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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 8 octobre 2024 24 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSantéInstitutions & élections

« Le Rassemblement national n’a pas les moyens de censurer seul Michel Barnier »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 5 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes le nouveau ministre délégué chargé de l'Industrie, parlons budget et industrie.

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Réaction aux huées contre Macron lors des commémorations du 7 octobre ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Le RN peut-il censurer seul le gouvernement Barnier cet après-midi ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quels ajustements budgétaires pour la compétitivité des entreprises ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    La CPME s'inquiète des impacts sur les PME, a-t-elle raison ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Gabriel Attal et Gérald Darmanin affichent des réserves, comment les comprenez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:30Marc FerraciChiffre
    « le Rassemblement national n'a pas les moyens de voter la censure »
  • 23:00Marc FerraciFait
    « la France a été le premier pays européen pour l'accueil des investissements étrangers pendant 5 années de suite »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et notre invité politique ce matin c'est Marc ferrati bonjour merci beaucoup d'être notre invité vous êtes le nouveau ministre délégué chargé de l'Industrie on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Stéphane Vernet de wouest France bonjour Stéphane bonjour Ariane Marc ferci bonjour bonjour on va évidemment parler du budget parler des questions d'industrie Marc Ferraci mais d'abord au lendemain des commémorations du 7 octobre on avait évidemment envie de vous faire réagir là-dessus et notamment au fait que le nom d'Emmanuel Macron a été hué hier soir lors de la cérémonie organisée par le CRIF est-ce qu'en disant à 2 jours du 7 octobre qu'il fallait arrêter les livraisons d'armes à l'Israël le président de la République a commis une faute déjà rappelez qu'on est sous l'émotion de cette commémoration 96 otages 48 de nos compatriotes qui ont trouvé la mort le 7 octobre deux d'entre eux sont encore retenus par le Hamas offer cleron et OAD yalaomi je suis particulièrement ému parce que moi-même en tant que député j'ai eu l'occasion de parrainer Auer Calderon et de m'associer aux efforts pour sa libération donc rappelez cela d'abord et rappelez que tous les efforts doivent être faits pour libérer les otage en particulier nos deux compatriotes ce que le président de la République a rappelé ces derniers jours c'est que la sécurité d'Israël est évidemment un objectif absolument essentiel mais que la situation à Gaza doit désormais sortir de cette de cette escalade qui a produit des effets absolument dramatiques pour des milliers même même des dizaines de milliers de Palestiniens qui ont trouvé la mort donc ça c'est au fond la position intangible de notre pays et c'est une position qui s'articule aussi avec la volonté de trouver un cadre politique stable pour la relation entre Israël et les Palestiniens et cette solution c'est important de le rappeler ne peut se baser que sur la coexistence de deux États mais est-ce qu'il fallait le dire comme ça est-ce qu'il fallait dire qu'il fallait arrêter de livrer des les armes à Israël d'autant que la France ne livre pas d'armes à 2 jours des commémorations du 7 octobre c'est Hué hier à l'évocation du nom du Président de la République est-ce qu' elle ne traduis pas la colère et un sentiment d'abandon de la part des Juifs de France il n'y a absolument pas d'abandon non seulement d'Israël mais aussi et surtout de la communauté des Français juifs on le sait depuis le 7 octobre l'antisémitisme a progressé le nombre d'actes antisémites a progressé dans notre pays et tout sera fait tout sera mis en œuvre pour non pas freiner mais combattre cette tendance à l'antisémitisme donc moi je vaux être extrêmement clair il n'y a absolument rien euh qui remette