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Conférence de presseLe Média (sur YouTube)· 4 septembre 2026 16 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSantéRetraites

AUGMENTER LES SALAIRES ? ÇA LES FAIT RIRE : MÉLENCHON FACE AU MEDEF

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:59Chiffre
    « Depuis 30 ans, le SMIC a à peine doublé alors que les ultra riches ont multiplié la fortune par 14. »
  • 5:39Chiffre
    « En 2023, sur les 153,6 milliards d'euros de bénéfices record des entreprises du CAC 40, ce sont les actionnaires qui ont mangé la plus grosse part du gâteau avec 67,8 milliards d'euros de dividendes et 30,1 milliard d'euros de rachat d'action. »
  • 6:17Chiffre
    « Le SMIC horaire est passé de 10 € à 12 € brut en 7 ans. »
  • 8:17Chiffre
    « En 2023, les 10 % les plus riches ont gagné 280 € en moyenne grâce à la politique fiscale du gouvernement. Les Français eux en moyenne perdent 50 € et les 10 % les plus pauvres 290 €. »
  • 11:38Chiffre
    « Entre 2019 et 2025, Patrick Pouyané s'est augmenté de 72 %, soit presque plus 10 % par an en moyenne. »
  • 12:18Chiffre
    « Les exonérations de cotisation sociale atteignent désormais 90 milliards d'euros par an, soit 3 % du PIB. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Il faut augmenter le SMIC. Il faut augmenter le SMIC. Si vous n'augmentez pas les salaires, vous ne rigolerez pas longtemps. N'importe quoi. Ça n'a fait rire personne. Non, mais c'est c'est c'est côté côté voiture. C'est une bonne grosse manipulation. Jean-Luc Mélenchon propose en plein débat présidentiel d'augmenter le SMIC. Rien de révolutionnaire mais suffisamment pour provoquer l'hilarité générale d'une salle. C'est probablement l'une des séquences qu'on retiendra de cette rentrée politique et c'est tant mieux parce que ces rires disent quelque chose de la déconnexion du patronat représenté par le MEDF. Mais nous, on voulait aller un peu plus loin, dépasser les rires et revenir sur ce que cette séquence raconte vraiment des patrons présents dans cette salle, des candidats

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à la présidentielle venu leur parler et surtout surtout de notre modèle économique. Parce qu'avant ces quelques secondes de rire, il y a eu près de 2 heures de débat 2 heures à parler de croissance, de dette, de compétitivité, de coût du travail, de retraite, d'arrêt maladie et presque jamais de celles et ceux qui travaillent. Alors, on a regardé tout le débat et vous allez voir, les rires finalement ne sont peut-être que la partie la plus visible du problème.

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C'est la rentrée. Rangez vos cartables, sortez vos mallettes. Pour leur retour de vacances, nos politiques avaient rendez-vous à Roland Garos. Pas pour aller admirer le coup droit de Nadal, mais pour le tout premier débat des élections présidentielles au MEDF avec LCI. C'était pendant leur université d'été. C'est un peu comme la fête de l'huma mais avec des costards et sans le stand PC de la Corse et beaucoup moins de champ de manif aussi. Le tout premier débat pour 2027 est organisé par le patronat. Ça interroge tout de même les patrons et les entreprises sont-ils un élément central de cette campagne ? C'est eux qui ont la primeur d'interroger les candidats et de se faire entendre. Sans surprise, le débat a commencé sur l'importance de remettre l'économie au centre des débats. OK, ça

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oui, c'est pas moi qui vais prêcher contre, mais là on parle de et avec l'entrepreneuriat privé. C'est quand même pas la même chose. Quoi ? Ça veut dire que les patrons auraient une véritable influence sur la politique. Arrêtez, je vous crois pas. Bon, on disait quoi déjà ? Tous réunis sur une même scène pour parler de l'économie, pour parler des préoccupations des Français. On va être très concret. La vie et la préoccupation des entrepreneurs en particulier. Alors, c'est pas vraiment la même chose, mais le débat est biaisé. Le point de départ, c'est il faut soutenir et accélérer la croissance. 2è minute. Mais je suis vache. Les politiques sont très concernés par le sort des Français. Ce qui m'empêche de dormir aujourd'hui, c'est trois choses. Ah ! 1, le moral de nos entrepreneurs. Ah !

