RER 2025 - Après le congrès du NPA Révolutionnaires où en est notre parti ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 25 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Chiffre
« une organisation qui compte environ 700 camarades à l'heure actuelle dont 40 % ont moins de 25 ans »
- 2:13Fait
« affirme clairement sa volonté de construire un parti communiste révolutionnaire et internationaliste »
- 3:42Fait
« nous nous inscrivons vraiment dans la continuité de cette expérience »
- 11:43Fait
« Notre présence aux élections européennes de mai 2024 puis aux élections législatives anticipées de juin dernier 2024 ont été également des déclinaisons utiles et nécessaires à la popularisation de cette orientation »
- 23:02Fait
« Nous vivons un basculement, un moment de rupture où situation internationale et crise politique en France en particulier sont totalement imbriquées »
- 23:46Fait
« une crise d'accumulation du capital où les profits des multinationales explosent alors que l'économie stagne »
- 25:13Fait
« la politique de Bayrou sur le budget bah justement, elle s'inscrit dans cette offensive »
- 25:56Fait
« La situation d'un côté est lourde de menace, mais signifie aussi des ruptures, des prises de conscience sur la nécessité de s'organiser »
- 28:04Fait
« Le réformisme n'a plus de base matérielle »
- 34:27Promesse
« Nous voulons un parti capable de prendre le pouvoir sur la base de la classe ouvrière pour briser l'état bourgeois »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
On va commencer après 10 minutes de retard euh pour un atelier euh qui s'intitule "Après le 1er Congrès du NPA Révolutionnaire, où en est notre ?" Euh on va introduire euh ce débat que vous imaginez pouvoir être extrêmement large euh avec trois interventions. D'abord Marie-Hélène, euh ensuite Laurent et puis euh moi-même et puis on va tâcher de laisser la place la plus longue possible euh à vos interventions. Bien, bonjour à toutes et tous. Euh donc
effectivement nous avons tenu le 1er Congrès cet hiver donc du NPA Révolutionnaire 2 ans après l'opération de scission-exclusion déclenchée par la majorité de la direction historique euh du NPA avec l'aval de ses principaux porte-paroles Olivier Besancenot et et Philippe Poutou. Alors pour les camarades euh qui animent la direction quotidienne de l'organisation depuis ce moment donc de décembre 2022 et qui ont écrit donc le texte de bilan et d'orientation qui a recueilli 88 % des votes exprimés durant les AG préparatoires, il s'agissait d'un congrès de transition.
Alors une transition entre l'ancien NPA qui était donc né en 2009 et ce que nous sommes devenus aujourd'hui avec le NPA Révolutionnaire une organisation qui compte environ 700 camarades à l'heure actuelle dont 40 % ont moins de 25 ans et qui, c'est sans doute le plus important, affirme clairement sa volonté de construire un parti communiste révolutionnaire et internationaliste. Alors, pourquoi ce terme de de ? Une transition accomplie durant les deux premières années donc de notre existence avec une volonté chevillée au corps, celle de maintenir une organisation
indépendante de la gauche institutionnelle, parlementaire, gouvernementale pour ne pas brader l'héritage de l'expérience particulière du trotskisme en France qui a su maintenir des organisations révolutionnaires sans les avoir dissoutes dans des partis larges ou des fronts d'organisations dirigées par des réformistes. Réformistes dont on pourra d'ailleurs discuter même le sens du du du mot réformiste. Alors, ce qui a nécessité cette bataille pour maintenir cette organisation ça a nécessité de mener une bataille de légitimité par rapport au NPA créé en 2009.
Car oui, nous nous revendiquons de cette expérience de construction d'une organisation politique à l'initiative et dirigée par des révolutionnaires pour tenter de combler un décalage qui existait entre l'écho rencontré par l'extrême gauche dans ce pays notamment à travers les scores électoraux cumulés par exemple d'Arlette Laguiller et d'Olivier Besancenot entre 1995 et 2007 qui ont quand même qui avaient quand même dépassé par deux fois les 10 % de combler ce décalage entre cet écho et cette faiblesse numérique et aussi son éparpillement organisationnel. Voilà, donc nous nous nous inscrivons vraiment dans la continuité de cette
expérience mais nous avons voulu aussi initier une méthode, une expérience qu'on a appelé de la construction par la fusion qui a été donc à partir de décembre 2022 initié par deux principaux courants politiques qui constituaient l'organisation qui était issue du 5e Congrès. Donc les camarades issus de de l'étincelle et les camarades issus d'anticapitalisme et révolution. En fait, ces deux courants étaient eux-mêmes issus sont eux-mêmes issus de deux principales traditions du courant trotskiste en France Lutte Ouvrière et la LCR qui avaient déjà en leur sein même fait côtoyer et mélanger ces mêmes traditions. Bon, on cite parfois les
mercatos militants qui nous avaient traversé les uns et les autres mais qui avaient aussi pratiqué différentes collaborations dans le passé dans la chaleur des mouvements de la jeunesse ou de la classe ouvrière depuis par exemple l'époque du CPE jusqu'aux différents mouvements contre la destruction voilà du système des retraites ou bien contre la casse du statut des cheminots et deux courants qui avaient aussi mené des bagarres communes au sein du NPA contre l'orientation délétère de la majorité historique en fait de ce de ce de cette de cette nouvelle organisation née en 2009. On s'est pas découvert en fait les uns les autres en décembre 2022, on se
connaissait bien et je crois que c'est quand même important à souligner, on avait du coup une certaine confiance les uns vis-à-vis des autres qui étaient quand même franchement nécessaire pour faire face à toutes les tâches qui nous sont incombées et donc cette confiance qui veut dire aussi une certaine je dirais habilité ou disons je dirais faculté à affronter une certaine compréhension commune comme on le dit de la situation et des tâches. Alors revenons un peu sur ces trois trois points un peu c'est-à-dire déjà le le le le contexte en fait dans lequel on était au moment de cette scission
scission exclusion provoquée par la direction historique du NPA majorité d'entre elles en tout cas d'abord évidemment partout dans le monde on le sait et ici aussi on a une bourgeoisie qui est extrêmement à l'offensive qui mène une politique de régression sociale de coupe de budget des services publics des licenciements dans les entreprises des blocages de salaire et face à ça on a aucune évidemment riposte organisée de la part des directions syndicales et une gauche disons de gouvernement ou de pouvoir qui on sait a mené des décennies de politique antisociale le PS et ses alliés au gouvernement qui a évidemment entraîné ce qui a entraîné beaucoup de désillusion de confusion politique dans
