Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo (sur YouTube)· 13 février 2025 26 min

Pas de "'paix durable sans les Ukrainiens et sans les Européens", dit Benjamin Haddad

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour Benjamin Hadad bonjour bonjour 1h30 d'échange téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine hier au cœur de la discussion évidemment la fin de la guerre en Ukraine cet échange téléphonique c'est une bonne nouvelle pour la France pour l'Union européenne on s'y attendait je vous rappelle que le président Trump s'était aussi entretenu à Paris avec le président de la République et le président Zelenski en décembre et le président zelensk lui-même d'ailleurs avait dit que il l'Ukraine est ouverte à négociation souhaite des négociations la question aujourd'hui qui se pose c'est quand même la réalité du terrain c'est que hier encore on a vu la Russie escalader dans son sa guerre d'agression contre l'Ukraine avec une fois de plus des tirs de missile on voit la Russie qui continue à garder des buts de guerre maximalistes et donc effectivement la question qui se pose aujourd'hui pour nous tous c'est comment aboutir à une négociation qui serait équitable et donc mettre les Ukrainiens dans un rapport de force favorable et puis surtout comment garantir une paix juste et durable parce que même si demain vous avez une fin des combats se posera la question de la dissuasion d'une futur la Russie donc des garanties sécurité d'abord là le début les prémises de cette discussion c'est donc Trump qui parle à Poutine si Trump parle à Poutine est-ce que Macron doit parler à Poutine bah vous savez qu'il l'avait fait et qu'il a jamais excl il avait jamais exclu de le refaire au moment où ça pourrait être utile mais une fois de plus la question c'est comment les les mettre les Ukrainiens dans cette cette configuration où on peut avoir après une stabilité du continent européen et du flan est de l'Europe c'est pour ça d'ailleurs que nous avions hier à Paris le ministre des Affaires étrangères ukrainien avec un certain d'homologues européens autour du MIN d' affaires étrangères Jean-Noël Barot précisément pour discuter des conditions parce que les Ukrainiens se battent toujours reçoivent toujours des armes d'ailleurs des États-Unis comme des Européens nous avons récemment finalisé au niveau européen un prêt financé sur les intérêts des avoirs gelé de la Russie vous savez de la Banque centrale Russ de Russie qui a été immobilisé en Europe pour financer justement des nouvelles livraison d'armes donc on continue à soutenir les Ukrainiens il continuent à se battre évidemment les conditions auxquelles ils sont prêts eux à à cesser les combat seront absolument essentiels donc c'est de ça dont on discut sur la manière sur la manière dont les choses se passent sur la manière dont les chos se passent est-ce que les ministres qui étaient hier à Paris était au courant de cette discussion de entre Donald Trump et Vladimir Poutine avant est-ce qu'ils avaient été mis au courant mais on échange régulièrement avec nos homologues américains et une fois de plus Donald Trump a dit mais il avait dit même dit ouvertement qu'il aurait des conversations avec le président rus s parce que la question sair dans quelle mesure nous sommes à la table pour discter et Jean-Noël bar si vous posez la question par exemple sur le ministère ministre d' affffaires étrangères s'est entretenu longuement récemment avec Marco roubiot le le son son homologue le secrétaire d'État américain on avait Jay vons le vice-président des États-Unis qui était à Paris cette semaine pour le sommeta mais qui s'estussi entretenu avec le président de la républiquecoup avec avec Donald Trump donc on a on a ces échanges mais une fois de plus je veux dire je je vois bien que ces conversations téléphoniques font du bruit et on en parle il y a du commentaire mais une fois de plus ce qui compte c'est quand même la réalité du terrain aujourd'hui aujourd'hui la réalité du terrain c'est que la Russie ne cesse en rien son agression que les Ukrainiens continuent de se défendre et de résister de façon héroïque il continue de recevoir des armes je je tiens à le dire donc les combats n'ont pas cessé que la Russie continue d'avoir des buts de guerre maximalistes parce que on continue à parler par exemple des néoas avit de renversé le régime et donc et c'est là et c'est là que les Européens auront vraiment un rôle absolument et primordial aussi dans le