Immigration, pacte de gouvernement, présidentielle 2027, déserts médicaux, lutte contre le trafic de stupéfiants... Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Eric Ciotti
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France Info Bonjour Éric Ciotti. Bonjour. Plusieurs perquisitions ont été menées hier dans le cadre de l'enquête ouverte sur le fonds Marianne. C'est ce fonds lancé par Marlène Schiappa contre le séparatisme après l'assassinat de Samuel Paty. La justice enquête sur de possibles détournements de fonds publics. Y a-t-il pour vous une affaire Schiappa ?
Je ne sais pas, c'est à la justice de le dire. Ce qui est choquant, c'est qu'associer le nom de Samuel Paty, qui est un martyr de la République, et dont on n'a pas suffisamment souligné l'engagement, dont on n'a pas, je dirais, fait un exemple dans tous nos établissements scolaires. Il n'y a pas encore un lycée qui porte le nom de Samuel Paty, un collège. Nous, nous avons dénommé une école dans les Alpes-Maritimes du nom de Samuel Paty à Capdaille. Mais, voilà, associer rien que le soupçon de malveillance ou de détournement à des fonds qui visaient justement à protéger la République, c'est extrêmement choquant. Donc, il faut que la justice fasse son travail.
Il y a des commissions d'enquête aussi qui travaillent.
Elle sera auditionnée justement aujourd'hui devant la commission d'enquête du Sénat. Qu'est-ce que vous attendez d'elle ?
Il y a à la fois le travail de la commission d'enquête et de la justice. On attend tout simplement la vérité et que les suspicions soient levées. Vous n'allez pas, comme certains, jusqu'à demander son retrait, son départ du gouvernement ? Ce n'est pas mon habitude. C'est la responsabilité du gouvernement. C'est à la justice de faire son travail. Laissons l'affaire dans la sérénité.
Eric Ciotti, la semaine dernière, un réfugié syrien a blessé six personnes à Annecy, dont des enfants en bas âge. Le magazine Le Point affirme que vous aviez prévu une conférence de presse au vu de sa nationalité et que vous avez renoncé au dernier moment quand vous avez appris qu'il était en fait chrétien et qu'il avait fait référence à Jésus au moment de son acte. Est-ce que c'est vrai ?
C'est totalement faux. C'est vrai que j'avais prévu un point de presse au parti, mais je l'ai fait à l'Assemblée nationale. Je suis intervenu même deux fois. J'ai dit les choses à l'Assemblée. Le moment de l'émotion, quelques minutes après, comme beaucoup de députés, j'étais à l'Assemblée nationale. Nous étions en séance sur la proposition de loi Lyolt et j'avais prévu de parler l'après-midi. Puis finalement, je l'ai fait vers 12h30 à l'Assemblée nationale. Donc cette interprétation, elle est naturellement totalement malveillante et absolument pas sérieuse. Elle vient de gens pas très sérieux.
Est-ce que le fait que ce réfugié syrien soit chrétien change quelque chose à la gravité de son acte ?
Absolument pas. On ne condamne pas, on ne juge pas des gens par rapport à ce qu'ils sont, mais par rapport à ce qu'ils font. On ne juge pas une communauté, on ne juge pas... Voilà, encore une fois, on juge des actes. Et cet acte, il est abominable, il est terrifiant et il a soulevé légitimement une immense émotion dans le pays.
Mais clairement, c'est un attentat pour vous ? Parce qu'il, lors de son acte, il criait au nom de Jésus-Christ. Pour vous, c'est un attentat ?
C'est à la justice, à l'enquête de le dire, mais tout ressemble à un acte, oui, qui est un défi à la vie en société. On a vu la violence de ces images, d'ailleurs, qui ont circulé scambaleusement sur les réseaux sociaux, où on voyait qu'ils ciblaient spécifiquement les enfants. Et aujourd'hui, on a eu un immense soulagement d'apprendre que l'état de santé des enfants s'était amélioré et qu'ils étaient hors de danger. Mais cette émotion, elle est immense dans le pays. Il y aura un avant et un après Annecy parce que s'attaquer à des êtres totalement innocents, cibler l'innocence de l'enfance, c'est quelque chose de terrifiant.
