SMART IMPACT - Emission du lundi 24 octobre
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:09OuverteRéponse directe
Pourquoi ce retour à la compétition pour la Route du Rhum ?
- 1:52OuverteRéponse directe
Avez-vous un objectif de victoire ou de podium dans votre catégorie ?
- 2:37OuverteRéponse directe
Comment vous êtes-vous préparée pour cette course ?
- 3:59OuverteRéponse directe
Quels sont vos objectifs sportifs et environnementaux pour cette course ?
- 4:44OuverteRéponse directe
Cette dimension de pionnière était-elle importante pour vous ?
- 6:11OuverteRéponse directe
Vous sentez-vous accompagnée par la génération actuelle pour la défense de l'environnement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:19Promesse
« je vise de boucler cette Route du Rhum en course c'est à dire de traverser et de ne pas avoir enfin d'éviter les avarifs »
- 8:24Chiffre
« l'océan fournit la moitié de l'oxygène que nous respirons il capte un tiers de nos émissions de gaz à effet de serre »
- 11:20Chiffre
« on estime à 80 millions de tonnes les déchets qui viennent de la Terre et qui sont qui rejoignent la mer »
- 14:01Fait
« les cyclones ils ont besoin pour démarrer on va dire la cyclogénèse ils ont besoin que l'océan soit chaud »
- 14:44Fait
« l'océan s'acidifie et ça ça a un impact sur les écosystèmes notamment sur les récifs coralliens »
- 15:28Promesse
« il faut arriver à sauver les écosystèmes marins et côtiers »
- 17:40Fait
« l'océan il est dans le portefeuille du commissaire chargé de l'environnement et de l'océan mais il a pas l'énergie il a pas le transport il a pas le numérique »
- 22:00Promesse
« mon activité peut bénéficier à l'écosystème et même au métier »
- 24:26Chiffre
« DLC memo c'est une application donc c'est la solution leader de la gestion digitalisée des dates de péremption qui est déployée dans 1000 magasins »
- 25:10Fait
« chaque jour l'application liste les produits qui qui sont proches de leurs dates »
- 25:54Promesse
« l'objectif c'est d'avoir 0 produits périmés en rayon »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
bonjour bonjour à toutes et à tous heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de Smart impact l'émission de celles et ceux qui font de la transition environnementale et sociétales un axe fort de leur stratégie voici le sommaire c'est un grand entretien que je vous propose aujourd'hui celui d'une aventurière d'une sportive qui porte ses combats pour la protection de l'environnement désormais au Parlement européen c'est Catherine Chabot 20 ans après sa dernière course celle qui est devenu député européenne s'engage sur la Route du Rhum elle y portera son engagement pour la protection de l'océan va découvrir son bateau ce retour à la compétition ça crée des filles quand même mais aussi évidemment son action politique auprès des institutions européennes et puis dans la dernière partie de l'émission spartadies On va découvrir ensemble Koda BD c'est une start-up qui lutte contre le gaspillage alimentaire dans les super et hypermarchés voilà pour les titres c'est parti Smart impact le grand entretien de Catherine Chabot
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elle est avec nous duplex en visio-conférence Catherine Chabot bonjour bienvenue merci d'avoir accepté notre invitation on va évidemment longuement parler de votre action Parlement européen votre bilan sur ce nouveau rôle politique après trois années à Strasbourg mais d'abord quand même cette Route du Rhum pourquoi ce retour à la compétition écoutez c'était pas prémédité mais on va dire un concours de circonstances peut-être l'opportunité d'avoir ce bateau qui est le bateau avec lequel j'ai accompli mon premier tour du monde le Vendée Globe 96 97 et que mon mari a racheté à l'état des pas il y a 4 ans il a couru lui-même la Route du Rhum après l'avoir fait restaurer et c'est lui normalement qui devait repartir et puis on va dire peut-être le manque de mer mais aussi l'incapacité à faire parler des enjeux sur lesquels je suis mobilisée au Parlement européen donc quelque part je me lance un défi pour l'océan qui a défié un