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interviewyoutube.com· 28 avril 2022

Entretien Charles GAVE-Florian PHILIPPOT : sortir du chaos !

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous. Aujourd'hui un nouvel entretien avec Charles Gave. Vous le connaissez, c'est le président de l'Institut des Libertés.

Enfin, je ne vais pas le présenter maintenant parce que nous le faisons dans l'entretien. Mais vous verrez, c'était un entretien vraiment passionnant. Pour le coup, beaucoup de sujets d'actualité.

On a beaucoup parlé de la guerre en Russie, en Ukraine, évidemment de l'élection présidentielle. On a parlé de la situation économique, l'avenir économique de la France, de l'Union européenne, la nécessité d'en sortir tout simplement. La question de l'euro aussi, des Etats-Unis.

Vous verrez, beaucoup de sujets. On a essayé aussi de tracer des perspectives d'avenir pour s'en sortir. Vous me direz ce que vous pensez de tout ça dans les commentaires, évidemment juste sous cette vidéo.

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Vous allez voir dans cette vidéo, on a plein de chantiers à faire ensemble. C'est là, le chantier. Le chantier, c'est la carte orange, c'est d'être adhérent.

Ou de reprendre votre adhésion annuelle parce qu'elle dure un an. Alors pour cela, il y a un lien, c'est le même lien, adhérer ou réadhérer. Il est sous la vidéo en description.

Vous le trouverez également en premier commentaire épinglé. Et en toute fin d'entretien, en toute fin de vidéo, on l'a mis en direct sur l'écran. Vous aurez à cliquer sur l'écran directement pour nous rejoindre.

Alors faites-le maintenant, un entretien un peu long, mais passionnant. Ou sinon, pensez-y en fin d'entretien. Mais pensez-y.

Parce que nous, on ne peut pas s'en sortir sans vous. Et vous, vous ne restez pas seul. Voilà, restez pas seul.

On est une force anti-oligarchique. Je crois que vous allez bien le sentir dans l'entretien avec Charles Gave. Il n'y a rien de politiquement correct dans ce qu'on dit.

Mais ça suppose qu'on doit être aidé et qu'on doit être le plus nombreux possible. Voilà ce que je vous propose. Il faut également faire un don de soutien aux patriotes.

C'est un autre lien sous la vidéo en description. Ça nous aidera notamment à financer des centaines de candidats aux élections législatives. Parce que ça coûte très cher et qu'on prend tout en charge pour les candidats.

Voilà, les adhésions, les réadhésions, les dons, vous le savez, sont défiscalisés au deux tiers pour vous. Donc un grand bravo aux nouveaux adhérents, nouveaux patriotes. Un grand bravo aux réadhérents et aux donateurs.

Et je vous souhaite un très bon entretien. Et à très bientôt. Nous poursuivons nos entretiens.

Je sais que ça vous plaît énormément. Alors aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir une personne avec qui j'ai déjà discuté. Mais je crois que c'était surtout sur votre chaîne.

Oui, c'était absolument. Vous étiez la puissance invitante. J'étais venu avec grand plaisir.

Il n'y avait que moi qui parlait. Il n'y avait que vous qui parlait. Ce qui n'empêche que je vais quand même vous donner beaucoup la parole aujourd'hui.

Tant mieux, tant mieux. Et on est là pour vous entendre. L'actualité est riche.

Oui. Et donc je vous présente quand même. Enfin, même si tout le monde, je crois, vous connaît.

Vous êtes Charles Gave, président de l'Institut des Libertés. Liberté, mot qui nous est très cher. Et vous êtes, alors un financier.

Et vous êtes fondateur de Gave Cal. C'est bien cela. Et je précise que vous n'avez pas de pochette.

C'est un micro. C'est un micro. Parce qu'on en parlait ensemble pour que la précision soit faite.

Parce que ça aurait été une pochette un peu étrange. Oui, oui, oui. Avec moi, tout est possible.

Mais tout était possible. Voilà. Bon, Charles Gave, en tout cas, merci d'être là.

Ça me fait grand plaisir. On est ici dans le QG des Patriotes. Un studio que vous connaissez.

Même si on l'améliore jour après jour. J'en profite pour féliciter l'équipe technique, d'ailleurs. Qui fait un travail tout à fait remarquable.

Et l'équipe audio, visuelle, sur ses émissions. Alors, d'abord, je vais commencer par une question qui peut-être turlupine quelques millions de Français. Comment, après un quinquennat marqué par les Gilets jaunes, éborgnés, mutilés, 650 milliards de dettes en plus, des libertés qui ont été attaquées comme jamais ?

Jamais. Y compris la liberté d'expression, d'ailleurs. Bien sûr. 5 ans à insulter les Français, à les diviser, à les diffamer des affaires aussi retentissantes qu'Alstom, McKinsey, toutes ces affaires-là.

La liquidation du patrimoine national, comme on ne l'a jamais vu. Et j'en oublie sûrement beaucoup. La perte de souveraineté.

La perte de souveraineté. Alors ça, c'est un peu une continuité, une accélération, effectivement. Vous avez raison, une accélération sur Macron, notamment dans le domaine militaire et de l'industrie de défense, qui était assez nouveau.

Comment, après tout ça, et on peut en ajouter beaucoup, pourquoi, à votre avis, Macron a quand même été réélu ? Et en plus réélu, je suis désolé, il m'a fallu qu'un score qui n'est pas anodin, 58,5% des voix. Vous l'expliquez comment ?

D'abord, ça ne fait pas 58 des inscrits ou de la population, ça fait beaucoup moins. Non, c'est vrai. Il est plutôt à 30.

Ça fait 38 et quelques. Ça fait 30, oui. Donc, il n'a pas la majorité du peuple français avec lui.

Non, non. Donc, c'est la première des choses. Et je crois que la deuxième, c'est que c'est une élection qui a été marquée par la peur.

Pendant cinq ans, cet homme a instillé la peur dans le cœur des Français. Et du coup, ils se sont couchés. Oui.

Je crois que c'est comme ça qu'il s'est fait, il faut le dire. Mais il y a quelque chose qui m'a beaucoup frappé, c'est le côté lugubre de la cérémonie d'intronisation. Ah, c'est le moins qu'on puisse dire, oui.

C'était lugubre. Je me souviens quand Chirac ou Sarko, ou même Bithéon surtout, avaient été élus. C'était des explosions de joie.

Les gens accompagnaient les voitures, chantaient, dansaient dans la rue, etc. Là, c'était lugubre. Il devait y avoir, je ne sais pas combien, 300 personnes sur la tour Eiffel.

Oui. Et ça a été fini tout de suite. Et on s'est senti...

Oui, c'était vraiment l'entre-soi, quoi. L'entre-soi. Ça n'avait pas débordé.

C'est-à-dire qu'il y avait une tristesse dans cette soirée. C'est vrai. Qui était extraordinaire.

C'est-à-dire que les gens, à mon avis, ont fait une connerie. Ils se sont rendus compte qu'ils l'avaient faite. Mais en même temps, ils avaient tellement peur qu'ils n'osaient pas ne pas la faire.

Donc c'est une drôle de chose. C'est comment vous pouvez amener un peuple à prendre des décisions dont on peut penser qu'ils les regretteront. Parce qu'ils avaient peur.

Ça fait toujours penser à Jean-Paul II, s'il voulait, sortant, quand il avait été élu sur la place, et disant aux gens, n'ayez pas peur. Et là, tout le discours de Macron pendant 5 ans, ça a été « ayez peur ». Ayez peur.

C'est vrai. La peur, ça, je suis très largement d'accord avec vous. Mais est-ce qu'on peut totalement déresponsabiliser à la fois les gens et surtout les oppositions ?

Enfin, ce qui devrait être une opposition politique. Alors là, c'est un autre sujet. Qui peut-être n'a pas fait son boulot aussi pendant 5 ans.

Je vais vous donner une anecdote. D'ailleurs, vous en étiez. Ce qui m'a frappé dans cet entre-deux-tours, il y a eu plusieurs dizaines de manifestations contre Marine Le Pen organisées.

Pas avec grand monde, d'ailleurs. Mais enfin, il y en avait. Elles étaient organisées à Paris et en France, en province, partout.

Il y en a une seule qui a été faite contre Macron. C'est la nôtre. On vous avait d'ailleurs invité.

On en parlera d'ailleurs de ce que vous avez dit là-bas parce que ça a été très remarqué. On reviendra sur ce que vous avez dit là-bas. Mais en tout cas, je remarque.

Et moi, ça m'a surpris. Aucune opposition ne s'est bougé dans l'entre-deux-tours pour montrer qu'il n'y avait pas que des anti-Marine Le Pen. Il y avait aussi des anti-Macron, quoi.

Je ne voulais pas dire forcément qu'on était adorateurs de Marine Le Pen, mais ça voulait dire qu'on n'acceptait pas un deuxième quinquennat à Macron. Et là, je me suis dit quand même, il y a une opposition très très molle, quoi. Très molle sur le Covid, très molle sur l'Europe, très molle sur plein de sujets, et McKinsey, y compris très molle dans l'entre-deux-tours.

Moi, c'est ce que ça me donne comme impression. Et après, je me dis, Macron est rélu dans un fauteuil, peut-être parce qu'aussi, on en est responsable. C'est une question intéressante.

Et là, il faut essayer de réfléchir un petit peu, mais c'est un exercice qui est très fatigant de réfléchir. Mais on pourrait essayer de présenter ça comme...

Ce qui m'a beaucoup surpris pendant cette campagne, c'est que dans le fond, les candidats qui essayaient de battre Macron tapaient les uns sur les autres, mais tapaient très peu sur Macron. C'est vrai. Pendant toute cette campagne, on a eu l'impression qu'il était beaucoup plus intéressant d'essayer de se débarrasser du gas à la gauche ou à sa droite que d'essayer de se débarrasser de Macron.

Donc, il n'y a eu aucune campagne d'information qui a été faite par l'opposition, par les oppositions, pour dire les faits. Et là, je voudrais dire quelque chose aussi qui m'a beaucoup surpris, c'est que vous et moi, nous allons beaucoup sur le net. Et sur le net, là, les informations étaient disponibles.

Il y avait des gens qui parlaient, des sites qui en parlaient. Et je crois qu'on s'est laissé aller à une certaine facilité parce que sur le net, l'information était disponible. On a pensé qu'elle était disponible dans la population.

