Nicolas DUPONT-AIGNAN invité de Public Sénat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:35FerméeRéponse directe
Vous applaudissez cette décision ?
- 0:59RelanceRéponse partielle
C'est votre sentiment aussi ?
- 2:38FerméeÉludée
Vous voulez remettre en question l'appartenance de la France à l'Union Européenne ?
- 4:39OuverteRéponse directe
Vous évoquez le 18 juin, vous rappelez votre attachement au gaullisme, une réaction par rapport à ces six monuments aux morts vandalisés en Martinique ?
- 5:24OuverteRéponse directe
Sur l'immigration, vous souhaitez un référendum sur l'immigration, vous avez lancé une pétition pour ça ?
- 5:29FerméeRéponse partielle
Combien de signatures a l'heure actuelle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:28PrésentateurFait
« tous les résistants et otages fusillés seront déclarés morts pour la France. »
- 0:30PrésentateurFait
« Emmanuel Macron qui a également annoncé la panthéonisation en février prochain de Missak Manouchian »
- 2:30Invité politiqueFait
« elles sont prises par Mme von der Leyen, elles sont prises par M. Biden »
- 3:01Invité politiqueFait
« la commission de Bruxelles est en train de piéger la France et tous les autres pays par des règles bureaucratiques, en matière écologique, en matière de migration, en matière budgétaire »
- 6:27Invité politiqueChiffre
« près de 500 000 »
- 7:03Invité politiqueChiffre
« Il y a 900 000 demandes d'asile au niveau de l'Union Européenne. »
- 16:04Invité politiqueChiffre
« 10% de notre dette est empruntée à taux variable indexé sur l'inflation. »
- 16:08Invité politiqueChiffre
« 12 milliards d'euros pour payer l'explosion des intérêts liés à cette faute de gestion. »
- 17:30Invité politiqueFait
« les seules économies prévues sont faites sur les plus modestes »
- 18:05Invité politiqueChiffre
« 2 milliards ont été à nouveau économisés sur le logement »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan74 %
- Présentateur11 %
- ?10 %
- Invité5 %
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Merci beaucoup d'être notre invité ce matin, député de l'Essonne, bonjour, merci d'être avec nous. Président de Debout la France, on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vessard-Eudon du groupe EBRAS.
Bonjour Fabrice, bonjour Nicolas Dupont-Aignan, les
journaux de l'Est de la France, on le redit Fabrice. On va évidemment balayer l'actualité avec vous Nicolas Dupont-Aignan, il y a beaucoup de sujets à voir.
D
'abord Emmanuel Macron qui était au Mont-Valérien hier, où a été annoncé que tous les résistants et otages fusillés seront déclarés morts pour la France. Emmanuel Macron qui a également annoncé la panthéonisation en février prochain de Missak Manouchian, résistant, communiste arménien, fusillé en 1944. Vous applaudissez cette décision ?
Bien évidemment, vous savez quand on va au Mont-Valérien, on ressent toujours cette tragédie, ce sacrifice pour la liberté de la France.
Donc
il a eu raison Emmanuel Macron. Laurent Jacobelli hier, qui soutient cette décision, dit quand même regretter qu'elle n
'ait
pas été plus partagée. C'est votre sentiment aussi
? – Je
ne sais pas. – Ou
c'est le genre de décision qui appartient au président de
la
République et qui ne vérite pas d'ébats
?
– Ça appartient
aux Français. Écoutez, il y a suffisamment de motifs de désaccord profonds
pour
ne pas en rajouter là où il n'y
a
pas de désaccord.
–
Alors, vous savez, hier soir, comme beaucoup de Français, je crois, je regardais ce documentaire sur le général de Gaulle, sur une chaîne. Et quand on voit, je me faisais la réflexion, la grandeur, l'intelligence, la profondeur des mots dans les conférences de presse, puisqu'il y avait beaucoup d'extraits,
je
me disais, mon Dieu, où nous sommes tombés
? –
Et c'est là où je me suis dit,
le
vrai problème de la France, c'est qu'à un moment, il a eu un mot de le général de Gaulle dans un extrait au moment de la sortie de l'OTAN, enfin du commandement militaire
intégré
pour être précis, il a dit, on ne peut pas agir en étant subordonné.
– Eh
bien, le drame d'aujourd'hui, je me faisais la réflexion, en regardant aussi les images d'Emmanuel Macron, bon, honorer les résistants qui sont morts pour la France, bravo,
mais
c'est lui qui subordonne la France.
