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Discours / meetingSophia Chikirou· 9 mars 2026 122 minAutoproduitActualité / polémiqueCulture, médias & sportInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Démocratie, culture et antifascisme à Paris

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 56 %Attaque 31 %Défensif 13 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 17:00Élois ReoinFait
    « Le théâtre Manu est implanté depuis plus de 30 ans dans le quartier Saint-Blaise à Paris. »
  • 2:30Locuteur 2Fait
    « on a plus de bail depuis 2020 parce que les propriétaires ne voulaient pas le renouveler, voulaient s'aligner avec les prix du foncier qu'il y avait à l'époque qui avait flambé depuis notre premier notre premier bail »
  • 4:00Locuteur 2Chiffre
    « la préemption du bail commercial par la ville de Paris. C'est une possibilité, c'est légal. on a le droit, on l'a inscrit dans nos dans notre programme pour préserver des des commerces essentiels »
  • 10:30Locuteur 4Promesse
    « la prochaine la prochaine mobilisation syndicale ce sera le 26 mars dans le secteur de la culture pour conquérir des droits nouveaux »
  • 13:00Locuteur 5Fait
    « le déjala fasciste qu'on sent plus ou moins dans l'air, bah il vise deux cibles, la culture, le SR, la culture, le SR »
  • 14:00Locuteur 5Fait
    « le chantage financier, le chantage au contrat pour les doctorants précaires comme comme je le suis »
  • 18:00Locuteur 6Promesse
    « on a mis dans le programme le jumelage de toutes les écoles de je bien de toutes les écoles de tous les collèges de Paris avec des équipes artistiques »
  • 21:00Locuteur 7Fait
    « Paris doit être une ville attractive. Il faut fonder notre économie sur l'attractivité de Paris »
  • 24:00Locuteur 7Fait
    « on va créer ce label euh qui reconnaît à des commerces qu'ils sont des commerces essentiels »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

de su de le 19e et aussi du conseil de Paris conduite par Sopia Chefievo et je suis accompagné de Marian Bévallé qui est de liste dans le 10e arrondissement également candidate au conseil de Paris et nous allons être un peu tous les deux les maîtres de cérémonie de cet après-midi. Mari va vous expliquer un petit peu comment ça va se rasser. Oui, je vais vous présenter donc très brièvement le déroulé de cet après-midi que l'on va passer ensemble.

Tout d'abord, un grand merci à l'orchestre de Félix H qui est déjà sorti de celle et qui nous a accueilli en musique. Nous avons donc commencé l'après-midi par un temps d'échange autour de la question : "Sommes-nous toujours libres ?" Ça nous donnera l'occasion à travers différentes prises de parole puis un moment d'échange plus ouvert de revenir sur les attaques auxquelles faut face les acteurs parisiens que ce soit donc les acteurs du monde de la culture également les librairies et les maisons d'édition.

Donc ce sera succédé de plusieurs prises de parole puis un temps d'échange plus ouvert ou hésitez pas à intervenir. Ensuite nous aurons une pause lecture avec des compagnons de route, des camarades également candidats ou non des soutiens des membres du comité de soutien qui c'est le montré sur aujourd'hui qu'on remercie qui viendront donc nous lire des textes. Ensuite, nous passerons à une deuxième séquence où on donnera encore une fois librement l'idée de cet après-midi, c'est de recueillir des prises de parole, d'avoir des échanges toutes et tous ensemble sur le paris, sur la mobilisation des syndicats des acteurs de la culture qui se mobilisent contre les coûts budgétaires, coûts budgétaires qui sont validés par un budget au niveau du gouvernement que n'a pas censuré notamment le parti socialiste et ses soutiens et ça a des effets très concrets sur le monde de la culture donc compris au niveau qui nous intéresse aujourd'hui au niveau parisien.

On aura un certain nombre de prises de parole puis un temps donc Roland notamment réinterviendra. Ensuite un discours de notre tête de liste pour Paris, la future mère Sopia Chikirou. Et ensuite vous proposera partager un moment plus informel toutes et tous ensemble le tour d'un cocktail.

Voilà pour le dérouler cet après-midi. Oui, comme vous voyez la disposition de la salle, Sopia a tenu à ce qui est cette disposition un peu en Agora pour qu'on puisse privilégier le débat et et les échanges. Euh l'extrême droite, c'est pas une question théorique et malheureusement hier soir, on l'a encore vu une nouvelle fois puisque la permanence de notre camarade Patrick Prezi a été agressé par des nonnazis qui ont qui ont perturbé la permanence et qui ont agressé des camarades.

Nous avons eu malheureusement ces derniers temps l'occasion de de crier touti antifascisti. Il faut rappeler que le premier régime fasciste est celui de Msolini. Le terme même l'indique.

Et chez les intellectuels, une des premières initiatives antifascistes a été le manifeste de 164 intellectuels italiens en 1925. Et d'ailleurs, 400 universitaires dont 31 plus Nobel viennent d'y faire référence en juin 25 en publiant une tribune contre le retour du fascisme à l'occasion du 250e anniversaire. de l'armée américaine.

Ces deux textes sont courageux, méritent le respect. Mais nous, nous allons essayer peut-être cet après-midi d'expliquer aussi les causes du fascisme en regards sociales et les conditions économiques et les conditions politiques. Le combat efficace contre le fascisme doit aussi, à mon avis, à notre avis, s'établir et faire un lien avec le capitalisme.

Ne doit-il pas s'interroger sur la responsabilité politique des puissantes organisations anticapitalistes qui auraient pu le mettre en échec ? André Malerot dans l'espoir du chefdœuvre de 1937 a dit "J'ai vu des démocraties intervenir à peu près contre tout, sauf contre les fascismes." Je vous demande quand d'accueillir Juditth Bernard.

Julie Berlin. Directrice de compagnie et elle dirige aussi un un médiac qui s'appelle Horsée. Ouais. et elle va nous expliquer un petit peu les problèmes auxquels elle a été et elle est confrontée.

D'accord. Merci de me donner la parole, merci d'organiser cet événement. Euh donc moi je je porte un témoignage, juste un témoignage à partir de ma double casquette de directrice de médias indépendant et de directrice de compagnie de théâtre.

Euh c'est plutôt de ma vie de théâtreuse que je vais parler, même si en fait mes casquettes hors série et compagnie théâtre se superpose très souvent, vous allez le voir dans mon témoignage. Euh je dirige depuis 23 ans une compagnie de théâtre professionnel qui se produit et exploite ses spectacles à Paris. Euh alors, j'ai connu comme tous les collectifs artistiques, je pense que vous le savez tous, tous les collectifs artistiques parisiens, j'ai connu la galère de devoir créer, produire de l'art à Paris, sachant qu'il n'y a pas de locaux dédiés à cet effet, qui sont très rares, qui sont pris d'assaut et qu'ils sont hors de prix.

Donc pour pouvoir simplement répéter, créer, c'est une galère indescriptible. Bon, les Saltin ban sont habitués à la débrouille. Donc on se débrouille et on s'est débrouillé pendant 23 ans.

On a réussi à bricoler des solutions. Là où c'est beaucoup plus violent mon expérience de la création artistique à Paris, c'est dans le rappel aux institutions publiques euh susceptible de financer la création artistique. En l'occurrence à Paris, quand on fait du spectacle vivant, on a deux interlocuteurs, la Draque, île-de-france et la ville de Paris.

Euh euh je vais mettre l'accent sur la ville de Paris parce que c'est un peu ça qui nous rassemble aujourd'hui. Euh pendant les 10 premières années de d'aventure de la compagnie, j'ai sollicité des aides à la création, des subventions auprès de la ville de Paris et pendant les 10 premières années, je n'étais pas très étonné de recevoir systématiquement des refuses. Je considérais que c'était la règle du jeu.

On était une jeune compagnie, fallait qu'on fasse nos preuves. Donc on a travaillé à femme aux preuve en continuant de produire un spectacle tous les de 3 ans et en accumulant les preuves de notre pignatreté, de notre exigence, c'est-à-dire en ayant de plus en plus d'articles dans la presse locale, nationale, en ayant des exploitations de spectacles de plus en plus londes, on a cru faire la démonstration à la fois de la pertinence de notre proposition, sa singularité, sa légitimité vis-à-vis des publics et vis-à-vis de la critique. Donc après ces 10 premières années, je persistais dans mes demandes de financement auprès de la ville de Paris et je me voyais toujours opposé les momes refus systématiquement.

Alors, j'ai commencé à trouver ça un petit peu suspect. Euh je me suis demandée s'il y avait pas quelque chose comme autre chose que de l'évaluation artistique, peut-être quelque chose comme une censure politique. Mes positions anticapitalistes étaient tout à fait euh publique comme j'anime un média euh bon qui pas confidentiel, qui est un petit peu connu, je ne cachais pas mes positions anticapitalistes, anti-impérialiste.

Donc j'ai commencé à me poser la question d'une éventuelle censure politique de la part de la mairie press. Et euh là où mes soupçons se sont vraiment confirmées, c'est quand j'ai demandé non plus une aide à la création, aide au projet, mais une aide à la résidence. C'est une autre catégorie d'aide proposée par la ville de Paris qui se demande en partenariat avec un théâtre.

Moi, j'ai joué à la Méfacure des abaes depuis 10 ans. J'avais un partenariat extrêmement solide avec ce théâtre. Donc, on a composé un dossier de partenariat très bien ficelé et la manufacture des Adèses avait déjà compagnie associé qui avait reçu cette tête.

Donc a priori cette fois-ci on était dans les cls, on était bon et vous devinez la compte, je n'ai toujours pas eu la rassembance avec toujours la même formulation les experts n'ont pas été convaincus par le passage au platteau. Alors le passage plateau pas vraiment jugé sur un dossier euh puisque par défit de so un dossier c'est décrit c'est bas du plateau. Mais le cassage au taton on avait comme fait la preuve depuis 15 ans qu'on jouait la Paris avec des spectacles reconnus par la critique. faire peuvent qu'on savait passer au tableau.

Donc ça commença à ressembler à une formule alibi qui cachait autre chose et ce qui a confirmé les soupçons, c'est en 2023 lorsque la conférence de Judit peuplis était invitée à Paris au s'exprimer dans le cas de l'enlèvement contre l'anticélitisme et ses instrumentalisations. Ça devait se passer en décembre 23 au circ électrique. Et le cari a amené cet élément et a sorti son jeu en quelque sorte en expliquant qu'il n'était à question pour la mairie de Paris de soutenir quelque vêtement que ce soit en rapport avec le vent décolonial l'antiracisme politique qui sont des lieux politiques que je fréquente dont je ne me cache pas.

J'ai monsieur VJA plusieurs fois dans mon émission. Je milite au côté de l'antiracisme politique depuis plusieurs années avec beaucoup de détermination. Et donc quand j'ai vu la raideur de la mairie de Paris qui ne cachait pas du tout qu'il n'était pas question pour elle de s'associer à un événement qui aurait un rapport même assez éloigné.

N'intervenait pas dans la conférence, elle était juste l'une des initiatrices. Voyez ? Donc moi, je me suis dit ma mes affinités politiques sont absolument insupportables à cette mairie PS qui nous saurait soutenir mon travail artistique.

Ce qui commence à s'apparater au bout de 33 ans que le le peuple a de la censu politique. Alors aujourd'hui l'état des lieux c'est que j'ai été obligée de mettre ma compagnie en commun artificiel pour la première fois plus dans 3 ans. la compagnie, tu as ni spectacle en création ni spectacle en explodation parce de c'est devenu trop difficile.

C'est trop devenu trop difficile parce que sans subvention pour le di un des moments que je défends qui pas un di très commercial grand public avec Kati vous devinez ce spectacle ce type de théâtre là a besoin de la supporion pour pist on s'est débodé avec écran funting pendant des années mais c'est un peu dur de faire le public deux fois une fois parfunding et ensuite quand il vient au théâtre ils restés à nouveau c'est toujours les mêmes qui payent ça paraît un peu modiqué et le dernier secours que nous avions qui est le fontex c'est Nous sommes de financement qui soient neutre politiquement. Le Fontex qui propose une aide rétroactive. Une fois que vous avez joué euh il vous rembourse 40 % du bout de plateau.

Ça c'est merdilleux. C'est une aide neutre qui avait pas avec ses de comité d'experts. Les gaz externes ne sont jamais vou voir mes spectacles hein.

Je tiens à le préciser. Pas d'exter, pas d'exter ville de Paris, ils ne sont jamais venu voir au spectacle. Donc il juge de la du doute pour le passage de Tator tour à partir de zéro observation de notre travail.

Euh donc voilà, au bout d'un moment, moi j'ai baissé mon énergie de mon abdobre ma foi artistique. Euh ça n'est pas que je renonce, je mets la panier en commettant en commun artificiel avec l'espoir que les changements vont se proire qui répond un peu d'espoir, un peu d'espace pour le théâtre indépendant. Le théâtre indépendant Arari est extrêmement fragile.

Il est porté par des gens tarés comme nous qu'il a fait pendant croisance mais là c'est ça. Donc voilà, j'appelle à plus de transparence dans les critères d'attribution de financement public, c'est indispensable. J'appelle à la rotation des charges que les espels soient redoufflé régulièrement que ce soit pas toujours les mêmesc.

Voilà. aider et j'appelle à quelques révolution qui va vous dans le sens de l'évancifation. Voilà.

Merci. [applaudissements] Avant de passer un temps d'échange, on va maintenant donner la parole à Simoral des éditions au feu sacré sur la question de la concentration. [applaudissements] Euh alors la concentration que moi je je suis éditeur, toute petite maison d'édition très indépendante.

Euh donc comme la plupart des maisons d'édition indépendantes et ben on court après les moyens, on est là par passion et on se débrouille comme on peut pour faire exister nos livres et les faire circuler. Mais donc effectivement il y a des phénomènes d'organisation du secteur qui nous aident pas. Euh donc notamment, il y a une très grosse concentration.

Euh j'ai retrouvé le chiffre avant de venir. On est cinq, c'est cinq groupe qui contrôle soit qui représentent 72 % du chiffre d'affaires. Euh et euh notamment dans ces cinq groupes, il y a le groupe achète dont on sait à qui il appartient maintenant.