peu personnel c'est qu'à la fin de l'année moi je fête mes 60 ans et je crois que j'ai envie de me challenger aussi un petit peu dans cette affaire c'est effectivement de je comprends très bien je suis pas très loin de cet âge là et donc on s'invente des challenges et ça fait du bien est-ce que vous avez le départ c'est le dimanche 6 novembre Saint-Malo 13h02 précise j'imagine que vous vous avez à diète comment vous vous êtes préparé alors je pensais au mois de janvier dernier enfin déjà j'ai pris la décision au mois de juillet août l'année dernière et je pensais au mois de janvier je me suis dit j'ai 10 mois de vent moi je serai en super forme etc la réalité c'est que j'ai un agenda au Parlement européen qui est complètement fou on bosse quand même au Parlement européen et donc je n'ai pas au départ puis m'entraider comme j'imaginais et puis vous savez pour vous qualifier pour prendre le départ il faut faire une qualification que j'ai décidé finalement de faire cet été dans le cadre d'une course qui s'appelle la Dream Cup et je n'avais pas fait de solitaire depuis 20 ans donc c'était un véritable défi et finalement je l'ai gagné cette course donc j'étais vraiment contente en même temps il y avait pas au départ tous les bateaux qui seront mes concurrents au départ de la Route du Rhum mais ou sinon écoutez j'essaie de faire un peu de sport tous les jours pas très longtemps je fais un petit peu de Pilates je fais des étirements je fais un peu de gainage etc je me voilà je me consacre 20 à 30 minutes tous les jours tous les matins j'ai fait une petite préparation diététique et en dehors de ça je vais vous dire Thomas la réalité c'est qu'il faut être déjà prêt dans sa tête c'est à dire qu'il faut vraiment en avoir envie et ça j'en ai envie ça veut dire que c'est comme le vélo ça ça s'oublie pas la navigation solitaire si je vous écoute si je vous entends bien mais vous êtes ambitieuse vous vivez quoi la victoire le podium dans votre catégorie oulala déjà je vise de boucler cette Route du Rhum en course c'est à dire de traverser et de ne pas avoir enfin d'éviter les avarifs voilà de boucler la course c'est quand même pas si simple il y a 4 ans il y a eu énormément d'abandon beaucoup de bateaux qui sont arrêtés mon mari est allé au bout il a fait presque un podium il a fini 4e il y a en 98 moi j'ai couru la Route du Rhum sur le bateau de mon deuxième Vendée Globe et malheureusement la tête de ma a cassé à quelques jours de l'arrivée et je n'ai j'ai fini la traversée mais pas en course donc ça avec un premier objectif le deuxième bien évidemment c'est d'essayer de mettre autant de bateaux que faire ce peu derrière moi mais je pense que cet objectif sportif en plus la motivation sera qu'il aidera à servir l'objectif de mettre la lumière sur l'océan sur sa préservation et surtout les enjeux liés à la mer ce bateau vous nous l'avez dit vous avez tout fait le Vendée Globe en 96 premières femmes à boucler un tour du monde en solitaire et sans escale est-ce que cette dimension là c'était aussi une dimension importante pour vous d'être une pionnière d'une certaine façon ça va jamais été un objectif pour moi d'être une pionnière et du reste quand j'ai bouclé ce Vendée Globe en 96 97 nous étions deux femmes au départ c'était Isabelle Autissier je pense que je dois mon titre de gloire à la rupture de son safran et Isabelle a ouvert aussi des portes sur les tours du monde en solitaire donc effectivement je suis devenu la première femme à le boucler en solitaire c'était pas un objectif mais je me rends compte aujourd'hui en écoutant les générations qui arrivent qu'effectivement on a ouvert des portes bien évidemment Florence Isabelle ou moi et tant mieux aujourd'hui il y a de plus en plus de femmes qui avec un talent formidable qui participe assez compétitions pas beaucoup de femmes au départ de la de la Route du Rhum au regard des 138 concurrents au total mais je crois qu'on est on est 7 au total voilà c'est il pourrait y en avoir plus alors ce bateau c'est un 2mA de 18 mètres de long qui porte les couleurs de formative Network et de le SII Business School