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Et monsieur Mélenchon, je vous ai écouté. À votre place, j'aurais présenté des excuses pour les propos de Manon Aubri qui a qualifié des entrepreneurs français de nuisible et de parasite. N shot devant les entrepreneurs, applaudissement assuré. Alors, pour être plus précis, Manon Aubri visait les milliardaires, pas les patrons d'entreprise et encore moins de PME ou de TPE. Il y a quand même un gap. D'un point de vue purement économique, je veux vous convaincre aussi d'à quel point les milliardaires sont des formes de nuisibles à lancer l'insoumise aux universités d'été à Valence le 21 août. Les renards ne sont pas les nuisibles. La concentration des milliards si a complété ma nombrie ensuite. Mais c'est beau de voir autant de petits patrons soutenir les milliardaires. Je ferme la

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parenthèse. Revenons au débat. Au bout de 45 minutes, toujours pas de mention des conditions de travail des salariés ou de salaire. Assis, Raphaël Gluxman. Quand on vous pose une question sur la dette, vous répondez les immigrés et l'Europe. Et bien non, il y a d'autres problèmes en France, madame Le Pen. Et donc sur la question sur la question pourquoi et je vais répondre d'ailleurs à votre question directement, vous demandez quand est-ce qu'on remettra le calendrier de la réforme qui a été abrogée ou repoussée. Bien moins nous nous laabrogerons cette réforme parce que nous pensons qu'elle est injuste. Bon allez, trèfle de plaisanterie. Je donne un point à Raphaël Gusman pour ce

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moment. Et pour finir, c'est quand même assez étonnant de se prendre des leçons sur la dette de la part de deux anciens premier ministres d'Emmanuel Macron. C'est bien qu'il soi deux d'ailleurs parce que pour défendre ce bilan, faut mieux être deux. Voilà, une punchline presque de gauche. Bon, faudrait pas qu'on s'habitue non plus he pendant un long moment. Ce débat va surtout ressembler à un véritable bingo du libéralisme économique. Retraite, ça coûte trop cher. Arrêt maladie, ça coûte trop cher. Chômage, ça coûte trop cher. Cotisation, ça coûte trop cher. Salaire, vous me voyez venir, ça coûte trop cher. Le fameux coût du travail. Il faut assumer que la majorité de nos économies doivent être faites sur la dépense sociale. Et là, il faut s'arrêter 2 secondes

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parce que ce vocabulaire et ben il est pas neutre. Quand on vous parle du coût du travail, on vous présente comme une évidence économique ce qui est en réalité un rapport de force. Le travail ne fait pas que coûter, le travail il produit. Ce sont les salariés qui fabriquent, construisent, soignent, transportent, vendent, livrent, bref qui produisent la richesse. La vraie question économique commence ensuite. Où va cette richesse ? Parce que étrangement pendant ce bingo, personne ne semble beaucoup s'inquiéter du coût du capital. Alors, comme d'hab, je vais casser l'ambiance. Depuis 30 ans, le SMIC a à peine doublé alors que les ultra riches ont multiplié la fortune par 14. Peut-être que ça viendrait de là, je dis ça, je dis rien. Donc la rente et l'héritage ou encore être

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actionnaire et toucher des dividendes sur le dos des salariés et bien ça fait beaucoup plus que le travail en 2026. En 2023, sur les 153,6 milliards d'euros de bénéfices record des entreprises du CAC 40, ce sont les actionnaires qui ont mangé la plus grosse part du gâteau avec 67,8 milliards d'euros de dividendes et 30,1 milliard d'euros de rachat d'action. La part consacrée à la rémunération du travail dans la valeur ajoutée, elle diminue. Elle est passée de 61 à 51 % dans les 100 plus grandes entreprises françaises côté en bourse. C'est ce que montre Oxfam en 2023. L'organisation internationale montre aussi qu'entre 2011 et 2021, la dépense par salarié a augmenté de 22 % alors que les versements aux actionnaires ont augmenté eux de 57 % pour ces 100