Très juste, oui. Or, elle ne l'était pas. L'effet un peu bulle, quoi.

Un effet bulle. Et l'information n'est pas sortie du net pour aller vers le journal de 13h, quoi. Oui, tout à fait.

Et donc, il y a des gens qui, dans le fond, s'informent encore aujourd'hui en France en écoutant la télévision à une heure ou à 20h, là. Et ceux-là, ils ne sont jamais eu d'information. Par exemple, McKinsey.

Par exemple, McKinsey. Mais beaucoup de choses, si vous voulez. tout ce qui se passe en Ukraine, etc.

Il n'y a pas eu d'informations sur l'historie, sur comment ça se passe, etc. C'est-à-dire que là, vous avez aussi un tel mur de propagande des médias qui continue, d'ailleurs. Qui continue.

C'est très compliqué de dire autre chose. Oui, vous avez un mal de chien à le dire. Mais en même temps, il y a eu quelques historiens qui sont venus et qui ont dit des choses intéressantes.

Donc, on nous a...

Et là, c'est quelque chose qui me gêne beaucoup. Mais je vais le dire, c'est au XIIe siècle, il y a eu un philosophe français qui s'appelait Abelard qui a fait une différence essentielle entre le péché et le crime. Le péché, c'est du ressort individuel, de la morale qui ne peut être qu'individuelle.

Il n'y a pas de morale collective. Et le crime, c'est du ressort de l'État qui doit le punir. Et ça a été une distinction essentielle parce que jusque-là, dans les civilisations à nature religieuse, le péché et le crime, c'était la même chose.

Et donc, ça a été un progrès incroyable. Et aujourd'hui, on est en train de retourner dans un monde où il y a des forces publiques qui peuvent décider que ce que vous dites est un péché et que donc, c'est condamnable. Donc, on a refusionné le péché et le crime.

C'est vrai. Et se refusionner le péché et le crime, c'est rentrer dans une société de nature théologique. Est-ce que ce n'est pas la même chose d'ailleurs avec le pass sanitaire et le pass vaccinal ?

On a expliqué aux gens que s'ils ne se faisaient pas vacciner, ils allaient faire mourir leur grand-mère. Il n'y avait pas d'obligation vaccinale. Mais si vous ne le faisiez pas, vous n'hésitez pas hors la loi, mais vous n'aviez plus le droit d'aller dans les restaurants, prendre le train ou même bosser.

Bosser. Et là, c'est donc un péché. C'est un péché.

C'est religieux. C'est donc, on essaye de faire retourner notre pays dans une civilisation où il y a un clergé qui a le droit de nous condamner parce que nous avons fait des péchés. Ce n'est pas ça la démocratie.

Est-ce que d'ailleurs, les plus grands prêtres ne sont pas d'abord médiatiques ? Mais ils sont tous médiatiques, c'est ce que je dis. C'est ça.

Mais en même temps, le clergé est d'abord médiatique. Le clergé est d'abord médiatique, mais on sait très bien que les forces qui sont derrière ce clergé sont tous médiatiques. Oui, bien sûr.

Ils n'ont pas intérêt à l'acte, d'ailleurs. Donc, vous voyez, ce qui me sublime aussi le plus, c'est ce retour vers une civilisation où il y a un camp du bien et un camp du mal. Et on vous colle automatiquement dans le camp du mal si vous n'acceptez pas les dictates moraux faits par des gens qui, en général, n'ont aucune moralité, d'ailleurs.

Donc, en fait, vous me dites, c'est le bien qui a gagné avec Macron. C'est-à-dire...

C'est ce qu'on nous a présenté comme le bien. Bien sûr. On comprendra l'ironie de ce que je veux dire.

C'est-à-dire ce qui a été présenté comme le camp du bien. C'est-à-dire l'hystérie Covid, le soutien d'effectifs à l'Ukraine face à la très méchante Russie, donc l'OTAN, etc. L'Union européenne...

Oui, et alors l'Union européenne est toujours présentée dans le camp du bien. Oui, bien sûr, bien sûr. Avec ses pères fondateurs, d'ailleurs.

On retrouve un vocabulaire religieux. Oui, oui. On retrouve un vocabulaire religieux.

Donc, vraiment, c'est une drôle de chose. Et ça, je ne sais pas trop comment lutter parce qu'on ne peut lutter qu'au niveau individuel. C'est-à-dire que chacun doit se dire « Je n'accepte pas que la morale que je dois suivre soit imposée de l'extérieur. » La morale ne peut être qu'intérieur et individuel.

Il ne peut pas y avoir de morale collective. Oui, mais ça, c'est très important. La morale collective, ça se termine dans des camps de concentration.

C'est très...

Alors, d'ailleurs, il y a des camps en ce moment qui sont en train de se construire en Chine. Oui, oui, oui. On a vu des images terribles de Français traînés de force.

Et la France ne dit rien. L'ambassade de France ne dit rien. Ça, c'est pas nouveau.

C'est pas nouveau. Enfin, là, on a vraiment des images à Shanghai qui sont extrêmement choquantes. C'est très important ce que vous dites.

Ça veut dire que le combat, en fait, il est devenu asymétrique. C'est-à-dire que nous, on oppose des arguments politiques face à une espèce de bloc de morale. Voilà, c'est ça.

Il faut qu'on arrive à trouver une porte d'entrée pour casser cette morale, cette fausse morale. Et si on s'oppose, ça veut dire qu'on est dans le camp du mal. On est le mal.

D'ailleurs, on nous le fait bien comprendre. On nous le fait bien comprendre. Et c'est ce que j'ai dit dans une émission récemment.

J'ai dit, quand De Gaulle disait que la ligne Maginot était une ânerie, c'est pas parce qu'il aimait Hitler. C'est parce que la ligne Maginot était une ânerie. Mais à l'époque, déjà, tous les officiers qui disaient que la ligne Maginot était une ânerie, tous les spécialistes, étaient rayés des cadres de l'armée.

Enfin, donc c'est pas nouveau. C'est une tendance humaine normale qui s'est...

Qui s'est accélérée, ça. Oui. Non, mais c'est très, très important.

On voit d'ailleurs que...

On voit d'ailleurs la tentation de certains de lâcher les armes, parce que c'est plus facile. C'est plus reposant d'aller dans le camp du bien. De rejoindre comme ça.

Alors c'est là où c'est très important aussi. Et ça, à mon avis, c'est un vrai problème. C'est-à-dire qu'il y a une espèce d'attraction naturelle vers le camp de la facilité, parce que le camp du bien vous protège.

Vous êtes bien traité dans les médias, vous êtes bien traité globalement, vous ne perdez pas vos libertés. Vous êtes invité dans les dîners en ville. Exactement.

C'est très important d'être invité dans les dîners en ville. C'est très important, mais vous êtes...

Il y a une force d'attraction, et finalement, vous lâchez le combat. Vous lâchez le combat. Et c'est ce que disait Solzhenitin, qui lui s'est battu toute sa vie dans...

Je crois que c'était dans...

Le chêne-et-le-vaux. Il avait une phrase qui m'avait beaucoup frappé. Il disait...

Il parlait du mensonge. Il y a des mensonges...

Il y a dans le genre des choses dont tout le monde sait que c'est un mensonge. Et ce que vous devez faire, c'est qu'il ne passe pas par votre bouche. C'est-à-dire que vous pouvez ne rien dire s'il n'y a pas d'autre solution, mais vous ne devez pas le relayer.

Et je crois que c'est la seule chose qu'on peut dire aux gens qui ont envie de se rejoindre le corps du bien. C'est non. Vous ne relayez pas.

Parce que vous savez que c'est un mensonge. Et vous perdrez votre âme si vous y allez. C'est ça.

C'est effectivement. Si vous ne sentez pas le courage de combattre frontalement, au moins...

Taisez-vous. Ne collaborez pas. Ne collaborez pas.

Taisez-vous. Et ne propagez pas. Très bien.

Justement, on va continuer à parler du bien et du mal sur l'affaire ukrainienne. Parce que je parlais de l'événement qu'on avait organisé, la manif anti-Macron, la MAM, dans l'entre-deux-tours. On vous avait invité bien volontiers et vous étiez venu.

Et vous avez fait un discours qui a été mis sur YouTube. D'ailleurs, avant même qu'on ait eu le temps de nous le mettre, on avait été mis par des chaînes amateurs qui étaient là, présentes dans la foule. Et d'ailleurs, on ne l'a pas mis ensuite parce qu'il avait déjà fait des centaines de milliers de vues.

Et votre discours, il a marqué. Il n'était pas très long, 7-8 minutes, je crois. Vous avez dit...

J'ai noté deux phrases, je l'ai réécouté tout à l'heure. Macron, c'est la guerre. Oui.

L'Europe, c'est la guerre aussi. L'Europe, c'est la guerre. Donc l'Europe, l'Union européenne, on comprend.

Ça, il faut le développer, je crois. Manifestement, vous avez touché quelque chose qu'intuitivement, les gens sentent parce que vous avez fait un carton sur le web, ce qui est un signe. Qu'est-ce que vous voulez dire au regard des derniers développements ?

D'ailleurs, depuis ce moment-là, on a appris que la France, les États-Unis, la Pologne, l'Allemagne, le Royaume-Uni allaient livrer des armes offensives de plus en plus lourdes, des chars, etc., à l'Ukraine. Qu'est-ce que vous voulez dire là-dessus ?

Macron, c'est la guerre, c'est fort. Macron, c'est la guerre, oui. Je veux dire ça.

C'est quand vous regardez un petit peu l'histoire, vous vous rendez compte que dans les empires, quand il y a deux empires qui sont face à face, mettons, les guerres commencent toujours à la périphérie des deux empires. Parce que c'est comme en 1914, si vous voulez, la Serbie, qui était un tout petit pays dont tout le monde se foutait finalement royalement, ils étaient alliés des Français, donc ils se foutaient royalement. À partir du moment où le coup est parti, avec les alliances offensives et défensives, vous vous retrouvez d'un seul coup, hop, on s'est retrouvé avec 14 millions de morts quelques quatre ans après.

