Macron réveille l'opposition....de gauche - Les questions SMS #cdanslair 16.01.2018
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 60 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse partielle
Les Anglais sont-ils reconnaissants pour le travail fait de ce côté de la Manche ?
- 0:11OuverteRéponse partielle
Ils payent plus. Et ils ont déjà répondu non.
- 0:19OuverteRéponse partielle
Il y a un petit peu un jeu de poker menteur sur ces fameux accords du Touquet que Macron dit vouloir renégocier.
- 0:25OuverteRéponse partielle
On n'a surtout pas intérêt à y toucher. Puisqu'en fait, ça limite les flux.
- 0:59OuverteRéponse partielle
Quelle sorte d'accord avec la Grande-Bretagne pourrait améliorer la situation à Calais ?
- 1:24OuverteRéponse partielle
Pourquoi les migrants désirant se rendre en Grande-Bretagne sont-ils retenus en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:09InvitéFait
« Ils payent. »
- 0:19InvitéFait
« Il y a un petit peu un jeu de poker menteur sur ces fameux accords du Touquet que Macron dit vouloir renégocier. »
- 0:30InvitéFait
« On n'a surtout pas intérêt à y toucher. Puisqu'en fait, ça limite les flux. »
- 0:41InvitéFait
« Donc, en réalité, la France y gagne. »
- 0:54InvitéFait
« Et donc, comme en fait, ils sont en position de faiblesse avec le Brexit, Macron en profite et va essayer de demander un petit peu plus d'argent. »
- 1:29InvitéFait
« Parce que la frontière est en France. »
- 1:52InvitéFait
« Ça affaiblit de facto, je pense, la position britannique. »
- 2:12InvitéFait
« Ça, c'est un petit message à Emmanuel Macron. »
- 2:20PrésentateurFait
« Emmanuel Macron ne s'est pas présenté comme un candidat ouvert à l'accueil des étrangers. »
- 2:55InvitéChiffre
« À combien estime-t-on aujourd'hui le nombre de clandestins présents en France et arrivés en 2017 ? »
- 3:10InvitéChiffre
« On peut avoir les chiffres plus ou moins liés à l'AME, à l'aide médicale d'urgence, qui sont de l'ordre de plusieurs centaines de milliers. »
- 4:39InvitéFait
« Elle a l'équivalent d'une green card, mais qui ne fonctionne pas, ou qui a du mal à fonctionner depuis des années. »
- 6:05InvitéFait
« L'interdiction d'accès au travail pendant 9 mois faite aux demandeurs d'asile n'est-elle pas une incitation à la fraude ? »
- 6:19InvitéFait
« Et de plus en plus, les demandeurs d'asile ont le droit de travailler sous certains critères. »
- 6:27PrésentateurFait
« La droite sera dans la surenchère, elle dira « c'est insuffisant, il faut faire plus ». »
Temps de parole
- Invité34 %
- Invité 222 %
- Présentateur18 %
- Invité 311 %
- Invité 48 %
- ?7 %
≈ 33,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On
continue à parler de l'Europe. Enfin, les Anglais sont-ils reconnaissants pour le travail fait de ce côté de la Manche ? Ils payent. Oui, ils payent.
Alors,
oui, ils payent. On voudrait qu
'ils
payent plus. Et ils ont déjà répondu non. Oui, mais ça, après, c'est du jeu diplomatique. Ce qui est certain, c'est qu'il
y
a un petit peu un jeu de poker menteur sur ces fameux accords du Touquet que Macron dit vouloir renégocier. Puisque, donc ça, c'est le jeu diplomatique. Mais en réalité, vous demandez à n'importe quel technicien de la chose migratoire. Il vous expliquera qu'on n'a surtout pas intérêt à y toucher. Puisqu'en fait, ça limite les flux.
C
'est-à-dire que du coup, c'est plus compliqué pour les migrants d'aller en Angleterre. Donc, si c'est plus dur pour eux de rejoindre l'Angleterre,
c
'est plus dur. Il y a moins d'intérêt à venir jusqu'à Calais. Donc, en réalité, la France y gagne. Et c'est pour ça qu'on dit qu'on va essayer peut-être de négocier un accord additionnel, ce qui permettrait de ne pas toucher au cœur des accords et d'essayer de faire un arrangement, un habillage sur
en fait des choses. L'idée, c'est qu'on veut
qu'ils payent davantage.