la conscience des travailleurs et qui a contribué à faire monter l'extrême droite ses idées dans une frange de travailleurs déçus de de ces options politiques. Mais on est aussi dans une situation de contexte quand même d'explosion sociale importante récurrente depuis 2016 de grève de mouvement de révolte d'une certaine combativité je dirais récurrente des jeunes et des travailleurs qui ont fait preuve de beaucoup de résilience d'une certaine manière qui sont retournés de multiples fois à la bataille malgré l'absence de victoire significative loi travail gilet jaune mouvement dans la jeunesse grève contre les différentes réformes des retraites secteur en lutte
cheminots et d'autres lutte contre les licenciements lutte contre les salaires mobilisation dans la jeunesse sur les questions écologiques féministes donc en fait une succession de bataille qui ont parfois entraîné des couches je dirais différentes successives de notre camp social mais en tout cas une situation qui n'est pas celle voilà d'un ni d'un écrasement ni d'une atonie de notre camp social. Et du coup, dans ce contexte, on a vu émerger une gauche de la gauche incarnée euh essentiellement par la France insoumise, qui est à la fois consciente de cette combativité, mais qui, au lieu de chercher vers euh la fin de la tourner vers un affrontement généralisé avec le le système, euh ben cherche à la canaliser euh vers une issue institutionnelle. Euh vous connaissez
tous le fameux slogan de Mélenchon euh économisez-vous euh des kilomètres de manifs, votez Mélenchon. On l'a pu le voir encore hier, hein, suite à l'annonce de la dissolution euh euh enfin pas la dissolution, j'anticipe, mais disons euh le deman- la demande de vote de confiance de Bayrou, euh la France insoumise nous dire "Bon bah voilà euh euh le 8, eh ben, on vote la censure et le 10, on dégage Macron." Et bien sûr, après, on se présente comme des recours institutionnels. Alors, cette gauche radicale, elle elle articule les deux, c'est-à-dire un espèce de de vernis combatif, mais qui a clairement euh contribué notamment à remettre en selle euh avec l'opération du nouveau Front populaire, le Parti
socialiste, qui a évidemment euh énormément, on le sait, tapé fort sur notre classe sociale, désespéré euh euh les travailleurs et on trouvait que, évidemment, dans ce contexte euh de euh cette combativité qui s'exprime et cette euh recherche tangible, en fait, voilà, de de de re- prise en main de notre euh sort, d'avoir cette gauche de la gauche euh qui euh voilà, se prétend euh radicale, ça évidemment euh euh je dirais polarisé, en fait, une partie euh de nos camarades de l'ancienne direction euh euh du NPA euh qui euh en fait était prêt à à brader, en fait, euh toute cette expérience de construction d'organisations indépendantes de cette
gauche. On a vu nos camarades de la B euh chercher l'alliance avec le nouveau Front populaire, euh mener une politique suicidaire par rapport à ça et donc gravissime à la finale euh pour notre classe. Pour mener à bien ce projet, euh et bien il fallait qu'ils en finissent en fait avec la coexistence avec nous au sein euh de du NPA et faute quand même de majorité acquise à cette orientation politique, ils ont utilisé des méthodes qui sont contraires à la démocratie révolutionnaire, ils ont provoqué une scission de fait de l'organisation, mais ils ont pris le risque, ils prenaient le risque en même temps de faire disparaître en fait une de ces organisations euh révolutionnaires qui existaient euh euh dans ce pays. L'ancienne direction euh voilà,
historique, majoritaire du NPA a fait le choix de s'allier aux élections avec le nouveau Front populaire et de nous déposséder en fait d'un outil euh pour mener une autre politique et ils ont euh voilà, cherché à nous virer euh concrètement en disant "Écoutez euh voilà, le NPA passe avec armes et bagages euh du côté euh du nouveau Front populaire." C'est à ça qu'on a résisté euh dans la continuité des bagarres d'orientation euh qu'on avait menées dans le NPA depuis sa fondation, de pas contribuer à porter de l'eau au moulin à une possible issue institutionnelle à la colère sociale et aux mobilisations. Et on avait cette responsabilité absolue parce qu'on le sait que euh ça s'est fait dans bien d'autres pays à l'échelle internationale, que le retour de bâton,
il est extrêmement euh méchant, euh on l'a vu en Grèce, au Brésil, euh au Portugal, euh de maintenir en fait une autre option politique que la construction de partis larges ou de solutions ou de combos institutionnels. Donc nous, ce qu'on a jugé déterminant à partir de voilà, cette situation, c'était de continuer à proposer une autre politique, d'avoir un outil politique pour le faire, de coordonner euh les luttes par exemple pour les tourner vers un affrontement généralisé avec le pouvoir de la bourgeoisie. C'est d'ailleurs ce qu'on a fait immédiatement avec nos moyens, euh notre euh je dirais nos nos drapeaux euh euh déployés dès décembre enfin fin décembre début janvier 2023 dans la foulée en fait de ce congrès de scission exclusion avec le
mouvement retraite de 2023. Notre présence aux élections européennes de mai 2024 puis aux élections législatives anticipées de juin dernier 2024 ont été également des déclinaisons utiles et nécessaires à la popularisation de cette orientation notre capacité à nous présenter aux européennes avec un effort financier militant qui allait avec quand même à mener une campagne voilà à l'échelle nationale de faire des meetings avec l'ensemble de nos porte-paroles dans de nombreuses villes et puis ensuite avec le coup de de de de tonnerre des élections législatives anticipées de 2024 évidemment imprévu alors imprévu pour tout le monde et donc imprévu aussi pour notre trésorerie
et nos et nos capacités militantes la difficulté à répondre à ça notre adresse voilà à Lutte Ouvrière et notre détermination à en être de toute façon et le geste politique en étant capable quand même d'assumer un certain nombre voilà de de présence de circonscription dans des circonscriptions d'appeler à voter Lutte Ouvrière partout ailleurs dans le cadre de notre politique de la nécessité d'un pôle des révolutionnaires sur lequel évidemment on reviendra plus en détaille au cours de de l'atelier. Alors pour mener à bien tout ça oui nous a fallu disputer la légitimité du NPA 2009 pas la l'orientation politique menée par son