Et l'enquête doit aller à son terme pour voir quels sont les ressorts, les motivations derrière tout cela et s'il y a aussi des failles par rapport à sa situation.
Il y aura un avant et un après, dites-vous, ça veut dire que vous en tirez des leçons politiques sur l'immigration ?
Il faut en tirer des leçons parce que cette situation, elle est aussi une des multiples dérives d'un chaos migratoire qui s'est installé, qui s'est installé en France, qui s'installe en Europe. Et voilà, le seul fait que cette personne ait obtenu un statut de réfugié en Suède qui ne lui permettait pas de rester plus de trois mois en France ait pu se maintenir sept mois. Si, à partir du moment où il faisait appel. Oui, parce qu'il a fait appel. Mais ce qui était donc le cas, il était là légalement. C'est une question. Est-ce qu'il faut sept mois pour statuer sur la situation d'une personne ? On est là dans une faille, dans une faille profonde qu'il faut régler.
Ça fait des années qu'on nous donne, qu'on nous fait voter ou pas. Moi, en ce qui me concerne, je ne les ai pas votées. Des lois qui disent qu'il faut raccourcir les délais pour passer devant l'OFPRA, notamment. Et puis, on voit bien que ces délais, en l'occurrence, ici, sept mois, alors qu'on avait tous les éléments. Si ça avait été fait en quelques jours, moi, je l'ai dit et je l'ai dit... Mais quand il fait appel, en fait,
ça prolonge la procédure ?
L'appel, aujourd'hui, il est suspensif. C'est la loi Collomb qui a introduit.
Vous ne souhaitez plus que ce soit le cas ? Vous souhaitez que quand il y ait un appel...
Je souhaite qu'il ne soit pas suspensif.
C'était la règle avant la loi Collomb. C'est-à-dire qu'on expulse et s'il gagne en appel, il revient ?
Absolument. Absolument. Mais c'est la société qui doit être protégée. Aujourd'hui, l'appel est utilisé comme un immense abus. L'OFPRA donne le statut à environ 25-30% des personnes, le statut de réfugiés. La Cour nationale du droit d'asile le donne dans 10% des cas. Donc, ça veut dire que dans 90%, ce sont 80%, ce sont des procédures dilatoires qui n'ont pour autre objectif que de se maintenir sur le territoire national en situation légale, alors qu'aujourd'hui, la réalité, quelle est-elle ? L'asile, trop souvent, trop souvent, est devenue la porte d'entrée légale pour l'immigration illégale. On subit cette situation.
Vous, vous faites le lien direct entre immigration et insécurité, immigration et délinquance, immigration et terrorisme. Il y en a un qui n'est pas d'accord avec vous.
Ce n'est pas moi qui le fait. C'est le ministre de l'Intérieur. Et c'est statistique.
C'est vous qu'on a en face de nous. Non, non, mais il y en a un qui n'est pas du tout d'accord.
Vous avez en mémoire les chiffres qu'a donnés le ministre de l'Intérieur. C'était une petite révolution parce qu'il a reconnu la vérité. 50% des mises en cause dans les grandes villes, Lyon, Paris, Marseille, sont des étrangers. Donc, ce lien, il est statistique, il n'est pas moral et ce n'est pas un jugement. C'est un fait et on ne peut pas lutter contre les faits. Il faut avoir des réponses.
Juste sur le fond, une explication d'un sociologue et un spécialiste de l'immigration. Il s'appelle François Héran. Écoutez. En Turquie, il y a actuellement 3,8 millions de réfugiés syriens. En France, on en accueillit 38 000 depuis 2014. Il y a 100 fois plus d'immigrés syriens en Turquie qu'en France. Il y en a 18 fois plus en Allemagne qu'en France. On n'a pas 100 fois plus d'attentats en Turquie. On n'a pas 18 fois plus d'attentats en Allemagne. Donc, l'idée qu'il y aurait une corrélation entre la politique d'asile et la probabilité ou le risque d'avoir des attentats est une idée qui n'a pas de sens. Les explications de François Héran démographe. Vous lui répondez quoi ?
