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interviewLe Média (sur YouTube)· 21 mai 2025 20 min

« FRÈRES MUSULMANS » : COMMENT LA MACRONIE FABRIQUE DE LA HAINE (LE RECAP)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Si vous n'avez pas entendu parler des frères musulmans aujourd'hui, c'est que vous n'avez pas allumé la télé ou ouvert un journal. En cause, un rapport du comité interministériel de prévention de la délinquence et de la radicalisation sur leurs activités en France. Réalisé par deux fonctionnaires, le document est classé secret défense, mais certains de ces éléments ont fuité hier dans le Figaro.

Ce mercredi, Emmanuel Macron a présidé un conseil de défense pour en examiner le contenu. D'après les lyssées, ce rapport documente la menace et pointe une logique de dissimulation des frères musulmans. L'objectif final serait, je cite, d'investir les infrastructures républicaines pour les faire muter de l'intérieur.

Le phénomène se serait accéléré et menacerait la sécurité nationale. La France a peur et ça tombe bien, la peur est devenue un puissant moteur politique ces dernières années. Ce rapport est une obène pour certains.

Des membres du camp présidentiel et leurs alliés de circonstan notamment à l'extrême droite n'ont pas perdu une seconde pour l'instrumentaliser afin de servir leur agenda politique. En guise de premier de cordé, on retrouve évidemment Bruno Rota le ministre de l'intérieur et nouveau patron des républicains qui a construit toute son identité politique autour de la question du combat contre l'islam. Il pointe une menace très claire vis-à-vis de la République, une menace sur la cohésion nationale, voire un risque de submersion reprenant à son compte une fois de plus les thèses de l'extrême droite.

Il évoque un islamisme à bas bruit qui se répand en tentant d'infiltrer les associations sportives, culturelles, sociales ou autres et va même jusqu'à affirmer que l'objectif ultime est de faire basculer toute la société française dans la charia. N'en jchetez plus, tous les mots clés ont été dégainés. L'extrême droite se frotte les mains.

Le journal du dimanche et le point saluent respectivement un rapport choc enfin dévoilé et potentiellement annonce cette heure de la fin de l'angélisme pour l'autre. Chez les politiques, même ligne éditoriale. Pour eux, ce rapport est du pain béni.

Ils peuvent s'en donner à cœur joie pour nous abreuver de leurs éléments de langage et de leur islamophobie décomplexée. Le député RN Julien Audoule n'a pas manquer l'occasion sur Public Sénat ce matin. Moi, je trouve ça hallucinant et même très inquiétant que en 2025, après tant d'années d'alerte, alors que nous savons la réalité de l'entrisme islamiste, alors que Marine Le Pen notamment euh alerte les différents gouvernements sur cette menace, sur euh cette infiltration dans tous les ponts de la société qu'en 2025 en fait certains découvrent l'eau chaude.

Odou estime que toute la classe politique dirigeante est responsable de l'avancée de l'islamisme qui bénéficierait selon lui de la complaisance du gouvernement. Et donc il réclame une politique pour l'éradiquer. Un gouvernement qui n'a de cesse de courir après les obsessions identitaires du RN.

De reprendre ses théories fumeuses et de stigmatiser les musulmans. On marche sur la tête. Dernière preuve en date, les propositions de Gabriel Atal sur la lutte contre l'islamisme.

Il appelle notamment à une deuxième loi sur le séparatisme. Le député, à la tête du parti Renaissance, a notamment proposé d'interdire le port du voile dans l'espace public pour les mineurs de moins de 15 ans. Il souhaite également instaurer un délit de contrainte du port du voile contre les parents.

La proposition a fait bondir dans plusieurs camps politiques. Pour la sénatrice centriste, Nathalie Goulet, c'est complètement idiot. On l'écoute.

Bah, c'est complètement idiot. Pourquoi ? Bah mais il va interdire les babouches aussi.

Enfin, on en est où ? L'interdiction du voile euh pour les jeunes filles de 15 ans, vous allez leur demander leur carte d'identité dans la rue. Enfin, je veux dire, ça n'a aucun sens.