ancienne direction historique mais la légitimité parce que les camarades comme Poutou Besancenot et d'autres voulaient s'arroger entièrement cette légitimité. Pour ça ça voulait dire effectivement ne pas se faire dépouiller euh moyens de militer ni d'abandonner le nom du NPA pour à la fois montrer la continuité avec cette organisation euh voilà qui est quand même connu à une large échelle et identifié par voilà des travailleurs et des travailleuses comme une organisation euh différente des organisations euh de la gauche institutionnelle. Pour ça, il a fallu qu'on euh re-bâtisse, maintienne euh voilà une structure organisationnelle, il a fallu faire face à l'urgence, on a arraché euh voilà, je reviens pas dans le détail ici mais on pourra ici
d'autres voilà camarades le souhaitent un accord de séparation euh à l'amiable avec les camarades devenus l'anti NPA l'anticapitaliste. On a mené un certain nombre de démarches juridiques et financières euh qui nous ont euh voilà permis de garder euh le local euh national du NPA, d'assurer en fait euh notre vie euh je dirais euh à l'échelle euh voilà de de l'ensemble des villes euh où nous militons, où nous avions euh des camarades. Et ça en fait, c'était aussi faire mentir derrière cette bagarre pour la légitimité, faire mentir les pronostics des camarades provoquant la scission, peut-être aussi d'autres euh révolutionnaires qui pensaient qu'on allait s'éclater euh façon Pulse euh comme souvent dans le mouvement
trotskiste, c'est-à-dire que évidemment euh ce travers un peu de la culture de la différence qui est aussi quand même très souvent synonyme du refus euh d'assumer des responsabilités qui incombent aujourd'hui aux révolutionnaires. C'est-à-dire d'arrêter de se penser comme des éternels minoritaires ou comme des mouches du coche euh de la gauche réformiste. Mais au contraire, le fait de vouloir assumer pleinement un rôle politique à la hauteur de l'urgence de la situation. Alors sans se la raconter euh par exemple de façon proclamatoire comme parfois ça existe, nouvelle période, nouveau parti, nouvelle internationale mais sans se contenter non plus de commenter la situation politique et sociale parce qu'on serait un peu frappé
d'impuissance par une espèce de de logique de repli identitaire. Alors oui, c'est un peu avec cet auteur de vue alors sans fausse modestie, on a voilà abordé la construction de ce qui est devenu une nouvelle organisation aujourd'hui car oui, nous nous sommes à la fois construit, renforcé et transformé à travers cette bataille pour le maintien d'une organisation à l'échelle nationale de plusieurs centaines de camarades militant ensemble. On s'est transformé nous-mêmes chacun des courants qui le qui composait cette organisation mais plus fondamentalement chacun et chacune des militantes que nous sommes aujourd'hui pour devenir sans prétention quelque chose de meilleur. Alors oui, on sait pas assis autour des tables comme
parfois ça pu être utilisé dans le passé pour élaborer des textes programmatiques mais on s'est aussi beaucoup assis pour écrire pour pouvoir agir ensuite se lever et intervenir dans la situation pour peser dans la situation. Oui, on a écrit beaucoup. On a écrit des centaines d'éditos hebdomadaires éditoriaux hebdomadaires pour nos bulletins d'entreprise pour nos centaines de bulletins d'entreprise abordant des sujets aussi difficiles quand ça nous est tombé dessus que de caractériser à la fois notre solidarité intangible avec le peuple palestinien de dénonciation de la politique des impérialistes soutien au génocidaire Netanyahu mais aussi évidemment une ligne se démarquant de l'opportunisme vis-à-vis des
organisations nationalistes comme le Hamas, il a fallu aussi écrire sur la caractérisation de la guerre en Ukraine sur la nature des impérialismes chinois russe sur les transformations par exemple de l'appareil répressif l'autoritarisme de Macron et cetera c'est-à-dire qu'en fait on n'a pas fait simplement de l'activisme et du recrutement, nous avons ici élaboré voilà des des un corpus en fait et théorico-pratique d'intervention, des centaines d'articles pour notre presse puisque nous avons sorti un journal assez rapidement. Nous avons euh fait éditer imprimer des professions de foi pour nos présences aux élections européennes et législatives, quelque
part le plus grand tirage que nous ayons eu puisque c'est plusieurs voilà dizaines de millions de professions de foi pour les élections européennes et sans doute quelques centaines de milliers pour les élections législatives, des milliers de de bulletins distribués aux portes des entreprises, des tracts, des communiqués de presse. Nous avons aussi contribué à l'émergence de cadres unitaires ou bien nous avons participé à certains et certaines voilà de ces regroupements ou ou fronts de lutte notamment autour de la Palestine ou notamment au sein de la jeunesse contre la restriction des budgets dans les universités. Notre journal avec son comité de publication est une des réussites de cette construction par la fusion, le parti
c'est le journal comme disait l'autre, le rédiger ensemble, le maquetter ensemble, le diffuser ensemble, le lire, le vendre à des ventes régulières qui entraînent voilà des rapports, des discussions à une échelle parfois inédite pour beaucoup de camarades y compris des plus anciens et anciennes d'entre nous, critiquer le journal en comité, participer à nourrir son contenu. L'outil qui est devenu aujourd'hui révolutionnaire est un bon exemple de la méthode employée à la fois militer vers l'extérieur, répondre aux préoccupations de notre classe, relater nos interventions ouvrières et dans la jeunesse, abonner nos proches. D'ailleurs on le dit on lance à l'occasion des de ces 3e rencontres d'été révolutionnaires et jusqu'à la fin du mois de septembre une campagne
d'abonnement à notre journal, c'est un des chantiers que nous nous sommes fixés à notre congrès. Voilà donc n'hésitez pas à participer euh voilà de manière active à cette campagne. On aura l'occasion, je pense, peut-être d'en d'en discuter en en détail. Parmi les autres chantiers liés à cette fusion, la mise en place de d'une commission formation au niveau national pour avancer dans dans l'homogénéisation de nos pratiques de recrutement, mais aussi de partage de notre capital théorico-pratique. Voilà, et donc pour terminer là-dessus, c'est vrai que euh cette expérience-là, nous souhaitons évidemment la mener avec l'ensemble des camarades de de l'organisation. On aura l'occasion d'en débattre. C'est vrai qu'on regrette que les camarades de Démocratie Révolutionnaire ne
participent pas à cette étape encore, ni au comité de publication, ni à la commission euh nationale formation. À notre avis, c'est une erreur, euh si ce n'est un geste de défiance à l'égard de ce que nous sommes en train de de construire aujourd'hui tous et toutes ensemble. Merci Marie, c'est à Laurent.