On connaît son prisme idéologique. Je trouve l'argumentation complètement, je dirais, très réducteur et un peu dérisoire. Regardons la population carcérale. Aujourd'hui, quasiment 25% des détenus ou des prévenus qui sont incarcérés sont des étrangers. Il n'y a pas 25% d'étrangers en France. Ça veut dire qu'il y a une surreprésentation. Les étrangers
sont aussi plus facilement condamnés.
Non, ça c'est faux. Si, ce sont les sociologues qui le disent. Non, oui, mais les sociologues ont un léger prisme en tout cas certain et celui dont vous parlez. Il y a aujourd'hui 7 à 8% d'étrangers en France et il y a 25% d'étrangers dans les prisons. Ça veut dire qu'il y a une surreprésentation. Ça peut s'expliquer. Il y a aussi une surreprésentation
de la pauvreté et on sait que les migrants sont plus pauvres que le reste de la population.
Ça fait partie des explications. Mais si on en tire des conclusions rationnelles, c'est de dire aujourd'hui il y a trop d'étrangers qu'on ne peut pas intégrer, notamment parce qu'il y a ces difficultés économiques que vous soulignez et que la conséquence logique, la politique, elle doit être logique. C'est qu'il faut limiter les flux migratoires. C'est ce que nous proposons avec des mesures très concrètes au niveau des Républicains.
8h41 sur France Info. Éric Ciotti, le patron des Républicains et l'invité de France Info jusqu'à 9h. Le filinfo Sophie Echen.
Au moins 3 morts et une quinzaine de blessés dans le sud de l'Ukraine après des tirs de missiles russes sur le port d'Odessa cette nuit. Par ailleurs, la guerre des Maux se poursuit entre Kiev et Moscou. Vladimir Poutine affirme que l'armée ukrainienne en pleine contre-offensive subit des pertes catastrophiques. Kiev au contraire assure continuer à avancer. La contre-offensive qui met en lumière le manque de certaines munitions et de drones de l'armée russe. C'est le président Poutine lui-même qu'il reconnaît. Dans les Vosges, le feu est toujours actif. Ce matin, entre Epinal et Saint-Dié des Vosges, 30 hectares de forêts sont déjà partis en fumée.
Plus de 200 pompiers se sont relayés toute la nuit. Ils sont toujours mobilisés en ce moment. Par ailleurs, le constat ce matin de l'Agence européenne de l'environnement. En 40 ans, près de 200 000 personnes sont mortes en Europe à cause de catastrophes liées à la météo comme les inondations et les canicules qui comptent pour plus de 80% des décès enregistrés.
France Info.
Le 830 France Info.
Salia Brakia. Marc Fauvel. Toujours avec le président des Républicains, Éric Ciotti, dans le cadre de la future loi immigration, vous demandez que les demandes d'asile soient examinées dans le pays d'origine de la personne. Dans le cas d'Annecy, ça n'aurait pas été possible pour une raison simple puisqu'il vient de Syrie et qu'on n'a pas
d'ambassade là-bas. Pas forcément dans le pays d'origine. L'exemple que vous citez est naturellement pertinent. Mais hors des frontières de la France et je dirais même dans des pays tiers. De l'Europe. Avant de la Syrie à la France, il y a des étapes. Et quel pays acceptera de demander d'examiner pour nous ? Il y a des pays sur l'Europe. Non, mais nous avons des représentations diplomatiques. Dans n'importe quelle ambassade France ? Nous avons des ambassades en Turquie, nous en avons en Égypte, nous avons des représentations diplomatiques dans tous les pays du Maghreb. Et on les garde sur place ensuite à l'ambassade où ils peuvent rester dans le pays ?
