« Nous ne sommes pas des héros, nous voulons juste des moyens ! » - Commission d'enquête Covid-19
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour mathieu bellahsen grand merci d'avoir accepté de faire cette audition dans le cadre de notre commission denquête du suivi du colis de 19 donc vous êtes psychiatre vous êtes chef du pôle de psychiatrie adulte à asnières vous êtes aussi auteur de livres notamment la santé mentale vers un bonheur sous contrôle mais aussi coauteur de la révolte de la psychiatrie les ripostes à la catastrophe gestionnaire de tête pour continuer un peu cette présentation vous revendiquez une pratique de la psychiatrie particulière en privilégiant par exemple les groupes de soignants et patients dans votre unité est ce que vous pouvez revenir un peu dessus pour commencer à écouter en fait je revendique mais je vois jouer à inscrire dans le courant de psychothérapie institutionnelle et du désert yanis mme c'est-à-dire un courant autogestionnaire qui crée du collectif de soins avec les patients entre les patients et les soignants pour essayer de diminuer les aliénations propre à la hiérarchie hospitalière que ce soit dans l'hôpital où que ce soit sur un secteur de psychiatrie sur les dispositifs ambulatoire ou l'idée c'est vraiment de décider ensemble des choses dont on a besoin c'est à dire sur un principe on essaye de mettre en place à la fois du commun c'est à dire on va décider et organiser le dispositif en fonction de ce que les gens nous disent qu'ils ont besoin donc qui avec les patients les familles et puis les professionnels ce qui fait du coup quand même pour en préambule on voit toute la nécessité de l'autogestion c'est à dire que c'est beaucoup plus réactif et pour cette crise du coc vide on a pu mettre en place les choses très vite mais aussi parce que finalement on a une habitude de s'adapter aux situations de catastrophe ce soit les catastrophes psychique des personnes aux situations imprévues et on n'attend pas lé les consignes venues d'en haut pour pour faire les choses voilà et pour dire aussi que cette pratique de la psychiatrie c'est une pratique qui fait une large place à la question du droit des patients c'est à dire que dans cette séquence on a traversé qu'on traverse toujours on voit bien que les droits peuvent être sacrifiés ça c'est vrai pour la société de manière générale mais c'est aussi vrai en psychiatrie c'est à dire par exemple la confusion qui peut y avoir entre confinement et isolement confinement sanitaires et d'isolement psychiatrique voilà donc je suis dans ce si on l'a avec donc ces associations patients soignants au sein des services de psychiatrie on appelle les clubs thérapeutique c'est à dire des associations cogérée par les patients et les soignants et qui sont à la fois des dispositifs citoyens et qui des dispositifs de soins vous êtes beaucoup en france à vous inscrire dans cette lignée alors ben on est un certain nombre on est un certain nombre on est minoritaire bien entendu on a aussi il ya des formes nouvelles notamment quelque chose qui s'appelle le truc le terrain de rassemblement pour l'utilité des clubs thérapeutique et avec le printemps de la psychiatrie aussi on a quand même agrégé pas mal de deux lieux qui essaye de penser justement collectivement d'ailleurs que ce soit dans le sanitaire dans le médico social dans le social qui soit pour les enfants pour les adultes à payer c'est pratique la lll efface les frontières alors toujours plus de frontières de spécialisation d'âge etc la question c'est comment on peut faire vivre une fonction démocratique qui soit soignante au sein des institutions soignante au sens large c'est à dire que ça ne traite pas que des soins à sa crête de comment prend en charge la vie quotidienne tous ensemble et ça que ce soit dans les hôpitaux en dehors des hôpitaux voyez c'est vraiment pas hospital au centre et donc par exemple dans le truc voilà on se réunissait tous les 3 mois jusqu'à vendredi nous allons continuer à se réunir de manière radiophonique et il ya une quarantaine de lieux un peu partout en france il ya aussi ces réseaux de solidarité ou finalement maintenant les collectifs de soins se parlent entre eux et peuvent penser leur aliénation propres et leur création parce que c'est aussi extrêmement importante si on a vu énormément de pratiques créatrice dans ce moment-là de catastrophe et ça c'est un fond on observe souvent psychiatrie la psychiatrie auquel moi je jouais raccroche c'est ce que je vous ai dit c'est au fond la psychiatrie qui s'est mis en place pendant aussi la seconde guerre mondiale c'est un moment de catastrophe ou à la fois il y avait la résistance la lutte au pire et en même temps des créations de pratique où on a mis en place voilà du collectif quoi et le collectif c'est pas tout le monde pareil le collectif c'est vraiment faire avec la singularité de chaque cas et sur la singularité de chacun pour faire des constructions ensemble et aussi propre aux personnes merci pour cet présentation extrêmement intéressante peut-être vous pouvez commencer par nous expliquer comment vous vivez cette période justement quelles sont les difficultés auxquelles vous faites face quels sont les problèmes que que vous anticipez et que vous voyez aussi pour la suite sur lequel on reviendra un petit peu après je vous laisse commencer puis après j'aurai plein de questions pour vous alors la première chose et pour illustrer un peu comme les vagues sont à la mode je dirais qu'il ya quatre vagues qui nous traverse qui nous ont traversé qui vont traverser en psychiatrie la première vague c'est quand les premiers cas qu'ovide son arrivée dans les services de psychiatrie donc voila nous par exemple dans le service on a eu tout de suite des cas quoi et donc on a dû réorganiser les choses en faisant sous prétexte du col idée parce qu'on ne veut le faire linverse de ce qu'on fait pour soigner les gens en psychiatrie ses larmes psychiatrie tout votre travail normalement est dédié à créer du lien social alors l'isolément la distanciation physique parce que là aussi il ya une esbroufe c'est pas de distanciation sociale dont il faut parler cette distanciation physique la distanciation physique remettent des blues remettre des barrières entre les patients et nous même en tout cas dans nos lieux à nous qui travers qui travaillent l'ambiance est bien c'est remettre de l'aliénation c'est à dire c'est remettre de la distance c'est remettre finalement à une voilà une barrière qui est à la fois physique mais en même temps psychique et du coup tout le travail pour moi en tout cas et pour les collègues qui travaillent comme ça c'est la psychiatrie elle est faite pour faire tomber les barrières et les frontières et voit donc on a dû si vous voulez un mois avant la crise du coc vite si on m'avait demandé si on m'avait dit que je demanderai des blue ce que je demanderai du gel hydroalcoolique des masques etc voire même que je fermerai le service parce que notre service est un service ouvert depuis plusieurs années depuis sept ans maintenant donc ce soit tout le monde des patients en hospitalisation à la demande du représentant de l'état une tierce pipolisation etc mais le travail l'ambiance fait qu'on peut ouvrir la porte et quand on se fait tous confiance mutuellement et là on a du site fermé la porte alors ça aussi ça a été quelque chose d'important parce que la liberté de circulation pour nous c'est un des piliers du sens psychiatrique du soin psychique donc on a dû faire l'inversé de ce qu'on fait c'est moi je les ai appris à régler cette psychiatrie confiné une anti psychiatrie quotidienne c'est à dire elle nous faire revenir sur tout ce qui fait le soin psychique donc il a fallu à la fois levés soit le déni dans lequel nous étions tous en tant que citoyens de cette crise parce qu'on entend de partout c'est une grippe ensuite il a fallu faire avec l' angoisse ne pas savoir comment on s'en passe des choses dans cette situation