Ouais. Euh ouais. D'accord. Oui, bonjour. Donc Laurent de Démocratie Révolutionnaire. Bon, moi je voudrais commencer euh par une réaction sur le titre de ces débats et de voilà, après le congrès du NPR Révolutionnaire, où en est notre ? Alors, nous voilà donc un parti. Euh alors que quand même jusque-là, moi dans le mouvement révolutionnaire, on parlait toujours d'organisation. Mais c'était pas qu'un détail, il y avait vraiment ce raisonnement où on se pensait comme une tendance d'un futur parti qui est à construire. Et je crois qu'il y a là une sur- une surévaluation à l'image de notre congrès axé sur le bilan organi- organisationnel, pardon,
qui était bon, forcément positif. Mais notre bilan, euh moi je pense pas que ce soit un bilan d'autosatisfaction au regard des difficultés euh que le mouvement révolutionnaire rencontre aujourd'hui. Et euh quelque part, le le le le bluff de se dire parti nous évite de discuter sérieusement des voies et des moyens pour l'émergence d'un parti révolutionnaire des travailleurs, c'est-à-dire comment travailler à rassembler notre camp social et politique. Et ça, c'est vraiment une question d'orientation. Et pour nous, la question du parti ne peut se réduire au débat porté par les camarades lors du congrès partir de ce que nous sommes pour construire le parti que nous voulons qui est une vision
bah autocentrée qui se traduit par la politique de la fusion par la construction sans discussion justement des désaccords. Et cette fusion d'ailleurs reste quand même bien confuse puisque suite aux différentes AG de chaque fraction qui se sont tenues début juillet bon ben chacune a décidé de se constituer en tendance bon sans mettre par écrit les bases politiques qui les définissent bon nous nous verrons comment cela se fait. Alors nous aurions pourtant bien besoin de mener le débat démocratique sur ce qui nous est commun et sur nos différences, c'est-à-dire sur la situation et nos tâches dans notre organisation comme au niveau de l'ensemble du mouvement
révolutionnaire qui est bien trop dominé par sa propre comment dire par chacun par sa propre recette organisationnelle pour construire le parti. Oui, les travailleurs ont besoin de s'organiser politiquement sur leur terrain de classe et en toute indépendance des institutions et des partis de gauche gouvernementales en vue d'exproprier politiquement et économiquement la classe capitaliste. Nous pensons que cela doit être le sens de notre agitation et de notre propagande socialiste communiste. Mais pour cela, nous nous ne partons pas de nous-mêmes ni d'un modèle de parti tout fait. Nous partons du niveau de conscience du monde du travail, de son organisation du mouvement révolutionnaire dans son
ensemble et des données de la période des possibilités qu'elle ouvre. Et de ce point de vue, bah nous avons besoin de réajuster nos éléments d'analyse. Il devient évident que nous vivons un basculement, un moment de rupture où situation internationale et crise politique en France en particulier sont totalement imbriquées. Euh on le comprend, c'est quelque chose que que l'on ressent tous autour de nous au boulot et cetera. Jamais on a discuté autant euh de ce qui se passe, de Trump, de vraiment de toute cette situation là. Alors elle cette situation est avant tout marquée d'abord par une crise d'accumulation du capital où les profits des multinationales explosent alors que l'économie stagne, n'offrant plus assez
d'investissements rentables à cette masse de capitaux qui se jettent dans la spéculation financière. Sous la pression de cette crise de rentabilité, les contradictions entre l'économie mondialisée et sa division en États rivaux s'exacerbent aujourd'hui. Et c'est le sens de la politique de Trump et des classes dominantes américaines tenter de maintenir leur hégémonie par le rapport de force quitte à provoquer un véritable chaos. Et c'est cette politique qui alimente aujourd'hui le militarisme et la guerre en Ukraine où aujourd'hui Trump veut récupérer la mise de cette guerre par procuration provoquée par l'offensive des États-Unis pour plier la Russie à leur suprématie. Au Moyen-Orient où Netanyahou ne pourrait mener sa guerre génocidaire à
Gaza, en Cisjordanie et même ses bombardements en Iran hein sans l'appui total des États-Unis. Alors cette politique guerrière pour le pillage des ressources, elle se combine avec la guerre commerciale qui vient encore de s'accélérer cet été. Tout cela ne peut qu'aggraver la stagnation économique voire la récession, une explosion de la dette et la menace d'un crack financier. Alors face à une telle fuite en avant du capitalisme, bah les bourgeoisies ne connaissent qu'une recette, c'est accroître l'exploitation du travail, le pillage de la nature, alors que bon cet été on a vu la crise climatique qui bat son plein entre la canicule ou les incendies.
Et la politique de Bayrou sur le budget bah justement, elle s'inscrit dans cette offensive. C'est-à-dire imposer la régression sociale aux classes populaires pour subventionner sans fin les capitalistes et le CAC 40. C'est aussi tout ça qui nourrit d'ailleurs la montée des partis réactionnaires, que ce soit aux États-Unis, mais aussi en France avec le RN, Retailleau, Darmanin, autant de démagogues d'extrême droite prêts à faire le sale boulot pour la bourgeoisie qui veut de l'ordre pour ses profits et qui craint en même temps les les réactions de colère des travailleurs et de la jeunesse. Et de ce point de vue le suicide politique de Bayrou qui tente d'étouffer la rue et la grève dans une manœuvre
parlementaire le 8 septembre, bah risque fort de se retourner contre eux en donnant confiance à tous ceux qui comptent sur la lutte pour changer leur sort. Alors on le voit d'ailleurs à la façon dont ce 10 septembre vient chambouler les choses. La situation d'un côté est lourde de menace, mais signifie aussi des ruptures, des prises de conscience sur la nécessité de s'organiser parmi des couches de travailleurs et de la jeunesse. Et c'est ce qu'on voit se dérouler avec cet appel démarré sur les réseaux sociaux hors des appareils et hors de leur routine. Alors on l'a vu avec ces AG qui ont lieu durant les congés, on voit aujourd'hui des militants justement des des mouvements précédents, des AG interpro
qui se retrouvent à ces occasions et y compris dans les entreprises où la où justement cet appel du 10 rencontre une véritable sympathie avec vraiment des camarades qui disent bah il faut qu'on y aille et cetera et cetera. Et ça ça exerce une pression à la base sur lequel justement on peut discuter aujourd'hui, prendre nos affaires en main sans rien attendre du calendrier parlementaire. Les appareils en même temps se retrouvent clairement bousculés et même paniqués, hein, par cette rentrée. Ils n'ont aucune réponse à la crise qui est en cours, tellement ils sont moulés dans le dialogue social et les institutions. Alors, on l'a vu, hein, cette année, hein, entre le conclave que la direction de la CGT a dû quitter devant le mécontentement dans les syndicats, ce
