Éric Zemmour invité à Demandez le Programme
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Bonsoir à tous et bonsoir à toutes. Bienvenue à vous. Bonsoir Sonia. Bonsoir Laurence et bonsoir à tous. Nous sommes très heureuses de vous retrouver pour cette émission spéciale Elysée 2022. Demandez le programme, évidemment largement consacré à la situation en Ukraine, avec notre invité ce soir, le candidat du mouvement Reconquête. Bonsoir Eric Zemmour.
Bonsoir.
Avant de parler de cette actualité tragique, de cette histoire qui redevient tragique sur notre continent, un hommage à Jean-Pierre Pernemot, si vous le voulez bien, ce journaliste tant aimé des Français qui nous a quittés aujourd'hui à l'âge de 71 ans. Il était l'âme du trésor de TF1 qu'il a présenté pendant 33 ans. J'ai eu la chance de travailler avec lui pendant de nombreuses années. C'était un journaliste passionné qui avait la France au cœur, la France des régions tout particulièrement. Quelle est votre réaction Eric Zemmour ?
Écoutez, je l'ai un petit peu connu, j'avais beaucoup de tendresse pour lui. Je trouvais que c'était d'abord un homme bon. Et pas, vous savez, en général on a la mauvaise habitude à Paris de considérer que les gens gentils sont un peu des bonnets. C'est vraiment le mauvais esprit parisien. Et lui, c'était un type bon, gentil, qui n'en faisait pas et qui n'était pas un bonnet pour autant. Et vous avez raison, il aimait la France, il aimait la France profonde, il aimait les paysages, il aimait les terroirs, il aimait la diversité des terroirs français. Et il les faisait vivre magnifiquement. Alors qu'encore une fois, à l'époque, c'était de bon ton de se moquer de tout cela.
Et lui, il tenait son rôle, il tenait son rang et les Français l'adoraient. Et j'ai une pensée pour sa femme, évidemment. Vraiment, je lui transmets mes sincères condoléances. Et vraiment, il va nous manquer. Je devais le voir juste avant Noël, on devait se voir. Et puis, il m'a appelé au dernier moment, le pauvre, il m'a dit, écoute, je dois aller à l'hôpital, je te vois après le nouvel an. Et puis, voilà, malheureusement, je ne l'ai pas revu depuis. En tous les cas, les Français ne l'oublieront pas, lui qui aimait tant la France éternelle. Et nous nous associons tous, évidemment, à cet hommage.
Alors l'actualité, Éric Zemmour, c'est la guerre en Ukraine, c'est la déclaration du président de la République. Une grande partie de cette émission y sera bien sûr consacrée. Et cela nous permettra d'ailleurs d'interroger votre vision du monde et votre façon d'appréhender les dirigeants de ce monde. Également, la place de la France, évidemment. Nous serons aussi avec nos reporters sur le terrain. Et nous ferons des points vraiment réguliers sur l'évolution de la situation ukrainienne.
Et puis, il sera aussi question au cours de cette émission du pouvoir d'achat des Français qui risquent d'être lourdement impactés par la situation avec l'Ukraine. Nouvelle flambée des prix de l'énergie à prévoir, malheureusement. On évoquera aussi la sécurité, la justice, ainsi que votre projet sur l'immigration et la question de l'assimilation très importante.
Vous l'avez compris, des questions directes pour mieux comprendre vos idées. Et surtout, Éric Zemmour, comment elles vont se décliner très concrètement ? Nous vous soumettrons également des sondages que nous avons réalisés, ainsi que des paroles de Français qui vont vous interpeller sur ces différents sujets.
Et donc, tout d'abord, la guerre en Ukraine. Kiev encerclé avec des colonnes de blindés qui sont en direction de la ville. Les Russes progressent ralentis par la résistance ukrainienne. Le président Macron, vous le savez, s'est exprimé il y a quelques instants. Il avait pris l'engagement de tenir les Français au courant de la situation. Il a martelé l'agresseur. C'est Poutine. Écoutons-le.
La Russie n'est pas agressée, elle est l'agresseur. Cette guerre est encore moins comme une propagande insoutenable, voudrait le faire penser. Une lutte contre le nazisme, c'est un mensonge. Une insulte à l'histoire de la Russie et de l'Ukraine. À la mémoire de nos aînés qui ont combattu côte à côte contre le nazisme. Les dirigeants russes s'en prennent à la mémoire de la Shoah en Ukraine, comme ils s'en prennent en Russie, à la mémoire des crimes du stalinisme. Cette guerre est le fruit d'un esprit de revanche, nourri d'une lecture révisionniste de l'histoire de l'Europe, qui voudrait la renvoyer aux heures les plus sombres des empires, des invasions, des exterminations.
A cette violation flagrante de l'intégrité du territoire et de la souveraineté d'un pays européen, la France et l'Europe ont répondu immédiatement, unanimement, fermement.
La Russie, Éric Zemmour, est le seul agresseur, dit Emmanuel Macron. Il y a quelques jours, vous avez dit que Poutine est coupable, mais pas le seul responsable. Avez-vous dit en disant cela ? Est-ce que vous ne donnez pas des arguments, des justificatifs à cette invasion en Ukraine ? Pas du tout. Je ne peux dire que comme Emmanuel Macron, la Russie est le seul agresseur. Vous savez, il y a une différence entre définir l'agresseur et définir ensuite, ça sera sans doute le travail des historiens, comme dans toute guerre, de définir les différentes responsabilités. Vous savez, pour vous donner un seul exemple historique, pour la guerre 14, c'est l'Allemagne l'agresseur.
C'est l'Allemagne qui a envahi la Belgique. Et pourtant, aujourd'hui, on comprend mieux, évidemment, 100 ans plus tard, les responsabilités diverses de chacun. Là, c'est la même chose. On verra plus tard ce qu'on a raté, ce qu'on a raté pour qu'il y ait cette agression. Nous, Européens ? Tout le monde. Les Russes, les Occidentaux, les Français, les Allemands. Pourquoi on n'a pas appliqué les accords de Minsk ? Pourquoi ? Voilà. Mais aujourd'hui, l'heure n'est pas encore à cette évaluation des historiens. Et on peut dire, évidemment, que l'agresseur est Vladimir Poutine. C'est intéressant, votre discours a évolué.
Il y a quelques jours, vous disiez, il est coupable, mais ce n'est pas le seul responsable. Vous laissez la responsabilité aux historiens de prendre du recul. Moi, je peux faire œuvre d'historien de l'immédiat. Parce qu'on vous demande. Vous êtes candidat à la présidentielle. C'est cela. C'est exactement pour ça que je vous réponds ainsi. Je vous dis, on verra plus tard. Moi, j'ai une petite idée sur les responsabilités. Ça fait des années que j'alerte sur cette histoire d'Ukraine, d'accord de Minsk. Parce que ça fait des années que je dis cela. Mais aujourd'hui, on ne peut que dire, il est l'agresseur. Tout le monde est d'accord là-dessus. C'est simple à comprendre.
C'est bien de l'entendre. Mais je l'ai toujours dit, je vous assure. Simplement, il m'arrive d'essayer de réfléchir et d'essayer de comprendre ce qui se passe au-delà des apparences. On me le reproche. Moi, je pense qu'on a tort. On a toujours intérêt à essayer de comprendre. Maintenant, il faut définir les choses telles qu'elles sont.
Éric Zemmour, est-ce que vous êtes d'accord avec ce que dit Emmanuel Macron ? Il y a une lecture révisionniste de l'histoire de l'Europe. Quand Poutine dit qu'il faut dénazifier l'Ukraine, est-ce qu'il dit un mensonge ? Ce que dit Emmanuel Macron ?
Il y a deux choses différentes. Il y a dénazifier l'Ukraine. Il y a sans doute des nostalgiques du nazisme en Ukraine. Mais franchement, le président Zelensky n'est pas un nazi. C'est grotesque. De la part de Poutine, c'est grotesque. D'ailleurs, si je puis me permettre, je sais que Zelensky est juif et il est accusé de nazisme. Moi-même, j'ai été accusé de nazisme par de nombreuses politiques. Donc, si vous voulez, je comprends ce qu'il doit vivre. Donc, évidemment, je trouve ça grotesque et indigne.
Mais Poutine se sert de l'histoire pour parler de l'Ukraine.
Non, mais ça, c'est une autre discussion. Vous savez, tout le monde se sert de l'histoire. Tout le monde a une lecture de l'histoire. Tout le monde s'intéresse à l'histoire. Tout le monde ne réécrit pas l'histoire. Mais personne ne réécrit. Tout le monde réécrit l'histoire. Ah bon ? Mais oui. Tout le monde réécrit l'histoire. Mais bien sûr, puisque les historiens... Alors, c'est grave. Mais non, mais ce que je veux dire, c'est que chacun a sa vision de l'histoire. Il y a des faits qui sont quand même difficilement réinterprétables. Il y a les faits et il y a l'interprétation des faits, comme toujours. Alors, dites-nous votre interprétation des faits. Ça nous intéresse. Mais c'est-à-dire ?
Sur quel sujet ? Eh bien, est-ce qu'il y a une forme de révisionnisme ? Racontez-nous, selon vous, quelles ont été les responsabilités, selon vous, qui ont amené à cette agression. Il faut bien comprendre que les rapports de l'Ukraine et de la Russie sont complexes, sont, je dirais, fraternels et en même temps, emprunts de violences. Solzhenitsyn a écrit des pages magnifiques pour dire qu'ils étaient frères. Le même peuple. Voilà, exactement, que c'était le même peuple. Vous voyez, il n'est pas poutinien, il n'est pas horrible, il n'est pas stalinien, c'est Solzhenitsyn. C'est complexe tout ça. En même temps, je pense que Poutine a sous-estimé l'émergence d'un sentiment national ukrainien.
On le voit, les Ukrainiens se battent, les Ukrainiens sont un peuple fier, les Ukrainiens résistent à l'offensive d'une armée bien plus puissante qu'eux, en vérité, que leur armée. Donc, il a sans doute sous-estimé cela et il le paye. C'est intéressant, c'est-à-dire que là, ce qui est en train de se passer sur le terrain, Poutine est en train de buter sur le sentiment patriotique qui a été exalté et incarné par Zelensky. Je pense qu'il bute sur un sentiment patriotique, incontestable, qui se voit, sinon ils auraient été tout de suite désarmés. Que vous admirez. L'armée aurait fait un coup d'État contre Zelensky et on n'en parlerait plus. Vous voyez ?
Donc, manifestement, il y a quelque chose d'autre. D'ailleurs, on ne devrait pas s'en réjouir, si je puis me permettre. Pourquoi ? Oui, parce que ça veut dire que Vladimir Poutine, qui ne voudra pas perdre la face, va être poussé à des violences encore plus grandes. Vous redoutez un carnage ? Vous savez, comment je n'ai pas entendu ? Vous redoutez un carnage ? Ah oui, oui, je redoute. Je vais vous dire pourquoi. D'abord, parce que j'ai appris du grand Klauswitz que toute guerre était une montée aux extrêmes. On connaît cela. Et donc, on voit bien d'ailleurs que ça monte aux extrêmes. Et puis, en plus, vous savez, moi, j'ai une connaissance historique de la Russie.
J'ai beaucoup étudié, vous savez tous, mon amour pour Napoléon. Et donc, j'ai beaucoup étudié cette fameuse guerre en 1812. Et il y a quelque chose qui m'a frappé, qui a même frappé Napoléon. Si j'ose dire, qui pourtant en connaissait un rayon, c'est le jusque-boutisme des Russes. C'est-à-dire que, vous savez, c'est le seul peuple que Napoléon a vaincu. Il est rentré dans leur capitale, comme il avait fait dans toutes les capitales d'Europe. Mais à la différence, c'est que les Russes ont brûlé leur capitale pour ne pas la laisser aux troupes d'occupation. Ça veut dire ce soir... Ça veut dire que les Russes sont prêts à tout. Bien. Et vous nous direz... Et vous nous direz... Bien.
Mais ça veut dire... Très bien. C'est grave. Je pense que ce soir, vous rêvez d'un Zelensky français et vous dites... Non. J'ai dit un Poutine... Écoutez, patriotisme, nation... Ah, mais Zelensky est un patriote. Oui. Mais Poutine est un patriote. Vous les mettez sur le même plan ? Mais non. Poutine, écoutez. Patriote, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est pas un jugement de valeur. C'est de dire je défends mon pays. On peut défendre bien son pays. On peut défendre mal son pays. On peut... Vous comprenez ce que je veux dire ? Là, je pense que Poutine, ça reste... Il fait ça pour défendre son pays. Il fait ça parce qu'il estime que son pays doit le faire.
Vous pensez que son pays est menacé par l'Ukraine ? Est-ce que vous pensez que la Russie a été menacée par l'Ukraine ? Non, mais c'est le prétexte qu'il dit.
La Russie n'a jamais été menacée par l'Ukraine. Ce qui était menaçant pour la Russie, c'est l'avancée de l'OTAN depuis 1990 jusqu'à aujourd'hui vers l'Est. Alors que les Américains avaient promis aux dirigeants soviétiques de l'époque, Gorbatchev et autres... À Kortacite. Vous savez qu'il y a des nouvelles archives qui sortent. Je l'ai vu. Sur le journal allemand. Tout à fait. Donc, il leur avait promis de ne pas avancer s'ils acceptaient la réunification de l'Allemagne. Mais ça, encore une fois, c'est une diction historique. Mais c'est ça qui menaçait la Russie. C'est pas l'Ukraine en soi. On va juste faire un petit point.
On fait un parallèle entre le patriotisme de Zelensky et le patriotisme de Poutine. Aujourd'hui, le patriotisme de Zelensky est un patriotisme héroïque. Le patriotisme de Poutine est un patriotisme d'agresseur. Donc, je ne vais pas les mettre en parallèle. Je dis simplement que chacun sont des êtres rationnels qui défendent leur pays. C'est tout ce que je dis. Vous comprenez ? Et justement, ça m'inquiète. Ça m'inquiète parce que je me dis, connaissant les Russes et ce que je vous ai raconté, ils sont capables de tout. Il y aura un jusqu'au boutisme.
Voilà, quand je vois, je vous assure, quand je vois Poutine faisant appel au Tchétchène, le Kadyrov, qui, criant à l'Akbar avant d'aller massacrer les Ukrainiens, ça me glace le sang.
Alors, on va avancer. Vous comprenez ? Ça me glace le sang. Éric Zemmour, si vous le voulez bien.
C'est pour ça que je m'inquiète. Je me dis qu'il est prêt à tout maintenant et qu'il faut absolument lui donner quelque chose. Vous voyez, qu'on trouve une porte de sortie pour désescalader. On va en parler. C'est un peu ce qu'a dit Emmanuel Macron. Honnêtement, il n'a pas dit le contraire. Il a dit qu'il fallait maintenir le dialogue. Je veux donner de trouver une solution de paix.
Il a raison, le président Macron, de rester en contact avec... Mais bien sûr.
Mais vous savez, une guerre, il faut en sortir.
Mais à quel prix ? On va en parler. Attendez, on va faire un point sur la situation, Laurence. Alors, on va justement demander à Samy Sfaxi, la rédaction de CNews, de venir nous rejoindre sur le plateau. Samy, on va faire un point sur l'avancée des troupes russes en Ukraine. La situation est évidemment très évolutive. Samy, où en est-on à l'heure où l'on se parle ?