mais de devoir les mettre en place quand même rapidement et du coup aussi nous voilà le service a été confiné très vite donc on a pris des mesures d'hygiène très vite on a tout expliqué avec les patients et qu'ils ont aménagé des choses aussi par exemple on a pris sur nous de faire fumer les patients dans leur chambre on a pulvérisé le temps de l'épidémie la loi evin parce que comme nous on n'a pas de balcon dans le service les gens peuvent pas fumer et puis on était très content d'avoir très rapidement les recommandations du contrôleur des libertés qu'on avait déjà mise en place quoi par exemple des patients qui sont hospitalisées sous contraintes valeur droite doivent continuer doivent pouvoir voir le juge ils doivent pouvoir contester leur hospitalisation etc donc si vous voulez dans les pratiques nous ce qu'on a fait directement c'est le service voilà on a confiné le dispositif ambulatoire on a fermé l'hôpital de jour et le centre d'accueil thérapeutique à temps partiel ont fait des activités thérapeutiques et d accueil avec les patients et on a tous regroupés sur le centre médico psychologique avec une réunion tous les matins et en réorganisant les pratiques autour de visites à domicile entretien téléphonique et puis le groupe thérapeutique par la radio puisqu'au fil radio avec les patients et s'est servi du support à 2 phonique c'est à dire que la matérialité des liens précédente basset a été supporté d'une autre matérialité c'est à dire la matérialité de la radio des appels etc et moi je suis content de dire que c'est une dématérialisation de la psychiatrie je suis absolument contre ce qui nous est vomi là pour la suite ça va être la quatrième vague dont je vous parlais qui est qu on va se servir de cette crise pour renforcer le néolibéralisme pour renforcer les pratiques déshumanisante alors ça et je vais y revenir tout la crise du coc vie devient sur un fond dont on parle dans le bouquin avec rachel klaba les puits lauriad belhassen qui est le à la fois la catastrophe gestionnaire qu'ils encourent en psychiatrie depuis des années où il ya eu un rapport parlementaire récent le madame bonheur qui est paru en septembre ou en octobre et c'est toujours la même chose c'est ce qui s'est passé aussi avec la le lobby fondamentale qui vend le délégué à la psychiatrie franck besnier fait partie de ce lobby là c'est à dire voilà oui la psychiatrie en crise et nous avons les moyens c'est un problème tellement de de moyens en fait c'est un problème d'organisation faut réorganiser les services avec plus de partenariats public privé comme l'a dit la caisse des dépôts et consignations bretenières avril un article révélé par médiapart donc plus de public privé plus de télémédecine de téléconsultation sous pretexe d'accès aux soins en fait la psychiatrie elle peut pas se faire sans la rencontre et la relation est donc on voit bien pour les patients qu'on ne connaissait pas et qui ont fait appel à nous pendant cette crise eh ben c'est beaucoup plus difficile de créer un lien quand vous les avez pas vu quand vous n'avez pas senti leur ambiance psychique en réalité quand vous n'avez pas pu circuler avec eux soit dans la cité soyez enfin bon c'est extrêmement compliqué du coup comme d'habitude et c'est ce qui s'est passé avec le rapport là au nerf qui a été au départ cosigné par fiat qui était de dire voilà oui il faut désaliéner la psychiatrie où il faut le virage ambulatoire oui il faut arrêter d'en fermer les gens à huy ont souscrit tout à fait sauf que les propositions vont à rebours de ça c'est à dire que c'est moins de soins c'est plus de plateformes plus de diagnostics et expertises en laissant tomber les soins et finalement c'est un détournement de fonds publics pour ouvrir à une offre prix n'est donc si vous voulez cette catastrophe gestionnaire là elle continue j'en veux pour preuve le fait que attiéké deuxième tour hôpital psychiatrique de france le directeur du vinatier qui est aussi président de l'association des directeurs d hôpitaux mais continue à fermer des lits et oui il ya toujours 10 millions à éponger donc on continue alors ce moment il ya des soignants qui font des grèves très régulièrement avec de la semaine dernière pendant le confinement et parce que ils ferment les services en disant oui va le déficit va s'améliorer et à côté de ça on met en place des lignes téléphoniques tué entre fermé 81 lits et qui met en relation téléphonique donc il ya ça il ya le fait que donc le fond de catastrophe est toujours et toujours présent bien entendu comme dans les urgences c'est ce qu'a dénoncé collectif interroge ans comme à l'hôpital général comme a dénoncé le collectif inter l'hôpital enfin un terreau pitot donc c'est pareil donc si vous voulez voilà la première vague j'en reviens à la elle nous a percutés de deuxième vague qu'on est en train de voir c'est à dire que la temporalité de l'urgence là elle dure mais la temporalité précédent qui est notre travail de psychiatrie avec des gens qui vont pas bien et c'est ça revient à dire que ça n'a jamais disparu ça a été plus silencieux et les gens sont plus rester chez eux sont plus confinés alors il ya des gens pour qui ça va très bien le confinement parce que ça redoublent leur isolement psychique donc au fur à mesure que se confiner et ben on s'isole avec ses voies avec ses pensées suicidaires et puis au bout de quelques semaines c'est à dire maintenant et dans quelques semaines vous allez de nouveau pas bien et du coup là on va avoir redoublement d'une vague d'hospitalisation psychiatrique et qu'on voit arriver là en ce moment avec des situations qui tenait voilà avec nos moyens à peu près là de réorganisation mais là qui maintenant ne tienne pub en est avec toujours l'idée de attention si on en voit le patient à l'hôpital est ce qui va passer infectés du comique comme il ya beaucoup de passion qui avait commandité est ce qui laisse pas de faire des formes graves etc ça c'est la deuxième vague la troisième vague finale l'autre chose c'était aussi de se dire est ce que nos patients les plus graves auraient accès aux services de soins somatiques parce que en général habituellement nos patients ils sont moins bien soignés que la population générale donc est ce que là aussi ça va se passer il faut dire là et c'était la deuxième vague il faut dire là quand même que là où je suis en tout cas on n'a pas eu ça une bonne coopération avec les saunas titien avec les services d'hospitalisation et moi dans mon expérience qui n'est pas l'expérience de tout le monde c'est là où je suis en tout cas on n'a pas eu de formes graves pour les patients il ya personne qui a été en réanimation donc il n'y a pas eu le choix de se dire bon ben voila comme dans les ehpad où on a laissé tomber une population entière en disant on leur prescrit du rivotril et puis qui meurent tranquille parce que on va pas emboliser des services de soins on n'a pas eu ça là où je me situe mais par contre il ya des remontées un petit peu contrasté un peu partout en france moi j'ai pas fait d'études là-dessus et c'est pas mon boulot de sauvetage et la quatrième vague la plus grave c'est celle que je vous ai dit précédemment c'est la vague gestionnaire c'est à dire que là en ce moment il ya une réforme du financement de la psychiatrie martin wagner a fait une mission flash en janvier 2018 19 c'est bien pour dire voilà il faut mettre en place une réforme du financement de la psychiatrie qui n'est autre qu'une t2a psychiatrique un qui dit pas son nom avec hui compartiments de financement est là en fait la fédération hospitalière de france dit bah oui il faut continuer ses travaux enfin faut avoir aucun espoir dans les réformes qui sont mis en place par ce gouvernement dans la séquence précédente et puis conclut dans la séquence actuelle on voit avec tout à l'heure la 15h le fait que vous les députés vous allez même pas pouvoir discuter un texte avant nous en fait c'est cette réforme là elle veut continuer alors sous prétexte