qui l'a pas empêché d'ailleurs, hein, de réclamer et de participer avec la CFDT à une cellule de crise avec le gouvernement suite aux annonces de Trump sur les droits de douane. Bref, ils se voient tous en conseillers du gouvernement et du patronat, alors qu'en face ils mènent une brutale offensive contre l'ensemble des travailleurs. Mais justement, tout ça aujourd'hui, c'est en train de de de heurter bien de de de de des consciences autour de nous et de transformer les choses. Alors, l'évolution de ce point de vue-là du capitalisme vers la faillite, bah, elle laisse aucun grain à moudre aux dirigeants syndicaux pour assurer leur contrôle sur les masses. Elle ne laisse aucune perspective de plus grande intégration sociale et politique aux travailleurs en annonçant, voilà, une
austérité sans fin euh pour alimenter la dette creusée par les capitalistes eux-mêmes, hein, ou pour financer la politique de guerre dans laquelle ils veulent nous embringuer. Le réformisme n'a plus de base matérielle. Cela ne signifie pas que les appareils ont disparu. Bien évidemment, la gauche syndicale et politique, on le voit, est toujours prête à chercher à dévoyer les colères et les luttes sur le terrain institutionnel pour défendre ses positions et ses privilèges. Mais euh elle a abdiqué de réformer le système auquel elle est totalement intégrée. Et tout cela opère justement des ruptures que nous avons besoin de mesurer et sur lesquelles justement on peut s'appuyer. Alors, au travers de la situation qui s'ouvre, nous pensons qu'il s'agit de donner aujourd'hui un contenu dynamique
et démocratique, stratégique à la politique du pôle des révolutionnaires. C'est pas un simple slogan. Euh, alors dire que le système est hors de contrôle, ça signifie pas que de cette faillite naîtra automatiquement une société socialiste, mais que l'effondrement du système qui est en route crée les conditions objectives et subjectives de sa transformation révolutionnaire. Et dans un tel contexte, les consciences des travailleurs autour de nous se transforment et c'est à partir de ces évolutions que nous devons discuter d'une politique, d'une stratégie révolutionnaire, d'un programme comme axe de regroupement de ce parti des travailleurs que nous voulons construire. Les luttes pour les revendications immédiates deviennent rapidement aujourd'hui des luttes politiques. On le
voit avec la question des fermetures d'entreprises qui posent l'urgence d'interdire les licenciements en organisant et en partageant le travail entre tous et toutes, en imposant notre contrôle sur le compte des entreprises comme sur les comptes de l'État et qui posent l'exigence de la réquisition sans indemnité ni rachat sous le contrôle des salariés. De fait, ces luttes contre le budget, contre les licenciements, pour les salaires, nos droits sont indissociables de la lutte pour la démocratie et contre la guerre, contre l'extrême droite, posant le problème de la conquête du pouvoir par les travailleurs eux-mêmes, du socialisme. La discussion sur le programme et la stratégie n'est pas une discussion abstraite. Ce n'est pas un programme pour plus tard, pour quand les
travailleurs entreront en lutte, mais les réponses du monde du travail face au capitalisme sénile qui nous mène aujourd'hui dans le mur et que nous avons à discuter dans les mouvements de colère qui s'annoncent, hein, dans les âgés, dans la politisation qui va immanquablement se développer et face à ceux y compris qui voudraient l'enfermer dans les impasses parlementaires. Alors dans ces conditions, hein, je bon, je le dis rapidement, mais la question des élections se pose en lien avec les mobilisations et notre politique pour un pôle des révolutionnaires ne peut se limiter à la rechercher un acquéreur, un accord, pardon, avec Kelo. Alors, pour conclure, je dirais qu'au travers de de cette discussion sur la période et les tâches, le programme, la stratégie, nous avons devant nous un
vaste travail pour refonder le mouvement révolutionnaire et contribuer à unifier les militants des différentes fractions révolutionnaires, lier les différents groupes locaux entre eux, réunir dans le même cadre organisationnel toutes celles et tous ceux aujourd'hui qui veulent mener la bataille pour les droits sociaux et démocratiques, lutter contre la guerre et pour le socialisme et le communisme dans un même parti. Nous pensons que le NPA-R aurait pu initier euh cette dynamique après la scission et l'exclusion du NPA, en appelant en particulier un congrès de refondation publique et en menant ce débat. Aujourd'hui, la situation, justement, nous y pousse et le NPA-R a la possibilité de donner un contenu au pôle des révolutionnaires pour justement tout
bloquer, pour la grève, pour dénoncer l'ennemi dans notre propre pays, comme le disaient les camarades au meeting. Bref, de nouvelles possibilités s'ouvrent devant nous. Merci Laurent. Euh, c'est à mon tour. Euh, d'abord, c'est vrai que quand on a 3 jours et demi de débat avec de nombreux ateliers et pléniers, euh, ça nous impose, et je crois que c'est une façon aussi démocratique et révolutionnaire de mener le débat, euh, de de thématiser, c'est-à-dire que euh, si euh, on souhaite euh, faire un exposé général sur l'état du capitalisme dans chaque atelier, quel qu'il soit, on va pas réussir à avancer euh euh beaucoup dans des problèmes qui sont euh spécifiques et particuliers, même s'ils
sont tous liés. Donc, moi, je vais me concentrer sur la question euh qui était posée, c'est-à-dire euh le bilan de notre parti et surtout euh qu'est-ce que on cherche à construire. Euh, d'abord, euh, je m'inscris en faux dans ce que dit Laurent euh, euh, non, euh, nous n'affirmons pas euh à tout bout de champ que nous sommes le parti de pied en cap dont nous avons besoin. Nous affirmons même le contraire, y compris dans le texte d'orientation qui a été voté au Congrès, c'est que notre but reste comme celui d'ailleurs de beaucoup d'autres organisations du mouvement trotskiste, j'y reviendrai, de construire un parti communiste révolutionnaire internationaliste. C'est quand même inscrit en en fronton de notre journal que nous avons lancé il y a 2 ans et demi. Et il est donc si faut