C'est pas du tout ça qu'il faut faire. Il faut contrôler les financements, éviter qu'ils soient conditionnés, euh éviter l'entrisme dans les associations et puis un grignotage de la société euh par des extrémistes qui veulent la noyoter. Voilà, il faut prendre des mesures concrètes et efficaces et pas et pas utiliser ce sujet à des fins personnelles et politicardes.

À gauche aussi, on s'étrangle. François Ruffin a pointé le régime d'exception qui s'applique aux musulmans en France et qui ferait selon lui précisément le jeu des islamistes. Est-ce que d'abord monsieur Gabriel Atal il va dire la même chose sur la kipa parce qu'il dit là le voile finalement il est imposé aux jeunes et il s c'est pas choisi.

Mais moi j'ai été baptisé à 6 mois. Est-ce que on va interdire le baptême ? Vous voyez ?

Bon parce que c'est imposé. Bon donc ça ça pose des questions mais je pense que l'opportunisme et vous voyez bien la question du voile l'opportunisme de Gabriel Atal sur ces questions-là euh fait pour moi le jeu des islamistes et d'ailleurs c'est ce que dit le rapport le rapport est dire attention il y a un sentiment d'islamophobie même d'un d'une islamophobie d'état et que la religion musulmane les croyant les pratiquants ne sont pas traités à égalité mais sont traités à part avec des lois à part. Et là ce que fait précisément Gabriel Atal, c'est ça.

Je le dis pour moi dans dans ces pratiques, c'est une alliance objective avec les islamistes qui veulent séparer les musulmans de la République. En fait, la proposition choc de Gabriel Atal est un produit d'appel politique et un coup de communication comme il en a le secret. C'est un os arrongé pour les médias.

Le reste de son arsenal anti-islamisme arrivera plus tard lors d'une convention organisée par Renaissance lundi 26 mai sur les thématiques régalienne. Mais attention, pas d'amalgame, clame-t-on depuis l'Élysée. Nous luttons contre l'islamisme et ses dérives radicales.

Comprendre pas contre les musulmans. On vente le volontarisme d'Emmanuel Macron engagé contre l'islamisme depuis son arrivée au pouvoir. d'abord sous l'angle du séparatisme qui consiste à vouloir s'écarter de la communauté nationale pour vivre selon ses propres règles.

Et plus récemment, le combat s'étend désormais à l'entrisme, une stratégie d'infiltration silencieuse qui viserait les infrastructures telles que les associations, les municipalités ou encore les clubs sportifs pour les changer de l'intérieur. Mais alors que contient ce fameux rapport ? Le document de 74 pages soulligne qu'aucun document récent ne démontre la volonté d'établir un état islamique en France ou d'y faire appliquer la charia contrairement à ce qu'a laissé entendre Bruno Retaillot.

Pour autant, les auteurs du rapport estiment qu'il existe un risque frériste dans le pays. Il pointe surtout le danger d'un islamisme municipal et qui bénéficie de l'appui de financement étranger en provenance notamment du Qatar. D'après les éléments révélés par le Figaro, le rapport estime que la mouvance des frères musulmans touche 7 % des 2800 lieux de culte musulman répertorié en France, soit moins de 200. pointant une percée de l'islam radical dans une vingtaine de départements, le rapport désigne l'éducation comme une cible prioritaire pour la branche française des frères musulmans.

Il alerte, toujours selon le Figaro, sur une rigorisation de la pratique religieuse qui gagnerait du terrain. Alors, le mouvement des frères musulmans est né en 1928 en Égypte et il porte le projet d'un islam politique, sunnite, ultra conservateur. Pour faire simple, c'est un peu l'international des partis islamistes.

Il a été d'ailleurs interdit dans plusieurs pays comme l'Arabie Saoudite, l'Égypte et plus récemment la Jordanie. En Occident, il n'existe quasiment nulle part en tant que tel. Ils n'ont pas de structure organisée ou de partis politiques religieux par exemple.

Pour Catherine Tricot, directrice de la rédaction de regard, on est en train d'exagérer l'influence des frères musulmans en France. On l'écoute. Le problème qui me semble être posé, c'est la façon de faire face à cette situation, c'est que je crois qu'on est en train d'abord de d'exagérer grossièrement leur influence en France.