de de fluidifier les choses mais en fait madame bonnaire l'a dit lors d'une session à l'assemblée nationale le projet à la projection d'un film elle a dit ben oui finalement ce qu'il faut c'est que le privé puisse faire aussi fonction de service public le privé lucratif et puis il faut une fusion des tarifications donc la fédération hospitalière de france milite pour poursuivre cette réforme est qu'elle soit à bout d'ici fin juin comme s'il n'y avait pas eu la crise vous voyez ça ça continue ça continue aussi la répression dans les hôpitaux psychiatrique la répression des syndicalistes des leurres serbe alertes etc comme ce qui s'est passé à rouen qui est l hôpital où il ya une grève de la faim ça et puis ça continue aussi la pénurie en psychiatrie c'est à dire que moi j'ai des échos de copains dans le sud de la france des masques il en avait des périmètres de 1,1 voyez nous on en avait des fêtes p2 2013 il ya des coins où il n'avait pas du tout le matériel et puis les hôpitaux psychiatriques étaient considérés comme des troisièmes lignes donc va pas besoin d'eux forcément le masque et puis bon et puis alors faut qu'il faut voir aussi que la cellule de crise mis en place par la direction générale de l'offre de soins bon qui produit des sûr on a déjà mis en place sur le terrain qui produit finalement une adaptation à la pénurie en cours enfin ce n'est pas notre boulot de prévoir un cadre dans lequel il ya la pénurie notre boulot c'est de prévoir un cadre qui soigne et je pense que ça c'est vrai et pour la psychiatrie et pour la santé et pour associer ce n'est pas notre boulot de prévoir le fait qu' on n'a pas de maintenant on prévoit avec des masques avec gel avec des médicaments dans le suffisant parce que là aussi nous en psychiatrie on est moins touchée mais là la pénurie de médoc qui touche les réanimations ont fait appel à des des livraisons de propofol chinois avec les ampoules marqué en chinois et ses vétérinaires en plus donc un médicament en réanimation voilà il ya eu toutes ces toutes ces pénuries ont connu les services de soins de santé physique quoi nous on a on a connu les pénuries de matériel avec des consignes qui variait alors je peux même pas vous montrer sur le blog mediapart j'ai publié mais le masque quand nous a donnée à l'hôpital avec des fils qui pendent et tout ça en nous disant bon ben voilà on met en place le dispositif ci et pour bien montrer que vous l'avez eu comme ça il y aura pas de problème si on s'il ya un procès ou s'il ya des maladies professionnelles quoi et donc on a plus l'impression que les tutelles sont là pour se protéger des des plaintes à venir et pour camoufler tout un tas de choses que pour nous aider vraiment à soigner au quotidien faut aussi contrastée on a réussi pendant cette période à faire que des patients qui auparavant ne pas aller dans les cliniques privées les patients soient acceptés pour faire de la place à l'hôpital public ça c'est un point un point positif mais si vous voulez de manière générale l'autoritarisme précédent c'est à dire la verticalité du pouvoir précédent dans nos institutions à l'hôpital public elle ne s'est pas arrêtée avec le co lead au départ comme tout le monde était angoissé savait pas comment faire les directions les tutelles se sont appuyés sur les expériences de terrain heureusement pour nous puisqu'on était réactif au fur et à mesure vous avez une reprise de pouvoir et enfin moi dans mon établissement par exemple il a fallu se batailler pendant trois semaines pour avoir des comptes rendus de décision de la cellule de crise alors que nous alimente en permanence de il faut des procédures il faut des comptes-rendus il faut il faut il faut et ce qui se passe dans mon établissement ce n'est pas dans mon établissement c'est c'est partout en france quoi par exemple il ya eu dans un hôpital de banlieue parisienne il ya une note de la direction de l'hôpital disant comment il fallait mettre en chambre d'isolement ou ensemble fermé des patients qui ne re qui ne respectaient pas les mesures de distanciation physique donc voyez confusion entre isolement cicatrices et confinement sanitaire donc enfin dans quel monde on dit quoi c'est à dire que là il ya la révélation du fait que si une sorte de médecine d'état ou là dedans les professionnels doivent doivent obéir heureusement que l'on a mis en place déjà des contre-pouvoirs locaux pour pas enfin quand je dis on sait on a un certain nombre à travailler comme ça c'est à dire essayer d'altérer le pouvoir actuel où il ya plus de contre-pouvoirs d'essayer de créer du contre-pouvoir là où on est vous voyez c'est un petit peu ça le bilan est là dans le moment mais on a des patients 2 sun qui sont mortes une personne qui est mort de qui s'est suicidé parce qu'on n'a pas pu l'accompagner comment on aurait fait en temps de crise bien entendu on a une autre personne qui est morte d'une pathologie physique parce que l avais plein d'effets secondaires afin de plein de comorbidité et puis les effets secondaires des traitements étaient encore plus importants que soient les traits pour somatiques et des traitements psychiatriques est quelqu'un qui ne serait pas morte et qu'on aura qu accompagner autrement si si on avait pu faire enfin voiliers et du coup les équipes en tout cas là on fait des réunions tous les matins avec les collègues l'impression qu'on a c'est pas faire notre boulot de 36 chic de soins psychiatriques c'est à dire que ont fait un boulot d'urgence ont fait un boulot on essaye de faire au mieux mais on sait en tant que professionnel que ça ne suffit pas que les tutelles se disent que c'est magnifique que voilà ça ne déborde pas mais si concrètement dans le terrain ça déborde après la question c'est nous nos dispositifs en général on les construit pour faire à partir du débordement et pas pour faire taire le débordement pas pour normaliser le débordement c'est à dire que si vous n'entendez pas quand quelqu un délire quand quelqu'un va pas bien ce qui dit devrait sur sa vie sur son existence sur son histoire sur son lien au monde bah vous faites pas votre travail ça c'est la psychiatrie un petit peu de tubes à essai qui fait pas ce travail là on va dire mais nous si vous voulez le travail qu'on doit faire et qu'on tente de faire c'est de faire à partir de ce que nous proposent les patients les familles et là on voit dans cette séquence ben on n'arrive pas à bien faire les choses et on s'en rend compte nous mêmes pour notre boîte exigences de notre travail bien fait quoi ce qui redouble quand même ce qui se passait auparavant dans les hôpitaux psychiatriques dans cette révolte de la psychiatrie elle ne s'est pas fait sur des conditions de salaires elle s'est fait sur des conditions d'accueil des patients c'est à dire que c'était l'un des premiers mouvements qui ceux qui parlaient de l'indignité des conditions d'accueil des patients est très secondaire dans le fait que les gens sont très mal payés sont pas reconnus etc mais c'était pas ça le moteur de la lutte le moteur de la lutte c on ne veut plus nous adapter à la pénurie et voilà avec cette injonction avait il faut s'adapter que par le barbara stiegler dans son ouvrage bon on veut pas s'adapter à une situation qui est anormal c'est possible merci pour ce très large panorama peut-être pour revenir un petit peu sur les conditions concrètes de cette période de porcs un virus vous dites déjà quelque chose de très important c'est que les gestes barrières et la distanciation physique ont beaucoup à altérer la manière dont vous faisiez faire des soins avec sa cuvée de rencontres de nécessité voilà de faire ses soins de manière assez proches vous dites qu'il ya une adaptation à la pénurie alors vous parlez de la pénurie des médicaments même si ce n'est pas ce qui vous concerne en premier lieu mais en tout cas sur les masques le gel enfin tout ce dont vous avez besoin combien de temps vous avez bien les avoir à avoir le matériel qui vous fallait est ce que vous