Donc qui a un pouvoir assez incommensurable sur l'édition et euh alors même que des maisons d'édition et des structures éditoriales qui éditent à peu près régulièrement, c'est-à-dire une fois par an, minimum, c'est environ 4000 structures. Donc on voit bien le le déséquilibre qui existe, c'est-à-dire c'est un groupes qui fonctionnent, qui roulent et qui contrôle à peu près. On peut parler de contrôle du marché du livre. et derrière beaucoup de gens très souvent des passionnés dans tout un tas de structures entreprise ou associative.

Donc nous on est une structure associative parce que comme on a très peu de moyens et très peu de rentrée d'argent, ben tenir une entreprise avec les frais fixes, ça ça serait pas possible. On fait on fait des essais des choses assez intellectuelles, donc du coup qui représentent en terme de vente un petit public. Ça veut pas dire qu'on a pas le droit d'exister, mais euh on est à peu près sûr qu'on arrivera pas à dégager de salaire ou de choses comme ça.

Euh mais est-ce que si le secteur était pas structuré comme ça, on pourrait pas quand même avoir une diversité un peu plus grande dans ce qui est proposé ? Sachant que et ben les grands groupes ils suivent et produisent des effets de mode. Donc notamment dans le roman, c'est des genres qui sont imposés, qui sont fabriqués et puis il y a le roman qui domine tout, sachant que la littérature ne s'exprime pas forcément dans le roman.

Euh et là où nous où ils prennent toute la place, ces grands groupes, c'est notamment dans les rayons des libraires. très compliqué pour les indépendants d'accéder en fait au rayon des libraires et à travers les rayons des libraires, ben d'accéder au lecteur notamment par le bia en fait d'un outil que le public connaît peu mais qui est ben la distribution diffusion, c'est-à-dire cet intermédiaire qui est entre entre l'éditeur et le et le détaillant. Et pour les indépendants, c'est je suis moi-même dans cette bataille en ce moment.

Trouver un diffuseur distributeur, c'est extrêmement compliqué. Et euh quand entre le moment où vous en avez un, vous en avez pas, on en a déjà eu c'est déjà arrivé qu'on soit en contrat avec un distributeur. Le les les nombres de ventes sont incomparables.

Euh c'est un outil dont on a besoin. Euh donc comment résister à ça ? Bah bon, je sais que dans le programme, il y a par exemple la euh la la proposition de de pépinière d'éditeur.

C'est intéressant. Moi, je je défends tout ce qui est la mise en commun des moyens euh pour les éditeurs indépendants et ça peut être plein de choses hein. Donc moi, je parle diffusion, distribution parce que c'est un peu quelque chose de clé.

Donc des propositions alternatives accessibles aux indépendants serait vraiment utile pour faire exister d'autres livres que bah Galassuil, achète et cetera. Et en plus, bon, je je parlais de H et de son directeur, on a un souci de grandissant de censure chez les libraires. Cette censure, elle se pratique aussi bah par la concentration.

C'est-à-dire si Boloré veut pas qu'un bouquin existe, il est il a la possibilité quand même de bien l'empêcher parce qu'ils prennent toute la place. Il prennent toute la place sur les rayons, ils prennent toute la place dans la communication, dans la presse. Donc, quelle serait les quêtes pour nous ? des moyens alternatifs accessibles aux petits et aux indépendants pour ça.

Donc la pépinière est très intéressante parce que donc il y a la diffusion distribution mais c'est toujours compliqué d'avoir des correcteurs, c'est compliqué d'avoir de gérer une compta parce que comme je dis, on s'engage par patient dans l'édition, on est généralement nul au contact, on a peu de notion euh comme les gens de théâtre. Comme les gens de théâtre, voilà. Euh ben par rapport au théâtre aussi, je sais que moi je bricole une association parce qu'on a pas à dégager de salaire mais euh ça nous ouvre pas les mêmes choses.

On paye la TVA du coup donc ça ça nous complique les coûts, mais on n' pas les moyens de faire une entreprise, donc on bricole entre les deux. Euh et voilà. Donc le le c'est très difficile d'exister comme auditeur indépendant.

La plupart du temps, c'est du bénévolat. voir on met des sous de sa poche he nous c'est ce qu'on fait régulièrement quand il faut se relancer. Euh et je j'en parlais à à Roland.

Il y a il y a un levier qui peut être intéressant au niveau municipal et auquel on pense pas forcément, c'est les bibliothèques. Euh les bibliothèques ont ce pouvoir de faire connaître bah des maisons édition à leur lecteur, mais aussi il y a une vraie retombée pour nous parce que il existe un droit de presse, c'est-à-dire quand vous empruntez un livre à la bibliothèque, il y a un retour financier pour les pour les éditeurs, faut le savoir. Et je pense que au niveau municipal, il pourrait y avoir une démarche proactive au niveau des bibliothèques dans ce sens-là qui pourrait être très intéressante dans la relation entre l'éditeur et le lecteur qui passe souvent aussi bon par l'auteur hein.

C'est on essaie de défendre des auteurs. Alors moi là je donne plus le point de vue d'éditeur. Je vous invite quand même au niveau des artistes auteurs et des écrivains à voir enseigner sur tout ce qui se fait autour de la continuité des revenus des des auteurs qui serait très utile pour nous aussi éditeurs indépendants parce que on a du mal aussi à verser des avaloirs euh à voilà rémunérer tout simplement les auteurs surtout voilà dès qu'il s'agit de choses un peu un peu intellectuelles, un peu hermétique ou un peu audacieuse, ça devient très compliqué d'exister tant qu'on n'est pas dans quelque chose de très central, de très mainstream et défini par justement ces grandes ils définissent des normes dans lesquelles on rentre pas et quand on rentre pas dans ces normes, on est coincé.

Voilà. Euh et c'est vrai que tu as parlé de du de des aides publiques, on a on a le CNL qui existe qui est là. Je le reprocherai les mêmes choses que pour le théâtre sensiblement.

Nous, on touche quand même de temps en temps des aides, mais c'est des temps longs et on est beaucoup trop nombreux par rapport au fond disponibles et au fonds qui existe. Euh, c'est des aides toujours très fléchés, très spécifiques pour certains types d'édition. Par exemple, moi j'ai un projet de d'ouvrage collectif des ces critiques sur un thème.

Euh, on rentre pas le collectif ne rentre pas dans les clous du CNL. Euh donc voilà, il y a plein de choses comme ça. On se retrouve très facilement mis à la marge.

Euh voilà, je crois que j'ai fait un petit tour sauf si j'y Il me semble que j'ai à peu près tout dit. Voilà. OK.

De ce qui me semblait important. Merci. Et doit rester là.

Julie. Vient parce que peut-être qu'on va faire un temps d'échange avec la salle et si jamais vous avez besoin de si vous avez envie de réagir Judit et Simon. Donc on va faire circuler le micro et la parole à votre demande vous sera accordée.

Bonjour. Bonjour Ky Jamie Sinas, je suis contente d'être là. Pour abonder dans le sens de ce que vous disiez, je voudrais partager un témoignage d'un événement qu'on a organisé il y a euh peut-être une quinzaine d'années avec la mairie de Paris à l'époque.

C'était après la révolution de tunisienne. Euh le Parti socialiste était très intéressé euh par les énergies euh générées par la révolution, y compris dans les communautés diasporiques à Paris. Et donc euh des rappeurs suite à la révolution tunisienne se sont retrouvés dans des situations d'emprisonnement par le nouveau pouvoir tunisien.

Des événements de son ont été organisés à Paris et nous avons le soutien à l'époque de la mairie de Paris qui était dirigée par Bertrand de la Noé. Euh le soutien était très conditionné, c'est-à-dire que euh il fallait que certains rappeurs fassent partie du programme pour qu'on ait la subvention. Voilà, c'est une subvention qui n'a pas été réclamée par des canaux publics normaux.

Tout s'est fait de manière très opaque. Bertrand de la Noé a insisté pour la présence en particulier de de rappeurs tunisiens originaires de Bert. ville de Tunisie où il a une maison euh et je fais partie des gens et des personnes.

Effectivement, je suis artiste anciennement intermittente du spectacle. Maintenant, je me dirige vers les politiques culturelles, mais qui mérite fortement pour qu'il y ait une transparence dans les attributions des subventions, pour queil y ait des expérimentations euh pour de nouvelles manières d'attribuer les subventions avec des commissions paritaires mixtes qui impliquent les habitants, qui impliquent les personnes euh concernées par la culture, voilà, qui fasse partie, qu'on puisse euh faire en sorte qu'il y ait des expérimentations démocratiques avec l'outil culturel. euh notamment parce que c'est ce que défend LFI, euh un état démocratique de terrain plus ancré dans le réel et je pense que la la culture peut être un formidable outil pour expérimenter ces pratiques-là.

Voilà, ça c'est un de euh j'entends que euh des structures des organisation politique s'entour d'artiste, mais le favoritisme qui a lieu à Paris en ce moment, les mêmes personnes, les mêmes artistes qui n'ont pas besoin de passer par les canaux de demande de subvention et qui sont à la tête d'événements organisés par la ville, à la tête d'événements organisés par la ville et l'État pour les Jeux Olympiques. C'est toujours les mêmes qui mangent et ça je pense effectivement qu'il faut y mettre un stop. Et donc j'encourage fortement les initiatives portées par la France insoumise pour la culture à Paris pour qu'on puisse passer à une forme de 6e République mais communale.

Merci beaucoup. Merci. Bonjour tout le monde, je m'appelle Hugo et je suis candidat donc sur la liste du 13e arrondissement de Paris.

Mon bah c'est sympa. Merci. Donc mon travail civil, c'est donc dans un ce qu'on appelle un centre dramatique national, donc un théâtre qui est techniquement plus ou moins une entreprise mais qui est uniquement financée par du public.

Et donc moi, je voulais intervenir sur un truc qui est profondément ennuyeux mais capital à mon sens, c'est les conventions économiques qui existent entre les mairies et les théâtres. hein, ça tu sais ça ça je vais apprendre à rien not théâtreux, mais on sous-estime euh l'opportunité gigantesque de changement que ces conventions présentent. En gros, pour faire simple, les villes financent les théâtres, tout le monde est d'accord.

Euh les villes établissent des conventions et dans ces conventions, il y a qu'est-ce que fait le théâtre en échange ? Et ces conventions là, le maire le porte et ensuite le conseil municipal la vote. Et si évidemment c'est une mairie français soumise, il y a en plus les représentations des gens qui probablement auront bien sûr quelque chose à dire là-dessus.

Et en fait, vous pouvez demander énormément de missions, énormément de choses et surtout on peut faire des choses que même les gens de la culture demandent. Ça existe dans énormément de lieux le fait de dire purée, qu'est-ce qu'on aimerait bien pouvoir mettre ce théâtre au service de d'autres événements, d'événements locaux, d'événements gratuits aussi parfois si c'est juste la halle et euh des choses qui sont bah amateurs. Donc ça c'est des choses qui sont possibles et qui sont incroyablement faisables.

Et euh il y a le programme effectivement, mais il y a aussi l'isante et on peut vraiment agir dessus. On parle quand même de parfois de centaines de milliers d'euros qui peuvent être fléchés. pour des activités culturelles et artistiques.

Par exemple, le fait de changer les têtes exactement comme toi tu as dit juste avant, le fait d'avoir une diversité sur des gens qui n'auraient pas forcément toujours des subventions de se dire tiens, tu as pas eu des subventions depuis 2 ans, mais tu peux être en tête. Donc on peut faire énormément de choses au niveau municipal pour la culture. Et et donc je trouvais ça important de le dire parce que c'est un truc un peu moins connu mais qui est capital.

Merci beaucoup de votre attention. vous faute derrière moi. Bonjour, je m'appelle Bruno.

Je suis ici au titre du comité de soutien à Sopia Chikirou, mais je suis aussi membre de la libre pensée qui possède une librairie à Paris et cette librairie a déjà fait l'objet d'attaque d'intimidation euh de la part de la part de membres de euh des tendances disons sionistes ou fascistes. Il y a quelques temps, on a eu une manifestation devant la librairie parce que la libre pensée avait fait appliquer la loi et fait interdire une statue dans dans le domaine public. Et on a eu plus récemment quand on a diffusé le colloque qui avait été interdit au collège de France et auquel participait notamment Francesca albanaise, nous l'avions nous avions fait une une retransmission dans nos locaux et nous avons eu ensuite des dégradations, des dégradations sur notre vitrine, des inscriptions euh et donc on a fait appel à la municipalité, on devait avoir la visite d'un conseiller qu'on a jamais eu et euh donc il s'est formé parce que nous ne sommes pas les seuls, il s'est formé quand même un groupement des librairies indépendantes.

Euh et on on a on a appris qu'une des librairies plus graves avait reçu la visite de la police parce qu'elle avait diffusé un livre soi-disant soi-disant choquant pour les enfants. Et donc ça ce nous avons interprété ça comme une manœuvre d'intimidation. Je pense donc qu'il y a vraiment un enjeu parce que bon la libre consé considère que la liberté de conscience c'est une des premières libertés qu'il faut défendre.

C'est celle qui a à la base de la possibilité d'émancipation des citoyens. Et le fait, comme ça a été dit tout à l'heure, d'avoir des librairies qui sont des des organes de diffusion euh des textes qui peuvent ne pas plaire effectivement à tout le monde et ne pas plaire au pouvoir en place, c'est quelque chose qui est extrêmement important parce que si jamais il y a plus de diffusion, à la limite il y a plus besoin de censure, tout est fait et parce que les textes ne sont pas disponibles. Donc c'est vraiment un enjeu important et je pense que ça doit être effectivement pris en compte dans le dans le cadre du du programme d'un candidat qui qui veut l'émancipation des citoyens.

Merci beaucoup. Je suis hors sujet mais vous m'excuserez. Sur la notion de culture, je pensais qu'on devait aussi parler du patrimoin.

Je suis architecte urbaniste. J'organise tous les ans depuis plus de 15 ans, ce qu'on appelle dans le cadre de journée européenne du patrimoine faire visiter le public parisien et étranger sur ce qu'on appelle les architectures de briqu à Paris. En en commençant, on a commencé d'abord dans le 19e toutes ces ruides, toutes ces confusons en brique cuites sont très important.