clairement, je le redis clairement, nous ne sommes pas ce parti à l'heure actuelle. Sinon, il y aurait pas besoin de le construire en fait. Par ailleurs, nous affirmons aussi que nous ne sommes même pas le noyau de ce futur parti. Oui, nous sommes une organisation. Nous ne sommes pas un parti au sens historique du terme et d'ailleurs aucune organisation du mouvement trotskiste ou révolutionnaire en France n'est un parti au sens strict du terme. J'ajouterai même que le NPA fondé en 2009 sur des bases numériques beaucoup plus larges que ce que nous sommes aujourd'hui ne l'était pas non plus. Il a choisi ce nom d'ailleurs, c'est pas on va pas se flageller à l'infini de s'appeler Nouveau Parti Anticapitaliste. Marie a rappelé les raisons pour lesquelles on avait besoin de on a besoin de garder
cette continuité pour se disputer un milieu à des gens qui veulent l'emmener dans les bras de Mélenchon. Nous gardons cette continuité et ça nous empêche pas de rendre très claire la perspective de construction que nous avons devant nous. Quel parti nous ? Bah oui, il faut bien dire ce qu'on veut pour tenter d'y arriver, hein. C'est pas les événements ne vont pas nous porter spontanément vers le parti révolutionnaire dont nous vous avons besoin pour renverser le capitalisme. Pas du tout. Et les mouvements ne vont pas spontanément nous emmener vers la construction de cette organisation-là. Pas du tout, ce sont les leçons de l'histoire. Le parti que nous voulons, pour être très clair, c'est pas le plus difficile en fait de dire ce que nous voulons. Nous voulons un parti capable
de prendre le pouvoir sur la base de la classe ouvrière pour briser l'état bourgeois. C'est donc à partir de type bolchevique, voilà. Alors, est-ce qu'on y ? Non, on y est pas. Et toute la discussion, c'est comment on fait pour partir de l'état de l'extrême gauche aujourd'hui en ? Ah oui, on réaffirme ça aussi dans notre texte de congrès. Comment on fait pour partir de l'état dans lequel est le mouvement révolutionnaire aujourd'hui en France et dans le monde pour faire des pas vers cet ? On sait bien que ce sera pas demain. Alors, nous c'est dans la situation politique dans laquelle on est, c'est ce qu'on a appelé très vite après la scission, la nécessité d'un pôle des révolutionnaires. Et si on dit un pôle des révolutionnaires, qu'on s'entende bien. Ça vient d'une analyse politique. Oui,
bien sûr, nous vivons un basculement du monde. Mais nous l'écrivons dans chaque résolution de CPN et dans de nombreux articles de journal. Nous vivons un basculement du monde qui est motivé par les rivalités impérialistes, qui est dirigé d'une certaine manière par l'impérialisme américain, qui remodifie l'ordre du monde, ça crée une instabilité terrible, des guerres qui se multiplient et qui pourraient se généraliser. C'est ce basculement du monde crée des reconfigurations politiques dans tous les pays du monde. Et on a fait un camp internationaliste il y a quelques semaines, on a pu constater la similitude des situations dans les quelques pays qui étaient représentés dans ce camp. C'est-à-dire que les vieux partis de l'alternance politique sont en difficulté dans tous
les pays. Voilà. Alors, ces ces recompositions politiques, elles sont à l' avantage de qui pour ? Elles sont à l'avantage électoralement de l'extrême droite. Donc, il y a une poussée de l'extrême droite sous différentes formes dans tous ces pays et qui correspondent tout à fait à un symptôme évident de la situation d'instabilité du capitalisme et montée du militarisme et de l'offensive patronale. Bon, cette poussée de l'extrême droite s'accompagne aussi d'une polarisation, c'est-à-dire de luttes qui sont très nombreuses depuis la crise de 2008, les révolutions arabes de 2011, bon je vous fais pas la liste et qui situation de polarisation et de lutte qui touche aussi euh nos pays même si nos pays riches même si dans une moindre mesure. Alors face à ça euh cette recomposition
politique euh désolé mais c'est pas avec une formule le réformisme n'a plus de grain à moudre qu'on va se débarrasser des problèmes. Qu'est-ce qu'on a ? On a vu une phase de lutte aiguë en 2010-2011 suivie par ? Hop l'émergence comme des champignons d'une gauche d'une gauche institutionnelle qui a utilisé le reflux de ces luttes pour emmener vers des solutions habituelles de la gauche, c'est-à-dire pour emmener vers les institutions de la bourgeoisie et canaliser tout ça. Ça s'appelait Podemos, ça s'appelait Syriza, ça s'appelait Sanders, ça s'appelait Corbyn. On a vu ça. Et puis qu'est-ce qu'on voit ? Bah on voit un renouveau de cette gauche qui pourtant immédiatement quelques années après avoir affirmé son projet d'être une gauche très très radicale et très
très nouvelle et très très populiste on voit renouveler étaler gouverner immédiatement avec la gauche. Bah oui, c'est les mêmes. Euh Mélenchon qui n'a pas eu la chance d'accéder encore au gouvernement il a fait des élections avec le NFP, c'est-à-dire avec François Hollande, c'est-à-dire à faire élire Darmanin et Élisabeth Borne. C'est exactement ça leur projet. Et là maintenant qu'ils sont de retour dans l'opposition, regardez Biden n'est plus président, c'est Trump, bah on revoit cette gauche resurgir. Aux États-Unis Sanders. En Angleterre euh le parti de Corbyn qui vient d'être lancé. En Allemagne Die Linke. Euh au au dans l'État espagnol euh Podemos qui est sorti du gouvernement et qui maintenant veut se présenter comme une alternative et en
France toujours Mélenchon d'un côté, le NFP de l'autre. Donc nous sommes toujours face à des appareils réformistes et ils ont un appui cette gauche. Alors c'est pas les vieux partis communistes avec des bases ouvrières et cetera, c'est vrai. Mais ils ont un appui énorme dans les bureaucraties syndicales qui n'ont comme euh débouché politique dans la tête qu'une seule chose, c'est que cette gauche institutionnelle arrive au pouvoir. Bon, c'est ça la situation. Alors, on peut dire le réformiste n'a plus de grain à moudre. Pourquoi faire une distinction politique avec ceux qui proposent de changer les choses par les élections puisque de toute façon, ça ne peut pas marcher, les gens s'en rendront compte automatiquement et vogue la galère. Mais non. Il faut qu'on construise des partis qui
sont délimités politiquement fermement de cette gauche. Et ça, c'est très important. C'est ça qu'on appelle le pôle des révolutionnaires. Des organisations qui s'en sont délimitées, il y en a dans le monde et en France. En France, il y a Lutte Ouvrière, il y a Révolution Permanente, il y a d'une certaine manière le Parti des Travailleurs et il y a nous. Et d'ailleurs, notre scission, comme l'a bien expliqué Marie, c'est exactement cette délimitation. Donc, ce que nous proposons depuis le début, c'est que ces organisations qui sont des organisations existantes et qui militent, et bien, se retrouvent dans un pôle, fassent front commun, ce soit dans les bagarres, c'est le plus important dans la lutte des classes, mais aussi à l'occasion des élections pour apparaître