en avez suffisamment non alors on a un stock limité qui est contingenté oui il ya aussi les tests entendus dont j'ai pas parlé mais il fallait faire avec la pénurie de tess donc on adapter notre dispositif au fait qu'il n'y avait pas de test bon là c'est génial a pas que c'est en train de se résoudre mais ça en prendre un petit s'éclaircir bon combien de temps on a mis c'est difficile à répondre à cette question parce que comme justement tous les dispositifs prenait en compte la pénurie sans la dévoiler je peux pas répondre clairement à 7,6 que je peux pas je peux pas vous dire exactement ça serait ce qui est sûr c'est que nous voilà on a fait la débrouille c'est à dire que les médecins du service on a été retiré nos masques et puis pour celles et ceux qui avaient déjà des stocks précédent dans la mise à disposition des collègues que tout de suite ceux qui avaient des réseaux de couturiers et couturières les ont mobilisés et on est enfin là et puis on a eu des dons voit des gens enfin c'est qu'on connaît pas ça aussi c'était formidable qui nous ont ramenés des choses au cmp là je travaille comme ça où bon voilà on a eu on a eu toute cette solidarité la très concrète et qui ne fait pas de vagues on peut dire après il ya des moyens matériels qu'on a eu très vite par exemple on a mis en place une astreinte téléphonique tout de suite à l'établissement de la fourmi des portables tout de suite on voit là en place un dispositif pour soutenir les ehpad pareil ça a été tout de suite moi je suis un groupe de soutien à l'hôpital général à côté des solidarités entre services bath hors nature met en place tout de suite afin voilà on a pu faire preuve de beaucoup de créativité aussi le foyer de sans abri d'un hôpital à côté aussi on a mis en place des consuls te pousse à voir donc si vous voulez on a pu sont organisés au départ centre problème la presse s'était fait donc [Musique] mais concrètement par exemple ben voilà ce week-end voilà je vous fais un exemple du week end une collègue et de garde est là elle n'a pas de pyjamas en tissu parce que voilà les commandes sont en cours mais y'a pas par exemple dans le service on avait commandé saturomètre on en avait 15 ans au service de cet euro m il a en commande parce qu'il ya rupture de stock donc on a toujours qu'un alors on a commandé des thermomètres on a été obligé d'aller en acheter à la pharmacie du coin des thermomètres normaux la tpu de lingettes désinfectantes alors on l'a on en a eu depuis la semaine dernière enfin voyez c'est seulement et encore je me dis que ma situation locale mais il ya des situations d'autres établissements qui sont beaucoup plus dramatique que peu dans le mien quoi si je voulais comme faire une aparté c'est important parce que si vous voulez là ce qui est intéressant à voir c'est que me dispositif de soins dans la durée c'est à dire le temps qu'il faut le dispositif deux secteurs on prend les gens les suivent à que ça peut être quelques semaines quelques mois des années toute la vie ça dépend s'adapte au mieux pour tout le monde non pas fermer les dispositifs d'expertisé d'évaluation les centres experts et tout ça on les a appelés pour savoir s'ils étaient ouverts ou fermés la plupart sont fermés c'est à dire que tout le détournement de fonds d'une psychiatrie de diagnostic au détriment d'une psychiatrie de sang d'une psychiatrie de diagnostic et de recherche au détriment d'une psychiatrie de soins on voit que dans les périodes de crise heureusement qu'il ya la psychiatrie de soins qui continue à tenir la boutique c'est une aparté qui est importante parce que il faudra le retenir pour la presse ça voilà et puis donc voilà ce que parenthèse fermée est-ce que ce que je voulais vous dire oui c'est pour le matériel voilà on a le grand problème alors les tests pour les personnels que nenni moi j'avais des collègues qui ont été en contact des collègues du service d'hospitalisation avec une personne qui venait d'un ehpad qui était dit comme étant négative en fait c'était faux elle a des compensées sont tout ça j'ai prescrit moi même les sérologies à toute l'équipe mais parce que la médecine du travail pendant ce temps la bagarre soif pub sur ce il faut prendre rendez-vous à distance c'est compliqué là aussi c'est par les réseaux de débrouille des soignants il ya une collègue et ce podium qui a dit bah voilà dans mon coin dans l'oise il ya ce labo qui fait les sérologies bah voilà est-ce que du coup mais tu as qui coûte 45 euros c'est pas pris en charge pour le moment c'est à dire que c'est à leur frais bon etc on a eu pas mal de collègues arrêtés moi j'ai même une collègue qui a fait un avc quoi du fait du coville de graff quoi mais bon est-ce que c'est le co vide il n'y a pas eu forcément de test voyez donc là aussi c'est sorti dans mediapart là il ya il ya trois jours les soignants on ne sait pas la proportion qui est touché et c'est très anxiogène aussi parce que on se dit est ce qu'on voit contaminer les gens est ce que on continue nos proches se contaminent les patients en fermant voyez c'est la cia pas une politique de dépistage massif notamment des soignants et puis parce que les remontées 1 franchement de la direction générale de la santé qui met des semaines et des semaines à faire remonter les quatre soignantes touchés c'est scandaleux l'ap-hp qui là aussi c'est scandaleux qui dit bon ben vous avez le kobe de vous continuez d'aller trop mais sinon ça va contre la continuité des soins là c'est la note de la direction de l'ap-hp enfermant dans quel monde on dit quoi donc envoyé c'est ça qui est terrible avec héroïsme c'est à dire que tout ce discours d'héroïsation de guers un discours projectif du pouvoir qui est en guerre sociale qui sert aux is lui même parce que les chefs de guerre sont voilà se considère eux-mêmes comme des héros donc il faut qu'ils projettent ça sur les soignants ça suffit on n'est pas des héros ce que ce que ce qu'on veut concrètement savoir les moyens de bosser voiliers et c'est pas qu'on nous rassure merci ça on s'en occupe on discute entre nous c'est pas être rassurés savoir les moyens de travailler la pénurie n'a elle nous oblige à faire avec le fait qu'on n'ait pas les moyens de travailler et dans un temps long tout comme alors j'en viens à un autre moment là c'est le déconfinement moi ma position c'est d'organiser les choses à la mesure de notre secteur là de notre service on va pas tenir compte des recommandations nationales et je veux dire je vais pas les attendre c'est à dire que nous on s'est dit que pendant plusieurs semaines on va continuer le même fonctionnement que là on va voir ce qui va se passer dans la société en termes de confusion d'angoise de d'injonction contradictoire est paradoxale déjà que nos patients sont sensibles mais nos patients mais nous tous en tant que citoyens quoi on est sensible aux allers-retours permanents on va essayer de filtrer tout ça parce que la folie du lien social actuellement et de la société elle est majeure et donc on va être scellé de la filtrer ce convoi qui est impossible à faire par l'état alors l'état n'arrive absolument pas à titrer c'est à dire que quand vous avez des injonctions paradoxales je vous raconte mon 1er mai premier mais je vous raconte pas bien riche pas encore je vois quand ils arrivent ils arrivent ce sera je fêterai le travail il arrive le 1er avril 1er avril reçoit dans nos boîtes mails courriers de remerciements du directeur général de la rs ile de france remerciant les directions des hôpitaux et les médecins bon alors les paramédicaux là dedans toujours la même chose la hiérarchie alors qu'ils font tous les à s arrachent les aides soignants les infirmiers et les secrétaires tout le monde des services techniques on reçoit remerciements pour notre dévouement et la gratitude du directeur général de la rs à notre égard et c'est le même jour et révéler la caisse des dépôts et consignations leur note la disant qu'on va continuer comme d'habitude c'est que voyez