Rencontre du MEDEF : JULIEN ODOUL est face au porte-parole de Renaissance !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:12OuverteRéponse directe
Pour vous, est-ce normal que le RN rencontre autant de patrons ?
- 7:50RelanceRéponse directe
Votre partenaire Ciotti demande une inflexion sur les retraites. Vous refusez ?
- 10:06OuverteRéponse directe
Quel est le risque d'un duel Le Pen-Mélenchon selon vous ?
- 12:16OuverteRéponse directe
Quelle est la France de Gabriel Attal face à celles de Mélenchon et Le Pen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:46Locuteur 1Chiffre
« Marine Le Pen souhaite en supprimer 128 des taxes à faible rendement. »
- 3:16InvitéFait
« Le Rassemblement national a voté contre la réforme des retraites. »
- 3:22InvitéFait
« Le Rassemblement national a voté contre le RSA sous condition. »
- 12:06InvitéFait
« Nous avons battu le Rassemblement national à la dissolution. »
- 13:52Locuteur 1Fait
« Gabriel Attal ne sera pas candidat à la présidentielle. »
Temps de parole
- Invité36 %
- Locuteur 131 %
- Présentateur22 %
- ?12 %
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Pour l'heure,
on
poursuit notre émission. Je salue la présence de Julien Oudoul. Bonsoir, merci d'être là, député Rassemblement National de Lyon. Avec nous, Jade Zahab, bonsoir.
Bonsoir,
Sonia
Mabrouk. Vous
êtes
porte-parole et secrétaire nationale de Renaissance. Beaucoup de sujets dans l'actualité, mais peut-être déjà ce face-à-face, si je puis dire. En tous les cas, c'est sept candidats à la présidentielle sur les strates, face aux patrons, face aux chefs d'entreprise, alors que depuis quelques jours, une petite musique était en train de monter sur les chefs d'entreprise qualifiés de tous les maux, mais également les plus riches, les milliardaires qualifiés de nuisibles. Donc ce parfum de lutte des classes qui est parfois spécifique à notre pays. De voir tous ces candidats aujourd'hui face aux chefs d'entreprise et aux patronats, Julien Oudoul. C'était bien de commencer par cela
? Oui,
puisque les chefs d'entreprise tiennent à bout de bras notre pays. Ils sont parmi les figures de proue, ils sont parmi les piliers d'une nation qui, malheureusement, voit son économie s'effondrer. Il faut dire que depuis dix ans, ils ont été particulièrement maltraités par Emmanuel Macron, d'une part. Ils ont cru, certainement, pour bon nombre d'entre eux, au Mozart de la finance, aux start-upers, à ce candidat jeune qui allait révolutionner l'économie française. Et puis aujourd'hui, ils sont menacés par l'extrême-gauche, par Jean-Luc Mélenchon, qui a fait d'eux des boucs émissaires.
Alors, effectivement, on entend des mots assez insultants, des parallèles assez nauséabonds, taxés de nuisibles, comme Manon Aubry sur les réseaux sociaux. Marine Le Pen a montré, et en tout cas, cherche à rassembler ses chefs d'entreprise dans un projet national. On compte sur eux pour relancer notre pays. On compte sur eux, notamment, et ils comptent sur nous pour baisser les normes, pour baisser les impôts de production, pour supprimer un certain nombre de taxes. Nous souhaitons en supprimer, Marine Le Pen souhaite en supprimer 128 des taxes à faible rendement. Et la relance de la compétitivité ne se fera pas sans les chefs d'entreprise.
C
'est ce que Marine Le Pen a
souhaité porter. On va parler
des projets de chacun, mais c'est vrai que le fait que le Rassemblement national ait reçu, évidemment, c'est tout à fait normal au MEDEF auprès des patrons et des chefs d'entreprise. Mais cela aussi va plus loin, si je puis dire, puisque des patrons, souvent, rencontrent de plus en plus les leaders du Rassemblement national. Pour vous, c'est tout à fait républicain. Cela vous paraît normal aujourd'hui d'avoir, tout simplement, une telle brochette, si je puis dire, un tel panorama auprès des patrons ?
