent, il repartent pas. Ah, j'aurais dit que d'accord.

Pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe ? c'est que on a dans nos territoires, on a des émetteurs de projets, des élus locaux, des responsables associatifs qui ont plein de projets.

Sauf que pour recruter des gens, ben dans leur environnement direct, les populations sont réduites et donc on ne trouve pas forcément les gens. Nous, on est en contact avec plein de récepteurs potentiels qui viennent de France et d'ailleurs d'Afrique, d'Europe et qui sont intéressés par ces projets. qu'on les fait venir et faire en sorte que autour de projets communs et de vie commune, on apprend à se connaître, on apprend à s'engager ensemble après au bout de 6 mois parce que chacun de nos villages sont des endroits extraordinaires où qu'ils soit de de la Corse à la Normandie, de l'Alsace au Pays-Basque, il y a des endroits extraordinaires avec des gens extraordinaires.

Tu l'as dit tout à l'heure, la ruralité c'est pas qu'une c'est c'est pas qu'une géographie, c'est des gens qui vivent et des projets. Euh parmi les jeunes qui justement rejoignent Inside Insit pardon et qui on dit comme on aime Insit et qui font justement ces services civiques. Quel type de profil vous avez ?

Est-ce que c'est forcément des jeunes issus de la ruralité ou pas forcément ? Est-ce que voilà il y a enfin est-ce que vous avez un profil type ou pas ? Forcément surtout pas.

Non. On n pas de profil type. Et les gens ils viennent il y a à peu près autant d'urbain que de ruraux.

Il y a un peu plus de femmes que d'hommes, mais c'est des gens qui viennent d'un peu partout parce que il ils postulent à des projets directement. Ils viennent pas globalement, il y a pas de de projet normés. C'est à tel endroit dans ce village, ce projet sur l'environnement, sur le lien social, j'ai envie de m'y impliquer et donc j'y vais.

Voilà. Donc il y a des gens qui postulent un peu partout. L'année prochaine, c'est les municipales.

Est-ce que Incite ne participe pas aussi à créer la nouvelle élite politique locale ? Alors, je sais pas si c'est une élite, mais en tous les cas, c'est des gens qui auraient envie. OK.

À quoi incite à à cette petite magie aussi, c'est de faire en sorte que nos jeunes ils sont ils vivent avec des élus locaux au moins 24 heures par semaine, voir un peu plus parce qu'ils vivent là, ils sont bénévoles, ils s'engagent et cetera. Ce qui fait qu'il voi différemment la démocratie se décliner sur le terrain. C'est-à-dire qu'on n'est pas dans les enjeux nationaux de rupture, de fracture, de combat les uns contre les autres. moi dans ma mairie qui sont élu avec moi, il y a des gens qui pensent pas comme moi, mais on travaille ensemble, on construit ensemble et donc ces jeunes-là, ils ont une vision de la démocratie tout à fait différente.

Donc je suis convaincu, là c'est la première c'est le premier la première échéance électorale qu'on va vivre en avec Incite, mais je suis convaincu envie, c'est sûr. OK. L'omir euh je voudrais bien ton avis sur un truc.

Il y a quelques jours, j'ai discuté avec Manon Rouselopaillet, tu sais, qui dirige le MRJC, le plus grand mouvement de de jeunesse rurale rural de jeunesse mouvement rural de jeunesse chrétienne. Donc le plus grand mouvement de jeunesse rurale. Et elle disait "Ce que j'aime du MRJC, c'est que on prouve qu'on n'est pas obligé de faire un passage par la ville pour s'ouvrir l'esprit et cetera." Parce que beaucoup des préjugés qu'il y a sur les ruraux, notamment avec l'augmentation du vote RN ces derniers temps, c'est ah mais c'est parce que ils sont jamais sortir de leur trous, c'est parce qu'ils ont jamais vu autre chose et cetera.

Et ce que je trouve vachement intéressant de INIT, c'est que vous vous amenez les gens dans un village en partant du principe que c'est un changement, enfin que c'est de l'ouverture d'esprit. Je vois un peu ton avis là-dessus. Ouais, on on on participe à peut-être un peu modifier l'image des territoires euros.

D'abord, on dit que les territoires euros, ces territoires, tous ces territoires euros, ils sont dynamiqu, innovant, joyeux et solidaires. Dynamique, innovant, joyeux et solidaire. Ça change la donne d'une image un peu moisie de de de ces territoires.

Donc ça crée de l'envie, ça change l'image et on fait tout un travail de valorisation de ces villages. Pour ça, à chaque fois, on dit quand on arrive dans un village, c'est le plus beau village au monde et c'est à chaque fois les plus beaux villages. Tu l'as dit, ton département, c'était le plus beau département de France.

Bon, est-ce qu'on va voir une page sur le G ? J'ai pas réagi mais évidemment que c'est le GERS mais chaque département, chaque village, il y a une il y a une fierté mais c'est une fierté qui se partage et donc on a des gens, on n pas besoin de faire forcément une grande école pour se révéler, de mener des projets extérieurs. J'étais en contact, je voyais un un maire de de Corse Costa, un petit un village de Balagne, 70 habitants.

Il fait une cité de la musique. Il fait une cité de la musique. C'est un un endroit incroyable. il est déjà en lien avec plusieurs orchestres internationaux.

Ça va rayonner 70 habitants. Donc dans tous ces territoires là, dans mon petit village, on fait le premier épad 100 %, on est à 87 % aujourd'hui de bio de local en terme de restauration. C'est une innovation.

Et donc et donc on arrête les les laxatifs, la courbe des poids remonte, les gens sont plus en forme bilan et c'est moins cher. Et c'est moins cher. Donc il y a de l'innovation dans ces territoires.

Sauf que comme c'est 27000 communes, bah c'est très atomisé. Donc notre boulot et y compris avec une plateforme qu'on qu'on est en train de construire avec euh la MRF, avec Bouche Tonco avec euh à Moléger, c'est de travailler sur euh une plateforme qui s'appelle on fait campagne pour valoriser ça et montrer toutes les initiatives porteuses de sens euh qui marchent et donc pour faire en sorte que les collègues ma puissent en servir et et ne perdent pas de temps à aller chercher des choses s'en servent directement. Comment vous choisissez les villages avec lesquels vous allez collaborer ou dans lesquels vous allez envoyer des jeunes ?

Est-ce qu'il y a aussi un un comment dire un un choix entre guillemets politique ? Enfin, est-ce que vous travaillez avec des d'extrême droite par exemple ? Il y a pas beaucoup de mairies d'extrême droite d'abord et ils font naturellement pas appel à nous.

En tous les cas, on en a pas croisé. Ouais, c'est pas leur truc. Non, les qui font appel à vous.

C'est ça Ouais, c'est les mairies qui font appel à nous et ils doivent partager nos valeurs. Et quand je dis la ruralité dynamique, il nous vent joyeuse et solidaire. Ben évidemment que si on fait venir un un jeune en service civique qui est originaire du Maghreb et qui on nous dit bah non, c'est pas pour nous.

Évidemment que cette mairie n'a pas vocation à être dans le réseau d'INCI. Donc on tient ferme sur nos valeurs et à la fois on intègre, on discute, on échange avec les gens. C'est ça la force de la ruralité.

C'est quoi votre modèle économique ? Comment vous financez ? Ça c'est une bonne question.

Donc d'abord l'intervention elle est gratuite pour les villages. D'accord. OK.

V les mai adhèrent à une sitite un prix libre ça peut être quelques dizaines d'euros. C'est un prix parce qu'on est en gouvernance partagée. Donc chaque partie prenante de notre réseau a et et est partie prenante et travaille avec nous.

Donc il y a une adhésion. Sinon, ce sont on a 45 % de financement public, 55 % de financement privés et les financements privés, c'est beaucoup de fondation, la fondation de France, la fondation la France Engage qui a été qui nous a beaucoup accompagné mais aussi la fondation SNCF, euh la fondation RTE, AG2 la mondiale. beaucoup autour de l'économie sociale et solidaire et puis après des financements nationaux euh le ministère la cohésion l'association la cohésion des territoires, ministère de la jeunesse puis ensuite les préfectures, les régions, les départements.