Et donc là, c'est à la périphérie de l'Empire, et on est à une périphérie qui est historiquement très importante, parce que je crois que Ukraine en russe, ou en ukrainien, ça veut dire frontière, l'IMS, marche. C'est l'endroit, dans le fond, où le monde orthodoxe était en guerre depuis mille ans contre le monde catholique. Parce qu'il ne faut pas oublier que le monde catholique a fait tomber Constantinople, enfin, dans l'an humillé, etc.

Donc, il y a une très vieille histoire entre l'Église catholique et l'Église orthodoxe, mais ce n'est pas une histoire qui a été particulièrement simple. Simplement, paisible. Et donc, l'Ukraine, si vous voulez, c'est l'endroit où la Russie touche la Pologne, qui était l'avant-garde du monde catholique, et de l'autre côté, c'était l'avant-garde du monde orthodoxe.

Et pour beaucoup d'orthodoxes, Moscou, c'est la Nouvelle-Rome. Donc, ça remonte très très loin. C'est des choses qui remontent très très loin.

Donc, quand je vois un conflit partir à la limite de deux civilisations, je commence à avoir les cheveux qui se dressent sur la tête. Je me dis, oulala, ça commence à sentir le radar. Et comme on a des gars qui ne comprennent rien, ni à l'histoire, ni à...

Parce qu'ils n'ont qu'une culture, si vous voulez. C'est des gens qui...

Quand on regarde Macron, c'est un âme, quoi. C'est ça qui est le plus effrayant. Mais vous vous dites, les conditions de la guerre sont réunies.

Et surtout, la puissance au centre, ça n'est plus Paris, ou Berlin, ou Londres. C'est devenu Washington. Bien sûr.

Et donc, eux, finalement, ils sont prêts à se battre jusqu'au dernier européen. C'est ça. Ils s'en foutent.

Ce n'est pas leurs gars qui vont se faire tuer. Donc, je suis un peu affolé, parce que l'analyse que je fais des États-Unis, qui pendant...

De 1945, grosso modo, l'arrivée des Clintons après le père Bush était une force de stabilisation. C'était une force pour empêcher le système de partir. Et depuis les années Clinton, avec la prise de toute la politique étrangère américaine, parce qu'on appelle les néoconservateurs, qui sont des gauchistes, qui sont passés complètement à droite, il suffit de lire le dernier article de Foreign Affairs.

Bon, on en a les mains, non ? C'est Kagan. Oui, mais eux sont les chefs.

Ben, eux, on a les mêmes à la petite échelle. Oui, mais ils sont des vallées. Ils obéissent.

On a les mêmes...

Ils obéissent. Ils obéissent, ils obéissent. Ils obéissent, ils ont les prêts.

Voilà. Et donc, vous lisez cet article, et la thèse des néoconservateurs, c'est qu'il faut abattre les pays qui pourraient devenir des dangers pour la suprématie américaine, quand ils sont encore trop petits. Et le type Kagan écrit dans cet article de Foreign Affairs que l'erreur qu'ont fait les États-Unis, ce n'est pas de se débarrasser de la Russie en 2008 ou 2009, quand elle était très faible.

Bien. Donc, vous regardez ça, vous vous dites, dans le fond, la puissance, si on réfléchit une seconde, on dit, l'histoire, ça a toujours été...

Les guerres, ça a toujours été entre ce que j'appelle l'Empire de la Terre et l'Empire de la Mer. Vous savez, c'était Sparte contre Athènes, ça remonte à la nuit des temps, c'est une vieille notion de la géopolitique. Et là, il semble bien que l'Empire de la Mer à Washington ait décidé qu'il fallait se débarrasser de l'Empire de la Terre avant qu'il devienne dangereux.

Et donc, je sens une volonté de faire la guerre aux Etats-Unis et je ne sens aucune résistance en Europe contre cette volonté des Etats-Unis. Oui, au contraire. Au contraire, il se précipite avec enthousiasme.

Et je trouve ça extrêmement inquiétant. Et on a vu, cette semaine, une réunion sur une base américaine en Allemagne. Ce qui était déjà un symbole.

Convoqué par les Etats-Unis. Avec invitation du secrétaire général de l'OTAN. Enfin, c'était américain.

Ce n'était pas OTAN, mais c'était américain. De 40 pays pour se répartir la fourniture d'armes offensives nouvelles à l'Ukraine. Donc là, on change de paradigme.

C'est-à-dire qu'on n'est plus dans le début du conflit. Parce que dès que vous aurez fourni des armes de l'Etat-pulente, vous devenez cobelligérant. Mais ensuite, c'est que ces armes, il va falloir apprendre à s'en servir.

Bien sûr. Donc, il va falloir que vous ameniez des troupes. Bien sûr.

Ces troupes seront-elles à la frontière polonaise en Pologne ou à la frontière polonaise en Ukraine. Si elles sont à la frontière polonaise en Ukraine, les Russes vont les flinguer. Et à ce moment-là, il peut y avoir des Français...

Il paraît qu'il y a des officiers français à Mariupol. Je ne sais pas si c'est vrai. Oui, oui, pareil.

C'est-à-dire que ça peut partir à tout moment. C'est-à-dire qu'on a tout fait pour que ça parte. On a tout fait.

Moi, d'ailleurs, j'avais dit dans un tweet un peu provocateur le premier jour, pour les Français, il me semble que Macron est un bien plus grave danger que Poutine. Oui. Et je pense de plus en plus.

Oui, oui. Non, mais c'est ça...

Je pense de plus en plus que Macron est un...

Alors, Macron, c'est pas l'élément...

C'est pas l'élément...

Non, mais les guerres, c'est aussi quelque chose. Les guerres, c'est quand même quelque chose de terrible. Mais en général, c'est des hommes âgés qui envoient des hommes jeunes se faire tuer, quand même.

C'est à peu près ça, la guerre. Et la réalité, c'est que les hommes âgés, aujourd'hui, un peu partout en Europe, ils n'ont pas eu d'enfants. Donc, ils n'ont pas...

Le...

Pas de réticence. Il n'y a pas de résistance même familiale en disant écoute, tu ne vas pas envoyer jour et se faire tuer en Ukraine. Pour le cas, on n'a vraiment rien à foutre.

C'est là-bas, c'est loin. On n'a pas d'intérêt fondamental en Ukraine, nous, personnellement, la France. Voilà, qu'est-ce que...

Je veux dire, l'Ukraine, c'est là-bas. Et qu'en disant ça, on se met dans le camp du mal. Pour revenir à la première question.

Nous, en étant pour la paix, on est dans le camp du mal. Voilà. Et eux, en étant pour la guerre, ils sont dans le camp du mal.

Voilà. C'est-à-dire qu'ils disent que la guerre entre l'Ukraine et la Russie, si on s'en mêle, c'est une guerre juste. Oui, c'est ça.

Bon, mais je ne sais pas, mais on peut en dire...

Parce que c'est vrai que les Américains...

Quelle est la différence avec ça, une croisade ? Oui, c'est vrai. Pourtant, je sais qu'on en a du mal, des pauvres croisades.

C'est vrai. Mais, on pourrait dire d'ailleurs, ce que fait la Russie en Ukraine, ce n'est pas bien. Enfin, on l'a fait en Serbie.

Personne n'a rien dit. Illégalement. Et l'Arabie Saoudite est en train de le faire au Yémen.

Il y a déjà 400 000 morts. Ce qui ne nous empêche pas d'avoir les meilleures relations du monde avec l'Arabie Saoudite, à qui on voudrait d'ailleurs acheter encore plus de pétrole puisqu'on ne veut plus...

Au nom des droits de l'homme. Puisqu'on ne veut plus acheter de pétrole russe au nom des droits de l'homme. Donc, tout ça, si vous voulez, je ne veux pas dire que la situation en Ukraine est simple, etc., mais il est urgent...

J'ai eu des cas, vous savez, où il est urgent de ne rien faire, quoi. Donc là, on est dans un grand jeu américain, en fait. Ce qui se passe quand on regarde l'extérieur...

Avec le roi qui passe par pertes et profits. Oui. Bien volontiers.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais chaque fois que quelqu'un essaye de payer... de faire payer son pétrole en une monnaie autre que le dollar, cette personne a une espérance de vie assez limitée.

Qu'il s'agit de Saddam Hussein ou de Kadhafi, etc. Et là, la Russie, à l'évidence, avec la Chine, était en train de faire payer tous les hydrocarbures en yuan. Oui, c'est vrai.

Donc, si les États-Unis veulent empêcher une puissance d'émerger, il faut qu'ils empêchent une monnaie nouvelle d'émerger. Parce que jusqu'ici, à un moment ou à un autre, dès que vous donniez puissance, vous deviez toujours passer par le dollar, ce qui permettait aux États-Unis de continuer à contrôler ce que vous faisiez. Mais là, ils viennent de se tirer une balle dans la tête puisque maintenant, on va passer directement au rouble et à l'or.

Même si attaquer l'Irak, ce n'est pas grand-chose. Enfin, on nous a survendu à l'époque, 4e armée du monde, ça, c'était bidon. Attaquer la Libye, ce n'est pas grand-chose.

La Russie, c'est autre chose. C'est autre chose. On est quand même sur la première puissance nucléaire du monde.

Première puissance nucléaire, mais je crois qu'il ne faut pas exagérer ça parce qu'en fait, d'après ce que je comprends du point de vue militaire, c'est que les Russes ont maintenant développé des missiles qui vont à 7, 8, 9, 10 fois la vitesse du son en servant d'une technologie d'ailleurs qui avait été inventée par un Français qui n'intéressait personne. Il s'appelle Jean-Pierre Petit qui était un type tout à fait étonnant. qui vit toujours d'ailleurs.

Et si la Russie a maintenant des missiles qui vont à 7, 8, 10 fois et qui changent de direction de façon au hasard, comme ça, donc on ne peut pas les intercepter, ça veut dire que la Russie peut couler les 14 portavions américains en 5 minutes. Donc il y a aussi un autre fondamental qui se passe, c'est que les États-Unis sont en train de perdre la suprématie militaire. Mais il y a une suprématie technologique en fait.

Voilà. Il y a eu un saut technologique qui fait que la suprématie militaire était toujours aux États-Unis avec une chose très simple. Si vous ameniez votre porte-avions, les destroyer autour, les avions, 300 km de couverture et avec ça, ils pouvaient annihiler tout le monde.

Mais c'est fini. Ce n'est plus le cas. Et ça, c'est un développement gigantesque.

