Médecin agressé à Miramas : l’auteur présumé interpellé et placé en garde à vue
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:22OuverteRéponse directe
Comment va ce médecin qui a été agressé ?
- 3:57OuverteRéponse directe
N'avez-vous pas peur que cette violence fasse fuir les médecins ?
- 5:19RelanceRéponse directe
La loi aggravée ne dissuade pas ces gens-là, que proposez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31InvitéChiffre
« En un an, les incidents rapportés par les soignants ont grimpé de 26%. »
- 0:49InvitéFait
« Il m'a dit, espèce de sale pute, moi je veux une consultation tout de suite. »
- 2:01Invité politiqueFait
« La personne a été interpellée chez elle, qui habite d'ailleurs dans une ville voisine de Miramas, et a été mise en garde à vue. »
Temps de parole
- Frédéric Vigouroux65 %
- Invité20 %
- Présentateur8 %
- Invité 24 %
- ?3 %
≈ 14,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
7h46, l'invité d'ici Provence, Zabidou Siyou, pour parler de l'insécurité dont sont victimes les soignants.
Oui, et cette fois c'est à Miramas que c'est arrivé, le week-end dernier, un médecin d'un centre médical agressé par un patient qui n'avait pas pris rendez-vous et qui s'impatientait. Des insultes mais aussi de la violence physique, les soignants ont décidé de fermer le centre pendant plusieurs jours et il ne rouvrira que mardi prochain avec désormais un vigile sur place.
Une agression de plus contre un professionnel de santé.
Oui,
les statistiques sont inquiétantes. En un an, les incidents rapportés par les soignants ont grimpé de 26%. Dans les bouffes du Rhône, ils ont plus que doublé. Vous voulez savoir à quoi ressemble une agression ? Écoutez ce qui est arrivé à Nathalie, une généraliste qui l'an dernier a vu arriver un patient très énervé. J'ai regardé sa main, je lui ai dit que ça ne relevait pas de l'urgence. Il m'a dit, espèce de sale pute, moi je veux une consultation tout de suite. Si je n
'ai
pas cette consultation, je te ferai la peau. Il y a de la peur et il
y
a de l'appréhension, bien sûr. Surtout sur les patients qu'on ne connaît pas. Ça c'était dans le 20 ans de France 2. On va revenir à Miramas, où ce n
'est
pas la première fois qu'il y
a
des incidents dans ce centre, pourtant ouverts depuis seulement janvier. La mairie avait dû organiser déjà des passages de la police municipale.
Bonjour Frédéric Végourou. Bonjour. Bienvenue, vous êtes le maire de Miramas. Merci de nous répondre ce matin et de répondre aux questions de David Oussiou. D'abord, comment va ce médecin qui a été agressé
?
Écoutez, ça va, ils se sont réunis hier tous ensemble. Je les ai lus au téléphone. Mais vous pensez bien qu'ils sont choqués. Des médecins sont là pour nous sauver, nous permettre de guérir, pas pour se faire insulter. Là, il a été insulté ou agressé ? Et brutalisé, oui, oui. Mais d'abord, évidemment, rien n'excuse. Et je suis très en colère contre ça.
On
voit des comportements complètement incompréhensibles aujourd'hui. Mais
quand
même, je vous donne cette info. Je t
'ai
lu le travail qui a été fait par la police nationale et le soutien de l'APM et notamment des caméras. La personne a été interpellée chez elle, qui habite d'ailleurs dans une ville voisine de Miramas, et a été mise en garde à vue. Je pense que la justice va s'en occuper. Et vraiment, je le souhaite
franchement.
Mais ce qui est incompréhensible, c'est cet énervement que l'on sent et qui fait qu'aujourd'hui, les professionnels de santé, nous travaillons avec eux depuis longtemps sur ces problèmes de sécurité. On a accès, notamment dans les centres nouveaux qu'on a créés, de créer des sas, mais les caméras, et ça devient quand même incroyable. Mais vous allez même jusqu'à mettre un vigile la semaine prochaine. Oui, avec eux. Mais quand j'ai reçu la médecin responsable de ce centre, on a reparlé de l'accueil, de la façon de mieux mettre en place une sécurité, ce qu'on va les aider à faire. Mais ce que je veux dire par là, c'est qu
'il
n
'y
a rien qui excuse ce genre d'agressivité.
