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InterviewSud Radio — L'invité politique (sur Site radio)· 3 septembre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉducation & rechercheRetraites

L'invité politique Sud Radio - Prisca Thevenot, députée Ensemble pour la République des Hauts-de-Seine, est l'invitée politique

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:49OuverteRéponse directe

    Vous trouvez normal que la LFI exerce une pression sur les dirigeants d'un service public et sur leurs choix éditoriaux ?

  • 2:14OuverteRéponse directe

    Vous apportez votre soutien à la direction du service public ou à la rédaction ?

  • 2:34OuverteRéponse partielle

    La rédaction de France Inter a tort de vouloir entamer une grève si Charles Sapin reste à l'antenne ?

  • 3:08OuverteRéponse directe

    Vous diriez que c'est une chasse à l'opinion d'une certaine façon ?

  • 3:36OuverteRéponse directe

    Est-ce que d'un mot, vous diriez que ce sont aux retraités les plus aisés de faire un effort ? Et dans quelle proportion ?

  • 4:28OuverteRéponse directe

    Là, vous allez faire référence au programme de Gabriel Attal ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:29Invité politiqueFait
    « Premièrement, la direction de France Inter confie une chronique hebdomadaire à un journaliste de Valeurs Actuelles. »
  • 0:34Invité politiqueFait
    « Puis, Jean-Luc Mélenchon accumule des réactions. Son dernier poste, un extrait, il dit « La colonisation par les fachos a commencé ». »
  • 0:42Invité politiqueFait
    « Et, troisième épisode, les personnels de Radio France, réunis en AG, demandent à leur direction le retrait de la chronique et votent le principe d'une grève. »
  • 1:37Invité politiqueFait
    « Cherchent LFI quand Mélenchon parle de colonisation par les fachos ? C'est de l'intimidation ? »
  • 2:34Invité politiqueFait
    « La rédaction de France Inter a tort de vouloir entamer une grève si Charles Sapin reste à l'antenne ? »
  • 3:36Invité politiqueFait
    « Est-ce que d'un mot, vous diriez que ce sont aux retraités les plus aisés de faire un effort ? Et dans quelle proportion ? »
  • 4:28Invité politiqueFait
    « Là, vous allez faire référence au programme de Gabriel Attal ? »
  • 5:30Invité politiqueFait
    « Qu'est-ce que vous dites à Sébastien Lecornu ? Évitons des coups de rabot sur les pensions de retraite ou pas ? »
  • 7:13Invité politiqueFait
    « Est-ce que vous croyez au fait que ce budget sera voté ? »
  • 8:08Invité politiqueFait
    « Qu'est-ce que vous dites à Sébastien Lecornu ? Prenez les ordonnances ? »
  • 9:05Invité politiqueFait
    « Pour vous, le match, c'est entre Gabriel Attal et Edouard Philippe ? »

Temps de parole

  • Invité64 %
  • Prisca Thevenot24 %
  • ?5 %
  • Invité 23 %

24,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Sud Radio, l'invité politique,

0:04
Locuteur

Jacques

0:06
Présentateur

Cardoz. 8h31 sur Sud Radio, l'heure du grand entretien politique. Aujourd'hui, Jacques, vous recevez Prisca Thévenot, députée ensemble pour la République des Hauts

0:15
Locuteur

-de

0:15
Présentateur

-Seine.

0:16
Prisca Thevenot

Bonjour Prisca Thévenot.

0:17
Présentateur

Bonjour.

0:18
Prisca Thevenot

On va parler de la présidentielle et du budget dans un instant. Mais tout d'abord, j'aimerais vous entendre sur le service public qui n'en finit plus d'agiter la classe politique et en particulier LFI. Je rappelle juste les trois épisodes pour que tout le monde comprenne bien. Premièrement, la direction de France Inter confie une chronique hebdomadaire à un journaliste de Valeurs Actuelles. Puis, Jean-Luc Mélenchon accumule des réactions. Son dernier poste, un extrait, il dit « La colonisation par les fachos a commencé ». Et, troisième épisode, les personnels de Radio France, réunis en AG, demandent à leur direction le retrait de la chronique et votent le principe d'une grève.

La question que je vous pose, Madame Thévenot, vous trouvez normal que la LFI exerce une pression sur les dirigeants d'un service public et sur leurs choix éditoriaux

0:57
Locuteur

? Mais

0:58
Invité

je pense que vous avez la réponse dans votre question. La France Insoumise, et notamment Jean-Luc Mélenchon Ier, passent leur temps à mettre la pression sur tout le monde, en permanence et en tout temps.

1:11
Locuteur

Et

1:11
Invité

ce faisant, ils mettent la pression sur notre système démocratique tel qu'il existe.

1:15
Locuteur

Ce

1:16
Invité

sont les journalistes aujourd'hui, l'indépendance des médias aujourd'hui. C'était hier les forces de l'ordre, avant-hier la justice, encore avant-hier les opposants politiques. Tout cela donne à voir quelque chose d'assez simple. Tout cela, c'est une promesse de ce que sera la vie sous la France Insoumise si demain Mélenchon arrivait au pouvoir. Que

1:37
Prisca Thevenot

cherchent LFI quand Mélenchon parle de colonisation par les fachos ? C'est de l'intimidation ?