Et là-dedans, parce que je reviens à votre discours, Macron, c'est la guerre, on a compris. L'Europe, c'est la guerre. Oui, parce qu'aujourd'hui, tous ceux qui sont...

L'Union européenne. L'Union européenne. On le voit avec le rôle de Ursula von der Leyen qui n'arrête pas de mettre de l'huile sur le feu aussi.

Oui. Qui a pris la compétence de livrer les armes. Qui a pris la compétence de livrer les armes et de fermer des chaînes de télévision, des radios.

Alors qu'il n'était absolument pas dans son nom. Mais ce qui se passe, si vous voulez, c'est que l'Europe a été une curieuse...

Vous avez deux notions de l'Europe qui remontent très loin dans l'histoire. La première, c'est l'Europe, mettons, de la chrétienté en 1250, qui était le sommet du catholicisme. Et là, c'était régé selon le principe de subsidiarité.

C'est-à-dire, ce qui pouvait être fait dans la paroisse était fait dans la paroisse. Oui, c'était un principe religieux. C'est un principe religieux.

La subsidiarité, c'est l'Église catholique qui l'a inventé. Et puis, quand il y avait des problèmes qui ne pouvaient pas être réglés dans le niveau de la nation, etc., on allait en cours de Rome se faire arbitrer.

Il ne faut pas oublier qu'il y a un pape qui a forcé un empereur d'Allemagne à s'agenouiller. Je veux dire, on voyait bien où était le pouvoir final. Et ça, c'était donc la première idée de l'Europe.

Une Europe de la diversité, c'était une Europe de la subsidiarité, et c'était une Europe, chacun sait ce que je voulais, mais on avait mis en place des cours de justice, en quelque sorte, pour arbitrer les conflits qui montaient aux extrêmes. Et puis, la deuxième chose qui a hanté l'Europe pendant 20 siècles, c'est l'Europe puissance, c'est Rome, pour créer l'Empire romain. Et ça, c'est l'Europe puissance.

Donc, à l'intérieur de l'Europe qu'on l'a créée, vous aviez les chrétiens démocrates, Adénoraire, de Gasperi, etc. Schumann, qui voulaient l'Europe liberté. Et puis, vous avez les hauts fonctionnaires français qui ont les talents socialistes, dont les talents ne pouvaient pas s'exercer compte tenu de la France petite, qu'ils sentaient petite, qui, eux, voulaient créer une Europe puissance.

Donc, vous avez toujours eu en Europe, et quand l'Allemagne s'est réunifiée, les diplomates français ont eu une telle peur qu'ils ont fait un saut qualitatif pour avoir une monnaie, pour avoir un État européen. L'euro, tout ça ? L'euro, pour avoir une monnaie, etc.

Et j'avais écrit un livre. Vous avez vendu à Mitterrand que c'était...

Voilà, ils avaient vendu à Mitterrand. On avait prendre leur marque, alors qu'en fait, on leur a donné l'euro. Oui.

Non, surtout, ce qu'on a fait, c'est que, quand l'euro est sorti, j'avais écrit un livre qui s'appelait « Des liens menés par des Indes » dans lequel je disais et ça s'est passé exactement comme prévu. Donc, aujourd'hui, on se retrouve avec...

On a eu une espèce de coup d'État larvé qui continue, qui a commencé. Il a duré 20 ans pour enlever la souveraineté au pays. C'est la fameuse phrase de Monnaie sur les...

Voilà. Mais Monnaie, c'était un type...

Les avancées irréversibles. Mais Monnaie, c'était le type qui détestait la démocratie. Et la France.

Et la France. Il détestait la démocratie et la France. Donc, vous avez Robert Chemin d'un côté, Monnaie de l'autre.

Ce n'était pas du tout la même chose. C'est vrai. Bonne, Monnaie, c'était le patron de tous les hauts fonctionnaires français.

Donc, vous avez eu ça. On se retrouve aujourd'hui. Quelle est la meilleure façon pour une nation de se construire ?

C'est une guerre. Donc, si vous voulez, maintenant, on a les bouches d'un ministère des Finances puisqu'on a mutualisé la dette, ce qui était formellement interdit par l'être aidé. Donc, on a la monnaie, on a la bouches d'un ministère des Finances.

Maintenant, on a besoin d'un ministère des Armées d'une guerre. On a les frontières. On a les frontières.

Et d'ailleurs, le premier jour de la guerre d'Ukraine, Macron a dit, le premier jour, comme s'il avait immédiatement analysé les choses à très long terme, ça va nécessiter un saut qualitatif de l'Europe. Voilà, c'est ça. Donc, il n'y a rien de tel qu'une guerre pour faire croître le pouvoir au centre des régions des diversités.

D'ailleurs, je fais un petit aparté tout à fait lié à ça. Pendant le débat entre le tour entre Macron et Marine Le Pen, il y a eu une petite phrase de Macron dite très vite sur laquelle personne n'a rebondi. Il a dit, avec l'Ukraine, je vais devoir refonder l'Europe totalement.

On ne voit pas le rapport a priori, pourtant il l'a dit. Ceci dit, il a ajouté juste derrière et ça, je ne pourrais le faire valider que par référendum. Mais ça, c'est des paroles verbales.

Je pense qu'on aura le premier mais on n'en aura pas le deuxième. Non, qu'est-ce que non. Mais, en tout cas, il a bien parlé...

De référendum qui est anticonstitutionnel d'ailleurs, d'après lui. Le référendum d'initiative populaire, c'est anticonstitutionnel, ce qui est assez curieux. que le référendum est un coup d'État.

On a entendu plein de choses. Bon, en tout cas, effectivement...

Donc, l'Europe, c'est la guerre. Ça s'explique comme ça, bien sûr. Parce que, eux, ils veulent avoir la guerre pour créer un patriotisme européen.

Tout en restant complètement lié à l'OTAN, aux États-Unis. Bien sûr, bien sûr. Bien sûr.

À partir de maintenant, si j'ose dire, l'Europe, elle se retrouve dans une situation assez simple. C'est que, si elle a besoin d'armes pour faire la guerre, d'où viendront-elles ? Oui, les États-Unis, bien sûr.

Donc, si vous voulez, est-ce qu'on a besoin d'énergie pour faire la guerre ? Ah, mais ça, j'allais y venir juste après, effectivement. C'est-à-dire qu'il y a un impact...

Le jeu américain fait qu'il y a un impact militaire et humain, c'est que la guerre, elle serait ici. Oui. Et puis, on leur achète des armes.

Et il y a un impact économique, c'est qu'on va leur acheter de l'énergie pour compenser l'embargo sur la Russie. Oui. Ou l'embargo ou la Russie qui va tout simplement nous couper avant même qu'on est fait en France.

Et c'est la raison pour laquelle c'est dangereux aujourd'hui. La situation est dangereuse pour les mois qui viennent, c'est qu'il y a des élections aux États-Unis en novembre et qu'il y a toute une partie de la population américaine qui est vent debout contre ce plan des conservateurs, des néocons. Et donc, c'est entre maintenant et novembre que le danger va être le plus fort.

Parce qu'ensuite, ils vont se faire balayer tous ces gars-là. Est-ce que vous pensez, parce que je sais que vous en avez parlé, vous êtes connaisseur du sujet, au sujet dont pareil, dont on ne parle quasiment pas, est-ce que vous pensez qu'il y a un lien avec les affaires du fils Biden en Ukraine ? Alors, je ne sais pas, ça c'est une question difficile.

C'est un pur hasard. C'était Biden quand il était vice-président qui avait été mis en charge de l'Ukraine par Obama. Depuis le fils Biden, bon, il a touché des trucs, il a touché plein de pognons aussi en Chine.

La seule chose qui me gêne là-dedans, et je vais vous dire ça, c'est que si Biden était corrompu, s'il avait été complice des trucs de son fils, et là, il y a un juge qui s'appelle le juge Durham qui est en train d'essayer de remonter tout le temps, ça prend du temps. Si c'est le cas, bon, l'Ukraine est bien entendu au courant des turpitudes de Biden. Mais si l'Ukraine est au courant des turpitudes de Biden, je suis bien certain que la Russie l'est également.

Certainement, oui. Et la Chine. Donc, il est possible qu'il y ait des forces mauvaises qui puissent forcer Biden à faire des choses qu'il n'aurait pas fait de son propre jugement.

Mais le truc intéressant, c'est qu'il n'y en a plus de propre jugement. manifestant, non ? Il est gâteux.

Mais à partir du moment où, au moins, Talarand, qui était extraordinairement corrompu, il disait toujours qu'il acceptait toujours d'être corrompu pour faire quelque chose qu'il aurait fait de toute façon. Tandis que là, je ne suis pas sûr. Oui, oui, oui.

D'accord. Non, mais je revenais aussi sur cette histoire parce que c'est vrai que je me souviens qu'il était interdit d'en parler, que ça avait été considéré comme fake news. Ce n'est pas une fake news.

On aimerait savoir. Non, mais maintenant, ça a été...

Les mails de Biden, le fils de Biden, oui, bien sûr. Les mails, cette histoire, a été censurée sur Twitter. Sur Twitter.

Un an plus tard, c'est Politico qui n'est pas bien pensant qui a été fait. Le New York Post dont on a fermé le site, etc. Un an plus tard, Politico disait ce que disait New York Post était vrai.

Alors Politico, c'est très bien pensant. Alors la question qu'on peut se poser, c'est pourquoi des forces aux Etats-Unis sont-ils en train de lâcher Biden ? C'est peut-être qu'il y en a peut-être parmi les démocrates qui n'ont pas une envie folle d'aller vers la guerre avec les néocônes.

Parce que la question qui se pose, c'est parce que ces informations sur Biden, l'authentification de ces informations, c'est sorti des milieux de gauche. C'est pas sorti de...

C'est sorti des milieux de gauche. Donc là aussi, il y a quelque chose qui n'est pas bien net. Bon, à suivre.

Oui, comme vous dites. Et d'ailleurs, le sujet économique, énergétique, économique, j'ai repris une de vos phrases dans une très récente interview que vous avez faite. Je crois que c'était à Radio Courtoisie.

Oui. Notre niveau de vie va baisser très profondément, vous avez dit. Oui.

