Fin de vie : Sandrine Rousseau fait le bilan des débats avant le vote
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Sandrine Rousseau, vous avez à un moment trouvé que le texte n'allait pas assez loin. Est-ce que maintenant vous en êtes satisfaite ? Est-ce que la version qui a été débattue et qui devrait être adoptée cet après-midi vous convient ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Vous pensez que la loi va être adoptée cet après-midi ?
- 2:41OuverteRéponse directe
Est un regret pour vous ?
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
micro de Stéphanie despierre. Sandrine Rousseau, vous avez à un moment trouvé que le texte n'allait pas assez loin. Est-ce que maintenant vous en êtes satisfaite ? Est-ce que la version qui a été débattue et qui devrait être adoptée cet après-midi vous convient ? Ah non, moi je pense qu'on a frôé pour ce qui me concerne et pour ce qui concerne mon vote en tous les cas une ligne un peu de non retour à force d'affaiblir le texte de lecture en lecture. Et là dans les dernières lectures, il y a encore eu deux choses qui m'ont perturbé. l'absence de délit d'entrave alors qu'on sait que ça pourrait être une bataille par les milieux les plus conservateurs et notamment les les milieux religieux contre les personnes et contre leur possibilité d'accéder à ce droit et puis
cette mention de mort naturelle. Alors ça paraît pas grand-chose mais je trouve que c'est une forme de gain idéologique donné à la droite et à l'extrême droite parce que c'est les gens sont en fin de vie. Donc l'idée de mort naturelle confirmait l'idée que ce droit n'était accessible qu'aux personnes en fin de vie et et là ça met le doute. Donc voilà, moi je suis je trouve qu'on est allé un peu loin dans les compromis pour ce qui me concerne même très loin dans les compromis. Je pense que des cas comme Vincent Lambert qui avait défié l'actualité ne sont pas intégrés. la plus maintenant une grande partie des des malades de Parkinson voire de Charco ne le sont plus tellement non plus parce que euh enfin voilà, il faut avoir aucune espèce de de dégénérescence en fait d'une certaine manière
intellectuelle. Donc bon, écoutez, on est arrivé sur ce qu'on promis. Je pense qu'à la fin, il est quand même important de voter ce texte, mais vraiment on est à l'os parce qu'on peut réduire de plus sauf à à rendre cette loi caduc, c'est-à-dire à ne plus en faire un véritable droit. Vous pensez que la loi va être adoptée cet après-midi ? Je pense en tous les cas qu'il y a des enfin on va voir, il y a des députés qui probablement se questionnent encore. Je crois que c'est un texte sur lequel certains députés se se questionneront jusqu'à la dernière seconde et jusqu'au moment où il faudra appuyer sur le bouton à toutes les lectures de ce texte. Donc on va voir ce que ça va donner cet après-midi, mais j'espère qu'il y aura une mobilisation importante. On avait beaucoup parlé des directives
anticipées. Là, elles ne sont pas pris en compte dans le texte. Est un regret pour vous ? Non, mais il y a ça, il y a les directives anticipées. Il y a un autre sujet qui est les personnes étrangères. Enfin, on fait la préférence nationale sur le droit à mourir. C'est assez incroyable hein. C'estàd qu'il faut être de nationalité française ou avoir une résidence stable en France. En fait, enfin, vous voyez bien qu'aujourd'hui, il y a des Français qui vont en Belgique pour bénéficier de ce droit. Il est absolument incroyable que nous nous fassions une sorte de préférence identitaire au moment de la mort. C'est tout à fait scandaleux. Donc les directives anticipé, moi j'étais pour dans le cas de certaines maladies, pas forcément dans toutes les maladies mais
dans certaines maladies, ça a été refusé au nom du compromis dans l'assemblée et je respecte ce compromis. Je pense simplement que du coup on passe à côté d'un certain nombre de cas de personnes qui souhaiteraient pouvoir avoir accès à ce droit et qui de fait en l'absence de directive anticipée n'y auront pas droit. Je pas je prends par exemple une personne qui a un accident de moto qui est en situation de mort cérébrale qui aurait pu dans ses directives anticipées dire si je suis en état de mort cérébrale, je souhaiterais une une aide à mourir et qui n'en pourra pas en bénéficier en l'État. Donc voilà, ça fait partie de ces cas qui me semblent être exclus un peu abusivement de ce droit. Merci beaucoup.
Sandrine Rousseau