Mais il faut dire que les financements publics fondent fondent énormément. Donc on a un projet d'essayer de créer en plus une fondation pour venir aider les les les mairies, les petites mairies pour venir non seulement on apporte des bras, des jambes des jeunes qui s'installent, mais on a ven de de venir apporter il y a quelques à 10000 € 15000 € on change un peu la vie dans un village. Et au niveau des jeunes, comment vous faites justement pour les attirer vers vers votre initiative ?

Est-ce que vous faites des campagnes de communication au niveau du des cruises, des facultés ? Comment comment tout ça se passe sur les réseaux sociaux ? Beaucoup les réseaux sociaux beaucoup les réseaux sociaux, l'agence nationale enfin l'agence du service civique bien sûr on a des fiches missions, on publie ces fiches missions et il y a pas besoin d'avoir des campagnes de communication de dingue parce que les il y a une envie de s'engager.

Nos jeunesses veulent s'engager. Il suffit de proposer des créneaux qui ont du sens, dans lesquels elles ont un un une plus-value. Elles s'engagent vraiment.

Elles elles font pas juste des tâches subaltérantes, donc elles montent des projets. C'est pour ça qu'après les gens, ils ont envie de rester de travailler sur place. Donc ils sont considérés vraiment à à égalité de droits et d'unité par rapport à n'importe quel autre citoyen du village.

On rappelle qu'il y a plus de euh jeunes qui voudraient faire un service civique que de services civiques disponibles. Ça c'est un vrai sujet. Ah 150000 missions de service civique en début d'année et là avant l'été on nous annonce qu'on va avoir 15000 missions de service civique en moins, ce qui est un scandale.

On pourrait en avoir il faudrait qu'on en ait 200 2500 et il y en a 15000 de moins. Alors que on est dans une période où on se dit la jeunesse va mal et ce qui est vrai, il y a des vrais problèmes de positionnement alors que ce dispositif porté autant par la gauche que par la droite, il marche, il fonctionne. C'est une vraie politique publique jeunesse qui qui qui est efficace.

Et bien on va économiser 45 millions d'euros pour 15000 missions de moins ce qui est pour moi un scandale absolu. C'est con, il y a plus de SNU, on aurait pu prendre le pognon du SNU. Mais en vrai, je l'avait dit, on l'avait dit plus une fois.

Excuse-moi Lomir, on a vachement parlé de Insit, mais tu es aussi maire. C'est quoi ton truc préféré sur le fait d'être maire d'une commune rurale ? M'occuper des gens.

Je crois que c'est le truc le plus fascinant du boulot de mer. Je suis un jeune maire entre guillemets parce que ça fait que 5 ans que je suis maire, 5 ans et demi. Mais c'est être un couteau suisse dans un village et porter de l'attention à tout le monde et faire en sorte d'embarquer un collectif, de construire un collectif.

Euh moi, toutes mes manifestations sont le moment de la convivialité, de l'échange, du partage. Le 11 novembre, je l'ai traversé, j'ai transformé en en fait de la paix. Bon, voilà.

Et donc j'ai euh 50 % du village qui vient aux cérémonies du 11 novembre et du 8 mai parce que il y a de la convivialité parce qu'on se dit des choses même si on n'est pas d'accord. Alors il y a de l'armiaque également bien sûr ça c'est un élément fondamental mais pas que. En tous les cas voilà donc ce qui me passionne c'est m'occuper des enfin m'occuper être au service des gens et construire une dynamique collective.

En même temps, on a aussi des témoignages qu'on entend d'élus locaux ruraux qui jettent l'éponge, qui démissionnent, qui ne se représentent pas avec un discours de trop de travail, trop enfin trop peu payé. Euh c'est un discours que tu comprends, je te sens très très volontariste, très joyeux, mais est-ce qu'il y a aussi une part d'ombre dans le mandat de maire ? Non, mais c'est bien sûr, il y a des il y a des moments, on est euh à à disposition de la première baffe, hein.

C'est-à-dire que ben quand ça va mal, c'est nous qui prenons pour à peu près tout. Mais moi, je je casserai un peu ce raisonnement misérabiliste sur les sur les mèes. Bien sûr, c'est un peu sensationnel de dire il y a beaucoup de mères.

C'est vrai, il y a il y a des mères qui jettent les poches parce que la société va mal, parce que le rapport aux gens, il est difficile et parce que c'est ça n'est pas simple de de porter tous les jours et 24 heures sur 24. Moi mon téléphone portable, mes 200 habitants long. Donc alors ils en abusent pas mais ça peut arriver que un dimanche soir à 23h j'ai un coup de téléphone parce qu'il y a une mamie qui va pas bien.

Bon voilà donc c'est on mais ça on le sait on le sait puis après on fait ça en équipe. Donc moi je crois que on a une force terrible d'avoir ces 35000 maires et c'est près de 30000 maires ruraux qui font un travail fantastique parce que ce sont les plus petites alvéoles du poumon démocratique et républicain de la France. Il faut les il faut les accompagner.

Il faut leur donner bien sûr un petit peu de moyen en plus parce qu'on en a besoin mais surtout faut leur apporter de la considération. Voilà. J'allais j'allais te parler de ça aussi.

Ce qu'on entend souvent de la part de de des maires ruraux, c'est le la faiblesse des moyens, l'incapacité à agir, à transformer concrètement les choses. Tu nous as parlé tout à l'heure d'innovation, d'envie d'agir, d'envie de d'énergie qui existe et pour autant est-ce que tu est-ce que est-ce que est-ce que tu as les moyens de de remplir tes ambitions ? On a les moyens d'inventer.

On a les moyens d'inventer. Mais quand tu as galè quand tu as Ah ouais mais quand tu as pas beaucoup d'argent et pas beaucoup de gens bah il faut inventer et il faut être bon hein. Donc il faut faire donc on est on est tous des Mcgivers couteau suisse.

Donc on invent ce qui fait que ça fait ça peut monter des projets extraordinaires. Mais en effet on a plus besoin de moyens. En effet, nos collectivités locales et l'intercommunalité pose une vraie question là-dessus, c'est qu'on est dépossédé et à la fois du droit et à la fois du fric et qu'on passe une partie de nos conseils municipaux à avaliser des décisions qui sont prises ailleurs.

Ça c'est une vraie question démocratique qui se pose. Pour autant l'intercommunalité peut avoir un certain nombre d'avantages. Moi mon intercommunalité c'est 24 communes, 7000 habitants, tout le monde se connaît et donc on travaille ensemble.

Mais quand on a une intercommunalité de plusieurs centaines de communes avec 100000 personnes, bah le maire rural bien sûr il prend jamais la parole. Donc donc à la fois ça ça a une vertu le fait qu'on ait pas beaucoup de moyens parce qu'on est obligé de se débattre et de et d'inventer et il y a vraiment des pépites. C'est vraiment extraordinaire.

La question de l'innovation et du dynamisme est très fort et à la fois ben oui, c'est c'est une entrave de temps en temps à à pouvoir mener nos projets. Dernière question Latifa. Euh oui non ça faisait penser vraiment à l'inventivité.

C'est on n pas de pétrole mais on a des idées quoi. Ça ce slogan même dans la ruralité. Justement là-dessus.

Qu'est-ce que là c'est les élections municipales l'année prochaine. Euh je sais pas est-ce que vous inciteriez un jeune à devenir maire de son village, à s'engager et cetera. Je sais qu'on va recevoir le plus jeune maire de de France après qui qui est chez Inite en plus.

C'est quelqu'un de bien. Alors c'est quelqu'un de remarquable. Mais euh du coup vous vous incitez globalement les jeunes à Non mais c'est une aventure extraordinaire.

Extraordinaire. Être maire c'est une aventure. D'abord il y a pas que moi qui le dit même les gens qui ont été maires et présidents de la République disent le plus beau mandat c'est être maire parce que c'est un mandat de contact, c'est un mandat d'action.