On évalue et on instruit la demande par l'OFPRA qui aurait des antennes. C'est déjà le cas aujourd'hui, mais c'est utilisé très marginalement. très marginalement. La question, c'est que quand, je parlais tout à l'heure du dévoiement du droit d'asile, quand ces personnes, souvent, qui sont des faux réfugiés, utilisent cette procédure pour s'introduire en Europe. Quelquefois, elles rentrent et elles font la demande d'asile même plusieurs mois voire plusieurs années plus tard. Ça, ce n'est pas possible. Nous disons que la règle, ça doit être l'examen à l'extérieur. Et l'exception, parce qu'il peut y en avoir, nous le prévoyons dans notre texte constitutionnel, resterait un examen en France.
Ça semble compliqué ce que vous proposez.
Même les Danois n'y arrivent pas. Eux aussi, ils ont voulu externaliser l'examen
des demandes d'asile et ça ne marche pas dans les pays africains. En tout cas, ce qu'a fait le Danemark a envoyé un message de dissuasion, de dire que ce n'est pas au Danemark que le parcours est le plus facile. Et aujourd'hui, malheureusement, en France, compte tenu à la fois de l'attractivité de notre modèle social pour les étrangers, mais aussi de la faiblesse de nos procédures et pour la durée notamment de l'examen. Vous vous rendez compte, une personne arrive, la durée d'examen par l'OFPRA, par la Cour nationale du droit d'asile, les recours devant les tribunaux administratifs, tout ça, ça fait 4-5 ans et ensuite, la personne reste.
Tous ceux qui sont déboutés, la quasi-intégralité vont rester. C'est ça qui n'est pas normal.
Quand on regarde aujourd'hui le projet de votre parti, Eric Ciotti, sur la primauté du droit européen, sur le référendum pour modifier la Constitution, sur la réforme du droit d'asile, sur le rétablissement du délit de séjour irrégulier, vous dites quasiment mot pour mot ce que Marine Le Pen dit depuis des années. Est-ce que là-dessus vous assumez ? Moi, je dis ce que j'ai personnellement toujours défendu. Ça n'a pas toujours été la ligne de votre parti. En tout cas, vous assumez que ce soit le même projet sur l'immigration.
C'est moi qui ai gagné la présidence des Républicains. Mais vous assumez que ce soit la même chose. Ça a toujours été ma ligne. Moi, je n'ai pas vu de texte du Rassemblement National. J'ai entendu les débats sur... C'était le projet de Marine Le Pen aux dernières élections présidentielles. Voilà. Madame Le Pen préside un groupe à l'Assemblée Nationale. Elle a tout loisir de déposer des textes. C'est là où se fait la loi. Nous, nous avons déposé des textes. J'en ai toujours déposé. J'en ai déposé un en 2016. Vous pouvez le relire. Il va totalement dans cet esprit de reprendre le cours de notre destin. Il faut arrêter...
D'ailleurs, si Madame Le Pen dit des choses qui sont conformes à la réalité, pourquoi je dirais l'inverse ? Il n'y a pas de honte à ça ? Pourquoi je dirais l'inverse ? Aujourd'hui, moi, j'ai mes convictions, j'ai mes valeurs. Arrêtons avec ces procès. Ils sont ridicules. Les Français, d'ailleurs, ne les supportent plus. Ce qu'ils attendent des politiques, c'est d'être efficaces. Il y a un problème. Qui peut le nier ? Migratoire. Il faut des réponses. Il faut des solutions. Nous, nous les apportons. Et elles sont concrètes, sérieuses. Donc, vous dites clairement, Marine Le Pen avait raison depuis des années et notre parti avait tort avant que j'arrive. Elle dépasse des slogans.
Reprenez les assises du RPR, les États généraux, où il y avait Alain Juppé, qui n'est pas quand même quelqu'un qui traduit une immense dérive d'extrême droite. Vous regardez les propositions qui étaient faites il y a 40 ans par notre famille politique. Alors, on ne va pas faire un procès qui a copié l'autre, peu importe. Aujourd'hui, ce qu'il faut, c'est qu'il y a une gravité migratoire. Il y a un lien entre immigration, délinquance. Il y a un problème de communautarisme. On a un modèle social qui est trop attractif. Il faut des réponses. Ces réponses, le gouvernement actuel ne les apporte pas. M. Hollande a créé une situation de chaos. Le gouvernement actuel l'a prolongé.