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entreprises. Elles ont versé en moyenne 71 % de leurs bénéfices sous forme de dividende et de rachat d'action. Parlons maintenant des PDG. Entre 2011 et 2021, les PDG des 100 plus grandes entreprises françaises côté ont vu leur salaire augmenter de 66 % contre 21 % pour les salariés et 14 % pour les sneakars. C'est ce qu'avance Oxfan. Donc, on assisterait à une sorte d'accaparement de la richesse créée dans le pays. Mais attention, faut pas le dire. faisons tous semblant et ne disons pas que le déficit c'est aussi est surtout creusé par un manque de recette, par les baisses de cotisation et d'impôts des grandes entreprises et ou plus riche. Bah oui, un déficit ça se creuse soit par une augmentation des dépenses, soit par une baisse des recettes, mais interdit de parler d'aller chercher de

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l'argent, c'est tabou interdit. Alors je résume, il faut réduire les dépenses, donc appliquer un budget austéritaire pour relancer l'activité, baisser les cotisations quand il y a déjà un trou dans la raquette. Pas très logique tout ça. En réalité, on a déjà essayé toutes ces solutions à la sauce néolibérale et ça nous mène droit dans le mur. D'ailleurs, au bout d'un moment, le dangereux Mélenchon permet d'annoncer "Je vous mets en alerte, le budget, le corps nu plus l'inflation alimentaire. Si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession." Ça c'est votre responsabilité. Hasard du calendrier, ça n'a pas loupé. Le lendemain, l'INC l'annonce la France est menacée de récession. Plusieurs indicateurs inquiétants confirment les difficultés de l'économie tricolore. La

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croissance est en panne, l'inflation progresse, le pouvoir d'achat recule, l'emploi est déprimé. Bravo, le mozzard de la finance. Ah 1h43 de débat, j'entends enfin le mot salaire. Tremblement dans la salle. Les salaires très très bien. Il faut les augmenter. Il faut augmenter le SMIC. Il faut augmenter le SMIC. Si vous n'augmentez pas les salaires, vous ne rigolerez pas longtemps parce que vous aurez la récession. Et dans ce pays, les salaires et la consommation populaire, la consommation populaire c'est 55 % du PIB. Alors vous rirez jaune si vous ne partagez pas davantage. Puis soudain, éclair de génie d'Edouard Philippe.

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Évidemment, on doit essayer de rapprocher le brut du net. Évidemment, on doit essayer de faire en sorte que dans le coût du travail, il y ait le plus de choses possibles, si j'ose dire, qui viennent au salariés. Mais on sait tous aussi, on va pas se raconter de caramel, on sait tous aussi que le le la différence entre le brut et le net, c'est le coût de la protection sociale. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Et ben, on va chercher l'argent là où il est. Il n'est pas chez les classes inférieures. Quand on est dans la classe moyenne et qu'on voit les classes inférieures aux vôres vous rattraper parce que le SMIC augmente et que vous vous ne progressez pas, et ben ça alimente un sentiment de frustration et une c'est juste on ne progresse pas et ça donne un sentiment

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de ça donne un sentiment de déclassement social. Je paraphrase mon collègue Michael Coréa. La France est le trè pays du monde comptant le plus de millionnaires. Mais le problème c'est que le SMIC horaire est passé de 10 € à 12 € brut en 7 ans. Ah, j'entends Bruno Retaillot vers le fond. Là aujourd'hui, on est au bord de la faillite et jamais les Français n'ont été aussi pauvres. Bah oui, je suis d'accord. Pourquoi est-ce qu'on en est là ? Pour deux raisons, deux boiments. Un, la gauche. Ah non, là c'est culoté. En 2023, les 10 % les plus riches ont gagné 280 € en moyenne grâce à la politique fiscale du gouvernement. Les Français eux en moyenne perdent 50 € et les 10 % les plus pauvres 290 € montre l'INC. Gouvernement dont tu a fait partie Bruno