C'est un mandat qui est dans le réel. Donc c'est une aventure humaine extraordinaire. Il faut savoir s'entourer.

C'est du temps. Il faut on est on fait pas ça ni pour la gloire ni pour l'argent. Ça serait mais c'est une aventure humaine extraordinaire.

Merci. Présentez-vous aux élections l'année prochaine. N'hésitez pas l'aventure municipale.

Merci beaucoup Thbo Renaudin d'être venu sur ce plateau. Je te laisse quitter le plateau Thbo. Merci d'avoir été avec nous.

Ça va toujours ? Ouais, on peut l'applaudir ? Ouais ouais carrément.

Merci beaucoup. Bienvenue à celles et à ceux qui nous rejoignent. On est toujours dans ce backsite spécial ruralité en direct de congrès de l'association des maires ruraux de France.

Euh Louir, ça va être ton premier cous à la con. J'ai un peu peur, le nom ne m'inspire pas confiance. Et ben, tu as bien raison.

C'est parti pour le quiz à la con mesdames et messieurs. Let's go. [Musique] Alors, quiz à la con spécial mairie.

Évidemment, les municipales tout ça, on est au congrès de la MRF, faut pas déconner. Première question de ce cous à la con. Quelle est la particularité de la petite commune de Leeménil mitri en meurtemelle ?

Réponse A. Est-ce que elle a le même maire depuis 72 ans ? Réponse B, elle possède deux maires Réponse C, tous les maires de la ville ont toujours eu le même nom de famille ou réponse D, elle n'a pas de mère du tout.

Déjà, j'ai l'impression d'être chez l'almo. Ouais, c'est compliqué aujourd'hui. Très loin.

Non, mais c'est pour ça que je dis ça. Mais c'est on va on va Non, tout est possible en fait. L'impression que tout existe.

Il a 90 ans s'il a été élu à à 18 ans. Il y en a des vieux he des mères. Il c'est le c'est le futur de notre invité.

Hugo, est-ce qu'on te souhaite d'être entre mère à 90 ans ? Euh euh le côté même nom de famille, ça m'étonnerait pas. Je suis d'accord.

Moi, c'est c'est ça chez moi, on a eu de la verre Pierre, il a été maire puis député. Quand il est devenu député, son fils est devenu maire. Quand il est devenu son sénateur, son fils est devenu député.

Ah ouais, j'adore. Ouais. Même ce genre de parcours.

Évidemment, une pensée pour Louis Sarkozy qui se présente à Menton, à qui on ne souhaite pas la victoire. Désolé. Euh euh alors là franchement c'est Ouais.

Latifa non mais moi je je suis d'accord avec Lomir et Namou hein sur Ouais mais bon est-ce qu'on va pas innover justement ? Ah ben c'est ça ça je vous laisse voir hein. Est-ce que bah c'est possible une ville sans mer ?

Ben malheureusement il y en a plein des v qu'une ville une commune qui n'élierait pas de maire faute de candidat se retrouverait automatiquement sous administration préfectorale. C'est la prve qui reprend la main. Le la règle du jeu.

Il y a plus de maire. Il y a plus de C'est fini. Pas de conseil.

Alors du coup ça coûte moins cher. Il y a pas de conseil municipal. Il y a pas de Voilà.

Bon ben comme j'ai appris quelque chose avec cette info, pour moi c'est ça. OK, d'accord. Je regarde le chat.

Le chat a voté. Réponse C. C'est quoi réponse C ?

J'arrive pas à lire. Mais alors réponse B, c'est quoi ? Elle possède deux mères.

Ah, deux mères. Ça c'est moi je veux dire ça. Tiens, tu veux dire réponse B ?

Bah, je trouve ça une réponse à la con. C'est le bon état d'esprit du coup à la con. Ouais.

Ouais. Ou ouais. Donc réponse, elle est venu dit "Moi je vais finir dernière en fin de saison." Après, il y a parce qu'il y a un classement.

Chaque chroniqueur a ses a chaque chroniqueur a sa strate. Il y en a qui veulent la win. Oui, quand même.

Il y en a qui veulent pas savoir. Qu'est-ce qu'on gagne ? Rien, absolument rien.

C'est c'est ridicule. D'accord. Euh donc vas-y.

Bah, je vais dire de mè aussi. Donc réponse B. Toi, tu dis quoi ?

Moi dis pas de mère. Pas de mère. Pas de mère pour Latifa.

Réponse C pour Namou. Même nom de famille. La bonne réponse, mesdames et messieurs, c'était la réponse C, le même nom de famille.

Tous les maires de Leeménil Mitri s'appellent Demitri. Il faut dire que c'est une commune dont la population culmine à quatre habitants et qui n'a eu que deux mères depuis 1977. Il y a eu Henri Demitri et Jean Yassinte Dimitri.

Dimitri c'est c'est le nom du village aussi. Enfin Dimitri leur village. C'est c'est littéralement leur bled ça.

Là quand on parle de fief le conseil municipal c'est une réunion de famille. Euh, autre fun fact, lors du premier tour de des présidentielles de 2022 à Leemén, Litri, Macron, Zemour et Le Pen ont toutes les trois fait 33 %. Ah bah la famille s'est pas entendu là.

Il y a quatre habitants, ils ont pas voté la même bas. Il y a eu trois bulins de vot. Il y a eu trois bulletins de votes, un Le Pen, un Macron et un Zemour.

Ah, les repas de famille. Il y a bien une commune qui a eu un maire pendant 72 ans. C'est la commune de Basol avec André Cornu qui a été maire de 1815 à 1887.

Waouh ! Ça date ! [ __ ] c'est rare de vivre si si vieux à l'époque en plus.

Ouais. Et il y a bien une ville qui possède deux mers. Ah !

C'est la c'est la c'est la mairie de Saint-Cantin qui est à cheval sur le Cantal et l'Avyon et qui est divisé en deux communes. Et ben d'accord. Voilà.

Deuxème question de ce quiz à la con. Dans l'est de la France, surtout en Bourgogne en Franche-ctée, il existe un type de mairie un peu particulier mais assez répandu. Est-ce que c'est les mairies Lavoir ?

Est-ce que c'est les mairies Cavain ? Les mairies horloge ou les mairies fromagerie ? Bah, il y a des lavoirs dans tous nos bleds.

Ça c'est vrai. C'est c'est le lieu de l'abribus, le lavoir ou le city stade, c'est là où on se réunit. Donc c'est plausible.

Mais le fromage, on est Mais en Bourgogne. Hm. C'est vrai.

Le vin. Bah horloge. Horloge.

L'horloge. Mais horloge ça fait un peu ça. C'est leur côté germanique avec la frontière.

Ils veulent être très sur toutes les mairies un peu. Non, c'est moi qui hallucine là. Est-ce que tu viens de Bourgogne ou de Franche ?

Comme ça pas des horloges sur toutes les mairies dans certaines Ah confond avec les gares. Les gares confond avec les gars. Ah ouais purée dans mon esprit.

Mais ils sont bêtes ou quoi ? dire cavant mais une mairie horloge à part avoir une c'est une mairie avec une horloge ben en fait c'est non c'est pas big ben c'est c'est c'est petit ben c'est la version locale quoi. Euh euh ouais non mais cav ce serait trop cliché quoi.

C'est la réponse à la con quoi. En tout cas toutes les réponses c'est vraiment la France. Donne une indication vous en faites ce que vous voulez mais le chat a voté.

Réponse C. qui est cavloge horloge. OK, mais ça peut pas être encore la réponse C, c'était déjà la réponse C avant.

Ah ou là, on est sur des strates là. Tu connais pas les gens qui font le coup de la con toi ? Non, ce genre de strat là.

Je crois que je vais rester sur le D parce que je me dis c'est peut-être le moyen de d'aller enfin voilà enfin l'utile et l'agréable et surtout manque de de locaux. Du coup, on met la fromagerie dans la mairie, quoi. Non, mais si tu avais le choix, parce que moi si j'avais si j'avais le choix, je ferais dans ma mairie, si j'étais maire, je ferais une mairie cybercafé.

