Boris Vallaud s'exprime après la déclaration de politique générale de François Bayrou
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues je m'exprime aujourd'hui devant vous avec la solenité qui exige la gravité du moment et avec la seule préoccupation d'être utile au français et au français en vous nom monsieur le Premier ministre et en refusant obstinément à la gauche qui le revendiqu légitimement l'exercice du pouvoir le président de la République a pris le risque d'aggraver la crise politique et institutionnelle qu'il a lui-même ouverte avec les dissolutions le mal n'est pas que le pouvoir lui échappe le mal c'est qu'il refuse de l'accepter ce gouvernement monsieur le Premier ministre n'est assurément pas le nôtre votre politique n'est assurément pas la nôtre votre budget n'est pas celui que nous aurions défendu à gauche et les socialistes ne teront jamais leur désaccord quelque chose d'ailleurs nous opposera toujours dans notre vision du monde dans notre conception de l'homme de la justice de la liberté de la question sociale mais aussi du mérite de l'ordre et de l'autorité pour nous les choses sont claires et cette clarteté nous la devons à nos électeurs car nous n'avons pas été élus sur les mêmes projets ni sur les mêmes convictions nous demeurons dans l'opposition nous ne sommes à la recherche ni d'une coalition nouvelle ni de nouvelles alliances nous ne voulons aucun portefeuille ministériel et nous refusons les combines et les combinaisons nous ne vous rejoignons pas nous avons notre destin qui est toujours qui est de toujours marcher vers l'avènement de la raison et de la justice et nombreux sont aujourd'hui les Français plus nombreux encore demain qui en espèrent l'accomplissement je le dis avec gravité vous l'avez dit aussi l'époque gronde un monde menacé par l'égoïsme des nations la remise en cause du droit international et Infiné par la guerre un climat déréglé dont on peine à mesurer toutes les conséquences mais qui montre d'ors et déjà sa grande violence une humanité perclus d'inégalité rongé par la désespérance et partout des ennemis de la démocratie prêts à toutes les promesses pour mettre en œuvre tous les mensonges nous vivons dans un monde de basculement au bord du basculement dans ce clair obscur d'où surgit les monstres et l'extrême droite menace ici comme partout d'abattre tout ce que l'homme tout ce que la France tout ce que la République a fait de grand dans son histoire et le plus souvent sans elle et même contre elle Monsieur le Premier Ministre au moment de renverser le gouvernement de Michel G nousous sommes adressés à nos collègues du socle commun je m'adresse dans les mêmes termes à vous avec une question simple mais déterminante que préférez-vous la laiss et le bâton des maîtres chanteurs du rassemblement national ou la responsabilité républicaine au prix de négociations exigeantes avec la gauche et notre conviction est inébranlable on ne s'allit pas avec l'extrême droite on ne serurait acceptter qu'elle inspire la loi et encore pire qu'elle dicte sa loi tout plutôt que la corruption de nos principes commun monsieur le Premier ministre mes chers collègues du socle commun n'imaginez pas qu'il nous soit facile ou naturel de négocier avec celles et ceux que nous combattons depuis 7 ans et demi dans ces orientations et que nous combattrons certainement encore dans les mois et les années à venir et je sais aussi la méfiance qui inspire d'instinct le compromis mes instruits de l'histoire je sais aussi que ça n'est pas la part modique de la politique dès lors que chacun reste à sa place nous dans l'opposition vous dans le soutien au gouvernement et à celles et ceux qui s'interrogent ou même dénoncent parfois avec beaucoup de véhéence et beaucoup de violence le principe même de la négociation je leur adresse ces mots du Grand jores au soutien du gouvernement Val des crousseau il nous plaît que notre parti ne soit pas composé de ces éternels impuissants qui critiquent chicanent disputent et jénagiste et combattent toujours trop tard les choses pour nous sont claires personne à cette assemblée n'a de majorité absolue mais voilà je l'ai dit le monde grince la menace de l'extrême droite est forte et face aux urgences économiques sociales environnementales démocratiques il est notre devoir d'être utile tout le temp partout aux françaises et aux Français être utile à cette majorité introuvable ici mais qui existe bien dans notre pays la majorité de vie difficile la majorité de celles et de ceux qui se désespèrent de leurs conditions de travail de leur salaire de leur factures de leur santé de leur sécurité de leur retraite de leurs enfants de leur liberté individuelle comme de l'avenir de la planète Monsieur le Premier Ministre tout ce que vous ne consentirez pas à la gauche aujourd'hui et demain pour bâtir une stabilité dans la justice qu'elle appelle de ses vœux dans dans des négociations que nous avons accepté vous finirez par le consentir à l'extrême droite sur d'autres terrains qui remettront en cause les valeurs qui sont les nôtres et je voudrais dire ici à la représentation nationale et à travers elle au français qu'elle a été notre état d'esprit dans ces discussions avec un seul objectif servir le pays être utile à la vie quotidienne des