ensemble. C'est ça le pôle des révolutionnaires et c'est ça le sens qu'il prend aujourd'hui. Alors, ce front commun, c'est pas non plus c'est pas non plus du tout de planter une tente au milieu de chaque village et de dire "Rejoignez-nous, les révolutionnaires sans organisation si nombreux dans ce pays, rejoignez-nous, nous allons faire un congrès ouvert et ils vont venir tout seuls." Mais où vous avez vu que c'est la ? Quel est le camarade qui peut nous dire "Oui, dans ma ville, ce milieu, je l'ai autour de ? C'est pas vrai, ça n'existe pas. Alors, si on faisait ça d'ailleurs, je tiens à le dire aux camarades de DR quand même, si on faisait ça, la politique que vous proposez, qu'est-ce qu'on ? On dirait "Congrès ouvert, nous sommes le pôle des révolutionnaires." Et on aurait ? Le NPR
qui se présenterait comme le pôle des révolutionnaires déjà accompli. C'est-à-dire qu'on aurait un truc faux, très très faux. On dirait "Nous sommes le pôle des révolutionnaires à nous tout seuls." Nous ne le sommes pas. Ça n'est pas vrai. Il y a des organisations. Nous nous adressons à elles. Et pour s'adresser aux organisations, qu'est-ce que nous ? Bah, nous commençons par exister nous-mêmes en tant qu'organisation. On commence par prouver qu'on est sérieux dans nos affaires, que ce soit dans l'intervention dans les luttes, dans la construction dans la classe ouvrière, que ce soit dans la le recrutement dans la jeunesse et dans l'apparition à plus grande échelle électorale. Alors, ce pôle des révolutionnaires, euh pourquoi on le pratique en s'adressant
aujourd'hui en France euh à toute l'extrême gauche et euh d'abord à Lutte ? ? Parce que l'extrême gauche en France, il y a Lutte Ouvrière, le PT, RP, nous. Et après, il y a d'autres organisations qui sont plus petites. Euh, j'y reviendrai pas. Euh, en vérité, euh les discussions, euh on peut les mener avec toutes ces organisations. Le Parti des Travailleurs a une politique qui s'éloigne plus de nos réflexes habituels. C'est lié euh à l'histoire du lambertisme. Et si vous regardez aujourd'hui euh leurs expressions au sujet du du 10 septembre, on comprendra les difficultés qu'il y aurait à prendre des initiatives communes. Euh, avec RP, nous avons proposé euh de de des initiatives communes, que ce soit aux élections ou dans les luttes. Parfois, on a des difficultés qui sont
plus euh relationnelles d'une certaine manière. C'est vrai que sur euh le positionnement politique, mais tout ça est lié. Et avec Lutte Ouvrière, bah, nous continuons, bien sûr, à faire des propositions dès qu'on peut. Toute politique que nous assumons en tant que NPA R est une politique que nous proposons et que nous adressons aux autres organisations révolutionnaires. Et ça, c'est une forme d'hygiène politique si on a en tête, sérieusement, euh le pôle des révolutionnaires. Alors, je voudrais continuer un peu euh mais pas trop longtemps en posant quelques questions euh pour soulever le débat. On a dans notre texte de congrès, vous l'avez tous lu attentivement et retenu, on a deux formules pour caractériser
l'organisation que nous souhaitons construire et je voudrais y revenir un peu pour pour pour pour discuter parce que je crois que ça a été discuté dans quelques AG mais pas forcément partout. On dit dans un paragraphe que nous souhaitons construire une organisation de cadres, c'est-à-dire une organisation militante formée et cetera et cetera. Et dans un autre paragraphe qu'on souhaite construire un petit parti du prolétariat. Alors évidemment, en apparence, des esprits malins pourraient trouver ça tout à fait contradictoire. Je crois pas que ce soit contradictoire et je crois que ça touche exactement à la méthode qu'on veut pour construire cette fois-ci le NPA-R. Le NPA-R qu'on est en train de construire, c'est une organisation militante.
C'est une organisation militante, ce n'est pas du tout une organisation d'adhérence, c'est une organisation militante avec des critères pour y entrer, le fait de participer à des activités, de les discuter, de le soumettre à la critique de ses camarades, de s'engager à critiquer les activités des autres et à les discuter. C'est une organisation militante et c'est une organisation centralisée et même plus centralisée en réalité que le NPA précédent. D'ailleurs, dans ce sens-là, c'est les efforts qui sont devant nous et que Marie a souligné. Euh commission formation, structuration régionale, la presse c'est quand même déjà bien entamée même si il faut s'abonner. Dans ce sens-là, oui, c'est ce qu'on veut dire par on veut construire une organisation de cadres entre guillemets.
Alors, en même temps, cette organisation militante, elle a une priorité numéro 1. C'est la construction et l'implantation dans la classe ouvrière. Et pour ça bien sûr, il faut accueillir dans le parti plus facilement les travailleurs du rang que ce qu'on appellerait les intellectuels, pas au sens qu'ils sont vraiment très intellectuels, mais au sens des professions intellectuelles, étudiants et profs. On a rien à craindre de la pénétration d'un milieu prolétarien dans l'organisation. Malheureusement d'ailleurs en vérité, on en manque. Ça nous exposerait pas à des pressions venues de la petite bourgeoisie, à l'inverse justement de de d'ouvrir les portes en grand à des milieux intellectuels avec tous les guillemets
que je mets à la formule. Donc les critères d'intégration d'un parti de masse pour les éléments ouvriers, les critères d'une orga de cadre pour ceux issus des lycées, des facs, des professions intermédiaires comme les profs. Et une solide formation pour tous et toutes y compris pour former des cadres ouvriers bien entendu et surtout qui ne seraient pas que des camarades étudiants qui ont fait le choix conscient de s'établir. C'est des choses qui sont devant nous hein, c'est très difficile. C'est je dis ça comme ça, mais bon c'est c'est un chacun dans son activité a constaté que c'était les difficultés que nous avions. Et faire ça en fait, se donner cette ce programme avec bien sûr le développement de l'organisation, le développement de l'organisation il passe
par le recrutement qui est aujourd'hui assuré par son secteur jeune de manière pas mal d'ailleurs, on leur tire notre chapeau. Tout ça ça nécessite de se battre sur tous les fronts, c'est-à-dire le front de l'intervention évidemment, c'est le plus important, le front du recrutement, la construction pratique, la définition d'une ligne politique parce que comme l'a dit Marie, je suis désolée, mais les discussions on les a, on les a tout le temps, on les a plusieurs fois, on les a plein d'échelles du comité au bureau de fédé, à la G régionale, au comité de publication, au CPN en permanence. On discute beaucoup et c'est très bien et c'est très nécessaire vu les changements rapides auxquels on assiste. Alors en même temps de que tout ça, il faut toujours chercher, il y a la