Je ne dis pas qu'ils ne sont pas qu'ils ne visent pas à influencer. Je pense que ce n'est pas vrai qu'ils ont une telle influence, je crois euh pour euh notre connaissance que nous avons les uns et les autres de notre pays. C'estàd que quand Bruno Retaillot par exemple parle de leur influence dans le sport, évidemment pour Bruno Retaillot, une femme qui fait du football et qui a un foulard, c'est déjà un signe de radicalisation, de de de d'accord avec les frères islamistes. que je crois que ce n'est pas ce n'est pas le cas.

Ce que je pense, c'est qu'il y a une grande partie des musulmans qui aujourd'hui prétendent vivre leur foi, le ne veulent plus le cacher, mais n'ont pas de prétention à être euh comment dire des prosélites et à vouloir avoir une interprétation radicalisée de la pratique religieuse. Donc je pense que l'interprétation de Bruno Retaillot est une met de l'huile sur le feu devant un problème qui n'est pas nouveau et qu'il faut savoir traiter de bonne manière. Pour Akaroui, ancien conseiller à Matignon, les chiffres évoqués dans le rapport sont relativement dérisoires.

Pour lui, la bataille culturelle est amené sur les réseaux sociaux. Il s'est exprimé sur RTL. Moi, je regarde les chiffres du rapport, hein.

Peut-être que certains peut-être qu'on a pas tous les chiffres, 400 acteurs, ce qu'ils disent hein, 400 personnes très actives, c'est quand même pas beaucoup. 4200 élèves, je pense qu'il y aon 5 17 moins de 18 ans en France. 4200 élèves scolarisés dans des collèges, lycées, écoles liés aux frères musulmans. 139 mosquées, lieu de culte sur 2800.

Tout ça, tout ça, c'est pas beaucoup. Mais c'est aussi que les frères musulmans c'est une organisation mais maintenant ils ont passé la main. Les fondateurs, ils sont toujours là, ils sont toujours présidents d'ailleurs de l'association l'exof et cetera.

Ils ont 70 ans, 75 ans et très sincèrement, ce qu'ils font, c'est d'abord du business. De notre côté, on s'est entretenu avec la députée écologiste Léa Ballage Elmaric. Pour elle, la sortie de ce rapport révèle de l'amateurisme du gouvernement.

Elle pointe aussi l'abandon des services publics par l'État qui laisse la place aux dérives et aux escrocs. On l'écoute. Et il avait une vocation à ne pas sortir pour ne pas politiser, faire de la communication politique autour de cette question.

Et moi, j'étais plutôt étonnée que la première communication ce soit dans un journal, pas auprès des élus locaux alors que il s'agissait des cibles de ce rapport pour pouvoir mieux les informer. Euh pas auprès des personnes qui pourraient y contribuer à savoir les parlementaires mais bien la presse. Et ensuite, on nous explique qu'il y a un conseil de défense qui devrait prendre des mesures qui ne seront pas annoncées parce qu'elles sont secrets défense et un rapport qui a été totalement déclassifié.

Donc c'est au mieux de l'amateurisme, au pire, c'est véritablement de l'instrumentalisation d'une question extrêmement sérieuse à des fins politiciennes. On voit bien que là ce qui ressort des discussions politiques, c'est des propositions encore une fois stigmatisantes alors qu'on a des propositions mais qui sont aussi dans ce rapport. vous en citer une sur l'apprentissage de l'arabe dans les écoles de la République.

Il y en a d'autres doter les associations qui luttent sur le terrain contre l'intégr de les doter des moyens leur subvention. Il y a un dernier rapport là sur en quelques mois les ces ces associations elles ont l'ensemble des associations en France elles ont perdu 33 % de leur financement. C'est nous par notre incapacité à pouvoir faire vivre les services publics, les associations de terrain, de redonner sa place à l'école publique, à la santé, à la question de l'emploi aussi.

C'est nous qui abîmons notre cohésion nationale et qui la rendons fragile à toutes les personnes qui ont envie de la détruire. Le Conseil français du culte musulman a lui aussi réagi à la publication de ce rapport. Selon lui, le flou entourant l'identité de ces acteurs combinés à la gravité des accusations portées et de nature a jeté une suspicion injuste sur l'ensemble des structures musulmanes de notre pays.