Oui, bonsoir Laurence, bonsoir Sonia, bonsoir Eric Zemmour, bonsoir à tous. On va faire ce point ensemble sur les différents fronts. D'abord, du côté de Kharkiv, vous savez, c'est cette deuxième ville du pays sur laquelle l'attention se porte particulièrement. C'est ici que des troupes aéroportées russes ont débarqué, accompagnées, vous le savez, de frappes dans le centre-ville et dans les environs qui ont fait, selon le gouverneur régional, au moins 21 morts. Du côté de Kiev, maintenant, c'est ici aussi que tous les regards se tournent. Pourquoi ? Parce que les habitants, ils s'attendent à un assaut d'une minute à l'autre.
Il y a cette colonne de blindés qui a été identifiée il y a quelques jours, colonne de blindés à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kiev et qui s'étend sur plus de 65 kilomètres, vous la voyez, cette colonne de blindés, les habitants qui craignent, bien sûr, le pire. Voilà pour le front est, voilà pour la capitale. Partons désormais dans le sud. Les Russes affirment avoir pris la ville de Kersone, une ville de 300 000 habitants. Un peu plus à l'est, il y a Mariupol. Vous la voyez, cette ville sur la carte, ville hautement stratégique dans laquelle des combats ont lieu à l'heure où je vous parlais. Pourquoi est-ce que cette ville de Mariupol est hautement stratégique ?
Parce que si les Russes s'emparent de Mariupol, ils auront le contrôle total de cette mer d'Azov.
Merci à vous, Samy. Alors, Éric Zemmour, on va interroger maintenant, effectivement, la porte de sortie, s'il y en a une, c'est très important. Certains vous reprochent, j'aimerais que vous y répondiez ce soir, une forme de soumission, oui, c'est le mot, c'est-à-dire à force d'être poutinophile ou en tout cas de chercher à tout prix la paix, vous savez, la paix, la paix, la paix. Oui, mais alors, c'est un rapport de force qu'il faut aussi opposer, vous le savez, à Vladimir Poutine. Que répondez-vous à ce détracteur-là ? Quelle ironie de l'histoire. Et quel culot d'acier, comme aurait dit Jacques Chirac.
Depuis des années, tous ces gens, tous ces gens qui sont des grands donneurs de leçons, qui m'expliquent que moi, je suis un va-t'en-guerre, que moi, mon patriotisme est dangereux, que je pousse à la guerre civile, que je monte les uns contre les autres, que je suis un pousse au crime, un pousse à la guerre, etc. Et alors maintenant, eux, c'est même pas une guerre civile qui cherchent à provoquer, c'est une guerre nucléaire. Alors là, évidemment, je suis un petit joueur à côté de... Mais vous parlez de qui, là ? Je parle de tous les gens qui m'insultent, qui me traitent de cinquième colonne, qui me traitent de pacifiste, qui me traitent de soumis à Poutine.
Moi, qui suis un patriote français. Vous voyez, je suis un patriote français, contrairement à beaucoup d'entre eux, qui, eux, sont prêts à brader l'identité de la France, qui sont à brader l'indépendance de la France. Ils vont loin. Votre esprit municois, disent-ils, que c'est une forme de capitulation, d'aller dans la ligne de Vladimir Poutine. D'abord, ils connaissent mal l'histoire, tous ces gens, mais j'ai l'habitude, parce qu'il y avait une guerre entre l'Allemagne et la France. En tout cas, il y avait un risque de guerre à l'époque. C'est pas le cas, j'espère, pour l'instant, entre la Russie et la France.
D'ailleurs, j'ai eu le plaisir de voir qu'Emmanuel Macron était d'accord avec moi. Il a dit, nous ne sommes pas en guerre avec la Russie. Avec les Russes, avec le peuple russe. Et la Russie, il a dit. Avec les excès de son ministre de l'économie et des finances, M. Le Maire, qui a d'ailleurs lui-même retiré ses propos, qui avait dit, on est en guerre économique totale avec les Russes. Donc, si vous voulez, on voit bien que, et d'ailleurs, c'est sa responsabilité, il a tout à fait raison de le faire, il faut à la fois être ferme avec Moscou, et en même temps, chercher une voie d'issue, chercher une solution pour la paix. C'est une logique. C'est dans le même temps.
C'est ce que je dis depuis le début.
Ça passerait par quoi, Eric Zemmour ? Excusez-moi, c'est ce que je dis depuis le début. Ça passerait par quelles mesures concrètes ? Qu'est-ce que vous préconisez ?
Par quelles mesures concrètes, la paix ? Je pense qu'il faut, mais je le dis encore une fois, depuis des semaines, avant même le début des hostilités, il faut un plan qui prévoit l'organisation nouvelle du continent européen, qui prévoit la neutralisation de l'Ukraine et, en échange, le respect des frontières et de la souveraineté de l'Ukraine. Je dis ça depuis le début. Je pense que ce plan est le seul qui peut ramener la paix. Maintenant, je ne sais pas si ce n'est pas trop tard. Vous dites autre chose, vous dites qu'il faut graver dans le marbre, dites-vous, la fin de l'élargissement, en tous les cas, de l'Ukraine. Je le pense, mais vous le savez.
Vous savez que c'est exactement ce que veut, ce que demande Vladimir Poutine. C'est sûr qu'il signe tout de suite. Je comprends, mais c'est aussi... Moi, je veux aussi le retour à la souveraineté ukrainienne et l'intangibilité des frontières, alors qu'il occupe tout l'Est de l'Ukraine, qui a été bombardée par les troupes ukrainiennes depuis des mois. C'est un conflit qui dure depuis des mois, en vérité. Et il y a des gens qui souffrent partout.
Des années, depuis 2014.
Dans le Donbass, il y a des gens qui souffrent depuis le début. Qui bombarde dans le Donbass ? L'armée ukrainienne a bombardé le Donbass et les gens du Donbass depuis des mois. Il faut être équanime. Ce n'est pas parce qu'aujourd'hui, Poutine est l'agresseur qu'il ne faut pas être honnête. Maintenant, d'ailleurs, je pense que nous avons eu tort, et Emmanuel Macron a eu tort, et Mme Merkel a eu tort, et les Américains ont eu tort, de ne pas assez faire pression sur les Ukrainiens pour qu'ils respectent les accords de Minsk II et pour qu'ils permettent une autonomie au Donbass. Mais tout ça, c'est le passé. Aujourd'hui, il faut en sortir.
Et je pense que, si vous voulez, il n'y a aucun intérêt pour personne que l'Ukraine fût dans l'OTAN. Les Américains ont refusé jusqu'à présent de, vous savez ce qu'ils appellent, la clause de la porte ouverte. Ils disaient, non, il ne rentre pas, mais un jour, il pourrait rentrer. C'est ça qu'il faut, il faut fermer cette porte ouverte. Quand vous dites, vous parlez comme Poutine, je parle aussi comme Nicolas Sarkozy, je parle aussi comme Dominique de Villepin, je parle aussi comme Hubert Védrine, je parle aussi comme François Fillon à l'époque, je parle comme beaucoup de gens qui disent la même chose que moi, ou je dis la même chose qu'eux.
Ce n'est pas de la prétention de ma part, simplement c'est un accord des opinions. Mais parce que ça me paraît le bon sens et la logique, vous savez, Talleyrand disait, la diplomatie, c'est se mettre à la place de l'autre, pour le comprendre. Donc il faut comprendre, mais ce n'est pas de la soumission. Moi, je défends les intérêts de la France. Churchill disait, ce que j'ai pu voir chez mes amis et les alliés russes, c'est que ce qui m'a convaincu, c'est qu'il n'y a rien qu'ils admirent tant que la force, et rien qu'ils respectent si peu que la faiblesse. Mais bien sûr, vous avez tout à fait raison. D'ailleurs, je pense que Churchill a raison.
C'est ce que je vous ai dit tout à l'heure, sur la férocité russe pendant les guerres. Les Allemands s'en souviennent pendant la guerre 40, et les Français en 1812. On le sait tout ça. Donc c'est pour ça que je veux arrêter. Parce que ça va être un massacre, ça va être une horreur. Donc il faut arrêter ça au plus vite.
Avec une crise humanitaire à la clé, on aura l'occasion d'en parler. On va juste accueillir Gauthier, le bret du service politique de CNews. Bonsoir Gauthier. On va voir avec vous les propositions du candidat Éric Zemmour à propos de cette situation internationale. A vous, Gauthier.
Bonsoir Éric Zemmour. Bonsoir. Vous êtes donc pour la sortie du commandement intégré militaire de l'OTAN pour retrouver une position de non-alignée et d'indépendance vis-à-vis des États-Unis. Vous étiez pour cette sortie avant la crise ukrainienne et vous l'avez réaffirmée lors de votre dernier meeting. L'OTAN que vous jugez, Sonia l'a rappelé, responsable de la guerre en Ukraine. Poutine coupable, mais l'OTAN responsable. Vous êtes opposé à la livraison d'armes à l'Ukraine. Une mesure néfaste, avez-vous déclaré. Vous êtes contre les sanctions financières contre la Russie que vous jugez inefficaces et vous ne voulez pas accueillir de réfugiés ukrainiens en France.
Contrairement à tous les autres candidats à l'élection présidentielle, Marine Le Pen a réaffirmé qu'elle voulait accueillir des réfugiés ukrainiens hier. Vous répondez, j'assume, j'assume d'être le seul candidat à l'élection présidentielle à ne pas vouloir en accueillir. En revanche, vous voulez aider financièrement et logistiquement la Pologne et les autres pays frontaliers de l'Ukraine à prendre en charge ces réfugiés alors que des villes françaises se préparent d'ores et déjà à les accueillir. Pour le moment, ils sont moins d'une centaine sur notre sol, a déclaré hier Gérald Darmanin.
Et puis enfin, vous voulez un traité de paix, un traité de paix qui prévoit la fin de l'extension de l'OTAN.
Merci beaucoup Gauthier Le Bret. On va prendre dans l'ordre tous ces pas parce qu'évidemment, on va essayer de respecter ces temps. Juste un mot sur les livraisons d'armes. Vous êtes hostile au fait qu'on livre des armes aux Ukrainiens pour qu'ils se défendent. Marine Le Pen estime que cela fait de nous des co-belligérants. Vous êtes d'accord avec elle ?
Si vous voulez, encore une fois, moi, je veux une paix rapide. Je pense vraiment que tout ce qui peut prolonger le conflit, alors bien sûr, ça va faire une stratégie d'enlisement, je comprends bien l'objectif pour affaiblir les Russes, mais je pense aussi que ça va coûter très cher en vie humaine, en massacre. Je vous répète, les Russes sont capables de tout. Donc moi, j'essaye de protéger vraiment les Ukrainiens.
Mais eux veulent se défendre. Mais bien sûr, je comprends.
Mais je comprends, mais c'est pour ça que je pense que le rôle de la France, c'est de ne pas les empêcher de se défendre, mais c'est évidemment, mais c'est au contraire d'arrêter les frais. Parce qu'ils ne gagneront pas contre la Russie. Ils pourront retarder les chances, ils pourront évidemment tuer des Russes, etc. Ils ne vont pas agiter un drapeau blanc face à des chars et des bombes. Non, non, je ne leur demande pas ça, ce n'est pas à eux. Oui, mais c'est ce qu'ils subissent. Non, non, mais ce que je dis, c'est qu'il faut trouver une solution diplomatique au plus vite, c'est tout. Parmi vos propositions, Éric Zimond, sortir du commandement intégré de l'OTAN et après.
Certains disent que cela couperait la France de l'instance de planification de conduite des opérations. Et puis c'est tout. Voilà l'effet que cela aurait. Qu'est-ce que cela changerait en fait ? Alors, très vite. Il faut bien distinguer, et vous l'avez compris, le traité de l'organisation. Le traité, évidemment, je ne propose pas de sortir de l'alliance atlantique. Nous sommes alliés avec les Américains, les Anglais, etc. Nous le resterons. C'est exactement comme a fait le général de Gaulle en 1966. Il est sorti du commandement militaire intégré, il n'est pas sorti de l'alliance.
Le commandement militaire intégré, c'est une structure, en vérité, bureaucratique, où il y a 700 officiers français qui seraient mieux dans l'armée française, où on en manque, et qui est souvent dirigée par des gens qui ne nous sont pas vraiment alliés. Vous savez, au moment de l'incident, puisqu'on dit comme ça, de ce bateau français qui a été éclairé, c'est-à-dire menacé, en vérité, par un bateau turc, pourquoi l'OTAN n'a pas réagi ? Tout simplement parce qu'à l'époque, le commandant de la section maritime était un turc. Vous voyez, c'est des choses comme ça, qu'on ne sait pas et qu'on ne sait qu'après.
En plus, rester dans le commandement militaire intégré, ça oblige de plus en plus à une intégration des armes, de toutes les armées. Ce qui fait que, en vérité, ça sabote d'avance notre indépendance de l'industrie militaire française, qui ne peut plus développer. Ce n'est plus seulement l'interopérabilité, vous savez, c'est-à-dire qu'on a des rafales, mais ils peuvent s'entendre avec l'F-35. À partir de maintenant, les Américains demandent qu'on soit sur des F-35. Et comme ça, ça leur permet de vendre des armes à tout le monde. C'est un vrai problème tout ça. Mais la vraie, ça ne change rien.
Et troisième chose, on l'a vu, pardon, j'ai fini, on l'a vu justement dans cette histoire tragique avec la Russie, c'est que les autres ne nous prennent pas au sérieux. C'est-à-dire que les autres nous disent, vous n'êtes pas indépendants. La France n'a une voix qui porte que quand elle est indépendante. Regardez comment font avec les Grecs, comment on fait avec les Indiens, comment on fait avec d'autres pays qui accueillent la France et qui achètent des armes françaises, parce que c'est un moyen de ne pas acheter des armes américaines et de montrer son indépendance. La vraie question derrière cela, vous, si vous êtes élu président, qui seront nos alliés ?
Nos alliés seront nos alliés habituels, c'est-à-dire les Américains, les Anglais. Donc rien ne change. Vous savez, comme d'autres, je me méfie des Américains, c'est-à-dire dans le sens où les Américains ont abandonné beaucoup d'alliés. Ils ont abandonné jadis Chiang Kai-shek en 1949. On peut vous rappeler d'autres épisodes de l'histoire, ils n'ont pas abandonné les Afghans. Ils ont abandonné...
Ils n'ont pas abandonné la France, tout le moins. Ils n'ont pas abandonné la France, tout le moins.
Ils ont tardé beaucoup à venir, vous savez, mais c'est une autre histoire, que ce soit en 17 ou en 44. Mais peu importe, ce que je veux dire, c'est... Voilà, pour revenir sur l'OTAN...
Parce que 76% des Français veulent rester dans l'OTAN.
Mais je ne sors pas de l'Alliance Atlantique. Je sors du commandement militaire.
Ça ne change rien sur le mécanisme de solidarité entre les États. Non, non, non, ça ne change rien.
Ça change. Mais pourquoi le général de Gaulle l'a fait, d'après vous ?
L'article 5 prévoit que nous serons solidaires de n'importe quel État qui serait attaqué.