–
À qui ? – À Bruxelles, à l'OTAN, et donc on a, si vous voulez, un tel décalage entre la soumission de la France dans tous les domaines
que
les Français payent très cher. – Dans
quoi
elle est soumise aujourd'hui ? – Toutes les décisions ne sont pas prises par le président de
la
République, elles sont prises par Mme von der Leyen, elles sont prises par M. Biden, on voit à quel point la France est dépendante, on l'a vu avec le drame d'Annecy, donc moi je vais vous dire, le
seul objectif… – La France, elle appartient à l'Union
Européenne, vous voulez
remettre en question ?
– Non, là, il y a un coup d'État européen qui se profile, Mme von der Leyen sort des traités, elle est sortie des traités, elle se comporte comme si elle était élue présidente de l'Europe, elle n'est pas du tout élue, la commission de Bruxelles est en train de piéger la France et tous les autres pays par des règles bureaucratiques, en matière écologique, en matière de migration, en matière budgétaire, donc si vous voulez, l'enjeu aujourd'hui, si pour moi en tout cas, c'est mon avis, si on veut résoudre les problèmes français, enfin les résoudre, parce qu
'on
ne les résout pas, sur la sécurité, sur l'immigration, sur le développement économique, il faut reprendre notre indépendance, et c'est fondamental, moi j'en arrive à la conclusion en regardant les choses, c'est que jamais la France n'a été autant subordonnée, alors voilà, maintenant c'est l'enjeu, libérer la France pour qu'elle puisse prendre les décisions la concernant et résoudre ses problèmes. – Donc
sortir
de l'Union Européenne
? –
Ça peut être sortir s
'il n'y a pas de
renégociation possible, il y a beaucoup de pays qui sont comme nous,
tout
le monde oublie qu'il y a beaucoup de pays qui ne supportent plus ce coup d'État permanent, comme disait l'autre de Mme von der Leyen, donc je crois que, et c'est ce qu'on a, à mon Conseil national le samedi, on a décidé, on a bâti un projet qu'on présentera aux Français, aux Européennes, pour dire, si on veut régler par exemple le problème de l'immigration,
il
faut sortir de Schengen, oui, il faut contrôler nos frontières nationales, il ne faut plus maintenant hésiter, il faut rétablir…
– Il faut faire
primer le droit national sur le
droit européen, comme le disent
les républicains ? –
Oui, alors qu'ils ont signé tous les traités, moi au moins je n
'ai
pas signé ces traités, je les ai refusés. Ils ont signé tous les traités, maintenant ils nous disent, il
faut
revenir au droit national, et d'ailleurs ils ne sont pas tous d'accord entre eux. Mais bien évidemment, si on ne reprend pas en main notre politique d'asile, mais c'est fini, il n'y
a
plus de France. Donc il
y a
un moment, là on est face au mur, voilà, c'est ça que je voulais dire, par rapport aux images ambiguës du 18 juin.
– Vous évoquez le 18 juin, vous rappelez votre attachement au gaullisme, une réaction par rapport à ces six monuments aux morts qui ont été vandalisés en Martinique à la veille de ces commémorations du 18 juin ? –
Ben c'est abominable, voilà.
Qu
'est
-ce
que vous voulez que je vous dise ? Je les condamne bien sûr totalement, je les condamne totalement.
–
Sur l
'émission… – Mais juste un point,
il y a des événements comme cela abominables, mais je peux vous dire, moi je vois dans ma circonscription et partout, il y a une vraie ferveur, le message du 18 juin est profondément compris et partagé par une grande majorité de Français. Donc maintenant ce qu'il faut c'est que les Français traduisent en actes et que les gouvernements en actes le message du 18 juin, parce que ça ne sert à rien de célébrer le 18 juin si on est pieds et mains liés à des intérêts extérieurs.
– Sur l'immigration, vous souhaitez un référendum sur l'immigration, vous avez lancé une pétition pour ça ?
–
Combien de signatures a l'heure actuelle ?