Donc je disais que Paris c'est pas seulement la tourfel beaucoup de gens même le maire de Bruxelles est venu par rapport à ces journées du patrimoine ça s'appelle le chemin des architectures de Brux à Paris dans le 5e par aussi mais ça fait justement 15 ans. On fait une demande souvent c'est des demandes de 500 € 1000 € mais la mairie nous félicit mais on n'a jamais reçu un centime. Moi je pense que la nouvelle mandature si notre candidate passe, c'est-à-dire il faut valoriser ces patriarchures de briqu le visage de Paris.

Merci. Merci beaucoup. Vous faites écho à un programme qu'a présenté hier Sopia contre la privatisation et le pillage du patrimoine Paris et je pense qu'elle parisien et je pense qu'elle aura l'occasion de d'en parler tout à l'heure.

S'il n'y a pas d'autres intervention. Alors nous allons passer donc à ce moment de lecture que nous avons imaginé. Je vais demander à David Ayala de venir me rejoindre et Louise Héritier hein.

David est est plus qu'un camarade, c'est aussi un ami puis c'est aussi un artiste courageux. Il a monté des spectacles, il a joué théâtre classique du théâtre contemporain, que ça soit Bond ou Naomi Wallas ensemble. mais aussi il a il a mis en scène euh des textes comme les idiots de la société du spectacle de Guid de Bord et d'autres.

Et donc pour moi, c'est vraiment très émouvant de t'avoir à côté de moi aujourd'hui. Et Louise Étier est une militante insoumise, comédienne, audacieuse. Donc vous allez m'entendre dire des textes plus que ce que j'aurais voulu parce que malheureusement au dernier moment Sophie de la Roch Foulco qui devait participer avec nous à ses lectures est empêché pour des raisons de santé.

Donc je suis obligé de prendre à la volée sa partition. Donc ne m'en veuillez pas si vous m'entendez un peu trop, mais je suis contraint par cette cet imprévu. Donc on on a pensé à des textes de Stephan Sveig, ça s'imposait euh d'Edouard Bond et puis aussi comment ne pas citer mentionner Marmou Darwich, le grand poète, le grand poète palestinien.

Et on va commencer par ça avec David. Non, je fais une parenthèse, ça m'a fait un peu rire aussi madame Judith, je crois pardon, qui avait témoigné sur un spectacle. Ça m'a rappelé, j'avais pas oublié mais qu'on avait fait un spectacle avant la la présidence Macron dans l'héro qui a tourné un peu en France et qui s'intitulait "Le vent se lève, les idiots irrécupérables." Et c'était la draque donc Ocitani qui nous avait qui avait subventionné le spectacle.

Il était joué dans plein de de théâtres assez ben nationaux et tout ça. Et lorsque le a été vu, c'est un très virbulant qui s'inspirait de la zone tri les idiots ont commencé à comparer les zones politiques à des handicapés mentaux et ils n'ont pas c'était méchant hein, c'était c'était du spectacle c de la parodie mais et les journalistes aussi la sphère médiatique il y avait 120 personnes qui se levaient et qui qui quittaient la salle et c'était très violent et c'était juste avant la la présidence Macron et il trouvait que notre compagnie avait été bien notée on va dire à l'époque et tout ça il nous avait soutenu et à partir de ce spectacle, c'est pour ça que ça m'a fait rebondir, ils nous ont mis comme à l'école, ils nous ont mis zéro. Ils nous ont mis une note, c'était zéro.

Et on sait pas pourquoi. Et alors je je j'ai demandé et sur les 23 experts qui qui qui octroyaient les les les subventions, il y en a que deux ou trois qui avaient vu le spectacle et on avait pas le droit de leur téléphoner. Moi, je leur ai téléphoné, je dis "Mais qu'est-ce qui s'est passé ?

Pourquoi vous nous avez mis zéro Et en fait, évidemment, c'était une censure politique. Bien sûr, on avait fait une parodie de En marche avant que Macron soit élu et les gens se levaient et sortaient tout de suite. Et ils avaient dit, c'était en Suisse, en Suisse et ils avaient dit le concept de révolution était très particulier d'abord en Suisse hein.

C'est c'est c'est peu connu quoi. Et j'avais entendu une dame avec une grande fourrure qui disait dans les dans les non, je crois que c'était au Célestin à Lyon et qui disait "Je sortais, je les suivais et elle avait dit "Mais qu'est-ce que c'est que ce spectacle ? On dirait un spectacle de Jean-Luc Mélenchon." Et et moi j'étais derrière et la dame a répondu à côté, elle a dit "Ah non, si ça avait été Jean-Luc Lenchon, ça aurait été 10 fois mieux." Voilà.

Donc c'était une anecdote. Il faut quand même dire que c'est vraiment un acte de censure parce que David est très connu dans le théâtre subventionnel. Très connu et ça ça Oui.

Bah était banni. Tu as été banni mais ça était vraiment une une personnalité dans le monde du théâtre public très très reconnu. Donc l'acte de censure est vraiment délibéré.

Bon, pour pour adoucir, je vais lire un poème de Darwish qui s'intitule Un autre jour viendra comme on espère. Un autre jour viendra féminin à la métaphore transparente accompli à damtin nupsial ensoleillé fluide sympathique. Personne n'aura une envie de suicide ou de migration et tout hors du passé sera naturel.

Vrai conforme à ses attributs premiers comme si le temps dormait en vacances. Prolonge le beau temps de ta parure. Ensoleille-toi à l'astre de tes seins de soi et attends la bonne nouvelle.

Nous grandirons. Nous avons du temps pour grandir après ce jour. Un autre jour viendra.

Féminin au signe chantant, au salut et au verbes azuréen. Tout est féminin hors du passé. L'eau s'écoule des mamelles de la pierre, pas de poussière, pas de sécheresse, pas de perte.

Et les colombes font la sieste dans un char abandonné quand elle ne trouve pas un petit nid dans le lit des amants. Extrait de un monde d'hier de Stephan Veig. Il est difficile de se dépouiller en quelques semaines de trente ou quarant ans de foi dans le monde.

Ancré dans nos conceptions du droit, nous étions convaincu de l'existence d'une conscience allemande, européenne, universelle et nous étions persuadés qu'il y avait un certain degré d'inhumanité qui s'éliminait de lui-même et une fois pour toute devant l'humanité. Comme je m'efforce ici de demeurer aussi sincère que possible, je dois avouer que nous tous en Allemagne en Autriche n'avons jamais jugé possible en 1933 et encore en 1934 un centiè un millième de ce qui devait cependant éclater quelques semaines plus tard. Assurément, il était clair d'emblé que nous autres, écrivains libre et indépendants, avions à nous attendre à quelques difficultés, à quelques désagréments, à quelques inimitiés.

Dès après l'incendie du Rhtac, je dis à mon éditeur que ça serait bientôt fait de mes livres en Allemagne. Je n'oublierai jamais son ébaillissement. Qui pourrait bien interdire vos livres ?

Me dit-il alors en 1933 encore tout étonné. Vous n'avez jamais écrit un mot contre l'Allemagne et vous ne vous êtes jamais mêlé de politique. On le voit.

Toutes les monstruosités telles que les bûchers de livres ou les fêtes du pilori qui devaient déjà être des réalités quelques mois plus tard étaient encore tout à fait du au-delà du concevable. même pour des gens prévoyants un mois après la prise du pouvoir par Hitler. Car le national socialisme avec sa technique de l'imposture dénuée de scrupules se gardait bien de montrer tout le caractère radical de ses visées avant qu'on eû endurci le monde.

Ils appliquaient leur méthode avec prudence. On procédait par dose successive et on ménageait une petite pause après chaque dose. On admisserait jamais qu'une pilule à la fois.

Puis on amenda un moment pour voir si elle n'avait pas été trop forte, si la conscience universelle supportait encore cette dose. Et comme la conscience européenne, pour le malheur et la honte de notre civilisation souligné en toute hâte que cela ne l'a concerné en rien. Puisque aussi bien ces actes de violence se passaient de l'autre côté de la frontière, les doses se firent de plus en plus fortes jusqu'à ce qu'à la fin toute l'Europe en péri.

Hitler n'a rien inventé de plus génial que cette tactique consistant à sonder lentement l'opinion mondiale et à aggraver sans cesse et progressivement ses mesures contre une Europe de plus en plus faible moralement et bientôt aussi militairement. Et c'est aussi en application de cette méthode du tâtonnement que fut exécutée l'action visant à étouffer en Allemagne toute parole libre et à faire disparaître tout ouvrage indépendant qu'il avait décidé depuis longtemps dans son fort intérieur. Par exemple, on n dicta pas d'emblé une loi interdisant radicalement tous nos livres.

Elle ne vint que 2 ans plus tard. On organisa d'abord une petite expérience probatoire pour voir jusqu'où on pouvait aller en confiant la première attaque contre nos livres à un groupe sans responsabilité officielle, celui des étudiants nationaux socialistes. Selon le même système qui avait servi à mettre en scène la colère du peuple afin de faire passer le boycott des juifs décidés depuis longtemps, on donna secrètement aux étudiants le mot d'ordre de manifester hautement leur indignation contre nos livres.

Et les étudiants allemands, heureux de toute occasion qui s'offraient de témoigner de leurs opinions réactionnaires, se rassemblèrent docilement en bande dans chaque université et allèrent chercher dans des librairies des exemplaires de nos livres et chargés de subin, marchèr, bannière déployé jusqu'à la place publique. Là, ces livres ou bien furent cloués au pilori selon le vieil usage allemand. Le Moyen-Âge était subitement fort à la mode ou bien comme il était malheureusement interdit de brûler les gens furent réduites en cendre sur de grands bûchers tandis qu'on va citer des maximes patriotiques.

Après bien des hésitations, le ministre de la propagande, Gbels, c'était il est vrai, résolu à accorder sa bénédiction à cette incinération des livres, mais celle-ci n'en demeurait pas moins une mesure semio-officielle. Et rien ne montre plus clairement que l'Allemagne ne s'identifiait pas encore avec de tels actes, que le fait que le public ne tirait pas encore les moindres conséquences de ses bûchers allumés par les étudiants et de ses mises au banc de la société. Bien qu'on avertit les libraires de ne plus exposer en deventure aucun de nos ouvrages et qu'aucun journal n'en fit plus mention, le véritable public ne se laissait pas influencer le moins du monde.

Tant qu'on eut pas encore à risquer les travaux forcés ou le camp de concentration si l'on voulait les lire, mes livres en 1933 et 1934 se vendirent en presque aussi grand nombre qu'auparavant malgré toutes les difficultés et les chicanes. Il fallut qu'àquis force de loi cette grandiose ordonnance pour la protection du peuple allemand qui déclarait crime contre la sûreté de l'État, l'impression, la vente et la diffusion de nos livres pour nous aliéner violemment des centaines de milliers et de millions d'Allemands. David va nous lire un texte d'Edouard Bond, un des plus grands auteurs dramatiques du 20e siècle et qui c'est c'est c'est l'occasion de d'un petit hommage puisqu'il est décédé le 4 mars 2024.

Peu de gens on en parlé en France mais quand même il y a eu quelque chose, il y a un hommage à la comédie française et tout mais c'était curieux. Une toute petite anecdote le l'été de 2024, je suis allé à Avignon et j'aime bien aller dans la librairie du festival in. Et donc c'est pas le bar du in, c'est la librairie du festival in.

Et donc je regarde les auteurs et tout ça et c'était l'année de son décès et je cherche Édouard Bond dans le dans la librairie et je vais vers une jeune étudiante apparemment qui s'occupait de la librairie. Je dis est-ce que vous il y avait aucun livre d'Edouard Bon et il avait été par quatre fois invité comme invité d'honneur au festival d'Avignon notamment sur les anciennes de Françon et cetera et cetera. J'avais notamment à l'occasion était une fois son assistant et tout.

Bon bref, et je lui dis à cette jeune femme, je dis est-ce qu'il y a des livres d'Edouard Bond ? Elle me dit qui ? Je pensais qu'elle pensait que c'était James Bond, mais je voulais pas mépriser hein, mais mais c'était c'était juste pour vous dire que c'est éclairant par rapport au fait que un auteur aussi important qui a qui a qui a tant parlé de de l'engagement, de la guerre, du capitalisme, du fascisme euh et qui a eu une vision vraiment sur sur les années jusqu'à 2080 tout d'un coup est évacué euh de la de la sphère, on va dire, de la de la représentation et voilà, c'était juste que une anecdote le théâtre studio d'Alforville a fait aussi un hommage à Bond et la comédie française Bened donc c'est le troisème cœur de la furie des lentill les pièces de guerre donc ça s'impose un peu mais et c'est le c'est un cœur qui est dit par un un homme brûlé et il dit ça avant les bombes les gens vivaient au pied d'idoles de pierre et dans leurs ombres froides.

Comment aurait-il pu savoir ce qui est vrai quand les oracles et les journaux et les radios mentaient ? Le lac ne brille plus quand on le remplit de carcasses de voiture. On ne demanderait à personne de traverser les océans à la nage ou d'éteindre les volcans à mains nu.

Pourtant, on a demandé aux gens de s'exercer à la vertu alors qu'ils travaillaient pour des voleurs, d'être des philosophes alors qu'ils vivaient dans le bruit d'immeuble où personne ne pouvait penser, d'apprendre l'art de vivre en paix quand chacun doit combattre son voisin pour travailler ou d'être généreux quand il leur faut mendier les homones accordés par l'État et de se contenir quand leur dirigeants se préparent. à faire régner la terreur. Et pourtant, ils ont transformé chaque maillon de leur chaîne en l'œil brillant d'un enfant.

Ils ont grandi et les chaînes se sont enfoncées dans leur chair jusqu'à nouer leurs eaux. Et pourtant, ils sont restés dignes. Ils ont brillé comme une flamme au plus fort de l'orage.

Sur les branches dénudées par les rues de bourrasque de l'hiver, ils ont fait croître des fruits pleins du soleil de l'été. Tandis que la hache coupait le tron, le bois déjà repoussait. Ils étaient trop bons, trop généreux, trop acquis à la raison.