Il craint que cette opacité vienne nourrir, je cite, des fantasmes et des théories complotistes dont les conséquences sont malheureusement bien réelles. stigmatisation, agression, mise en danger de l'intégrité physique des Français de confession musulmane et attaque contre des lieux de culte comme nous le constatons de plus en plus fréquemment, conclut-il. Dans son communiqué, le conseil rappelle que la lutte contre l'extrémisme se réclamant de l'islam qui nuit profondément à la vie des musulmans de France comme à celle de l'ensemble de nos compatriotes est au cœur de nos priorités.

Il déplore également l'absence de définition claires des concepts utilisés dans ce rapport, notamment frères musulman, islam politique ou encore entrisme islamiste qui entretient une confusion préjudiciable. Le Conseil français du culte musulman termine son propos en soulignant que les Français attendent des autorités davantage de discernement face à ces sujets trop souvent dévoyés à des fins idéologiques, médiatiques ou politiques. Et il ne croit pas si bien dire.

On a déjà pu assister à des récupérations crasses des conclusions de ce rapport sur les plateaux télé. Mohamed Sifaoui qui tremble dans l'affaire du fond Marian sur fond de lutte contre la radicalisation islamiste, n'a pas raté l'occasion de s'illustrer. Il y a ce rapport le décrit de façon je dirais clinique euh des alliances entre des mairies et des islamistes fréristes qui eux ont un lien documenté avec la dite mairie ou le conseil municipal.

Et c'est pas un seul cas, c'est plusieurs cas sont cités. On peut citer hein, le Grenoble par exemple et un une des région où il y a un vrai écosystème où il y a des alliances qui sont clairement documentées entre des islamistes avérés qui appellent à voter pour des partis en particulier qui peuvent être ou la France insoumise ou les verts plus précisément où là il y a une vraie connivance. Vous pouvez retenir une règle immuable.

Quand quelque chose cloche dans notre société, c'est toujours de la faute des Arabes et ou de la gauche. On notera une fois de plus que les verrs rejoignent de plus en plus souvent la France insoumise dans le camp des diaboliques infréquentables. Caroline Foureste a emboîé le pas de Sifaoui.

Les frères musulmans seraient président d'université, chercheur ou même député selon elle. Ce n'est plus un débat, c'est une traque idéologique et chaque jour la liste des suspects s'allonge. Recrute des militants férocement bien formés pour gagner des place politique en vue d'un gouvernement théocratique.

Et les frères musulmans dont je vous parle, ils sont pas tous dans la précarité. Ils sont professeurs de fac, ils sont au CNRS, ils sont vice-présidents d'université et ils sont députés parfois. Donc croyez-moi, ils sont pas tous à plaindre.

Mais attention, les frères musulmans ne sont pas seulement dans les universités ou dans l'hémicycles, ils sont partout, notamment dans les boucheries àal. Cette fois, c'est carrément un haut- fonctionnaire qui nous le dit sans trembler des genoux. personne d'autre que le préfet des Hautes scènes.

Accrochez-vous bien, on l'écoute. Euh dans ce texte que vous que vous évoquez hein euh que vous avez publié, euh vous parlez aussi du commerce et et là on se demande si vous mélangez pas tout quand vous déplorez qu'il y ait trop de boucheries àal aujourd'hui. Ça, c'est pour répondre à une demande de de consommateur.

Les les musulmans qui mangent à l'alcéodés aux frères musulmans. La stratégie d'entrisme des frères musulmans, elle vise à porter une idéologie qui vise à conquérir l'ensemble des champs de la vie. Évidemment, le lieu de culte, l'éducation, mais également le commerce.

Quand je pointe cet élément-là, je ne dis pas que tous ceux qui vont dans une boucherieal sont des frères musulmans. Je ne dis pas non plus que tous ceux qui tiennent des boucheries halales sont des frères musulmans. Je dis simplement que cela répond à une stratégie qui vise à fractionner la société et c'est l'originalité du discourage desqu à dire à des millions de nos compatriotes musulmans, notamment à travers cet argument marketing de l'islamophobie.