long terme c'est précisément pour aider les Ukrainiens à assurer des garanties de sécurité à assurer une dissuision durable de l'agression russe et puis à se reconstru vous voyez bien ce sont les Américains qui prennent la main Benjamin Haddad une réunion importante a eu lieu hier à Bruxelles autour de l'OTAN et le nouveau secrétaire américain à la Défense il a jugé irréaliste d'envisager un retour de l'Ukraine à ses frontières d'avant 2014 qui incluait donc la Crimée comment réagit la France un moment une négociation vous savez ce sera des compromis des concessions et le président Zelenski lui-même a dit à nombreuses reprises qu'il était prêt à faire des des compromis nous nous notre objectif c'est de défendre nos intérêts de sécurité et donc c'est de pouvoir avoir une Ukraine qui est en paix qui est stable qui est prospère à nos portes et qui peut se tourner résolument vers l'Europe parce que je tiens toujours à le rappeler au-delà des questions territoriales les Ukrainiens depuis 2014 sur la place Maidan quand des centaines de jeunes et dizaines de milliers de jeunes plutôt brandissait ce drapeau européen qui était pour eux le signe d'un meilleur avenir démocratique la lutte contre la corruption la liberté ils se battent pour pouvoir se tourner vers l'Europe ils se battent pour pouvoir vivre en démocratie donc ce sera aussi ça l'un des tests de long terme c'est pour ça que j'insiste sur cette question des garanties de sécurité c'est comment est-ce qu'à terme les Ukrainiens gar de sécurité vous en parlé beaucoup depuis tout à l'heure l'Agence France Presse hier cite un diplomate à l'OTAN où il y avait donc cette cette réunion selon lequel ce diplomate dit que la France et le Royaume-Uni sont prêts à davantage de leadership y compris avec l'envoi de troupes en Ukraine pour pour garantir un éventuel accord de paix c'est un scénario aujourd'hui qui est envisagé l'envoi de troupes en Ukraine des soldats français en Ukraine pour garantir un éventuel accord de paix bon faut pas mettre la charure en V b parce que là la question c'est qu'on a une négociation qui a même pas commencé on a toujours des combats sur le terrain donc un comment est-ce qu'on arrive à créer les conditions d'une négociation équitable dans lequel nos intérêts de sécurité sont respectés les intérêts de sécurité des Ukrainiens on peut assurer la stabilité mais après à long terme se posera la question en effet de garantir cette sécurité de reconstruire de soutenir militairement toujours sur le long terme les ukrainiens et nous-même je tiens à le dire et nous-même de continuer à augmenter nos moyens de de défense on militairement que ça veut dire voilà qu'il faut à un moment envisager que des Français des son la français soi présent sur le sol fa on le fait au niveau national en augmentant nos budgets de défense vous savez on a doublé le budget de Défense français sous euh les demandats d'Emmanuel Macron on le fait au niveau européen aussi en augmentant de coopération industrielle à un moment effectivement on on doit se poser les questions question de la défense de nos intérêts de sécurité et notre sécurité à long terme parce que je dis parce queobjectif européen la raison je vouis vous dire pourquoi je le souligne en ces terme parce que il y a parfois de plus en plus un décalage entre la réalité de notre débat national sur beaucoup de sujets où on nous explique qu'on va augmenter les impôts qu'on va travailler moins longtemps et les la réalité des choix auxquels on va être confronté face à cet environnement international qui devient de plus en plus Dereux plus en plus comp que ce soit de continuer àtir dans l'innovation dans laétivité la continent on a sommia cette semaine précisément parce qu'on peut pas laisser les États-Unis et la Chine filer tout droit tout seul et accélérer dans le domaine de la technologie de l'intelligence artificielle parce que il faut qu'on soit capable de maîtriser aussi notre souveraineté technologique sinon on va se retrouver dans des situations comme ce qui s'est passé récemment en Roumanie où on voit des candidats populiste d'extrême droite soutenu massivement par la Russie sur TikTok et une élection qui a été annulée parce qu'elle a été tr mais t tous ces g tous je viens vraiment à tous ces ces enjeux l'accélération ce qu'on va autour de nous un président des États-Unis qui se met à menacer le le Groenland des troupes nord-coréennes sur le sol européen je crois qu'on ne réalise pas suffisamment à quel