pas on a dans ce moment là on a là la cristallisation de deux choses la cristallisation de ses discours positif qui ont pour fonction de un peu de nous endormir tous les éléments de langage la novlangue et de la santé mentale positive comment réussir sa vie ça c'est dans tous les rapports gouvernementaux depuis des années voilà la santé mentale positive c'est comment vous maîtrisez votre vie et comment vous avez comment vous réussissez votre vie selon les normes et la société qui sont les normes de la société concurrentiel envoyé quand il ya des rapports des tares qui vous disent que c'est qu'une vie réussie le contrepoint de ça c'est qu'il ya des vies qui sont inutiles et qu'on peut laisser crever ce qui s'est passé dans les ehpad voiliers et je crois vraiment qu'il faut aussi construire lucide pour la près de tous ces discours positif et ses pratiques de psychologie positive ont pour corollaire un négatif occulter silencieux qui est que cela conduit à des morts réel et voilà moi je c'est à dire qu'il faut aussi faire non pas avec l'espoir de lendemains qui chantent aussi faire avec la catastrophe et le désespoir qu'on vit tous en ce moment mais ce désespoir c'est pas forcément négatif le désespoir ça va être aussi un point de lucidité qui peuvent permettre de réorganiser autrement la société et une société de soins comme un collectif de soins comme on peut le vivre localement dans le service ou à l'hôpital public vous voyez faudra s'en souvenir ça aussi bon après les éléments de langage en a ras le bol parlons avec nos vrais maux et surtout arrêtons de penser que la parole donnée va tenir parce que là ce qu'on a vu dans la séquence politique je rappelle ça aussi ça a été un truc fort pour nous soignants mais pour nous citoyens que le conseil des ministres du samedi le 14 je crois que c'était le 14 mars il fasse passer le 49-3 pour la réforme des retraites c'est une honte c'est une honte pour plusieurs choses hein parce que ça c'est une confusion des plans et de registre 2 parce que ben voilà elle était l'autre possibilité pour un certain nombre de gens que de sortir dans la rue et donc donc possiblement se contaminer et c'est pareil pour les municipales le lendemain il faut arrêter ces confusions de plans permanente et faut arrêter aussi cette trahison de la parole donnée normalement le politique est là pour agir et il donne sa parole en fonction des actes qui la fait pas en fonction des actes qu'il doit faire ou qui va faire là aussi il va y avoir un renversement à opérer de manière drastique et radicale effectivement on va revenir sur l'après juste dans un moment parce que j'ai deux autres questions à vous poser sur un peu encore pendant le point dans mais ça va revenir un peu à l'avant et puis sur l'avant aussi sur dans quel état vous en avait déjà parlé mais pour approfondir un peu la première chose c'est que vous avez dit tout à l'heure j'ai eu des craintes parce que nos patients ils sont déjà moins bien soignés que les autres d'habitude et on a eu de la chance localement on n'a pas eu de fin graves dont on n'a pas eu à gérer un éventuel tri qui aurait été fait sur comme comme il se passe dans les ehpad en disant bon bah c'est ce que vous disiez aussi sur tout à l'heure c'est tu là il est trop vieux il est trop malade trop donc ça vous vous n'avez pas eu à le vivre est ce que vous pouvez développer un peu pourquoi est-ce que vos patients sont moins bien soignés que les autres et puis deuxième question qui prolongera un peu voilà cette crise est la rivale et que ça serve plein de choses mais elle arrive et vous l'avez dit avec des greffes ont été faites avant notamment pas que sur la question des salaires et des moyens mais sur la question de ce pourquoi vous avez choisi ce métier en fait de soigner les gens de la question infinité de l'accueil et du coup du malaise aussi que sa crèche et plein de gens ne pas pouvoir faire son travail correctement et vous l'avez dit au dessus tout à l'heure est ce que vous pouvez faire un petit état des lieux aussi de ce qui s'est passé pendant depuis plusieurs années particulièrement sous emmanuel macron alors la question c'est le vieux feu le vieux feu oui le vieux fond de ségrégation voilà historique ancré dans les cd de soubassement de notre société concernant la maladie mentale concernant la folie comment s'est précédemment c'est à dire cette vieille pulsions eugéniste de concernant la maladie mentale qu'on vit dans les moments de catastrophe elle n'a pas disparu avec les discours de déstigmatisation nous il faut dé stigmatiser la maladie elle agit toujours en profondeur par exemple quand habituellement vous envoyer un patient psychiatrique et hospitalisée à l'hôpital général ce qui est mon cas très régulièrement je travaille parce qu'il va 1 parce qu'il est qu'on pense prennent juste pas respiratoires de diabète etc et bien souvent on vous le renvoi sans qui lui les bilans qui ont été faits ou alors ça a été fait mais rapidement et puis de toute façon il est schizophrène vous voyez ça dans les pratiques on est confronté à ça régulièrement dans la réalité ça veut pas dire tout le monde fait comme ça ça veut pas dire mais il ya quand même de ce vieux fond de ségrégation pour ceux qui déborde trop de la norme du coup quand si vous voulez ce préjugé là quand on s'est dit il va être actifs par rapport à la réanimation par rapport aux soins physiques etc en fait ben voila je vous dis moi je n'ai pas vu pendant l'exercice à dire qu'il n'a pas existé et l'autre chose c'est par rapport à ce que vous disiez dans la séquence macron c'est la poursuite en accéléré parce qu'il faut aller vite d'une séquence qui dure depuis depuis de longues années déjà c'était le cas ce mot landes c'était le cas de sous sarkozy avec sarkozy ça a été le moment sécuritaire après hollande ça a été la poursuite de l'antipsychiatrie gestionnaire c'est à dire que sous prétexte de discours de désaliénation de déstigmatisation on va abandonner les gens on va les externe et de manière contrainte et on va se servir du fonds sécuritaire précédent c'est à dire que y'a pas de problème à faire sortir un patient de l'hôpital il sortira sous contrainte il sera obligé de venir et c est donc là dessus on travaille pas le la relation et la laque la capacité qu'a la personne à faire avec son existence et avec ses problèmes on ne sait pas ça la question c'est comment le normalise quoi donc avec le fond sécuritaire avec le fond gestionnaire c'est à dire que les patients qui ce qu'ils sont des stigmates is et c'est ce qu'ils se plient aux normes qu'on a construit pour eux auparavant c'est à dire qu'ils prennent bien leurs traitements qui font bien ce qu'on leur demande etc celles et ceux qui sont pas en capacité parce qu'ils ont trop mal de faire ce qu'on attend d'eux et bien soit il vend dans les dispositifs de sécurité suivants les dispositifs d'abandon de constituer la rue la prison leur enfermement et c'est donc sous la séquence macron si vous voulez c'est vraiment l'intensification des politiques néolibérales quoi en psychiatrie c'est à dire avec ce discours pervers qui et puis ces pratiques perverses qui sont de se servir des discours contestataire voir radicaux c'est à dire que le rapport vonette commence par une citation de lucien bonnafé qui est psychiatre des animistes qui dit aux juges du degré de civilisation d'une société sont prêtes c'est fou ces déviances et marges et par une la première page d'introduction sur le printemps de la psychiatrie où ça fait en effet des années qu'on lutte avec le collectif des 39 avec tout un tas de gens patients soignants famille pour faire changer les choses donc ils se servent de ça pour renforcer la crise et puis alors là ce qu'on a vu aussi d'accélération c'est dans le champ alors de l'autisme et du handicap avec une sophie plus elle qui peut dire que les personnes qui ont des troubles autistiques troupe du neurodéveloppement donc maintenant si depuis les troubles psychiatriques