On pourrait jouer, on pourrait faire des petites lanes, des trucs. Franchement trop cool parce que horlor enfin je non c'est utile pour les gens. Tu marches, il est quelle heure ?

Ah tiens, j'ai une horloge. Mais ouais, Marie Cyberc. Moi je Marie Coffee Shop, la vraie bobo, tu sais.

J'avoue, moi je vote pour l'Amérique ou Améicav petite bouteille. Je vote pour une mericain et fromage en option si c'est possible. fromagerie.

Bon, allez vos réponses. Réponse D. Réponse D pour réponse C Marie horloge pardon.

Réponse C pour Latifa comme le chat. B Cavan réponse B pour Lumire Marie Cavain. La bonne réponse mesdames et messieurs personne ne l'avait.

C'était la mairie la voir. Non Louir elle avait bien commencé hein. Ouais ouais ouais ouais.

Mais alors pourquoi la Bourgogne et la Franche Comptée ? Et ben il y en a beaucoup là-bas. OK.

Les autres ne lav pas leur v Non, il y en a aussi ailleurs. Mais on a voilà, vous avez eu un exemple, la mairie la voit. Ah ouais euh ça existe vraiment.

C'est pas mal. Il y a une page Wikipédia. Marie la voir.

Si vous voulez si vous voulez y aller, n'hésitez pas. Euh donc voilà, 3è question de ce quiz à la con. Devinez combien de mètres carrés fait la plus petite mairie de France ?

Il y a pas de Il y a pas de proposition de réponse. Ah il y a pas de là. Vous devez vous devez nous vous devez donner une estimation.

Ah ! Et il y a à combien de mètres carrés près ? À 1 m² près.

Non, j'en sais rien. On verra. La plus proche gagne.

Oui, c'est ça. La plus proche gagne. 9 m². 9 m².

OK. Un kajibi quoi. Une mairie.

Ouais. Bah ouais. Ou je te confirme. 6 m².

Non, c'est pas possible. Même sur une île plus grand. Non, j'abuse. 20 20 m² pour Lomir.

OK. Ah, moi je pense que c'est moins que ça, hein. Ouais.

Moi, je mettrai un petit même moins que 9. Vas-y. Combien ?

Je sais pas 5 5 m²r. Mais l'autre jour, j'étais sur une île où il n'y a que 80 habitants. Oui.

Superbe île bretonne de Edic. Edic, bien sûr, j'y suis allé cet été aussi. Et bien, des gens ici présents se sont mariés à Edic récemment.

Trop bien. Et il y avait donc une mairie vu que c'était un mariage et la mairie faisait clairement au moins 20 m². J'ai vu la mairie dédique qu'elle est pas grande.

Le l'école dédique, elle a de la gueule par contre. L'église est immense. Vu la taille de l'île.

Mais tu as raison. Non non mais tu as raison, c'est pas grandin. Tu vois toute petite île plus de 20 m carré, c'est mon raisonnement.

Est-ce qu'il se vérifie ? Hm. Qu'est-ce que vous m'avez donné comme réponse ?

Je me souviens plus. J'ai dit 5 9 5 9 20 5 9 et 20. La bonne réponse mesdames et messieurs, c'est 8 m².

Bravo Namou. Pas loin du perfect. Pas loin du perfect. 8 m².

Voilà, vous avez la photo de la plus petite mairie de France. Petite maison. La commune de Saint-Germain de Pasquier n'avait pas de mairie en 1910, le maire a alors décidé de faire de la chapelle Saint-Clautilde une mairie.

La mairie est donc une toute petite comme vous pouvez le voir, mais il y a quand même tout ce qu'il faut. Comme dans une mairie traditionnelle, une vieille Mariane, un portrait du président et un isoloir. Mais où font-ils les mariages ? sur le trottoir.

Ça suff carr Ouais, ça suffit. Ouais, tu prends les enfin tu peux rentre besoin des deux personnes. Le maire, les témoins témoins et Ouais, c'est vrai.

OK. J'imaginais un kajibi mais là ça va en fait. Ouais. 9 m esté par l'immobilier à Paris je crois.

Non, c'est joli. Moi je mignon. Mais alors effectivement que enfin comment tu vas faire changer ta carte d'identité quoi.

Je veux dire c'est c'est un process. Tu vas dans la mairie, voyage, tu prends ta voiture. Mais moi je me souviens quand je bossais en mairie, je considérais que le le le métier le plus formidable, c'était les gens qui sont à l'accueil de la mairie.

Oh ! La quantité de gens qui se présentent pour des problèmes qui n'ont rien à voir avec les compétences municipales, mais tu peux pas en vouloir aux gens parce qu'ils en savent rien. Et même nous, on a du mal, même nous, on galère à se rappeler de quoi la la mairie est responsable par rapport au département, par rapport à la préfecture et cetera.

Euh c'est vraiment enfin voilà l'accueil d'une mairie, c'est vraiment incroyable. Je recommande. Faites-le. 4e question de ce cous à la con.

Avec plus de 35000 communes, non avec près de 35000 communes en France, il se passe toujours des bizarreries aux élections municipales. C'était par exemple le cas en 2014, mais qu'est-ce qui ne s'est pas produit dans ces élections ? Parmi ces trois propositions, il y en a une qui n'a pas eu lieu.

Les trois autres ont vraiment eu lieu. À vous de trouver laquelle. Réponse A.

Une égalité parfaite entre deux candidats dans une commune du Hain. Réponse B. Un taux de participation de 0 % dans une commune du Perche.

L'élection d'un mort dans une commune du nord. Un score de 100 % dans une commune du Loiret. Ah waouh !

Qu'est-ce qui s'est pas passé ? Ouais, on connaissait les électeurs morts mais les élus morts. Alors quand on quand je l'ai dit Lomir, elle a dit c'est sûr, c'est arrivé.

Ouais, ça me paraît hyper plausible. Ah mais moi aussi hein. C'estd que après je fais que de perdre alors je sais pas si tu vois.

Après peut-être ça peut être quelqu'un qui est décédé au moment des résultats pendant le voilà et tu as élu un mort comme ça. Le choc de l'émotion. Ouais.

L'émotion de l'élection c'est moche quand même. Qu'est-ce que tu fais s'il y a une égalité parfaite ? Tu refais ?

Et non, je crois que les règles dans le code électoral, c'est que c'est le cadet qui est élu ou le ou ou le ou le seigne ou l'aîné, je sais jamais le cade Ouais, c'est l'âge. Ouais. qui départage qui départage.

Ouais. Ce qui est complètement absurde. Mais alors qu'on ferait ça euh à pile ou face euh franchement voisit, ils étaient en fin de journée quand ils ont décidé ça.

Mais tu es l'âge. Mais ça serait Ouais. Alors attends, le score de 100 % euh moi je dirais 0 %.

Toi tu dirais 0 %. Improbable qu'il a pas une personne qui se dé une personne genre le maire tu vois il ne veut pas être élu. Ouais c'est oui bah tiennent le bureau de vote ils sont pointé ils ont tenu le bureau de vote toute la journée.

Ils ont même pas mis un bulletin. C'est vrai que tu as raison que je précise que si il n'y a pas de candidat de liste de candidats déposés en préfecture pour une mairie, il y a pas d'élection dans cette ville. C'est même pas la peine de on met pas d'isoloir et tout ça sert à rien.

Ouais. Bah oui. 0 % ça veut dire que même les mecs qui ont déposé leur liste sont pas présentés.

Ouais. C'est alors que le score de 100 % s'il y a deux personnes qui sont d'accord. Voilà, c'est bon.

Il est super dur ce quiz à la con. Il est dur hein. Je fais une contreperformance totale.

D'habitude c'est toi qui domine le quiz à la con. Latifa. Non pas forcément mais voilà je me je me débrouille là.