Et
voilà. Et donc, comme en fait, ils sont en position de faiblesse avec le Brexit, Macron en profite et va essayer de demander un petit peu plus d'argent. Quelle sorte d'accord avec la Grande-Bretagne pourrait améliorer la situation à Calais, justement ? C'est ça ? C'est leur demander de financer un peu plus
l
'accueil des migrants
?
C
'est ça.
Et puis, essayer
de faire
qu'ils en prennent davantage, que ça soit plus souple sur les mineurs et pas que les mineurs, sur les rapprochements familiaux. Mais en réalité, ça est déjà prévu par les accords de Dublin, sauf que c'est du cas par cas et qu'aujourd'hui, le Royaume-Uni fait quand même régulièrement la fine bouche.
Pourquoi
les migrants désirant se rendre en Grande-Bretagne sont-ils retenus en France
? Parce
que la frontière est en France.
C
'est
depuis
les accords du Touquet. Donc là, bon, c'est... Mais il faut que les choses bougent, en tout cas. On le voit bien. Donc acte additionnel. Mais de toute manière, il faut que les choses évoluent sur ce terrain. Le moment est quand même propice, justement, à cause du Brexit.
Parce
que ça a changé quoi, le Brexit
?
Ça affaiblit de facto, je pense, la position britannique. Non,
c
'est juste que ça fait sortir des accords de Dublin. Et que
du coup, il faut trouver un
phénomène, un accord compensatoire. Et cet accord additionnel pourrait permettre en partie d'y répondre. Pas à tout, mais en partie.
Comment
peut-on se présenter en candidat ouvert à l'accueil des étrangers pour finalement fermer les frontières ? Ça, c'est un petit message à Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron ne s'est pas présenté comme un candidat ouvert à l'accueil des étrangers. Il n
'a
jamais tenu un discours immigrationniste. Le seul qui a tenu ce discours, c'est Mélenchon en 2012. Ou dans son grand meeting de Marseille,
il
avait dit, la Méditerranée, c'est notre marée nostrum et vous êtes les bienvenus. Il a payé cher dans les urnes cette position. Et en 2017, même lui a tenu un discours très dur. Et il a habillé d'un discours anti-Merkel, un discours qui était en réalité assez dur sur l'immigration. Et Macron n'était pas du tout dans un esprit d'ouverture. Mais c'est vrai qu'il a, comme dans toute sa campagne, vernis d'humanisme un discours qui restait quand même assez flou. Et aujourd'hui, entre la réale politique et puis l'humanisme, on entend surtout sonner la réale politique.
À combien estime-t
-on
aujourd'hui le nombre de clandestins présents en France et arrivés en 2017 ? On n'aura pas
la réponse.
On n'aura pas de chiffres. Et on peut avoir les chiffres plus ou moins liés à l'AME, à l'aide médicale, d'urgence, qui sont de l'ordre de plusieurs centaines de milliers. Mais c'est vraiment un indicateur très flou sur lequel il ne faut pas forcément se baser.
Ils ne sont pas tous malades. Et ils
ne
sont pas tous malades. Ça veut dire
qu'on n'essaie pas de les avoir, les chiffres ? Mais en fait, vous ne pouvez pas avoir le chiffre de quelque chose que vous ne connaissez pas. Parfois, on peut connaître une situation et ne pas vouloir donner ce chiffre-là.
Parce que ce qui
laissera en sonde qu'il y a une entrée sur le territoire qui est peut-être mal gérée, c'est
vraiment l
'incapacité du gouvernement de faire
une estimation.
C'est comme les estimations que vous pouvez avoir aux États-Unis. Elles sont toujours les mêmes depuis des années, extrêmement floues. Et vraiment, c'est difficile de s'appuyer dessus. En tout cas, c'est plusieurs millions aux États-Unis,
c
'est plusieurs centaines de milliers en France. C
'est globalement les chiffres qui circulent. Si ces clandestins ne meurent pas de faim, c'est qu'ils travaillent. Et s'ils travaillent, c'est qu
'ils
travaillent au noir. Et donc, il y
a
des employeurs pour leur proposer du travail au noir.