Ne jugez pas. Mais demandez-vous pourquoi les parents ne se sont pas assis devant leurs portes en maudissant leurs enfants ? Et pourquoi les enfants la nuit n'ont pas tué leurs parents pendant leur sommeil ?

Pourquoi ils n'ont pas brûlé la maison de leurs voisins et pillé le centre-ville ? Des hommes morts étaient entraînés pour accomplir une seule action appuyée sur un bouton. Leurs dirigeants se débarrassaient du monde comme d'un paquet de cigarettes dans un bac à cendre.

Demandez-vous pourquoi ces gens-là ne sont pas devenus fous avant que les bombes ne soient lancées ? On va modifier le l'ordre du jour et on va passer à la deuxième séquence. Elois, est-ce que tu veux bien venir nous rejoindre ?

Je vous présente Élois Reoin dirige la plus importante et la plus ancienne compagnie des théâtres de marionnettes de création, le théâtre Mainu. Et tu veux que je tienne le micro ? On a Tu veux que je tienne ?

Non non non. Vas-y, vas-y. Je je gante, je je profite de l'occasion pour pour vous présenter même le grand Jean-Luc, mais il faut dire qu'il était sur les ter lyonnais de Guignole, usé de la métaphore, boloré, manipulant, ces petits pentins médiatiques.

Mais le magnetiste est beaucoup plus digne que Boloré. Lui, il ne manipule pas, il anime, c'est tout différent. Il donne une âme, un souffle et un esprit aux choses euh de l'inime.

Euh oui, merci de de de donner cet espace de parole. Euh le théâtre Manu, j'écris un petit peu quelque chose parce que je suis pas très habitué à parler en meeting. Alors, le théâtre Manu est implanté depuis plus de 30 ans dans le quartier Saint-Blaise à Paris. un quartier sensible au dire des politiques, mais je m'obstine à entendre le mot sensible autrement au contact de tous ces habitants que je côtoie depuis plus de 30 ans.

Certes, sur cette ligne de front d'un genre particulier, les désastres de la politique néolibérale s'observent à l'œil nu et l'art des marionnettes semble un fragile rempart à cette déroute de notre urbanité, de notre humanité. Mais il est des diggues aussi fragiles et symboliques soient qui méritent d'être tenue. Le théâtre au Manu en est une et ils sont légion dans Paris toutes ces associations qui travaillent dans les quartiers populaires pour faire tenir ensemble ce qui autrement ne tiendrait pas ensemble.

Uniflu à Paris entièrement dédié aux artes de la marinette. Il travaille donc dans la marge à l'invention d'un autre monde sachant pertinemment que le monde ne restera pas ce qu'il est. C'est ma conviction.

C'est pourquoi je suis militant et les filles l'art de la marionnette aide à nous défaire de nos illusions d'impuissance par la puissance des métaphorses qu'il produit. C'est une parole agissante. La marionnette est une école de poésie où l'on apprend à se déprendre de soi pour se tourner vers l'autre. dans le quartier Saint-Blaise, c'est un lieu magnifique où se brassent toutes sortes de cultures, de populations, de voix, de langue.

Et cette capacité d'ouverture et de et de et de et de rassembler cette diversité des êtres, des imaginaires, c'est une des forces de la marionnette et c'est une des forces de ce travail qui dure depuis 30 ans dans le quartier Saint-Blaise à Paris. Euh cette situation du théâtre Manu, le maire a croisé de toutes les contradictions auxquelles un artiste peut-être soumis. Euh lieu de mémoire, de recherche et d'expérience, il y a une école, on transmet cet art de la manipulation, on fait de la recherche, on on accompagne les jeunes artistes émergents, on travaille à la diffusion avec de faibles moyens, mais malgré tout, on y arrive.

Euh ce travail est un travail de longue haleine sans fin, euh on pourrait dire en pure perte même d'une certaine façon. Et euh certes, la Draque, la municipalité opportunistes ont saisi l'occasion de voir ces artistes bienveillants vouloir s'investir dans des quartiers populaires où personne ne voulait aller et et la tentation d'instrumentaliser justement ces artistes à travers le compte goutte à goutte des subventions du projet par projet de et cetera. C'est une pratique à laquelle nous avons avec laquelle nous avons bataillé pendant 30 ans.

Euh donc ce théâtre mus qui est donc dans un quartier populaire où j'ai une politique spécifique de la ville de Paris. Donc je peux pas dire que le théâtre n'a pas été soutenu, accompagné à un moment donné, voilà, mais euh toujours au plus court. Vous voyez ce que je veux dire, hein ?

C'est-à-dire que ce dont souffre le grand nombre d'associations à Paris, c'est précisément cet engagement. Alors, l'éveil de de campagne municipale, ça s'anime un peu, mais euh en général les les mots ne sont jamais suivis d'actes précis et concrets. Or, si vraiment c'est un enjeu que cette ce travail dans les quartiers populaires, il devrait y avoir de l'argent, beaucoup plus d'argent mis à la disposition de ces associations parce que le résultat derrière le Tatromanus est une équipe de si permanents avec des des des gens hyper compétents, magnifiques, chercheurs avec des bacs plus 7, tout ce que vous voulez qui qui travaillent SMIC hein, SMIC amélioré pour pour ceux qui ont en charge les salaires et les la gestion.

Euh donc ça ça nous place vraiment sous sous une certaine tension parce que ce le politique nous invite à réparer d'une certaine manière les désastres d'une politique néolibérale qui détruit et et nous serions là pour pour voilà pour mettre du baum comme ils disent un supplément d'âme dans le quartier, n'est-ce pas ? un supplément d'âme. Et bien moi je dis non, je suis pas là pour un supplément d'âme, je suis pas là pour mettre du baum sur les blessures.

Je suis là au contraire pour réveiller les consciences, faire sonner le toxin de la révolte et et distribuer cette poudre d'intelligence dont parle Catal Yassine qui libérera les gens de leur de leur servitude et de leur alliénation. En énonçant tout cela, bon mes cheveux blancs, je je j'étais dans les années 70 et bien dans l'état des quartiers d'Ivri au côté d'Antoine Vitez, j'étais déjà dans ce projet de sortir hors les murs, d'aller vers ces gens exclus des lieux euh des lieux du théâtre, des lieux de la culture, l'envie de de de partager euh au plus près afin que nul ne soit exclu d'une vie dans l'art. Il n'y a aucune raison en fait que ce soit le privilège de quelques-uns dans les beaux quartiers ou dans les je peux si je ve encore de temps en temps dans les dans les CDN et dans mais je ne supporte plus finalement le public homogène cette endogamie sociale qui règne dans ces théâtres et et et ces pilules à faire dormir la bourgeoisie si je puis dire et les belles âmes qui qui viennent se voilà s'arranger avec le réel à travers à travers des manifestations qui sont parfois il y en avait belles.

Je dis pas je généralise pas mais c'est quand même voilà le le divertissement vespéral comme l'appelait Brcht règne souvent en maître dans dans ses lieux. Euh et le théâtre Manu et je me tourne vers vers Sopia et vers toi, c'est c'est c'est un c'est un lieu qui justement sans cesse au cours de ces 30 années, elle n'a cessé de se réinventer pour tenter de de de réinvestir l'espace public parce que c'est aussi une donnée. La marionette, c'est un art qui a été présent à Paris.

Autrefois, il y avait des castelets partout. Alors, il en reste quelques-uns de construit dans les jardins, mais aujourd'hui plus rien. Euh et l'espace public, il est privatisé.

La préfecture interdit tout. Si je vais faire un spec de Marionnette dans le 7e arrondissement, je peux vous croire que vous dire que j'ai aucune chance d'obtenir une autorisation. Alors peut-être dans le quartier Saint-Blaise sur mon squir des quart d'heure là j'ai j'ai le droit encore que ça pose des problèmes mais j'y arrive.

Donc il s'agit toujours d'être inventif finalement pour sans cesse permettre de de de nouer des des relations avec tous les publics tous les tous les publics sans sans exclusion. Euh et contrairement à ce que pourrait penser, je suis passé par des institutions euh comme la Comedie française et cetera, mais en réalité c'est dans ce lieu-là, dans cette marge là que j'ai eu le sentiment que l'art des marionettes c'est se réinvente et que c'est ses devenirs se se réinventent dans dans le combat dans sous la pression historique finalement que nous connaissons. Euh voilà, je j'avais la marionnette, c'est une citation de mon père, donc je me permet de citer mon père, grand marionettiste devant l'Éternel.

La marionette, figuration libre de l'homme aussi bien que du monde, est un outil merveilleux de libération de nos imaginaires. Elle défigure, refigure, transfigure la réalité, contestant les représentations dominantes pour faire valoir par le jeu des métamorphoses d'autres devenir humains. Et ma fille me dit que la marine était cuire par essence.

Voilà. Et je le crois, je la crois. Je je finis j'ai fini par la croire.

Euh alors, j'en viens à j'en viens quand même à l'objet de de ma présence ici, c'est que évidemment les menaces pèsent sur ce lieu comme sur d'autres dans Paris parce que et bien précisément tu l'as évoqué voilà, j'ai des confrontations aujourd'hui tous les jours avec la Draque, avec la ville pour m'expliquer que ben et c'est avec un cynisme que je trouve épouvantable en fait, c'estàdire dire "Mais monsieur" me regarde droit dans les yeux euh Bercy se fout de Saltin Blanque, l'injonction est claire, je dois faire 5 % d'économie sur mon budget pour alors c'est pas c'est pas je vais vous couper les subventions mais c'est un petit chantage. Voilà. Et on vous propose une fusion car c'est grand jeu aussi de la ville de Paris aujourd'hui.

Faire fusionner les lieux. Alors toujours avec le même discours néolibéral, mutualiser les moyens, les synergies, blab blabla comme dirait l'autre Jean-Luc. Voilà, c'est c'est ça le le truc.

Et tendre le bras euh avec et avec un autre argument épouvantable pour moi qui est de dire euh le rassemblement arrive. Ou oui. Et donc il faut il faut vous rassembler pour tenir comme si comme si comme si ils connaissent pas le fascisme.

Le texte de Stéphan Seg est là pour nous le rappeler. Comme si d'être de fusionner sous un label ou je ne sais quoi aller nous protéger de quoi que ce soit si le le Rassemblement national arrive au pouvoir. Et donc aujourd'hui il y a un combat qui se mène justement contre cette fusion forcée du théâtre nu avec le thâ de la manette à Paris.

Alors toujours avec des beaux discours de il faut un grand place de la marette à Paris, il faut faut ceci, il faut cela, mais en réalité c'est tuer la diversité en fait. Et c'est et c'est et c'est exactement ce qui se passe à l'échelle nationale, hein. En fait, ce qui se passe à Paris, c'est aussi à l'échelle nationale.

C'est un plan social rampant euh qui vient euh littéralement euh comment dire prendre à partie euh etth bien l'intérêt collectif et l'utilité sociale de de nos actions, de nos activités euh poétiques. Euh voilà, c'est pour ça que que que ce tirieu de résistance à la fastisation des SP est aujourd'hui menacé. Alors le combat s'organise, il est pas perdu.

J'attends pas seulement la victoire de de Sopia, mais je l'appelle de mes vœux bien sûr, mais 350 magnétises sont mobilisés pour signer une pétition, pour défendre le lieu, mais en Macronie, vous savez que tout ceci n'a aucune importance et queon passe outre. Donc comment faire ? Et bien comment faire ? il faut continuer de de résister et et je et je crois vraiment que le le projet porté par la France insoumie et le nouveau projet communal, je le dis vraiment sans flagornerie, je je le partage vraiment sincèrement, je crois que c'est une voix une voix qui doit être nourrie par les usagers, les ceux qui sont les les les voilà se tourner vers ceux qui qui reçoivent toute cette toute cette richesse et qui sont les usagers de de de ces pratiques multiples et diverses.

Euh, tu es au courant que le le Barano menacé et cetera. Enfin bon, c'est partout dans Paris que ça se passe. Donc donc c'est existence et je finis par juste une citation.

C'est la modefi Müller. C'est de la parole des vaincus que naissent le plus beau champ. Voilà, je crois que dans le la marionnette, il y a une possibilité et ne devenez pas des clones bolorisés.

Est-ce queen est arrivé ? Non, il n'est pas arrivé. Peut-être que je vais passer la parole puisque n'est pas encore arrivé à Paris collectif.

Orian, je te laisse vous présenter. Bonjour tout le monde, je suis Oriquet. Je viens vous parler de la part d'un collectif qui s'appelle Paris Collectif qui est un mouvement citoyen d'émancipation populaire qui s'est lancé en septembre 2023 qui est partie d'un constat dans cette grande ville qui est Paris qui n'est pas vraiment à taille humaine.

C'est facile d'avoir l'impression qu'on a aucune aucune marge de manœuvre, aucune prise sur les décisions politiques et l'objectif de Paris collectif, c'était de faire de la voix des citoyens et des citoyennes, notamment de ceux et celles qui sont les plus éloignés de la vie politique, une boussole pour la prochaine mandature et donc on s'est lancé dans la création d'un projet juste socialement écologique et démocratique. Euh ça a été fait avec des ateliers, des rencontres des gens dans la rue, dans des lieux de vie, en bas de leurs immeubles. toute une série de réunions publiques et et voilà d'ateliers qui ont permis de faire ressortir un un diagnostic et pour comprendre les besoins des citoyens et des citoyennes et ensuite encore une fois avec les habitants et habitantes de créer des propositions pour répondre à ses besoins.

Donc ça a été plus de 3000 personnes qui ont participé à cette démarche, plus de 300 associations, ce qui a permis de d'aboutir à 260 propositions pour Paris. euh proposition qu'aujourd'hui on s'attelle à apporter dans la sphère publique et médiatique. Et euh quand les programmes des parties de gauche sont sortis, on on a fait l'exercice de voir si on avait été entendu et on on s'est réjoui de voir que dans le programme du nouveau Paris Populaire, 80 % de ces propositions ont été reprises.