point notre monde est en train de changer le nos compétiteurs comme nos alliés sont en train d'accélérer et à un moment si on va pas être derrire il faut qu'on ait un débat franc ouvert sur les choix décisions et et les contraintes budgtaires aussi çaésenter ve pas dire taxer les entreprises pour qu'ell fil aux États-Unis faire la teque des américain beaucoup de suj même temps poser des questions très précises sur ce que sur ce sur ce que les États-Unis ont fait hier ce que Donald Trump fait est-ce que il est en train de s'aligner sur les positions de Vladimir Poutine là il y a une négociation donc moi vous savez la semaine dernière j'ai entendu Donald Trump dire je vais mettre la Russie sous plus de pression économique et je vais augmenter les sanctions donc à un moment la question c'est si la Russie n'est pas prête à faire des compromis à se mettre à la table des négociations effectivement il faut continuer à mettre les Ukrainiens dans la position de force la plus favorable possible sur le terrain et continuer à accroître la pression économique c'est ce qu'a dit le président Trump lui-même moi je vais pas commencer à surinterpréter surspéculer sur une conversation téléphonique tout ce que je vous dis c'est qu'à un moment il ne peut pas y avoir de paix durable sans les Ukrainiens puisque c'est aux Ukrainiens de décider quand ils veulent négocier les types de concessions qu'ils veulent faire et quand ils veulent mettre fin au combat puisque je vous rappelle qu'aujourd'hui ils sont toujours en train de résister et de se battre sur le terrain il ne peut pas y avoir de paix durable sans les Européens parce que européens auront un rôle joué à jouer qui sera clé dans le long TER pour pose la question puisque demain par exemple vous-même vous allez vous allez prendre la direction de Munich pour la conférence sur la sécurité et c'est justement en marge de ce sommet que volodimir Zelenski va rencontrer le vice-président américain j V c'est normal que cette rencontre ait lieu sans un européen avec eux mais on rencontre régulièrement les interlocuteurs Ukrainiens j le ministre des Affaires étrangères ukrainien si je vous écoute ce matin c'est qu'en fait tout se passe en concertation avec les Européens pardon c'est par ce qu'on a comme impression en dehors de ce qui se passe là vous vous vous passez du temps à m'interroger sur des des rencontres avec des Américains le ministre d'ERS étrangères ukrainien était hier à Paris il était hier à Paris avec avec le ministre des Affaires étrangères français et avec les ministres des Affaires étrangères européens et on échange régulièrement avec nos homologues américains comme avec nos homologues Ukrainiens donc évidemment que les Européens sont autour de la table et évidemment que les Européens vont prendre une partie prenante question avoir de paix en Europe sans les Européens on a bien compris la position européenne la position française vous avez vu que dans ces négociations pour Donald Trump il y a un sujet particulier c'est celui des terres rares il a les yeux rivés sur les terres rares qui contiennent des métaux rares en Ukraine volodimir Zelenski a l'air plutôt réceptif à ces demandes est-ce que c'est comme ça qu'on fait de la diplomatie en 2025 est-ce qu'on va laisser Donald Trump prendre possession des terres rares ukrainiennes nous Européens alors qu'on en a besoin aussi de ces terres rares non mais encore une fois on spécule sur des sur des déclarations sur des effets de manch je laisse là vous avez dit le président ukrainien lui-même a a réagi donc je crois que ça sert à rien de de réagir à ces différentes annonces moi un moment ce que je voudrais quand même rappeler c'est que même l'intérêt non seulement des Européens mais des Américains c'est pas de donner une victoire facile à Vladimir Poutine en début de mandat mais quel message quel précédent ça représenterait pour d'autres théâtres je pense par exemple à l'Indo-Pacifique dans lequel les Américains nous dit disent qu'ils ont des intérêts aujourd'hui majeurs quelle espèce de signal ça enverrait à d'autres compétiteurs stratégiques des États-Unis si en début de mandat on donne une capitulation et une victoire à la Russie de Vladimir Poutine ce n'est pas seulement les intérêts de l'Ukraine et des Européens qui sont en jeu mais je crois que tout le monde aurait à y perdre à commencé par les ÉtatsUnis et je crois et je crois que les États-Unis le savent parce qu'une fois de plus quand on entend le président