J'ai aucune défense, j'ai aucune bonne réponse. C'est pas normal. Je suis pas venue jusque dans le poitou pour me faire.

Enfin, moi d'habitude, j'y arrive pas de des masses, mais là je fonctionne un peu par la logique et alors que d'habitude non. Et du coup là, non, ça le B en vrai euh ça te dit rien toi. Qu'est-ce qui ne s'est pas passé quoi ?

Oui. Qu'est-ce qui ne s B ? C'est quoi ?

C'est participation de de 0 %. 0 %. Après ça peut enfin je sais pas, je réfléchis mais je me dis que ça peut arriver mais tout est plausible.

Ouais. Ouais. Il est très con ce quiz à la con.

Il est très très con. Allez, je reste sur le B moi. Allez, réponse B pour Namou aussi.

Bah là, je suis Namou là. Pareil. Réponse B pour Latifa, réponse B pour Louir, réponse B pour le chat.

La bonne réponse c'était la réponse B. Bravo. 0 % effectivement à notre connaissance, aucune commune n'a eu un taux de participation de 0 %.

Euh les trois autres réponses ont bien eu lieu. La commune de Ferrière la Petite a réélu pour son 5e mandat un certain André Marchand qui est décédé 5 jours après le dépôt des listes. C'est donc sa première adjointe qui a été élue par le conseil municipal à sa place.

À Danemarie dans le Ha rein, deux candidats ont reçu exactement 468 voix. Ils ont dû appeler la préfecture pour savoir quoi faire et à savoir il y a eu un second tour pour les départager. Ah c'était ils ont pas pris le plus jeune.

C'est bizarre. Je sais pas. C'est bizarre mais OK d'accord.

En second tour pour les départager. C'est ce qu'il a fallu faire. D'accord.

Et à Sendillon dans le Loiret, un certain Gérard Malbo a reçu 100 % des suffrages exprimés avec 1417 voix quand même. Oh beau gosse. Waouh il est populaire.

Précise que c'était le seul candidat. Ah ouais d'accord. Je me disais aussi un taux d'abstention de 90 % le mec est détesté mais juste comme personne s'est présenté face à lui il a 100 % des voix incroyable. 5e question de ce quiz à la con.

Quel duel de candidat n'a à notre connaissance jamais existé lors d'élection municipale en France ? Réponse A, un père contre son fils. Réponse B, deux personnes ayant exactement le même nom et prénom.

Réponse C, un homme contre son propre chien ou réponse D, un couple marié. Non mais le chien est-ce que chien si c'est légal c'est un problème, il faut que quelqu'un fasse quelque chose. Il vérifie la préfecture les cartes d'identité quand tu présentes une liste.

Oui. Oui. Bah oui parce que tu dois signer ton acte de candidature donc je vois pas.

Ouais mais tu peux tu peux présenter un chien en te faisant passer pour Ah non en fait en fait la probabilité aussi de des homonymes des deux gars qui ont le même prénom. Non mais le chien, pardon. Mais est-ce qu'on peut est-ce qu'on peut dire que si on vit dans un pays où un chien peut être élu, c'est un problème ?

Oui oui oui. Non mais oui. Non mais oui je j'en sais rien.

Pas l'air paniquer à la potentialité que ce soit possible. Il y a d'autres pays en Europe où c'est pas je crois que c'est possible mais parce qu'en fait les élections sont plus honorifiques que chez nous. C'est un officier d'état civil.

C'est un peu complexe mais c'est déjà arrivé qu'on présente des moutons, qu'on présente des tortues et que les gens votent pour les lire. Et c'est une manière de se moquer de politique. Après oui, parce que finalement on a plein d'hommes politiques beaucoup moins sympathiques que des chiens.

Ça c'est vrai. Mais pour prononcer en deux trois, je voterai pour le chien en face. Bah oui, sûr.

Mais là du coup c'est le chien de l'homme qui se présente face à lui quoi. Se présente face à lui. Oui.

En plus qui a pris la décision pour le chien ? Il a autoproposé son chien au scrutin. Non là, excusez-moi.

Prenez la je sais pas. Ouais, c'est vrai. Prendre les voix du parti animaliste.

Exactement. Ils sont trois. Euh non mais oui oui.

Non, c'est trop gros. Les autres on par que tout le reste c'est hyper possible faire un père contre son fils. Normal, couple marié.

Ils ont besoin de mettre un peu de piment dans le relation. Chacun avec sa propre étiquette. Chacun son étiquette et on se retrouve dans le lit.

Ouais ouais. Non, pas mal. On va voir qui est qui.

Et sinon après homonyme, bah c'est Ouais. Ouais. Nonim ça a dû arriver je sais pas il y a juste une lettre qui change.

Je regarde ce que le chat a voté. Le chat a voté le chien. Ah bah oui.

Non mais oui. Chat a voté le chien. Réponse C.

Bah réponse C. Quelles sont vos réponses ? C'est c'est c'est pour tout le monde comme pour le chat.

Si c'est ça la bonne réponse mesdames et messieurs. C'était la réponse C. Bravo.

L'homme contre le chien à notre à notre connaissance. Ça n'est jamais arrivé. Par contre les autres cas de figures ont bien existé.

à AON dans le nord un père qui était maire sortant a affronté son fils aux élections de 2020. Ils ont la même tête sur fond euh sur fond de conflit familial très dur. C'est finalement le fils qui l'a emporté à 53 % contre 47.

La relève l'ambiance de merde. Wouh Noël ça après. J'avoue que si mon père il mettait des doudounes fines comme ça, moi aussi je me présenterai contre lui.

Sans manche. Elles disent quelque chose politiquement ces doudounes. Mais bref on en reparlera.

On en reparlera mais on sent qu'il y a de la revendication là. Euh donc ça c'est vraiment arrivé. En 2020 au Bakarès dans les Pyrénées oriental, le maire sortant a dû affronter sa femme avec qui il venait de se séparer.

Wouh ! Ah j'adore. C'est finalement le maire qui a le maire sortant qui a remporté l'élection.

Sa femme n'obtenant que 30 % des suffrages et lui 60. Franchement et là vous allez me dire Dany Boun il a pas fait de film avec ça. J'avoue.

J'avoue. Dany Boun, qu'est-ce que tu fous ? Tu leur donnes des idées là.

W un incroyable. Euh, il y a bien deux candidats qui ont porté le même nom. C'était Bernard Charier en 89.

Et devinez quoi ? C'est Bernard Charier qui a gagné. Incroyable.

Comment ils ont su pour les départager ? Le nom de la liste. Oh non, je voulais voter pour Bernard Charier pour l'autre.

Ouais. Les autres les autres membres de la liste, j'en sais rien. Sais quand on dit sur un malentendu, ça peut marcher.

Ça déjà arrivé toi en homonime Lomir. Moi en homonyme Lomir non. Lomir l'après non.

H jamais jamais rer d'autres Louir. Non, je sais pas. Vous ça vous est déjà arrivé aux élections de vous retrouver face à vous-même ?

Non non. Tuas tu as déjà été candidate Namou à une élection ? Jamais.

Non jamais. Peut-être au délégué de classe peut-être mais c'est le plus loin que que j'ai fait. Moi j'ai été giga élu délégué de classe.

Ah ouais carrément. Ah ouais tout le temps. Chaque année je sié au conseil d'administration et tout.

Ah moi aussi. En même temps, j'avais organisé les blocus et tout donc forcément. Ah, j'avoue le conseil d'administration du collège c'était Et toi Latifa candidat ?

Bah pas non, le Max élu au conseil d'administration de mon collège. Conseiladration du collège. OK, d'accord.

Et toi je rappelle que tu as été candidate NUPES en 2022. Tout à fait. Mais j'avais aussi été délégué sauf en 4e où je n'avais pas été élu.

Il y avait une mutinerie. Merde, il y a quelqu'un qui t'était passé devant ? Bah ouais, en plus j'avais fait une très mauvaise campagne.