deux sponsors qui ont en commun de former des étudiants je voudrais qu'on parle de l'engagement de cette génération pour la défense de l'environnement pour la biodiversité on le ressent on a beaucoup abordé dans dans cette émission notamment le mouvement des étudiants pour un réveil écologique vous vous sentez là cette cette ébullition vous accompagnez ce mouvement oui absolument en fait donc ces écoles forment en alternance et quand déjà il y a quatre ans formative network était le la le réseau d'école qui suivait en apprentissage qui suivait le on va dire le l'engagement de Jean-Marie Patier mon mari dans la Route du Rhum supportait déjà était déjà ambassadrice de l'appel que j'ai lancé en 2018 pour que l'océan soit reconnu comme un bien commun et pour répondre à votre question moi je suis assez bluffée de cette génération alors les étudiants que je rencontre dans ces écoles mais aussi ceux qui m'accompagnent au Parlement européen c'est plus des étudiants ce des jeunes j'ai également dans oceanas common une équipe de jeunes qui mènent toutes les actions de mobilisation du public et je suis bluffée aussi par l'engagement et puis au niveau européen il y a un réseau qui s'appelle use for officient qui a été créé par la Commission européenne avec lesquelles nous avons organisé une manifestation une conférence à Lisbonne dans le cadre de la Conférence des Nations Unies pour l'océan et effectivement moi je suis alors en général les jeunes sont bien évidemment mobilisés sur l'environnement en particulier sur l'océan et je moi je reçois énormément de candidatures de jeunes qui veulent faire des stages au Parlement européen et qui me disent moi je suis vraiment mobilisée j'ai envie de me mobiliser pour l'océan alors vous nous l'avez dit effectivement votre bateau sera l'ambassadeur de Ocean ascomon l'appel pour l'océan bien commun de l'humidité de l'humanité si on si on détaille un peu est-ce que vous pouvez nous expliquer expliquer la démarche elle est pas nouvelle au chômas coman ça fait plusieurs années oui ça fait maintenant presque ça fait 4 ans et demi en fait cette notion pour pour comprendre en fait il n'y a qu'un océan sur la planète on parle des océans mais la réalité c'est qu'ils sont tous connectés il y en a qu'un seul et aujourd'hui plus on le connaît plus on mesure tous les bienfaits qu'il apporte à l'humanité et ça fournit l'océan fournit la moitié de l'oxygène que nous respirons il capte un tiers de nos émissions de gaz à effet de serre il absorbe énormément enfin 93% de la chaleur due à nos émissions c'est à dire que s'il y avait pas l'océan la planète serait beaucoup plus beaucoup plus chaude il nous nourrit bien évidemment vous savez que vous avez 3 milliards d'individus sur terre qui ne trouvent leurs ressources en protéines que de la mer l'océan c'est aussi par l'océan que transit nos marchandises c'est aussi un réservoir d'énergie on développe des énergies marines et puis là on découvre depuis quelques années notamment au travers de comme celle de Tara ou autre le formidable on découvre des richesses génétiques avec lesquels ces molécules que l'on découvre on fabrique aujourd'hui des médicaments notamment contre le cancer et bien d'autres choses il y a des brevets qui sont déposés et du rêve il y a une espèce de course c'est un nouvel eldorado et en ce moment se négocie au niveau des Nations Unies un traité pour que l'océan soit préservé ses richesses soient partagées etc et donc au travers de cette notion de bien commun nous essayons d'appeler la mobilisation de la responsabilité individuelle et collective je vais vous raconter une chose en 91 moi j'ai traversé l'Atlantique pour la première fois c'était avec la mini transat en solitaire et en plein milieu de l'Atlantique j'ai vu des déchets c'était il y a 30 ans Thomas c'était des déchets en mer vous en entendez parler depuis quoi 10 ans 15 ans et donc à ce moment là je me suis pas où sont les offres pollueurs moi je me suis dit mais comment en est-on arrivé la collectivement et qu'est-ce que moi je peux faire et en fait ce qu'on essaie de mobiliser au travers de cette