On
voit surtout des hommes. Où sont passées les femmes
? Les
femmes, on les voit, mais pas forcément à Calais.
Et
comme on a tendance... Et pas là où nous sommes allés en tournage.
Voilà,
puisque souvent,
c'est les hommes
qui vont en éclaireur. On peut avoir des femmes, ça arrive, on en voit dans les embarcations de fortune qui arrivent en Italie. Mais les femmes viennent par d'autres biais, notamment soit du regroupement familial, sinon avec des faux visas de touristes ou des vrais visas. Et ensuite, elles restent au-delà du délai du visa. Ça se fait par cette voie-là. Pourquoi la France ne se dote-t-elle pas d'une green card comme aux États-Unis ? Et n'affiche-t-elle pas les besoins réels en main d'œuvre
? Elle
a l'équivalent d'une green card, mais qui ne fonctionne pas, ou qui a du mal à fonctionner depuis des années. On en change le nom, le concept, les critères.
Mais la France a
renoncé. On entendait ça dans quelques discours politiques, et c'est fini, à une politique d'identification des besoins en main d'œuvre et de quotas.
Pourquoi on
a
renoncé à ça ?
La plupart des politiques considèrent que ça ne marche plus comme ça, que ce n
'est
pas possible et qu
'on
ne peut pas établir des quotas précis par profession ni par pays. C'est
-à-dire
qu'en gros, le modèle canadien ne peut pas être appliqué à la France.
En revanche, on est arrivé au moment où ce débat montait en puissance
avec
la crise économique,
où
là, on a une flambée du chômage, et donc il y avait peut-être encore quelques secteurs en tension, mais tout le monde disait que
ce n'était
surtout pas le moment de faire ça. En revanche, je crois que dans le projet de loi Asile et Migration, il y
a
un encouragement aux facultés, aux capacités des étrangers qui souhaiteraient venir en France. Une immigration qualitative, on va dire.
Pour
venir faire leurs études.
Ça
fait partie de... Et ensuite, on a quand même une difficulté sur l'immigration choisie, c'est-à-dire qu'on va prendre des métiers qui sont en tension, donc ça peut être dans le bâtiment par exemple, mais ça peut être aussi dans le médical, des médecins, des infirmières, et donc l'objectif qu'on définissait tout à l'heure de contribuer au développement de ces pays,
si
vous drainez toutes leurs élites, vous les enfoncez dans le sous-développement.
Ça ne peut être
qu'à titre provisoire pour
terminer une formation. Ou des métiers,
par exemple, très manuels. L'interdiction d'accès au travail pendant 9 mois faite aux demandeurs d'asile n'est-elle pas une incitation à la fraude
? À
la fraude du travail, à travailler au noir ?
C'est en gros comment ils vivent, ça se passe. Effectivement,
oui, mais de toute façon, ça c'est en train de sauter progressivement et de plus en plus, les demandeurs d'asile ont le droit de travailler sous certains critères. La droite va-t-elle soutenir le
président
pour cette loi au Parlement ?
Non, la droite sera dans la surenchère, elle dira « c'est insuffisant, il faut faire plus ». Laurent Wauquiez a donné le ton très vite.
Elle est
un peu divisée quand même, la droite, pour l'instant. Certains disent « on va soutenir ce qui nous paraîtra bien, on pourra critiquer ». Donc, à voir. Merci pour cette question. Que sont devenus les migrants évacués de la jungle et répartis dans toute la France ? On se souvient qu'il
y
en a qui étaient placés dans les régions. Combien sont restés ? Et les a-t-on recensés
? Ils
sont recensés, mais on n'a pas de chiffre global, parce que c'est très difficile à suivre en longitudinal.
Si
May et Macron ne sont pas capables de trouver une solution pour régler ce problème de frontières, qui le sera
? À
la guerre de
Cent Ans, je ne
vois
pas d'autre solution. Ou le prochain Premier ministre britannique, parce que sa position à elle est très fragile.
Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h15. On se retrouve demain pour un nouveau « C'est dans l'air » à 17h50. Tout de suite, c'est à vous. Belle soirée sur France 5.