Trump parler de mettre plus de pression économique sur la Russie de Vladimir Poutine on voit bien que les conditions de la négociation sont encore mouvantes ouis hier à votre place on avait le spécialiste en géostratégiezer Quiou effectivement et qui nous disait la paix là d'aujourd'hui ce sera la guerre de demain ah mais mais il soulligne exactement la bonne question comme souvent d'ailleurs avec Nicolas Tenzer sur ces sujets la paix si c'est une trêve de quelques années pendant lesquelles la Russie se se réarme et réattaque c'est pas la paix c'est une parenthèse et d'ailleurs c'est ce qu'on a souvent fait sur le continent européen ces dernières années je vous le rappelle en 2008 la Russie attaque la Géorg en 2014 la Russie déjà annexe la Crimée et commence à attaquer le le donbas notamment via des proxis donc c'est pour ça que je vous dis que la question c'est pas juste de signer un bout de papier les Ukrainiens sont bien placés pour le savoir pendant les années 90 juste après la chute de l' RSS on leur a demandé d'abandonner leur programme nucléaire parce qu'il y avait toujours des armes nucléaires issues de l'URSS sur le territoire ukrainien en échange de garantie de sécurité notamment de la part de la Russie garantie sur leur territoire c'est ce qu'on a appelé le fameux mémorandum de Budapest maintenant les dirigeants Ukrainiens dans les enceintes internationales ressortent souvent ce mémorandum de Budapest en disant bah c'est gentil parce que on a abandonné notre programme nucléaire et en échange on a eu des garanties de sécurité bidon que personne n'est venu défendre donc aujourd'hui la question c'est en effet comment est-ce qu'on peut assurer de façon stable et durable la paix en Europe en continuant à soutenir les Ukrainiens même après un C en contant continuant nous à augmenter nos moyens de défense nationaux à trouvver des voies de financement européennes pour lancer des coopérations industrielles parce qu'une fois de plus si on si on croit que demain après un cesser le feu la paix est revenue on aura plus jamais besoin de parler de question de sécurité militaire de guerre en Europe ce serait une illusion majeure et ce qui est en train de se passer déjà depuis quelques années c'est que l'Europe sort de cette illusion sort de cette parenthèse issue des années 90 où nous sommes dans la paix perpétuelle on se rend compte qu'on est dans un monde de conflictualité de menac avec à la fois des menaces militaires réelles la guerre mais aussi des menaces hybrides et ça demande effectivement de sortir de ce cocon confortable comp et et et en effet sans compter sur les États-Unis d'investir dans notre souveraineté et notre autonomie stratégique Benjamin Hadad ministre délégué chargé de l'Europe est avec nous jusqu'à 9h sur France Info on vous retrouve juste après le fil info de 8h46 Maurine Suard l'état n'abandonnera pas les quartiers prioritaires promet ce matin la ministre de la Ville une personne a lancé une grenade hier soir dans un bar de Grenoble dans le quartier du village olympique 12 blessés dont si grave le pronostic d'une victime victime et même engagée l'initiative de Donald Trump n'est pas une trahison de l'Ukraine affirme à l'instant le Pentagone le président américain qui a eu au téléphone hier Vladimir Poutine les présidents américains et russes veulent se rencontrer pour mettre un fin à la guerre en Ukraine les chefs des diplomaties de six pays européens et de l'Ukraine s'opposent à des négociations en leur absence RTE présente son plan pour développer notre réseau électrique haute tension le gestionnaire national du réseau de transport d'électricité prévoit 100 milliards d'euros d'investissement d'ici 2040 RTE qui veut répondre aux enjeux de décarbonation et de réindustrialisation il y a plusieurs défis le raccordement des nouveaux réacteurs nucléaires pr et de l'éolien en mer notamment la Ligue de foot professionnel et dazone en plein bras de fer sur le paiement des droits télé la LFP ass signe en référé le principal détenteur des droits dazone refuse de payer une partie de ses droits car la plateforme s'estime laésée et victime d'un piratage trop important France Info le 830 France Info Jérôme chapui SIA braquia et le ministre délégué en charge de l'Europe sur France Info Benjamin Hadad vous évoquiez tout à l'heure le sommet de l'ya qui s'est achevé mardi à Paris les États-Unis et le Royaume-Uni n'ont pas signé la déclaration finale de ce sommet sur l'intelligence artificielle