Vous avez demandé Emmanuel Macron de vous recevoir
sur le sujet d'immigration et il vous a répondu ?
Non, je n'ai pas de réponse à ce stade. Je le regrette parce que c'est un sujet sur lequel nous aurions pu et nous allons le faire. Nous, nous prenons nos responsabilités. Notre texte sera débattu au Sénat dès les premiers jours de la session d'octobre. Donc, nous prenons des responsabilités au gouvernement, s'il est sincère, de venir sur nos propositions.
Vous avez fait récemment une proposition sur la lutte contre les stupéfiants. Vous souhaitez, je cite, placarder le nom de ceux qui sont arrêtés en possession de stupéfiants. Ça fait un peu le goudron et les plumes,
aujourd'hui, la situation du trafic de drogue, de la consommation de drogue est dramatique. Là, ce sont les consommateurs que vous visez. Oui, parce que si on veut s'attaquer au trafic, il faut naturellement lutter contre les grands réseaux de criminalité. La drogue, c'est aujourd'hui 3,5 milliards de chiffres d'affaires en France, 100 000 personnes, 80 % des règlements de comptes sont liés à la drogue. Ça gangrène nos territoires, ça pourrit notre jeunesse. 40 % aujourd'hui, on a des taux de consommation qui sont les plus élevés en Europe. Mais à quoi ça servirait de placarder les noms des consommateurs ? Presque 800 000 personnes chaque jour.
Donc, il faut avoir le courage de dire qu'il faut aussi s'attaquer à la consommation. Mais l'idée, c'est quoi ? C'est de leur faire honte, c'est ça ? C'est quelque part. Quand avant, un consommateur pouvait, c'est un délit encore, c'est toujours le cas, peut être déféré devant un tribunal, c'est public. Donc, l'amende forfaitaire, elle a l'avantage de la simplicité. D'abord, elle est trop faible. Je propose qu'on l'apporte à 1 000 euros au lieu de 150 pour le paiement immédiat ou 200 euros. Et je propose que sur le site du ministère de l'Intérieur, il y ait la liste des personnes qui ont été condamnées. parce que c'est uniquement pour les souhaits.
Unement pour faitaire délictuel, c'est une condamnation. Une condamnation, elle est publique.
C'est que pour les condamnations, pas pour les... Parce que ça n'existe pour aucune autre infraction, les noms publiés sur le site internet du ministère de l'Intérieur. Ça, ça n'existe pas pour aucun délit, pour aucun crime, même pour les auteurs de violences sexuelles.
Toutes les condamnations sont publiques à partir du moment... Il faut aller
à la séance.
Moi, je propose cette mesure parce qu'on a trop banalisé la consommation. Il n'y a aucune aussi campagne, il n'y a aucune campagne de prévention sur la consommation de drogue. On devrait le faire dans les collèges. On devrait avoir des campagnes qui dénoncent les dangers dramatiques de la drogue dans les accidents de la route. Aujourd'hui, les mises en cause qui conduisent sous stupéfiants sont de plus en plus nombreuses. Ça crée des morts. Il y a des problèmes de santé publique. Il y a des gamins qui sont détruits à cause de ça. Et il y a une forme de banalisation. Si on ne s'attaque pas à la consommation, la production, l'offre s'adaptera, la demande s'adaptera toujours à l'offre.
Et il y a cette dérive
qu'on continue. Éric Ciotti, invité de France Info jusqu'à 9h. Il est 9h moins 10. Le fil info, Sophie Echel.
Et cela fera bientôt une heure que les lycéens de Terminal planchent sur leur épreuve de philo. Plus de 530 000 élèves des filières générales et technologiques pour lesquels il y a peut-être un peu moins d'enjeux cette année. La plupart sont déjà assurés d'avoir leur bac grâce aux notes du contrôle continu. Toujours beaucoup d'inquiétudes autour de la sécheresse en France. Deux tiers des nappes phréatiques du pays sont actuellement sous les normales, annonce ce matin du ministre de la Transition écologique, Christophe Béchut. Donald Trump plaide non coupable et dénonce un abus de pouvoir odieux après l'annonce officielle de son inculpation hier devant le tribunal fédéral de Miami.