Il s'agit pas évidemment de nier que de des millions de de musulmans peuvent ressentir et constater qu'il y a des actes antimusulmans, mais il y a une logique de discours qui est porté pour partitionner la société. Or la République, c'est justement l'unité de la société. On appelle ça une stratégie du choc, un document confidentiel, quelques phrases sorties de leur contexte, un emballement médiatique, une surenchère politique et derrière un projet clair.

Verrouiller le débat, fabriquer la peur et désigner l'ennemi de l'intérieur. Encore une fois, ce n'est pas nouveau. C'est même devenu une méthode.

On alimente la confusion en brandissant des menaces mal définies. On brouille les frontières entre croyants, militants, terroristes, citoyens. On transforme des faits partiels en certitude générale.

Et pendant que l'opinion s'échauffe, que les débats se radicalisent et que les plateaux TV s'embrase, on avance à pas feutrer sur des terrains autrement plus dangereux. La restriction des libertés, le soupçon généralisé, la normalisation de l'exception. Quand on instrumentalise la République pour stigmatiser une partie de ses enfants, on ne fait pas reculer l'islamisme, on l'alimente.

On poursuit avec le reste de l'actualité racontée et mise en image par Sarah Duu. On commence avec le rapport préoccupant publié par la contrôleur des lieux de privation de liberté. Cellule vétuste, surpopulation, manque de personnel.

Dans son rapport d'activité annuelle publiée ce mercredi, la contrôleure générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simono, dénonce l'état catastrophique des prison en France. Principal constat, la surpopulation carcérale ne cesse d'augmenter. Au 1er avril, les prisons françaises comptaient 82921 détenus pour 62358 places.

C'est la 4e année consécutive que ce chiffre est en croissance. Conséquence, les surveillants ne sont pas assez nombreux. Des détenus dorment sur des mètes là au sol et l'entretien des établissements est impossible.

On trouve donc fréquemment des cellules vétustes, de la peinture qui s'écaille, des sanitaires dégradés, des fenêtres qui ne ferment pas et un chauffage défaillant, du mobilier insuffisant et cetera. Les rulules et les cellules sont souvent infestées de punaise ou de cafar. Pour Dominique Simono, ce rapport marque l'échec des mesures adopté en 2021 et 2023 quand Éric Dupont Moritier était ministre de la justice.

La contrôleur dénonce aussi la politique pénale du gouvernement actuel, la mise en place des prisons de haute sécurité mais aussi la volonté de Gérald Armanin de mettre fin aux activités ludiques, pourtant utile à la réinsertion. Et on termine avec l'Union européenne qui promet d'être plus vigilante avec l'État d'Israël concernant le respect des droits humains et des principes démocratiques. L'Union européenne va réexaminer son accord d'association avec Israël.

C'est ce qu'a annoncé hier soir la chef de la diplomatie européenne Kajakalas après de nouvelles frappes sur Gaza. Cette décision a été approuvée par 17 des 27 pays membres de l'Union européenne dont la France. La situation à Gaza est catastrophique.

Nous devons faire pression pour que cela change. Nos discussions d'aujourd'hui ont montré une forte majorité en faveur du réexamen de l'article 2 de notre accord d'association avec Israël. Nous allons donc nous lancer dans cet exercice et il appartient à Israël de débloquer la du humanitare.

Cet accord d'association est censé faciliter le dialogue et les échanges commerciaux entre Israël et l'UE. D'après son article 2, les relations entre les deux parties sont fondées sur le respect des droits de l'homme et des principes démocratiques. Il s'agit donc de vérifier si Israël respecte ses engagements et d'accentuer la pression pour laisser entrer plus d'aide humanitaires à Gaza.

Dimanche, après plus de 2 mois de blocus, Israël a annoncé autorisé une reprise limitée de l'aide humanitaire. Mais d'après médecin sans frontière, cette aide est ridiculement insuffisante et n'est qu'un écran de fumée. Plus de 50000 Palestiniens ont été tués depuis le début de la guerre à Gaza.

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« FRÈRES MUSULMANS » : COMMENT LA MACRONIE FABRIQUE DE LA HAINE (LE RECAP) — Bruno Retailleau · Pourquijevote