J'avais vraiment fait campagne sur vous savez parfois on vous dit le changement c'est bien mais en fait pourquoi changer une équipe qui marche ? C'était absolument pas inspirant. J'ai perdu.

Ouais, c'était nul c'était nul. Ouais, c'est Namou qui gagne ce quiz à la con. Bravo !

Bravo ! Incroyable ! Victoire de Namou pour ce quiz à la con.

Je crois que c'est rare donc j'en profite, je savoure. Chers amis, nous allons continuer cette émission backseat spéciale congrès de l'association des maires ruraux de France en accueillant le président de cette très belle association. Un tonneur d'applaudissement pour Michel Fournier.

C'est pas vous. Pardon ? Plus d'applaudissements.

Plus d'applaudissements. Bah on vous applaudit. Non non mais il faut venir hein.

Michel Fournier donc président de l'association des maires ruraux de France depuis ma depuis 2020. [Applaudissements] Maire de voivrre dans les Vauges. Les voivres. les voivres.

Merci beaucoup. Prenez le micro qui est devant vous. N'hésitez pas à bien le tenir devant votre bouche.

Merci d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de Backsite. On est très heureux d'être ici en direct du congrès de votre association. Ça se passe bien ?

Il y a du monde ? Vous y retrouvez l'atmosphère que vous y cherchiez ? Ah ben euh la journée, la première journée, on peut pas dire que ça se passe mal quand même hein.

Et quand on voit euh un peu le le nombre de participants, le nombre de voilà de maires qui se sont déplacées euh et puis euh l'organisation ici, euh c'est vraiment quelque chose d'extraordinaire. Donc je voudrais féliciter que j'en profite quand même Cyril Siber qui est la cheville ouvrière au niveau du département et puis bien entendu nos équipes à la MRF. Mais je voudrais aussi remercier des différentes personnalités qui nous ont rejointes ce matin parce que ça donne aussi euh un crédit à Vous avez qui comme personnalité ce matin ?

Bah il y avait déjà moi en toute modestie. Tout à fait. Tu as une autre question ?

Tout à fait. Non non, je crois qu'il y avait la présidente de l'Assemblée nationale. Il y avait la présidente de l'Assemblée nationale, il y avait le président du Sénat et il y avait Françoise Gatel, ministre de la ruralité des missionnaires.

Des missionnaires. Absolument. On va parler des maires ruraux avec vous l'année prochaine 2026, année d'élection municipale.

Une année importante pour les élus locaux, pour les pour les maires ruraux. Comment vous la sentez cette quelle est l'atmosphère de cette élection municipale selon vous ? Écoutez, j'ai j'ai suffisamment d'expérience, je ne sais plus combien de mandat j'ai pour euh savoir que même dans un village de la ma taille, 300 habitants, j'ai toujours eu depuis que je me suis présenté, depuis 83, il y a toujours eu deux listes et j'ai toujours eu une liste contre moi.

D'accord ? Pas par rapport à ma personne spécialement, par rapport au projet que l'on mettait en place. et les projets étaient non pas la taille de la commune mais des projets très très importants et financièrement et de changement de d'habitude dans les têtes.

Ça veut dire que si on intéresse nos populations et si on crée des défis, si on essaie de faire rêver et bien il y aura pas de problème d'engagement. Mais effectivement, si aujourd'hui on pense que la fatalité doit exister, je pense qu'il y aura un problème d'engagement. Vous voulez dire que c'est de la responsabilité des maires de susciter de l'engagement ?

Il y a pas un problème quand on voit que 29 seul non les maires des missionnaires, il y en a il y en a, c'est une réalité mais il y en a toujours eu. Il y en a un peu plus. Voilà, il faut aujourd'hui pour un maire avoir un peu le cuir tané et si c'est ton premier mandat et bien c'est un peu difficile parce que il faut déjà pratiquement un mandat un mandat pardon pour comprendre quel est le fonctionnement de notre République.

C'est très très dur aujourd'hui. On a complexifié les choses d'une façon telle que au départ quand je voulais monter un projet dans ma commune, le projet recherche de subvention, création du projet, démarche technique et cetera, allez 1 an et demi 2 ans, aujourd'hui c'est un mandat. C'est ça la difficulté.

Donc il y a un problème d'engagement général de nos populations pour le faire vivre ensemble. C'est aussi vrai dans l'associatif d'ailleurs hein. Dans l'associatif qui est on a un trou d'air hein à l'heure actuelle et donc tout cela doit le convide à accélérer les choses mais tout cela doit se maintenant se se remettre et je pense que il y aura des candidats.

Il y aura des candidatures et puis peut-être qu'après ces candidatures devant la difficulté ben il y a des gens qui se poseront la question. Mais je suis confiant. Franchement je suis confiant.

Latifa. Euh c'est vrai que les maires euros sont quand même confrontés à à pas mal de de difficultés. On en reparlera peut-être plus en en détail par la suite, mais vous plaidez euh vous pour un statut d'élu euh local et je sais que le texte avait été reporté encore avant l'été.

Où est-ce qu'on en est de cette réforme ? Et je sais que c'est quelque chose sur lequel vous êtes Ouais. particulièrement engagé et que vous appelez de vos vœux depuis quelques années maintenant.

Vous avez raison. depuis quelques années de presque de trop nombreuses années. Est-ce que vous pouvez nous expliquer justement est-ce que vous demandez quand vous demandez à la la l'existence d'un statut d'élu local ?

Alors, on va pas refaire l'histoire hein, mais la ruralité aujourd'hui, la preuve en est. Regardez le nombre de personnes qui viennent, le nombre de partenaires que nous avons, les médias, vous faites partie Je vous ai pas vu il y a 5 ans, vous n'existeziez peut-être pas. Oui, mais il y en a beaucoup d'autres que je n'ai pas vu il y a 2 ans, 3 ans, 5 ans.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'aujourd'hui la ruralité semble être une réponse pour beaucoup pour beaucoup de de nos concitoyens. Mais une ruralité qui soit vivante, une ruralité qui soit culturelle, une ruralité qui permette effectivement de se sentir à égalité dans le traitement par rapport au service à celui qui est se trouve dans une urban dans une urbanité.

Alors le statut de l'élu c'est quoi ? Et bien c'est l'obligation de reconnaître que la fonction de maire même d'une commune comme la mienne 300 habitant est très chronophage et vous pouvez difficilement aujourd'hui et je pense à moi je suis en retraite un peu différent maintenant mais j'étais indépendant toute ma vie. Je peux vous dire le sacrifice que ça a représenté financièrement socialement et cetera et cetera.

Je suis pas là pour me plaindre hein. Moi c'est pas mon genre. Mais toujours est-il que si on veut que des jeunes s'engagent et cette table, voilà hein, il faut pouvoir le faire, il faut pouvoir exercer une activité professionnelle et une activité complémentaire ou le contraire l'activité professionnelle complémentaire de la de la de de de la fonction d'élu.

Donc le statut de l'élu, c'est ça, c'est la demande de dire qu'il y ait une vraie reconnaissance, pas fait seulement euh par rapport à l'indemnité, il y a déjà eu des progrès de fait. Mais quand même aujourd'hui, il est pas normal que le maire d'une commune en dessous de on va dire en dessous de 500 habitants soit avec une équivalence d'un demiMIG en étant présent 24 heures sur 24, en étant avec une responsabilité, n'oubliant pas qu'on a le droit le le pouvoir de police et cetera. Donc nous avons travaillé énormément pour faire améliorer ce statut.

Alors où on en est ? Ouais. Pourquoi ça passe pas en fait au niveau national et pourquoi ça a encore été repoussé cet été ?