Et puis voilà, on salue à la fois le fait que la voix citoyenne a été entendue et écouté et puis aussi le le renouvellement démocratique et la diversité qu'on observe dans les listes du nouveau Paris populaire. Donc maintenant, on espère qu'on va avoir ces propositions mises en œuvre. Parmi les 15 enjeux qui sont ressortis du diagnostic citoyen, la culture et c'était un sujet que qui qui tenait à cœur des habitants et des habitantes puisque quatre personnes sur c nous ont parlé de leur envie d'avoir des quartiers vivants, partagés et créatifs.

Mais le constat qui est ressorti majoritairement, c'est que Paris, c'est une ville avec une offre culturelle très riche. Ça c'est indéniable avec beaucoup d'opportunités aussi pour les artistes mais euh qui n'est pas euh c'est pas le même accès pour toutes et tous et il y a un manque global d'accessibilité et euh euh un certain élitisme dans la culture. Euh donc on il y a c'est cette ville où à la fois il y a tout mais en fait encore faut-il pouvoir y accéder, y participer et s'y sentir à sa place.

Et pour ça, il y a plusieurs obstacles. Euh le coût, le manque de temps, la difficulté de trouver des informations, mais aussi le manque d'accessibilité universelle notamment pour les personnes porteuses de handicap et aussi des barrières symboliques et un parfois un sentiment d'illégitimité qui peut y avoir notamment pour les personnes des quartiers populaires. Pourtant, selon nous, la culture c'est un vecteur de démocratie puisque euh les pratiquer une activité artistique, ça offre un espace d'expression, un espace d'empouvoir les arts, c'est aussi une manière potentiellement de toucher un public plus large puisque ça permet de faire passer des messages autrement que par les mots.

Donc ça peut permettre d'aller au-delà des barrières de la langue par exemple ou des barrières liées à certains handicaps. Euh les arts, ça permet aussi d'inventer, de véhiculer de nouveaux imaginaires, d'inventer d'autres sociétés et puis avoir une culture commune, c'est aussi ça qui permet d'avoir un sentiment d'appartenance. Donc ça nous semble primordial que tout le monde puisse s'approprier ce cet aspect-là de la société.

Et pour ça, il y a plusieurs grands enjeux. Donc l'accessibilité à la fois de l'offre, de la pratique, des lieux dédiés et y compris économique, la communication, la diffusion des informations, euh l'allée vert pour que personne ne se dise "Ce n'est pas pour moi." Et puis la diversification de l'offre et de la programmation.

Donc de notre démarche, il y a 12 propositions qui sont ressorties en lien avec la culture et on a pu voir que dans le programme du nouveau Paris Populaire, il y a les orientations de 11 d'entre elles qui ont été reprises et euh donc de ces orientations partagées, elle repose sur quatre lignes d'action. l'augmentation de l'accessibilité de l'offre et de la pratique avec par exemple des principes de gratuité ou de la médiation sociale ou une meilleure communication. La diversification de l'offre, nous on proposait par exemple une construction de la programmation avec enfin concertation avec les habitants et habitantes.

Euh aussi une respacialisation de l'offre pour que le les arts ne soient plus cantonnés. que dans des espaces très connotés et élitistes. Donc on proposait par exemple l'intervention d'artistes dans les dans les lieux publics comme les écoles, les hôpitaux.

On proposait aussi d'avoir des conservatoires hors les murs. Et puis ensuite, il y a aussi le soutien à des initiatives festives populaires. Et donc tout ça, c'est pour rêver une culture vivante de proximité et partagée à Paris.

Euh je vous propose que comme sur la session précédente, on repasse avec un un temps d'échange. J'ai vu des gens tout à l'heure me faire des petits signes sur le fait qu'il y avait des volontés de compléter sur certains éléments. Donc on va réouvrir, redistribuer la parole.

Bonjour. Euh merci pour ce temps d'échange. Alors, on a beaucoup parlé de littérature, de théâtre qui sont évidemment essentiels, mais euh dans la culture, on a aussi le cinéma, surtout pour une ville comme Paris.

Alors, si je prends la parole aujourd'hui, c'est en tant que représentant de l'association Lumineur Résist. Ah oui. Qui est euh alors qu'on est une association qu'on a fondé du coup en 2020 pour lutter contre la menace de fermeture qui pèse sur le Luminor hôtel de ville qui est le dernier cinéma marais.

Alors pour un rapide état des lieux, nous on a plus de bail depuis 2020 parce que les propriétaires ne voulaient pas le renouveler, voulaient s'aligner avec les prix du foncier qu'il y avait à l'époque qui avait flambé depuis notre premier notre premier bail. On a refusé, on a on a contesté l'indemnité d'éviction et c'est pour ça qu'on est en justice justice aujourd'hui parce que c'est un peu notre seul levier et on a une décision de justice qui doit être rendue le 12 mars. Donc attend vraiment là quoi.

Nous on fait un petit peu le tour là en ce moment des candidats à la mairie de Paris pour à la fois pour apporter notre témoignage mais aussi pour parce qu'on est en attente en fait simplement de réponses et de solutions face à notre menace de fermeture. Donc j'ai un peu fité votre programme. J'avais vu que il y avait un volet sur les cinémas indépendants parisiens notamment avec la création de coopérative et la municipalisation si je comprends bien ça exactement.

Euh voilà donc je voulais savoir ce qui tout simplement ce qu'il en était. Enfin c'est pas vraiment un témoignage du coup c'est plutôt une demande de réponse ou une question mais voilà je veux savoir ce qu'il en était un petit peu parce qu'on a une situation qui est un peu particulière par rapport à la clé par exemple. La clé c'était entre guillemets plus simple avec des gros guillemets.

C'estàd que c'était une menace de vente et ils ont réussi à racheter le bâtiment. Nous, on est vraiment sur un conflit privé de fin de bail. Donc c'est quelque chose qui est un petit peu plus quand même compliqué à traiter.

Voilà. Donc je me demandais si je réponds tout de suite, c'est pas compliqué du tout. C'est la préemption du bail commercial par la ville de Paris.

C'est une possibilité, c'est légal. on a le droit, on l'a inscrit dans nos dans notre programme pour préserver des des commerces essentiels et on considère que tout ce qui relève de la culture et de l'art euh sera étiqueté pour nous euh commerce essentiel labellisé et là on fait la ville peut faire ce qu'elle n'a jamais fait depuis 2003 alors qu'elle peut le faire c'est la préenction du bail commercial et donc c'est qu'une des possibilités d'action directe de la ville de Paris et on l'a inscrite dans notre programme. Donc là, typiquement le bail arrive à terme, le propriétaire multiplié par 3 4, ça arrive régulièrement.

La la la mairie préempte le bail et donc elle le récupère et il n'est pas possible comme ça de vous mettre dehors, elle vous le refile ensuite, elle elleintègre le bail dans sa dans sa comment s'appelle ? Dans sa foncière parisienne, Paris-Commerce et puis on gère de cette façon-là. Donc il y a il y a vraiment des façons d'agir pour éviter qu'un commerce essentiel disparaisse.

Et le dernier ciné là, on va pas le laisser parti. Merci Marie. Euh bonsoir, bonjour à tous.

Euh je prends la parole au nom d'un collectif militant qu'on a lancé avec plusieurs militants assoumis. qui se concentre sur les questions de la fête et de la vie nocturne qui est aussi une forme de pratique culturelle même si on a historiquement on a essayé plutôt de la relié aux questions de maintien d'ordre aux questions économique mais nous on juge que c'est aussi quelque chose qui est à part entière une de l'ordre de la politique culturelle et qui doit être traité dans ce dans ce champ-là et donc je vais pouvoir faire le lien aussi avec notamment ce qui a été présenté par par collectif et peut-être prendre rapidement la parole aussi au détienne qui n'a pas pu être là du coup mais qui a un camarade avec lequel on avance aussi sur ces questions-là. Euh donc on a monté ce collectif depuis depuis un an et demi à peu près avec l'idée que on a une scène parisienne festive qui aujourd'hui est est assez dynamique qui porte historiquement des valeurs plutôt d'engagement, des valeurs de modèles alternatifs mais qui est aujourd'hui assez peu assez peu politisé et assez peu porteuse de messages notamment dans dans le combat électoral.

Donc on voulait aussi pouvoir travailler un petit peu ces ces questions-là, euh militer aussi sur ces scènes sur ces scènes assez particulières à Paris. Euh et on a également mené un un travail d'audition auprès de de plusieurs enfin de d'une dizaine d'une quinzaine même de représentants euh de ces scènes que ce soit des exploiteurs de lieu, des artistes ou même des des usagers des des collectifs d'usagers pour euh voilà identifier un petit peu les besoins qui pouvaient qui pouvaient exister sur ces scènes-là. Ça a pu euh j'en suis très content nourrir le programme de du nouveau Paris populaire avec notamment deux mesures phare qui sont qui sont ressorties, qui ont été intégrées dans le programme. ouverture euh de lieux de fête euh autogéré, qui soit finalement sur le modèle des salles des fêtes, des espace où chacun puisse venir organiser ses ces événements et c'est notamment un enjeu très important pour les collectifs qui se lancent euh qui aujourd'hui n'ont pas n'ont pas d'espace pour créer leurs premiers événements, faire le leur première recette et et se lancer.

J'ai j'avais remarqué aussi que c'était la la toute première mesure qui était dans le programme de Paris collectif. Donc je suis très très content qu'on puisse progrver cette belle mesure-là. et elle a elle a retrouvé un un écho assez assez positif sur les retours qu'on a pu avoir sur les scènes festives parisiennes.

Et il y a il y a un deuxième sujet qui est évidemment euh central dans dans les problématiques d'accès à la fête, c'est les questions euh de discrimination et de lutte contre contre les VSS qui sont encore très présentes dans sur ces scènes-là. Donc en tout cas, on souhaite combattre au maximum et donc on a on a pu proposer notamment avec des auditions qu'on a pu faire avec Consentis ou d'autres d'autres associations qui se battent sur ce sujet-là, proposer des mesures qui me semblent à même de proposer de pouvoir réduire les risques euh dans les scènes festives. Merci.

Merci beaucoup. Du coup, puisqu'on est dans la séquence lutte, je voulais revenir un petit peu sur les mob sur puisque là le le 25 février dernier, on a eu une manifestation contre la volonté du MEDF de faire passer le statut de l'intermitence de 507h à 557h. C'est quelque chose qui font régulièrement. tous les 2 ans, on doit se nobiliser.

Euh c'était un donc un mercredi à 9h du matin et on était 600 500 donc devant l'UNEDIX, ce qui est quand même une immobilisation rapide et l'importance euh et cette propession a été très vite a été tout de suite retirée. Il y a 2 ans, on avait mis un plus de temps à faire déparer le mouvement et j'ai le sentiment que depuis qu'il y a eu lux budget austéritaire et très violent directement ensuite il y a une occisation forte de la culture plusieurs enchantés là pareil avec autour de entre 500 et 700 personnes. un mouvement kéné, il s'appelle Kurolut euh qui que voilà fait plusieurs actions plusieurs greffes qui rassoraient des syndicat aussi des camarades qui étaient pas forcément syndiqués et que ça ça a vraiment donné tinamite et que la figure de Rachidati était quand même voilà régulièrement mobilisé avec voilà des slogans comme Dati est foutu, la culture est dans la rue donc la mairie de Paris tu peux t'asseoir dessus.

Euh c'est c'est des collectifs qui se sont pas forcément là actuellement dans une dynamique haute de mobilisation quand même. Je pense que cette il y a eu la une mobilisation de plusieurs mois après le budget et puis il y avait cette difficulté de construire une mobilisation intersectionnelle contre le budget parce que ça s'est jamais beaucoup vu en fait des mobilisations intersectionnelles syndicales large contre un budget, c'est souvent contre des réformes. Donc ça a fini par un peu voilà s'essouffler.

On a eu un un renouveau avec le le 10 septembre où on a quand même occupé conséquemment une un pavillon à la villette et puis ensuite à la mobilisation suivante le palais de Tokyo. Donc ça ça a été des moments des moments très forts. Et voilà depuis il y a une dynamique qui est qui est quand même un peu plus basse mais je voulais souligner le fait que ça s'était très vite ravivé tout de suite à la première à la première menace du MEDEF.

Donc il y a il y a une énergie qui est là et et des conférences qui continuent à se tenir. Je vous invite à à aller suivre Cultures en Lutte qui voilà fait du travail thématique en ce moment beaucoup avec des arpentage ou des participations à voilà à des événements et puis et puis la prochaine la prochaine mobilisation syndicale ce sera le 26 mars dans le secteur de la culture pour conquérir des droits nouveaux et pas seulement rester à cette petite victoire de on n pas eu les 50 heures à faire en plus mais demander des choses comme voilà par exemple des congés paternité, des congés maternités, des meilleurs accès à à aussi des congés de maladie pour les intermittents et toutes toutes sortes de droits nouveaux qu'on a encore à conquérir. Voilà.

Bonjour, merci beaucoup pour ce forum. Donc je suis Clemen, je suis universitaire et je suis euh j'ai l'immense honneur d'être membre du comité de soutien du nouveau Paris populaire porté par Sopia Chikou. Alors moi, en entendant tous ces témoignages et en m'intéressant aux questions culturelles, euh je me sens un peu le le frère jumeau en galère et en lutte en tant que représentant de l'ESR puisque en réalité d'Appel à projet en coûte budgétaire, on a exactement mais littéralement les mêmes problématiques et je serais tenté de dire en paraphrasant un certain philosophes que le déjala fasciste qu'on sent plus ou moins dans l'air, bah il vise deux cibles, la culture, le SR, la culture, le SR et finalement de la même de la même manière.

On a du mal à faire des liens entre le monde de la recherche de l'enseignement supérieur que je représente et le monde de la culture. On a du mal à ouvrir aux citoyens et d'ailleurs la notion d'université populaire parisienne qui est présente dans le programme me tient particulièrement à cœur puisque c'est aussi un moyen d'ouvrir ces lieux de de savoir qu'ils sont parfois trop parfois trop fort clos sur eux-mêmes. Mais finalement, on vit aussi le même climat de terreur et l'engagement.

J'entendais parler de l'engagement des salariés du secteur de la culture. Il peut être aussi très fortement pénalisé dans dans le SL. Évidemment, le chantage financier, le chantage au contrat pour les doctorants précaires comme comme je le suis et bien entendu l'engagement qui est payé parfois au centuple.