en cause la solidarité de la France avec le peuple israélien il n'y a rien qui remette en cause euh la défense indéfectible de la communauté des Français juifs et encore une fois ce que le président exprime et ce que Jean-Noël barreau dans son voyage dans dans la région à exprimé ces derniers jours euh c'est une ligne extrêmement constante Israël a le droit de se défendre mais il faut une désescalade à Gaza il faut une désescalade parce que le coût aujourd'hui humain et humanitaire est beaucoup trop lourd on va parler de l'actualité politique et notamment à l'Assemblée nationale puisque cet après-midi le gouvernement Barnier fera face à sa première motion de censure issu de la gauche c'est Olivier fort qui va l'pporter une motion de censure qui ne devrait pas passer mais est-ce que le vote ne va pas illustrer que la suivie la survie de votre gouvernement vous la devez au rassemblement national vous savez le rassemblement national n'a pas les moyens de voter la censure il y a 125 députés du rassemblement national 140 avec ses alliés du camp d'écotti donc le rassemblement national n'a pas en réalité les moyens de censurer tout seul la gauche et en particulier la gauche de gouvernement a aussi une responsabilité dans la décision de censurer ou pas le gouvernement ce que je pense aujourd'hui c'est que euh on s ai on sort on sort d'une période de d'instabilité d'instabilité nous avons attendu d'avoir un gouvernement les Français je pense ont envie d'autre chose que cette instabilité ils ont envie que le gouvernement se mette à gouverner ils ont envie qu'un certain nombre de problèmes trouvent leur solution ils ont envie au fond qu'on revienne à une forme de normalité dans le fonctionnement de nos institutions politique et je pense que Michel Barnier a bien posé les bases de cette de ce nouveau fonctionnement avec le principe de respect d'écoute que l'on doit à l'ensemble des forces politiques l'idée que et bien nous devons construire ensemble des majorités texte par texte sur un certain nombre de sujets et donc moi je ne me situe pas quand je me lève le matin dans l'hypothèse que une motion de censure sera adoptée parce que je crois profondément que c'est cette esprit de responsabilité et l'idée que la stabilité doit prévaloir dans notre pays qui va s'imposer donc voilài moi je je ne fais pas de spéculation sur ce que sera le vote des uns et des autres cet après-midi mais en tout état de cause mon travail en tant que ministre en tant que membre du gouvernement bah c'est de donner aux Français et bien la solution à leur problème qui sera le garant ensuite de la stabilité institutionnelle Stéphane les les deux grands textes budgétaires projet loi de finance et projet lo de finances de la sécurité sociale seront présentés au Conseil des ministres jeudi quels sont les ajustements prévu qui pourrait avoir un impact sur la compétitivité des entreprises françaises alors comme vous le savez nous sommes dans une situation budgétaire difficile difficile au regard des comptes de l'État des collectivités territoriales et de la sécurité sociale puisque vous avez évoqué le projet de loi de financement de la sécurité sociale il y a des efforts qui vont devoir être faits les efforts porteront principalement sur la réduction des dépenses à hauteur de 2/3 de des économies dont nous avons besoin et un/ers sur des augmentation de recettes à travers des modifications de la fiscalité sur les ajustements qui seront faits moi j'insiste iste sur un point et en particulier sur tout ce qui pourra toucher les entreprises et en particulier les entreprises industrielles dont je me préoccupe particulièrement c'est que les ajustements fiscaux et bien doivent être ciblés sur des acteurs qui ont la capacité de les assumer on pense en particulier aux grandes entreprises celles qui font des profits ils doivent être limités dans le temps c'est un élément absolument fondamental c'est un élément absolument fondamental parce que lorsque vous discutez avec des employeurs que vous discutez avec des entreprises industrielles en particulier le message qu'il vous donne c'est que dans leurs activité ils ont besoin de stabilité ils ont besoin de