construction euh patiente, mais il faut toujours chercher les occasions de franchir des caps. Les occasions de franchir des caps, c'est par exemple se porter à la tête de mouvement. Et ça, c'est possible. On est petit, euh tout nous dépasse, évidemment, c'est vrai. Mais c'est dans les mouvements et quand il y a une activité réelle que une poignée de militants peut faire basculer des situations. Et ça, c'est quand même d'ailleurs on l'avait on l'a vu au camp internationaliste dont je parlais tout à l'heure. Euh ce qui réunit euh nos cinq groupes qui forment le groupe des cinq dont vous avez beaucoup entendu parler, euh c'est en fait, je vais dire c'est même pas des grandes caractérisations politiques, c'est que on a dans notre ADN de saisir toutes les occasions
d'intervention par les cheveux. Sans jamais se dire on est trop petit pour. Ah, c'est pas grave. On va pas on n'est pas des bluffeurs. On va pas dire "Le 10, c'est nous qui allons mettre en grève et cetera." Mais dans une situation de montée des luttes, si jamais vous avez un camarade bien placé dans une boîte emblématique, ben vous pouvez renverser des montagnes, c'est des leviers. Et c'est ça qu'il faut viser. Alors, justement, euh pour avoir euh passé des caps, il y a les luttes. J'y reviendrai euh tout à la fin. Mais euh l'extrême gauche dans ce pays elle s'est construite aussi en passant des caps de visibilité dans les élections. Euh faut pas oublier quand même, c'est
une petite leçon des 50 dernières années, Laguiller, Besancenot et cetera. Donc, il faut aussi qu'on soit à la hauteur de ça. Il va falloir qu'on fasse une activité en parallèle de tout, parce que il faut tout mener de front là, ça va être beaucoup hein à partir de mais bon, on est content que quand on a beaucoup de travail, c'est si on a rien à faire qu'on qu'on est mécontent. Donc euh ça va être beaucoup, mais il va falloir mener de front une activité qui va nous permettre, financièrement, matériellement, politiquement, euh d'être présent dans toutes les échéances électorales à venir, celles qu'on connaît, les municipales de 2026 et celles qu'on ne connaît pas encore. On verra. Alors, quelles qu'elles soient, avec toutes les difficultés des législatives ou des présidentielles que
vous connaissez tous. Mais ça nécessite des moyens et de la préparation et ça nécessite de discuter avec nos milieux l'intérêt politique et cetera. L'intérêt politique de se présenter. Je vais pas faire un grand discours, vous le connaissez tous. Mais nous pousserons, comme aux européennes, comme aux législatives, dans toutes les situations concrètes, puisque ça dépend des scrutins, ça dépend des relations qu'on a avec les autres organisations, nous pousserons pour que il y ait des candidatures communes de ? De l'extrême gauche révolutionnaire. Ça veut pas dire de tout le monde jusqu'à la FI, unité, unité, c'est pas du tout ça, évidemment. L'extrême gauche révolutionnaire, c'est tous les groupes qui sont prêts à faire des efforts pour
présenter leurs idées aux travailleurs, en montrant en quoi elles se démarquent, elles sont totalement indépendantes et différentes de la gauche institutionnelle, c'est-à-dire, bien sûr, en France, jusqu'à la FI de Mélenchon, sans aucun point de contact politique avec ces gens-là. Tout cela, il devrait former un pôle pour exister, euh, y compris dans les élections. Alors, je termine en 3 minutes. Notre organisation, telle qu'elle est aujourd'hui, parce qu'elle va pas changer en une semaine, c'est notre organisation qui va nous servir à intervenir le mieux possible politiquement dans les événements qui vont se déclencher avant et après le 10 septembre.
Donc, c'est la c'est c'est au pied du mur qu'on voit le maçon, la preuve du pudding, c'est qu'il se mange et la preuve de si on sert à quelque chose, c'est qu'on sert à quelque chose la semaine prochaine, en fait. Donc, il faut se préparer à ça. Euh, les nécessités du 10, c'est comme dans tous les mouvements, si ça devient un mouvement, disputer la direction de ce mouvement à la gauche, aux bureaucraties syndicales, c'est ça les nécessités. Évidemment, disputer la direction, ça veut dire en être, amener des forces, lui donner un certain caractère, la grève, les milieux de travailleurs, l'explosivité de la jeunesse et avoir une politique. Et une politique c'est à rebours de tous les calculs institutionnels, de ceux qui veulent la
grève générale pour que Macron démissionne pour des nouvelles élections, mais qui veulent plus des nouvelles élections que la grève générale. À rebours de tous ces calculs institutionnels, on pense que la solution politique, elle vient des travailleurs en lutte et de la jeunesse. Voilà. Donc, c'est de ça qu'il va falloir être et ça, ça veut dire que on a un dispositif, ça veut dire qu'on utilise tous les leviers de notre petite organisation pour communiquer au jour le jour, voire peut-être heure par heure. Vous avez vu quand même que rien que pendant les trois jours des RER, nos discussions autour de 10 ont changé. Elles avaient changé la veille parce que euh, il y avait une tentative euh d'appel à la grève générale du côté de
la gauche institutionnelle. Elles ont changé hier soir parce que il y a eu le harakiri de Bayrou pour couper l'herbe sous le pied et cetera et cetera. Bon, ça Laurent l'a dit, je suis tout à fait d'accord. Euh, et elles vont encore changer demain et le plus important, quand on est face à une crise politique larvée de la bourgeoisie, qui est liée bien sûr à ses difficultés dans la situation instable qu'on a dite, euh, le plus important, c'est que cette crise politique, euh, si elle reste dans le Parlement, bah, c'est le rôle du Parlement que de gérer ce genre de petit épisode. Mais c'est quand elle sort du Parlement, c'est quand elle va dans la rue. Et là, avec les appels au 10 septembre, avec les possibilités que ça peut ouvrir, c'est exactement le moment qu'on est en
train de vivre. Donc c'est ça la possibilité qu'il faut qu'on appuie avec des prises d'initiatives. Et ces prises d'initiatives, elles peuvent être que les plus nombreuses et les plus importantes et avec le plus de poids en fonction de nos implantations. C'est pour ça qu'on cherche à s'implanter en permanence, c'est pour des moments comme ça. Voilà. Alors c'est notre ADN, saisir les occasions par les cheveux, on avance et puis on voit, du comité à la fédé, au parti, on discute, le plus important c'est de faire. Et puis on s'en parle, on s'en parle tout le temps comme on a fait pour le mouvement Palestine, comme on a fait toutes les tentatives autour des licenciements, comme les jeunes camarades ils ont fait déjà autour des
budgets dans les facs. Bon là, c'est le budget de tout le monde, c'est pas que les facs, c'est tant mieux, ils étaient à l'avant-garde. Et comme on a fait autour de la répression de nos camarades et de bien d'autres autour du 12 juin et du 10 juillet.