c'est un échec mais attendez pardon mais on peut quand même saluer cet immense succès diplomatique et économique euh à Paris cette semaine qui a été le somméia 109 milliards d'euros investis en France dans l'intelligence artificielle dans nos pépites nos entreprises nos start-ups qui qui sont qui sont en concurrence avec les principaux acteurs internationaux l'ouverture de data center le la formation de de talent le tout en plus s'appuyant sur l'énergie décarbonée qui est le nucléaire l'énergie abondante c'est ce qu'on dit tous les investisseurs 50 milliards d'euros de plus investis par la Commission européenne à un moment sur la question cruciale notamment de la régulation pas d'alignement avec les États-Unis le premier acteur mondial sur le sujet encore une fois estce que c'est pas un échec mais mais la mais la condition moment même de la régulation c'est l'innovation c'estd que on a en Europe ces dernières années développé beaucoup de règles comme l'i Act comme le digital service Act pour lutter contre la manipulation des algorithmes pour protéger les données pour lutter contre la haine en ligne la desés informformation les ingérances et c'est ce qui fait que les entreprises américaines ou autres chinoises qui veulent pouvoir investir en Europe doivent respecter nos règles mais mais la condition mais la condition de la souveraineté c'est quand même l'innovation et la compétitivité si un moment on laisse les autres les Américains ou les Chinois créer les technologies de demain dans l'intelligence artificielle dans le quantique comme on a raté le tournant des plateformes de réseaux sociaux et du numérique mais là on perdra en souveraineté les autres accélèrent donc il faut que nous-mêmees on accélère et moi je suis assez content de voir qu'on a réussi à à relancer aussi une forme d'optimisme sur la tech de dire que l'intelligence artificielle c'est aussi une révolution et une chance pour les transports et la mobilité pour la santé pour l'éducation pour le travail que ça peut libéré de beaucoup de tâches et recréer du lien humain justement dans beaucoup de métiers on a été sous le poids de l'administratif ou des ou des normes donc c'est une opportunité extraordinaire pour notre pays et pour notre continent mais c'est aussi un enjeu de souveraineté et même de sécurité nation vous entendez aussi ceux qui disent attention arrêtez avec votre enthousiasme excessif l'a c'est aussi des suppressions de postes Jean-Luc Mélenchon par exemple accuse Emmanuel Macron de transformer la France en colonie numérique en déroulant le tapis rouge aux Américains au géants de la tech il met l'accent sur la nécessité d'une gouvernance internationale par l'ONU sur l'IA mais attendez la colonie numérique c'est précisément ce qui se passera si on invvestisse pas c'est précisément ce qui se passera si nos talents nos start-up ne parviennent pas ne par exactement ne parviennent pas à se développer à exporter en Europe à se financer en Europe et partent aux États-Unis aujourd'hui 300 milliards d'euros d'investissement européen partent aux États-Unis parce qu'il y a pas la profondeur de marché si on fait l'union des marchés de capitaux si on harmonise un certain nombre de règles de de normes bancaires au niveau européen et bien on donner les moyens à tous nos talents parce qu'on les a les mathématiciens les chercheurs les start-ups on a quand vous voyez le succès de Mistral la question c'est effectivement est-ce qu'après on peut les soutenir en leur simplifiant la vie et en leur donnant les moyens de se financer en faisant confiance à nos entrepreneurs de pouvoir être dans la concurrence internationale et jouer des cou avec les Opena et les dipsic ce qui a montré l'irruption de dipsic c'est très intéressant c'est que fondamentalement avec exactement l'application chinoise c'est que avec des des applications moins énergivor en data center notamment et avec moins d'investissement de départ à priori en tout cas c'est les information dont on dont on dispose on peut même dépasser les Américains donc rien n'est joué on a eu on aime bien le le fatalisme et le pessimisme en France et en Europe mais on voit au contraire que cette course internationale elle reste ouverte mais effectivement il y a urgence les autres accélèent nous ne soyons pas une fois de plus derrière en mettant des des contraintes supplémentaires et en ayant un débat qui une fois de plus je le répète est parfois un peu déconnecté de la mais le fait on vaa on vaevenir