visibilité dans l'industrie on a un horizon temporel qui n'est qui n'est pas en moi mais qui a en années voir en décennies ça do être limité à combien ça doit être limité à combien écoutez moi je ne vais pas fa parce que ça va être long le rétablissement des finances publiques oui alors ça va être long ça dépend quel horizon se fixe ce qu'on a fixe 2029 exactement 2029 c'est l'objectif que nous nous fixons que nous nous fixons pour revenir sous les 3 % de déficit je pense que c'est un objectif raisonnable qui peut être atteint en faisant des efforts et qui peut être atteint aussi en ne renonçant pas j'insiste à un certain nombre de réformes structurelles qui sont destinés à créer de l'emploi mais donc la contribution elle doit aller jusqu'en 2029 ou ça doit être plus limité je ne vais pas ici faire les annonces qui seront faites jeudi au moment de la présentation des textes mais les principes c'est que les contributions en particulier cell des entreprise et bien on vocation à ne pas être étalé dans le temps sur une période trop longue parce que encore une fois le signal qui en résulterait serait probablement un signal diffic serit B pour vous 1 an 2 ans 3 ans mais encore une fois je vais pas répondre sur le sur le sur le paramètre et le contenu des annonces d'autant que il y a un certain nombre d'ajustements sur la fiscalité du capital sur la fisou la fiscalité des des des des bénéfices sur euh sur probablement euh les les les les cotisations sociales qui n'auront pas la même nature et qui n'auront peut-être pas d'ailleurs la même le même horizon temporel donc je je vais pas rentrer dans le détail puisque ça n'est pas à moi de faire les annonces mais ce que je vous dis c'est que les principes ça doit être cela des mesures temporaires des mesures ciblées et des mesures qui ne remettent pas en cause qui ne remettent pas en cause le cap d'une politique business une politique de l'ofous avons quques inquiétudes vous dites C des mesures ciblé sur les grandes entreprises qu' les moyens la CPME la Confédération des petites et moyennes entreprises s'inquiète de l'impact sur les PME pour avoir une augmentation à la fois des charges du SMIC de l'apprentissage ou des arrêts maladies est-ce qu'elle a raison de s'inquiéter la CPME vous savez on est dans une situation aussi les PME moi j'ai moi je l'ai vécu parce que je participa au gouvernement en tant conseiller ces dernières années au ministère du Travail à matigon nous sommes en train d'organiser au fond la fin définitive du quoi qu'il en coûte vous me parlez par exemple des aides à l'apprentissage les aides à l'apprentissage elles coûte très cher aujourd'hui les a 5 milliards de déficit c'est ça à peu près alors ça coûte plus cher encore mais surtout on a créé au budget initial on a créé on a créé au moment du covid des aides qui avaient vocation à être provisoire pour embaucher les apprentis et que nous avons maintenu à des niveaux similaires et qu'on a maintenu d'ailleurs quel que soit le niveau de diplôme alors que moi je préférerais qu'on qu'on qu'on finance l'apprentissage dans les bas niveaux de qualification ça c'est l'exemple type d'un dispositif qui mériterait d'être progressivement atténué et il y a des économies importantes à faire bien sûr progressivement atténuer parce qu'encore une fois il faut donner de la visibilité aux acteurs et moi j'insiste sur ce sur cet élément- là vous me parlez de l'apprentissage je vous réponds je pense qu'il y a des efforts à faire sur les aides à l'apprentissage vous me parlez des arrêts maladies on a une augmentation des arrêts maladies depuis un certain nombre d'années qui font que cela coûte aujourd'hui l'équivalent de 16 milliards d'euros à la sécurité sociale euh il y a de bonnes raisons à cela euh le vieillissement de la population fait que vous vous arrêtez plus souvent l'intensification du travail fait que vous avez parfois besoin euh de basculer en arrêt maladie mais il y a aussi probablement des des phénomènes d'abus en tout cas d'excès qui doivent être corrigés donc sur tous ces sujetsl nous nous assumons nous assumons de demander aux acteurs des efforts et effectivement certains efforts pèseront sur les