d'accord pourquoi pas donc rien à faire devant des psychiatres sauf quand leur plate forme ça marche pas quand tout le monde est débordée et baal et les gamins ou les adultes eh ben ils finissent en crise aux urgences et ils sont hospitalisés en psychiatrie et comme la psychiatre et on leur a dit vous vous occupez puis des autistes ils sont mal accueillies par les services de psychiatrie voyez donc voilà c'est donc dans le champ du handicap est dans le champ de l'autisme c'est vraiment un laboratoire le champ de l'autisme pour ça de la mise en place des plateformes la plateforme isation l'ubs et risation des soins elle s'est intensifiée sous mac row elle s'est intensifiée alors j'ai plein d'exemples de ça et la nomination du délégué à la psychiatrie là quand il est interviewé par lé de méditation pleine conscience comme pour résoudre tout un tas de problèmes ou de deux fins si vous voulez vous avez des éléments de discours mais j'avais analysé dans le bouquin sur la santé mentale parce que j'ai appelé le fondamentalisme est ce que ça vient du lobby fondamentale vous avez toujours 4 énoncé la santé mentale est une priorité de santé publique mauvaise santé mentale coûte cher 3 4% du pib 20 à 25% de la population sera touchée et la maladie mentale est une maladie comme les autres c'est qu'elle est énoncée ce qui veut dire que vous pouvez économiser 1 3 4% du pib si vous arrivez à faire des choses vous allez économiser voilà que 20 à 25 % des français touchés alors dans le rapport vos nerfs c'est puis en français sur cinq c'est un français sur trois voyez c'est une logique qui ne fait que d'augmenter mais pourquoi parce que si vous ne dites jamais où sont les seuils des troubles si vous dites par exemple un jour vous avez une insomnie une fois vous avez un trouble de santé mentale voilà tous les français on trouve de santé mentale sera 100% donc du côté de la psychiatrie et de la santé mentale ça permet de dire qu'il faut investir dans ce domaine mais la phase inverse de ça c'est fort investir dans le domaine de la normalisation des gens et nous dans les services psychiatriques que ce soit le public l'associatif et tout ça et voir des lieux privés qui fonctionne comme étant dus faisant fonction de service public bah ça ne va pas du tout ça ne va pas du tout parce que ce qu'on voit concrètement c'est qu'on abandonne les plus fragiles elles et les abandonner ses conduira du suicide voire sait conduire à de la relégation voilà le scandale des personnes qui sont dans des institutions en belgique dans les institutions belges ils sont sympas c'est pas ça le problème mais les conseils généraux ne financent plus des structures de soins des institutions qui financent des plateformes et les institutions à la frontière avec la belgique vous avez plein d'institutions du côté de la belgique financée par les conseils généraux et on peut par la sécu on délocalise nos patients des loin de leurs familles vous avez moi j'ai des collègues qu'ils travaillent à lavaur il raconte que ils ont des patients de lavaur qui sont transférés en belgique parce qu'il n'ya pas de place dans le médico social envoyez vos et ça si vous voulez là malgré tout les annonces de il faut investir le plan busin pour la psychiatrie mais alors une arnaque totale ils ont mis en place un fonds d'innovation organisationnel parce que comme le dit fondamentale et c'est la politique du gouvernement le problème n'est pas un problème de moyens personnels sans problème d'organisation et donc il réorganise ils font de l'innovation organisationnelle pour concret des dispositifs qui font avec la pénurie pareil que en ce moment avec la crise du coc vide c'est à dire que ce fonds là on connaît bien en psychiatrie parce que on en est abreuvé en permanence et nos tutelles que ce soit les ministères les ars et direction les hôpitaux ils sont dans cette logique là ils sont pas dans une logique de défendre les pratiques de terrain ils sont dans une logique de nous faire plier à ce qui est attendu d'en haut ça c'est juste pas possible et c'est pour ça que ce fond de révolte il a commencé à germer avec des luttes vraiment radical mais ce que je souligne quand même c'est dans toutes ces luttes radicales les gens qui sont perchés sur un toit d'un hôpital dans 18 jours ont fait des grèves de la faim pendant une vingtaine de jours qui ont investi le rond point devant l'hôpital d'epinal en lutte pendant trois mois enfin 120 jours 90 nuit etc enfin même plus que ça à niort et c'est par 240 jours tous ces gens là on crée enfin d'abord un c les patients la plupart du temps qui sont venus leur demander comment il allait pour apporter de l'eau sur le toit s'inquiéter pour eux donc là aussi voilà le partage de ce que c'est que l'humanité entre patients soignants ça s'est fait en actes et ça aussi des centres et les soignants qui était en lutte 2 qu'est ce que c'est qu'un rapport vivant avec les patients certains ont éprouvé des choses qui n'avaient jamais éprouvé avant parce que les lieux de soin était tellement détruit il faisait tellement peu de place à la relation thérapeutique que bah ils ont éprouvé dans ces luttes la des relation d'affection d'amitié de travail on peut dire avec les patients et les familles donc ça a modifié des choses sauf que après la répression est arrivé mais une répression dure on a fait l'assemblée générale du printemps de la psychiatrie au théâtre de gennevilliers le 30 novembre dernier il y avait une cinquantaine de lieux toute la france qui sont venus soignants patients des voix là il y avait énormément de monde ce que les soignants disait un petit peu partout c'est le degré de répression des tutelles notamment des directions qui supporte pas et qui nous tiennent aussi avec le devoir de réserve c'est pareil pour au collectif inter urgence les gens qui se sont plaints des conditions d'accueil aux patients des urgences des morts et c est bien là php etc les balances de devoir de réserve et de sanctions disciplinaires donc là aussi il va falloir tempérer la question du devoir de réserve et le droit d'information et tous les citoyens de ce qui se passe dans les institutions c'est pour ça qu'il faut pas il faut pas abandonner la question du droit fondamental des patients et des soignants et tout le monde chante non non non et c'est vraiment un très intéressant et puis je pense qu'effectivement le devoir de réserve et les sanctions qui sont mis sur celles et ceux qui osent faire lui qui osent parler sur ce qui est ce qui se passe en fait dans leur métier dans leurs services c'est aussi une manière de bâillonner les gens plutôt que de régler les problèmes quoique etc et quand même vraiment insupportable et pour aller un peu sur la près parce que pour le coup là on parlait du nombre de jours de grève impressionnant avec des grappes extrêmement dur vous avez parlé notamment de la grève de la faim mais des graves extrêmement dur qui ont été très loin avec un autoritarisme extrêmement forts de ce gouvernement vous avez déjà partagé plusieurs craintes pour la suite que derrière les discours de rien ne sera plus jamais comme avant vous dites on continue à fermer des lits le risque c'est d'accélérer la destruction des services de psychiatrie de déshumaniser la psychiatrie avec en utilisant notamment les outils numériques à mouiller en plus la rencontre et est ce que alors si vous avez envie de développer plus sur ses craintes n'hésitez pas et puis quelles sont les revendications si vous vous portez notamment avec le printemps de la psychiatrie parce que cette période de chocs convient ça peut être un nouveau chaque année au libéral et malheureusement avec le gouvernement qu'on a je le crains mais ça peut être aussi à un moment où de ce choc terrible qui est en train de vivre le pays il y à un basculement une rupture qui se fait avec secondes avant notamment parce que plein de gens comprennent maintenant ce que ça veut dire les services publics l'engagement des soignants et je pense que