Bien sûr, le Rassemblement national est l'un des premiers groupes à l'Assemblée nationale. Et donc, évidemment, qu'il faut discuter et débattre avec tout le monde. Et si vous voulez, je crois que c'est bien que la campagne présidentielle soit enfin lancée. Et nous, avec Gabriel Attal, notre volonté, c'est de la réveiller, cette campagne. Vous avez vu, il a été sur le terrain tout l'été pour expliquer ses priorités, écoles, salaires, frontières, intelligence artificielle. Et donc, très bien, si la campagne est lancée, je crois que ça fait dix ans qu'il n
'y a
pas eu de véritable campagne présidentielle
en
France, puisqu'il
y a cinq ans, la guerre en
Ukraine est le président qui se représente. Donc, très bien. Après, pardon, ça me fait doucement rigoler d'entendre le représentant du Rassemblement national nous dire qu'ils sont contre les taxes l'année dernière. Lors du dernier projet de loi de finances, ils ont voté plus de 36 milliards d'euros de taxes. Taxes sur l'assurance-vie, impôts sur le placement des Français.
C'était tellement gros comme une maison.
Taxes sur les friches industrielles, taxes sur les transactions financières, impôts de 25% sur les entreprises, taxes sur l'utilisation d'Internet, taxes sur les visas touristiques. Donc, si vous voulez, moi, je crois que dans cette élection, il faut dire les choses clairement, le Rassemblement national a aussi un bilan. Le Rassemblement national a voté contre la réforme des retraites. Le Rassemblement
national a voté contre
la réforme de l'assurance chômage. Le Rassemblement national a voté contre le RSA sous condition. Donc, je crois que c'est assez original de voir un parti arriver et nous dire « Ah ben oui, nous,
on
va tout bien faire, mieux que tout le monde. » Vous avez un bilan. Assumez votre bilan. Assumez vos votes à l'Assemblée nationale. Vous savez, vous avez
voté
36 milliards d
'euros
l'année dernière avec la France insoumise. Vous avez donc un bilan. Et sur les retraites, pardon, nous, on peut avoir tous les défauts du monde. J'accepte de me fouetter en place publique si vous voulez. La réalité, c'est que nous avons alerté sur la situation budgétaire. On a tenté de faire adopter une réforme des retraites. Elle était sans doute imparfaite. Mais le Rassemblement national, aujourd'hui, j'étais tout à l'heure au MEDEF. Marine Le Pen, quand on lui pose la question, la réponse sur les retraites, c'est
60
ans. Bon, alors il faut m'expliquer comment, quand on prétend gouverner la France, on peut, sans faire de réforme des retraites, assumer, dire droit dans les yeux des Français,
vous partirez à la retraite à 60 ans. On
n'a pas regardé le même débat. Mais c'est assez comique. Ça fait 10 ans que vous envoyez la voiture France dans le fossé et vous essayez de nous faire repasser le permis. Mais au-delà des slogans, c'est assez choquant, je trouve, que des gens qui ont une telle responsabilité dans l'effondrement économique de notre pays, parce qu'en plus vous avez été élu pour ça. La Macronie, là vous alliez souffrir. Non, j
'ai souffert. Vous
avez été élu pour ça, Emmanuel Macron a été élu principalement sur cette qualité qu'on lui a prêtée, le stratège de la finance.
1
400 milliards d'euros de dettes supplémentaires. Vous pouvez expliquer
aux gens qui nous regardent d'où viennent ces 1 400... de notre
économie, 70 000 défaillances d'entreprises les 12 derniers mois. Je ne parle même pas de la paupérisation grandissante de notre pays. 9 millions de nos compatriotes qui vivent sous le seuil de pauvauté. Vous avez un Français sur trois qui n'arrive pas à
se
soigner pour des raisons économiques. C'est votre bilan.
Et M.
Attal, qui avec outrecuidance, avec la mort de qui le caractérise, nous dit qu'il va tout changer, alors qu'il a tout détruit, alors qu'il a condamné, encore une fois, des secteurs qui étaient florissants avec M. Macron. La situation économique de notre pays en 2017 était bien meilleure qu'elle l'est et qu'elle le sera en 2027 quand M. Macron rendra enfin les clés. Et M.
Attal est comptable
de cela.
C'est-à-dire, comment vous pouvez incarner la rupture aujourd'hui
? Aurait
-il fallu ne pas aider les Françaises et les Français pendant la pandémie ?