1:42
Invité

À brutaliser le débat. À brutaliser le débat et à faire ce qu'il sait faire, c'est-à-dire agiter une haine et des peurs sur les réseaux sociaux, précisément pour qu'ensuite une meute se décharge, se déverse sur celles et ceux qu'il pointe du doigt. Et ils le font toujours haïtien. Et ensuite, ils viendront la main sur le cœur avec soit Manuel Bompard, soit Mathilde Panot nous dire « Nous n'avions pas prévu cela, nous étions simplement en train de dire ce que beaucoup de gens pensent. Et peu importe les conséquences pour la vie des gens, ça, ça ne les regarde pas.

2:14
Prisca Thevenot

» Vous, Prisca Tevenot, vous apportez votre soutien à la direction du service public ou à la rédaction ?

2:19
Locuteur

J

2:19
Invité

'apporte mon soutien à l'indépendance de nos médias. Nos médias doivent pouvoir travailler, choisir, faire des éditos, comme vous le dites vous-même dans vos rédactions, de façon libre et indépendante, sans pression aucune du

2:33
Prisca Thevenot

politique. La rédaction de France Inter a tort de vouloir entamer une grève si Charles Sapin reste à l'antenne ?

2:39
Invité

Mais la direction, moi je ne

2:40
Locuteur

vais

2:40
Invité

pas vous dire que je suis là en train de demander à ce qu'on respecte l'indépendance des uns et des autres et venir commencer à m'immiscer dans les discussions qui ont lieu entre la direction et la chaîne. Je pense qu'encore une fois, Jean-Luc Mélenchon doit déjà s'occuper de ce qu'il est censé faire, c'est-à-dire avoir un groupe parlementaire qui se prépare pour le budget et pas simplement pour censurer, menacer, parce que là aussi, à l'Assemblée Nationale, ils y sont, et pourtant ils y sont non pas pour travailler, mais pour menacer et censurer.

3:08
Prisca Thevenot

Pour terminer, vous diriez que c'est une chasse à l'opinion d'une certaine façon ? C'est une forme de terrorisme intellectuel ?

3:13
Invité

Pardon, ils font des chasses à l'opinion,

3:15
Locuteur

ils

3:15
Invité

font des chasses à l'homme, chasses aux femmes, je suis désolé de le dire. Je vous le dis encore une fois, que ce soit les journalistes, les forces de l'ordre, la justice ou leurs opposants politiques, ils passent leur temps à mettre des cibles sur tout le monde en permanence.

3:27
Prisca Thevenot

Alors vous y faites référence, Haïtion, et c'est normal, puisque les discussions vont débuter autour du budget, c'est également l'actualité. Est-ce que d'un mot, vous diriez que ce sont aux retraités les plus aisés de faire un effort ? Et dans quelle proportion ? Puisqu'on voit bien aujourd'hui que le débat est en train de tourner sur la question des pensions des retraites

3:48
Locuteur

? Oui,

3:49
Invité

vous avez raison, le débat tourne encore et toujours sur le même sujet. Comment on finance notre système de retraite, qui est un système par répartition et qui est face à un mur démographique que nous connaissons tous

4:02
Locuteur

?

4:03
Invité

Alors oui, on a essayé des réformes paramétriques, oui, elles ont finalement été abandonnées. Alors qu

4:09
Locuteur

'est

4:09
Invité

-ce qu'on fait

4:09
Locuteur

? On

4:10
Invité

continue à chercher des réformes paramétriques, on essaie de pointer du doigt ou de prendre dans la poche des uns et des autres, on se dit finalement, on en finit avec ce psychodrame annuel et on change complètement le système.

4:22
Prisca Thevenot

Là, vous allez faire référence au programme de Gabriel Attal,

4:25
Locuteur

et c'est bien normal ? Non, à notre projet

4:26
Invité

que nous portons aussi à l'Assemblée nationale. On l'a posé l'année dernière à l'Assemblée nationale en tant que député pour pouvoir mettre une part de capitalisation, pour pouvoir commencer à défendre un système universel et sans limite d'âge.

4:38
Prisca Thevenot

Mais ça, ce sera quand même dans un deuxième temps. J'aimerais juste vous entendre sur les choix qu'il va y avoir à faire là tout de suite avec le Premier ministre. Il évoque, il y a deux petites musiques qui montent, la suppression de

4:49
Locuteur

l

4:49
Prisca Thevenot

'abattement de 10%, la désindexation des pensions pour les pensions les plus élevées. Qu'est-ce que vous, vous préférez ?

4:55
Invité

Déjà, moi, ce que je préfère,

4:56
Locuteur

c

4:56
Invité

'est que, parce que vous parlez très justement, et merci de le faire en ces termes, de petites musiques. Moi, je n

5:01
Locuteur

'ai

5:01
Invité

pas encore vu le début d'un projet de loi de finances. D'accord. Parce que ce projet de loi de finances n'a pas encore été présenté en Conseil des ministres par le gouvernement.