Euh ce qui est quand même ici à mon avis très intéressant par rapport à Paris, c'est qu'on a euh la même euh politique disons hyper élitiste, hyper confinée de la part euh de la mairie sortante par rapport à l'ESR qu'on retrouve dans la culture. J'ai entendu parler de Féit du prince. Bon, typiquement, euh je pense que madame le Mardelais a beaucoup beaucoup aballé devant sa porte en matière d'enseignement supérieur et les visions sont les mêmes parce que on met deux secteurs qui sont normalement synonymes de liberté. de dignité et d'émancipation au prises à des logiques marchandes, à des logiques capitalistes les plus les plus crasses.

Et finalement euh la préparation du terrain pour l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite, elle se fait aussi concrètement dans à la fois des secteurs qu'on assèche et des secteurs qu'on enferme qu'on enferme dans des entresois qui sont des entresois difficiles à porter pour les chercheurs comme pour les actrices et acteurs de la culture. Et voilà, je peux pas m'empêcher de de faire des liens entre mon secteur et celui de nos camarades de la culture. Et je me dis que finalement quand on tape sur les uns, on tape sur les autres et il y a véritablement une lutte commune à mener et une réflexion globale conjointe entre la politique de la culture et la politique disons de de l'enseignant supérieur et de sa démocratisation et de son ouverture face à la cité, de son dialogue constant avec d'autres milieux.

J'ai entendu parler de culture hors les murs. Je pense qu'on a aussi besoin euh de faire des universitaires et des universités hors les murs. Et ça c'est un point du programme qui m'a particulièrement touché.

Donc voilà, j'en profité aussi pour pour apporter ce témoignage. Merci beaucoup. [raclement de gorge] [applaudissements] Je voulais juste dire que dans d'autres programmes effectivement Sopia l'a dit pour la le programme des cinémas indépendants et l'appréhension.

Effectivement, on a on a prévu le 1 % artistique pour les pour les artistes auteurs, mais par rapport à la discussion qu'on avait sur l'aide l'aide les aides au projet, on veut sortir de cette la dictature de l'aide au projet et avec Sopia, on a on a inscrit dans le programme euh la volonté de de privilégier les conventions pluriannuelles pour péréniser et défendre les institutions culturelles. Et de la même manière, Judith parlait ou d'autres camarades ont parlé du des problèmes des des des collèges, des classes. On a mis dans le programme le jumelage de toutes les écoles de je bien de toutes les écoles de tous les collèges de Paris avec des équipes artistiques.

Il y a plusieurs milliers d'artistes du cinéma, du théâtre, du cirque, de la marionnette, de la danse à Paris. Paris pourrait être une ville phare en matière d'éducation artistique et culturelle. On a des milliers d'artistes ici et malheureusement l'éducation artistique et culturelle est est elle est pas à l'arrêt mais elle est marginale.

Il y a des il y a des programmes qui sont fantastiques comme des mos mais qui sont réservés à un trop petit nombre d'enfants et il faut généraliser généraliser ça. Est-ce qu'il y a d'autres interventions demande de prise de parole ? Peut-être on va penser au peut-être à un moment de lecture.

Oui, vous allez nous refaire une lecture avec Roland et David. Et le temps que David s'approche, j'en profite pour vous rappeler notre meeting qui aura lieu lundi soir dès 19h à la maison de la Malit bien sûr Sopia, Jean-Luc Mélenchon ou encore Manon Aubri. Donc vous pouvez noter ça le temps qu'il réouvre leur page de texte. un poème de Darwich en mot Darwich qui s'intitule "Nous sortirons." Nous sortirons.

Nous l'avons dit. Nous sortirons. Nous vous l'avons dit.

Nous sortirons un peu de nous-même. Nous sortirons de nous-mêmes vers une marge blanche méditer le sens de l'entrée et de la sortie. Nous sortirons d'ici peu.

Notre père qui était en nous est rentré chez sa mère, le verbe. Nous avons dit, nous sortirons et traîner une foulée en l'honneur d'un sang qui a débordé de nous et inonder vos canons. Arrêtez 5 minutes, ces avions ont piqué.

Interrompez trois minutes encore le bombardement par terre et par mer. Que sortent ceux qui sortent et entrent ceux qui entrent. Nous sortirons.

Nous avons dit, nous sortirons. Laissez donc une petite place pour les derniers adieux. Que la paix soit sur nous.

Que la paix soit sur nous. Nous rangerons nos membres dans les valises. Arrêtez donc 5 minutes ce bombardement.

Que les belles élégantes lavent leur sein des baisés passés. Nous sortirons, nous avons dit, nous sortirons un peu de nous-mêmes. Nous sortirons de nous-mêmes.

Au bord de la mer, nous avons jeté le rivage de nos corps et nous nous sommes brisés comme une tempête de palmier lorsque nous vous avons vaincu et remporté la victoire sur nous-mêmes. Jouter aux rues une ombre qui accorde la ville et son sens qui invoque le père et le Fils et l'Esprit où que nous migrions et aussi loin que nous partirons, nous sortirons. Nous avons dit, nous sortirons.

Entrez donc cette nuit brève seulement dans la nouvelle Jéricho. Vous n'y trouverez pas une fillette à qui voler la natte ou un garçonnet à qui voler les papillons. Vous ne trouverez pas un mur sur lequel placarder vos ordres qui proscrivent le lila de Chine et nous proscrivent.

Vous ne trouverez pas un cadavre sur lequel graver les psaumes de votre périple dans les fables. Vous ne trouverez pas un balcon qui donne sur la Méditerranée en nous. Vous ne trouverez pas une rue pour y monter la garde et vous ne trouverez pas trace de vous et ne trouverez pas trace de nous.

Nous sommes sortis peu avant la sortie. Ne faites pas de signe de victoire au-dessus des cadavres. Ici nous sommes.

Là-bas nous sommes et nous ne sommes ni là-bas ni là. Ici, nous sommes sous les éléments et sommes un sang tapis dans l'air que vous égorgez. Nous sortirons.

Nous avons dit, nous sortirons. Bombardez notre ombre. Notre ombre.

Menez-la captive à sa mère, la terre ou suspendez-la au châignier. Vous êtes où nous ne sommes pas. Entrez dans votre illusion et labourer notre illusion.

Nous sortirons, nous avons dit, nous sortirons du commencement de la mer dans un tué, cinq blessés, 5 minutes. Après la chute des communautés dans le vacarme de l'affrontement du fer et du clan, nous sortirons de chaque maison qui nous a vu détruire un char sur nous-même ou dans son voisinage. Nous sortirons de chaque maître et de chaque journée, ainsi que les bédoins sortent de nous.

Nous sortirons, nous avons dit, nous sortirons un peu de nous-même vers nous. Nous sortirons un peu de nous-même vers nous. Vers la parcelle de mer blanche bleue.

Nous étions là-bas et là. L'absence métallique signale notre présence. Beyoute était là-bas et là et nous étions sur la parcelle de terre ferme, une horloge et une journée deillée.

Adieu à ceux qui peut-être de notre temps viendront silencieux et dans notre sang viendront debout pour que nous entrions. Nous sortirons, nous avons dit, nous sortirons lorsque nous rentrerons. 1986 je déjà.

Merci beaucoup pour votre lecture et maintenant on va donner la parole à Sopia Chikirou donc future mère de Paris pour un discours avant de passer à un cocktail plus informel tout de tous ensemble. J'ai été très émoutant vous écoutant lire ce texte parce que on y est hein, on revit cela puisque aujourd'hui Byrot est est bombardé non stop et le le sud de de la capitale libanaise est en train d'être détruit maison immeuble par immeuble par l'armée israélienne. Donc c'est c'est très émouvant d'entendre ce texte et d'avoir presque la sensation d'entendre les bombes.

Bref, on a un petit sentiment d'impuissance qui je crois nous a tous un peu traversé là. Et en même temps, c'est important de d'exprimer la solidarité pour les peuples qui subissent cela et de se rappeler que nous sommes aussi beaucoup ici parce que nous avons eu des combats en commun ces dernières années pour certains d'entre vous qui vous ont valu euh de la répression ou des même des réprésailles, on peut dire quand certains là Je vois pas Mathieu Lévi mais qui est dans le 11e arrondissement et qui a vu sa il est caviste et il présente aussi des livres et il a vu son commerce tagué à l'acide, vous savez parmi d'autres commerces qui avaient été attaqués par des collectifs. Et donc voilà, on est vraiment là, vous nous avez mis un peu dans l'ambiance avec ce texte de ce qu'est le fascisme et de la tournure qu'il prend puisque le fascisme se termine toujours par la guerre, la souffrance et la fin de de toutes les libertés et de toutes les sécurités, y compris la fin de la possibilité même de vivre.

Et euh bien sûr, quand on a organisé cet après-midi de discussion et d'échange avec vous, d'abord il y avait cette volonté d'inviter et donner la parole aux membres du comité de de soutien de la campagne du nouveau Paris Populaire parce que l'engagement d'artistes, d'intellectuels, de chercheurs, de journalistes, de dirigeants de de maison d'éditeurs, de maisons d'édition, de libraires, de du monde associatif, des gens qui sont vraiment des acteurs de la vie culturelle. Donc, j'ai envie de dire quasiment de toute la vie parce que la vie culturelle, on peut en discuter mais c'est tout la vie culturelle d'une certaine façon. Et bien, on voulait vous donner la parole, vous permettre de vous exprimer dans cette campagne aussi, de dire pourquoi votre engagement est important pour vous et pour nous et à quel point finalement c'est grâce à vous aussi à cet engagement que nous avons pu élaborer ce programme parce que ce programme, il vient pas de nulle part et ce programme, il a la prétention et et elle est grande.

Il a la pression de tension de répondre aux besoins des Parisiens et plus précisément, j'ai envie de dire aux besoins non satisfaits parce que nous ne sommes pas nous ce que nous représentons, ce pourquoi nous nous battons. Nous ne sommes pas de ceux qui sont satisfaits de la situation ou qui se satisfont de la situation ou qui considèrent que profite et ttoi euh tout va bien pour nous, on peut s'en sortir ou ce genre de personne. Nous sommes plutôt de ceux qui disent "Nous nous mettons au service de ceux pour qui les politiques qui sont mises en œuvre jusqu'à présent ne sont pas satisfaisantes." En clair, il y a des gens dans à Paris qui n'ont pas besoin de service public.

Faut dire ce qu'il y a. Il y a des gens à Paris qui n'ont pas besoin de service public. Pour eux, euh devoir payer pour se soigner n'est pas un problème.

Euh pour eux euh devoir payer l'école privé n'est pas un problème. Il y a des gens qui vivent dans ces conditions-là à Paris, mais il y a des inégalités très fortes à Paris. Il y a des gens pour qui sans le service public, il n'y a plus rien.

S'il n'y a pas l'école publique, s'il n'y a pas la santé publique, s'il n'y a pas la culture, il y a plus rien. Il y a plus accès à rien. Donc nous, c'est à à cela qu'on pense quand on élabore notre programme parce qu'on se dit que tout ce qu'on fait pour les plus vulnérables, les plus pauvres, ceux qui ont le moi, finalement profite à tout le monde. et bien on a traité la question de la culture de la même façon et on pourrait s'interroger sur quel est notre rapport à la culture.

Finalement, moi en tant que femme politique, je m'interroge sur ce sujet-là. Je suis pas membre de la commission des affaires culturelles à l'Assemblée nationale. J'avoue que j'ai même pas pensé à en être membre.

J'étais plutôt aux affaires économiques, après aux affaires étrangères. Et donc tout s'interroge sur notre rapport à la culture. Et moi je viens d'un milieu populaire où je savais pas que j'avais une culture.

Moi, j'ai grandi en pensant que ce que m' m'enseignait de l'histoire de ma famille, la culture que me transmettait ma famille, la culture qu'il y avait dans mon quartier, c'était pas de la culture. Je suis arrivée, je crois, quasiment à l'âge adulte, c'est-à-dire à Paris à l'âge de 20 ans, en pensant que tout ce que j'avais vécu avant mes 20 ans, c'était pas de la culture. J'avais un regard méprisant finalement et ignorant surtout vis-à-vis de la culture populaire, c'est-à-dire à la fois celle issue de l'immigration et d'histoire d'où viennent mes parents, la langue, la musique, les comptes.

Parce que quand on est petit, le premier rapport à la culture, c'est la voix des parents qui vous raconte des histoires et des contes et légendes en quelque sorte. Et je n'avais jamais considéré que c'était de la culture. Et puis il y avait aussi la culture du quartier, hein, comme on dit quand on est jeune aussi, on écoute des musiques qu'on écoute dans les quartiers et tout. plus bons aspects à part encore même si dans les années 90 le rap commençait à devenir quelque chose d'assez largement reconnu et apprécié mais ça restait quand même quelque chose qui nous marginalisait et et c'est ça la donc quand j'arrive à Paris je me dis ben la culture je la connais pas donc il faut que je la prennne et bien sûr quand on est à Paris évidemment l'offre est est merveilleuse et magnifique.

Donc on fait cet effort d'aller d'aller pour acquérir de la culture, les musées, les théâtres, l'opéra. Je suis jamais allé à l'opéra. Bon, allons à l'opéra, je suis jamais allé voir une pièce de théâtre, allons voir une pièce de théâtre et cetera et cetera.

Et c'est comme ça finalement que en préparant un petit peu hein cette rencontre, je me suis dit mais qu'est-ce que tu peux dire d'intéressant sur la culture en tant que femme politique euh euh et de l'expérience et puis de toutes les rencontres qu'on fait quand on on fait une campagne municipale ? Et bien, j'ai l'impression que cette ce que je décris là qui c'est un retour sur moi-même concerne beaucoup de personnes encore aujourd'hui à Paris. Beaucoup de de jeunes mais aussi de moins jeunes et beaucoup de gens qui pensent que leur culture est à part.

Et on se dit mais la culture c'est censé à la fois être eux. C'est prétentieux, je pense maintenant, mais peut-être à discuter. Mais on se dit la culture c'est censé être universel, mais peut-être que c'est pas vrai.

