Blocus des lycées : ce professeur de physique-chimie à La Ciotat, a été aspergé d'essence !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Que faire ? Comment répondre à cette violence ? On essaie d'analyser ce qui s'est passé et les raisons de ces violences lycéennes.
- 0:42OuverteRéponse directe
Vous pourriez nous raconter ce qui s'est passé ?
- 1:26OuverteRéponse directe
Comment allez-vous ? Est-ce que vous êtes touché ?
- 2:10OuverteRéponse directe
Vous connaissiez ce jeune ? Est-ce qu'il était scolarisé dans votre établissement ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Le suspect mineur a été identifié. Vous avez souhaité le rencontrer pour comprendre ses motivations. Une demande refusée. Qu'est-ce que vous lui diriez ?
- 4:19OuverteRéponse directe
Vous appelez à l'apaisement et au calme. Vous n'avez pas un discours de revanche. Pourquoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Thierry LaurentFait
« il y avait des mouvements euh on était quelques collègues devant les grilles et devant les forces de police pour euh générer un dialogue et pour essayer de de pacifier euh le blocus. »
- 1:26Thierry LaurentFait
« Non, ça sur la peau, ça a disparu rapidement et sur c'était mon œil droit qui avait été frappé directement, hein. »
- 2:10Thierry LaurentFait
« il n'a je sais pas s'il a avoué et reconnu les fait en tout cas devant les force de police qui l'ont interrogé. »
- 2:53Thierry LaurentFait
« il est arrivé par derrière, il est revenu à la charge et il m'a assé un coup de pied euh voilà dans le bas du dos »
- 3:38Thierry LaurentFait
« je voulais avoir des explications. Je voulais qu'il me rendait compte et et c'est vrai que euh c'est un souhait que que j'ai exprimé plusieurs fois. »
- 4:19Thierry LaurentPromesse
« Non seulement je voudrais comprendre le jeûne, mais en plus ça j'aimerais lui offrir une seconde chance. »
- 5:44Thierry LaurentFait
« certains hommes politiques euh ont peut-être légitimé un petit peu la violence et donc il faut être prudent dans son expression »
- 6:29Thierry LaurentFait
« rappeler à nos jeunes qui sont là et qui sont souvent spectateurs, de pas courir après toute agitation avec un portable à la main »
Temps de parole
- ?100 %
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Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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7h41, que faire ? Comment répondre à cette violence ? On essaie d'analyser ce qui s'est passé et les raisons de ces violences lycéennes. On est avec Thierry Laurent. Bonjour Thierry Laurent. Bonjour. Vous êtes professeur à Laota vendredi dernier en marge d'une manifestation un jeune de 16 ans vous a aspergé d'essence. Est-ce que vous pourriez nous raconter tout simplement ce qui s'est passé ? Euh oui, si vous le souhaitez. Euh bien en fait euh donc il y avait des mouvements euh on était quelques collègues devant les grilles et devant les forces de police pour euh générer un dialogue et pour essayer de de pacifier euh le blocus. Voilà donc on on a réussi à à sauver quelques poubelles euh de la
combustion et il y a eu il y a eu un moment où des élèves ont allumé un feu au pied d'un arbre. Enfin, l'arbre a commencé, le tronc a commencé à s'embraser. Oui. Du moins en apparence parce que euh il était couvert de carburant, quoi. Et donc avant que le le feuillage soit soit comment dirais-je léché par les flammes, euh voilà, comme j'étais le celui qui était le plus proche, je suis allé vers l'arbre et j'ai essayé d'éteindre. [soupir][souffle coupé] Et donc c'est à ce moment-là que j'ai été aspergé d'essence. Alors, d'abord, comment allez-vous ? Est-ce que vous êtes touché ? Est-ce que la peau est endommagée ? [raclement de gorge] Non, ça sur la peau, ça a disparu
rapidement et sur c'était mon œil droit qui avait été frappé directement, hein. Donc, il y avait à la fois l'impact mécanique et ensuite l'effet du gasoil. C'était pas terrible. Ça ça a bien picoté au début puis après une fois que ça a été correctement nettoyé et après avec les traitements l'oftalement m'a dit que sous de jours enfin encore de jours il n'y aurait plus de séquel. Voilà. Bon, alors Thierry Laurent, vous connaissiez ce jeune ? Est-ce que il était et est-ce qu'il est scolarisé dans l'établissement dans lequel vous officiez et et vous connaissez ces motivations ? Alors, je ne connaissais pas ce jeune. Apparemment celui qui l'élève qui a été interpellé parce que [grognement] je
sais pas, moi je ne l'ai pas rencontré. il n'a je sais pas s'il a avoué et reconnu les fait en tout cas devant les force de police qui l'ont interrogé. Euh donc ça je pourrais pas vous dire mais en tout cas il y a un présumé responsable de cet acte et cet élève-là effectivement est scolarisé au lycée de la Méditerranée et euh voilà mais je ne le connaissais pas. Oui. Alors, le suspect mineur a été identifié depuis effectivement vous et vous-même, vous avez souhaité le rencontrer euh pour comprendre les motivations de son geste. Une demande qui vous a été refusée, hein, c'est ça. Qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous voudriez lui dire ce matin ?