entreprises mais c'est un retour à une forme de normalité on évoquait la normalité politique tout à l'heure on a aussi besoin de revenir à une forme de normalité économique nous avons beaucoup dépensé pour protéger les entreprises et les Français ces dernières années et bien là par parmi les exemples que vous me donnez il y a un certain nombre de dispositifs ou de sujets qui mérit d'être ajustés et ça ça F des écomies tout le monde n'assume pas ses efforts dans votre camp Géral d'Anin Gabriel atthal ils affichent clairement leurs réserves vous les entendez vous les comprenez d'abord Gérald Darmanin et Gabriel Atal sont parlementaires et c'est le rôle des parlementaires de faire des propositions et d'émettre une voix qui peut être différente de celle de de celle du gouvernement même si je peux quand même le rappeler il soutiennent le gouvernement et il souhaite la réussite du gouvernement de Michel bar parce que c'est le rôle d'un président du groupe majorit en tout cas dans le camp gouvernemental démettre des réserves à l'encontre de la politique du gouvernement mais vous savez euh vous évoquez le terme de réserve moi je constate que il y a des propositions qui sont faites et qui seront regardé dans le cadre du débat parlementaire vous savez jeudi il y a la présentation des textes budgétaires mais on va commencer un un long processus au cours duquel on va discuter de du contenu de cette copie initial du PLF et du PLFSS et d'ailleurs Michel Barnier l'a bien dit il faut que le débat parlementaire ait lieu il faut que les parement F des propositions la seule contrainte qui se qui se s'oppose à nous c'est que nous devons rester dans cette trajectoire budgétaire on a évoqué revenir à moins de 3 % en 2029 et ça ça suppose de faire 60 milliardeurc Gabriel il disent il faut travailler plus Gérald hermanin il veut qu'on mette fin définitivement au 35 he dans le privé c'est une piste à regarder ça toutes les pistes se regardent à titre personnel ça je ne suis pas certain que ce soit la priorité vers laquelle je serais allé parce que dans le droit du travail aujourd'hui il y a beaucoup il y a beaucoup de mécanisme qui permettent d'annualiser le temps de travail qui permettent d'assouplir le le seuil le seuil des 35 he donc mais au fond c'est ce sont des débats légitimes tous les débats sont légitimes et ce que je souhaite moi c'est que les propositions que proposeront les par que feront les parlementaires s'inscrivent dans cette dynamique vous savez l'ADN de ma famille politique à laquelle appartiennent Gabriel Atel et Gérald harmanin c'est qu'il faut d'abord créer des richesses avant de les redistribuer et donc toutes les propositions qui viseront à créer des emplois soutenir la croissance et qui peut-être viendront amender le texte le texte initial moi je pense qu'il faut il faut les regarder a in de stratégie de grandes réformes à poursuivre et cetera le il y a ce qu'on appelle la politique de l'offre qui consiste à réduire les les impôts de de production sur les entreprises pour leur permettre d'être plus compétitive ça c'est une politique qui a été initiée par François Hollande qui a été développée par Emmanuel Macron c'est la ligne c'est la ligne clair de de depuis le début du du premier quinquena est-ce qu'on n pas en train d'assister à la fin de cette politique de l'offre avec avec un certain nombre de de de mesures qui vont revenir qui vont renforcer ou atténuer les baisse d'impôt de production je pense notamment à la CVAE la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises qui est essentiel pour pour les pour les entreprises et et les collectivités elle a été réduite de 7 milliards en 2021 de 4 milliards en 2023 il était question de la supprimer progressivement d'ici 2027 est-ce qu'elle sera vraiment supprimée la CVE par exemple d'abord vous venez de le rappeler euh des baisses massives d'impôt de production ont déjà eu lieu et et non non mais j'insiste sur ce point parce que la baisse des impôts de production qui était effectivement un élément absolument fondamental pour renforcer la compétitivité de nos entreprises et notamment nos entreprises industrielles elle est actée pour l'équivalent