Attention, nous serons solidaires, mais nous avons notre autonomie de décision. Nous sommes solidaires, mais nous ne sommes pas obligés de suivre l'Alliance n'importe où. Regardez, dans les années 60, le général de Gaulle est sorti du commandement militaire intégré pour ne pas suivre les États-Unis en Asie. Là, vous savez, avec l'extension de cette folie guerrière, les gens qui me traitent de municois et de pacifistes, ce qui me fait bien rire, et qui prouvent qu'ils n'osent tout, on peut imaginer demain que la Chine attaque Taïwan. Vous voyez, on est dans une situation vraiment grave. Il faut arrêter absolument cette escalade.
Mais on veut comprendre jusqu'où ira votre équidistance, votre indépendance, votre équilibre entre la Russie et les États-Unis. Vous prenez d'ailleurs souvent des exemples dans l'histoire. Vous dites le général de Gaulle. Je vous ai même entendu citer une fois Mitterrand. Vous aviez dit, je crois que c'était à la chute du mur. En 1990, François Mitterrand propose une grande confédération européenne. Oui, mais vous ne racontez pas la suite de l'histoire, Eric Zemmour. Qu'est-ce qui s'est passé ? Elle est mornée, cette idée, tout de suite après. Oui, parce que les Américains ont refusé. Eh bien oui. Mais je ne vous le fais pas dire. C'était la Pax Americana qui l'a remportée.
Je ne vous le fais pas dire. Mais pourquoi ? Parce qu'en vérité, et c'est mon grand désaccord avec Emmanuel Macron, Emmanuel Macron croit en la chimère de défense européenne. La défense européenne n'existe pas, contrairement à ce qu'il a dit. C'est sans doute mon seul désaccord avec son intervention de ce soir. Mais c'est un désaccord fondamental, vous avez raison. Elle n'existe pas parce que les autres n'en veulent pas. Les autres veulent la protection des États-Unis d'Amérique. C'est clair. Les Allemands l'ont dit à Emmanuel Macron dix fois. Il l'avait déjà dit au général de Gaulle d'ailleurs. Les Allemands investissent massivement. C'est un bouleversement inédit.
Est-ce que vous avez changé vos lunettes idéologiques, votre corpus idéologique à la lumière de ce qui est en train de se passer ? Alors là, excusez-moi, pardonnez-moi, mais justement, c'est exactement ce que je propose depuis des années. Et ce que j'ai proposé avant même qu'il y ait le 24 février l'attaque de l'Ukraine par la Russie, j'ai fait un discours au Mont-Saint-Michel où j'ai expliqué justement que nous avions un devoir de puissance et que nous devions investir massivement dans la défense. J'ai donné un chiffre de 70 milliards en 2030. Nous sommes à 40 milliards. C'est un investissement massif. J'ai proposé un nouveau sous-marin nucléaire, un porte-avions nucléaires, pardon.
J'ai proposé plusieurs sous-marins nucléaires. J'ai proposé un accroissement des avions, etc. Donc moi, je l'ai fait avant l'attaque de l'Ukraine. Mais là, on propose aussi Emmanuel Macron. Donc, si vous voulez, je pense que d'ailleurs Emmanuel Macron a arrêté la dégringolade parce que nous avions profité des soi-disant dividendes de la paix pour baisser considérablement nos budgets de la défense. Je rappelle quand même que le général de Villiers a démissionné parce qu'en 2017, il estimait qu'Emmanuel Macron n'augmentait pas assez les budgets de la défense. Donc moi, on ne va pas me prendre en défaut là-dessus.
C'est moi qui ai proposé avant l'Allemagne, avant Emmanuel Macron, cette augmentation massive des budgets. Oui, mais est-ce que vous reconnaissez que c'est la naissance peut-être un peu tardive et poussive ? On se souvient, un journaliste, vous dénonciez cette Europe molle, servile. Est-ce qu'aujourd'hui, c'est une Europe plus puissante, politique ? Non, pardonnez-moi. Rien n'est en train de changer. Non, attendez. Je n'ai pas dit qu'il n'y avait rien de changer. Je dis que tout cela se fait sous le magistère, l'autorité, le protectorat, comme disait le général de Gaulle, des États-Unis. Bon, maintenant, vous avez raison, il y a une prise de conscience.
Et pardonnez-moi, j'en suis fort heureux. Ça fait des années qu'on me moque, qu'on m'invective, qu'on m'insulte, parce que je parle du retour du tragique dans l'histoire, parce que je dis que nous ne sommes pas dans le monde rêvé par Fukuyama, la fin de l'histoire et la démocratie libérale pour tous, mais dans le monde prophétisé par Huntington du conflit de civilisation. Que n'entends-je ? Accordez-moi que j'entends pique-pente depuis des années. Et maintenant que tout le monde vient dire, le tragique est revenu, le président lui-même, le tragique est revenu, ce n'est pas ce qu'il disait pendant sa campagne électorale de 2017, alors que moi, je le disais déjà. Cinq ans ont passé.
– Mais je suis d'accord, mais accordez-moi au moins la précocité du diagnostic et la pertinence du diagnostic, c'est tout ce que je demande.
– Mais cette France armée, réarmée, que vous voyez, elle serait une puissance belligérante, une puissance qui serait amère… – Belliqueuse, vous voulez dire ? – Oui, belliqueuse, à intervenir sur les théâtres d'opérations extérieures ?
– Mais nous intervenons déjà, nous sommes au Mali, nous sommes intervenus en Libye, nous avons eu 30 heures d'ailleurs. – Mais si vous voulez, aujourd'hui, quelle est vraiment en deux mots la situation de notre armée ? Nous avons une excellente armée de grands soldats, vous avez des rafales, des instruments très de pointe, mais pour utiliser une formule, nous avons une armée échantillonnaire. C'est-à-dire que… – Nous sommes une force de projection, une armée de projection. – Nous avons des échantillons de chaque. – Mais vous savez qu'aujourd'hui, si nous faisions un combat de haute intensité, comme on appelle ça aujourd'hui, on tiendrait trois joueurs.
– D'accord, mais nous sommes les seuls à pouvoir nous déployer, comme sur le terrain malien. – Oui, mais alors je vais vous donner un point de comparaison. Pour attaquer l'Ukraine, la Russie a envoyé 20 armées, c'est-à-dire 10 bataillons de 500 à 1 000 soldats. 20 fois, c'est 10 bataillons. Nous ne pouvons en envoyer une armée, c'est-à-dire 5 000 hommes, au mieux 10 000 hommes. C'est ce que nous avons fait au Mali, 5 000 hommes, etc. Donc vous voyez la différence. Donc c'est ça que j'appelle une armée échantillonnaire. En plus, au bout de trois jours, nous avons besoin de munitions que nous achetons aux Américains et autres. Vous voyez, c'est ça que je dis.
Donc il faut nous massifier notre armée. Voilà. Et c'est pour ça que j'ai proposé ces investissements. C'est pour ça que je propose des effectifs en progression par l'armée de terre 100 000 combattants réels. Aujourd'hui, nous en sommes loin. Vous voyez, c'est pour ça que je propose 300 avions de chasse au lieu des 270 que nous avons. Vous voyez, etc. – On a déjà fait la liste.
Juste, j'aimerais qu'on voit le sondage qui a été fait pour CNews par le CSA. Seriez-vous favorables ou opposés à ce que la France intervienne militairement pour défendre l'Ukraine ? Nous avons posé la question aux téléspectateurs. La réponse des Français, 60%. Ils sont opposés, 40%. Seulement, ils sont favorables. – Les Français sont sages. – Voilà, ils ont du bon sens.
– Les Français sont sages. Encore une fois, nous ne devons pas... Et d'ailleurs, même Emmanuel Macron l'a dit, vous avez vu. Nous ne sommes pas en guerre avec la Russie. Donc l'Ukraine n'est pas dans l'OTAN. C'est ça le sujet, d'ailleurs. – Nous ne sommes pas en guerre.
– Elle peut être partie de l'Union européenne ? Elle a demandé à entrer dans l'Union européenne ?
– Oui, mais je pense que ça ne serait pas une bonne idée. – Pourquoi ? – Pour une raison simple, je vais vous dire. Il y a un article qui prévoit que tout membre de l'Union européenne est affilié automatiquement à un accord de défense entre pays européens en lien avec l'OTAN. Donc, si vous voulez, on sort la question de l'OTAN par la porte, on la rentre par la fenêtre. Sauf si on demande officiellement à être neutre. C'est le cas de la Suède, c'est le cas de l'Autriche. – Mais ça pourrait être une solution. – Ça pourrait, mais c'est… – Parce que vous êtes sensible à l'autre de Zelensky qui a dit, mais nous sommes européens, traitez-nous en égo, en égale.
– Malheureusement, le drame de cette situation, c'est que ce ne sont que des Européens. Les Russes sont des Européens, les Ukrainiens sont des Européens. – L'Atlantique à l'Oural. – Et c'est le… comment ? – L'Europe de l'Atlantique à l'Oural. – L'Europe doit se réorganiser autour de ce vieux concept du général de Gaulle, de l'Atlantique à l'Oural. – Donc l'Ukraine est un pays européen, pas russe ? – Pardon ? – L'Ukraine est un pays européen ou russe ? Vous allez me dire les deux, mon capitaine ? – Attention. – Je vous ai répondu tout à l'heure. Il y a une histoire mêlée. J'ai écouté Mme Carrère-Dankos depuis longtemps, j'ai lu Solzhenitsyn.
L'histoire de l'Ukraine et de la Russie sont intimement mêlées. C'est ce qui fait que pour Poutine, c'est un seul peuple. Je l'ai dit au début de notre entretien, je pense qu'il a sous-estimé la naissance d'un sentiment national ukrainien. C'est un de ces problèmes, j'allais dire, au-delà du problème géostratégique et militaire, j'allais dire que c'est un de ces problèmes philosophiques.
– Parfois les peuples se réveillent. Un mot des sanctions, elles sont massives.
– Et se révèlent.
– Et se révèlent. Les sanctions économiques sont massives, elles vont continuer à s'étendre, fermeture des espaces aériens, un certain nombre d'avoirs et de biens qui sont gelés. Est-ce qu'elles vont fonctionner ? Est-ce qu'elles vont avoir l'effet escompté, c'est-à-dire affaiblir Poutine et amener un cessez-le-feu plus rapide ? Ou est-ce que vous craignez l'inverse, c'est-à-dire que le peuple se coalise derrière son dirigeant ?
– Non, ce n'est pas ça que je crains. Je crains que ça desserve les intérêts français. – Je crains que vous savez, en 2014, après l'occupation de la Crimée, nous avons fait déjà des sanctions et déjà un embargo. Et les producteurs de porc n'ont pas pu exporter vers la Russie. Ils ont perdu de l'argent, ils ont perdu… Et par ailleurs, la Russie est devenue le premier producteur et exportateur de porc du monde. – Voilà, moi je crains cela. Par ailleurs, nous, oui, pour une eau de mer, il devrait être prudent maintenant. – Il est revenu. – Voilà. Il est revenu sur sa phrase. – Voilà. Comment vous dire ? En plus, la Russie est producteur de titane, de cobalt, etc.
Par exemple, le titane, c'est pour les avions Airbus. Comment nous allons continuer à fabriquer les avions Airbus ? – Qu'est-ce que nous avons dans la balance du rapport de porc ? Si on n'utilise pas les sanctions, comment vous parlez d'égal à égal ? – Vous avez raison. – Alors, quelle est la solution ? – Vous avez raison. – Ce n'est pas facile. – Non mais vous avez raison. Ce n'est pas facile. Et voilà. Moi, j'essaye de protéger aussi les Français. Il va y avoir une augmentation du prix du gaz. Je note d'ailleurs que les Allemands se protègent plus habilement que nous. Je vous explique en deux mots ce que j'ai compris. C'est un système un peu compliqué.
Vous savez, le fameux système bancaire SWIFT, c'est-à-dire qui permet des financements automatiques par banque. – Certaines banques russes en ont été exclues. – Voilà. Certaines banques russes ont été exclues. Pas toutes. Justement, c'est là où je veux en venir. C'est ce qu'on appelle la « desswiftisation » en termes pompeux et technocratiques. Donc, comme par hasard, les banques qui financent l'approvisionnement en gaz de l'Allemagne n'ont pas été sorties du système SWIFT. Je le note. Les Allemands, eux, défendent leurs intérêts. Mais ça nous pose un vrai problème. Les Allemands ont renoncé à l'énergie nucléaire. Ils ont... Ça nous... Ça nous pose des questions sur...
– Mais vous n'avez pas répondu sur qu'est-ce que vous mettez dans la balance du rapport de force si vous dites que les sanctions nous reviennent en boomerang. Alors, comment vous tenez tête à Vladimir Poutine ? – Mais vous avez raison. C'est subtil. Il faut des sanctions. – Ah oui. – Fermes. – Fermes. – Mais qui ne nous lise pas. Mais si elles sont fermes, forcément... – Oui, mais qui ne nous condamnent pas. – Mais alors, quelle est la solution d'Éric Zemmour s'il est au pouvoir ? – Vous savez, moi, je pense qu'il faut avancer, mettons des sanctions, pour tenir un rapport de force avec Poutine. Mais il faut considérer que ça doit être provisoire. Et qu'on doit...
La vraie solution, ce ne sont pas les sanctions. Ce sont... C'est la discussion diplomatique, la discussion... Ce que j'ai dit tout à l'heure. – Absolument. – Et d'ailleurs, je constate qu'Emmanuel Macron ne dit pas autre chose. Et lui-même a dit, je conserve le contact avec Poutine, etc. C'est une évidence.
– On va avancer sur la question des réfugiés, parce qu'évidemment, elle est très importante. On va se rendre sur place en Ukraine. Retrouvez l'une de nos envoyées spéciales, l'une des journalistes de CNews qui se trouve sur place, Régine Delfour avec Fabrice Elstner. Bonsoir, Régine. Vous vous trouvez à Lviv. Dernière étape avant l'exil. Régine, la ville est littérablement débordée par l'afflux des réfugiés. C'est bien cela ?
– Oui, Laurence. Nous sommes à Lviv depuis bientôt 4 jours. Et vous ne pouvez pas imaginer les scènes qu'on voit face à cet afflux massif des réfugiés. Alors, Lviv, c'est une ville qui est une des plus sécurisées pour le moment en Ukraine. Et puis surtout, nous sommes à une soixantaine de kilomètres de Medica. Medica, c'est l'un des principaux postes de frontière avec la Pologne. Et la particularité de ce poste de frontière, c'est que l'on peut franchir la frontière à pied. Alors, beaucoup empruntent des bus, puisqu'il y a des problèmes de voitures et d'approvisionnement au niveau de l'essence. D'autres, la route.
Et il faut savoir qu'il faut s'armer quand même d'énormément de patience, puisqu'il y a beaucoup d'embouteillages. On compte près de 40 kilomètres d'embouteillages. Et selon nos informations, il faut compter au moins 20 heures pour passer la frontière. Alors, ces Ukrainiens fuient les principales villes où les combats sont incessants, c'est-à-dire Kiev, Kharkiv, Kerzon et puis Mariupol. On a d'ailleurs appris qu'à Mariupol, les civils ne pouvaient même pas aller chercher les blessés dans la ville, puisque les tirs étaient totalement continus. En 24 heures, 200 000 personnes ont franchi la frontière, ce qui porte le nombre de 874 000 Ukrainiens qui ont fui l'Ukraine.
C'est évidemment très conséquent comme nombre, comme population régénée. Où vont-ils ? Où vont ces réfugiés et ces déplacés ?