L'ancien président américain est accusé d'avoir conservé des documents confidentiels lors de son départ de la Maison Blanche en 2021. À moins de trois mois du coup d'envoi de la Coupe du Monde de rugby en France, on connaîtra tout à l'heure le nom du nouveau président de la Fédération Française de Rugby, Patrick Buisson ou Florian Grill. L'un ou l'autre succédera à Bernard Laporte contraint de partir en février après sa condamnation pour corruption, trafic d'influence et abus de biens sociaux.
France Info
Le 8.30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel Toujours avec le président du parti Les Républicains Éric Ciotti d'après les informations de France Info le gouvernement envisage de baisser l'âge minimum pour conduire à 17 ans. L'annonce devrait intervenir la semaine prochaine. Est-ce que vous y êtes favorable ?
Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Ce qui est important aussi c'est qu'on facilite l'accès au permis de conduire. Aujourd'hui le prix le tarif on en a souvent parlé du permis de conduire les délais pour l'obtenir sont trop souvent dissuasifs pour des jeunes qui ont peu de revenus donc je ne suis pas hostile à cette mesure on va en débattre je n'ai pas un point de vue définitif mais en tout cas Il n'y avait pas une proposition de loi de la droite récente qui demandait même que ce soit 16 ans ? Enfin ce n'est pas une proposition du parti mais ce que je veux souligner Les troupes sont libres ?
Il faut qu'on facilite l'accès au permis de conduire aujourd'hui c'est pour beaucoup et pour beaucoup de jeunes notamment issus des catégories défavorisées c'est un handicap et sans permis de conduire beaucoup ne peuvent pas travailler beaucoup ont du mal à suivre leurs études donc il faut et c'est peut-être une priorité plus forte
faciliter cet accès Il y a un sujet qui concerne directement la vie de millions de français ce sont les déserts médicaux Eric Ciotti à partir de septembre prochain les étudiants en médecine générale devront faire une quatrième année d'internat et ils devront la faire dans un cabinet médical sur le terrain et pas à l'hôpital ceux qui accepteront de travailler dans des territoires sous-dotés en médecins pourront toucher une prime est-ce que la droite applaudit cette mesure ?
Il y a deux problématiques celle des déserts médicaux qui est la conséquence d'erreurs qui ont été produites il y a plusieurs années sur la faiblesse du numerus clausus en gros le regard uniquement comptable sur la santé donc on a on a formé trop peu de médecins en France donc il faut corriger Erreur partagée
par la droite et par la gauche Absolument Le numerus clausus vient d'être supprimé sous le quinquennat précédent
Il a été quand même faussement supprimé puisqu'aujourd'hui il y a le numerus apertus qui limite quand même il y a des règles très fortes longtemps la droite n'a pas voulu y toucher
pour ne pas se fâcher
avec les médecins qui votaient beaucoup pour elle Pas sur le numerus clausus Nous nous avions dans nos projets le fait de le libérer lors des deux dernières élections présidentielles Je suis attaché au caractère au principe de la médecine à la liberté d'installation Voilà Attention de ne pas aller dans un système de règles de normes de coercition Pourquoi ? J'y suis opposé Il y a des professions
dans lesquelles aujourd'hui des professions de santé dans lesquelles aujourd'hui la liberté d'installation n'est pas totale C'est le cas des kinés
par exemple Je pense qu'il faut maintenir cette liberté d'installation Il faut aller vers l'incitation Il y a des mesures sur lesquelles nous pouvons mieux travailler mais je suis personnellement opposé à la coercition Je crois en la liberté du médecin Je crois en la médecine libérale Vous savez on est un pays qui accumule les normes les interdictions ça devient kafkaïen on pourrait en parler sur beaucoup de sujets sur les zones d'artificilisation on ne pourra plus construire demain une école dans une petite commune s'il n'y a pas une espèce de commission qui ressemble au Gosplan qui donnera l'autorisation il y a les ZFE où les pauvres ne pourront plus circuler dans les villes des riches tout ça fait une société terrifiante donc arrêtons avec les interdictions on est dans un pays de liberté ce mot liberté il doit reprendre sa place moi je suis pour comprendre la liberté et c'est la liberté qui amène les réponses c'est jamais l'interdiction la norme la bureaucratie dont on crève aujourd'hui
Eric Ciotti ici demain matin Emmanuel Macron vous appelle à Matignon est-ce que vous prenez l'engagement de refuser ?