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Rotaillot. Oupsi. Alors, on a parlé 440 dividende MDEF, assemblé de patrons. Mais de quel patron parle-t-on ? Faisons face à un bloc homogène, le patronat, l'essayé Thierry Lafond attire l'attention sur une voix qu'on a peu entendu lors de ce grand débat, celle des PME et TPE. Il pose la question : "Le rôle du MEDF est-il de représenter l'intérêt des patrons ou celui des riches ?" Cette question, 10 ans plus tard, n'a toujours pas trouvé de réponse et aurait mérité d'être posé à Roland Garos. Pendant que le MEDF nous parle de concurrence internationale réelle, les PME payent un impôt sur les sociétés avec un taux effectivement payé de 21,3 % contre 17,1 % pour les grandes entreprises en 2019, selon un rapport de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Thierry Lafond

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précise, ses dirigeants des petites et moyennes entreprises portent une position que le MEDF ne semble pas vouloir entendre, baisser la pression fiscale sur l'outil de production, mais l'augmenter sur le patrimoine et l'héritage des plus fortunés pour réduire les inégalités. Ces dirigeants offrent un autre choix que le capitalisme ultra financiarisé. Des entreprises qui ne peuvent ni délocaliser, ni licencier massivement, ni ignorer leur territoire sens la branche sur laquelle elles sont assises. Cette discrétion n'est plus tenable. Elle laisse le monopole de la parole économique à ceux qui confondent la défense de l'entreprise avec celle de la rente. C'est intéressant. On a vu par exemple Patrick Martin, président du MEDF, fustiger la taxe Zucman. Je demande donc aux parlementaires de ne

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pas tomber dans ce panneau, de ne pas culpabiliser, de ne pas se laisser impressionner par ce hold intellectuel et politique qui n'a permis lancer un écran de fumée pour éviter de traiter le grave le seul problème d'une dépense publique très excessive, largement inefficace et hors de Zukman lui répond le taux d'impôt sur les sociétés qui est le principal impôt acquitté par les entreprise en France est passé de 50 % en 1985 à 25 % en 2026. Il a été divisé par 2 en une génération et dans le même temps, les grandes entreprises multinationales se sont mises à délocaliser une partie croissante de leurs bénéfices dans des paradis fiscaux siphonant les recettes

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fiscales de la France, un cas d'école, Total énergie, bien qu'employant 37000 salariés dans l'hexagone, n'y enregistrent aucun bénéfice et n'y pai donc pas d'impôts sur les sociétés. Tiens, en parlant d'eux, alors bien sûr, il fait bon vivre notre pays, mais simplement on vit au-dessus de nos moyens et on redistribue avant d'avoir créé la richesse. Il faut d'abord des producteurs, il faut une masse de travail plus importante, il faut que notre système, je le dis, de charge, ben il favorise le travail. Aujourd'hui, si je veux augmenter un de mes salariés de 100 € je vais payer 300 €. Vous croyez que j'ai c'est tout ça ne marche pas vraiment. Et naturellement la contrepartie pour baisser les charges, c'est de baisser les aides. Alors, je reviens sur les aides quand même.

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Pourquoi il y a tant d'aides ? J'ai dû répondre à une commission parlementaire au Sénat. Mais les aides, on les augmente parce qu'on compense les charges. C'est totalement absurde. Baissons les charges et baissons les aides. Les grandes entreprises n'ont pas besoin d'aide si on leur baisse les charges. Mais monsieur, vous n'avez pas besoin d'aide du tout. Rappelle, merci à l'économiste Maxime Comb. Entre 2019 et 2025, Patrick Pouyané s'est augmenté de 72 %, soit presque plus 10 % par an en moyenne. En 2026, Total Éner Energie verse 7,4 milliards de dollars de dividendes soit un potentiel de 70000 dollars par salarié. Ah bah oui, c'est pas la crise pour tout le monde. Au fait, ce ne sont pas des charges mais des cotisations. Ça va aller, vous en êtes capable.