–
Je ne
sais
pas, je n
'ai
pas regardé, je vous le dis franchement, je vais regarder. Mais j'ai écrit le texte de cette pétition sur internet pour ce référendum suite à Annecy,
parce
que ce qui m'a effrayé,
c
'est au lendemain de cet acte abominable de voir le président de la République aller serrer des mains en préfecture, jouer son rôle
de
compassion, c'est normal, il
ne faut
pas lui en vouloir, mais à aucun moment n'en tirer des leçons. Et drame après drame,
on
ne tire jamais les leçons justement de l'absence de frontières. Donc moi je veux qu'on renationalise les demandes d'asile,
qu
'elles ne valent que pour chaque pays, je veux qu'on contrôle nos frontières, je veux que ça ne recommence pas éternellement. Alors on n'empêchera jamais bien sûr un drame, mais là c'est un cumul de drame et je vous rappelle que nous avons le record
de
flux migratoires, le record en 2022,
près de 500 000.
Et la France, je voyais le reportage avant, alors on cache les migrants et les réfugiés en fait, Emmanuel Macron les cache, mais la réalité c'est que la France, il les envoie dans les différents territoires, dans les villages de France pour les cacher, parce qu'il ne
veut
pas
que ça se voit à Paris. – Ils veulent les répartir dans le territoire. – Oui, il ne veut pas que
ça se voit dans les beaux quartiers. Bon, donc le problème de fond, il n
'y a
pas une personne censée qui
a
un peu de tête,
qui
pense qu'on peut assimiler 500 000 personnes par an. Il n
'y
a pas une personne qui, et pourtant on continue, à laisser tout ouvert. Il y a 900 000 demandes d'asile au niveau de l'Union Européenne.
Mais
c'est de la folie, pour eux,
ce
n
'est
pas nous contre les migrants, c'est pour eux, pour nous, ce n
'est
pas possible. Donc soit on agit, soit on continue comme ça. Et ce qui m'a, comment dire, ce qui m'effraie, c'est cette capacité
de la société française à accepter l'impensable. – Mais comment c'est possible de mettre
en place ce que vous dites à court terme ?
Tous les pays du monde le font, le Danemark d'ailleurs le fait, alors qu'il est dehors de
l
'Union Européenne, tous
les pays du monde ont des frontières,
sauf nous. Et c'est le chaos migratoire. Donc il y
a
peut-être un moment où il faudrait que les responsables politiques assument leurs actes. Moi j'ai voté, j'ai retrouvé ça, il n
'y a
pas longtemps, en triant mes papiers, j'ai retrouvé un texte de 98, je venais d'être élu député, ou avec Philippe de Villiers, on était les seuls en 98, il y a 25 ans, à dire
les
demandes d'asile au niveau européen, c'était le traité d'Amsterdam, je m'étais fâché avec Philippe Séguin à cause de ça, parce que j'avais voté contre. Ça ne peut pas marcher. Eh bien aujourd'hui on en a la preuve. Mais en 98, on nous disait qu'on était…
– Donc il faut faire les
demandes d'asile dans les pays d'origine pour vous ? – Non,
il faut que les demandes d'asile soient gérées pays par pays. C'est-à-dire que si vous avez eu une demande d'asile en Suède, vous n'avez pas le droit de circuler. Je veux mettre fin à la libre circulation des demandeurs d'asile en Europe. Je veux que la France retrouve ses frontières. Ça sera un des thèmes majeurs des Européennes. Ou un référendum, ça serait merveilleux. Jamais les
Français n'ont été consultés. – Mais juste comment vous faites le
référendum à l'heure actuelle ? C'est-à-dire que vous soutenez la proposition de loi constitutionnelle des Républicains ?
Vous pouvez changer la constitution pour pouvoir faire un référendum
? – Je l'avais fait en 2018.
– Parce que là ça mène à quoi votre pétition sur le risque
?
– Je
veux engager, et j'espère que cette fois-ci les Républicains signeront, puisqu'ils en ont fait un, donc moi je signerai l'heure. Moi vous savez je ne
suis
pas jaloux d'où ça vient. – Donc vous
voterez lorsque
ça arrive au Parlement ? – Je voudrais même un
référendum d
'initiative partagée.
Je voterais les textes
qui
ont les 185 parlementaires. Je préférais que ce soit le mien. Mais
je
voterais tous les textes qui permettent
de traiter
la question migratoire, même si les textes des Républicains ne vont pas assez loin sur certains points.
– Mais comment vous faites votre RIB sur l'immigration sans changer la constitution ? –
Mais le RIB sur l'immigration, on le fait. Le général de Gaulle a fait par
l'article 11. Arrêtons avec ses histoires de 89 et
d'article 11. – C
'est pas une mince
affaire quand
même. –
Rétablir les frontières nationales.