Notamment parce que vous expliquiez que le fait que maintenant on soit soumis au rouble, on perd une variable. On perd une variable, justement. On perd une variable, justement.

Il y a quand même l'impact énergétique, évident. c'est-à-dire que ça ne se repasse pas assez facilement. Il y a plusieurs choses ici.

Les approvisionnements, qu'est-ce que vous vouliez dire par la baissée très profondément ? Alors, j'ai baissé très profondément. Parce que là, vous nous avez annoncé quand même la guerre et la famine.

Oui, vous savez, c'est les cavaliers de l'apocalypse. On va essayer dans une dernière partie de donner quelques perspectives. Vous savez, c'était la peste, la guerre et la famine.

Oui, c'est vrai. Et donc, on a eu la peste avec le Covid. Oui.

La petite peste. On a essayé de me croire que c'était la peste. La petite peste touillée.

Peut-être que les deux autres vont arriver aussi. C'est dans la boîte. Donc, qu'est-ce que je veux dire ?

C'est que moi, je travaille beaucoup sur l'énergie. Pourquoi ? Parce que l'économie, c'est de l'énergie transformée.

Vous prenez de l'énergie et puis vous en faites des trucs. Et il y a...

C'est vous qui dites ça souvent. Oui, oui. C'est votre phrase.

C'est ma phrase. Mais il y a un autre gars qui le dit en France. Je l'ai dit souvent.

C'est de l'énergie transformée. Ce n'est pas difficile. Et il y a un rapport quasiment de 1 à 1 entre l'énergie et le PIB.

Pour faire simple. Et 80% d'énergie consommée dans le monde depuis un siècle a été des énergies fossiles. D'abord le charbon.

Puis on est passé du charbon au pétrole. Puis maintenant, on est en train de passer du pétrole au gaz. Mais enfin, c'était des énergies fossiles.

Ce 80% n'a pas changé. Et il y a 15-20 ans, il y a toute une série de gens sous l'égide d'un certain nombre de gars, des ONG d'ailleurs, qui ont décidé qu'il fallait sauver la planète. Gaïa.

Du coup, on a complètement cessé de faire toute recherche dans le domaine fossile. Bon. Et les budgets, par exemple, des grandes compagnies pétrolières de recherche, c'est-à-dire les Big Sevens, sont passés de... 600 milliards de dollars par an à 350.

Donc diminués par deux. Et on a remplacé ça par à peu près 500 milliards d'investissements dans des moulins à vent et des miroirs magiques. Mais qui sont alternatifs.

C'est-à-dire que s'il n'y a pas de vent, pas de soleil, eh bien...

On doit quand même prendre du gaz et du charbon. Oui. Mais s'il n'y en a plus.

Ah oui. Le problème, c'est que tous les travaux que je faisais un an ou deux me disaient qu'on arrivait à plein dans une période de pénurie d'énergie fossile par manque d'investissement pour trouver...

Surtout si à côté, on a fermé le nucléaire ou qu'on n'a pas investi. Voilà. Et qu'on n'a pas investi, qu'on a arrêté le nucléaire.

Et donc je disais, il y a deux ans, j'ai fait des papiers, j'ai fait des interviews en me disant le prix de l'énergie va exploser à la hausse. Comme ça se passe toujours. Et ensuite, il faut relancer les programmes et ça prend 4-5 ans pour trouver des trucs, les amener.

Enfin, on a 4-5 ans de...

On a connu ça une première fois dans les années 70 où le prix du pétrole était à 2 dollars le baril et puis 12 ans après, on était à 35. Donc c'était...

À ce moment-là, tous les consommateurs d'énergie deviennent non rentables. Et donc toutes les activités comme les ciments, etc. ferment.

Dites-nous bien qu'une hausse du prix de l'énergie, c'est une hausse des impôts. Alors aux États-Unis, ça n'a pas beaucoup d'importance parce que comme ils sont à peu près à l'équilibre, ça veut dire que New York prend une gamelle avec Texas, boum. Mais nous, on n'a pas du tout d'énergie.

On a fermé, ces crétins d'Allemands ont fermé leur centrale nucléaire. Et donc la hausse des impôts, elle va bénéficier aux producteurs, c'est-à-dire à la Russie et au Moyen-Orient. Donc on est en train de payer une soultre, on va payer une soultre absolument inimaginable.

Mais on avait un avantage qui était quand même tout à fait remarquable, c'est qu'on avait négocié habilement avec les Allemands, c'est peut-être là où Schröder avait eu son mot, avec les Russes, avec Schröder avait eu son mot à dire, on pouvait payer notre pétrole ou notre gaz en euros. Oui. Mais c'est fini.

C'est fini maintenant. Donc ça veut dire qu'il va falloir qu'on dégage des excédents de notre balance des paiements courants, d'après les premiers calculs que je suis en train de faire, de 300, 400 milliards d'euros. Ce qui veut dire une baisse de la consommation profonde.

Surtout que vous avez vu que le rouble est au plus haut face à l'euro depuis deux ans. Oui, bien sûr. Alors qu'on nous avait promis...

Ce brave...

Bruno Le Gère devait faire effondrer l'économie russe. Oui, parce que ces imbéciles ont confondu la Grèce et la Russie. Quand les Grecs avaient voté pour sortir de l'euro, on avait coupé Swift et on avait coupé tous les crédits.

Oui, en 2015. Ils ont plié en deux minutes. Tsipras.

Tsipras. Ils ne pouvaient pas faire autrement, ils étaient cuits. Mais là, ça faisait sept ou huit ans que Poutine n'a pas de dettes et que Poutine travaillait sur un système de paiement alternatif avec la Chine à l'intérieur de la Russie, etc.

Ils en ont des programmeurs, les Russes. Donc, ce n'est pas un gros problème. Donc, ils se sont dit on va couper Swift, on va couper et ils vont s'effondrer.

On a coupé Swift et il ne s'est rien passé. Donc, c'est comme si on avait...

Vous savez, en cas de guerre, on dit on ne va pas l'utiliser l'arme atomique. Bon. Là, ils ont utilisé l'arme atomique financière.

Ils ne fraissaient rien. Et il ne se passe rien. C'est-à-dire que tous les autres...

Mais ils le savaient, ça ? Non. Mais vous, vous le saviez.

Moi, je le savais, oui, bien sûr. Et eux ne le savaient pas ? Non, parce qu'ils ne sont pas compétents.

C'est ce que je veux dire. Et à ce moment-là, tous les autres pays qui étaient terrorisés à l'idée qu'on leur coupe le Swift se disent mais... de quoi j'ai eu peur, exactement ?

Donc...

Ça crée un précédent. Surtout, ça montre que c'est un tigre de papier. Oui, c'est ça.

Et donc, plus personne n'a peur. Mais il y a un autre fait aussi. C'est à partir du moment...

L'un des avantages qu'on avait gigantesques dans nos civilisations, c'était la règle de droit. C'est-à-dire qu'on était régi, soi-disant, par le droit. Ça contraignait l'État.

Mais à partir du moment où vous saisissez tous les biens, j'ai des amis qui sont russes, avocats ici, je ne devrais pas le dire que j'ai des amis russes. Non, c'est très mal vu. C'est très mal vu.

Enfin, c'est des gens tout à fait normaux. Ils sont aussi méchants. D'ailleurs, il y en a un ou deux qui ont épousé des Ukrainiennes.

Donc, ça rend la chose...

Ça compense à peu près. Non, mais on leur a fermé tous leurs comptes. Ils ne savent plus.

Il y a eu un article récent, je ne sais pas si vous l'avez vu, dans le Figaro, sur la russophobie déchaînée en France, légalement. Légalement. Où on leur ferme leurs comptes.

C'est ce qu'on avait fait aux juifs pendant la guerre, non ? Oui, c'est vrai. Mais ce qu'ils pensent, c'est qu'il n'y a aucune réaction des ligues de vertus et des belles armes autoproclamées qui ne bougent pas.

Vous êtes un riche, un richissime qataris. Vous aviez tous vos biens, au cas où ça se passerait dans le Qatar, qu'il faudrait prendre un avion très vite, vous aviez tous vos biens à Londres, à Paris. Vous dites, oula oula.

Donc, si je comprends bien, le principe juridique de protection de mes biens, la sainteté du droit de propriété, ça marche pour tout le monde, sauf si je suis russe. Mais si je commence à sentir des pieds, moi, parce qu'il y a des gars qui se sont révoltés dans mon pays, tous mes biens, ils disparaissent. Je n'ai plus accès à rien.

Donc, ça veut dire qu'on avait un autre avantage, c'est que les excédents d'épargne que ces pays créaient, ils venaient toujours s'investir chez nous parce que là, ils étaient protégés par le droit de propriété. Mais c'est fini. Oui, c'est fini.

C'est fini. Donc, les rentrées de capitaux qui nous permettaient de vivre au-dessus de nos moyens, c'est fini. Et ça, on mesure déjà un impact ?

Regardez l'écroulement des marchés obligataires. Bon, regardez, les marchés obligataires, parce que ces gars-là, leur banque centrale achetait des obligations de chez nous, les marchés obligataires, c'est la plus grande baisse depuis 80 qui s'est produit. Donc, ça commence.

Donc, ça commence. Dans le silence, le plus assourdissant. Si vous voulez, une obligation, prenons une obligation longue, mais une obligation longue américaine, par exemple, a perdu 40%.

Pareil pour une obligation longue française. C'est beaucoup, hein ? C'est beaucoup, c'est énorme.

Sur un truc qui est censé pas bouger. Oui, c'est énorme. D'autant qu'on en parle effectivement, absolument pas.

Donc, notre niveau de vie va baisser très profondément. Eh bien, parce que les impôts augmentent. les impôts augmentent et que les autres ne vont plus nous prêter de l'argent.

Quand la Russie...

Et l'énergie va augmenter. Et l'énergie va augmenter. Et l'énergie va continuer l'augmenter.

Mais alors, prenez...

Et puis les prix d'alimentation. Les prix...

Oui, parce que ce qu'on oublie toujours, c'est que...

Bon, les hydrocarbures, c'est avec ça qu'on fait les engrais. Ben oui, bien sûr. Mais ça a commencé, d'ailleurs.

Enfin, l'inflation s'appelait partout. Là, des plus gros producteurs d'engrais, c'est la Russie. Est-ce qu'ils vont nous vendre des engrais, maintenant ?