notion de bien commun c'est que on a tous notre part à faire pour la on va dire la restauration la régénération et pas uniquement ceux qui vont en mer pas uniquement ceux qui habitent au bord du littoral souhaite aussi qui sont en amont des bassins versants l'océan concerne tout le monde qu'on soit dans un qu'on habite un pays qui n'a pas de de on va dire de bordures littorales voilà donc c'est une initiative qu'on lance qu'on a lancé avec l'Institut français de la mer le CNRS et nous allons publier des des on va dire le fruit de nos réflexions scientifiques sur le sujet alors il y a deux il y a deux éléments sur lesquels je voudrais revenir d'abord la source de pollution et à quel point le le l'océan est menacé par le réchauffement climatique parce que vous avez c'est notre bien commun et dans la responsabilité de la pollution dont on parle bien évidemment ça part de la terre donc il y a une action à mener de ce côté là ça c'est le premier aspect de la question et puis ensuite on parlera du de l'impact du réchauffement alors du côté des pollutions c'est bien ça votre question il y a deux types de grandes pollution les déchets et les ce qu'on appelle les pollutions diffuses c'est-à-dire les eaux qui sont polluées et bien évidemment les solutions elles sont majoritairement à terre on sait que on estime à 80 millions de tonnes les déchets qui viennent de la Terre et qui sont qui rejoignent la mer et en fait du reste au Parlement européen j'ai été rapporteur d'un avis sur ce sujet là des rapports d'initiative et l'idée c'est d'arriver très en amont et dans une on va dire dans une approche complètement systémique de regarder depuis la conception des produits jusqu'à la à l'économie circulaire pour que les déchets ne soient jamais perdus dans la nature mais malgré tout au travers vous savez des des eaux pluviales quand il pleut sa lessive les villes et vous avez beaucoup de déchets qui rejoignent on va dire les émissaires ça rejoint quand pourquoi pas ça fait je veux dire toutes les actions sont bonnes à prendre mais c'est vraiment à terre qu'il faut le refermer le robinet des déchets qui vont à la mer et puis il y a donc cet autre source de pollution qui sont tout ce qu'on appelle les intrants qui viennent de l'agriculture mais aussi de notre consommation de médicaments qui viennent aussi de l'industrie et on a un très gros travail à faire en amont sur la réduction de ces pollutions qui sont qui sont plus diffuses d'un mot le l'impact du réchauffement climatique sur sur l'océan là aussi les vous parliez des 3 milliards de d'êtres humains qui qui trouve leur source de protéines grâce à l'océan enfin on parle quoi de cyclones de plus en plus violent éventuellement de plus en plus nombreux quelles sont les conséquences en fait il y a différents types de conséquences mais vous les cyclones c'est le réchauffement de l'océan en profondeur et même en surface puisque les cyclones ils ont besoin pour démarrer on va dire la cyclogénèse ils ont besoin que l'océan soit chaud et c'est ce qu'on a constaté encore récemment avec les cyclones qui ont frappé la Guadeloupe ou la Floride ou même l'ouragan qui a frappé la Corse l'été dernier avec un océan qui brûle en fait l'océan il est en feu en ce moment c'est ce que disent les scientifiques donc ça c'est un premier point il y a aussi le sujet de la grosse concentration de CO2 dans dans l'océan qui fait que l'océan s'acidifie et ça ça a un impact sur les écosystèmes notamment sur les récifs coralliens etc tous les le plancton qui ont un squelette avec du calcaire donc ça fait fondre le calcaire et puis bien évidemment l'océan qui se réchauffe ça le dilate et du coup il s'élève l'élévation du niveau de la mer pas forcément c'est surtout pas dû à l'élévation à la fonte de la banquise c'est dû à la fonte des glaciers mais aussi à la dilatation de l'océan donc les impacts sont multiples et pour les populations côtières moi je travaille sur ce sujet au Parlement européen beaucoup je suis dans une commission Développement ça a un impact formidable donc il faut arriver à sauver les écosystèmes marins et côtiers l'océan