la réforme on va taer les grandes entreprises mais fondamentalement ce qui va se passer c'est qu'on va entraver là nos acteurs on va se tirer une balle dans le pied dans la concurrence internationale et on va avoir des des entrepreneurs qui vont soit pas réussir à être à hauteur de la concurrence ou partir à l'étranger c'est vraiment là quand on parle de colonie numérique la condition c'estirinovation le fait que les GS femmes soit aujourd'hui au cœur de du pouvoir à Washington que les G du numérique exerce aujourd'hui le pouvoir certains en quelque sorte faisant quasiment allégance d'autres comme Elon Musk étant quasiment en charge d'un ministère et de coupe budgétaire avec une place vraiment au cœur de de de l'écosystème politique est-ce que ça fausse pas complètement la concurrence avec avec l'Europe mais c'est pour ça que en Europe on s'est doté de de règles je vous parlais tout à l'heure du du DSA le digital service Act c'est cet ensemble de règles qui dit de façon très claire que les plateformes numériques ont une responsabilité de modérer leur contenu pour lutter contre la haine en ligne antisémitisme racisme contre la désinformation les ingérences ou la manipulation des algorithmes on a des enquêtes en cours sur X ou sur TikTok par exemple et moi j'ai échangé à plusieurs reprises elle est encore à Paris cette semaine avec la commissaire européenne ena virkunen qui s'occupe de ces questions de souveraineté technologique pour lui dire qu'on devait accélérer ses enquêtes activer le DSA le K échéant et les sanctions contre des contre ce type de plateformme qui ne respect on peut être au cœur de la machine politique à Washington on peut être le patron d'un réseau social qui opère et qui a qui a une influence très forte en Europe ça pose aucun problème il y a pas de conflit d'intérêt du point de vue des règles européennes ah ben bien sûr que si mais c'est ce que je vous dit c'est pour ça qu'on a des règles et que on a des enquêtes en cours et qu'effectivement il faut pouvoir les accélérer et le cas échéant pouvoir activer des des sanctions enc une fois vous savez pour investir aux États-Unis il y a des règles ben pour investir en Europe aussi il y a des règles il y a ces règles mais ça doit une fois de plus créer un sentiment d'urgence dans l'innovation dans le soutien à la tech européenne d'où une fois de plus l'important c'est le succès de ce sommet sur l'intelligence artificielle qui doit créer une nouvelle dynamique pour la la compétitivité et l'innovation et pour investir massivement dans la technologie dans la décarbonation de notre continent dans la défense on en parlait tout à l'heure le rapport dragi dit c'est 800 milliards d'euros d'investissement public comme privé qu'on de va pouvoir libérer par an en Europe pour pouvoir rattraper rraperer la concurrence internationale notamment la concurrence américaine depuis 30 ans les Américains ont généré deux fois plus de PIB par habitant que l'Europe alors fois plus soit on seutoflagielle et on tombe dans le fatalisme soit on se réveille et je crois qu'on est en train d'assister à un sursaut européen qui est largement aussi d'ailleurs impulsé par par la France qu'on voit dans à la fois ce sommilla mais aussi dans les annonces qui ont été faites par qui pe tre inquiétant pour les européensad il l'avait prévenu il le fait Donald Trump a bien décidé de d'augmenter les droit de douane pour la et l'aluminium pour le moment c'est 25 % pour tous les pays he il a prévenu à partir du 12 mars donc pour les pays européens ça y est c'est le début de la guerre commercialeah cette guerre commerciale est dans l'intérêt de personne le protectionnisme c'est ni dans l'intérêt des États-Unis ni de de l'Europe c'est pas le point de vue Donald Trump manifestement il considèent que c'est l'intérêt des étatsunisant la meilleure maintenant la meilleure façon de faire entendre ce message à nos partenaires commerciaux américains c'est précisément montrer que nous avons aussi les moyens de nous défendre de se faire respecter et de répondre de la même FA en l'état sur la question des des tarifs sur l'ASSE et l'aluminium vous savez c'était un accord qui avait été trouvé en 2019 à l'époque avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Junker qui devait arriver à terme potentiellement renouveler en mars le président américain nous annonce qu'il ne le renouvela pas mais je vous rappelle qu'à l'époque si on avait trouvé cet accord c'est parce que la Commission