Alors, Sonia, ils vont principalement en Pologne, puisque beaucoup ont des membres de leur famille en Pologne. Il faut savoir que la Pologne compte plus d'un million et demi de ressortissants polonais. Mais il y a une notion qui est très importante, qu'il faut comprendre. C'est cette notion de patriotisme qui est vraiment très, très importante chez les Ukrainiens. Alors, même si les femmes et les enfants fuient le pays, c'est avec l'idée de retourner bientôt en Ukraine, une fois que le conflit sera terminé. Donc, ils choisissent des pays limitrophes, comme la Hongrie, la Moldavie, la Slovaquie, ou encore la Moldavie, la Slovaquie, la Hongrie. Et voilà.
Et donc, en fait, certains aussi, on nous ont dit quand même qu'ils comptaient partir en Italie, parce qu'il y a quand même beaucoup de travailleurs qui sont en Italie. Mais quand on leur demande s'ils comptent venir en France, on a posé la question à tous les réfugiés qu'on a croisés. On en a quand même croisé énormément. Ils ont paru surpris. Alors, ils nous ont dit non, alors pour plusieurs raisons. Parce qu'il y a déjà le barrage de la langue. Le français est une langue plutôt compliquée. Et ils cherchent des pays où l'anglais est parlé. Il semblerait qu'en France, nous ne parlions pas très, très bien anglais. Et il y a une autre problématique aussi.
C'est qu'en fait, ces Ukrainiens cherchent à travailler. Et en France, l'accès au marché du travail leur semble compliqué, puisqu'il y a un chômage qui est très important.
Merci beaucoup, Régine Delfour. Je voudrais tirer un coup de chapeau à nos envoyés spéciaux. Régine Delfour, Fabrice Elsner, Antoine Estep, Stéphanie Rouquet, et tous les journalistes qui, en ce moment, couvrent ce conflit pour nous permettre d'informer nos téléspectateurs. Donc, coup de chapeau à ces hommes et ces femmes qui sont sur le terrain. Éric Zemmour, vous avez dit quelque chose qui a beaucoup choqué à propos des réfugiés. Vous avez dit qu'on ne peut pas les accueillir, ces réfugiés. Il vaut mieux qu'ils restent en Pologne pour être plus près de leur pays, pour rentrer. Est-ce qu'à la lumière de cette détresse que nous a décrit Régine Delfour, vous reveniez sur cette phrase ?
Écoutez, évidemment, je vois les images de ces gens qui sont malheureux, qui fuient la guerre, qui craignent la mort de leur mari, de leur père, de leur fils. Et on ne peut pas rester insensible à cette douleur. Mais j'ai bien écouté ce qu'a dit votre correspondante. Et c'est exactement ce que j'ai dit. C'est bien de faire des grandes déclarations humanitaires de la France, de faire campagne sur le dos de la générosité des Français, de se parer des atours de l'humanisme et de se faire une campagne d'image sur le compte des Ukrainiens et de la générosité des Français.
Nous allons en accueillir des réfugiés.
Comment ?
Nous allons en accueillir et il y en a certains qui arrivent déjà.
Attendez, je vais répondre. Donc c'est bien de faire tout ça, surtout quand on est candidat à l'élection présidentielle et qu'on a un nom lourd à porter.
Vous pensez à qui ? À Marine Le Pen ?
C'est qu'il faut se blanchir de beaucoup de choses. Marine Le Pen ? C'est vous qui le dites. Non, non, moi je vous le demande. Mais il faut voir la réalité, il faut voir ce que demandent les Ukrainiens. Et j'ai écouté votre correspondante. Qu'est-ce qu'ils demandent les Ukrainiens ? Moi, je vous regarde et j'écoute ce qu'ils veulent eux et pas ce qu'on prétend vouloir pour eux. Ils veulent aller en Pologne. Ils veulent être à côté, elles veulent, puisque ce sont les femmes et les enfants, et veulent rester à proximité de leur mari ou de leur père. Certains veulent venir en France. Qui veulent se battre. Ils veulent pouvoir rentrer. Elle l'a dit, elle leur a demandé. Ils veulent rentrer.
Donc je considère qu'il faut au contraire les aider. Et ce que j'ai dit, que personne n'a retenu, j'ai dit qu'il fallait aider les Polonais. Et pour cela, ce que personne ne dit, il faut supprimer ces scandaleuses sanctions financières que la Commission a affectées, a infligées à la Pologne.
Merci.
Ma question était, est-ce que vous avez changé d'avis ? Non, je n'ai pas changé d'avis. Au contraire, les Ukrainiens sont d'accord avec moi. Je ne vais pas changer d'avis maintenant. En revanche, ce que je dis, c'est que s'il y a des Français qui veulent recevoir des Ukrainiens, je connais la générosité française, ils peuvent les recevoir. De toute façon, vous savez, quand ils rentrent en Pologne, ils sont dans l'espace Schengen. Donc on ne va pas les empêcher de venir. Mais je répète, ils ne veulent pas venir. Ils veulent aller en Pologne. Ils veulent rester près dès l'heure. Oui, mais à un moment, la Pologne va être débordée. Ce sont des flux et c'est vraiment des influx.
Il faut aider les Polonais. La question en réalité n'est pas, si vous écoutez les Ukrainiens, c'est ce qu'ils disent, c'est un principe en réalité. On va vous refaire la tradition. Mais on a envie de comprendre quels sont les ressorts de ce que vous dites pour ne pas accueillir aujourd'hui. On voit évidemment les difficultés de ces personnes-là. Pourquoi profondément vous ne le souhaitez pas ? On entend, c'est la Pologne, etc. Mais on a envie de comprendre pourquoi vous êtes le seul candidat à la présidence aujourd'hui et quasiment le seul responsable politique à tenir ce discours. Moi, je ne suis pas dans la démagogie. C'est de la démagogie ?
Oui, pour beaucoup de candidats, c'est de la démagogie. C'est du renoncement à ce qu'ils ont dit. Pour l'ensemble des candidats, à part vous. Oui, mais il y en a. À gauche, de toute façon, ils reçoivent tout le monde. Ils veulent absolument recevoir toute la misère du monde. Mais il y a d'autres candidats qui ont fait de la fermeté sur l'immigration le porte-drapeau de leur parti et de leur candidature. Et je note qu'ils sont prêts à tout abandonner. Mais ça ne m'étonne pas.
Est-ce que ça ne s'appelle pas du pragmatisme, alors que vous, vous restez peut-être enfermé dans votre projet, dans un corpus idéologique qui vous fait refuser même des réfugiés qui n'ont rien à voir avec ce que vous dénoncez d'habitude, le grand remplacement ? Ça s'appelle de l'opportunisme. Et ça s'appelle de la démagogie. Et ça s'appelle, je le répète, se faire une campagne d'image sur le dos de la misère des Ukrainiens. Mais moi, ce que je dis, je comprends très bien la différence entre des Ukrainiens européens et chrétiens et des gens qui viennent d'Afghanistan, qui viennent de Syrie, qui sont d'une autre civilisation qui n'est pas la nôtre. Donc je sais très bien la différence.
Évidemment, je la fais, puisque c'est moi qui explique que nous sommes dans un conflit de civilisation. Et c'est moi qui explique que je crains le grand remplacement d'une civilisation par une autre. Évidemment que les Ukrainiens ne sont pas dans cette catégorie-là. Ils sont nos frères européens. Mais pour autant, ce que je dis, c'est que d'abord, comment va-t-on les accueillir ? C'est facile de dire qu'on va les accueillir. Si c'est pour les mettre comme d'autres, vous voyez, sous les métros et dans des conditions infâmes, ce n'est pas la peine. C'est du faux humanisme. C'est du temporaire.
Êtes-vous sûr que votre position ce soir, et même pour ceux qui votent pour vous, êtes-vous sûr qu'elle ne va pas paraître brutale, inhumaine, et à contre-sens de l'histoire, dans quelques jours, dans quelques semaines, vous aurez des milliers et des milliers de gens. Ils vont certains frapper à la porte de la France. Pour l'instant, ils ne frappent pas à la porte. Certains arrivent. S'il y en a qui arrivent, je ne vais pas les renvoyer. Je vous ai dit, c'est dans Schengen. Donc de toute façon, c'est une discussion vaine. Ils vont prendre le train. Sur le principe, c'est important.
Mais oui, mais sur le principe, j'ai voulu dire que, vous savez, et c'est en cela qui me différencie d'autres, à partir du... Il faut se méfier. Quand on est un homme d'État... Ah, Napoléon. Oui, exactement. Le cœur d'un homme d'État est dans sa tête. Le vrai caractère perse, presque toujours, dans les grandes circonstances, disait aussi Napoléon. Non, non. Le cœur d'un homme d'État est dans sa tête. Non, mais je vous en suis une autre. Voilà. Donc il faut rester calme. Vous savez, quand il y a, en 2015, une petite photo d'un enfant, Elan, qui meurt, c'est poignant, c'est déchirant.
Sur les côtes de la Méditerranée.
Sur les côtes de la Méditerranée. C'est un petit Syrien. Et du coup, l'émotion nous emporte et nous accueillons un million de Syriens en Europe. C'est pas vraiment nous. Madame Le Pen aurait encore dit que, pour des raisons pour ne pas paraître brutales et humanistes, elle aurait accepté ce million. Comparaison ne vaut pas raison. Non, je vous ai dit. Oui. Je vous dis à deux choses. La comparaison, si, c'est sur le règne de l'émotion. Un homme d'État doit faire attention à sa propre émotion personnelle et juger en raison. Voilà. Ça, c'est la comparaison. Je vous règle.
Ce qui n'est pas la comparaison, et là, vous avez raison, c'est que ce sont, évidemment, je l'ai dit, des Européens chrétiens et que ce ne sont pas des gens d'une autre civilisation islamique ou Moyen-Orient. Alors, généralement, c'est la même misère. Il y a des maires... Oui, bien sûr. Mais absolument. Non, non, mais je ne me permets pas. C'est pas de la démagogie. Mais je le ferai... Mais non, mais non, Chersonia Mabrouk. Vous voyez, c'est exactement ce que je veux dire. C'est qu'on va me dire, et avec raison, vous avez raison, quand je vois, les gens disent, c'est des êtres humains. Bien sûr que ce sont des êtres humains, mais ce sont tous des êtres humains. Vous avez tout à fait raison.
C'est la même misère, c'est la même peur de la guerre. Donc, si on commence, on accueille tous. Donc, on accueille personne. Donc, il faut faire attention. Donc, il faut être prudent. On écoute, s'il vous plaît, Rége Mou. La responsabilité d'un homme d'État, c'est de ne pas courir après l'émotion. On a compris. Voilà, quitte à être mal compris au départ. Mais je pense qu'il faut expliquer, expliquer sans cesse, comme j'ai essayé de faire ce soir. Et vous l'avez fait.
Il y a pourtant des maires en France qui vous soutiennent. Je pense à celui de la ville de Léling, en Moselle, qui a décidé d'accueillir des réfugiés ukrainiens. Il a souhaité s'adresser à vous. On va écouter ce qu'il a à vous dire.
Écoutez, M. Zemmour ou Eric, avant tout, c'est de l'humanitaire. Les gens qui vont venir là. Quand on voit les gens, c'est des femmes et des enfants, tous les maris, tous les copains, tous leurs chéris retournent pour défendre leur pays. Contrairement aux gens du Maghreb qui sont en train de nous envahir. Contrairement aux gens des autres pays. Ça, c'est des gens qui retourneront au bout de 5, 6 mois, voire un an, qui retourneront dans leur pays. Donc, je ne pense pas qu'ils vont déstabiliser notre pays politiquement.
Que vous répondez, Eric Zemmour, à ce maire qui vous soutient et qui vous dit qu'ils ne vont pas déstabiliser la France.
Mais non, mais je l'entends très bien. Je l'entends très bien. Je vous dis, moi je le comprends. Vous savez, c'est la France, ça. C'est la générosité française. C'est l'héritage du christianisme. C'est, vous savez, je cite souvent André Soares qui disait que le français aille ou non à l'église. Il a les évangiles dans le sang. Voilà, ce monsieur est magnifique. Il a les évangiles dans le sang. C'est comme ça. Donc, il a raison de ne pas vous écouter complètement. Mais bien sûr qu'il a raison. Mais bien sûr, mais comprenez-moi, il n'est pas dans la même position que moi. Il a raison.
Et je le répète, s'il y a des Ukrainiens qui prennent le train et qui, de Pologne, viennent en France et que ce monsieur les accueille, je le féliciterai. Mais comprenez-nous, ce qu'on interroge, c'est vraiment votre logiciel, votre corpus audiologiques. Justement, je vous ai répondu. À cause de tout ce qui se passe dans le temps, je ne veux rien. Il y a une différence entre Éric Zemmour, l'homme privé, qui dit ce maire est magnifique et je le comprends à sa place, je ferai la même chose. Et en plus, il est l'honneur de la France.
Et Éric Zemmour, homme d'État, président de la République, qui dit attention, nous ne devons pas tomber dans la dictature de l'émotion car après, ça va servir des gens qui veulent effectivement nous envahir et qui veulent nous remplacer. C'est ça que je dis. Donc j'essaie de tenir l'équilibre. J'essaie d'être responsable. Apparemment, ce n'est pas l'objectif d'autres candidats à la présidentielle. Chacun fait ses choix.
Allez, on va faire un nouveau point sur la situation en Ukraine. Samy Sfaxi de la rédaction de CNews nous rejoint. Samy, un point actuellement, que se passe-t-il du côté du mouvement des troupes russes ?
Alors écoutez Laurent, j'ai sélectionné quelques clichés pris ces dernières heures en Ukraine justement parce que parfois des photos parlent plus que des vidéos. D'abord, cette première photo prise par Daniel Leal. C'était ce matin la photo de ce soldat enlaçant sa campagne avant de partir au front des scènes comme celle-ci. Il y en a des milliers à travers tout le pays. Autres photos prises cette fois-ci par Aris Mezinis, Sergueï, 41 ans, prenant dans ses bras sa femme, Natalia et leur enfant, réfugiés dans le métro. La peur aux ventes, bien sûr, parce que vous le savez, l'assaut de Kiev peut arriver d'un moment à l'autre.
Et puis, ce militaire qui est posté sur la place de l'indépendance de Kiev avec ses énormes barrages anti-chars. Vous les voyez, ce sont des barrages qui ont été postés tout autour de la ville pour protéger les habitants de Kiev. Et enfin, cette photo, dernier cliché de cette personne âgée qui traverse les décombres après cette frappe vous le savez à Kiev, frappe à proximité de l'antenne TV justement en Ukraine à Kiev. On salue bien sûr tous nos confrères photographes qui en ce moment travaillent dans des conditions difficiles à Kiev et dans toute l'Ukraine.
Une dernière information, Laurence, pour vous dire que quatre avions de combat russes auraient violé l'espace aérien en Suède à l'est de l'île de Gotland. L'état-major suédois estime que cet acte est irresponsable compte tenu de la situation.
Merci à vous, Samy Sfaxi. Et bien entendu, on vous retrouve tout à l'heure. On va suivre l'évolution chaque heure, chaque minute quasiment de cette situation de l'offensive russes. On va venir dans quelques instants à d'autres pans de votre projet et même s'il était question de votre projet là encore et de vos idées, votre façon de voir le monde. Quelques questions d'actualité. Ce soir, le président de la République a évoqué la situation en Ukraine. Il n'a pas encore déclaré officiellement sa candidature. Ça ne saurait tarder. Certains disent qu'il y a un risque qu'il n'y ait pas de campagne, qu'elle soit totalement gelée, anesthésiée. Est-ce que c'est le cas ?