dans son ensemble mais aussi beaucoup les écosystèmes marins côtiers vous avez été élu en cinquième position sur la liste de la République en marche et du MoDem pourquoi cet engagement politique pourquoi vous êtes dit il faut finalement alors il y avait eu d'autres actions politiques auparavant mais c'est quoi c'est un levier efficace pour vous et notamment le Parlement européen absolument c'est à dire vous allez rigoler mais j'ai refusé ce mandat trois fois depuis 2004 à chaque échéance électorale on m'a proposé d'être numéro 2 sur une liste et j'ai toujours refusé parce que la politique n'était pas mon mode d'engagement mais en 2019 2018 d'abord peut-être une conversation avec Marielle de Sarnez qui n'est plus là et à laquelle je pense qui m'a fait comprendre que l'Europe est le bon échelon parce que la l'océan ne connaît pas de frontière et si on veut mutualiser les solutions on le voit avec les solutions qu'on a trouvées pour le cul covid et aujourd'hui dans la crise climatique l'Europe permet de mutualiser les solutions et je me suis dit en ce moment je travaille j'ai travaillé on vient de voté sur un texte sur la décarbonation du transport maritime si on veut développer plus d'énergie marine dans une démarche de durabilité si on veut rendre la pêche plus durable etc l'Europe et le est véritablement le bon échelon vous venez de faire voter une résolution pour justement renforcer la place de l'océan dans les textes et institution européen qu'est-ce que ça va changer concrètement ça semble un peu nébuleux vu d'ici en fait c'est assez simple l'océan est traitée et même côté français c'est de la même problématique en silo c'est à dire que on s'occupe de la mère enfin de la préservation de la recherche de la pêche de l'énergie mais en fin de compte tous ces sujets de transport tous ces sujets sont liés la problématique des enjeux lignes à la mer c'est qu'il touche absolument tous les mandats Ministériels dans un gouvernement et toutes les missions dans une commission tout le monde est concerné à la Commission européenne l'océan il est dans le portefeuille du commissaire chargé de l'environnement et de l'océan mais il a pas l'énergie il a pas le transport il a pas le numérique vous savez que 99% de nos communications Internet passe par la mer il a pas la défense bien évidemment parce qu'il y a pas d'Europe de la défense etc donc l'idée c'est d'avoir une approche beaucoup plus intégrée je milite pour un vice chargé des enjeux maritimes de la même manière qu'on a un vice-président chargé du climat et je vais vous dire moi mon slogan de campagne c'était l'Europe renaîtra aussi de la mer c'est aussi un enjeu géopolitique c'est-à-dire que comme il y a qu'un seul océan en ce moment ce négocie des futurs traité sur la haute mer le futur traité sur le plastique sur le climat sur la biodiversité c'est un enjeu de préservation du multilatéralisme parce que nous n'avons pas le choix c'est si nous collectivement si nous ne mobilisons pas pour sauver l'océan pour le préserver il ne sera pas l'avenir de l'humanité et il y aura des impacts formidables alors qu'il est un enjeu de paix et c'est tout ça qu'on nous essayons aussi de porter avec cette notion de bien commun et alors justement est-ce que ça veut dire qu'il faut multiplier les sanctuaires maritimes il y en a déjà mais c'est pas si facile parce que finalement l'enjeu c'est de c'est quoi c'est de de faire en sorte que ça soit pas un espace de non-droit dans lequel on puisse faire n'importe quel type de business avec n'importe quelle conséquence notamment environnementales et sur la biodiversité il faut à la fois du cadre donc il faut préserver vous savez il y a un objectif de 30 % d'air marine protégée d'ici 2030 et en même temps il faut arriver à faire comprendre que nos activités que je ne condamne pas moi je pense qu'on a un avenir économique avec la mais il faut mettre la durabilité en amont dans le cahier des charges par exemple du développement des énergies marines il faut regarder comment ces infrastructures non seulement peuvent réduire leur impact sur la biodiversité mais peuvent contribuer