européenne on l'avait bien sûr soutenu avait annoncé des droits Dean en réponse sur un certain nombre de produits am à même hauteur mais automatiquement bien sûré mais bien sûr on va défendre nos intérêts et d'ailleurs on non seulement on en avait les moyens à l'époque parce que je vous rappelle qu'en 2016 on a déjà vécu ça enfin pour le premier mandat de Donald Trump et on nous avait dit les Européens sont nul sont divisés vont aller en rend dispersé à Washington nous sommes restés unis un marché de 450 millions d'individus qui est le principal partenaire commercial des États-Unis et nous nous sommes fait respecter en répondant mais depuis et largement là aussi sous l'impulsion de la France on a renforcé ces outils de l'Union européenne c'est-à-dire on a étendu le champ des activités les services le numérique qui pouvait être touché on est sur l'état du rapport de force entre les États-Unis et l'Union européenne l'Union européenne se fera respecter l'Union européenne défendra ses intérêts mais bien sûr qu'on a les moyens on l'a déjà fait on l'a déjà fait POS la question parce que quand on écoute des représentants de l'Union européenne deux solutions son avancé hein acheter plus de gaz liquefi aux Américains pour pour équilibrer la balance ou acheter plus d'armes américaines dans les deux cas en PL pardon là mais je suis d'accord avec vous ça c'est une erreur on va pas commencer à faire des concessions unilatérales alors qu'une négociation na même pas encore commencer ça c'est un signal de faiblesse et on se soit rouler dessus donc et d'autant que là l'urgence aujourd'hui c'est plutôt d'investir en européen de faire de la préférence européenne sur la défense d'investir dans notre autonomie stratégique sur les questions énergétiques donc massivement dans le nucléaire et dans les renouvelables et de se rendre moins dépendant des autres pas contre les autres mais moins dépendant des autres pour agir non mais le sujet c'est en effet alors après qu'on puisse avoir un agenda positif de commerce avec les Américains tant mieux mais la meilleure façon de se faire respecter ce sera là de montrer qu'on est capable de d'avoir une torion commerciale c'est c'est ce qu'on a fait vous savez récemment sur la question des véhicules électriques chinois les Chinois subventionnent massivement leur industrie de véhicules électriques la Commission européenne avec le soutien de la France a décidé de tarif doigners il y a quelques années on était pas capable sur le photovoltaïque on savait pas faire là on commence à sortir de cette naïveté et de jouer le rapport de force avec nos partenaires commerciaux benjaminad est-ce que vous êtes inquiet de ce que sont en train de devenir les États-Unis pays que vous connaissez bien moi je crois que Donald Trump est l'accélérateur d'une tendance de long terme fondamentalement quand on voit le isme on l'a déjà vécu sous l'administration Biden avec question pardon sur la démocratie américaine est-ce que ça vous inquiète ce qui est en train de se passer là-bas les la question des contrepouvoirs notamment mais je je moi je je suis européen je suis français et fondamentalement quand je regarde ce qui se passe aux États-Unis je pense aux intérêts de la France et je pense à laanéité pour nous une fois de plus de réduire not dépendance de comprendre en fait ce qui est en train de se passer sur le long terme de pas être naïf parce que encore une fois il y a Donald Trump mais parfois on avait des présidents américains comme Barack Obama ou Joe Biden qui nous paraissaient plus sympathique mais nous mis des tarifs douigners qui ont fait du protectionnisme contre nos entreprises comme le cas de l'IRAS ou Joe Biden on a eu ocus on a eu aussi le pivot vers vers l'Asie qui avait été qui avait étéar oui bien sûr l'affaire des Smar tours allié toujours un allié les les États-Unis c'est c'est un allié mais à un moment les les Polonais ont une formule que j'aime bien ils disent la première assurance vie c'est l'UTAN il nous faut une deuxième assurance vie qui est l'Europe et donc là effectivement c'est le moment pour les Européens de prendre leur destin au main et de cesser leur dépendance merci Benjamin Hadad ministre délégué en charge de l'Europe vous étiez l'invité de France Info ce matin et je vous laisse en compagnie de Salia braclia Renaud d pour les informer dans quelques minutes

Pas de "'paix durable sans les Ukrainiens et sans les Européens", dit Benjamin Haddad — Benjamin Haddad · Pourquijevote