de 12 milliards d'euros de 12 milliards d'euros par rapport à ce que nous vivions en terme de niveau d'impôt de production en 2017 donc la question c'est effectivement de savoir si on a les moyens d'aller plus loin moi je souhaite qu'on aille plus loin mais il est évident que dans la situation budgétaire actuelle et bien il faut prendre son temps et prendre le temps d'évaluer les efforts qui sont faits les impacts qu'ils ont mais le principe je réponds directement à votre question le principe du cap de la politique de l'offre et bien il n'est absolument pas remis en question on va pas revenir sur des baisses d'impôts de production on été consentu faut êtreès clair vous avez dit il y a un certain nombre de grandes réformes qu'il faut qu'il faut passer il y en a une qui vous tient tout particulièrement à cœur parce que vous avez été au cœur de cette réforme c'est celle de l'assurance chômage vous avez été conseillé de de Muriel pénico donc vous étiez sur le premier volet de l'assurance chômage vous étiez auprès de Jean Castex ensuite c'est une poli que vous avez poursuivi vous avez été rapporteur à l'assemblée du du rapport qui qui concernait le le le couplage entre le la baisse du chômage et le niveau d'indennité des chômeurs donc c'est votre grand dossier or Astrid panoian Bouvet la nouvelle ministre du Travail a déclaré dans West France vendredi dernier que en fait les négociations avec les partenaires sociaux allaient être réouverte sur l'assurance chômage sur la base des accords de novembre 2023 et qu' y avait pas de lettre de cadrage de Matignon c'est-à-dire que les partenaires sociaux vont pouvoir renégocier l'assurance chaummage mais ça veut dire que on est parti pour ne pas faire les économies prévues sur l'assurance chôumage il était question de 3 milliards et demi par an à terme ça c'est fini on renonce à cette alors moi je suis ministre de l'Industrie donc je vais pas venir sur le terrain de ma collègue astrd panusion pour qui j'ai par ailleurs énormément d'estime euh mais l'assurance chômage c'était quand même votre dossier au départ oui bien sûr bien sûr mais je connais je connais très bien ce dossier on est ici face à une problématique qui est au fond euh quelle relation on veut avoir avec les partenaires sociaux on sait que les partenaires sociaux sont demandeurs euh et bien d'une d'une d'un dialogue plus étroit il sont également demandeurs de pouvoir conduire les négociations de l'assurant chômage mais aussi les négociation sur l'emploi des seigneurs sur la pénnibilité sur un certain nombre de sujets même si ces négociations n'ont pas forcément abouti dans les derniers mois euh moi j'observe ici simplement que euh et bien les décisions qui ont été annoncées sont des décisions qui vont dans le sens d'une reprise des négociations sur la base de l'accord de novembre dernier de novembre 2023 euh est-ce que il y aura un document de cadrage ou pas de document de cadrage je ne sais pas le dire aujourd'hui euh encore une fois euh mais en tout état de cause ce qui est certain c'est que quand on va sur le terrain et bien on a on est confronté qu'on soit dans l'industrie ou qu'on soit dans les services on est confronté à la problématique des tensions de recrutement moi je je veux insister là-dessus il y a beaucoup d'entreprises qui ont du mal à recruter les tensions recrutement elle s'explique par beaucoup de choses ce n'est pas uniquement le sujet de l'assurance chômage c'est l'attractivité des métiers c'est euh la capacité à verser de bons salaires il y a beaucoup de facteurs qui font que les entreprises ont du mal à recruter mais j'espère que les partenaires sociaux dans le cadre de leurs négociations vont se préoccuper de ce problème onont préoccuper de ce problème parce que c'est un problème qui reste aujourd'hui au cœur euh des des difficultés et de la compétitivité de nos entreprises en particulier de nos entreprises industrielles donc j'espère que dans dans dans le dialogue qui va se poursuivre et bien on prendra en compte ces élémentsl un mot puisque parmi les pistes le gouvernement envisage de remonter la taxes sur les prix de l'électricité est-ce que les entreprises vont être touché