– C
'est-à
-dire
que vous pensez que le Conseil constitutionnel va valider…
– Ce n'est pas le Conseil constitutionnel qui
doit décider à la place des Français, ça suffit. –
Donc
un,
le
général de Gaulle l'a fait, en 1962, ça a très bien marché. Donc un, rétablir les frontières nationales. Deux, gérer les demandes d'asile au niveau national. Trois, primauté du droit national sur le droit européen. –
Donc il y aura trois questions dans votre référendum. – Reprendre
les manettes, oui, reprendre les manettes. Mais les Français sont effarés de ce qui se passe. C'est pour ça que la crise politique est très forte.
Je
vous le dis, personne ne comprend qu'on est à la tête de l'État des gens impuissants,
qui
ne font que commenter les choses, les drames. Là, c'est notre survie, c'est la vie de nos enfants qui est en jeu.
Ce
n
'est
pas de la grande politique, c'est la survie des Français. Contrôler nos frontières, voilà, je pense que c'est clair. –
C'est
très clair. Et vous souhaitez
un projet de loi immigration au mois de juillet, comme Elisabeth
Vendalé s'entend. – Il n'y aura rien dans
ce projet immigration. C'est de la régularisation, sous prétexte de métier en
tension. – Pas que ? – Des
détails, des détails. –
Pour vous-même, la partie du projet de loi gérée par
Gérald Darmanin, ce sont des détails ? –
J'attends de voir, je vais lire les articles, et puis tout ce qui pourra aller dans un sens de contrôle sera positif.
–
Vous le voterez.
–
Mais ce n'est pas à la hauteur de l'enjeu, je veux vous le dire. Ce qui se passe en Europe, il n
'y a
pas que chez nous d'ailleurs.
–
Fabrice. – Dans l'actualité du week-end, cette opposition qui reste vive autour du projet de tunnel ferroviaire entre Lyon et Turin, les manifestations se sont poursuivies. Elles ont reçu le soutien de Jean-Luc Mélenchon, notamment. Est-ce que vous pensez qu'il faut reculer sur ce projet réajusté ?
– Ce projet, en tout cas, il mérite d'être examiné, débattu. Pourquoi ? Parce qu'on a des investissements colossaux à faire
en
matière ferroviaire,
pour
notamment décarboner, et ça c'est bien. – C'est le cas là, dans cette hypothèse. – Sur ce projet,
je
pense qu'il faut l'étudier plus avant, pour une raison très simple, c'est que l'argent n
'est
pas gratuit, et qu'il y a des investissements de proximité, très importants à faire dans la région Rhône-Alpes, dans toutes les régions de France. Le système ferroviaire craque de partout, et je pose juste la question, je n
'ai
pas la réponse. Est-ce qu'on est bien sûr que ces dizaines de milliards sont bien employés et est-ce qu'on en a besoin tout de suite ? C'est la seule question que je pose. – Vous avez un doute ? – J'ai un petit doute, oui. – Mais
vous ne
demandez pas au gouvernement de renoncer à ce projet ? – Non, je
demande, on pourrait très bien organiser un référendum local. Je crois, plus j'y réfléchis,
et
plus je rencontre des Français, et je commence à avoir un peu d'expérience, du moins de mon pays, je crois qu'il y
a
une vraie crise démocratique, très profonde. On l'a vu à l'Assemblée nationale, où l'Assemblée a été bafouée par la Présidente, article 40, il n
'y a
plus le droit d'initiative parlementaire à l'Assemblée, c'est quand même gravissime ce qui s'est passé. C'est passé sous silence à travers, parce qu
'il
y a eu le drame d'Annecy, mais c'est terrible. Le droit
d'initiative parlementaire,
c'est la création de la démocratie en Angleterre, puis la Révolution française. Supprimer. Bon, c'est Macron qui décide les propositions de loi qu'on a le droit de déposer. Bon, premier problème. Deuxième problème,
on le voit bien… – Vous allez travailler
à réformer cet article 40, voire elle le supprimer, vous souhaitez
? – Il
faut aller le travailler, puisqu'il y a une interprétation légale
et
illégitime qui a été faite. –
Mais vous souhaitez qu
'il soit revu ? – Bien
évidemment, puisque sinon il n
'y a
plus de droit… C'est Emmanuel Macron et Elisabeth Borne qui décident ce qu'on a le droit de voter, de débattre. Enfin, c'est complètement surréaliste ce
qui
se passe, mais ça s'est passé comme si c
'est
une lettre à la poste. Deuxième point, au niveau local, on voit bien dans nos régions, et vous le savez bien, que si on ne fait pas des référendums locaux, des RIC, ce qui se fait aux États-Unis, ce qui se fait en Suisse, la crise démocratique va s'aggraver.