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Zukman explique depuis les années 90, le MEDEV s'est battu pour réduire ses cotisations sociales avec un immense succès. Les exonérations de cotisation sociale atteignent désormais 90 milliards d'euros par an, soit 3 % du PIB. Ces baisses de cotisation ont creusé un trou considérable dans nos finances publiques. La boucle est bouclée. Pendant 3 heures, on a oublié ces chiffres. En 2024, la branche accident du travail maladie professionnelle de la SQ a dénombré 764 décès à la suite d'un accident du travail, soit 5 de plus en 1 an ou 119 de plus par rapport à 2021 et un record depuis 2018. Et notre espérance de vie en bonne santé stagne. Et pendant l'été, en Catini, le gouvernement cherche à faire des économies. Encore, le gouvernement veut fiscaliser les

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indemnités journalières d'arrêt maladie qu'elle soit soumise à l'impôt sur le revenu. Il y a aussi le doublement des franchises médicales sur les frais de santé, maintien de 50 € par an. puis 100 puis là on passe à 200 par an. Et puis qui dit septembre dit désignation des nouveaux ennemis de la rentrée entre autres polémiques racistes. On cible aussi les arrêt maladie. Aujourd'hui dans les entreprises quand vous voyez les patrons de PME, ils nous disent "Ben on me dit ben ah ben je vais prendre des arrêts maladies. Si tu me donnes pas ça, je vais je me mettrai en maladie." C'est aussi vous dites que la plupart des arrêts maladies c'est des maladies. Mais ça existe, c'est pas des malades imaginaires mais alors du coup ça veut dire qu'on fait une réglementation durcir pour quelques

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cas de fraude. Oui oui mais pas quelques cas de fraude. Aujourd'hui les arrêts maladies je dirais qui ne sont qui sont indus sont trop importants. Donc ceuxl il faut durcir je pense ces arrêts maladies. Sympa ce plateau qui parle des travailleurs sans travailleurs. Encore un joli tour de force pour ne pas regarder ailleurs. Vous commencez à comprendre et vous savez où est l'argent. Et dans le même temps encore une annonce est presque passée inaperçue. Alors qu'il dit vouloir faire des économies. L'exécutif annonce ne pas toucher à l'une de ses dépenses les plus coûteuses, 8 milliards d'euros et inefficace, le crédit impôt recherche dixite l'économiste Maxime Combe. Bon, maintenant qu'on a dit tout ça, vous allez me dire que je suis encore une affreuse gauchiste qui remet encore tout

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sur la faute du grand capital. Alors, pour la peine, petite archive. Le capitalisme dit grâce au profit qui suscite l'initiative, fabriquons de plus en plus de richesse qui en se répartissant par le libre marché élève en somme le niveau du corps social tout entier. seulement voilà la propriété, la direction, le bénéfice des entreprises dans le système capitaliste n'appartient qu'au capital. Et alors ceux qui le possèdent pas se trouvent dans une sorte d'état d'allénation à l'intérieur même de l'activité à laquelle il contribue. Non, le capitalisme du point de vue de l'homme n'offre pas de solutions satisfaisantes. Bon, on va pas finir sur du de Gaulle quand même et puis si vous en avez marre des débats présidentiels et qu'un sauveur suprême règle tout, écoutez Frédéric Lordon. Combien de temps encore à chialer ? Nos dirigeants n'entendent pas nos appels ? Nos dirigeants ne sont pas la solution, ils sont le de problème. On peut se racler la soupière autant

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qu'on veut, faire assaut d'imagination. Le capital ne laissera pas faire. Il va falloir maintenant regarder cette réalité en face et en tirer les conséquences. Alors à ceux qui ne sont pas du côté de la bourgeoisie, en tout cas de la bourgeoisie de pouvoir, mais ne mesurent pas ce qui se passe, il faut le dire, vous avez intérêt à ouvrir les yeux. parce que vous y passerez tous et tous dans le même hachoir. Soignant, prof, chercheurs, artistes, mais aussi employé, cadre intermédiaire du privé, vous y passerez, vous y passez déjà comme les ouvriers depuis 40 ans dont le sort vous fut si indifférent alors qu'ils étaient la figure de ce qui vous attend. Vous savez quoi ? Je lance l'invitation. Et si on faisait le débat des candidats

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à la présidentielle face à la CGT cette fois, chiche.