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InterviewManuel Bompard· 21 septembre 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiTransports

🔴 Prix des carburants, hausse du SMIC, mobilisations sociales : Manuel Bompard, invité de RTL !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse partielle

    Comment faire face à la flambée des prix des carburants ?

  • 0:42RelanceRéponse directe

    Pourquoi le gouvernement ne plafonne-t-il pas les prix ?

  • 1:56OuverteRéponse directe

    Vous proposez quoi concrètement pour les auditeurs ?

  • 2:32RelanceRéponse directe

    Vous voulez bloquer les marges des raffineurs ?

  • 3:05RelanceRéponse directe

    Ne craignez-vous pas une pénurie de gasoil ?

  • 3:38RelanceRéponse directe

    Le blocage des prix fonctionne-t-il à la Réunion ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Manuel BompardFait
    « il faut passer de mesures qui sont des mesures spécifiques et qui ont un très faible impact à des mesures globales »
  • 1:56Manuel BompardPromesse
    « mettre en place une mesure de blocage des prix, de fixation du prix »
  • 4:50Manuel BompardChiffre
    « avec 1700 € net, on fait juste face à l'inflation »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:02

RTL Matin Cine Landro l'invité de RTL Matin 7h43 comment faire face c'est une journée spéciale sur RTL alors que cette question s'impose pour nombre d'entre vous face à la flambée des prix des carburants. Les oppositions elles rivalisent de propositions depuis des semaines pour tenter de faire baisser ses prix à la pompe. Bonjour Manuel Bompard. Vous êtes le coordinateur national de la France insoumise député LFI des Bouches du Rô. L'exécutif a déjà annoncé la prolongation des aides pour les agriculteurs, une partie des entreprises du BTP, les pêcheurs. Il devraient annoncer de nouvelles aides aujourd'hui, mais exclus toujours de plafonner les prix, ce que vous réclamez vous, pourquoi vous n'arrivez pas à les convaincre ? J'ai l'impression que le gouvernement est enfermé dans une forme

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de déni compte que la situation qu'on est en train de vivre, elle est juste intenable et qu'il faut passer de mesures qui sont des mesures spécifiques et qui ont un très faible impact à des mesures globales. Regardez même il y a un déni de réalité, c'est ça que vous êtes en train de dire. Ah, j'ai l'impression qu'il y a un déni de réalité. Ouais. En tout cas, je je ne comprends pas sinon comment le gouvernement peut continuer à s'entêter sur des mesures qui concernent quelques centaines de milliers de personnes alors que l'ensemble de la population est impacté. Quand le litre du carburant s'approche des 3 € mais tout le monde en mesure les conséquences dans sa vie quotidienne et en particulier celles et ceux qui vivent dans des territoires dans lequels il y a pas la possibilité

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de se déplacer en transport en commun et la voiture est indispensable pour amener les enfants à l'école pour aller faire les courses pour aller au travail. Donc il faut changer de braquer en terme de de mesure. Et j'observe que même l'Allemagne par exemple a dit ces derniers jours que il a envisagé de mettre en place une mesure de plafonnement des prix. Pourquoi ? Oui. Mais vous venez d'entendre le constat de François l'anglais. Cet argent-là, on ne l'a plus. Oui, mais précisément c'est ça c'est c'est précisément la raison pour laquelle on ne peut pas se contenter d'une mesure de baisse des taxes et il faut avoir une mesure qui agit sur les marges et sur les prix parce que c'est ce que les gens Vous proposez quoi vous concrètement pour les auditeurs ? Je vais je vais je vais vous répondre

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très simplement. mettre en place une mesure de blocage des prix, de fixation du prix. Il y a un article du code du commerce qui permet de faire ça dans des situations extraordinaires et exceptionnel. C'est ce qu'on connaît aujourd'hui. Pourquoi ? parce que ça permet non seulement que l'État fasse une part de l'effort, c'est-à-dire ne gagne pas davantage de taxes que ce qu'elle gagnait avant, mais ça permet de mettre à contribution aussi les pétroliers parce que ce que personne ne dit, c'est que depuis le début de cette situation, les marges de l'extraction et du raffinage du pétrole, monsieur l'anglais, je parle sous votre contrôle, elles ont été multipliées par 7,5. C'est-à-dire que depuis le début de l'année, vous avez pas la crise pour tout le monde. Vous avez des grandes

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entreprises multinationales du pétrole qui elles sont en train de faire un jackpot pendant que tout le monde est en train de galérer dans sa vie quotidienne. Donc c'est ces personnes-là qu'il faut mettre à contre. Donc vous voulez bloquer si on vous suit les marges des raffinards. Le problème c'est qu'on n plus autonome en France pour le raffinage. Est-ce que vous craignez pas dans ce cas une pénurie sur le gasoile notamment ? On en importe la moitié. Bah écoutez, c'est c'est souvent l'argument qu'on qu'on emploie, mais en vérité, il s'est pas euh il est pas vérifié par les faits. Quand on a mis en place un une mesure de blocage des prix euh pendant la guerre du golf dans les années 90, il y a pas eu de pénurie. En ce moment même, il a eu des grèves des des pompises, ça

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n'a pas duré longtemps parce qu'il y a eu des accords et on était à l'époque beaucoup plus autonome en raffinage qu'on l' aujourd'hui. Ça c'est vrai. D'ailleurs, il faudrait peut-être interroger pourquoi on a fermé des raffineries ces dernières ces dernières années. Mais vous avez raison. Mais moi, je veux être précis sur un point. Il s'agit pas euh de contraindre les petits distributeurs, il s'agit il s'agit de bloquer le prix du gros, le prix en amont parce que évidemment l'essentiel des marges aujourd'hui elles ne se font pas à la distribution, elles se font à l'extraction et elles se font au moment du du raffinage. Donc la pénurie, pardon, mais en ce moment même sur l'île de la Réunion, par exemple, dans les départements et territoires d'outre mer, il y a des mesures de