pour le coup or il y aura comme une mobilisation de la population pour les soutenir enfin j'espère voilà qui on avait un rapport de force qui échangent et quelles seraient les revendications à mettre en place à court terme et peut-être plus à moyen terme aussi oui on est dans un moment de perverti visiter ça peut basculer vers le meilleur comme ça peut basculer vers le pire il ya plein d'appels en ce moment là dernier ses bas les masques un appel à toute la société civile tous les genres les premiers de corvée noté dans l'appel voilà à se soulever les revendications en fait de comment réorganiser la psychiatrie c'est la même chose que leur organisation au niveau de la société c'est à dire comment on pense une nouvelle écologie psychique compense une écologie ou un nouveau lien au delà de l'écologie au milieu c'est à dire aux relations aux inters relation existentielle humaine et puis au delà humaine voilà la nature et donc ça tout c'est ce nouveau registre de relations et ses nouvelles formes d'auto-organisation eh bien il va falloir les poussées mais moi je pense que bon si le principe qui doit un peu nous guider c'est un petit peu de sucre que que dardot et laval développent aucun commun c'est à dire comment on va pouvoir faire s'organiser à partir localement là où on est c'est à dire au niveau micro politique dans notre pratique dans notre pratique de vie en tant que citoyen en tant dans une famille dans nos pratiques très concrètes de travail comment et ça on va laisser la place aux gens à s'auto-organiser parce que je pense que vraiment l'auto-organisation l'autogestion dans un cadre qui la permettent mais pas dans un cadre qui la permettent pour faire avec les pénuries pour renforcer toujours la logique de concurrence parce que ça finalement cette logique là on l'a connue avant avec les nodes c'est à dire il ya un cadre contraint débrouillez-vous auto-organisé vous mais dépassé pas du cadenas nous il faut que au niveau 2 les soins de la société ces quatre qu'on est en place ils supportent leur propre subversion c'est à dire que on arrive toujours à faire en plus mieux dans l'accueil on peut dire un conditionnel donc si vous voulez moi je pense que il faut il faut que tout ça c'est à partir des pratiques que ça va se réorganiser c'est pas à partir d' idéologie c'est pas à partir de grands discours de mise en eau etc c'est à partir de comment les gens dans des pratiques et dans des liens entre des pratiques différentes par exemple en psychiatrie comment la pratique du droit des patients elle peut s'articuler à la pratique de la vie quotidienne dans les par exemple quand vous faites une réunion soignants soignés dans unité d'hospitalisation qu'il ya des choses qui vous font pas parce que vous n'avez pas suffisamment de lait de beurre de machin ah bah vous faites un courrier à une commission des usagers mais qui à la commission des usagers abbas et des représentants mais comment on fait il a du coup les patients se mettre en association et nous on soutient ça pour faire contre pouvoir mais des fois même contre-pouvoir contre nous c'est à dire qu'on va s'en sortir si on arrive à refaire du contre-pouvoir mais pas le même que la logique précédente bloc contre bloc ça ça n'existe plus a été pulvérisée c'est comment on va pouvoir faire contre-pouvoir à partir de tout ce qui s'est développé dans les luttes qui pour l'instant sont des fêtes mais qui laisse un sillon dans la société la lutte des gilets jaunes des ronds points parce que je pense que sur les ronds-points sacré de la vie quotidienne et du partage est une sorte d'émancipation concrètes sur deux de rencontre de l'autre c'est par là qu'on va s'en sortir voilà je pense que c'est à partir de voiles a dû du partage concret la réalité et je pense aussi qu'on va s'en sortir à partir de 2,2 de mettre en rapport nos actes précédent avec nos discours ensuite c'est à dire qu'il faut pas que ce soit des discours d'où sortent les actes ça c'est l'idéologie ou du pipeau et voyez c'est on essaye de se démerder la monnaie et puis voyons si on arrive à transformer les choses et ça c'est pareil pour les entreprises c'est à dire que en général les travailleurs savent plus ce qu'il faut pour leur outil de travail ce qu'il faut faire si c'est toute la logique de la psychodynamique du travail quoi ou la clinique de l'activité qui est dire les les si les travailleurs répondait aux prescriptions de leur hiérarchie rien ne marcherait alors il ya une façon de bloquer quand même c'est la grève du zèle si on répond à tous les protocoles ya un qui marche donc voilà si vous voyez donc cette folie gestionnaire de de penser que c'est par les protocoles qu'on va se sauver ça peut être une orientation un peu ça peut nous aider mais c'est pas ça qui définit le travail concret le travail réel donc peut-être remettre le réel au sens enfin au centre et au centre oui parce que finalement tous nos métiers et ont perdu du sens parce qu'ils ne sont plus en phase avec le réel qu'on ressent et ce qui nous est prescrit comme étant la réalité venu d'en haut donc ça c'est une manière générale au niveau de la psychiatrie je pense que refaire une place à la relation de soin relation qui est pas juste entre le psychiatre son patient notre collectif de soins pourraient collectif de soins faut qu'il y ait des espaces collectifs font que le collectif se crée des réunions entre les gens de la circulation etc le collectif de soi c'est aussi avec les familles avec le milieu avec la cité et refaire une place d'organisations qui soit locale et c'est pas les territoires de santé au sens de la loi de santé ou de ma santé 2022 qui sont des espèces des normes truc homogène déshumanisée où par exemple si vous travaillez dans un territoire de santé vous savez pas c'est qu'elles sont les patients voilà dans le secteur on a une chine a été d'à peu près 1000 personnes j'en connais un bon nombre ce qui permet quand même d'avoir une continuité psychique pour l'équipe et pour soi et ce qui permet d'être beaucoup plus efficace et c'est beaucoup plus efficace quand vous connaissez quelqu'un l'hôpital et que juste après vous allez voir c'est mme p ça fait des liens et c'est donc recréer de la continuité est arrêté avec la fragmentation des paniers de soins c'est à dire qu'on a la séquence précédente avec le rapport laforcade et tous les rapports de psychiatrie c'est être substituée à une continuité du lien humain l'équipe ou pseudo continuité de dispositif c'est à dire que vous balader avec votre panier de soins vous avez un petit peu deux heures par ci dans une institution deux heures par la dentelle cabinet le privé qui vous prend en charge deux heures par ci et puis avec des gens qui se parlent pas avec des gens qui vont de plus en plus mal et qu'ils ont et qu'ils peuvent pas s'appuyer sur des gens qui se parlent entre eux c'est ça qui soigne en psychiatrie est par exemple c'est hallucinant le nombre de remontées qu'on a fait qu'il n'ya plus de réunions d'équipé dans les services il n'y a plus de discussion clinique dans les services qu'on parle de plus en plus de scanner et de bilans biologiques que les patients du design nous disent voilà souvent ils viennent nous voir et ils nous disent voilà souvent nous a jamais demandé mais qu'est ce qui nous a rendu comme ça c'est à dire comment ils peuvent inscrire leurs troubles psychiques dans leur histoire et puis ne arrêter de penser qu'on a là la solution à la place des personnes à la place des patients et que le travail utilitariste et l'espoir de la guérison parce que c'est ça qu'on nous vend et les dispositifs actuels c'est que vous êtes guéri si vous êtes réhabiliter si vous prenez bien vos médicaments toute votre vie parce que c'est une maladie chronique comme les autres or moi j'ai pas de boule de cristal est ce que la personne durant toute sa vie où le temps qu'il faut donc il faut certes déterminé moi j'en sais rien et est ce que le ton qu'il ait fait dans la société normative