D'ailleurs, les États-Unis, qui avaient fait un embargo sur les engrais russes, ont finalement, au bout de deux semaines, levé l'embargo. Parce qu'encore une fois, ils sont prêts à se battre jusqu'aux derniers européens. Mais ils n'y accéderont pas que les Français le fassent.

Ils ont même repris du pétrole russe. Oui, sans rien dire. Un peu en loupé.

Donc, si vous voulez, c'est pas qu'on s'est tiré une balle d'un pied, on s'est tiré dans la tête. Dans la tête, oui. Et encore une fois, c'était honnêtement, quand même, pas très compliqué de l'anticiper.

Autant qu'on avait vu que les premières sanctions n'avaient servi à rien. Je ne sais pas si l'histoire est vraie, mais on m'a toujours raconté que la ligne Maginot, vous savez, qui était là, où les meilleurs esprits français s'étaient dépensés pour la construire. Il paraît que la centrale électrique qui servait la ligne Maginot était à Strasbourg.

Je ne sais pas si c'est vrai. Il faudrait le vérifier. Oui, mais c'est pour vous dire que les élites, de temps en temps, il y a des coups qu'elles ne voient pas.

À temps en temps. De temps en temps. On devrait inverser les choses aujourd'hui.

Il y a de temps en temps des choses qu'elles voient. Oui, mais c'est par hasard. Ça devient assez le frilu à hasard.

Avant de revenir un peu sur ça, je voudrais être dans ce concert de mauvaises nouvelles. Il y a une bonne nouvelle. Ça n'a un peu rien à voir, mais il va quand même votre avis parce que c'est de l'actualité.

Après, on reviendra un peu pour finir sur qu'est-ce qu'on va faire, qu'est-ce qu'il faut faire parce qu'il y a quand même des choses à faire. Elon Musk annonce, ah non, il va l'annoncer, il l'a fait, a racheté 100% de Twitter pour 43 milliards d'euros. Après, il va sortir de la bourse pour avoir les mains libres.

Oui. Et le jour même, on a vu refleurir des comptes sur Twitter qui avaient été bannis. Alors moi-même, je dois dire, mon compte était invisibilisé depuis un mois parce que j'avais trop parlé du McKinsey-Gate.

Mes abonnés stagnaient alors que normalement, j'en gagnais 500 par jour. Depuis trois jours, j'en regagne un nouveau 500 000 par jour. Tout le monde dit la même chose.

J'ai vu Donald Trump Jr. qui avait noté la même chose d'ailleurs sur son compte. Et nous aussi d'ailleurs.

Vous aussi, Maxime Bernier du Parti des Libertés au Canada, anti-covidiste, a noté la même chose. Ça, c'est quand même une bonne nouvelle. D'ailleurs, on voit la rage des européistes, de la presse, des médias français, du gouvernement français.

Qui sont tous, dont on découvre avec stupéfaction, mais ils étaient tous en faveur de la censure. Ah, mais ils le disent, en fait. En fait, ils le disent.

Ah, maintenant, vous avez Enthoven, le pseudo-philosophe, qui a voulu faire philosophe en disant que la liberté totale, c'est liberticide. Bon, un truc comme ça. Oui, mais ça, c'est encore une histoire de philosophes.

C'est ce qu'on appelle de l'eau mouillée. Vous savez, vous rajoutez de l'eau et ça devient mouillé. C'est un raisonnement qui est d'une bêtise absolument effrayante.

Encore un gars qui n'a jamais travaillé dans sa vie. Oui, mais il a cru être intelligent, disons ça. Oui, vous savez, les gens qui ont fait des études en France pensent être intelligents.

Ça n'a rien à voir. Ça se saurait s'il y avait un rapport entre l'intelligence et les études. Donc, ce n'est pas parce que vous êtes sorti premier de la classe.

Ce que je dis toujours aux gens, c'est que la France est gouvernée par...

Oui, il y a Macron. Mais la France est gouvernée par Agnan. Vous vous souvenez d'Agnan ?

Oui, dans le petit Nicolas. Le petit Nicolas. Celui que tout le monde déteste.

Celui qui est d'ailleurs le favori de la maîtresse, tiens, par hasard. C'est vrai, le chouchou. Le chouchou.

Et c'est toujours celui qui dit « Madame, vous avez dit que vous feriez une interrogation écrite ? » Tout le monde dit « Ferme ta gueule. » Là, on a le chouchou de la maîtresse.

On a le chouchou de la maîtresse. Donc, on est gouverné par des Agnan depuis qui sont toujours sortis le premier de l'ENA. Il se passe un grand changement en France.

C'est que dans le temps de la France, De Gaulle a été gouverné par les corps des mines qui étaient quand même des études un peu plus compliquées avec l'ENA. Et maintenant, on est gouverné par les ENA. Bon, parfois, à l'ENA, il y a des moutons noirs aussi.

Oui, des moutons noirs. Il y a parfois des gars qui sont arrivés à l'apparatard. Il y a des gens qui pensent différemment.

Mais je n'ai rien contre l'ENA. Ce que je veux dire, c'est que dans un pays, vous avez trois niveaux de...

Non, mais confirme. Non, parce que je dis ça parce que j'ai fait l'ENA. Je sais bien que je n'ai pas fait l'ENA.

Mais je dis, il peut y avoir des exceptions. Il peut y avoir des exceptions, des gars qui ne sont rentrés de l'apparatard. Mais je dois confirmer ce que vous dites, ce que vous dites, c'est vrai, qu'effectivement, c'est quand même un moule.

Il n'y a pas que l'ENA, d'ailleurs. Il n'y a pas que l'ENA. Tout le système des grandes écoles.

Non, mais ce que j'essaie de dire, c'est ça. C'est que vous avez le peuple. Au-dessus du peuple, vous avez l'État.

Et au-dessus de l'État, vous avez la fonction politique. Et le rôle de la fonction politique, d'après René Gérard ou n'importe qui, c'est de se faire foudroyer quand ça ne va pas. C'est ça.

C'est la noblesse de la fonction politique, c'est de se faire foudroyer. Et l'État, c'est une machine très compliquée. Donc, pour gérer l'État, il faut des gars qui n'ont une mémoire de cheval, aucune originalité, aucun caractère et qui passent les concours.

Bon. Mais depuis Giscard, la fonction administrative a pris le contrôle en France de la fonction politique. Et ces gars-là, par définition, ne veulent pas être foudroyés parce que sinon, ils ne seraient pas fonctionnaires.

Ben oui, bien sûr. C'est vrai. Et donc, on a le drame de la France aujourd'hui, c'est que ça fait 40 ans que nous n'avons plus de fonction politique.

C'est vrai. L'administration a remplacé la politique. Mais est-ce que c'est pas lié aussi au même moment à l'effondrement de la souveraineté ?

Est-ce que c'est pas logique ? C'est eux qui l'ont amené. C'est eux qui l'ont amené.

Parce qu'on se déresponsabilise. Comme ça, s'il se passe quelque chose, c'est pas...

Ça va ensemble. Ça va ensemble. C'est pour ça d'ailleurs que les élections sont de moins en moins intéressantes.

Et que les gens ne vont plus voter. Et que les gens ne vont plus voter. Parce qu'ils sentent que le pouvoir n'est plus là.

Le pouvoir n'est plus là, non seulement ça, mais...

Et moi, je suis sûr que si la France retrouve sa souveraineté, les taux de participation vont ré-augmenter. Évidemment. Et le discours...

Et le personnel politique, il va retrouver du caractère...

Du caractère...

Mais je ne veux pas dire du mal des gens, Thérèse, comme disent mes enfants, mais si on vous propose qu'un choix Juppé ou Fabius, vous voyez la même différence ? Les deux sont au conseil constitutionnel en ce moment. Et les deux ont un casier judiciaire.

C'est vrai. Et donc pour être...

Ah bah non, il y en a un qui a été blanchi, non ? Qui ? Fabius.

Bah, il avait quand même filé du sang contaminé aux gens. Ah, mais il a été blanchi. Oui, enfin, blanchi, ça ne veut pas dire qu'on ne l'a pas fait.

C'est comme si on avait blanchi...

Vous dites moralement. Oui, c'est comme si on avait blanchi les gamelins de la branlée qu'on a pris en 40, quoi. Non, mais je précisais pour des raisons de droit.

De droit, voilà. Chacun a une réponse qu'il en veut. Exactement.

Donc ce que j'essaie de dire, c'est qu'en France, nous n'avons plus d'hommes politiques. Ouais. Oui, oui, non, mais ça c'est vrai.

Mais je pense que ce n'est pas possible dans un pays qui n'a plus de souveraineté. Mais ceci dit, vous dites que ça s'auto-alimente, ce qui est logique. Ce qui est logique, quand même.

Oui, oui. Mais je pense que la politique, en fait, la vraie politique, s'il reste de la politique politicienne...

Le politique a disparu. Pour s'arrir, quoi. Oui, le politique a disparu.

Mais le politique, je suis parfaitement d'accord, et ça, je l'explique d'ailleurs souvent sur cette chaîne, ne peut pas exister dans ce contexte, de toute façon. Non, et non, puisque, si vous voulez, maintenant...

Et c'est encore admirable qu'on ait 72, 75% de participation à la présidentielle dans ce contexte. Oui, tout à fait. Ce qui prouve qu'on est une nation qui reste très politique.

Il n'y a pas plus politique que les Français. Oui, c'est vrai. Moi, je me souviens dans ma jeunesse.

Donc, moi, est-ce que vous êtes content ? Moi, je suis fou de bonheur. Fou de bonheur.

Il faut aussi appliquer quelque chose. Je ne sais pas si vous avez marqué, on veut condamner les discours de haine. Oui.

La haine en ligne. Ça, c'est dans la loi. La haine en ligne, c'est le nouveau texte européen.

Très inquiétant. Le Digital Service Act. La haine en ligne.

Mais d'où vient la condamnation de la haine ? Eh bien, c'est toujours venu dans l'ancienne Union soviétique. Chaque fois que quelqu'un s'opposait à elle, elle disait c'est des fascistes et des nazis, etc.

Donc, cette habitude de condamner ses opposants, ça vient directement du totalitarisme russe. Oui, oui, c'était...

Ça vient directement du totalitarisme russe. Et donc...