à fabriquer des effets réserves des effets récifs et ça on n'y est pas encore et donc il faut effectivement préserver et essayer de comprendre et c'est tout l'enjeu en fait de ma mobilisation depuis 20 ans et notamment depuis le Grenelle de la mer moi je suis une enfant du Grenelle de la mer c'est vraiment une démarche formidable qu'on a connu en France à l'initiative de Jean-Luc Borlo et moi je pense qu'on peut lui rendre hommage il faut véritablement arriver à faire comprendre que sans pousser le curseur de la durabilité y compris dans le transport maritime etc on y arrivera pas donc il y a urgence à préserver cet océan mais justement vous avez évoqué les énergies marines on pense à l'éolien offshore ou l'éolien maritimes en avait reçu ici même une entreprise qui fait une étude d'impact qui est effectivement et qui essaye de créer des infrastructures qui peuvent permettre j'emploi peut-être pas les bons termes mais voilà au poisson de nidifier et de finalement d'en faire un espace de vie donc je trouve que la démarche était intéressante mais ces études d'impact est-ce qu'elles sont faites systématiquement comment ça se passe alors c'est très amusant très amusant ce que vous dites et je ne sais pas si vous parlez des recherches de Sylvain pioche et de donner Lacroix parce que moi j'essaie de promouvoir ce concept d'infrastructures maritime impact positif je vais juste une petite parenthèse parce que il y a 15 ans j'ai tourné des documentaires je suis une ancienne journaliste sur les solutions et en fait c'était du bismart avant l'heure donc je suis très très heureuse d'autant plus heureuse d'être dans votre émission aujourd'hui les études d'impact on a tendance à limiter notre démarche de préservation à l'étude d'impact elles sont absolument nécessaires les études d'impact parce que finalement elle permet de comprendre quels sont les espèces quelles sont les habitats qu'elles peuvent être les impacts environnementaux également sociaux parce que les études et économiques parce que les études d'impact c'est pas uniquement environnemental on est sur les trois piliers du développement durable ça j'insiste beaucoup mais là l'idée c'est peut-être d'aller plus loin que de se dire bon voilà quels sont les impacts possibles comment je peux faire pour les limiter moi je propose de changer de paradigme et de dire comment finalement mon activité peut bénéficier à l'écosystème et même au métier c'est à dire que si on développe des énergies marines il pouvoir travailler avec les pêcheurs pourquoi pas imaginer à un moment d'essayer de développer cette notion de ce concept de pescatourisme les pêcheurs peuvent trouver une activité liée finalement au développement des champs d'éoliennes offshore un champ d'éolienne pour moi ça peut être aussi un lieu d'aquaculture parce que vous savez qu'aujourd'hui on consomme plus de poissons d'aquaculture que du poisson sauvage donc il y a à mon avis tout un enjeu autour de l'utilisation de l'espace maritime c'est ce qu'on appelle la planification des espaces maritimes et dans lequel on doit mettre en amont comment collectivement on contribue à cette régénération de l'océan la régénération de c'est d'ailleurs tout l'enjeu d'un d'une mission liée au programme Horizon Europe que je soutiens complètement quelle est la mission starfish donc il y a cette il y a cette idée que collectivement on peut régénérer alors vous allez me dire je suis peut-être très optimiste ou très utopiste dans cette affaire et moi je je crois à la capacité à chaque fois qu'on a mis en oeuvre des solutions de régénération la biodiversité repart on va terminer là-dessus merci beaucoup Catherine Chabaud bon vent à bientôt sur Bismarck on va suivre votre départ 6 novembre je le rappelle depuis Saint-Malo à bord de formative network ESI Business School merci encore on passe à notre rubrique consacré tout de suite au smartphone au Smart au Start et correspondables