alors encore une fois je ne vais pas je vais pas faire les annonces qui auront lieu qui auront lieu jeudi euh néanmoins euh je pense que là on est plutôt sur sur une taxe qui va toucher les ménages euh mais ça me permet quand même de vous dire que les prix de l'électricité pour les entreprises en particulier pour les entreprises industrielles sont un sujet extrêmement lourd euh on a aujourd'hui devant nous la fin c'est un petit peu complexe mais la fin d'un système qui va advevenir au 1er janvier 2026 qu'on appelait le système de l'arène pour aller vite euh c'est un système qui donnait accès à nos industriels à une électricité à un prix assez raisonnable euh aujourd'hui nous sommes en discussion avec EDF euh pour s'assurer que dans sa relation avec les industriels et en particulier les industriels qu'on appelle les électro-intensifs les entreprises de la métallurgie de la chimie par exemple qui utilisent beaucoup l'électricité et bien des perspectives soient données pour pendant 10 ans pendant 15 ans avoir la certitude qu'elles auront accès à de l'électricité à un coût raisonnable et ça ça va être mon travail de ministre de l'Industrie sur les entreprises et en particulier sur les entreprises industrielles électrointensives que d'accompagner cette négociation et de faire en sorte que des effort soi fait pour sécuriser la compétitivité de ces entreprises il y a un risque que cette taxe grève la compétitivité des entreprises augmentation de cette taxe grève la compétitivité des entreprises on fera en sorte que ça ne soit pas le cas sachant que c'est c'est le la production d'énergie notamment enfin d'électricité nucléaire décarboné à bas coup et un atout majeur pour la France en terme de compétitivité internationale donc on y touche pasû bien sûr vous les sécuriser à long terme vous dites des accords de 10 à 15 ans tout à fait ce sont ce sont des contrats qui sont signés entreprise par entreprise avec EDF et aujourd'hui on a on a besoin de faire en sorte que beaucoup de contrats soit signé et c'est ce qui va nous occuper dans les prochaines semaines il faut que les contrats soient signés dans de bonnes conditions pour nos industriels alors la France a été le premier pays européen pour l'accueil des investissements étrangers pendant 5 années de suite céit encore le cas l'année dernière est-ce que ce sera le cas cette année à nouveau ah ça je ne sais pas le dire c'est un classement qui est opéré par une entreprise qui s'appelle i je l'espère mais je vous remercie de de rappeler que tout ce qui a été fait pour pour affirmer un cadre fiscal un cadre en matière de droit du travail pour affirmer des investissements dans les filières d'avenir a produit des les effets on recrée des emplois dans l'industrie on ouvre plus on ouvre plus de d'usin qu'on enferme aujourd'hui et ça c'est un acquis qu'il faut absolument préserver et consolider on attire juste on attire on est les les champions en Europe pour attirer les investissements étrangers mais on est en retard sur les emplois que créent ces investissements ça ça en crée moins que chez nos voisins européens on n pas on n'est pas en retard EUR a par rapport aux ouvertures d'usin un nombre d'emplois créés par ouverture d'usine un peu moindre mais au fond moindre mais comment comment vous l'expliquez comment vous y remédiez non mais ce qui ce qui ce qui est important c'est la dynamique vous savez se comparer en niveau à nos voisin euh ça n'est pas forcément très facile à faire parce que tout le monde a un modèle économique et un modèle industriel un petit peu différent moi ce qui m'intéresse c'est la dynamique euh on sait qu'il y a des filières c'est très vous savez l'industrie est un secteur qui est assez hétérogène il y a des filières qui vont très bien l'aéronautique le luxe euh la cosmétique et puis vous avez des filiers qui subissent de plein fois une concurrence internationale extrêmement vive je pense en particulier à l'automobile à la chimie qui sont confrontés à des compétiteurs américains ou chinois qui ont accès à une énergie une électricité à bas prix qui ont souvent surinvesti et parfois sursubventionner leur industrie donc comment je réponds à votre