Françaises et des Français nous avons équité guidé par quelques principes simples épargner celles et ceux qui n'ont que leur force de travail pour vivre effort demander les retraités les classes moyennes les malades les fonctionnaires et demander à celles et ceux qui le peuvent les multinationales les grandes entreprises les efforts les efforts qu'ils appellent voilà pourquoi dès le budget de Michel Barnier nous avons réclamé des mesures de justice comme la réindexation des pensions c'est acquis et c'est grâce à la gauche nous avons refusé l'augmentation du prix de l'électricité du ticket modérateur du déremboursement des médicaments de l'instauration des jours de voilà pourquoi nous avons demandé des justices fiscales au nom de la solidarité nationale parce qu'il faut bien compenser les cadeaux fiscaux jamais financés fait depuis 2017 à chacun selon ses moyens pour répondre à chacun selon ses besoins et nous avons avec la même force défendu nos services publics l'hôpital pour lesquel nous demandons plus de moyens l'éducation nationale pour lequel nous récusons les suppressions de postes et nous avons également besoin d'un budget qui ne soit pas un budget récessif venant au secours notamment du logement qui se ondre au moment où le nombre de ceux qui veulent se loger et qui n'y pevent pas ne cessent d'augmenter voilà aussi pourquoi nous avons demandé la suspension et la remise en chantier la renégociation de la réforme des retraites parce qu'il y a là la possibilité non seulement de réparation d'une injustice sociale fait aux classes populaires fait aux carrières longues fait au carrières haché fait au carrières péniible fait en réalité à beaucoup de femmes ici de ce pays il y a aussi la possibilité d'une réparation démocratique une loi adoptée dans la brutalité politique et institutionnelle sans débat sans dialogue social et contre la vie des Français vous avez annoncé que tout était négociable même l'âge de 64 ans c'est notre demande et la perspective d'une loi avant l'été nous l' prenons nous faisons confiance au dialogue social et personne ne se déshonore d'un retour devant les partenaires sociaux mais je veux dire aussi que notre objectif demeure l'abrogation de la réforme des retraites à 64 ans et que nous p pas nous satisfaire que s'il n'y a pas d'accord nous revenions à la loi antérieure il y aura des négociations il y aura des propositions il n aura peut-être pas de consensus mais nous demandons que cela revienne devant l'Assemblée nationale devant la représentation nationale pour faire avancer une cause juste et dont nous sortirions tous grandi justice solidarité soutien l'activité économique relance du débat démocratique dans un parfait esprit de responsabilité il n'y a rien dans en demande d'excessif de déraisonnable et pourtant Monsieur le Premier Ministre vous n'en avez pas dit un mot alors je voudrais vous interroger je voudrais vous interroger et j'ai besoin de la clarté de vos réponses plusieurs de vos ministres dans les discussions que nous avons eu avec les écologistes et les communistes ont fait des pas en avant dans le sens de l'intérêt des Français je veux savoir où on en est de ce projet de contribution sur les hauts patrimoines une contribution qui serait penne et qui mettrait à contribu ceux qui les peuvent et qui sont aujourd'hui les passagers clandestins de la solidarité nationale où on en est de l'augmentation du taux de la taxe sur les transactions financières et plus généralement du niveau de fiscalité nouvelle par rapport à 2024 je veux également que nous sachions où nous en sommes de l'augmentation des dépenses de l'assurance maladie en particulier de l'hôpital public et je veux très concrètement savoir ce que cela signifie en terme de maintien ou de création de postes et de maintien de lit je veux savoir où on en est du jour de carence vous nous avez dit qu'il pouvait être supprimé je veux savoir où nous en sommes de l'annulation de la suppression des 4000 postes dans l'éducation je veux savoir où nous en sommes de l'augmentation que vous nous avez annoncé très conséquente très importante du budget de l'outre mer ou nous savons dans quel état et ce sont ces territoires qui souffrent de la vie chè je veux que nous sachions également où nous en sont des moyens consacré à la transition écologique en particulier le fond vert en particulier le fond haut en particulier le fond chaleur je veux savoir ce qu'il en est du taux d'augmentation des droits de mutation du bonus auto du prêt à tau zéro pour la construction de cette prime pour les bptisseurs de la non hausse de fiscalité sur l'électricité de l'évolution de la fiscalité sur les rachat d'action monsieur le Premier ministre monsieur le Premier ministre à vous écouter je dois vous dire que le compte n'y'est pas où sont vos engagements où sont vos compromis où sont les avancées que les Françaises et les Français et qu'ils pourront dire de nous nous avons été utiles à quelque chose et nous avons servi l'intérêt général et le pays aujourd'hui l'avenir de ce pays l'avenir politique institutionnel est entre vos mains mesdames et messieurs du bloc central Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs du gouvernement nous avons pris nos responsabilités à vous de prendre les vôtres
François Bayrou