5:09
Locuteur

Évidemment.

5:10
Invité

Donc je pense que plutôt que d'agiter des angoisses légitimes sur les uns et sur les autres, et finalement sur comment on réserve notre dette publique, faisons notre travail tel qu'il est, et là je parle en tant que parlementaire, attendons le projet tel qu'il sera présenté par le gouvernement. Et ce n

5:24
Locuteur

'est

5:24
Invité

pas dans trois mois, quatre mois, cinq mois, un an. C'est dans quelques jours, et on commencera à débattre à l'Assemblée nationale

5:29
Locuteur

en

5:30
Prisca Thevenot

octobre. Qu'est-ce que vous dites à Sébastien Lecornu ? Évitons des coups de rabot sur les pensions de retraite ou pas ?

5:36
Invité

Je dis, regardons la copie dans sa globalité. Et je le dis d'autant plus que l'année dernière, on l'avait déjà dit. Attention, quand on abandonne, quand on supprime une réforme qui permet quand même de donner un peu de respiration financière et économique, je parle de la réforme des retraites, il aurait fallu avoir en face une mesure qui permet de contrebalancer. On ne l'a pas eue, et donc on en est là aujourd'hui. Donc attention à ne pas simplement essayer de faire un truc ligne par ligne, mais regardons la copie globale.

6:02
Prisca Thevenot

Alors, il y a une autre idée qui circule, c'est celle de la TVA sociale. Cette fois-ci, ce sont plusieurs patrons qui ont évoqué cette idée, notamment Michel-Édouard Leclerc. Est-ce que vous, vous y êtes favorable ?

6:13
Invité

J'entends l'idée. J'entends l'idée, et elle mérite d'être débattue à l'Assemblée nationale pendant le budget. La TVA sociale, c'est quoi ? C'est faire peser un peu moins le financement de notre modèle social sur le travail, et un peu plus sur, effectivement, d'autres marges, comme la TVA. Ça permet aussi, potentiellement, des gains sur l'emploi et la compétitivité, ce qui n

6:35
Locuteur

'est

6:35
Invité

pas anodin, et ce qui, moi, plutôt me fait entendre quelque

6:39
Locuteur

chose de... Dans votre esprit,

6:39
Prisca Thevenot

ce seraient des variations de combien, pour

6:41
Locuteur

que les gens qui

6:41
Prisca Thevenot

nous écoutent se

6:42
Locuteur

voient

6:43
Prisca Thevenot

exactement ? C

6:44
Invité

'est exactement là le point qu'il faudra qu

6:46
Locuteur

'on

6:46
Invité

discute. De quoi on parle ? Parce que si ça permet d'être favorable à l'emploi et à la compétitivité, et bien évidemment aussi réduire la différence entre le net et le brut, c'est très bien, mais si c'est finalement pour avoir des conséquences négatives, parce que pas assez équilibrées sur la TVA, j'ai envie de vous dire, là, on s'y perd un peu, et les Français sauront très vite que c'est pas très judicieux.

7:09
Prisca Thevenot

Alors, toutes ces discussions, c'est très bien, mais il y a un vrai risque que le budget ne soit pas voté. Est-ce que vous croyez au fait que ce budget sera voté ?

7:16
Invité

Non mais attendez, pardon, on va pas inventer les choses. Vous le savez, depuis la dissolution de 2024, il y a 11 familles politiques à l'Assemblée nationale. Aucune n'a de majorité, sauf quand le RN et la LFI se tiennent la main,

7:29
Locuteur

ce qui arrive de temps en temps. Mais là, la France

7:30
Prisca Thevenot

Insoumise annonce clairement la couleur et

7:31
Locuteur

dit qu'elle va censurer, quoi qu'il arrive.

7:33
Invité

Non mais que la France Insoumise censure et menace, comme on se le disait en début, il

7:36
Locuteur

n'y

7:36
Invité

a rien de nouveau sous les tropiques, malheureusement, c'est un fait. Maintenant, ce qui est important, c'est de savoir, est-ce que les oppositions vont voter le budget ? Enfin, pardon...

7:43
Prisca Thevenot

Il y

7:43
Locuteur

a

7:43
Prisca Thevenot

une interrogation pour le Parti Socialiste.

7:46
Locuteur

Je

7:46
Invité

crois qu'ils sont aussi en primaire interne en ce moment. Évidemment, côté gauche, je ne vois pas comment le budget est voté. Le sujet, c'est est-ce qu'il sera adopté ?

7:55
Prisca Thevenot

Et

7:55
Locuteur

comment

7:55
Invité

?

7:55
Prisca Thevenot

Vous ne voyez pas comment le budget

7:57
Locuteur

pourrait être voté ?

7:58
Invité

Je ne

7:58
Locuteur

vois

7:58
Invité

pas comment les oppositions vont voter un budget sur lequel chacun trouvera les meilleures excuses du monde entier. Je leur fais confiance pour expliquer qu'il est mauvais.

8:06
Prisca Thevenot

Alors du coup, pour éviter un nouveau psychodrame, qu'est-ce que vous dites à Sébastien Lecornu ? Prenez les ordonnances ?