Cette question ne se pose pas ça voudrait dire que nous sommes dans une situation où nous avons la majorité où que nos idées s'installent au gouvernement aujourd'hui nous sommes dans une situation de cohabitation au gouvernement du pays moi je dirais oui pour que les idées que nous prenons s'appliquent c'est pour ça qu'on se bat pour gagner des élections mais ces éléments aujourd'hui naturellement ils ne sont pas ils ne sont pas installés on est dans l'opposition on est dans l'opposition je parlais de l'opposition qu'on porte à des mesures qui aujourd'hui ne sont pas bonnes pour le pays ces mesures de bureaucratisation le poids des impôts le poids des normes il n'y a pas ce vent de liberté
on a
le record des prélèvements obligatoires parce qu'on partait plus haut aussi 45,4% de prélèvements obligatoires dans l'histoire de France ça n'a jamais été aussi élevé si Emmanuel Macron
vous dit on peut discuter d'un pacte de gouvernement vous dites quoi ?
on nous dit on diminue les dépenses publiques on diminue les impôts on change la donne en matière de sécurité on met des peines planchers si on arrête l'immigration si on fait notre loi constitutionnelle ça voudra dire que ce sont nous nos idées qui gouvernent mais on n'est naturellement pas dans ce cadre et je ne vois pas comment on y serait on n'a pas un groupe majoritaire à l'Assemblée Nationale donc tout ça c'est de la politique c'est de la politique fiction moi je me bats pour que nous gagnions les élections demain et notamment l'élection présidentielle pour que ces idées dont la France a besoin soient au gouvernement de la France
vous avez dit si je suis élu à la tête des républicains Laurent Wauquiez sera le candidat de notre camp ça veut dire que les primaires à droite sont mortes et enterrées je souhaite
naturellement que Laurent Wauquiez soit le candidat je pense que c'est lui qui a les meilleurs atouts pour nous mener à la victoire mais pourquoi ce serait lui plutôt qu'un autre c'est ma conviction
mais donc c'est le président du parti qui impose son candidat les autres candidats putatifs sont priés de faire leurs ambitions nous sommes un parti démocratique ah oui mais comment est-ce qu'on exerce la démocratie à partir du moment où vous dites c'est lui qui va gagner
d'abord je l'ai dit avant mon élection c'était un ticket c'était carte sur table c'était carte sur table ensuite nous travaillerons à l'automne sur une réforme de nos statuts ce que j'ai dit c'est que la primaire ne me paraissait pas une bonne solution parce qu'elle est source de division donc un grand parti doit prendre ses responsabilités et après les militants décident voilà décident c'est-à-dire ils décideront quoi si ça leur va ou pas moi ce que j'ai proposé
ce que j'ai proposé
c'est que le bureau politique de notre famille politique fasse une proposition et après que les militants la ratifient mais sur un seul nom ils pourront voter sur un seul nom c'est le bureau politique qui débattra sur plusieurs noms éventuellement naturellement on est une formation démocratique et puis vous savez la vérité c'est qu'il y aura un candidat qui s'imposera ou pas c'est ce lien avec les français qui va on le voit bien qui va dépasser le cadre purement partisan notre famille politique elle aura à faire un choix moi j'ai dit les choses clairement je pense que la vie politique c'est aussi éviter de biaiser dire les choses clairement je les ai dites on connait ma position on la partage ou on la partage pas mais ça c'est la démocratie interne Eric Ciotti président des républicains était ce matin
l'invité de France Info
merci bonne journée à vous
Éric Ciotti