question comment on résout ces problèmes comment on consolide les filières qui vont bien et comment on on on renforce et on aide les filières qui ont des difficultés d'abord en S sortant d'une une forme de naïveté ça l'Europe l'a fait ces dernières années et mes prédécesseurs en ont été les garants sur la compétition internationale il y a quelques jours a été annoncé une taxation des véhicules électriques chinois par l'Union européenne moi je me je je me félicite de cette décision parce que elle va protéger notre filière de véhicules électriques qu'on a besoin d'aider mais on va aller plus loin on va aller plus loin et moi en tant que ministre de l'Industrie je vais m'intéresser à la manière dont s'organise la commande publique pour faire en sorte que la commande publique soit plus orienté vers du fabriqué en France ou du fabriqué en Europe on va évidemment essayer de sanctuiriser un certain nombre d'investissements qui ont été faits ces dernières années notamment les investissements dans le cadre du Pr France 2030 on va essayer de simplifier il y a encore beaucoup à faire pour simplifier l'installation des sites la loi industrie verte de mon prédécesseur alant lescir a fait des choses je pense qu'il y a encore des des leviers pour ça donc il y a beaucoup de leviers à actionner pour pour consolider notre base industriel on va essayer les action y a beaucoup de levier mais il y a un gros handicap c'est que on sait qu'une une une un déficit public chronique et une dette délirante c'est aussi la promesse d'augmentation d'impôt spectaculaires à long à moyen ou à court terme enfin voilà est-ce que ça c'est pas ça fait pas partie des choses qui peuvent casser la dynamique que vous décrivez en terme de d'investissement étranger l'attractivité de la France va pou votre constat initial selon lequel la dette signifie nécessairement et durablement surtout des augmentations d'impôts je vous l'ai dit tout à l'heure les efforts en matière de fiscalité que consentiront les entreprises je les espère provisoir je les les experts temporaires et au fond pour réduire la dette vous savez vous avez trois leviers vous avez augmenté les impôts c'est le levier de facilité et vous avez deux autres leviers que moi je souhait qu' privilégie c'est créer des emplois et donc continuer à faire des réformes structurelles s'investir notamment dans la question des compétences moi je vais le faire beaucoup faire en sorte de faire aimer l'industrie et de faire en sorte que les entreprises industrielles aient une main d'œuvre qualifiée pour recruter ça c'était c'était le pari du gouvernement et notamment du gouvernement précédent ça pas marché oui bah écoutez si vous regardez la progression de l'emploi industriel des résultats ont été obtenus beaucoup beaucoup de de formations industrielles ont ouvert et le deuxième levier évidemment c'est la réduction des dépenses raisonné en s'attaquant à cell qui génère des effets d'è à celles qui sont inefficaces moi je préfère qu'on crée des emplois et qu'on réduise les dépenses plutôt qu'on augmente les impôts là on est obligé de le faire de manière temporaire dernière question st un dernier mot sur on parle beaucoup du déficit public on parle pas beaucoup du déficit commercial de la France qui est calamiteux et chronique lui aussi depuis 20 ans est-ce que vous avez un plan pour redresser la barre de nos exportations et réduire nos importations se il se il repose sur un principe c'est favoriser la compé la compétitivité de nos entreprises et en particulier nos entreprises industrielles la compétitivité tient au au coût de production et notamment au prix de l'énergie elle tient aussi à la manière dont on on maîtrise les coûts du travail et tient à la manière dont on sanctuirise ce qui a été fait en terme de baisse d'impôt à la fois sur sur les impôts de production puis sur l'ensemble de la fiscalité des entreprises et surtout elle repose sur le fait de donner un cap clair et de ne pas en dévier moi j'insiste là-dessus la stabilité c'est l'atout et le trésor le plus précieux dont nous disposons pour aider nos entreprises industrielles merci Mar fer merci beaucoup d'avoir été notre invité [Musique]