8:12
Locuteur

Non,

8:13
Invité

je dis qu'il faut

8:13
Locuteur

laisser...

8:14
Invité

Vous avez une parlementaire en face de vous. Je dis qu'il faut bien évidemment laisser le Parlement travailler, se faire, parce qu'il y aura aussi des débats extrêmement importants qui doivent pouvoir avoir lieu. Vous venez de parler des retraites, vous venez de parler de la TVA sociale. Ce sont aussi des moments de clarification politique du positionnement des uns et des autres. Et puis, peut-être, soyons optimistes, peut-être qu'on arrivera à trouver des accords sur telle ou telle partie du budget qui permettra aussi de donner un coup d'horizon.

8:40
Prisca Thevenot

Il faudra passer par un 49-3 éventuellement

8:42
Locuteur

? Je

8:43
Invité

le redis encore une fois, il n

8:44
Locuteur

'y

8:44
Invité

a pas de majorité à l'Assemblée nationale depuis la dissolution.

8:46
Prisca Thevenot

Donc,

8:46
Locuteur

au pire,

8:47
Prisca Thevenot

il y aura un 49-3.

8:48
Locuteur

C'est mieux ça qu'un gouvernement qui tombe.

8:50
Invité

C'est pour ça que je dis, est-ce que le budget sera voté favorablement ? Je ne

8:53
Locuteur

vois

8:53
Invité

pas comment les oppositions votent. En revanche, est-ce qu'il doit être adopté ? Oui. Et est-ce qu'il peut l'être ? Oui.

8:58
Prisca Thevenot

Quitte à ce que ça passe par le 49-3.

9:00
Invité

Il faut un budget, vous savez.

9:02
Prisca Thevenot

On parle de la présidentielle 2027.

9:04
Locuteur

On

9:04
Prisca Thevenot

voit bien que maintenant, elle est lancée. Plus de 30 candidats, ça fait sourire un certain nombre de gens. Pour vous, le match, c'est entre Gabriel Attal et Edouard Philippe. Assez feutré pour le moment. C'est Edouard Philippe qui arrive en tête de cette course entre deux anciens premiers ministres. Mais pourquoi Gabriel Attal serait le seul candidat du rassemblement, pour vous

9:21
Locuteur

? Alors,

9:22
Invité

déjà, disons plusieurs choses. Il y a aujourd'hui une tendance assez forte, une dynamique assez complexe, qui veut que les candidats et les familles politiques qui soient en dynamique positive dans les sondages soient le RN et la France Insoumise. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon.

9:37
Locuteur

Par

9:37
Invité

rapport à cela, il y a un autre candidat qui a une dynamique aujourd'hui, qui n'est pas en train de stagner ou potentiellement de reculer sur certains sondages, c'est Gabriel Attal. Et donc moi, j'y vois aussi un signe d'espoir et un signe de volonté que les Français nous expriment, à savoir, nous ne voulons pas le duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au

9:53
Locuteur

second tour. Mais Edouard

9:54
Prisca Thevenot

Philippe est devant lui, quand même.

9:55
Invité

Maintenant, oui, Edouard Philippe est installé dans les sondages et tant mieux, j'ai envie de vous dire, ce n

9:58
Locuteur

'est

9:58
Invité

pas un opposant ni un ennemi politique pour moi, Edouard Philippe. Donc, on va être très tranquille et très à l'aise sur le sujet. Maintenant, une fois qu'on a dit ça, regardons aussi les projets, les idées. Et sur les projets, on parlait de la réforme des retraites tout à l'heure, on n'a pas du tout la même position. Edouard Philippe est sur une réforme à 65, 66, 67. Je ne

10:19
Locuteur

sais

10:19
Invité

pas, il le précisera précisément sur l'âge. Nous, on est sur refondre globalement notre système de retraite. Et vous

10:26
Locuteur

le voyez aussi sur la démarche. Et au-delà de ce discours,

10:27
Prisca Thevenot

comment faites-vous pour

10:28
Locuteur

convaincre... Ce n'est pas un

10:28
Invité

discours, c'est un projet.

10:30
Locuteur

Alors, au-delà de ce

10:30
Prisca Thevenot

projet, de ces différences qui peuvent effectivement exister, comment faites-vous pour convaincre les gens qui ont tendance à dire mais dans les deux cas, ce sont deux anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron, donc c'est une continuité

10:39
Locuteur

?

10:40
Invité

Je viens de vous le dire. Regardons le projet. On a beaucoup dit en 2022 qu'on n'avait pas eu de campagne présidentielle. Pourquoi ? Parce qu'effectivement, on avait un président qui se représentait, mais surtout parce qu'on avait l'agression russe en Ukraine, qui a quand même pris beaucoup, beaucoup de temps et d'énergie.

10:55
Locuteur

Et

10:55
Invité

donc, on n'a pas pu débattre projet contre projet, idée contre idée. Là, on va avoir l'occasion pendant des semaines et des mois de pouvoir le faire. Alors, pourquoi on va s'en priver ? Pourquoi on va se priver dans une belle démocratie comme la nôtre, alors que beaucoup d'autres sont attaqués ailleurs

11:08
Locuteur

? De

11:09
Invité

s'empêcher d'avoir un débat profond, dense, je l'espère apaisé, sur ce que pourrait devenir la France.