Aurait
-il fallu ne pas aider les Françaises et les Français quand le détroit d'Hormuz a été envahi ? Aurait-il fallu ne pas faire des chèques énergie quand la Russie a envahi l'Ukraine ? Aurait-il fallu ne pas aider celles et ceux qui en ont le plus besoin ? Dites-moi que vous êtes contre toutes ces aides. La réalité, c'est qu'il y a une situation qui vient des crises que nous avons traversées. Et je vous le dis
droit dans les yeux, je suis fier que notre pays est
défendu comme aucun autre. Les Françaises et les Français et les fameuses entreprises,
vous
savez, celles à qui vous avez voté l'année dernière, 36 milliards d'euros. Ensuite, il
y a
une réalité budgétaire. Nous avons alerté Gabriel Attal en 2024, il a été Premier ministre quelques mois, il a restreint les dépenses de l'État, 10 milliards d'euros. C'est la première fois qu'il y
avait
un budget où on enlevait des crédits. Et puis enfin, pardon, moi je vous le dis de manière très claire, la réforme des retraites n'était peut-être pas la meilleure qui soit. Mais la réalité,
c
'est que nous avons dit qu'il fallait une réforme des retraites parce que précisément, si nous voulons sauver notre système, on ne peut pas continuer comme ça. Vous, vous avez voté
contre. Et puis
surtout, enfin pardon, reculade en race campagne. J'ai envie de vous dire, mais quel dinguerie. Marine Le Pen aujourd'hui, elle nous dit 60 ans.
Mais
enfin, pardon, dans quel monde
vit Marine Le Pen ? On va être très clair, on va être très clair sur la réforme des retraites. Déjà, la réforme des retraites, au-delà d'être un sujet économique majeur, c'est d'abord un sujet humain, individuel, qui cherche et qui a été pensé pour permettre à tous ceux qui ont eu des longues carrières de bénéficier d'années de vie en bonne santé.
Nous
sommes d'accord. C'est ça la réforme des retraites. Notre réforme, nous la jugeons la plus juste humainement et la plus efficace économiquement. Pourquoi ? Parce qu'elle s'adapte à toutes les carrières. Vous parlez de retraite à 60 ans, c'est fou. C'est la retraite à 40 annuités travaillées
quand
vous avez commencé à travailler avant 20 ans. La plupart de nos concitoyens qui ont commencé à travailler avant 20 ans ont eu des métiers
difficiles. On a eu des métiers physiques. Vous avez déposé une proposition de loi à l'Assemblée nationale en 2024. Quel était l'âge légal que vous mentionniez
dans la
proposition de loi que vous avez déposée en
2024 ? On a
eu
des métiers physiques. Quel était l'âge légal, M. O'Doul ? Je vais aller au bout de la réforme de
Marine Le Pen.
Et après, quand vous avez commencé à travailler après 20 ans, nous voulons un système progressif. Effectivement, il y
a
42 annuités.
Même votre partenaire, M. Ciotti, n'y croit pas et vous demande une inflexion.
Est-ce qu'il n'y a pas aujourd'hui un
courant ? Oui, d'accord, c'est une alliance, il
a
ses particularités,
mais
lui, il estime, il veut vous faire changer. Apparemment, c'est non. On l'a compris ce soir, Marine Le Pen a close débat.
Dans une alliance, je
pense... Non, mais j
'entends. Mais vous lui dites que
ce
n
'est
pas possible. On n'infléchira pas notre position. Je ne
sais
pas. Vous allez noter d'ailleurs que
M. Ciotti n
'est pas le seul, puisque le conseiller économique du Rassemblement national, vraisemblablement, a claqué la porte aujourd'hui. La réalité, c'est qu'en 2020, j'ai les déclarations sous les yeux, et je crois même
qu'elles sont de vous. Je voulais répondre à ce qu'il y a marreau, mais je vous mange la couchelle.
En 2022, vous disiez, nous sommes pour la retraite à 60 ans. Vous avez déposé une proposition de loi, comme vous en avez le droit en tant que parlementaire. En 2024, vous disiez 62. Donc vous avez d'ores et déjà changé d'avis. Qu'est-ce qui me dit, demain, vous n'allez pas proposer encore 60, 58, 59 ? Expliquez-moi comment... J'essaie d'être de bonne foi pour les gens qui nous regardent.