Oui, ça a été repoussé ça ça fait qu alors on agit pour que ça ne soit le soit plus. On a obtenu de François Beou, on peut dire même "J'ai obtenu que on puisse avoir dans la session extraordinaire de début juillet que effectivement à l'Assemblée ça puisse passer parce que vous savez il y a le circuit Oui, bien sûr." Ouais. la législative et aujourd'hui on a la certitude d'ailleurs Gérard Larcher l'a confirmé hein que début octobre puisqu'il faut ça va passer au Sénat et du Sénat ça repassera à l'Assemblée et on pense que raisonnablement euh novembre ce sera acté ça sera un déclen crois c'est pas encore fait parce qu'il faut encore l'inscrire à l'heure du jour il faut que le nouveau gouvernement l'inscrive mais oui mais ils vont faire on va faire en sorte que ça soit inscrit les deux présidents qui étaient là effectivement nous ont quand même apporté des garanties sur cette volonté de l'inscription.

Faut pas oublier, ils ont une responsabilité hein, que ça soit Gérard Larch ou il y a elle bron pivé, elles peuvent apporter un plus dans en obligeant certaines dans dans des espaces, dans des niches de dire il faut que ça passe hein. Et j'ai entendu effectivement le le Premier ministre, je crois qu'il veut que avant les municipales se soient réglé. Oui.

Oui. Oui. Et puis surtout il faut que le premier ministre ça soit réglé avant qu'il ne soit plus premier ministre. parce que c'est ça la je lui souhaite pas mais c'est la problématique.

Aujourd'hui, on se pose tous la question en se disant et bien OK OK il faut que les choses se mettent en place mais justement ce que l'on peut regretter c'est que la proposition qu'avait faite Françoise Gatel de 2023 voire enfin début 2024 quand elle était sénatrice. Donc vous voyez, il y a que déjà eu ce alors que ça devrait classé point quoi le meilleur mais on a confiance hein. Vous parliez de d'engagement et aussi des difficultés qui peut y avoir à concilier une vie professionnelle et une vie d'élu.

Il y a seulement 17 % des maires des communes rurales qui sont des femmes aujourd'hui. Pourquoi est-ce que vous pensez que c'est le cas ? Et qu'est-ce que vous pensez queon peut faire collectivement pour qu'il y ait plus de femmes mères aujourd'hui ?

D'ailleurs, je tiens à préciser quand même qu'il y a plus de femmes mères dans des communes rurales que dans des communes urbaines. C'est important quand même. Oui.

Alors, vous avez peut-être pas suivi l'actualité récente parce que on s'est fait fouetter par beaucoup de nos collègues dans la mesure où on a été la MRF, mais pas seulement seul hein, la MF également. On a été volontaire pour faire en sorte que dans les communes de moins de 1000 habitants, il y ait l'obligation d'une liste, l'obligation de la donc de la parité dans cette cadre làà et donc pardon suivi, j'avais suivi. Oui.

Ah oui. Donc ça c'est important, ça va être un accélérateur et euh effectivement la représentation après ça sera différente. Donc on aura des conseils municipaux mixtes.

Oui mais pour Oui, oui, bien sûr. Pourquoi les les femmes sont souvent plus réservées par rapport à cela pour par rapport à l'engagement ? La différence essentielle, ça va faire plaisir au aux mecs qui sont làin.

La différence essentielle c'est que les femmes, elles ont souvent une forme, je le dis parce que on le rencontre par une forme de complexe un peu de de légitimité de timidité. Est-ce que je vais y arriver ? Elle se pose toujours la question : est-ce que je vais y arriver ? parce que elle Oui.

Est-ce que je serai à la hauteur ? Et surtout dans la conception, vous êtes il y a trois femmes là et dans cette conception là, si moi je fais quelque chose, si moi je m'engage, je veux aller au bout. Moi, je veux être sûr que et que je ferai bien et cetera et cetera.

Ce que vous voulez dire c'est que les hommes même moins compétents n'hésitent pas à se présenter. Ils ont moins de complexe et les hommes non ne se posent pas de questions. Non, mais après c'est comme dans la effectivement c'est comme dans la vie professionnelle normale ce qu'on dit.

Par exemple, quand il y a une offre d'emploi, une femme va considérer qu'elle va devoir répondre à 80 % des critères pour envoyer sa candidature. Tandis qu'un homme, s'il voit qu'il a 30 % des critères, il va l'envoyer sa candidature. Et c'est la et c'est exact.

Enfin, c'est la même dynamique qu'on retrouve ici pour les candidatures. Pareil. Ça veut dire il faut vous prendre en main et il faut surtout Ben oui.

Bah si, il faut surtout Oui. Ben si, c'est bah les meufs, présentez-vous aux élections municipales. Ben voilà.

Mais c'est Non, mais elle a elle l' la l'a souligné encore tout à l'heure, mais en fait il faut avoir confiance en soi. Et la confiance en soi, c'est dire "OK, je suis pas parfait, je suis pas parfaite mais ça fait rien, faut que je tente le coup." Et n'oubliez jamais une chose.

Vous saviez le nombre d'hommes imparfaits qui se présentent, hein. Si vous saviez le nombre d'hommes imparfaits qui se présentent, il y en a aussi des parfaits, faut pas pousser toi. Oui, oui, oui, oui.

Mais c'est quoi ? C'est François P Girou qui disait la la vraie parité ou l'égalité, c'est quand on mettra une femme incompétente à un poste d'homme d'hommes compétent. Oui, c'est une façon de regarder les choses.

Non, mais voilà. Enfin, je voulais vous demander si la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants était une bonne mesure. Ben, je viens de vous répondre, d'accord.

C'est une bonne mesure dans la mesure dans la mesure où je vais prendre mon exemple. Il y a toujours eu deux listes dans ma commune, je vous l'ai dit, depuis 83, d'accord ? Parce que j'étais le j'ai monté une liste contre le maire sortant à l'époque et je suis maire depuis 89.

J'ai toujours eu la parité et j'ai 300 habitants. Donc c'est possible en fait si on veut. Donc c'est en ce moment j'ai je n'ai j'ai trois adjointes, c'est trois femmes.

Alors je sais aussi je sais pas si elle est là euh la Nadine Carsodi. Nadine Carsodi qui est présidente des maires du Finistère. Quand elle a vu cette nouvelle proposition de loi pour les moins de 1000 habitants, elle s'est dit "Moi, je suis emmerdé, j'arrive pas à trouver des hommes." Donc vous voyez les situations.

Alors faire croire ou faire penser que ça sera difficile et cetera, il y aura des difficultés quelquefois. C'est vrai pour certains, on en est conscient mais le Sénat, attends, le Sénat a répondu à la question. Le Sénat a permis à ce que normalement dans une commune de moins de 200 habitants, à la place de se nécessaires pour que la liste soit validée, il peut y avoir cinq personnes.

Et si on n'est pas capable de trouver dans une commune de 100 habitants, de moins de 100 habitants, deux femmes, et bien la commune n'a plus de raison d'être. Ça peut être aussi simple que ça. Et ça, je sais que ça plaira pas à tout le monde.

Je veux bien Non, non, c'est c'est c'est intéressant. Vous Ça ne vous échappe pas. Il y a actuellement des négociations dans le bureau du euh nouveau premier ministre, Sébastien Lecornu, qui a la difficile tâche de trouver un budget et on sent que la soupe risque d'être amè pour les collectivités locales qui risquent de recevoir un nouveau tour de vis budgétaire.

Est-ce que ça vous inquiète, vous qui êtes président de la MRF, est-ce que les communes vont devoir payer ? Alors la l'inquiétude euh c'est pas forcément sous les communes rurales. Je je vais je m'explique.

On a l'habitude de faire souvent avec des bouts de chandelle. Voilà. Donc on se débrouille et on essaie toujours de se débrouiller.

La difficulté ça va être par rapport à des des des collectivités et autres départements, régions ou interco qui auront effectivement qui sont souvent qui accompagnent nos projets et qui ont si elles ont moins de moyens et bien on le voit, il y aura forcément moins de services, moins de de de d'aide, de subvention et cetera. C'est ça la difficulté. Mais en ce qui concerne notre fonctionnement à nous, si on la tiens, je vais je vais être plus encore plus direct hein ce matin.