11:17
Prisca Thevenot

Priska Thévenot, beaucoup en ce moment s'interrogent sur l'attitude de François Hollande qui pose ses petits cailloux dans cette campagne et qui parle d'une union sacrée des démocrates qui irait au-delà des formations politiques. Ça veut dire que vous pourriez en faire partie de cette union des démocrates

11:33
Locuteur

?

11:33
Invité

Je ne

11:33
Locuteur

sais

11:33
Invité

pas. Déjà, moi, je vois si effectivement M. Hollande, que j'ai écouté à plusieurs reprises dans les médias, se présente ou pas. Je pense qu'il y a une primaire à gauche qui s'organise à laquelle il participera,

11:45
Locuteur

je

11:46
Invité

ne sais pas

11:46
Locuteur

ou pas. Non, mais il dit qu'il n'y participera pas. Donc,

11:49
Invité

tout ça part d'une bonne démarche,

11:51
Locuteur

c

11:51
Invité

'est-à-dire qu'il y ait des débats d'idées avec des personnalités qui puissent porter des sujets.

11:56
Prisca Thevenot

Vous savez bien qu'au bout

11:57
Locuteur

du compte,

11:58
Prisca Thevenot

il n

11:58
Locuteur

'y

11:58
Prisca Thevenot

aura probablement pas de la place pour tout le monde dans ce que j'appellerais le bloc central, cette union des démocrates dont parle

12:03
Locuteur

François Hollande. Vous mettez

12:04
Invité

François Hollande dans le bloc central,

12:05
Locuteur

je

12:05
Invité

ne

12:05
Locuteur

suis

12:05
Invité

pas sûre qu'il se

12:05
Locuteur

mette dans le bloc central lui-même.

12:07
Prisca Thevenot

Non,

12:07
Locuteur

mais je veux dire,

12:07
Prisca Thevenot

en tous les cas, entre hors LFI et hors RN,

12:10
Locuteur

et

12:10
Prisca Thevenot

on voit bien que

12:10
Locuteur

le match, c'est le second tour

12:14
Invité

qui sera qualifié. Je vais vous le dire,

12:16
Locuteur

le plus simplement

12:17
Invité

possible, être contre le RN et contre la LFI, bien sûr qu'avec Gabriel Attal, nous le sommes. Mais est-ce que

12:24
Locuteur

c

12:25
Invité

'est le début d'un projet ? Non. Être contre le RN et la LFI, c'est une ligne politique. Ce n'est absolument pas un projet. Et nous,

12:33
Locuteur

ce

12:33
Invité

que nous faisons avec Gabriel Attal depuis maintenant plusieurs semaines et plusieurs mois, depuis sa déclaration de candidature, qui ne date pas d

12:39
Locuteur

'il

12:39
Invité

y a deux ans, c'est qu'il sillonne le terrain partout. Il va à

12:42
Locuteur

la

12:42
Invité

rencontre des Français, là où il vive, là où il travaille, pour présenter son projet autour de quatre chantiers principaux. L'école, les salaires, l'IA, les frontières, deux dettes, la dette publique et la dette écologique, pour parler de son projet les yeux dans les yeux.

12:54
Prisca Thevenot

Être

12:54
Locuteur

précisément

12:55
Invité

là pour écouter aussi ce qui a été, ce qui n'a pas été, ce qu

12:57
Locuteur

'on

12:57
Invité

doit refaire. Et c'est comme ça qu'on fait campagne. C'est comme ça qu'on mène une campagne pour battre les extrêmes.

13:03
Locuteur

Sur le fond des idées, pas simplement en brandissant

13:05
Invité

des lignes

13:06
Locuteur

rouges.

13:07
Prisca Thevenot

Le fond,

13:07
Locuteur

on

13:07
Prisca Thevenot

va en parler dans une seconde. Prisca Théveno, vous restez avec nous pour la deuxième partie de cet entretien, puisque vous aurez cinq minutes pour convaincre, à travers un sujet que vous avez choisi, et qui est celui de l'école, et qui vous tient à cœur. A tout de suite.

13:23
Présentateur

Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoz.

13:27
Prisca Thevenot

L'invité politique ce matin est Prisca Théveno, députée ensemble pour la République des Hauts-de-Seine.

13:32
Locuteur

Et

13:32
Prisca Thevenot

dans ce deuxième quart d'heure, Prisca Théveno, dans un instant, il y aura votre carte blanche. Nous la proposons à chacun de nos invités. Mais auparavant, nous avons une question d'un auditeur. C'est Véronique de Montpellier qui souhaite vous interroger sur l'annulation de la tournée de Patrick Bruel.

13:47
Auditeur

Bonjour Madame Théveno, je vous appelle de Montpellier, je suis Véronique, et j'aimerais connaître votre avis sur les annulations de tournées de Patrick Bruel. Donc j'aimerais savoir si vous êtes pour ou contre, et connaître par contre vos motivations quant à votre réponse.