J'essaie de vous répondre de bonne foi. Expliquez-moi comment
vous prétendez assainir les finances de la France en disant que vous partirez à la retraite à 60 ans. Expliquez-moi.
Je
le redis, ce n
'est
pas la retraite à 60 ans. Mais reconnaissez et ayez l'honnêteté...
C
'est
pas ce qu'a dit Marine Le Pen tout à l'heure. Ayez
l'honnêteté de reconnaître
que
quand vous avez eu un métier extrêmement physique, quand vous avez été carreleur, par exemple, quand vous êtes toute votre vie montée sur des toits, quand vous avez porté des charges lourdes, à 60 ans, vous avez le dos explosé, vous avez les bras ruinés et vous ne pouvez pas continuer à travailler. Donc la retraite à 60 ans, encore une fois, ce n
'est
pas un gros mot. Ça doit s'adapter à certaines carrières, à certaines professions. Mais ensuite, quand vous avez des métiers intellectuels, quand vous commencez à travailler à 23, à 24, à 25 ans, il est juste, et tous les Français peuvent le comprendre, que vous partiez plus tard avec une retraite à taux plein. Ce qui compte, et nous le redisons encore une fois, c'est que ça s'adapte aux carrières de chacun. Il n
'y
a pas de modèle figé, mais je le dis, la volonté qui est la vôtre, celle de votre courant de pensée,
– Moi, je me base sur vos votes. –
Celle de votre courant de pensée et de votre futur candidat, Édouard Philippe, parce que chacun sait que Gabriel Attal se rangera derrière Édouard Philippe.
–
Vous avez
donc de prédilection maintenant.
– C'est de faire peser les mauvais choix économiques sur les retraités.
– Alors,
mais
messieurs, c'est intéressant, parce qu'il y a l'économie et la politique qui sont intimement liés, mais la question se pose, Jadzab, vous avez aujourd'hui un bloc central qui n'arrive pas à émerger, il n
'y a
pas de candidat naturel à droite et du centre, et il y a un possible probable duel selon les sondages à l'instant T, mettant Marine Le Pen face à Jean-Luc Mélenchon. Quelle est la responsabilité ? Gabriel Attal parle de la primaire, j'ai interrogé hier Bruno Retailleau, qui lui ne veut pas du tout, il ne
veut
pas en entendre parler, il poursuit son chemin, donc est-ce qu'aujourd'hui, le risque pour vous, c'est ce duel qui s'installe ?
– Bien sûr, c'est un risque, et la réalité, c'est que le Rassemblement National ne souhaite qu'une chose, c'est que ce soit la France Insoumise en face, les deux, LFI et le RN, sont les deux revers
de la même médaille. – Et la suite de
ma question, ça ne suffit pas, honnêtement ?
–
Bien sûr,
et donc nous ne ferons pas… – C'est l'argument politique
de dire, regardez le risque.
– Bien sûr, mais donc nous
ne ferons pas au Rassemblement National et la France Insoumise le cadeau de ne pas être unis, mais ce que nous disons,
c
'est qu'être unis, vous savez, pardon de raconter ma vie, moi j'ai 32 ans, ça fait 30 ans qu'on dit « on va faire barrage » aux uns et aux autres. En réalité, faire barrage, ça ne suffit pas. –
Mais c'est votre famille
politique qui ne cesse
de dire ça ?
–
Non,
nous nous dirons, évidemment, nous voulons être une alternative à ces deux-là, mais nous serons une vraie alternative que si nous le faisons sur la base d'un projet, école, salaire, frontière,
intelligence artificielle, et
nous nous disons, ça
fait 30 ans qu'on raffitselle, ça suffit, maintenant, on
refondre.
–
Ils ne veulent plus de vous.
– Mais ils vous ont vu à l'œuvre aussi, monsieur Duc, vous avez un bilan, vous avez un bilan à l'Assemblée, vous avez un bilan dans les villes, vous avez des maires qui gouvernent, donc arrêtez
de prétendre
que vous êtes des
lois blanches.