Alors, déjà tout de suite, en fait, quand il quand il m'a tapé, quand j'ai reçu l'essence, j'étais en train de me débarbouiller. Euh voilà. Et donc à ce moment-là, il est arrivé par derrière, il est revenu à la charge et il m'a assé un coup de pied euh voilà dans le bas du dos et là instinctivement immédiatement je me suis retourné et je lui suis parti après quoi. D'abord pas très rapidement et puis ensuite j'ai accélé accéléré le mouvement pardon et parce que je je lui ai demandé à deux reprises de revenir vers moi, chose qu'il n'a pas faite. Je voulais avoir des explications. Je voulais qu'il me rendait compte et et c'est vrai que euh c'est un souhait que que j'ai exprimé plusieurs fois. Je l'ai
exprimé auprès de ma hiérarchie, je l'ai exprimé auprès des forces de police quand je suis allé déposer plainte. Bon, on m'a dit que c'était pas possible mais je comprends que dans le casadre d'une procédure et puis ils avaient bien d'autres choses à faire que de d'organiser une rencontre entre une victime supposée parce que c'est pas comme ça que moi je me perçois en tout cas. Euh et euh et quelqu'un qui aurait euh commis un acte finalement euh qui est certainement une une bêtise quoi. Voilà, qui aurait pu avoir des conséquences mais qui n'en a pas eu. Thierry Laurent, professeur à la Siota est donc victime de ce jet d'essence en marge des manifestations. Euh ce qui est frappant aujourd'hui et on va on se dirige vers une semaine qui va être très compliquée avec cet appel demain à de
grandes manifestations et probablement à l'évidence des des violences à nouveau. Vous vous appelez à l'apaisement et vous appelez au calme et vous n'avez pas un discours de revanche du tout. Vous voudriez au contraire essayer de comprendre les motivations de ce jeune. Ah oui, tout à fait. Non seulement je voudrais comprendre le jeûne, mais en plus ça j'aimerais lui offrir une seconde chance. Voilà, parce que nous on est là enseignant, on est là pour comment dirais-je ? Aider jeunes à se construire, pas du tout pour casser leur avenir. Donc voilà. Donc ça c'est ça c'est mon objectif ça. C'est sûr qu'à titre personnel c'est mon objectif. Bon euh ensuite par rapport au mouvement euh plus largement effectivement la journée
de demain risque d'être inquiétante. Euh aujourd'hui beaucoup de lycées sont restés fermés parce que euh parce que justement on veut éviter les blocus et d'autres débordements. Mais effectivement demain c'est une journée manifestation. Ce qui est d'un côté rassurant par les par les contacts que j'ai eu avec mes collègues syndiqués. un certain nombre de syndicats de l'éducation nationale ont rejoint euh la démarche de manifestation hein euh dans le but non pas de récupérer le mouvement mais afin de proposer un service d'ordre. Donc il y a de fortes chances quand même que au cours de la manifestation, il n'y ait pas trop de soucis. C'est après que effectivement il peut euh peut y avoir des débordements. Oui. Merci inf. Mais ça ça sera le fait de de casseur de voilà. Oui, mais si on a
encore quelques instants, moi je je voudrais aussi quand même un tout petit peu élargir la question et que chacun se pose des questions sur sa propre responsabilité, hein. Je pense que euh certains hommes politiques euh ont peut-être légitimé un petit peu la violence et donc il faut être prudent dans son expression parce que les élèves qui sont les plus fragiles peuvent comprendre ça comme euh bien une incitation à passer à l'acte. Donc ça, je pense qu'il faut faire attention. Bien sûr, les médias doivent aussi faire attention. Et je je finirai juste en disant que rappeler à nos jeunes qui sont là et qui sont souvent spectateurs, de pas courir après toute agitation avec un portable à la main, ça énerve ceux qui ceux qui sont là pour mettre la
pagaille. Voilà. Merci Thierry Laurent et le message est passé. Et je rappelle que vous êtes professeur à la Siota et on est heureux de savoir que vous allez bien après ce ce jet d'essence en marge des manifestations de Laota et de Marseille la semaine dernière. Yeah.