14:05
Prisca Thevenot

Prisca Théveno, selon vous, est-ce que la morale, d'une certaine façon, s'est substituée à la justice dans cette affaire ? C'est un peu la question que pose Véronique ?

14:13
Invité

Non, il y a deux temps. Il y a effectivement le temps de la justice qui est important, mais aussi le temps de comprendre aussi ce qui peut se passer dans l'opinion publique et dans la tête de beaucoup de personnes, hommes ou femmes d'ailleurs.

14:25
Locuteur

Et

14:25
Invité

je pense que cette décision est une bonne chose, je le dis assez simplement, parce qu'on aurait eu un mélange des genres extrêmement fort, extrêmement dommageable, et qui n'aurait pas été là pour permettre à chacun de vivre pleinement soit un concert auquel ils auraient finalement décidé quand même d'aller, soit de permettre aussi le temps de réparation et de justice que les victimes, présumées victimes, puisqu'effectivement le procès n'a pas encore eu lieu, demandent. Donc moi je trouve que c'est une bonne chose. Maintenant, il n'est pas question de se substituer à la justice qui pourra et qui va faire son travail.

15:03
Prisca Thevenot

Je ne

15:03
Locuteur

sais

15:03
Prisca Thevenot

pas si vous avez entendu les propos de Mimi Maty qui d'une certaine façon lui apporte son soutien et dit je suis très triste qu'il se sente obligé d'annuler parce que la justice pour l'instant n'a pas tranché. C'est vrai que tant que la justice n'a pas tranché, on a du mal à placer le curseur d'une certaine façon.

15:18
Locuteur

Ce

15:19
Invité

n

15:19
Locuteur

'est

15:19
Invité

pas à nous de placer le curseur.

15:20
Locuteur

Le

15:21
Invité

curseur, il doit être placé par la justice et uniquement par la justice. Maintenant, c'est à nous aussi de pouvoir aussi faire preuve d'empathie et peut-être aussi de reconnaître le courage de certaines. Près de 35 femmes présumées, et j'insiste, présumées victimes se sont exprimées. Ces femmes ne se connaissent pas, j'aimerais le dire,

15:39
Locuteur

et elles

15:40
Invité

ont toutes porté leur voix auprès de la justice. Et donc, je le

15:46
Locuteur

dis

15:46
Invité

simplement, ne nous trompons pas de combat. Ça fait des années et des années qu'on demande à ce que la parole des femmes puisse être libérée. On sait à quel point c'est difficile, on sait à quel point le chemin est long et qu'à tout moment, il peut y avoir des reculades, des retours en arrière. Alors, je pense qu'il est de notre devoir de permettre à ses voix de

16:03
Locuteur

s'exprimer.

16:05
Prisca Thevenot

Mais,

16:05
Locuteur

je

16:05
Invité

le dis assez simplement, oui. Je le dis assez simplement, oui.

16:09
Prisca Thevenot

Alors, votre carte blanche, vous souhaitiez parler de l'école qui est l'un des quatre piliers de la campagne de Gabriel Attal. On vous écoute.

16:17
Locuteur

Oui,

16:18
Invité

parce que nous sommes à la semaine de rentrée scolaire et en cette semaine de rentrée scolaire, on a eu le droit à un florilège de sujets qui sont sortis de la tête de nos politiques. Ça peut être le voile, ça peut être la fiscalité, ça peut être des éventuels nuisibles qui existeraient au sein de nos entreprises. Eh bien, moi, j'ai envie de vous dire, en tant que maire de famille, avant d'être députée, avant d'être soutien actif de Gabriel Attal, eh bien, j'ai surtout préparé le cartable de mes enfants. Et je dois le dire que j'ai été très frustrée qu'on ne puisse pas parler aussi d'école. Parce que l'école, c'est le combat de Gabriel Attal.

C'est le sujet qui est au cœur de cette campagne, pour lui, mais qui doit être aussi au cœur de notre nation.

16:53
Locuteur

Le

16:53
Invité

dire, simplement, ce n

16:54
Locuteur

'est

16:54
Invité

pas pour fanfaronner ou faire des slogans, mais c'est pour regarder une réalité telle qu'elle est. Nous avons fait beaucoup au cours des années précédentes, mais beaucoup encore reste à faire. Sur un sujet qui relève de l'émancipation, de la prospérité individuelle, mais également de la capacité collective à faire nation.

17:09
Locuteur

Il

17:09
Invité

faut bien évidemment faire que ce sujet soit la top priorité pour les prochains politiques. Et Gabriel Attal veut s'en faire son ministre numéro un. Un ministre qui sera assuré de rester 5 ans avec une feuille de route établie sur une loi de programmation pluriannuelle, mais également de refonder le savoir avec le choc des savoirs qu'il avait mis en place quand il

17:28
Locuteur

a

17:28
Invité

été ministre de l'Éducation nationale, puis à Matignon, qui a été malheureusement arrêté par ses successeurs. Ça veut dire aussi dire que le collège, c'est ce moment où souvent, les enfants arrivent avec des lacunes et repartent avec des lacunes amplifiées. Et donc, remettre ensemble ce sujet du choc des savoirs, avec l'accompagnement et la légitimité de salaire et de capacité de faire de l'ensemble du personnel éducatif.