C'était théorisé. C'était théorisé. Il fallait fasciser l'adversaire.

Il fallait fasciser l'adversaire. Donc, c'est ce qu'ils continuent à faire avec beaucoup de talent. Mais pour ça, il faut qu'ils contrôlent les médias.

Parce que les Russes ne pouvaient pas faire ça s'ils ne contrôlaient pas les médias. C'est ce qu'ils ont réussi à faire depuis 10 ou 15 ans. Et ce que fait Musk, c'est qu'il reprend le contrôle des médias pour qu'ils redeviennent libres.

Donc, c'est un bouleversement d'époque. Et ça rend fou furieux les médias officiels. Oui.

Vous avez vu les vitaux dans Le Monde. Oui, et je crois que les journalistes...

Ça l'accroît aussi, d'ailleurs. France Info. Je ne sais plus quel ami journaliste dit ça en France, que j'aime bien.

Il dit qu'il y a deux sortes de journalistes en France. Ceux qui sont honnêtes et ceux qui ont un travail. Et je crois que ceux qui ont un travail, qui ont vendu leur âme, et qui le savent, et qui sont fous de rage.

Parce que maintenant, ils ont perdu leur honneur, il y a longtemps. Mais ils perdent le contrôle. Mais maintenant, ils vont perdre leur pouvoir.

Donc, ils ont vendu leur âme pour une chimère. Oui, c'est vrai. Et ça, ça va être effrayant pour eux.

Ceci dit, j'ai un point d'alerte quand même sur ce texte européen, parce qu'il a été adopté en 4 023 avril, là. La veille de la...

Si la production industrielle allemande baisse de 30%, si on a une récession épouvantable et tout, je ne suis pas certain que l'Europe survivra dans l'année qui vient. Ça, ce serait la bonne nouvelle. Oui, ça, c'est la bonne nouvelle.

On retrouverait notre liberté d'action. Il le faut. Il le faut, absolument, il le faut.

Parce que justement, pour cette dernière partie, j'allais partir sur les perspectives. qu'est-ce qui est...

On peut, malgré tout, on n'est pas condamné à vivre une troisième guerre mondiale et une famine. Non, une famine et un appauvrissement. Non, mais famine, j'exagère sûrement, mais en tout cas, un appauvrissement massif.

Et un contrôle continu qui va s'accroître. Vous voulez un contrôle sur les libertés ? Les libertés, parce que ce que les gens ne comprennent pas, c'est qu'ils sont en train de copier complètement le système chinois, le crédit social.

Ce qui est un mot génial, parce que si vous dites aux Français qu'ils vont avoir un crédit social, c'est un mot positif. C'est un mot positif. Ils vont tous penser qu'on va leur finir du poignard à l'œil.

Ça arrive, on a fait une vidéo sur cette chaîne, il y a un premier système qui arrive en Italie, à Bologne et à Rome, bientôt. Pour voir ce que les gens font. Alors moi, je peux vous dire ce qui va se passer quand on rentre dans une pénurie d'énergie.

Bon, j'ai fait mes trois vaccins parce qu'il fallait les faire et tout, je n'ai pas de gaieté de cœur, pas de gaieté de cœur, mais comme je dois prendre l'avion et aller voir mes petits-enfants, je me suis dit, bon, je le fais, j'en suis pas marre, heureusement d'ailleurs. Et donc, maintenant, j'ai ça sur mon téléphone. Je me balade partout.

Et maintenant, je dois le présenter chaque fois que je prends l'avion. Mais c'est le pass européen. C'est le pass européen, je passe.

Mais d'ici quelque temps, quand il n'y aura pas d'énergie, la solution sera le ticket de rationnement. Ce qui est le bonheur des fonctionnaires parce que c'est eux qui distribuent le rationnement, l'étiquette de rationnement d'énergie, vous imaginez leur pouvoir. Ils vont délirer de bonheur tous.

Et donc, on te dira, M. Gare, vous avez déjà été trois fois aux États-Unis cette année. Ah oui, ça c'est certain.

Vous avez épuisé votre crédit carbone. Vous avez épuisé votre crédit carbone et c'est pour sauver la planète. Ce n'est pas qu'on vous enlève.

C'était comme le pass sanitaire, c'était pour la santé. C'était pour le bien des gens. C'était pour le bien des gens.

C'est toujours pour le bien des gens. Non, mais là, c'est sûr que le pass climatique, on va y rendre à ça. Le pass climatique, d'ailleurs, il va être fait avec le pass carbone.

Mais justement, oui, tout ça, il peut être fusionné dans un crédit social. Oui, et on donnera toutes les informations sur ce crédit social à McKinsey pour que la CIA soit au courant. Oui, qui les donne au gouvernement.

Évidemment. Bon, mais ceci dit, qu'est-ce qu'à votre avis, on ne va pas, il n'y a pas de réponse magique, mais vous, dans votre esprit, qu'est-ce qu'il faudrait faire, là, peut-être dans le champ politique ou autre, quel serait le plus urgent à faire pour éviter, pour essayer d'avoir un autre avenir que ça ? Alors, essayons de regarder un peu.

Refaire une France libre, où on vit librement, souveraine, heureuse, prospère. Où les gens soient gays. Et on soit en paix.

Et surtout, moi, ce qui m'étonne, c'est que...

Où les gens soient effectivement joyeux, oui. Les gens soient gays. La France était un pays très gai.

Mais en même temps, oui. Et en attendant, maintenant, à l'espace de 30 ans, c'est devenu un des pays les plus tristes du monde. C'est très triste, mais...

La France...

Tout nous pousse à l'être. Oui. Justement parce qu'on a une conscience politique plus élevée.

Oui. Donc on voit peut-être mieux, on perçoit mieux la dégringolade. La dégringolade.

Donc qu'est-ce qu'il faut faire ? Encore une fois...

Ou alors peut-être une autre...

Pour que ce soit plus simple, qu'est-ce qui manque ? Qu'est-ce qu'on devrait changer ? Dans le champ politique, on devrait...

La constitution de la cinquième est une saloperie. Ah oui. Tout vient de là.

Si vous voulez qu'un pays est malheureux, c'est que ça...

Quel point ? Si vous voulez, c'est une constitution qui a été faite par De Gaulle pour De Gaulle. Et le pire ennemi de la France a été Michel Debray.

C'est quand même lui qui a créé l'ENA, qui a créé l'École nationale de la magistrature, qui a créé la constitution de la cinquième, qui a permis la fusion des banques d'affaires et des banques de dépôts. Et donc, si vous voulez, à partir de Debray, la France a commencé à s'enfoncer de façon extraordinaire. Mais sur la constitution, vous diriez qu'elle était bien pour De Gaulle, mais il faut que ce soit De Gaulle.

Mais une constitution qui est bien pour un homme...

Oui, c'est un problème. La constitution américaine a été faite pour l'éternité, pas pour un homme. Mais dès que vous avez ensuite des nains qui remplacent cet homme, ça ne marche plus.

Oui, mais vous avez donné des pouvoirs absolument exorbitants à des nains qui vont les exercer de façon exorbitante. Mais c'est vrai, c'est vrai. Il n'y a pas...

Regardez, ce qui m'a beaucoup surpris, c'est qu'en bon libéral que je suis, la protection...

Le problème de la science politique est assez simple, c'est que vous déléguez le pouvoir de vous mettre en tôle ou de vous tuer à un truc qui s'appelle l'État. Une fois que vous l'avez créé, vous avez transféré ça, la question essentielle, c'est comment j'empêche ces gars-là de me martyriser en retour. Donc, la protection qu'avait trouvée Locke au 18e, c'était la loi et les contre-pouvoirs.

Aujourd'hui, la loi, il n'y en a plus, on l'a vu dans le domaine de propriété. Il n'y a pas de contre-pouvoirs. Et les contre-pouvoirs ont été complètement bouffés.

Le Conseil d'État s'est déshonoré, le Conseil constitutionnel s'est déshonoré, les cours de justice se sont déshonorés. On s'est servi des cours de justice pour virer un gars qui s'appelait Fillon. Ça a été liquidé en 15 jours alors que les affaires d'Alstom, ça fait 4 ans qu'il y a un juge d'instruction qui inquiète et il ne se passe toujours rien.

Donc, à partir du moment où vous n'avez plus de justice indépendante, vous n'avez plus de contre-pouvoirs et tout. Ni contre-pouvoirs médiatiques, évidemment. Ni contre-pouvoirs médiatiques parce qu'on a permis le rachat par les 5 gars qui font du capitalisme de connivence et qui donc touchent tout le revenu de l'État français.

Vous êtes dans une situation où l'étape suivante, c'est l'esclavage. Donc vous, vous êtes pour un régime parlementaire ? Soit pour un régime parlementaire, soit simplement pour la démocratie directe comme les Suisses.

C'est-à-dire que le souverain...

Ce qui n'est pas l'ensemble, hein. Ce qui n'est pas l'ensemble, que le souverain, c'est-à-dire le peuple, la justice en France...

Ou un vrai régime présidentiel. Ou un vrai régime. Où le président sera responsable.

Le président sera responsable, et en même temps, où il y ait une assemblée complètement indépendante et une justice complètement indépendante, mais une justice qui applique les lois et qui ne les fait pas. C'est-à-dire pas...

Je ne crois pas qu'en France, on puisse avoir aujourd'hui un tel système. Donc la seule solution, c'est d'aller vers le système suisse. C'est que le peuple reprenne le contrôle de l'ordre du jour.

Parce que vous étiez venu en manifestation annoncer une initiative pour la démocratie directe. J'ai continué à travailler là-dessus. Ça sort, je le fais.

Ça sort en ce moment. Parce que c'est la clé, hein. C'est la clé.

Si on n'a pas le référendum d'initiative populaire, on est foutus. Et ça, vous travaillez sur quelque chose là-dessus ? Je travaille avec quelqu'un là-dessus.

Bon, on ne sait pas...

Mais vous savez, moi, je me donne un mal de chien. On m'a beaucoup vu à la télévision et tout et tout. Enfin, sur YouTube, pas à la télévision.

Mais j'ai des moyens très limités. Je ne suis pas...

Je ne suis pas humilié. Je vais dire, j'ai des moyens. Je me déparcasse.

Non, non, personne, de toute façon...

Je fais ce que je peux. Je vous reproche. Non, non, ce n'est pas qu'on me reproche.