Vous n'avez peut-être pas entendu, mais on ne supporte plus on ne supporte plus qu'un citoyen en ruralité valle deux fois moins qu'un citoyen en urbanité. Ça c'est plus possible. Donc ça veut bien dire que si effectivement on se répartissait les moyens d'une façon non pas par équitable juste liberté égalité fraternité pour l'instant c'est pas le cas depuis des décennies donc si notre DGF la dotation générale de fonctionnement était réévaluée regardé énormément de communes rurales se retrouvaient avec une une bouffée d'air et un ballon d'oxygène.

Je peux vous le dire mais est-ce que les Est-ce que l'État en aura les moyens ? Ça c'est tout. C'est il y a pas besoin de moyens, c'est une péréquation, c'est à somme constante.

Donc voilà, donc on aura pas de problème particulier si on va dans ce sens-là. Du coup, ça fait maintenant 5 ans que vous êtes président de l'association des maires de France. Quel bilan vous pouviez faire aujourd'hui de de toutes les actions que vous avez pu entreprendre et est-ce que vous pensez continuer de enfin justement cette fonction ?

Qu'est-ce que vous imaginez pour le futur ? Alors, je suis à l'association des ma des maires euraux de France depuis 92. D'accord.

J'étais successivement secrétaire général, vice-président et le premier vice-président avec Vanic Berberrian, notre ancien président. Aujourd'hui, je suis président. Ben demain, on verra.

Ce qui est sûr, c'est que je me représente déjà que ça soit clair. OK, c'est clair. Ça c'est clair.

Voilà. Et ce qui est clair aussi, c'est que on a vu l'évolution lors de cette mandature quand il y avait déjà de par l'activité et le j'allais dire le la personnalité de Vanic Berbeant, il y avait une progression de notre structure qui a été plus forte. Il y a eu un accélérateur par rapport à lui, par rapport au groupe autour de lui.

D'accord. Aujourd'hui, cet accélérateur, il est en pleine progression. penser qu'au début du mandat nous avions 8000 adhérents, nous en sommes à 13500.

Oui. Ça veut bien dire qu'on correspond à une demande à un besoin et que ce besoin bah beaucoup se retrouvent chez nous par rapport au fait on vit les choses. Nous on vit les choses au quotidien.

Je l'ai dit encore ce matin, quand il y a une vache qui est lâchée, bah voilà, on téléphone au milieu de la nuit. Il y a deux vaches qui sont lâchées. Il faut C'est le maire, tu parles, j'arrive plus à courir moi.

C'est le maire qui doit rentrer les vaches. C'est le maire qui doit récupérer le chien. C'est Non mais attends, mais je veux dire, on est à Poitier ici hein.

C'est pas la mère de Poitier qui va courir après une vache ou après le chien. Bah, c'est la réalité du quotidien ça. Donc c'est comme cela.

Et voilà. Et et les gens viennent chez nous à domicile. Ah ben Michel, attends, je suis emmerdé.

Tu sais que j'ai Ah ben attends, tu as vu l'heure qu'il est ? Bah oui. Non mais enfin voilà, c'est ça notre vie au quotidien.

Et donc ça c'est chronophage aussi, c'est chronophag dans nos têtes aussi. Ça veut dire qu'il nous faut à un moment donné nous libérer. C'est pour ça que j'aime bien la Mirabelle.

Dernière dernière question. Le maire c'est l'élu préféré des Français, on le sait. Hier, il y en a un autre élu qui a été condamné, un ancien président de la République, Nicolas Sarkozi, condamné pour association de malfaiteurs.

Il ira bel et bien en prison. Qu'est-ce que ça vous évoque sur l'image des élus, sur la déconnexion qui peut exister entre certains entre de très nombreux citoyens et leur politique quelle qu'ils soit ? Alors, c'est une question qui nécessiterait une réponse avec une langue de bois.

Vous êtes pas obligé. Mais je suis pas obligé. Ouais.

Toujours est-il que il y a deux choses et je suis d'accord avec le président du Sénat. Aujourd'hui, la condamnation du président Sarkozi, elle est sujette à un appel, une potentialité d'appel. Dans ce cadre-là, notre façon de faire la justice, c'est de considérer que tant que on n'est pas au bout, les gens sont présumés innocents.

C'est clair ça. On voit que dans ce cadre là, il y a il y a un effet politique certain par rapport à ce que l'on sait qu'il y a une demande d'emprisonnement dans quelques jours qui n'est des fois demandé par rapport à d'autres infractions ou autres par rapport à des citoyens plus dans le cadre d'un tribunal correctionnel. C'est assez courant quand même d'avoir d'avoir une exécution provisoire et un mandat de dépôt.

Oui. Je peux vous dire que nous constatant quelquefois les actions, il est où le maire de Varsy ? Il est où ?

Il est là. Pourquoi ? Il a fait quoi ?

Je vais vous prendre un exemple. Non mais à un moment donné, il faut aussi savoir les choses. Le maire de Vars, président, il est pas là Gill Noël, président de l'association des maires ruraux.

Non non mais voilà les réalités, il y a quand même des fois d'un regard de la justice qui peuvent être un peu différents. Il a eu à faire un rodéo moto dans sa commune, d'accord ? Il en a marre de voir les jeunes parce que ce sont des jeunes qui passent en moto sur une roue et cetera et cetera.

Il dit je non ça peut plus durer. Il sort de la mairie et il dit maintenant ça suffit. Ça fait quart d'heure une demi-heure que vous faites ce rodéo.

Ça suffit. Les jeunes n'occupent ne s'en occupent pas. C'est une commune de 1000 habitants, hein.

Le maire, il est connu, c'est pas son premier mandat hein. Et bien le maire il pouvoir faire en sorte de mettre fin à ce rodéo, il se met au milieu de la route. Il se met au milieu de la route pour arrêter physiquement entre guillemets le rodéo.

Un des jeunes n'accepte pas cette demande d'arrêt et fonce sur le maire. Et bien entendu, il a juste le temps de se retirer. Mais en se retirant, il accroche le jeûne avec sa moto.

D'accord ? Le jeûne, il tombe, il tombe avec la moto. Il a quelques équimoses.

La famille porte plainte. Le maire est condamné. Le maire est condamné.

Il est Non, mais il est condamné. On l'a mis en garde à vue pendant 48 he lui a demandé et finalement, ça s'est passé comment ? et il a négocié avec la justice pour ne pas comment dirais-je pour ne pas être entre guillemets emprisonné parce que il y avait cette c'est ça le traitement.

Ça répond pas à ma question sur Nicolas. Si si ça répond à votre question. Ça veut dire qu'il y a eu des appréciations qui quelquefois dans le cas de figure que vous vous voulez évoquer qui son qui peuvent être assez étonnantes.

Moi je n'ai pas les compétences de dire il y a une culpabilité, il y a pas de culpabilité. Ce que je sais c'est que quand à partir de l'instant où effectivement Mais il y a c'est pas le seul hein, il y a eu d'autres exemples auparavant. Il y a pas eu un certain casc là, faut le dire aussi hein.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'aujourd'hui ce genre de procès légitime légitime ce genre de d'initiative qui est faite donne une image globale des politiques qui est complètement Vous pensez que le problème c'est le procès le problème c'est plutôt Nicolas Sarkozy et qui fait ce dont il est accusé plutôt que le procès qui vient rétablir la justice. Enfin bon après ça on peut en débattre mais non c'est c'est j'ai pas j'ai rien contre le procès.

Je suis pas à même de juger et je n'ai pas à faire de commentaire sur le procès. Je dis simplement sur l'image des élus sur l'image des élus global d'une façon globale et bien et là heureusement les maires ruraux échappent à ça parce que on a la proximité et on sait que nos moyens sont modestes et que si voilà il y a un détournement chez nous ça va être un stère de bois. Merci beaucoup.

Merci beaucoup Michel Fournier, vous pouvez l'applaudir très fort. Michel Fournier, président de la MRF. d'être venu sur ce plateau.

Je vous laisse quitter le plateau. [Musique]

Spécial ruralité - avec Michel Fournier, nouveau ministre ! — Michel Fournier · Pourquijevote