–
Parce qu'il s'est fait
en France,
il y
a
eu un référendum local à Notre-Dame-des-Landes, ça n'a pas empêché le gouvernement de
faire le contraire de ce qu'avait dit le référendum local. – Parce qu'on a un léger
problème, vous l'avez vu en 2005, avec les référendums. Il y
a
un manque de tradition démocratique dans notre pays, je crois qu'on débloquera les choses, notamment vis-à-vis de la jeunesse. Les jeunes ont des attentes qui ne sont pas prises en compte aujourd'hui par le pouvoir politique de tout bord. Et donc je pense que la seule manière de débloquer le pays, si on prend un peu de hauteur au-delà de la droite et de la gauche, c'est le RIC, référendum d'initiative citoyenne, comme en Suisse. Ça se passe aux États-Unis au niveau des États, au niveau des comtés. Pourquoi pas le faire en France ? Si on ne débloque pas la société française, ça finira dans le sang. Moi je vous le dis.
– Vous travaillez avec Albreu de Pivet sur la réforme des institutions, puisqu'il
y a
un groupe de travail qui
est en place
à l
'Assemblée ? – Non, je
ne travaille pas pour l'instant, on verra ce
qu'elle va sortir. – Parce qu'elle ne vous a
pas demandé ou
parce que vous souhaitez… – Je
ne
vous
le dis franchement, mais tout le monde connaît mes propositions, je les ai faites à la présidentielle, RIC, réforme européenne pour faire revenir le pouvoir démocratique, et puis l'usage du référendum. Sur les retraites, il fallait faire un référendum.
–
Vous souhaitez quand même travailler avec Albreu de Pivet
? Si
elle vous demande. – Elle n'est plus présidente de l'Assemblée pour moi.
– Pourquoi elle n'est
plus présidente
de l'Assemblée ? – Pour
moi, elle n'est plus une présidente impartiale.
–
Pourquoi
? –
Parce qu'elle a trahi les parlementaires, elle n
'a
pas fait respecter le droit d'initiative. – Mais comment vous faites alors si vous ne la considérez plus
comme une présidente de l'Assemblée ? –
Complètement, et… –
La session
continue.
– La session continue, mais pour moi, dans mon cœur, elle n'est plus présidente de l'Assemblée. Elle a bafoué le droit élémentaire d'amendement.
On
pouvait voter, il y avait une majorité d'ailleurs. C'est sur ce plateau que Mme Cobell, j'ai entendu, je suis votre émission, c'est sur ce plateau que Mme Cobell, à ma place, a osé dire on fera tout
pour
empêcher le débat.
Mais
je
ne
sais
pas si vous réalisez ce que ça veut dire. Moi, je ne pardonne pas ça.
– Parlons
finances publiques, c'est ce matin qu'ont eu lieu les assises des finances publiques. Elisabeth Borne va conclure ses assises. Face au déficit et à la dette, l'État veut réduire les dépenses. Ça va dans le bon sens ?
–
Écoutez, c'est l'alcoolique qui promet de ne plus boire. Alors il
y
a une première mesure, je voudrais qu'elle prenne, qui est très simple, possible.
Est
-ce que vous savez, vous le savez, que l'État, Bercy, emprunte
chaque
mois,
entre
1,5 milliard et 1,8 milliard à taux variable indexé sur l'inflation, souvent en zone euro. Vous savez, quand l'État emprunte pour sa dette, il peut emprunter à taux fixe,
donc
au moins on est sûr de ce qu
'on
paiera, 3,5% ou 3% en ce moment, ou alors à taux variable indexé sur l'inflation. Cette faute majeure de gestion
depuis
des années a conduit, 10% de notre dette est empruntée à taux variable indexé sur l'inflation. Et vous le savez, au budget 2022, on a rajouté 12 milliards d'euros, 12 milliards d'euros pour payer l'explosion des intérêts liés à cette faute de gestion. Et ce qui est terrible, c'est qu'on ne peut pas revenir sur ce qui s'était passé avant, encore que c'est Macron qui l'a fait. Mais depuis qu'on sait que l'addition est colossale, parce que pourquoi emprunter à taux variable très cher quand on peut emprunter à taux fixe moins cher ? Eh bien, il continue tous les mois, M. le maire, ça veut dire que là,
il
y
a
une économie gigantesque qui pourrait être faite si on ne faisait pas ce cadeau scandaleux aux banques et aux marchés financiers.