utilitariste actuelle c'est vraiment une guérison s'adapter aux conditions de travail dégueulasse car en ce moment moi je vois pas ça comme une guérison si on s'adapte à une aliénation qui est qui est très grande moi ça me va pas et donc il va ya voir tout ça à repenser et finalement c'est ce que nous on a vu avec je vous parlais du truc tout à l'heure où avec les luttes le printemps de la psychiatrie c'est qu'il ya des nouvelles formes de liens dans les lieux de nouvelles circulations mais ces nouvelles circulations elle nous touche en tant que soignant l'entente patients en tant que citoyen et elle nous transforme foyer et c'est cette transformation la sur lesquels il va pouvoir on va pouvoir compter l'époque elle est une intensification des liens pour moi je vois ça et la crise ducobu dès la rentrée ça aussi peut-être dernière question et puis vous me direz si vous avez envie de rajouter des choses c'était vraiment très riche pour la période de confinement et de déconfinement beaucoup alerte sur la non prise en compte ou la prise en compte insuffisante des impacts psychologiques du confinement dans la population générale vous avez dit tout à l'heure des personnes qui pouvaient déjà avoir des fragilités ont été confinés avec des pensées suicidaires avec et donc tout ça n'a pas disparu et va réapparaître encore plus fortement est ce que vous craignez aussi qui est des nouvelles personnes qui est peut-être développer des troubles du fait de cette période avec parfois des confinement qui dans des situations sociales très dures ont été compliqués voilà comment est ce que vous voyez aussi cette période de déconfinement et quelles sont vos craintes autour de ça alors je vais vous dire ce que je pense ça recoupe réalité de travail à voir ce à partir de là que je parlais que je pense le confinement il vient sur le fond de la structuration de psy chic précédent de la personne il ya des personnes qui ont l'habitude de faire avec la catastrophe ils ont l'habitude de faire aussi avec cette nouvelle catastrophe il ya des personnes qui ont eu des traumatismes graves et qu'ils ont fait avec des catastrophes comme ça qu'ils ont des compensées du coup la qui se met en sommeil qui s'isole ça va être supporter le confinement mais le supporter trop bien justement ce que je vous disais et quand il va falloir qu'elle ressorte c'est là où il va y avoir des soucis et puis il y a finalement la population générale tout le monde a partagé une expérience qui est plurielle personne n'a la même expérience de ce que c'est que d'être enfermé chez soi mais chacun a donc une expérience par rapport à ce fait là et puis là aussi en fonction d'eux est ce qu'il va y avoir des solidarités ou est ce qu'il ya eu des solidarités familiales ou dans le quartier etc est ce que le s'était déjà détruit à l'intérieur du cercle familial dès ce qu'il y avait déjà de la violence voilà ça je pense que ça a cristallisé s'est intensifiée ce qui n'allait pas ou ce qui allait et donc mais par contre l'expérience générale d'être enfermé et puis de de vivre le fait que tout ce qu'on avait pensé auparavant qui allait de soi ne va plus de soi parce que finalement on a vécu tous ensemble une crise de l'évidence naturel des choses c'est pas mal de vivre une crise de l'évidence naturel une perte de l'évidence nature est le père de l'évidence de naturel que voilà il faut se lever tous les jours pour aller au boulot et qu'il faut faire si il faut faire ça et puis on n'a jamais le temps de s'occuper de ces gosses de ses patients de ces deux français le patient d'essai plutôt de ces personnes âgées de familles qui sont dans les ehpad et que tout d'un coup on se dit mais comment traverser ça qu'on se pose la question individuellement et après collectivement france la pause et des rituels de deuil non fait de tout ce qui n'a pas été inscrit dans la vie de la personne et ce qui doit s'inscrire dans le corps social c'est à dire que il ya eu des malemort des mauvaises mans et qui n'ont pas eu le droit de citer parce que l on n'était pas enterré qui a pas eu de cérémonie pas de rituel il va falloir ça qu'on l'a inscrit mais ça ça va faire des ça peut faire du trauma mais si vous voulez le trauma il ya deux temps autres mots trop mal ce n'est pas tellement le confinement et c'est pas juste la mort des gens ou la maladie des gens c'est comment ça ça va être repris par la société comment ça va être repris le deuxième temps du trauma est ce utile fait le plus effraction c'est la trahison des siens quand si le gouvernement nous dire prenez le boulot comme si de rien n'était il est en train de faire avec mes profs reprenez il n'y a pas de problème et en même temps les gens sont la trouille au ventre on va aller bosser parce qu'ils savent qu'il ya des gamins qu'ils peuvent les contaminés que on leur dit en plus de ne pas aller voir leur famille aux profs les consignes de l'éducation nationale c'est pendant toute la phase de déconfinement n'allez pas voir vos parents qui sont âgées parce que vous pourrez leur transmettre le pôle it ça s'applique près du traumatisme à grande échelle comme dans les moments de guerre là pour le coup là l'analogie elles existent parce que si vous voulez ça valait la trahison de la société par rapport à des gens qui auront été au front qui aurait eu une expérience limitée de catastrophe c'est à dire potentiellement tout le monde lackey par exemple la trahison des siens et donc notamment des tutelles par rapport aux professionnels de santé dû social de l'accompagnement etc elle peut créer des burnout à grande échelle chez les soignants parce que quand on va nous demander de travailler comme si c'était bien tout allait bien et est en disant bravo vous avez été héroïquement maintenant retourner au boulot et puis arrêtez de vous plaindre voilà comme des journalistes peuvent dire les hôpitaux qu'ils veulent un dilemme dernier ben voila quand quand ils disent des choses comme ça la saf et la trahison du second temps du trauma qui est vraiment qui impacte tous vous voyez c'est comme les gens qui subissent des abus c'est pas l'abus en lui-même seulement qui traumatise sait comment l'environnement va dire maintenant parce que tu as vécu c'est pas si grave que ça ou alors maintenant il n'y avait pas de problème il était sympa cet oncle se perd cette personne qui quitte à abuser dans lorsque tu t'es fait des idées ça ça fait du trauma vraiment donc comment va être mis en circulation nos expériences plurielle et comment c'est pas une expérience qui va s'imposer sur une autre c'est ça le défi donc oui potentiellement il va y avoir plein de gens qui vont consulter parce qu'ils n'auront pas bien vécu d'enfermement ça va créer des angoisses et à des pressions et des choses post-traumatique mais il ya vraiment un deux voire de la société à mettre en circulation tout ça dans la culture elle-même dans l'institution de la culture de l'associé et je pense que c'est castoriadis qui parle je pense vraiment qu'il faut qu'on compense ça c'est la société elle a besoin de s'auto institué ce tir que c'est à nous toutes et tous en tant que citoyens d'instituer la société pas d'attendre que ce soit un parti un gouvernement une église où je ne sais quoi qui est l'institut à notre place oui c'est voilà merci mathieu bellahsen pour cette édition passionnante est-ce que vous avez quelque chose à rajouter où vous avez vous avez du pain de choses vraiment pas ce que ce que ce que je peux rajouter basse et d'expérience là c'est que remercier remercier les patients notamment les patients chez nous parce qu'ils nous ont beaucoup soutenus et là aussi par exemple à l'hôpital les patients des paris et nous en dit bon mais ça va vous supporter est en fait voilà dans ces moments de troubles c'est très émouvant et voilà je vous remercier aussi il faut savoir remercier donc je remercie les collègues les patients les gens qui nous supportent aussi dans l'autre sens du terme merci à vous merci beaucoup
Mathilde Panot