17:50
Prisca Thevenot

Alors, cette semaine également, dans le cadre de cette rentrée, on a aussi beaucoup parlé du voile. Votre candidat, Gabriel Attal, s'est dit en désaccord radical avec la proposition du RN, à savoir d'interdire le voile dans l'espace public. Mais on se souvient pourtant de sa volonté d'interdire la baïa à l'école. Ça n'a rien à voir. Pourquoi ?

18:08
Invité

Ça n

18:08
Locuteur

'a

18:08
Invité

rien à voir. Vous le savez très bien, et c'est la loi qui le dit. D'ailleurs, à l'école, c'est un lieu de neutralité absolue, politique et cultuelle. Et donc, oui, il faut effectivement qu'on puisse être à l'école sans qu

18:23
Locuteur

'on

18:23
Invité

sache ce que vous pensez politiquement, en tout cas ce que vous irez voter quand vous êtes en âge de le faire, ou vos parents, et votre religion. Là, on parle du Rassemblement National. D'ailleurs, vous parlez de la position du Rassemblement National. Mais quelle est-elle

18:36
Locuteur

?

18:37
Invité

Parce que lundi matin, pardon, ça me rappelle une petite chanson enfantine d'ailleurs. Lundi matin, non pas le roi, l'empereur, mais M. Tanguy arrive en nous expliquant qu'il y aura des amendes pour toutes les femmes qui portent un voile sur la tête.

18:52
Locuteur

Un

18:52
Invité

voile islamique, dit-il. Encore faut-il qu'ils puissent nous l'identifier. L'après-midi, un autre représentant du Rassemblement National nous dit

18:59
Locuteur

pas

19:01
Invité

d'amende. Et puis le soir, Jordan Bardella nous dit non,

19:04
Locuteur

non,

19:04
Invité

en fait, pas de mesure, référendum.

19:06
Locuteur

Alors

19:06
Prisca Thevenot

justement,

19:06
Locuteur

pardon de vous couper, mais

19:08
Prisca Thevenot

précisément, on va y revenir avec vous, Benjamin Gleis, parce que c'est l'un des débats politiques du moment. Et effectivement, on en parle beaucoup sur les réseaux et c'est votre regard,

19:19
Invité

Benjamin.

19:19
Prisca Thevenot

Effectivement,

19:19
Invité

le RN qui propose donc l'interdiction du voile dans l'espace public. Vous parlez de manque de clarté de la part du Rassemblement National. C'est ce

19:27
Locuteur

qu

19:27
Invité

'a dit d'ailleurs aussi sur BFMTV, le député Charles Rodouel, qui assure que vous souhaitez interdire le voile, vous, pour les mineurs de moins de 15 ans. Il accuse donc le manque de clarté du RN et puis de donner aussi dans la stigmatisation.

19:37
Locuteur

Plutôt

19:37
Invité

que de stigmatiser, comme vous le faites, faites des propositions concrètes. Nous, notre proposition, elle est très concrète. Nous voulons interdire le voile pour les mineurs de moins de 15 ans au nom de la protection de l'enfance. Et comment vous faites aussi ? Comme Jonas Haddad vient de le

19:51
Locuteur

formuler. Des

19:52
Invité

policiers dans la rue. Verbalisation. Vous avez une verbalisation

19:55
Locuteur

en

19:55
Invité

contrôle si cette personne a plus ou moins de

19:57
Locuteur

15 ans. Et ensuite,

19:57
Invité

vous l'emmenez au commissariat ou vous lui dites dévoilez-vous ? Pour

20:00
Locuteur

le coup, c'est

20:00
Invité

une contravention forfaitaire. Je crois que c

20:03
Locuteur

'est

20:03
Invité

un sujet

20:03
Locuteur

qui est complètement

20:04
Invité

simple. On a l'impression que ce n

20:05
Locuteur

'est

20:05
Invité

pas tout à fait clair.

20:06
Locuteur

En

20:06
Invité

tout cas, interdiction du voile pour les mineurs de moins de 15 ans. Vous faites du RN sans vraiment l'assumer ? Prisca Tevno ? On va se parler concrètement. Concrètement. Allez-y. Là, vous sortez.

20:16
Locuteur

Vous

20:17
Invité

voyez une petite fille de 8 ans avec un voile sur la tête.

20:21
Locuteur

Vous

20:22
Invité

ne

20:22
Locuteur

vous

20:22
Invité

posez pas une question

20:22
Locuteur

? Je

20:24
Invité

ne

20:24
Locuteur

parle

20:24
Invité

d'une jeune... Ce n'est pas

20:25
Locuteur

son

20:26
Invité

choix. C'est

20:26
Locuteur

ce

20:26
Invité

que

20:26
Locuteur

vous

20:27
Prisca Thevenot

pensez.

20:27
Locuteur

Mais bien sûr.

20:28
Invité

Mais

20:28
Locuteur

franchement, je ne sais pas

20:29
Invité

si vous avez... Prisca

20:30
Prisca Thevenot

Tevno, le RN ne

20:31
Locuteur

dit

20:31
Prisca Thevenot

pas autre chose.