– Mais
sur ce qu'on emprunte, mais sur ce qu'on dépense. – Non,
non, mais
attendez, sur ce qu'on emprunte, excusez-moi.
Quand on emprunte à taux variable, si vous empruntez votre voiture ou votre maison à taux variable, vous soyez complètement sur le stock.
– Sur ce qu'on dépense, sur ce que l'État dépense aujourd'hui, on a bien compris, hors ses intérêts.
–
Mais j'insiste, parce
que les gens ne savent
pas. – Sur ce que l'État dépense,
sur sa façon de chier…
– J'ai
écrit un livre, Où va le pognon ? Vous le retrouvez partout. – Est-ce
que les choses ont évolué
? – Rien n'a évolué. –
Si,
il y
a
une chose qui a évolué.
C
'est que quand vous êtes
citoyen
modeste,
vous
trinquez. Quand vous êtes des plus riches,
vous
avez tapis rouge. C'est ça la réalité.
C
'est que ce pouvoir a fait porter l'effort sur les petits retraités, sur ceux qui ont été licenciés à 55 ans, qui vont devoir travailler jusqu'à… enfin, être au RSA jusqu'à 64. C'est-à-dire, les 7 milliards d'économies, les seules économies prévues sont faites sur les plus modestes. Je trouve ça absolument… – Le
quoi qu'il en coûte, il a
décollé plus modeste
?
– Non, ça c'est le quoi qu'il en coûte de la crise. C'est autre chose. Je parle maintenant. –
Même maintenant, il y a des cèdes. – Maintenant,
les seules mesures d'économies qui sont prises ont été faites sur les plus modestes. Sur aussi le dispositif
d'aide au logement. – Et il n'y a pas d'aide pour les
plus modestes
? Le
gouvernement n'aide pas les plus modestes
?
–
Le gouvernement fait souffrir toujours fiscalement les plus modestes. les classes moyennes et favorise les plus riches. Tout le monde le sait. Et regardez, 2 milliards ont été à nouveau économisés sur le logement alors qu'on a une crise du logement absolument dramatique
avec
un problème économique. Donc, c'est un pouvoir qui est tellement injuste.
Vous
savez, moi, je ne suis pas M. Mélenchon, je ne
suis
pas pour égaliser tout. Mais là, vous savez, si on continue à avoir une baisse de pouvoir d'achat, à avoir une crise du logement, à avoir toujours des mesures qui tapent sur les plus pauvres, il y aura là aussi une explosion. Et je ne comprends pas comment on peut faire ça.
– Christian Estrosi, on passe à un tout autre sujet, on parle de laïcité. Christian Estrosi a dénoncé les prières musulmanes dans la cour de trois écoles de sa ville de Nice, prononcées par une quinzaine d'écoliers. Le ministre de l'Éducation nationale, Papendjai, les a qualifiés d'intolérables, d'atteintes très graves au principe de laïcité. Il a annoncé l'ouverture d'une enquête administrative. Il a eu une bonne réaction, le ministre ?
–
Le
ministre, il ne sert à rien, donc il ferait mieux de partir le plus vite possible. C'est dramatique. À part enfoncer des portes ouvertes, vraiment, tous les Français ont compris qu'il ne faisait rien. –
Donc il doit partir ?
– Il doit partir au plus vite. J'espère que dans le remaniement, il fera partie du… Parce que, vous savez,
moi
j'écoute, je l
'ai
écouté parce que je me suis dit, tiens, type qui a un grand savoir, qui a l'air compétent et tout, mais quand vous écoutez, vous comprenez qu'il ne fera rien.
Il
n
'y a
jamais un truc clair.
C
'est jamais clair.
– Alors comment vous répondez ? Comment vous auriez répondu, vous, à
l
'appel de Christian Estrosi ?