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bonjour Margot Cornu bienvenue vous êtes la fondatrice de Koda bene vous l'avez créé en mai 2019 c'est quoi l'idée de départ racontez-moi alors bonjour merci beaucoup pour votre invitation alors effectivement Koda bene a été créé en 2019 mais l'idée vient était il y a quelques années auparavant donc c'est l'idée vient de Laurent Baco qui est co-fondateur de la start-up et qui a la sortie de son école de commerce décide de devenir chef de rayon en magasin Auchan pendant trois ans c'est là en fait ce qu'il constate qu'il manque des outils pour suivre les dates de péremption et donc pour éviter le gaspillage alimentaire et donc après fort de plusieurs expériences en retail en produits digitaux et après avoir rencontré ses associés et notamment Jérémy Denis qui est notre cityo c'est là que vraiment on est Koda bene donc en 2019 avec un premier produit qui s'appelle DLC c'est ça comment ça marche ça apporte vous apporter quel service à vos clients qui sont les hypermarchés les supermarchés exactement alors DLC memo c'est une application donc c'est la solution leader de la gestion digitalisée des dates de péremption qui est déployée dans 1000 magasins donc c'est des supermarchés et des hypermarchés mais c'est tout type de points de vente donc ça va du duty free au petit point de ventre de centre-ville type monope au magasin Naturalia en passant effectivement par l'hypermarché et donc très concrètement qu'est-ce que fait l'application elle va faire trois choses la première c'est l'identification des produits qui approchent de leur date de péremption donc chaque jour l'application liste les produits qui qui sont proches de leurs dates la deuxième chose c'est la recommandation donc nos algorithmes vont décider de la meilleure option d'écoulement de ces produits à dates courtes et donc la troisième chose c'est l'aide à l'action donc concrètement qu'est-ce qu'on fait de ces produits donc on peut les sticker c'est à dire imprimer un nouveau code barre avec un prix réduit optimisé type moins 30% pour les proposer aux consommateurs en magasin ça peut être les données à des associations alimentaires ou encore les affecter à des paniers de surprises type Go l'objectif c'est d'avoir 0 produits périmés en rayon c'est ça exactement le premier objectif c'est effectivement de satisfaire les utilisateurs et assurer leur sécurité donc en garantissant le zéro périmé en rayon mais il y a divers gains grâce à cette application donc c'est c'est consommateurs ne trouvent plus de périmés Orient mais en plus bénéficie de bons produits à petit prix donc ça c'est d'un point de vue consommateur en magasin mais les autres gains c'est également un gain de temps pour les équipes en magasin puisque chaque jour elles économisent environ une heure donc par jour et par employé puisque l'application recommande uniquement 3% des produits allaient contrôler au lieu de contrôler tout le rayon le troisième gain c'est bien sûr un gain économique pour l'enseigne qui est économise plusieurs milliers d'euros sur la gestion de la casse du gaspillage et bien sûr ben c'est une réduction du gaspillage qui est quand même un enjeu majeur notamment pas seulement mais notamment dans le secteur agroalimentaire vous avez d'autres projets l'idée c'est quoi c'est d'enrichir le code barre c'est c'est un peu ça on a plein de projets effectivement bon là le principal projet c'est bien sûr de continuer notre déploiement en France et à l'international pour rester comme on a été jusqu'à présent à la solution déployer la plus rapidement dans le plus grand nombre de points de vente voilà on veut on veut continuer dans cette dynamique la deuxième chose ça va être effectivement enrichir notre solution existante pour créer l'outil de lutte contre le gaspillage le plus holistique possible et notre vision c'est de d'enrichir ce code-barres effectivement de d'y intégrer la date de péremption et le numéro de lot comme ça a été fait d'ailleurs dans le en pharmacie il y a déjà plus de 10 ans merci beaucoup merci Margaux Cornu bonjour à coda bene voilà c'est la fin de ce numéro de Smart impact merci à toutes et à tous de votre fidélité à Bismarck la chaîne des audacieuses et des audacieux salut
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