C'est que j'aimerais faire plus, mais...

Vous faites ça beaucoup. Je me donne du mal, et vous aussi, d'ailleurs. Donc, ce qu'on essaye de faire, c'est de faire du mal avec ce qu'on croit au point où on est.

Mais du coup, je ne suis plus invité nulle part. Socialement. Ah oui ?

Oui, parce que je suis traître à ma classe. Et c'est vrai, ça ? Oui.

Mais depuis longtemps ? Depuis longtemps. Ça ne fait qu'à s'aggraver.

Au fur et à mesure que je monte, que je me donne du mal, ça devient de plus en plus visible. Oui. Oui, mais il y a une notion de sacrifice, quand même.

C'est quand même moins sympa de ne plus être invité. Voilà. Mais c'est pour ça qu'il y a des tas de gens qui disent...

Oui, ils sont en paris de là, qui préfèrent passer de l'autre côté. Du côté obscur de la force. Oui.

Non, du côté du bien. Oui. Les gars qui se battent pour l'Empire dans la Guerre des Étoiles, ils sont tous persuadés qu'ils sont pour l'ordre et la discipline.

Ils sont pour le bien, oui. Donc vous, vous nous dites que le combat, là, c'est le problème constitutionnel. C'est-à-dire qu'il ne faudra absolument pas...

Il faut refuser de voter pour un député qui n'acceptera pas comme principe d'accepter le référendum d'initiative populaire. C'est-à-dire, s'il y a un gars...

Vous posez la question à tous les députés, on va essayer de le faire. Et s'il y en a un qui dit non, ça ne m'intéresse pas, eh bien, on dit...

Oui, c'est intéressant. Vous ne votez pas pour lui. Et attention à un vrai.

Oui. Parce que parfois, ils vous disent s'il existe déjà. Non, non, mais ça, c'est l'histoire de Sarkozy qu'on a vu le respect qu'il avait pour la démocratie.

Il faut 180 parlementaires, 4,6 millions de signatures. C'est délirant. C'est délirant, non.

Il s'est foutu du monde, celui-là. Mais ça, sans doute, était le pire des présidents de la Ve République. Sarkozy.

Oui. Parce qu'il s'est présenté sur un jour différent et il a fait le contraire. Et ça, c'est pas ça.

Ça, il y a ça. Et puis, je pense qu'il a fait énormément de tort à beaucoup de choses. Puis, il y a l'histoire de la Libye, aussi.

L'histoire de la Libye, l'histoire du référendum qu'il a annulée. Puis, il a beaucoup détruit le renseignement, l'armée, des choses lourdes. D'accord.

Bon, écoutez, il y a quand même aussi plein de gens qui pourraient finir sur une note un peu plus optimiste, peut-être. Enfin, là, c'est pas pessimiste. C'est un combat à mener.

Mais Oberton a écrit des choses intéressantes là-dessus. Il dit qu'il faut que vous appreniez à devenir résiliant. Non, mais justement, avec la crise Covid, il y a quand même beaucoup de Français qui ont compris beaucoup de choses.

Moi, j'en vois tous les jours, qui ne s'intéressaient pas à la chose publique, qui ont vraiment compris plein de choses et qui finissent de faire comprendre aussi à la fin l'Europe, tous ces sujets-là, où ils étaient plutôt sur la pensée unique et ils basculent, eux, pour le coup, dans le bon camp. Donc, il y a quand même un espoir de ce point de vue-là. C'est-à-dire qu'en deux ans, ils sont allés tellement loin qu'il y a quand même des millions de Français.

Ce n'est pas une majorité encore. Mais il y a des millions de Français qui sont peut-être devenus des militants d'autre chose. Oui.

Et qui...

Il ne faut pas la chiermer. Il ne faut pas cesser de désespérer par la réélection de Macron. C'est ça, de l'avis de...

Non, non, ça n'a aucune importance. En même temps, je ne suis pas mécontent que ce soit lui qui soit appelé à traiter les problèmes qu'il a créés. Parce que j'imagine, si quelqu'un d'autre avait été élu de droite, etc., ça serait effondré derrière.

On aurait dit, vous avez salu plus, ces gars de droite sont complètement incompétents. Et donc, ça aurait pu...

Mais d'ailleurs, on avait dit ensemble dans l'entretien qu'on avait fait il y a quelques temps. Peut-être que la présidentielle, d'ailleurs, ne mènera pas à grand-chose et que les choses se passeront autrement. C'est un peu ce qu'on voit.

C'est un peu ce qu'on voit. Et ce qu'il faut, c'est que les Français, si j'ose dire, cessent de croire que l'État est la solution. Aujourd'hui, on est arrivé à un point où l'État est le problème.

La taille de l'État, les traitements de l'État...

Cet État-là, en tout cas, est-ce qu'on peut dire cet État, il est devenu...

C'est-à-dire qu'il a...

Parce qu'on peut avoir un État...

Il faut avoir un État à gagner. Au sens du...

Non, mais qu'il soit pour le bien commun. Pour le bien commun. Mais alors...

Qui a une vision stratégique...

Une vision stratégique de l'État, je ne crois pas une seconde. Non, mais regardez, on parlait tout à l'heure de la Russie qui a une vision, qui a eu une vision en remplaçant Swift, etc. Il fallait anticiper tout ça.

Il fallait anticiper tout ça. Mais celui qui l'a fait, ce n'est pas l'État. C'est un homme.

Et pareil, vous diriez la même chose pour un nucléaire français, par exemple. Mais c'est De Gaulle qui l'a fait. Oui, c'est De Gaulle.

Mais après, il s'appuie sur des ingénieurs...

Mais c'est ça. Mais ce n'est pas l'État. Non, ce n'est pas l'État.

Oui, d'accord. L'État, c'est une brute imbécile. On pourrait dire la même chose, d'ailleurs, pour Kourou.

Quand De Gaulle va en Guyane, il n'y a rien. Il dit, dans 4 ans, il y aura ici une grande aventure française. Il ne dit même pas de quoi il parle.

Et 4 ans plus tard, il y a une Véronique qui décolle. C'est exactement ça. C'est-à-dire que...

Et à ce moment-là, c'est par le vote que les Français sanctionnent cette vision ou pas. Mais l'État, c'est un outil. Vous ne dites pas d'un marteau qu'il a une vision.

Ça ne veut rien dire. Ça ne veut rien dire. Donc il faut cesser de penser l'État comme une personne.

D'accord. Je vois ce que vous voulez dire. Bien sûr.

Ce qu'il faut, c'est parce qu'à ce moment-là, si vous pensez l'État comme une personne, vous n'en sortez jamais. Il faut penser l'État comme un outil et il faut mettre cet outil dans les mains de ceux qui sont le plus à même de les traiter. Et pour traiter les problèmes, il faut que cet État soit à taille humaine.

C'est-à-dire qu'il faut que l'État fasse...

Gérer l'État, vous ne cherchez pas à faire des bénéfices avec. Quand vous êtes gérant d'entreprise, vous devez faire des bénéfices sinon vous disparaissez. Quand vous êtes dans l'État, vous avez les fonctions régaliennes.

Mais tout ce qui n'est pas fonction régalienne, il faut bien réfléchir. Et par exemple, je dis toujours l'exemple qui me paraît extrêmement important, de...

Prenez un système que la Sécurité Sociale dans un pays d'Asie que je connais bien, qui est Singapour. Ils ont dit bon, chaque Singapourien dépense 10 000 dollars de Singapour par an pour sa santé. Je ne sais pas.

Donc ce qu'on va faire, c'est que vous avez un crédit de 10 000 dollars au début de l'année. Si vous n'en dépensez que 5 000, on fait moitié-moitié. Et l'autre moitié va aux types qui sont vraiment malades. vous réintroduisez un phénomène de compétition sans réintroduire l'argent.

Vous pouvez faire la même chose dans l'éducation. Vous pouvez faire la même chose dans les transports. Vous pouvez faire la même chose dans les retraites.

Et donc, il y a toute une série de parties où l'État devrait cesser d'être producteur pour devenir prescripteur. Oui, d'accord. Je vois.

Et par contre, vous ne pouvez pas avoir de privatisation de la police. Le rôle de la police, ce n'est pas de faire des bénéfices à la fin de l'année. Ou de l'armée.

Oui. Ou la justice. Ce n'est pas des endroits où on doit gagner de l'argent.

Les gars doivent faire leur boulot. Ils doivent être parfaitement honorables. Mais l'État doit retourner à ses fonctions régales.

Donc le vrai défi que les Français devront faire, c'est comment faire croître l'État régalien et décroître l'État salopard. Ce qu'on mettrait dans cet État, ce que vous parlez, on doit y mettre les institutions européennes. Non, on n'en a pas besoin.

Pourquoi ? La justice, l'armée, l'armée, l'armée, l'État...

Non, mais justement. Dans ce qui n'est pas bon. Parce qu'ils ont un rôle d'État aujourd'hui.

Quand j'ai vu que les États européens voulaient introduire la syndicalisation des forces armées françaises...

Oui, oui, mais ça c'est un arrêt de la Cour de justice. Je me suis dit mais ils sont fous ! Et même y introduire la France, les armées françaises doivent respecter le temps de travail, la directive temps de travail.

Vous verrez bien à 5 heures, vous êtes sur le front de Verdun, vous dites les gars, on rentre à la maison pour te noter. Je ne sais pas si ça peut empêcher la guerre d'Ukraine, c'est pas mal. Si on n'a pas le temps d'arriver à Kiev...

On n'a pas le temps d'arriver, je ne sais pas si ça empêche la guerre. Non, là, il est mon exception. Bon, en tout cas, tout ça nous emmènerait bien loin dans les débats, mais c'est très intéressant.

Eh bien, écoutez...

J'étais ravi de vous voir, mais ça...

Moi aussi. On fera ça une fois tous les deux ans, on verra. On va essayer de...

Non, on va faire ça de manière plus rapprochée parce que je pense qu'il va se passer beaucoup de choses. mais on peut faire alternativement sur votre chaîne, la mienne. Avec plaisir.

Avec plaisir. En tout cas, vous êtes toujours le bienvenu. Merci beaucoup, Charles Le Garde.

Merci beaucoup. A bientôt. A bientôt.

Merci à vous tous. A très bientôt.