Raphaël Glucksmann conseillait le président géorgien, en 2009, avec @TF1INFO
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:01non_speechFait
« ils sont prêts à jeter sous le bus euh les gens qui sont pourtant leurs alliés »
- 1:46non_speechFait
« il a soutenu un dictateur en Géorgie »
- 2:22non_speechFait
« le pouvoir de Mikheil Saakashvili a connu des dérives autoritaires »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 10,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
À 30 ans, ce jeune Français est un des conseillers officieux du président géorgien. Depuis plus d'un mois, l'opposition bloque le centre-ville de la capitale géorgienne et réclame la démission de Mikheil Saakashvili. Il a participé à la préparation des entretiens qui s'ouvrent avec l'opposition. Pour qu'ils sortent, il faut euh qu'ils aient une porte de sortie. C'est pour ça que ces propositions, c'est bien. C'est que ça peut leur permettre de faire du euh face saving et de de montrer que ils ils peuvent obtenir des choses. Jusque-là, vous étiez surtout un [musique] témoin de la politique.
Vous la filmiez, vous écriviez dessus, mais là vous passez à l'action en devenant conseiller d'un chef d'État. ? Parce que je me souviens très bien le C'était en août euh 2008, il y a l'invasion russe de la Géorgie.
[musique]
Et moi, je suis avec ma caméra, je suis euh au sud de Gori et je filme et je me souviens qu'à ce moment-là, je me suis dit ça sert à rien. [musique] Parce que tu vas faire un film et derrière ? De toute façon, les dirigeants européens, ils sont drogués au gaz russe.
[musique]
Ils vont pas bouger le petit doigt. Ils vont euh tout faire pour discréditer les Géorgiens pour expliquer que
[musique]
finalement, c'est de leur faute s'ils ont été envahis parce qu'ils ont une seule obsession, c'est de ne pas [musique] euh faire face à Poutine et donc ils sont prêts à jeter sous le bus euh les gens qui sont pourtant leurs alliés. Et donc, je me suis dit la seule manière d'aider [musique] de mais d'aider les intérêts de l'Europe contre les dirigeants européens, c'est d'aider les Géorgiens à résister à Poutine. Et je suis très content que vous m'interrogiez là-dessus parce que euh c'est un des trucs qui me saoule le plus dans euh la propagande euh et les attaques qui me visent, c'est euh oui, il a soutenu un dictateur en Géorgie.
Mais si vous me permettez de de répondre à ça, je vais vous dire, je trouve ça honteux. Honteux. Mais force est de constater quand même que euh Saakashvili, il y a des répressions violentes. Non. Euh si, il y a une forte concentration de pouvoir. Les Les Non, mais une forte concentration de pouvoir en temps de guerre, oui. Il y a des répressions aussi. Il y a une Il y a une attaque sur la démocratie. Non. Il sert il sert à ce que vous racontez est faux. Totalement faux. Ouais, [musique] et pourtant, je vais devoir le redire, après re re re fact-checking, le pouvoir de Mikheil Saakashvili a connu des dérives autoritaires.
En novembre 2007, par exemple, l'opposition descend dans la rue, la police réprime violemment les manifestations, le bilan officiel dépasse les 500 blessés. Dans la foulée, Mikheil Saakashvili décrète l'état d'urgence, [musique] interdit les rassemblements et fait prendre d'assaut inédit une télévision critique du pouvoir, contrainte d'interrompre ses programmes. En 2009, [musique] des nouvelles manifestations donnent encore lieu à des violences policières contre des opposants et contre des journalistes. Pendant la présidence de Saakashvili, l'opposition peine à s'imposer, les médias sont sous pression et l'indépendance de la justice est régulièrement critiquée.
Mais pour les soutiens du président Saakashvili, [musique] comme Raphaël Glucksmann, cette poigne de fer était justifiée par le contexte. Le pouvoir en place accusait Moscou de manigancer les troubles, voire de préparer un coup d'État. [musique]