Peut-être que finalement la couture n'est pas censée être universelle, mais que c'est les ponts qu'on fait entre les cultures qui crée finalement l'universalité et qu'il y a plusieurs cultures, il y en a pas qu'une et que ce qu'on doit chercher non pas à avoir une culture, avoir la culture, mais avoir une diversité de cultures qu'on peut relier les unes aux autres comme on le fait quand on se retrouve ensemble ou comme est censé le faire une politique publique. finalement pour éviter que la culture devienne une espèce d'entre soi ou de communautarisme et surtout devienne quelque chose qui exclu avant tout. Et c'est ça qui finalement dans le Paris qu'on connaît semble marqué, c'est qu'il y aurait dans les politiques publiques telles qu'elles sont menées qui consistent à couper les subventions, qui consiste à obliger à la fusion, à la concentration, donc à la standardisation d'une certaine façon pour plaire au grand nombre.

On standardise et cetera. Vous connaissez ces stratégies. Dans ces politiques publiques, il y aurait presque une volonté d'exclure beaucoup beaucoup de cultures pour essayer de ne laisser dominer que celle que les politiques publiques se disent être les bonnes cultures parisiennes, la bonne façon de faire de la culture parisienne.

Parce qu'il y a toujours derrière tout ça et c'est le fondement même de notre programme, c'est la lutte contre la marchandisation de la culture. Or, la ville de Paris et les politiques publiques ces dernières années n'ont pas travaillé à la démarchandisation de la culture. Elles ont fait tout le contraire parce qu'elles sont parties d'un point de départ qui n'est pas le bon.

Ils partent du point de départ qui consiste à dire Paris doit être une ville attractive. Il faut fonder notre économie sur l'attractivité de Paris. Vous connaissez ce terme qui nous hérisse le poil à chaque fois qu'on l'entend et qui est valable pour tout.

Et donc on vous parle de Paris, capital artistique, attractivité. Et dès que vous entendez ce terme, vous savez d'avance que le seul et unique objectif va être d'attirer des fonds d'investissement, de l'argent, alors d'attirer des grands noms du monde pour pouvoir euh briller autour de cela et construire autour de cela. Et plus vous misez sur la marchandisation de la culture, plus vous excluez, plus vous standardisez, plus vous empêchez la diversité et la vitalité.

Donc nous on s'est dit on part de l'inverse et on part de la culture qui nous intéresse, les cultures qui nous intéressent, la façon de développer et de construire, c'est tout ce qui va être d'une certaine façon démarchandisé. Alors, en vous disant ça, beaucoup d'entre vous qui êtes des acteurs économiques et culturels, vous dites "Bon Sopia, ça tient pas vraiment la route parce qu'à un moment, il faut grailler, manger." Mais quand on parle de démarchandisé, c'est surtout de dire que dans l'ordre des choses et des priorités, on ne on a plusieurs usages d'une certaine façon à la culture qui est un bien commun.

Et si on devait y voir au moins deux ou trois usages, moi j'ai envie de dire il y a un usage vital à la culture parce qu'on n'est pas homme ou femme sans culture. Donc il y a cet usage vital qui est presque sanitaire, qui est presque une condition de la bonne santé physique et mentale. Donc je dis bon ben c'est le premier usage, c'est le c'est ce qu'on met en priorité, c'est ce qui justifie la gratuité et l'universalité de l'accès à la culture.

C'est ce qui justifie qu'on propose dans notre programme que le périscolaire et l'extrascolaire soit entièrement gratuit parce qu'on dit tous les enfants doivent y avoir accès de façon universelle sans aucun frein et aucune barrière. C'est un exemple. Deuxième usage que l'on pourrait y voir, c'est l'usage social. pourrait dire la la culture a un usage fondamental qui est celui de faire société, de constituer, de faire les liens, de faire cohésion sociale, partage, bonheur collectif d'une certaine façon.

Et il y a un troisème usage qui est l'usage économique et je les ai mis dans cet ordre-là et le problème c'est ceux qui nous les mettraient dans un tout autre ordre. Et si on commence à vous placer l'usage économique en tête des usages du bien commun qui est la culture, finalement tout est organisé autour de cet objectif ou soumis à ce dictate et nuit au reste. Parce que soyons clair, dans la société capitaliste, l'objectif c'est de créer la rareté pour créer la chè parce que la spéculation est un mode de de de vie, de survie, de continuité de de tout ce que le capitalisme touche. résumé d'une certaine façon et c'est certainement pas très élaboré d'un point de vue de chercheur ou d'universitaire, mais ce que je veux dire, c'est que c'est le point de départ de ma réflexion sur le sujet qui nous rassemble cet après-midi.

L'autre point, c'est les conditions dans lesquelles nous trouve et ce qui se passe depuis maintenant quelques années et dont on voit les les derniers rebondissements très très inquiétants. En faisant cette campagne, on a été à la rencontre d'énormément d'associations et beaucoup d'entre elles nous ont demandé de nous engager pour les défendre. Si vous gagnez, est-ce que vous nous défendrez face aux fascistes ?

Et donc la peur a gagné les gens. On fait campagne avec beaucoup de gens qui finalement vont voter parce qu'ils ont peur de ce qu'est le fascisme qui est en train d'arriver, du racisme. Et puis on le voit dans les populations qui vivent dans les quartiers populaires, les populations issues d'immigration ou ou des outresemères et cetera, on voit beaucoup de gens qui ont peur de du racisme qui monte et des violences qui l'accompagnent.

Et puis on voit aussi beaucoup d'acteurs de la culture, des associations, euh du commerce autour de de du livre, autour du vin aussi désormais puisque maintenant les étiquettes des bouteilles de vin peuvent vous valoir de vous faire saccager votre votre commerce qui nous disent on on est arrivé au point où notre liberté estimitée mais comme le disait le texte de Stéphan Zvalg tout à l'heure qui qui rappelait comment dans l'Allemagne nazi, les choses se sont faites, c'est-à-dire c'est c'est chaque jour un peu plus et personne n'en a parlé aujourd'hui, mais on la question de l'autocensure commence à à limiter la liberté des uns et des autres. des gens qui se privent d'exprimer une idée ou qui le font en cachant leur visage parce qu'ils ont peur des représailles. Et tout ce climat là d'atteinte à la liberté vient s'ajouter politique hein, je veux dire vient s'ajouter à tout ce qui rend de plus en plus la culture inaccessible à Paris.

Vous l'avez évoqué et je remercie infiniment Paris Collectif de sa présence cet après-midi. Princy he qui est aussi une des fondatrices. Je vous remercie infiniment d'être présent aujourd'hui.

Vous l'avez évoqué tout à l'heure et c'est pour ça que finalement je change un peu mon intervention et que je fais pas trop programmatique parce que on se retrouve dans cette l'idée de l'accessibilité de la culture, des lieux de culture, de la création, de la possibilité à la fois de bénéficier et soi-même d'être acteur et créateur dans tout ça. Il y a un problème d'accessibilité universelle, d'où nos réponses qui sont la gratuité autant que possible et la gratuité comme moyen d'y arriver, la démarchchandisation aussi pour avoir des moments qui ne sont pas conditionnés par la condition sociale. Il y a la question du foncier qui est fondamental et là tout à l'heure alors il est parti mais il était là le la personne qui m'a interrogé euh du c'était du cinéma Luxor non.

Ouais, d'accord. Pardon. Et donc du coup on à savoir comment on fait avec le foncier aussi à Paris, c'est un vrai sujet.

Donc nous on s'est dit on répond et comme ça concerne énormément de commerce, on s'est dit par exemple les galeristes d'art avant-hier, j'étais avec eux, il me posait la même question. Il dit "Nous, on est en train de disparaître, les loyers explosent x 3 x 4 on a des petits chiffres d'affaires. Une galerie d'art, moi j'ai découvert ça, c'est 150000 € le chiffre d'affaires annuel.

C'est pas énorme en soi pour quand vous avez 30 40 50000 de loyers pour pour être placé dans une rue où vous êtes un peu visible. Donc la la question du foncier est fondamentale. On s'est dit, on va créer ce label euh qui reconnaît à des commerces qu'ils sont des commerces essentiels.

Donc euh ça va être par exemple, on mettait dans le 10e avec Marine Beauauvallet euh avant-hier aussi ou hier, je sais plus, euh pour voir les les coiffeurs afro euh qui se trouvent dans le 10e arrondissement. Et on s'est dit bah en réalité ils rendent un service indispensable parce que des coiffeurs afro à Paris il y en a pas tant que ça et les besoins existent et sont réels. Et les gens viennent de toute l'Île-de- France et de tout Paris pour pouvoir se coiffer là-bas parce que il y a pas tant de coiffeurs que ça afro à Paris et en plus des coiffeurs afro et pas cher.

Donc il y a certes des problèmes à régler mais en tout cas nous on considère que le coiffeur afro dans ce co-là est un commerce essentiel. Donc vous voyez le commerce essentiel, on le décrète pas par son activité mais par son utilité sociale finalement et son son le fait qu'il est indispensable pour répondre à des besoins identifiés. Et donc les galeries d'art, des cinémas, des théâtres comme le théâtre l'Augustin, c'était dans le 11e des théâtres sont pour nous des commerces essentiels qu'on fera tout pour protéger de la rapacité d'un bailleur, d'un propriétaire foncier, d'VMH quand c'est LVMH qui se cache derrière une foncière pour acquérir des choses, ce genre de pour acquérir des des des locaux ou ce genre de projet.

Et donc on aura la foncière bien sûr de de Paris qui pourra acheter, préampter pour acheter quand ce sera mis en vente. Et puis il y a la possibilité de préampter un bail commercial donc pour pouvoir sauver et maintenir un commerce comme le cinéma dont on a parlé. Ensuite euh il y a la question de la transparence des subventions.

Là, on est tous d'accord pour dire qu'il y a un énorme problème qui est pas juste dans le monde de la culture mais aussi en réalité dans le monde de l'action sociale des associations. Nous, on s'est aperçu très rapidement dans cette campagne municipale que beaucoup de d'associations culturelles ou sociales nous signal que c'est très compliqué pour elles cette campagne parce que leurs subventions dépendent quand même d'une mairie qui est en place, d'une majorité qui est en place depuis 25 ans et qu'en réalité oui, il y a un gros manque de transparence dans l'attribution des subventions. Il y a un manque de transparence aussi dans la façon dont les subventions tournent.

à un moment donné, il y a des gens qui ont leur ils n'ont même pas besoin de convention plurannuelle. Ils savent qu'ils ont leur subvention qui tombera sans arrêt. Tandis que pour la majorité des des associations et surtout celles des nouvelles associations, c'est finalement l'appel d'offre sur appel d'offre.

Quand vous entendez une association vous dire qu'en 2 mois là, les deux premiers mois de l'année, ils en sont à 56 réponses à des appels d'offre, 56 appels d'offre pour pouvoir essayer d'en avoir cinq ou six pour pouvoir essayer de de boucler leur année. On parle d'appel d'offre à 5000 € hein. C'est-à-dire que pour avoir 5000, 10000 15000 € vous remplissez des dossiers de 50 pages et vous recommencez sans arrêt. et finalement vous êtes vous n'êtes plus du tout dans la création, vous n'êtes plus duon dans l'adaptation au besoins que vous pouvez identifier parce que vous voulez vous adresser au public d'un quartier ou un public spécifique qui vous intéresse ou parce que vous avez envie de parler d'un sujet qui vous intéresse.

Vous n'êtes plus du tout là-dedans. Vous êtes dans la commande publique qui en fait dénature quasiment même dans le monde culturel le les fondements du monde culturel qui sont pour nous la liberté. S'il y a pas de liberté de création, s'il y a pas de liberté de conception, s'il y a pas de liberté dans le monde culturel, alors est-ce ?

On a c'est un débat que vous connaissez mais est-ce qu'on doit avoir une culture d'état et une culture de ville d'autorité publique qui doit imposer dans la ville ? Moi, je suis pas convaincu. Moi, je fais partie des gens qui disent "Je pense vraiment en tant que femme politique, c'est que l'homme ou la femme politique qui a ce pouvoir entre les mains ne doit surtout pas décider de ce que doit être la culture." Je vous dis très franchement, ce serait une folie.

Et c'est une folie de le laisser faire et c'est vraiment la résistance la plus importante. C'est pour ça que je me dis un adjoint au maire à la culture, c'est pas quelqu'un qui ordonne. Ça peut pas être ça.

Et je pense même qu'on l'appellera pas adj à la culture. On l'appellera à Jan à la liberté culturelle parce qu'il faut vraiment se dire c'est quelqu'un qui doit permettre qui doit justement permettre la liberté et la diversité et certainement pas commander orienté d'out tuer tout et et on il y a de belles résistances à Paris. On résiste bien, on résiste beaucoup.

On en a fait des manifes, on a fait des quêtes, on essaye. Mais très honnêtement, ce qui m'inquiète là, c'est que bien sûr, il y a les fascistes et on sait qu'avec eux, on sait comment ils vont s'y prendre. On a vu ce que Vokier est capable de faire, on a vu ce que PCR est capable de faire en Île-de-Fance.

On on sait comment il procèdent. Ils ont un mérite, c'est qu'ils ne s'en cachent pas. Il y a les autres qui sont dans les coupes budgétaires comme Dati qui a été ministre de la culture mais finalement on casse tout pour favoriser à notre parce que quand on fait des coupes budgétaires, on les fait pas pour tout le monde pareil hein.

Il y a ceux qui vont préserver et ceux qui n'auront plus rien. Et souvent ceux qui préservent sont ceux qui ont le moins besoin en réalité. Et Dati est à danger pour la culture aussi à Paris.

Et puis il y a cette hypocrisie qui moi m'est devenue absolument insupportable de la politique menée par la ville et la majorité socialiste parce que finalement rien n'obligeait les socialistes à mettre en place le système d'appel à projet. Rien. Ils ont prétendu pendant un temps que c'était l'Union européenne il y a jamais eu de directive de l'Union européenne prétendant que toutes les associations devaient être subventionnées à l'appel à projet.

Ça n'existe pas. C'est une invention. Rien n'oblige à fonctionner de cette façon-là.