On
voit des quelques personnes, heureusement, il faut faire la part des choses, l'immense majorité de nos citoyens sont calmes et tranquilles. Mais il y en a quelques-uns qui, excusez-moi du terme, pètent les plombs. Et on n'arrive pas, évidemment, à le prévoir. Mais donc, on est obligé de travailler avec le corps médinal. Mais vous savez, on a parlé des médecins, je pourrais vous parler des infirmiers, des pharmaciens, de tous les fonctionnaires dans les accueils. Quand un passeport n'est pas arrivé en temps et en heure.
Et nous avons été, nous aussi, obligés de travailler sur comment, verbalement, on arrive à faire baisser la pression pour que la personne se calme et finalement revienne à une situation normale. Et c'est ça qui me met très en colère. Parce que, vous savez, les médecins, c'est une dorée rare. J
'allais y
venir parce que, comme beaucoup d'autres maires de France, Frédéric Vigouroux, vous êtes soucieux du nombre de médecins disponibles. Je vous
lis
le commentaire d'une auditrice. Elle s'appelle Constance. Elle nous rappelle qu'à Port-de-Bouc, il y a trois ans, une femme médecin a été agressée et a définitivement quitté son poste. Vous, Frédéric Vigouroux, n'avez pas peur que cette violence, elle finisse tout simplement par faire fuir les médecins
? Non,
moi, je n
'ai
pas peur. Moi, mon rôle en tant qu'élu, c'est d'essayer de mettre toutes les possibilités de sécurité avec ma PM et de continuer de travailler et d'interpeller. Oui, excusez-moi, la police municipale. Non, nous, à Miramins, on travaille avec les médecins depuis longtemps. Vous savez, depuis le Covid, on a beaucoup accéléré. On a construit des centres où ils sont plusieurs, d'abord. Et le nombre fait qu'il y a quand même plus de sécurité. Et comme nous construisons des locaux, nous mettons évidemment la sécurité au premier plan et la qualité de leur travail. Ce qui m'inquiète, là, par contre, c'est cette capacité dont certaines personnes deviennent complètement fous.
Ils sont là en train de demander un droit
et
ils oublient qu'ils ont des devoirs.
Et
notamment les devoirs de respecter l'uniforme ou respecter des médecins qui sont là pour les sauver. Il y a quelque chose intellectuellement qui est quand même très complexe. On agresse quelqu'un qui est là pour vous sauver, pour vous aider. Sauf que ce n
'est
pas au moment et à l'instant présent qu'on doit le faire, mais au moment où le rendez-vous est donné. Et je trouve que ça, il va falloir... Ça passe par une éducation et ça passe aussi par une verbalisation et surtout des sanctions.
Alors justement, la loi a été aggravée, vous
le savez. Aujourd'hui,
c
'est
jusqu'à 5
ans de prison. Visiblement, ça ne dissuade pas ces gens-là.
Je mets de côté ceux qui, psychologiquement, sont fragiles. Vous et moi, personne ne peut le savoir quand une personne ne prend pas ses médicaments ou autre. Mais quand il s'agit d'un individu, apparemment, c'est le cas, qui a une vie classique et qui, d'un coup, s'énerve, maintenant, les gens doivent savoir que la loi est plus importante et que l'emprisonnement sera fait. On ne peut pas accepter que des personnes qui sont là,
c
'est valable pour les pompiers. Je me souviens d'avoir écouté des émissions sur ICI. On ne peut pas accepter que certaines personnes s'octroient le droit de brutaliser des gens qui sont dans l'exercice de leur fonction et qui sont là pour nous aider. Ça, ce n
'est
pas
possible. Merci, Frédéric Vigourou. Je rappelle l
'information
que vous nous donnez ce matin. L'individu qui a donc agressé un médecin est en garde à vue ce matin. Vous êtes le maire de Miramas. Merci.
Et vous retrouvez, évidemment, cette affaire, les infos sur ICI.fr et les 7h53. Ça a eu des agazants tout de suite en musique.