Je pense que c'est même le rêve d'Emmanuel Macron. Il voudrait être réélu sans campagne. Enjamber ? Enjamber la présidentielle. Après tout, il se considère comme tellement bien, tellement meilleur que tout le monde, tellement présidentiel, tellement souverain qu'il n'a pas besoin de faire campagne et dénier, demander au peuple son avis. Que diront-il ? On voit bien que c'est la tentation. Vous persiflez. On voit bien que c'est la tentation. Il y a eu le Covid et maintenant, il y a la guerre. Je ne dis pas, évidemment, qu'il est responsable du Covid ni de la guerre. Évidemment, je me méfie maintenant. Il y a certaines choses qui vont mieux en se disant. mais en tout cas, il en profite.
Et je dirais que les discours « va-t'en-guerre » de certains le servent. Il ne les tient pas ? C'est ce que j'ai dit. Les discours de certains, pas de lui. Je le reconnais volontiers. Je l'ai dit tout à l'heure pour son discours tout à l'heure. Manifestement, il a fait descendre la température. Il a compris qu'il y avait péril en la demeure. C'est déjà ça.
Mais il fera campagne. À un moment ou à un autre, il est obligé
de se déclarer avant la fin de la semaine administrativement. Oui, je souhaite qu'il fasse campagne, qu'il y ait campagne. Vous savez, je crois que j'anime la campagne depuis des mois. Je pense que j'ai réussi à imposer le thème dont personne ne voulait. Je dis bien personne, aucun candidat ne voulait qui est celui du grand remplacement. Vous excluez Marine Le Pen, donc ? Absolument. Une nouvelle fois ? Mais absolument.
Le thème du grand remplacement, le thème de l'identité de la France et du destin de la France à 20 ans, je souhaite absolument que ce thème, on continue à poser la question et que le président de la République, qui je sais a un avis radicalement, j'allais dire divergent, mais ce n'est pas assez, antagoniste, antagoniste là-dessus, viennent débattre et je pense qu'on en débattra lors du débat du second tour.
Vous souhaitez débattre avec lui ? Je pense qu'Emmanuel Macron
ne débattra pas au premier.
Vous pensez qu'il ne débattra pas avec vous, par exemple ?
Au second tour, oui. Au premier, je pense qu'il ne refusera de débattre. Mais s'il veut débattre avec moi au premier, évidemment, j'accepte volontiers.
J'aimerais vous faire écouter Marine Le Pen. Vous en avez parlé à tellement de nombreuses reprises que je souhaite qu'on l'écoute. Elle s'est exprêt hier soir sur une autre antenne à propos de votre entourage. Elle estime qu'il y a autour de vous des gens qui sont des nazis. On va l'écouter puis évidemment vous allez lui répondre.
Il y a des gens autour d'Éric Zemmour qui sont des nazis. Vous avez des noms ? Oui, c'est comme ça. Mais ils ont été publiés, M. Corbet, il faut lire la presse, lisez vos collègues. Le Point a fait un papier. Je ne sais plus quel autre a fait un papier. Donc je viens lui dire attention. Moi, j'ai contribué à marginaliser ces gens-là. Il y en a certains que je n'ai jamais vus. Mais il y en a que j'ai déjà vus. Je les ai marginalisés. Je pense que ces gens doivent être marginalisés de la vie politique. Ils ne doivent pas retrouver une parole quelconque, où que ce soit.
M. Zemmour, quand allez-vous faire pour ce mot le ménage dans votre entourage et vos équipes ? À en croire, Mme Le Pen. J'aime quand Mme Le Pen utilise les méthodes que la gauche a utilisées pendant 20 ans contre elle. C'est assez ironique puisque vous avez prononcé le mot tout à l'heure. et je trouve, si j'ai bien compris, parce que c'était assez confus à son propos, si je comprends bien, elle les connaît mais elle ne les connaît pas. Elle les a marginalisés mais ils étaient autour d'elle. Ils sont partis chez vous. C'est ce qu'elle dit. C'est-à-dire qu'elle a fait
la clarification
et ils sont chez vous aujourd'hui. Je suis désolé de vous le rappeler. C'est comme Zelensky ça. Moi, je suis d'une famille juive alors qu'il y ait des nazis autour de moi ou alors ils n'ont rien compris. C'est-à-dire que votre judéité vous immunise contre... Expliquez-nous le raisonnement. Excusez-moi, je croyais que le premier axe de l'idéologie de M. Adolf Hitler était justement la destruction des juifs et leur mort programmée. Donc que des nazis, prétendus nazis comme les nazis autour de M. Zelensky en Ukraine, soient autour d'un juif d'Algérie ou alors ils sont débiles ou alors ils n'ont rien compris à leur propre idéologie.
Donc il n'y en a pas dans votre entourage.
Moi, je veux bien... Mme Le Pen lance comme ça des noms. Je vous dis, elle utilise les méthodes de la gauche. C'est très révélateur de ce qu'elle est devenue. Donc non, il n'y a pas de nazis. S'il y en a, évidemment, je n'en veux pas. Je vous dis encore une fois, et puis, et puis, de grâce, vous voyez comme ça fait ridicule et indigne quand Poutine utilise cet argument contre Zelensky. Mais pour une raison très simple. pas seulement parce que Zelensky est juif comme moi, mais parce que tout simplement Hitler est mort il y a 75 ans. Et qu'aujourd'hui, ce n'est pas le nazisme qui menace, ce n'est pas le nazisme qui tue dans les rues de Paris.
On ne tue pas au cri de Haït Hitler, on tue au cri de Allah Akbar. On va en parler. Et là, et là... Pour certains, tu as fascisme islamique. Et là, on peut tout dire. On peut tout dire. Mais là, alors là, il y a beaucoup plus de collabos que de résistants. Voyez-vous ? Là, on prend des mines confites et on dit « Oh là là, non mais il faut être humain. » Madame Le Pen comprise maintenant puisque j'ai compris qu'elle se mettait maintenant dans la cohorte des humanistes de la gauche. On va avancer, Éric Guillaume. Donc voilà, là, il n'y a plus beaucoup de résistants. Voyez, moi, je pense que je suis le résistant au totalitarisme d'aujourd'hui et qui menace la France aujourd'hui.
Pas celui qui menaçait la France il y a 80 ans.
On va avancer, il y a beaucoup de thèmes à aborder. Juste vous nous confirmez que Marion Maréchal sera bien présente à votre meeting à Toulon ce week-end ?
Ah, je ne vous confirme rien du tout. C'est une information
du Figaro ce soir.
Ah mais... Oui, non. Vous verrez. Vous verrez. Vous pouvez nous le dire. Je pense que c'est un peu organisé. En tout cas, je peux vous dire que je le souhaite. Donc le ralliement est d'ores et déjà officiel. Je l'accueillerai les bras ouverts parce que c'est une amie d'abord de longue date et que c'est une femme remarquable, de grande qualité et je serais ravi de la voir à mes côtés. Une preuve de plus d'ailleurs que, si vous voulez, de plus en plus de gens au Rassemblement National ont compris que Marine Le Pen était le candidat du grand renoncement, de la grande trahison de ses idées et donc...
Elle aura l'occasion de vous répondre prochainement dans Demander le Programme. On va avancer. Le pouvoir d'achat important, c'est la préoccupation majeure des Français ne fait qu'un pouvoir d'achat qui va être impacté par l'inflation, par le contexte de guerre. Comment allez-vous adapter votre programme économique à cette nouvelle donnée ? On va vous poser la question dans un instant mais tout de suite avec Gauthier Le Bret on va faire le point sur vos propositions. Gauthier, à vous.
Oui, vous l'avez dit, Laurence, le pouvoir d'achat est souvent la première préoccupation des Français dans les enquêtes d'opinion et évidemment, rien ne va s'améliorer avec la guerre en Ukraine. Les prix à la pompe vont continuer à s'envoler et à ce sujet, Éric Zemmour, vous voulez rendre obligatoire le remboursement par l'entreprise d'une partie du plein de son salarié sur le principe un peu du pass-navigo, un remboursement à hauteur de 50% plafonné à 40 euros par mois.
Vous voulez aussi augmenter le salaire net que vous dites trop bas, plus 100 euros maximum pour un travailleur au SMIC, exonéré d'impôts et de charges les heures supplémentaires, le fameux retour du travailler plus pour gagner plus de Nicolas Sarkozy que vous avez développé lors de votre meeting à Lille, une prime au mérite zéro charge versée par l'entreprise qui peut représenter jusqu'à 3 mois de salaire net et enfin une mesure que vous mettez souvent en avant la prime de 10 000 euros pour chaque naissance en zone rurale. Vous faites une différence par exemple entre une naissance à Paris et une naissance dans le Loir-et-Cher.
Je prends l'exemple du Loir-et-Cher puisque vous avez fait cette proposition dans un meeting du Loir-et-Cher et à leurs conditions pour toucher cette prime vivent depuis 2 ans en zone rurale et y vivent encore 3 ans pour toucher la totalité de la somme qui sera versée en 3 fois 3 fois 3 300 euros. Et être français. Merci beaucoup. Précision. Non mais précision importante. Merci Gauthier. Je vous dis ça parce que Mme Pécresse a proposé une prime de 900 euros par enfant jusqu'à 18 ans sans distinction de géographie c'est-à-dire qu'elle donne ça dans les banlieues et dans toute la France et sans distinction de nationalité.
Donc je précise pour éclairer les téléspectateurs moi je fais cette double distinction. On va revenir sur cette différence-là il y en a tant d'autres Éric Zemmour là ce sont ce qu'a développé Gauthier Le Bret ce sont vos propositions votre projet qui a été fait avant évidemment la guerre et puis ce qui se passe donc la question la facture de gaz s'envole elle risque d'être multipliée par 2 ou 3 le président de la république Emmanuel Macron a annoncé tout à l'heure à venir il sera présenté par le premier ministre un futur plan justement pour aider les français vous au pouvoir ou même vous candidat comment vous amendez votre projet en fonction de cette situation aujourd'hui ?
Alors il y a l'urgence et le moyen terme l'urgence je pense qu'on sera vite obligé si la guerre continue s'il est pris du gaz et vous avez dit le gaz et il y a le pétrole évidemment l'essence de faire comme j'ai regardé avant de venir en comparaison vous vous souvenez pendant la guerre du Golfe la première guerre du Golfe en 91 c'est la déjeuner M.
Bérégovou a été premier ministre de François Mitterrand et il avait bloqué il était ministre des finances pardon autant pour moi il a été premier ministre en 92 il avait bloqué les prix de l'essence je pense que si ça continue à augmenter à ce rythme on sera obligé de le faire bloqué oui bloqué provisoirement bien sûr vous avez compris provisoirement ce ne sont pas des mesures qui peuvent durer trop longtemps mais si vraiment ça continue d'augmenter comme ça il faudra prendre une mesure du type de celle qu'a prise M.