C'est uniquement un souci d'économie, de coupe en fait. On réduit comme ça les budgets et puis c'est tellement saupoudré que à la fin vous n'avez même plus de vision globale de ce que vous faites et puis vous mettez des gens les associations dans des conditions où leur liberté est anilée. Quand vous passez la moitié de l'année à chercher des subventions vous et l'autre moitié à essayer de les toucher, pardon mais parce que le le entre vous les accorde et le moment où vous les touchez, il se passe quand même du temps, vous ne pouvez pas vous en sortir.

Et donc, il faut vraiment marquer une rupture avec ce système-là. C'est la rupture que nous on promet. L'autre rupture, comme je vous le disais, c'est celle de redonner du souffle à les libertés.

Donc nous, on est contre les concentrations et les fusions, mais on les contre la dans le domaine de la culture, mais aussi dans le domaine du social et de l'action sociale et cetera. Aujourd'hui, on a beaucoup d'associations qui sont dans la solidarité, qui sont contraintes euh soit de disparaître, soit de fusionner avec des grands groupes comme le groupe SOS ou autres ou Aurore et cetera. Cela existe dans tous les domaines.

Donc nous, on veut au contraire avoir plein de petites structures qui sont adaptées à leur public. Quand je parlais du théâtre le butin dans le 11e arrondissement, c'est 90 places, mais euh c'est tout un écosystème dans le quartier. Il y a certainement des gens qui viennent d'ailleurs de Paris, d'extérieur de Paris, mais euh dans le quartier, c'est l'écosystème.

C'est là que ça se passe. Il y a l'école à côté, il y a les cafés à côté. Tout le quartier vit en quelque sorte autour de de ce lieu de culture.

Donc c'est fondamental aussi pour la vie de quartier. Voilà pourquoi nous euh on pense que il faut aussi que la démocratie euh vraiment pénètre partout. Quand on dit on va confier au conseil de quartier où tous les acteurs seront présents, le soin de décider de de comment ils interviennent auprès des lieux des commerces essentiels et des des lieux culturels.

Pourquoi on veut faire ça ? parce que c'est aussi une façon de d'empêcher la main mise d'un politique. Moi, je me dis, on peut gagner cette fois-ci, diriger et mettre en place ce système.

Mais la vie démocratique fait qu'on peut perdre la foi d'après. Et l'idée c'est qu'est-ce qu'on met en place que le suivant qui sera peut-être pas aussi démocrate que nous ne pourra pas démolir et détruire. Donc l'idée d'avoir une diversité culturelle, d'avoir des endroits de résistance un peu partout fait queon se dit une politique un peu autoritaire ou fascisante ou dominatrice ne pourra pas le défaire.

Donc l'idée d'avoir dans les conseils de quartier euh la décision et le budget pour agir euh permettra de garantir aussi la liberté de décision. Voilà pourquoi on propose de multiplier par 3 le budget des conseils de quartier. Voilà pourquoi on propose au conseil de quartier d'avoir de nouvelles euh façon d'intervenir plus directe.

Si un conseil de quartier veut sauver à théâtre, il aura le budget pour le faire. Ou s'il n'a pas le budget, il peut s'associer avec plusieurs théâtres. On mettra des les les conseils des conseils de quartier dans l'arrondissement par exemple où les il y aura aussi le conseil économique, social et environnemental de la ville de Paris qui permettra à tous ces acteurs de se retrouver et de saisir le conseil de Paris sur un sujet de cette façon-là et d' donner de l'importance et de le montrer.

Pour terminer, je voudrais euh parler Alors, on a parlé de la fête tout à l'heure et c'est vrai que c'est un sujet est où le camarade ? Je le vois plus. On a parlé de la fête tout à l'heure et c'est vrai que c'est un sujet aussi qu'on cherche à démarchandiser euh parce que il est évident que une ville qui prétend être une fête mais où la fête est réservée à ceux qui ont des moyens financiers et on a vu on a vu dans Paris que lorsque vous voulez organiser une fête, occuper un espace public sans argent, ça se termine souvent avec les CRS.

Ça c'est ça se termine mal. Donc on se dit mais comment les gens peuvent-ils avoir aussi accès à la fête pas chère à Paris ou alors comment ça se passe et les raisons de faire la fête ? Vous savez il y a des anniversaires, des mariages, des naissances, des badèmes.

Il y a plein de raisons de faire la fête à Paris. Mais vous en voyez très peu des fêtes autour de ça parce que les gens n'ont pas accès à des salles municipales, à des salles associatives pas chères, à des salles que les bailleurs sociaux pourraient mettre à disposition en bas des immeubles, là où il y a des tours et cetera parce que tout doit être marchandisé, tout doit rapporter de l'argent. Nous, on dit bah non, nous on veut un maximum de salles de ces types là qui serait accessible aux gens.

Pourquoi pas gratuitement ? Au moins une fois dans l'année, chaque Parisien aurait le droit de bénéficier d'avoir accès à une salle gratuitement pour organiser une fête pour lui-même ou ou à des tarifs en tout cas réduits quand il s'agit d'un mariage ou ou d'un autre événement. Donc nous on veut démarchandiser la fête comme ça et pu on veut créer des moments de fête populaires et on veut diversifier la façon de faire la fête.

Il y a aussi une standardisation de la façon de faire la fête à Paris. C'est pareil hein, de grands acteurs de la nuit qui décident que la seule façon de faire la fête ou la meilleure façon de faire la fête, c'est celle qui consiste à payer une entrée dans un lieu, payer une consommation ou entrer dans un lieu et payer des Peut-être qu'il y a d'autres façons de faire la fête qu'on ninvente pas d'ailleurs qui existe depuis très longtemps en France. Les balles populaires, c'était très sympa.

Euh ça peut démarrer aussi faire la fête l'après-midi euh un dimanche après-midi, un samedi après-midi. Il y a des personnes âgées qui euh sont privées de fête à Paris. Euh il y a un certain âge où les personnes âgées vont plus sont plus invitées aux fêtes.

Il y a pas de fête pour eux. Euh une fois par an, le maire d'arrondissement leur organise le bal des seigneors, c'est la joie et la gaieté. Mais sinon, non mais c'est vrai, on pourrait dire bah pourquoi il y aurait-il pas des lieux de fête où les gens pourraient venir avec leurs enfants ? ou des lieux de fête sécurisé peut-être sans alcool parce que c'est souvent plus inclusif, c'est rassurant pour des parents d'y emmener leurs enfants.

Mais il faut se dire bah nous on veut créer ces moments de fête. Donc on avait parlé des maisons autogérées qui seraient à la fois des maisons culturelles et des maisons de de de réunion, de rassemblement et des maisons festifs. Il y en a une par exemple qu'on pourrait être parfaitement envisagé d'installer en tant que ville de Paris à la place de la flèche d'or aujourd'hui qui s'apprête à à fermer compte tenu des travaux importants qui doivent être réalisés.

Les occupants n'ont pas les moyens. Enfin bref, donc il faudra se battre pour empêcher que ce lieu soit vendu parce qu'il est c'est un lieu privé hein, qu' soit vendu pour faire autre chose. Nous, il faut absolument qu'on se dise bah ce lieu-là, on pourrait en faire une maison autogérée de la fête et de la culture dans le 20e arrondissement.

Donc c'est des choses très concrètes qu'on peut envisager de la sorte. Euh voilà ce que je peux vous dire sur le sujet, sur la résistance au fascisme et ce que nous on promet sur ce sujet-là. vous a dit euh le si en 2027 c'est l'extrême droite qui arrive au pouvoir, moi je n'y crois pas mais prenons cette hypothèse.

Euh on nous dit qu'est-ce qui se passe si les associations, les librairies indépendantes, les médias indépendants sont attaqués. Que peut faire la ville de Paris ? On a dit bah la ville de Paris elle doit immédiatement assurer que personne ne meurt par la volonté d'un fasciste à la tête de de l'État.

Donc aucune librairie, aucune maison d'édition, aucun média ne doit mourir parce que du jour au lendemain, on le priverait de ses subventions ou de ses moyen ou de son local ou euh que sais-je. Donc la ville de Paris devra immédiatement et elle en fera une priorité avec nous, créer un fond de survie, de soutien à toutes ces structures parce qu'il peut pas être admissible de laisser faire. Si la ville de Paris insoumise laisse faire, c'est qu'elle est elle est défaillante et qu'elle ne remplit pas sa mission.

Donc ça c'est un engagement très ferme qui consiste à dire nous ne laisserons rien faire de tel parce que nous ne céderons jamais sur rien. Donc c'est pas la peine. Et c'est peut-être pour ça que les représailles sont peut-être sévères.

Tu en parlais tout à l'heure, Judith, et je trouve que tu as mis beaucoup de temps à comprendre que tu étais victime. Tu voulais pas le croire. 23 ans à Paris, je pense qu'on peut le comprendre vite, très facilement.

Ça fait des années que ça se passe comme ça. Moi, j'ai des associations quand même qui me disent que il sont obligés d'afficher un soutien ou de sinon elles risque de ne plus avoir leur subvention alors que elles ont encore échappé au coupe budgétaire ces dernières années. Mais oui, c'est une façon de faire qui doit qui doit être vraiment stoppée. face à la répression, il faut aussi imaginer et c'est très intéressant ce que tu disais Louise sur la façon de dont finalement les solidarité sont aussi en train de se monter entre les artistes, entre les lieux culturels entre les commerces essentiels pour essayer justement de de surmonter tout cela et pas de devoir prendre des décisions aussi douloureuses que ne pas pouvoir faire ou devoir fermer ou ce genre de décision.

Là aussi euh il y a l'idée d'un fond d'urgence euh pour tout ce qui est commercial qui serait créé dès notre arrivée euh aux responsabilité pour pouvoir venir en aide immédiatement au commerces essentiels pour surmonter l'année 2026 qui euh dans tout le monde commercial parisien est une année terrible pour beaucoup des commerces indépendants qui sont pas dans les grandes chaînes et cetera. Euh j'avais aussi euh une remarque à laquelle je voulais répondre de monsieur Alors, attendez, est-ce que je vais juste retrouver ça ? vous aviez parlé tout à l'heure, c'était c'était vous monsieur tout à l'heure vous m'avez parlé d' de d'architecture et d'urbanisme et et j'ai trouvé votre intervention très juste parce que euh pour faire le lien entre mon introduction et la conclusion euh c'est terrible de se dire que à Paris finalement on est d'une certaine façon privé d'une certaine mémoire à part et ça ça rejoint la culture pleinement mais on est privé d'une mémoire qui est soit cachée, soit qu'on accepte quelques jours dans l'année de de célébrer ou de montrer.

Et cette mémoire, c'est la mémoire populaire. Paris, c'est une ville incroyablement populaire. Je je vous donne vraiment les données pour que vous les ayez en tête.

Ne croyez vraiment pas que Paris est une capitale de riches comme dit Ariel Veille ou Emmanuel Grégoire. Paris, c'est une capitale hyper populaire. La moitié des foyers parisiens vit avec moins de 2500 € par mois.

La moitié des foyers parisiens. C'est vraiment incroyable. Vous dites quand vous savez que 2500 € par mois en considérant que vous consacrez 35 % en moyenne de ces 2500 € à payer votre loyer, voyez le reste à vivre à Paris.

Un foyer, c'est pas une personne, ça peut être deux, tr 4 personnes. Donc Paris, c'est une ville très très populaire et pourtant c'est une ville où l'histoire populaire n'existe quasiment pas. Paris, c'est une ville qui a été faite de migrants et d'immigrés, des migrants de l'intérieur, de de France, d'Europe et du monde entier et des outresemes puisque je j'en profite, je salue Youus Margi qui est là député européen, tu me fais le le plaisir de sa présence.

On part ensuite en action militante avec lui et donc Paris est vraiment une ville comme ça, mais les parcours par exemple de culturel autour de cela n'existent pas. Donc c'est vrai que l'idée d'avoir des parcours culturels construits autour de la mémoire, des lieux de mémoire, on en a parlé avec le comité justice et vérité pour Adama, le comité de à Satraoré avec Youssef Bracni. Il y a il y a 2 jours, on disait "Mais on va créer des parcours de mémoire euh autour de la lutte contre le racisme par exemple ou des parcours de mémoire architecturaux euh qui serait vraiment intéressant parce queon vous présente Paris, tout ce qui serait beau à Paris ce serait l'Ostmanien et pourtant Paris c'est aujourd'hui je me demande si Paris c'est encore de la majorité osmanienne.

Je pense pas. Je pense que la majorité des bâtiments parisiens ne sont même pas issus de la période osmanienne et euh tout est un peu dévalorisé parce que ce n'est pas osmanien. Alors euh d'un point de vue architectural comme le et de l'urbanisme, il y a beaucoup à dire parce que en plus l'histoire politique d'une ville est très souvent liée à son urbanisme.

Et là c'est comment elle s'appelle ? pas Charlotte, le prénom de m'échappe pinçon Charlot c'est Molique le le Molique pinçon Charlot qui écrit dans son livre La sociologie de Paris où elle raconte exactement comment l'urbanisme est à Paris en tout cas peut-être même plus qu'ailleurs, mais à Paris et c'est certain déterminant dans la dans l'accès à la culture, dans la sociologie de la ville et dans l'histoire de la ville. Voilà ce que je voulais dire.

C'est-à-dire que au final, notre idée, c'est vraiment de cultiver la diversité, de permettre la grande liberté culturelle, de la soutenir à la fois dans des logiques de résistance, mais aussi dans des logiques de rupture totale avec ce que le capitalisme et les logiques de politique d'austérité budgétaire ont imposé ces 25 dernières années. C'est une très grande rupture et j'espère que ce sera ça sera de ces ruptures qui nous permettent de nous dire on construit pour les 30 prochaines années quelque chose qui ils ne pourront pas défaire. C'est un peu comme la la sécurité sociale ils l'ont construite et même si aujourd'hui ils essayent encore de la défaire et bien il n'y arrive pas et ça fait comme ça plus de 80 ans que ça existe.

Merci beaucoup pour votre attention. Merci. Merci beaucoup Sopia.

Merci à toutes et tous pour ce moment qu'on a passé ensemble, ces interventions, ses lectures et on vous invite maintenant à vous diriger vers le cocktail. Merci beaucoup. Et non.

Ouais, me suis pas fait le cocktail.