– Moi, j
'assume les responsabilités, même si je suis engagé depuis récemment. J'assume et vous pouvez me questionner sur tout ce que vous voulez. Pour autant, là, dans la situation actuelle, nous nous disons de manière très claire, nous ne voulons pas de ce duel mortifère entre LFI et le RN, mais ça ne suffit pas comme
programme, et c'est la raison pour laquelle nous avons un véritable projet. – Et si c'est la volonté
populaire ? Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, vous dites mortifère, mais si c'est la volonté populaire
?
– Bien
sûr, mais vous savez, on nous disait, après la dissolution, Jordan Bardella est à Matignon. Bon, un, il s'est dégonflé en campagne, parce que monsieur Bardella, il est très bon quand il ne
fait
pas campagne, mais quand il fait campagne, il s'effondre, parce
qu'il vous éprunte surtout. – Il vous éprunte les élections européennes. – Et puis surtout,
pardon,
quel est le résultat des urnes
? Souffrez que, je rappelle, les résultats électoraux. Nous
avons battu
le Rassemblement national à la dissolution. Donc nous croyons que nous pouvons convaincre
les gens. – Je vais formuler la question différemment. – Jean-Luc Mélenchon, c
'est le caractère. On peut dire ce qu'on veut, il y a de la caractère,
il
y
a
de l'épaisseur. Marine Le Pen, on peut dire ce qu'on veut, il y a de le caractère, il y a de la présence depuis des années. Vous voyez, ma question,
c
'est face à ces deux blocs, et parfois à ces deux expériences de la politique, quel que soit le bilan que vous dépeignez, et on a du mal, vous voyez ce que je
veux
dire, à avoir une incarnation, à avoir le côté incarné, presque charnel,
vous
voyez ce que je veux dire. J'ai posé tout à l'heure la question à madame la députée, effectivement, et je lui dis, mais quelle est la France de Gabriel Attal ? La France de Mélenchon, il l'a détaillée. La France de Marine Le Pen, elle l'a détaillée. Mais quelle est la France de Gabriel Attal
?
– Si vous voulez, vous avez d'un côté « Travaillez moins pour taxer plus », et puis vous avez chez M. Oudou
le sujet verbe
immigration. La
réalité c'est que nous, notre
ambition c'est quoi ? C'est faire de la France la première puissance européenne dans dix ans. Et nous ce qu'on dit, on le dit clairement, moi je vous ai dit mon âge tout à l'heure, je crois que ça fait trop de temps que nous rafistolons un système. Sur les retraites c'est terminé, on finit avec l'âge légal, on veut un système universel, juste, libre, avec une part de capitalisation. Sur l'intelligence artificielle, pardon, l'intelligence artificielle c'est pas le grand remplacement, c'est le grand
déplacement des compétences. Donc si nous
voulons ne pas subir l
'intelligence artificielle, il faut qu'on investisse
dans l'intelligence artificielle. Gabriel Attal c'est le candidat de la modernité, c'est un candidat de son époque, qui a compris
qu'on ne réussira pas avec les soins
palliatifs que vous proposez ou que d'autres proposent, mais qu'il faut qu'on projette la France dans l'avenir. Et moi je crois sincèrement que les Françaises et les Français le voient sur le terrain. Enfin pardon, il a parlé de sujets très
sexys, de gestion de l'eau, de gens du voyage, de sécurité. Je crois que c'est un vrai débat et on aura une vraie campagne, tant mieux. On peut arrêter
de faire semblant, Gabriel Attal ne sera pas candidat à
la
présidentielle.
Vous souhaitez qu'il ne soit pas parce qu'il ne vous fait peur, sans doute. Il va se rallier, mais Philippe,
dans quelques semaines, et vous le savez très bien, il se ralliera à Edouard Philippe au nom de la responsabilité pour
faire barrage, mais il n'est pas sérieux.
À chaque jour suffit, je veux dire, ses propositions, pas du tout sa peine,
au
contraire. Il faut reconnaître, en parlant de propositions, que la proposition d'effacement d'une partie de la dette,
qu'il
ne faut pas caricaturer parce que c'est un débat légitime, qui nous pose la question de savoir qui détient notre dette, à quoi elle est utilisée, pour investir ou pas, a été posée par Jean-Luc Mélenchon. On va continuer à en parler, je vous remercie avec notre invité.