Bérégovou après la guerre c'est la première fois que vous le dites oui oui c'est la première fois mais vous savez la guerre n'a que quelques jours bien sûr on veut comprendre avec le boomerang des sanctions est-ce que l'on peut subir vous seriez prêt donc à ajouter cela à votre projet absolument
le gel des tarifs du gaz quoi d'autre
en mesure d'urgence de l'essence surtout de l'essence de l'essence je pense le gaz non oui alors là on arrive au fond on va bloquer mais on ne va pas bloquer indéfiniment mais évidemment il y a un problème des tarifs de l'énergie mais alors là ça demande une petite explication mais très rapide l'Europe voilà exactement on a on l'a fait c'est rapide c'est l'Europe mais les gens ne vont pas comprendre développer s'il vous plaît je ne vais pas être aussi rapide que Sonia Mabrouk qu'est-ce qui s'est passé en vérité nous avions une énergie nucléaire oeuvre des présidents de Gaulle Pompidou et Giscard d'Estaing qui l'a mise en œuvre il ne faut pas oublier et qui nous donnait une énergie peu chère et nationale si j'ose dire une indépendance nationale et nous avons gâché gaspillé cet atout majeur pour comme d'habitude se soumettre à l'Europe qui a imposé deux choses qui a imposé d'abord une fausse concurrence c'est-à-dire que EDF est obligé de vendre son énergie nucléaire pas chère à des autres groupes qui profitent de notre énergie nucléaire et pour la vendre beaucoup plus chère en électricité surtout quand l'électricité augmente là et en plus on a arrimé si vous voulez les tarifs de l'énergie française de l'électricité française à l'Europe or or l'Allemagne a décidé il y a quelques années pour des raisons politiciennes avec les Verts madame Merkel a décidé de supprimer d'arrêter toute énergie nucléaire chez elle le résultat c'est qu'elle a mis des éoliennes vous connaissez le problème des éoliennes c'est qu'elle ne donne que 25% de leur capacité voilà quand il n'y a pas de vent il n'y a pas de vent donc il n'y a pas d'énergie donc qu'est-ce qu'on fait qu'est-ce que fait madame Merkel elle va chercher qu'elle faisait madame Merkel elle allait chercher dans les centrales à charbon et le gaz le fameux gaz russe dont elle est dépendante dont l'Allemagne est dépendante à 60% ça pose un problème par rapport à notre début de la conversation bien sûr ce sont les choix allemands oui mais le résultat c'est que le prix du gaz augmente pour alimenter tout cela avec la guerre en Ukraine ça va être encore dix fois pire qu'est-ce qu'il se passe nous comme nous sommes branchés sur ce tarif là allemand et ce tarif du gaz et bien notre prix d'électricité augmente donc ce tarif parfois européen nous a servi là vous le balayez très rapidement là c'est une catastrophe donc certes mais alors qu'est-ce que vous proposez vous ne pouvez pas sortir vous ne pouvez pas le déficoter mais si ça prendra du temps non non madame Mabrouk ça prendra du temps attendez il y a un tarif vous savez le tarif de la reine oui c'est le tarif dont je parlais qui oblige EDF à vendre son électricité à des groupes mais à son électricité nucléaire pas cher qu'est-ce que ça oblige ça oblige EDF désormais comme elle n'en a plus puisqu'elle l'a vendu à 42 euros qu'est-ce qu'il se passe et bien elle va l'acheter à 250 euros à 300 euros merci pour nous c'est bien c'est un génie de la finance en France donc le résultat c'est que si on supprime ça EDF gardera son énergie nucléaire et pourra la vendre moins cher aux français c'est tout ce que je dis il faut sortir de ce tarif imbécile de la reine il y a aussi des sanctions et remettre le nucléaire mais ça j'ai vu que monsieur Macron s'alignait sur ma proposition c'est-à-dire après avoir pardonnez-moi après avoir fermé après avoir annoncé un plan de fermeture de 12 centrales nucléaires en 2018 aujourd'hui il annonce un plan c'est un mouvement du balancier dans l'autre sens vous le saluez ce mouvement ce mouvement non non est-ce que c'est pas un retour au réel au pragmatisme non non mais on peut on peut s'amuser des changements de pied de monsieur Macron comme d'autres mais là c'est grave parce que ce n'est pas de la petite politique on peut s'amuser j'ai été journaliste politique pendant 30 ans ça m'amusait beaucoup mais là c'est grave parce que ça ça a saccagé notre filière nucléaire nous ne sommes plus les meilleurs dans le monde nous en sommes à demander des conseils aux chinois pour voir comment ils ont fait pour les opérateurs qu'on leur a fabriqués non ça c'est vraiment grave si vous voulez et aujourd'hui la bouche en coeur monsieur Macron vient nous dire ah bah je vais je vais construire 6 centrales nucléaires et peut-être 8 en plus c'est marrant j'ai proposé 14 6 plus 8 ça fait 14 vous savez un dernier mot parce qu'après on avance sur les entreprises je suis sûr que ça va vous intéresser je suis allé il y a 15 jours visiter l'usine de Fessenheim la fameuse Fessenheim que monsieur Macron a fermée d'un trait de plume je vous assure c'est poignant pourquoi je vous dis ça parce que vous savez c'est la plus vieille centrale nucléaire de France 72 71 mais à l'intérieur c'est flambant neuf c'est flambant neuf donc vous allez l'ouvrir ah écoutez moi je vais vous dire si c'est possible oui
juste les sanctions concernant la Russie vont impacter les entreprises françaises qui sont implantées en Russie qui ont des marchés en Russie qu'est-ce que vous leur dites à ces entreprises françaises bah tant pis vous vous asseyez sur votre chiffre d'affaires mais il va falloir tenir le coup face aux sanctions
vous comprenez pourquoi je vous dis qu'il faut vite faire la paix on va avoir des problèmes tout le temps comme ça et moi je ne veux pas cela donc il faut vite faire la paix oui mais là vous que dites-vous à Renault Total oui mais Total vous savez s'il y a une montée aux extrêmes Total de lui-même va devoir fermer rapatrier etc de lui-même parce qu'il va avoir une pression internationale ça se passe comme ça aujourd'hui et vous les aidez ces entreprises on verra parce que là je trouve qu'on a aidé beaucoup vous savez moi je suis économe des deniers publics j'évaluerai au fur et à mesure parce que déjà monsieur Macron a été le père Noël il a été très généreux avec son fameux quoi qu'il en coûte mais ça va nous coûter aussi après parce que la dette s'accumule les déficits s'accumulent vous savez monsieur Macron est quand même le record man et de la dette plus de 2000 milliards d'euros et on oublie toujours des déficits commerciaux on peut citer les autres chiffres ou vous préférez que ceux qui sont noircis dans le tableau 85 milliards d'euros de déficit commercial c'est un record même si monsieur Hollande c'était moins la croissance le reste non la croissance très bonne croissance le chômage attendez vous voulez qu'on en parle 2 minutes bien sûr très bonne croissance en 2021 7% je vous rappelle quand même qu'en 2020 c'était moins 8% donc moi je pense que c'est un rattrapage ce n'est pas lui faire injure non c'est un rattrapage mais soyons factuels plus que l'Allemagne mais c'est un rattrapage je suis d'accord mais l'Allemagne avait moins baissé certes le chômage le chômage baisse oui il y a une amélioration je ne veux pas mentir il y a une amélioration mais attention il y a une amélioration dans tous les pays d'Europe donc en fait nous n'avons pas si vous voulez nous étions je crois 20ème ou 21ème pour le niveau de chômage et nous sommes restés à la même place je crois même qu'on a perdu une place anecdotique mais c'est pour vous dire qu'il y a du mieux vous savez c'est la fameuse phrase quand je me regarde je m'inquiète quand je me compare je me rassure et bien là c'est l'inverse quand je me regarde je me rassure et quand je me compare je m'inquiète un peu et surtout je vais vous dire franchement le chiffre le plus terrible pour Emmanuel Macron vraiment et dont on ne parle jamais je crois être le seul à en parler c'est la position extérieure nette en deux mots la position extérieure nette c'est la différence entre ce qu'on possède sur les autres les usines les immeubles et tout ça etc et ce que les autres possèdent sur nous nous sommes aujourd'hui à moins 695 milliards d'euros en négatif donc les gens les étrangers nous possèdent et pour vous donner ça ça fait 30% du PIB français à 35% la commission européenne nous mettra en alerte c'est un signal d'alerte pour vous dire et pour vous donner un dernier exemple là pour notre comparaison les allemands sont à plus 2700 milliards d'euros voyez la différence
le président Macron a dit qu'il allait tenter de faire revenir la souveraineté en France
écoutez c'est bien parce que et c'est ce que je voulais vous dire tout à l'heure si je puis me permettre il veut faire venir la souveraineté il défend les frontières de l'Ukraine et les frontières en général il explique qu'il est à le retour du tragique en Europe vous voyez ces trois concepts là que j'annonce que je défends depuis des années et dont il s'est moqué pendant des années pour lui la souveraineté c'était plus rien il fallait une souveraineté européenne pour lui les frontières s'étaient dépassées il a refusé de fermer les frontières même au temps du Covid et puis le tragique vous comprenez c'était un poste moderne monsieur Macron nous étions dans l'histoire il a toujours parlé du tragique de l'histoire de ce que je me souviens dans certains de ses discours peut-être que vous n'avez pas la même conception c'est autre chose il considérait que j'étais dans une conception apocalyptique de l'histoire et que nous étions sortis du tragique je découvre et avec plaisir que il comprend maintenant et d'autres avec lui ce que je disais depuis des années de vision antinomique on va en parler tout à l'heure de cette vision encore deux questions sur le pouvoir d'achat après on avance Sonia une question sur la prime allons-y la prime zéro charge pour les salariés vous proposez Eric Zemmour que les entreprises puissent verser aux salariés des primes 100% défiscalisées et sans cotisation jusqu'à l'équivalent de 3 mois de salaire au fond ce serait un peu la fin des hausses de salaire remplacées par des primes disent certains sans compter l'asphyxie progressive de la sécu et de l'état alors j'entends très bien ces critiques je l'entends très bien je vais vous répondre si vous me permettez pourquoi je fais cela parce que depuis des mois je sillonne la France je rencontre vraiment beaucoup de gens et tous me disent patron comme salarié en France le salaire est trop bas le salaire net est trop bas mais les patrons me répondent oui mais le salaire brut chargé nous coûte trop cher donc il faut en sortir toutes les mesures décrites tout à l'heure par votre excellent journaliste vont dans ce sens là comment augmenter le salaire net sans alourdir le salaire brut le salaire oui c'est ça le salaire brut chargé comme on dit c'est à dire avec les charges toutes les mesures vous pouvez les reprendre toutes après les unes après les autres et celle-ci aussi deuxième chose que me disent les patrons j'aimerais beaucoup donner des primes aux salariés les plus méritants mais imaginez je donne une prime de 3000 euros ça me coûte moi 2000 de plus imaginez je donne une prime de 5000 euros ça me coûte moi 4000 de plus moi je dépense pas 9000 quand j'ai envie de dépenser 5000 vous voyez j'entends ça donc je me dis il faut trouver une solution d'où l'idée de la prime vous me dites et vous avez tout à fait raison dans ce cas là ils vont plus augmenter les salaires j'entends mais il faut savoir d'où l'on parle depuis 20 ans il y a eu une augmentation de salaire de 0,6% par an en France en vérité il n'y a plus d'augmentation de salaire en France depuis 20 ans ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas pousser pour qu'il y en ait vous avez compris ma logique le mérite et pas de charge sociale l'asphyxie de la sécurité sociale là je pense effectivement que c'est une question fondamentale notre système de protection sociale est obèse nous sommes les record man du monde des dépenses sociales plus de 800 milliards plus de 30% de notre PIB c'est une horreur pourquoi d'après moi pour deux raisons un nous avons un système social ouvert au monde entier et c'est une folie deux nous ne sommes pas rigoureux dans la gestion dans la lutte contre la fraude sociale etc donc je veux lutter contre les deux et non pas parce que tout le monde reconnaît qu'on dépense énormément mais la gauche dit c'est pas grave on s'endette on s'en moque et la droite disait parce que maintenant elle n'ose plus le dire et bien ça fait rien on va réduire la protection sociale de tous les français moi je ne dis ni l'un ni l'autre je dis il faut enlever la solidarité nationale aux étrangers vous savez le système social repose sur deux piliers le premier pilier l'assurance l'assurance maladie la retraite on cotise on travaille on cotise et donc on a le droit à des remboursements ça je ne touche pas français comme étranger on est d'accord en revanche il y a la solidarité nationale c'est à dire des dépenses qui sont financées par l'impôt qui sont financées par l'état et qui représentent l'expression de la solidarité nationale d'ailleurs auparavant jusqu'aux années 90 à peu près je me souviens d'ailleurs quand j'étais étudiant à Sciences Po on apprenait toutes les les allocations sociales qui étaient réservées aux français je me souviens très bien dans mes cours de droit social il y avait ça ça existait et puis petit à petit on a complètement supprimé cette distinction entre le français et l'étranger moi je veux la rétablir et je veux si vous voulez réserver aux français le RSA les équations logement les allocations familiales et le minimum vieillissement
une dernière question sur ce sujet avant de passer au thème je pense économiser
20 milliards d'euros
il y a une mesure sur laquelle vous ne revenez pas c'est l'impôt sur la fortune c'est ça ?
je ne enfin je si
Marine Le Pen veut le rétablir
elle veut le rétablir complètement c'est ça ? non parce que monsieur Macron l'a divisé en deux elle veut rétablir l'ancien impôt sur la fortune non mais c'est normal c'est une différence majeure avec madame Le Pen madame Le Pen dans une logique de lutte des classes oui et vous est-ce que vous n'êtes pas dans la logique du présent des riches ?
ah non moi je suis dans une logique de non pas du tout je vous assure je pose une question mais bien sûr je suis dans une logique de refus de la lutte des classes je pense que nous devons rassembler les français qu'ils soient salariés ou patrons qu'ils soient petits ou gros qu'ils soient riches ou plus modestes et je pense que d'abord l'impôt sur la fortune ne rapportait rien il rapportait 2 milliards c'est uniquement ça a fait fuir beaucoup de gens aisés qui mettent leur argent ailleurs donc madame Le Pen qui paye aujourd'hui l'impôt sur la fortune ? aujourd'hui qui paye l'impôt sur la fortune ?
ce sont des gens qui ont des classes moyennes il y a quelques riches supérieures il y a quelques riches qui ont encore mais surtout des gens qui ont vu le prix de l'immobilier exploser des gens évidemment aisés qui ont les moyens d'acheter un appartement dans une grande ville à Paris ou ailleurs mais pas seulement vous connaissez la fameuse histoire de l'île de Ré avec des gens modestes mais bon c'est une caricature mais même à Paris des appartements qui coûtaient un prix modeste il y a 20 ans aujourd'hui sont très élevés et sont rentrés donc ce que je propose moi c'est sortir justement cette résidence principale de l'impôt sur la fortune voilà pour la partie pouvoir d'achat on passe à la troisième partie oui nous allons venir plus spécifiquement à présent Eric Zemmour à votre projet votre programme sur l'immigration l'assimilation vous proposez Eric Zemmour notamment l'arrêt de l'immigration légale et illégale on va en parler avec notre journaliste Gauthier Lebret qui va préciser à la fois les éléments par rapport à ça et votre philosophie générale Gauthier oui on a évoqué Eric Zemmour les réfugiés ukrainiens que vous ne voulez pas accueillir en France et plus largement vous voulez limiter drastiquement le droit d'asile et que la demande d'asile se fasse obligatoirement dans le pays d'origine vous voulez stopper le regroupement familial supprimer le droit du sol et vous avez commencé à l'évoquer supprimer les aides sociales aux étrangers extra-européens comme le RSA comme les allocations familiales supprimer également l'aide médicale d'État et renvoyer les étrangers sans emploi depuis six mois j'ajoute sur un plan judiciaire expulser les délinquants et criminels étrangers et déchoir de la nationalité française les criminels et délinquants récidivistes binationaux qui seront eux aussi si vous arrivez à l'Élysée expulsés
Merci Gauthier Lebrêtre dans l'ordre on va reprendre notamment dans ces propositions l'arrêt du regroupement familial on a posé la question aux français faut-il supprimer le regroupement familial que vous proposez à cette question et bien les français ont répondu 52% d'entre eux seulement sont favorables à cette suppression du regroupement familial vous allez à rebours de la société française 52% on va pas dire c'est une majorité
mais je vous accorde vous avez raison je vous accorde que d'habitude sur ce genre de sujet j'ai à peu près entre 65 et 70% donc vous avez raison c'est moins élevé je pense que les français mais c'est ce que j'ai dit tout à l'heure les français sont des gens généreux des gens humains et je les aime pour ça j'aime les français pour ça ils sont comme ça ils ont toujours été comme ça dans leur histoire généreux enthousiaste aimant l'autre c'est le peuple le moins raciste du monde
on pensait que vous aimiez plus la France que les français
mais c'est un slogan ça vous voyez c'est une facilité de langage journalistique ou de candidat à la présidentielle qui cherche ces éléments de langage dans la presse donc voilà moi j'aime les français je les aime comme ça mais mon rôle de chef de l'état c'est même de les protéger contre leur générosité contre même oui pas contre même contre leur générosité parce que leur générosité parfois est dangereuse il faut simplement un homme d'état justement c'est celui qui dit voilà il faut faire attention à nos qualités même parce que nous sommes en danger parce que la France est en danger moi ce que je veux c'est justement que la France continue à être la France bien et pour cela est-ce qu'on peut encore décliner vos propositions Eric Zemmour autre point de votre programme c'est la suppression du droit du sol vous souhaitez abroger le droit du sol pour empêcher les enfants nés en France de parents étrangers d'obtenir la nationalité de française de manière automatique là encore regardons notre sondage à ce sujet vous allez voir il est partagé là encore on va le voir voilà là encore partagé la vraie question derrière le droit du sol c'est que l'on vous pose c'est qu'est-ce qu'être français pour vous Eric Zemmour comment devient-on français de votre point de vue d'abord je supprime le droit du sol parce qu'il est devenu une des armes du grand remplacement simplement quand des gens et même je dirais du ressentiment anti-français il y a beaucoup de gens qui sont français comme malgré eux et qui détestent la France et ça je ne le supporte plus
parce qu'ils se sentent ostracisés mis à l'écart de la société
je ne crois pas c'est ce qu'ils ressentent je crois qu'ils détestent la France pour des tas de raisons on pourrait revenir à la colonisation on pourrait revenir aussi à la propagande de la gauche qui montre la France depuis 40 ans sous un jour le plus noir et donc tous ces enfants on ne leur a pas appris à l'école on ne leur a pas appris devant leur écran de télévision on ne leur a pas appris dans les films à aimer la France c'est triste parce que moi on m'a appris à aimer la France et je lui ai rendu au centuple pour moi j'ai l'habitude de dire il n'y a rien de plus beau que d'être le compatriote de Chateaubriand et de Blaise Pascal il n'y a rien de plus beau pour moi dans ma vie c'est le plus beau cadeau qu'on m'ait fait d'aimer la France et m'apprendre à aimer la France à l'école chez mes parents partout à l'époque dans les programmes de télévision on ne leur a pas donné cette chance à ces gens et puis en plus deuxième chose au delà des conflits de civilisation que j'évoquais tout à l'heure qui sont prégnants et de plus en plus il y a aussi les moyens modernes c'est-à-dire qu'auparavant quand il y avait le droit du sol on ne pouvait pas se déplacer aussi facilement on ne pouvait pas venir en France aussi facilement et accoucher en France aussi facilement pour simplement avoir un enfant français et avoir toutes les aides etc.