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blocage du prix qui sont mises en place. Mes de blocage, mais à la Réunion, puisque vous en parlez, ils subissent aussi l'augmentation des prix du carburant. Le gasoil a pris 8 % en un mois à la Réunion. Bien sûr madame, mais si vous dites les choses jusqu'au bout, quel est le prix aujourd'hui du carburant à la Réunion ? C'est 30 40 voire 50 centim 68 pour le gasoil. Voilà donc je pense que de gasoile mais avec des un pouvoir d'achat qui n'est pas le même qu'ici. C'est vrai. Mais c'est la preuve que mettre en place des mesures de blocage, des mesures pour comment ça fonctionne à la Réunion chaque mois, le préfet fixe un prix au regard évidemment aussi de l'évolution des prix du marché. Il s'agit pas de dire que on n'en tient pas compte, donc les prix ont légèrement

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augmenté mais ils sont dans des proportions beaucoup moins importants que ce qui sont aujourd'hui dans l'hexagone. Vous avez parlé vous d'un état d'urgence sociale dans le pays. Qu'est-ce que recouvre cette expression ? Vous avez peur que ça explose demain ? Alors, d'abord la proposition de Jean-Luc Mélenchon d'état d'urgence sociale, c'est de dire que de la même manière qu'il existe un état d'urgence pour les questions de sécurité dans la Constitution, il devrait y avoir la possibilité de décréter un état d'urgence sociale quand on est dans une situation particulière et qui permettrait de débloquer de certaines nouvelles mesures qu'on pourrait mettre en place. Le blocage des prix, l'indexation des salaires sur l'inflation, l'augmentation du SMIC. là aujourd'hui, on devrait augmenter les

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salaires. J'étais pas tout d'accord avec tout ce qu'a dit monsieur Langlais tout à l'heure, notamment sur la question du pouvoir d'achat parce que la vérité c'est que si on prend les sala ces dernières années, globalement ils ont ils ont baissé si on si on on les on les on les rapporte à l'inflation, c'est-à-dire à l'augmentation des des prix. Si vous rapporte à l'inflation, vous voulez augmenter le SMIC, le porter à 1700 € net si je vous suis bien. C'était 1600 € net dans votre projet de contrebudget l'an dernier. Ça fait 100 € de plus sur un an. Ça c'est beaucoup plus que l'inflation par exemple. Mais alors d'abord c'était 1600 € déjà dans l'élection présidentielle de 2022 dans le programme de Jean-Luc Mélenchon et que si on rapporte ça sur l'inflation

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depuis 5 ans, je peux vous dire qu'avec 1700 € net, on fait juste face à l'inflation. Aujourd'hui, je pense que vous conviendrez avec moi que vous pouvez pas vivre dans des bonnes conditions et dignement en France avec un un SMIC au montant auquel il est aujourd'hui, c'estàdire un fer à 1500 € net. de plus pour le SMICNET par rapport à ce que vous proposiez l'an dernier. Est-ce [raclement de gorge] que un an plus tard les entreprises françaises ont les reins plus solides qu'il y a un an pour assumer une t Alors ça c'est la bonne question c'est comment on fait en sorte Non mais c'est-à-dire comment on fait en sorte que cette augmentation elle soit tenable pour les entreprises là il faut distinguer deux choses. Vous avez des grands groupes des grandes entreprises

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qui pardonnez-moi mais ont versé cette année encore des records de dividendes qui ont tout à fait les capacités financières d'absorber une augmentation du SMICIC et vous avez des petites et des moyennes entreprises qui peuvent être dans des situations plus difficiles. Donc moi, je suis pour qu'ils augmentent le SMIC, mais donc je suis pour qu'on mette en place des mesures pour les aider. Par exemple, encadrer les délais de paiement, par exemple, rétablir des tarifs réglementés de l'électricité, par exemple faire en sorte quand c'est des commerçants que ils se retrouvent pas face à des loyers qui explosent et donc d'avoir des réglementations sur les loyers. Voilà, des choses qu'on fait pour faire en sorte que les charges, les vraies charges, pas les cotisations, les vraies

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charges qui pèsent sur les entreprises et ben leur pèse moins pour leur permettre de leur libérer des capacités, des marges de manœuvre pour pouvoir augmenter le SMIC et les salaires. Vous redoutez l'automne social, Manuel Bompard ? Bah, en tout cas, je pense que la situation est durablement impactée euh et que si le gouvernement n'est pas en capacité de comprendre et donc d'avoir des mesures qui sont des mesures globales et qui permettent à tout le monde euh d'avoir une situation qui soit un peu plus facile, oui, les choses à mon avis vont se terminer par des mobilisations puissantes et une forme d'explosion de colère parce que c'est tout simplement impossible en fait de tout continuer à vivre avec un un carburant qui est à à quasiment 3 € L. Je pense vous avez montré un certain

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nombre de témoignages, c'est des gens qui vont arrêter de faire des choses qu'ils faisaient aujourd'hui. On parlait de de clubs de football par exemple qui vont arrêter de se déplacer parce que ça coûte trop cher. Donc les loisirs vont être impactés. Donc le les d'aller voir sa famille pendant les les les moments où on a le weekend ou pendant les vacances scolaires, ça va être arrêter des choses très concrètes dans la vie quotidienne dont on a besoin et donc si on peut plus les faire évidemment va y avoir une colère qui va s'exprimer d'une manière ou d'une autre. Merci Manuel. Merci à vous et bonne journée. Bah vous restez encore quelquesuns.