20:32
Invité

Vous plaisantez. Le RN nous explique que n'importe quelle femme adulte en conscience

20:37
Locuteur

ne

20:38
Invité

pourrait pas choisir comment elle s'habille.

20:41
Locuteur

Ça

20:41
Invité

n'a rien à voir.

20:42
Prisca Thevenot

Sur le procédé,

20:43
Locuteur

c'est exactement la même chose. Et vous le savez très bien. Charles-Bordouel explique qu'il y aurait des arrestations. Je vous le redis. Des

20:48
Prisca Thevenot

amendes.

20:49
Invité

Il y a une responsabilité parentale. On parle de mineurs. Je vous le redis assez simplement. Là, je vous

20:54
Locuteur

le

20:54
Invité

dis, je suis maman.

20:55
Locuteur

Vous

20:56
Invité

le savez très bien. Vous avez une force extrêmement forte de persuasion, voire plus, sur vos enfants. Ils ne choisissent pas en libre conscience. C'est tout l'enjeu des parents de leur permettre de s'émanciper, de s'éveiller pour une fois adulte, choisir.

21:11
Locuteur

Donc, amende forfaitaire pour une milliard de

21:13
Invité

moins de 15

21:13
Locuteur

ans qui porte le voile. Ce n'est pas

21:14
Invité

une amende forfaitaire. C'est un accompagnement et une responsabilité des parents. Et ça, ça fait partie des propositions qu'on

21:19
Locuteur

porte. C'est pas ce

21:19
Invité

que dit votre

21:19
Locuteur

collègue. Oui, mais

21:20
Invité

attendez, je finis ma... Vous me posez une question

21:21
Locuteur

? J'essaie d'être précise parce que

21:23
Invité

sinon, ça ne sert à rien. Mais je le dis assez simplement. Ça relève non pas de la laïcité ou autre, comme le voudrait le voir le Rassemblement National, mais de la protection des mineurs. Et sur ça, il faut qu'on puisse discuter de l'ensemble des démarches. Oui, il

21:38
Locuteur

y

21:38
Invité

a une intention qui est là. Et ensuite, sur les modalités, ça se discute dans une chambre qu'on connaît assez bien qui s'appelle l'Assemblée Nationale. Quand Gabriel Attal l'avait proposé, justement, cette interdiction du voile pour les mineurs de moins de 15 ans, il y avait eu plusieurs désaccords quand même. Tout le monde n'était pas d'accord au sein du parti.

21:55
Locuteur

Je

21:55
Invité

pense notamment à Elisabeth Borne. Est-ce que ça y est, il y

21:57
Locuteur

a

21:57
Invité

un consensus aujourd'hui, ensemble pour la République à ce niveau à ce sujet ? Oui, il y a consensus. La preuve, c'est que Gabriel Attal est notre secrétaire général au mouvement. Il est aussi notre représentant à l'Assemblée Nationale et accessoirement notre candidat à

22:11
Locuteur

l

22:11
Invité

'élection présidentielle. Je le redis. Parlons concrets. Moi, j'aime bien... C'est trop facile, là-en-entre-nous,

22:17
Locuteur

présentateur, etc. On a quand même le sentiment entre la

22:19
Prisca Thevenot

déclaration de votre collègue et ce que vous nous dites ce matin que...

22:22
Locuteur

Il

22:22
Invité

y a une volonté partagée.

22:23
Locuteur

Vous n'êtes pas très

22:24
Prisca Thevenot

éloigné des idées

22:25
Locuteur

du Rassemblement National sur le principe.

22:27
Invité

Je pense que c'est trop facile de dire ça et c'est un raccourci trop simple. Je vous le redis. Quand on est en train de parler d'un sujet comme ça, sans prendre de cas concrets, est-ce que pour vous c'est la même chose une femme majeure en pleine conscience

22:40
Locuteur

qui

22:41
Invité

met un voile

22:42
Locuteur

et

22:43
Invité

une enfant de 8 ans, 9 ans, 10 ans

22:46
Locuteur

qui

22:47
Invité

a un voile sur la tête ? Est-ce que pour vous... Je suis désolée, on ne fait pas de petites punchlines, de petits sujets là. On parle là, comme si une personne nous écoutait. Est-ce que c'est la même chose pour vous

22:55
Locuteur

? En

22:55
Prisca Thevenot

France... C'est vous qui êtes responsable politique.

22:57
Locuteur

Je vous dis

22:58
Invité

que non. D'un côté, nous avons une femme libre en pleine conscience adulte qui fait le choix de ses actes

23:05
Locuteur

et

23:06
Invité

l'enjeu, c'est qu'elle puisse faire le choix de ses actes et de l'autre, on a une enfant dont on sait très bien en tant que parent que le choix des actes n'est jamais tout le temps absolument libre.

23:14
Prisca Thevenot

Merci infiniment Prisca Tevenot d'avoir été l'invité de Sud Radio et de notre grand entretien ce matin et j'espère vous revoir très très vite. Il est bientôt 9h et les informations avec vous Clara Piernet.