et tous les droits donc il faut absolument supprimer ce droit du sol en plus le droit du sol était lié à un moment historique de la France il a été instauré légalement en 1889 même s'il y avait auparavant des éléments de droit du sol mais c'est la grande loi de 1889 pourquoi on l'a fait ? on l'a fait d'abord parce que les allemands font plus d'enfants que nous question de peuplement
de démographie
on attend la guerre et donc on veut que les enfants d'italiens surtout à l'époque deviennent français et fassent leur service militaire et puis une anecdote qui va vous amuser à l'époque les petits français les jeunes français faisaient deux ans voire deux ans de service militaire après c'est passé à trois ans et pendant ce temps-là les jeunes italiens évidemment comptaient fleurettes aux jeunes filles dans les villages et les épousaient et ça provoquait des troubles des rixes et donc pour apaiser cela on a fait le droit du sol je vous assure on est un peu loin là on est un tout petit peu non non non c'est pour vous dire que les conditions pourquoi je vous dis ça ?
tout ce que je vous ai dit là c'est les conditions du droit du sol ne sont plus là on ne veut plus faire la guerre à l'Allemagne mais comme vous Châteaubriand ou Blaise Pascal pourquoi ? ils peuvent bien sûr mais parce que je vous dis on ne leur a pas donné ils ont les mêmes programmes scolaires ? on ne leur a pas donné comment ?
ils n'ont pas les mêmes programmes scolaires dans toutes les écoles
ils n'ont pas les mêmes programmes scolaires que nous avions non
ah non oui mais enfin là aujourd'hui en France ils ont
ah oui tous bien sûr mais je vous dis il y a différentes causes il y a simplement qu'il y a un conflit millénaire entre la civilisation islamique et la civilisation française chrétienne européenne qui a été encore ravivée par la colonisation par la guerre d'Algérie etc on ne va pas refaire toute cette histoire et donc ça a été une inconséquence et une folie des dirigeants français depuis 50 ans de faire venir autant de gens issus de l'immigration maghrébine ou arabo-musulmane donc moi je veux arrêter cela et donc le droit du sol c'est un moyen d'arrêter cela entre autres ce n'est pas le seul vous avez vu voilà
on a compris sur l'immigration
mais notre question pose peut-être sur un angle un peu non pas oublié mais sur lequel on veut vous interroger dans votre programme c'est l'assimilation c'est pour ça que je vous pose deux fois la question imaginons que certains refusent l'assimilation au sens où vous la décrivez qu'est-ce que vous faites ? un refus d'être assimilé est-ce qu'il y a une injonction comment on le caractérise ?
je vous avais raison c'est une très bonne question ceux qui refusent d'être assimilés et qui sont étrangers resteront étrangers ils ne deviendront pas français ceux qui se refusent ben oui puisque l'assimilation redeviendra c'est écrit dans le code civil encore aujourd'hui mais on ne l'applique plus donc l'assimilation redeviendra le critère essentiel de la naturalisation et comme il n'y aura plus de regroupement familial d'immigration familiale comme il n'y aura plus de droit du sol la naturalisation redeviendra le seul moyen de devenir français pour un étranger par ailleurs pour les français vous voulez me dire d'origine et qui refusent l'assimilation évidemment je ne les contraindrai pas simplement je j'essaierai de les inciter j'essaierai de les convaincre et encore une fois j'éduquerai leurs enfants j'instruirai leurs enfants à l'école dans l'amour de la France d'accord vous allez changer qu'est-ce que vous allez changer concrètement on comprend bien vous savez quand vous regardez les programmes c'est pas évident de décréter l'amour de la France si c'est pas évident vous avez raison mais on l'a fait dans le temps passé les livres étaient faits pour ça les programmes scolaires étaient destinés à cela si vous voulez vous savez la fameuse phrase sous la troisième république tu dois aimer la France car la nature la fait belle et l'histoire la fait grande voilà si vous voulez aujourd'hui on leur dit le contraire on leur dit la nature ne l'a fait les paysans sont des monstres avec leurs produits chimiques et l'histoire de France est une suite de crimes voilà ce qu'on leur apprend aux enfants moi je sais j'ai des enfants j'ai vu leur programme scolaire vous aussi vous avez vu les programmes scolaires
ils ont pas ça dans leur programme scolaire est-ce qu'il faut les réécrire on ne leur apprend pas que les paysans sont des meurtres
non ça je vais plaisanter vous parlez de l'écologie évidemment on leur dit on leur dit qu'il n'y a que des problèmes etc mais pour l'histoire on leur apprend que souvent que les faces noires de l'histoire on va toujours montrer la face noire de l'histoire moi je pense que analyser toute l'histoire dans toute sa complexité c'est bien dans les grandes classes à l'université etc mais dans le primaire nous devons remettre au goût du jour le roman national français et donner des héros français moi quand j'étais enfant donc réécrire pas réécrire non pas réécrire réinterpréter il n'est pas nécessaire de réécrire puisque si vous voulez l'histoire de France est grande l'histoire de France est magnifique il faut la présenter sous le jour héroïque voilà je parle du primaire évidemment vous entendez déjà les historiens qui hurlent du primaire mais vous savez moi j'ai lu le maître de la nouvelle histoire le grand historien Fernand Brodel qui expliquait qu'on ne l'avait pas compris et qu'il parlait de la nouvelle histoire de l'histoire des masses de l'histoire économique de l'histoire comme ça déconstruite entre guillemets pour les grandes classes et quand on avait un certain jugement critique dans l'enfance il faut apprendre à aimer la France et l'histoire vous savez c'est pas difficile il ne suffit pas de tordre l'histoire il suffit de montrer les héros français on en a à foison que ça soit des héros militaires que des héros littéraires que des héros etc on ne les enseigne plus on ne les met plus en valeur moi je pense que je suis sûr que n'importe quel enfant à qui on présente Bonaparte Jeanne d'Arc De Gaulle tomberont amoureux d'eux et tomberont amoureux de la France ils sont présents dans les manuels scolaires ne vous inquiétez pas
je les révise tous les soirs avec mon fils
moi aussi je l'ai fait ça pendant des années je vous assure
On va écouter les français parce qu'ils ont aussi des questions à vous poser on souhaitait vraiment leur donner la parole ce soir ils vont vous interpeller sur ces thèmes que vous abordez d'abord Richard qui vous interroge sur le grand remplacement et puis on écoutera ensuite Féroze qui elle vous pose la question sur les étroits on les écoute
je m'appelle Richard je suis sociologue de formation je ne crois pas beaucoup à votre théorie du grand remplacement monsieur Zemmour je pense que l'histoire universelle nous enseigne que les peuples sont toujours trouvés confrontés à des femmes de brassage ma question c'est que est-ce que vous ne pensez vraiment pas que vous faites fausse route avec la théorie du grand remplacement
bonjour je m'appelle Féroze j'ai 51 ans et j'ai une question pour Eric Zemmour je voulais savoir si vraiment vous aimez les étrangers au vu de tout ce qu'on entend autour donc qu'est-ce qui va être mis en place vraiment dans votre programme pour cette population voilà je vous remercie
alors aimez-vous les étrangers pour vous écouter et nos téléspectateurs le savent vous dites que vous aimez d'abord les français monsieur Zemmoutis c'est ce que vous dites souvent vous allez dire que je suis répétitive je vais de nouveau vous poser la question sur qu'est-ce qu'être français ça rejoint ce que dit aussi qu'est-ce qu'être français vous m'avez pas posé vous m'avez pas posé enfin j'ai mal compris non non mais c'est peut-être moi qu'est-ce qu'être français comment on devient ton français je réponds en haut de personne ou je réponds à votre question vous allez dire que j'ai lu d'abord en haut de français priorité je pense que d'abord les le sociologue qui est typique Richard qui est typique de la sociologie contemporaine qui explique qu'en gros il n'y a pas de peuple il n'y a pas d'histoire il n'y a que des brassages comme il dit le problème je ne je ne mets pas en doute évidemment le fait que les hommes se soient toujours mélangés ce serait ridicule vous savez Jacques Bainville disait la France n'est ni une race ni un empire elle est mieux elle est une nation donc on le sait depuis toujours ce n'est pas une nouveauté maintenant il y a brassage et brassage si et ça va me permettre de répondre à votre question si le brassage est dans le but de s'approprier la culture française l'histoire de France les mœurs françaises l'âme de la France c'est à dire tout simplement ce mélange de d'histoires glorieuses d'histoires royales de christianisme vous voyez si c'est s'approprier cela n'importe qui peut être français d'où qu'ils viennent j'ai l'habitude de mettre en avant le christianisme j'ai l'habitude de dire qu'il y a un droit d'aînesse culturel du christianisme et je dis bien culturel et non pas culturel je ne me permettrai pas de juger les fois et les croyances de chacun en revanche ce que je sais c'est que pour être français il faut non pas être chrétien aujourd'hui mais en quelque sorte être chrétien d'hier et non pas être chrétien individuellement mais être chrétien collectivement c'est à dire que je vais vous expliquer je vais vous expliquer très simplement en tout cas moi comment je l'ai vécu moi je suis je l'ai dit un enfant de famille juive venu d'Algérie donc mon grand-père parlait mieux arabe que français et en plus ma famille était très pratiquante donc vous voyez on avait des rites on avait des rituels etc très strict donc je connais une religion qui n'est pas le christianisme en France mais quand vous lisez par exemple Pascal et que vous vous appropriez ce qu'il dit moi je relis régulièrement les pensées de Pascal c'est pour ça que je vous donne cet exemple mais vous devenez chrétien mais vous devenez chrétien culturellement vous comprenez ce que je veux dire vous demandez une imprégnation culturelle vous demandez une imprégnation à tous ceux qui veulent être français et je demande aussi mais vous savez on est loin d'être là aujourd'hui vous savez aujourd'hui je lis tout ce qui s'écrit et il y a des sondages terribles il y a des sondages qui disent je crois l'IFOB de 2019 qui on a interrogé les jeunes musulmans français les jeunes français de confession musulmane qui disent à 65% que la charia est au dessus des lois de la république j'ai lu des sondages sur les jeunes gens ce qu'ils vivent aujourd'hui dans certains lycées dans certains collèges les musulmans sont entre eux à table ils refusent tout infidèle il y a certains même écoutez moi bien j'avoue que je ne l'ai pas cru je l'ai relu plusieurs fois il y a certains même qui refusent qu'un non musulman se serve des robinets aux toilettes mais pourquoi Eric Zemmour ?
c'est pour vous dire où on en est c'est très grave vous êtes d'accord avec moi que c'est très grave expliquez nous les racines est-ce que ça vient de la force ou de la vitalité de l'islam comme certains l'affirment ou est-ce que ça vient plutôt de la faiblesse des défenseurs de la culture de la civilisation et de l'identité d'ailleurs chrétienne et française pour Michel Enfray pense que ce qui menace la civilisation occidentale ce n'est pas tant l'islam que sa faiblesse intrinsèque est-ce que vous n'êtes pas en train de reporter sur un ennemi que vous fabriquez les propres faiblesses de la civilisation et de la société actuelle je ne fabrique aucun ennemi vous savez c'est l'histoire qui désigne les grands conflits de civilisation depuis mille ans il y a un conflit entre l'islam et la chrétienté je n'invente rien c'est un fait avec des moments de paix d'ailleurs avec des moments d'échange c'est l'histoire ça moi je pense je pense que la vision de mon ami Michel Enfray est partielle c'est à dire que oui il y a un affaiblissement de la chrétienté oui il y a un affaiblissement de l'occident une déchristianisation une désintégration visible à l'œil absolument d'accord absolument d'accord et surtout une haine de soi une détestation de soi le fait de se cacher de ne pas vouloir assumer sa culture de ne pas vouloir la défendre d'avoir honte de son histoire ce que je vous disais tout à l'heure oui tout cela est oui il a raison mais il y a aussi il y a aussi une vigueur nouvelle de l'islam qui après la grande époque de l'offensive occidentale du monde chrétien qui part en gros avec l'expédition de Bonaparte en Égypte en 1798 et qui s'achève en 1962 avec l'indépendance de l'Algérie il y a une nouvelle offensive mondiale de l'islam vous savez dans tous les continents où il y a une communauté musulmane importante il y a des affrontements en Inde il y a des affrontements en Chine il y a des affrontements en Afrique il y a des affrontements en Europe je veux dire ce n'est pas un hasard donc il y a ce conflit de civilisation et donc pour nous prémunir on a commencé l'émission comme ça le retour du tragique
en Chine ils sont massacrés
mais c'est ce que je dis il y a des conflits il y a des conflits ils sont massacrés ils sont persécutés en tout cas je suis tout à fait d'accord mais c'est pour vous dire qu'il y a des conflits ça ne se passe pas bien ça ne se passe pas bien nulle part en Inde aussi ils sont persécutés mais en Inde il y a eu des troubles à cause des musulmans donc il y a eu des persécutions aussi du côté des hindous je ne dis pas que tout est du problème vous comprenez je ne dis pas qu'ils sont les persécuteurs partout ce n'est pas du tout ce que je dis ce que je dis c'est qu'il y a des conflits partout et que parce que l'islam a retrouvé une vigueur une vigueur démographique énorme une vigueur financière avec le pétrole et une vigueur culturelle une vigueur civilisationnelle et l'expansion démographique de l'islam en Europe est vue comme par certains comme la concrétisation du plan d'Allah d'islamiser l'Europe et voilà c'est ça la réalité sans compter la revanche de la colonisation évidente quand vous entendez beaucoup de phrases de certains voilà moi ce que je veux c'est arrêter l'islamisation du pays parce que nous avons de plus en plus d'enclaves étrangères où c'est la loi d'Allah qui règne avec comme force armée les caïds de la drogue il y a évidemment des liens des accointances entre tout ça et qui font qu'il y a de plus en plus d'enclaves qui sont islamisées en France moi je veux arrêter ce phénomène là je pense désormais que je suis le seul je pense désormais que je suis le seul entre délinquance et islamisme et djihadisme oui oui il y a évidemment des liens entre les délinquants et les djihadistes d'abord ce sont les mêmes les coulibalis et les couachis sont d'anciens petits voyous tout le monde le sait tous les experts le savent qu'il y a des liens permanents entre les deux des passages de l'un à l'autre mais juste concrètement comment vous faites pour aller stopper l'islamisation dans ces cas c'est ça là vous posez une très bonne question d'abord je l'ai dit j'arrête les flux c'est très important donc l'immigration zéro j'ai entendu madame le pen dire que c'était qu'un slogan moi ça sera non ça sera une volonté ça fait une différence de plus d'accord mais ça ne résout pas de votre point de vue ça ne résout pas ce que vous considérez être un problème en France oui mais ça allège le problème parce que vous savez bien que c'est un nombre sens infini qui vient il y a 275 000 entrées légales en gros avec le droit d'asile il y a 400 000 entrées tous les ans au bout d'un quinquennat ça fait 2 millions ceux qui sont en France et français alors ceux qui sont en France et français alors ça dépend où ils sont vous disiez l'islamisation des quartiers
comment on ramène la république dans ces quartiers ?