– D'abord, il ne devrait pas y avoir d'appel de Christian Estrosi parce que c'est tellement évident que le système de l'éducation nationale doit être remis sous tension. Mais pour ça, il faudrait qu
'il y ait
des ordres clairs. Il faudrait que ce ne soit pas le pas de vague, on ouvre le parapluie et que dès qu'un enseignant dit quelque chose, il n
'y
ait pas sa hiérarchie qui lui dise, tais-toi, c'est pas grave. Parce que c'est ça, aujourd'hui, la ligne dans l'éducation nationale. C'est, je connais bien, parce que dans mon département l'Essonne, on voit ce qui se passe, c'est que dès qu'un enseignant veut être respecté, dès qu'un enseignant tire la sonnette d'alarme, la hiérarchie lui dit, pas de vague, surtout pas de vague. Voilà. Et si Christian Estrosi ne
l
'avait pas dit, personne ne l'aurait jamais su. Donc, ça veut bien dire que le ministère ne fonctionne plus.
–
Un dernier mot, Fabrice ? – Oui, cet après-midi, vous serez en Normandie, dans la France, dans le Calvados, dans le cadre de votre Tour de France des solutions. La campagne 2027 a déjà commencé pour Nicolas Dupont
-Aignan ? – Non, non. En revanche, c'est vrai que Debout la France sera présent aux Européennes sur une liste pour l'indépendance nationale. –
Mais ce sera
une liste Debout la France ? – Ça sera peut-être élargi, j'espère.
– Élargi avec qui ? –
On verra, ceux qui
voudront… – Vous discutez
avec Éric Zemmour ?
– Non, je veux un…
– Avec qui vous
discutez,
pour
qu'elle soit élargie ?
– Les listes, c
'est
d'abord des idées.
Je
crois
qu'en politique, les idées… – Des idées avec Éric Zemmour, vous les partagez
? –
Sur
l'Europe, je propose un projet, j'allais dire radical.
C
'est-à
-dire
que je crois qu'on arrive au point où il va falloir choisir entre le fédéralisme supranational, c'est ce que veut Emmanuel Macron,
c
'est clair, son projet est clair.
La
fin de la France comme État libre. Et la France sera un gouvernement.
– On a compris votre projet sur l'Europe, mais est-ce que vous discutez avec Éric Zemmour ? – Est-ce que vous souhaitez une discobrine avec lui ?
– Je ne discute pour l'instant avec personne, je travaille sur le fond, je présente
un projet. – Et vous
avez dit hier que vous ne souhaitez pas forcément
la conduire vous,
cette liste.
– On ouvrira,
vous verrez chaque chose en son temps. D'abord, vous me permettez d'aller sur le terrain, département après département, 20ème département, cet après-midi, l'Orne, ce matin, Calvados et Orne. Non, Manche et Calvados, pardon. Saint-Lô et Vire, pas à pas. –
Ce
que je veux, c'est que je trouve
qu'il y a peu de paroles… – C'est Elisabeth Borne, il y a un message
? – Oui, parce qu
'il
ferme un collège, là, c'est dramatique. Et je vais soutenir les parents d'élèves. Et puis, au-delà de ça, écouter, expliquer, affiner le projet. Parce que je crois que la vie politique, ce n
'est
pas des écuries, ce n
'est
pas des partis, c'est des idées.
Et
après,
de transformer ces idées en solution. – On ne saura pas qu'ils conduisent, on suivra ça.
Est-ce qu'il y
aura
des candidats de Boulas-France au sénatorial ?
– Très peu, puisque nous n'avons pas… –
Et
je ne sais pas encore combien de départements, quelques départements, mais le scrutin sénatorial,
c
'est un scrutin différent, c'est un scrutin,
je
crois, où il ne
faut
pas avoir une vision obligatoirement très
partisane
et politique.
–
Chez vous, dans l'Essonne, il y en aura
? – Dans
quel département, là
? – Ah ben, vous verrez.
– Ah ben, ça laisse beaucoup de questions en suspens,
ça. – Eh bien, heureusement, parce que sinon, on ne m'en mettrai pas.
– Au
sénatorial
? – On verra. Je ne
sais
même pas qui il y
a
comme liste, on verra.
–
Vous reviendrez, nous le dire. – Alors,
merci
beaucoup, merci Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été notre invité.
On
passe au Club des Territoires.
– Allez
-av
А . –
Nicolas Dupont-Aignan