j'allais dire ma chère Laurence Ferrari comment règne la France comment revient la France parce que la république c'est un régime la république ce sont des lois et c'est très important vous avez raison il faut que les lois de la république s'appliquent ce qu'elles ne sont plus dans beaucoup de quartiers mais c'est surtout la France quand vous avez des quartiers où il y a des boutiques halales partout des kebabs partout des femmes voilées et des hommes en djié là-bas ce n'est plus la France c'est un autre pays vous êtes sur le territoire français mais c'est un autre pays c'est en cela que vous n'infrayez aucune loi le sociologue m'amuse quand il dit il n'y a pas de grand remplacement si il y a un grand remplacement à partir du moment où des gens venus d'ailleurs ne se conforment pas à la culture française à Rome fait comme les romains vous connaissez le vieil adage ils ne font pas à Rome comme les romains mais ils n'enfreignent pas la loi française
Eric Zemmour ils n'enfreignent pas la loi française
en rien ça dépend qui d'abord dans les exemples que vous avez dans les exemples que vous dites mais justement on va changer la loi alors c'est-à-dire on va déjà interdire le voile dans l'espace public tous les signes religieux sensibles dans l'espace public j'ai bien compris que vous visez le voile mais je vous pose action est-ce que vous incluez tous les signes religieux sensibles mais qu'est-ce qu'il y a d'autre à part la calotte à part la kippa la kippa quand même ce n'est pas oui mais enfin vous savez je vous ai raconté moi quand j'étais enfant c'est ma mère elle-même qui me l'englobait parce que c'était la conception de la laïcité à la française c'est votre discrétion mais pour ceux qui veulent c'est le devoir de discrétion donc je rappellerai aux juifs qu'il y a un devoir de discrétion et de toute façon je vais vous dire je vais vous dire la vérité aujourd'hui la plupart ne les mettent pas parce qu'ils ont peur de se faire agresser par des racailles maghrébines donc si vous voulez ça règle le problème mais c'est pas pour autant ça peut paraître une soumission que de ne pas le mettre parce qu'il y aurait un risque moi je vais vous dire on me reproche d'être trop à cheval sur les principes là je serai aussi à cheval sur les principes je le dis puisque moi j'ai grandi comme ça et je vous dis je venais d'une famille plutôt très très croyante et plutôt vous voyez fidèle à la tradition religieuse donc mon grand-père aurait pu nous dire mais non c'est un scandale vous l'êtes d'ailleurs encore vous êtes pratiquant beaucoup moins est-ce qu'on peut poser la question oui oui j'ai gardé les traditions mais rien à voir avec ce qu'était mon grand-père et mon père
allez encore une petite question d'actualité votre parti reconquête Charente-Maritime annonce le ralliement de Marion Maréchal-Le Pen elle rejoint officiellement Eric Zemmour
vous savez
vous n'étiez pas au courant
ils sont mieux informés que moi on vous l'annonce écoutez j'en suis ravi
bien vous l'accueille à bras ouverts ce que vous avez dit tout à l'heure mais je l'ai dit oui je l'accueille à bras ouverts la sécurité des français on va s'intéresser à votre projet sur la sécurité des français la justice avec un certain nombre de propositions concernant notamment l'abaissement de la majorité pénale et beaucoup d'autres choses avec Gautier Lebret qui est déjà sur le plateau qu'est-ce qu'il travaille Guillaume Lebret ce soir
Gautier
allez qu'est-ce que vous allez évoquer avec nous
4 mesures rapides Eric Zemmour sur ce que vous proposez concernant la sécurité mettre en place des peines planchées donc des peines minimum rétablir la perpétuité réel c'est revenu sur le devant de la scène avec le procès de Nordal-Lelandais et puis deux mesures que vous avez faites lors de votre meeting à Cannes expulsion des squatteurs en moins de 72 heures il y a souvent de nombreux témoignages dans l'actualité et ensuite la mise en place de la défense excusable alors qu'est-ce que c'est que la défense excusable vous retirez et bien la proportionnalité de la légitime défense tant et si bien par exemple un exemple très concret que vous aviez fait sur cette antenne la dernière fois que vous êtes venu si un cambrioleur s'introduit chez un particulier ce particulier aura le droit déclaré donc que le cambrioleur pourrait craindre pour sa vie je peux préciser allez-y merci Gauthier merci Gauthier le prêtre ce n'est pas je ne retire pas la proportionnalité non non la notion de défense excusable c'est une notion du droit suisse qui a été introduite en 1937 c'est loin et qui fait que le juge le juge peut apprécie si la victime qui a été agressée s'est défendue à une excuse pour se défendre c'est-à-dire il était saisi des froids etc et donc là ça fait tomber la proportionnalité mais c'est le juge qui décide c'est important c'est-à-dire in fine c'est la justice qui va décider si la défense est excusable ou pas mais bien sûr c'est comme ça en Suisse vous savez je n'invente rien et c'est normal que ce soit la justice qui décide c'est pas moi c'est pas c'est la justice donc là c'est quand même important à préciser mais en Suisse ça fonctionne très bien est-ce qu'on peut vous faire écouter justement des paroles de français on a présenté ce concept certains la connaissent de défense excusable répondez-leur directement écoutez Eric Zemmour
vous défendez votre vie contre la vie de quelqu'un d'autre ce qui veut dire moi j'ai pas envie ni de blesser quelqu'un ni de tuer quelqu'un mais quand quelqu'un vous braque ça m'est arrivé sur les quais avec une arme pour essayer de choper les 20 euros que j'avais en poche je me dis il y a un problème et si maintenant moi je le tape avec une barre il peut m'attaquer en justice comme quoi et donc il y a un problème je suis assez contre la légitime défense parce que ça va amener beaucoup d'excès je veux dire que sous prétexte de légitime défense on voit ce qui se passe aux Etats-Unis on peut tirer sur tout le monde on peut non non donc c'est malheureux à dire mais le citoyen n'a pas le droit vraiment de se défendre peut-être qu'aujourd'hui on n'est pas assez à l'écoute des gens qui font des métiers de commerçants pour les sécuriser comprendre leurs problématiques on est trop dans cette non-distinction des choses alors qu'en effet il faudrait être beaucoup plus à l'écoute de tous ces gens qui font l'activité du petit commerce français voilà ça c'est pas normal qu'on néglige ces gens-là on les néglige aujourd'hui
je suis tout à fait contre je pense que c'est à l'état de faire en mesure que tous les citoyens se sentent plus tranquilles et plus protégés mais je ne pense pas que ce soit au privé de faire justice eux-mêmes voilà pour ces paroles de français Eric Zemmour qu'est-ce que vous leur répondez à la fois ils ont compris l'esprit
bien sûr et ils mettent des nuances cette dame n'a pas tort c'est à l'état évidemment de faire régner l'ordre mais justement le problème c'est qu'il ne le fait plus ou de plus en plus mal et donc moi ce que je veux avec cette mesure de défense excusable c'est que la peur change de camp c'est tout je ne veux pas vous savez je répète la Suisse ce n'est pas les Etats-Unis et les Etats-Unis on caricature beaucoup en pensant que c'est le western permanent il ne faut pas exagérer en revanche je pense simplement que les voyous les délinquants doivent de nouveau prendre leurs risques
et qu'on doit penser un peu plus aux victimes
et qu'on doit beaucoup plus penser aux victimes et vous avez tout à fait raison d'ailleurs je proposerais la présence puisqu'on met l'avocat maintenant pour défendre les délinquants pourquoi pas mettre un avocat pour défendre les victimes systématiquement et oui systématiquement quand elles vont se se plaintent quand elles déposent plainte elles sont souvent perdues moi je serais
combien de millions de plaintes ça peut représenter
par an ?
si vous voulez je serais le président des victimes je pense qu'il faut arrêter de prendre fait et cause pour le coupable et pour ça c'est à la justice d'être aux côtés des victimes qu'un président d'un candidat président nous dise je serais du côté de mais justement elle ne l'est pas c'est assez étonnant non mais justement elle ne l'est pas elle ne l'est pas pour des tas de raisons elle ne l'est pas parce que certains juges sont emprunts d'idéologies victimaires et vous savez je vous ai dit que je sillonnais la France et je vois souvent des syndicats de policiers un jour je vous raconte une anecdote très vite un policier m'a raconté il en était effaré que des jeunes voyous l'avaient agressé avaient essayé de le tuer lui ont envoyé un cocktail molotov etc qu'il avait failli le brûler etc et il arrive au tribunal la présidente du tribunal ne s'intéresse qu'à lui ne le calcule pas comme disent les jeunes et en revanche elle se penche vers le coupable et lui dit mais alors mais vous auriez pu vous blesser quand même vous voyez c'est un poil caricatural bien sûr c'est caricatural mais c'est vrai vous voyez ce que je veux dire je ne veux pas dire que dans tous les tribunaux c'est la même chose non là vous avez raison c'est caricatural mais c'est vrai c'est une histoire vraie ce que je veux dire c'est qu'il y a certains juges et puis en plus à part ces juges emprunts d'idéologie victimaire il y a aussi qu'ils n'ont pas les moyens il n'y a pas de place de prison donc on leur dit ça ne sert à rien de le mettre en prison et il n'y a pas les peines donc c'est pour ça tout est lié dites-vous et vous voulez recruter des magistrats je veux recruter 3000 magistrats parce qu'il manque il manque des magistrats le budget de la justice est un des plus faibles d'Europe et les magistrats les magistrats croulent sur le travail et donc il faut des magistrats et il faut des magistrats un peu différents c'est-à-dire d'anciens gendarmes d'anciens avocats qui seront formés à l'ENM ne vous inquiétez pas non je ne m'inquiète pas je veux dire ils auront la compétence technique vous pensez qu'ainsi ils seraient quelque part moins idéologisés en tous les cas c'est ce que vous pensez absolument c'est ce que je pense
juste sur les avocats aussi j'aimerais revenir sur la notion d'avocat commun d'office que vous proposez à toutes les victimes vous avez quantifié la mesure non on va évidemment
quantifier on va étudier ça on va budgéter tout ça mais pour l'instant si vous voulez c'est une mesure pour protéger les victimes par ailleurs ce que je voulais dire c'est que avec les peines planchées et la véritable perpétuité et la réduction la quasi suppression des réductions de peine c'est-à-dire aujourd'hui on a 6 mois par an de réduction de peine je veux ramener ça à 2 mois et uniquement pour les seuls méritants avec aussi la suppression des allocations sociales pour les parents d'enfants délinquants on va continuer à décliner vos propositions vous proposez également on va le voir à travers un sondage l'abaissement de la majorité pénale justement regardez l'avis des français en tout cas des interviewés à travers ce sondage faut-il abaisser la majorité pénale de 18 à 16 ans là je retrouve mon chiffre c'est une majorité de 67% alors vous n'êtes pas le seul à porter cette mesure mais c'est vrai qu'elle s'est installée depuis quelques années dans le débat public et politique ça changerait quoi ?
qu'est-ce que ça changerait concrètement ?
je vais vous donner un exemple récent on peut aller en prison avant ce que ça change vous allez comprendre ce que ça change il y a récemment une pauvre jeune fille Shaina qui a été violée à 13 ou 14 ans je crois et qui a été assassinée à 15 ans comme ces agresseurs et ces infâmes criminels étaient mineurs au moment des faits ils ont pris je crois 9 mois de prison et bien avec cette mesure-là ils prendraient des peines de prison comme un adulte voilà ce que ça change bien Eric Zemmour nous arrivons bientôt à la fin de cette émission nous avons tenu le temps autant que possible nous allons conclure avec Laurence une question générale je vous l'ai déjà posée mais quand même elle interpelle de nombreux français y compris ceux qui veulent voter pour vous vous dites que vous voulez lutter contre le choc des civilisations que vous voulez prévenir la guerre civile mais certains vous le savez craignent plutôt que vous ne souffliez sur les braises aujourd'hui de cette guerre civile qu'avec votre arrivée peut-être au second tour ou au-delà et bien cela pourrait provoquer des troubles voire plus en notre pays qu'est-ce que vous répondez à ces gens ce soir je réponds que c'est tout le contraire c'est notre faiblesse d'ailleurs on l'a évoqué tout à l'heure un petit peu avec les phrases de Michel Onfray etc c'est notre faiblesse qui attise la violence des autres je pense que c'est la faiblesse qui rend fou en vérité on l'a vu en politique internationale on l'a vu dans la vie de tous les jours la faiblesse rend tout violent je pense que c'est la fermeté qui apaise qui rassure et qui met la paix ce que je veux c'est être au contraire le président de la paix du retour à la tranquillité et du retour à la paix civile parce qu'elle n'existe plus et du retour à comment vous dire vous m'avez demandé tout à l'heure comment on devient français je vous ai répondu sur un plan un peu intellectuel littéraire historique etc mais il y a aussi tout simplement l'art de vivre vous savez cette douceur de vivre français cette douce France cette ironie permanente ce plaisir d'être ensemble de manger un bon fromage un bon verre de vin cet art de vivre à la française c'est lui non mais vous savez aujourd'hui la gauche vous vous rendez compte il y a une telle moi c'est intéressant votre réflexion parce que les seuls candidats le seul candidat de gauche qui progresse c'est parce que ils se réfèrent à la France ils ont tellement abandonné la France que quand il y en a un qui parle d'ailleurs il se fait insulter par les autres vous avez vu c'est dire où ils en sont et ben ils montent ils montent dans les sondages les français veulent rester français donc douceur et ils ont raison douceur art de vivre et c'est la fermeté c'est pas la brutalité vous savez c'est la mais c'est pas la brutalité la fermeté au contraire c'est la fermeté qui va calmer les esprits et qui va apaiser les âmes les cœurs et la vie de tous les jours c'est important et c'est fondamental c'est le but de ma candidature c'est que la France reste la France et la France en paix
qui est votre adversaire Eric Zemmour vous avez beaucoup parlé de Marine Le Pen ce soir pas du tout de Valérie Pécresse de Jean-Luc Mélenchon est-ce que c'est au fond l'électorat de Marine Le Pen que vous visez
alors là si on revient à la politique
dans les sondages elle est devant vous
à la politique c'est simple moi je veux rassembler pour réaliser cet objectif là parce que c'est ça le but je veux et je peux je suis le seul à pouvoir rassembler les droites c'est à dire que les droites qui ont été artificiellement divisées depuis 40 ans par le génie tacticien de François Mitterrand qui a inventé une séparation un cordon sanitaire comme on dit entre la droite dite républicaine c'est la gauche qui décide qui est républicain et qui ne l'est pas et le Front National ça a divisé ses électorats et ça a permis à la gauche de régner en maître moi je veux rassembler ses électorats et je suis le seul à le faire Marine Le Pen ne peut pas car les électeurs de LR ne veulent pas voter pour elle vous voyez toutes les études d'opinion il n'y a personne de LR qui veut voter pour Marine Le Pen Valérie Pécresse ne le souhaite pas car elle elle est dans la tradition chiracienne du cordon sanitaire elle ne veut pas du Front National elle ne veut pas de ce qu'elle appelle l'extrême droite elle veut garder son cordon sanitaire donc je suis le seul à rassembler toute cette droite qui est malheureuse et qui veut et qui veut imposer à juste titre ses valeurs et sa conception de la France et qui ne le pourra que rassembler et qui ne le pourra que rassembler derrière moi car je suis le seul qui veut qui veut et qui peut la rassembler bien nous verrons tout cela à l'épreuve des faits
on vous remercie merci à vous Eric Zemmour merci à vous merci à toutes les équipes techniques qui ont préparé cette émission de demander le programme prochain rendez-vous la semaine prochaine avec Fabien Roussel tout de suite l'édition spéciale sur CNews continue avec les dernières informations concernant la situation en Ukraine bonne soirée sur notre antenne
merci à tous
Éric Zemmour