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Discours / meetingccef· 15 février 2022 34 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & internationalSanté

Convention nationale 2021 - Jean Arthuis et André-Paul Bahuon - Territoire/Proximité/Industrie

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:10non_speechChiffre
    « l'argent a coulé à flot comme des certains pour 1 milliard on n'a plus rien oui et cet argent n'est pas de l'argent magique c'est un argent qui résultent de création monétaire »
  • 6:53non_speechFait
    « comment sont couvertes les échéances par l'émission de nouveaux emprunts c'est ce qu'on appelle rouler la dette »
  • 8:19non_speechFait
    « le maire ne peut pas supporter qu'une entreprise disparaissent parce que l'entreprise et l'emploi accessoirement c'est de la taxe professionnelle »
  • 18:32non_speechFait
    « les charges sociales qui finance la santé et la famille »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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coc à com

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1 e la crise sanitaire rebat les cartes de l'économie les rapports humains les relations dans l'entreprise chaque pays prend conscience des risques environnementaux celui du climat mais aussi celui de la santé dans ce contexte la france n'échappe pas à ces interrogations et la proximité territoriale l'ancrage des populations et la réindustrialisation de la france viennent nourrir la réflexion et elle est d'autant plus avec une acuité importante que se profilent évidemment un grand scrutin en avril prochain quelle urgence quel impact quelle influence pour l'avenir de l'économie française et pour le développement durable nous n'avons pas cet après midi évidemment la prétention de pouvoir apporter toutes les réponses ni de mettre au point tous les clés pour l'avenir nous pourrons sûrement donner un écho à l'étude de mars 2021 de l'institut montaigne qui portait sur le rééquilibrage du développement des territoires et permettant au sein de cet opuscule d'aborder une comparaison européenne et notamment sur le rôle actif des régions et de la déconcentration national de l'action nos intervenants seront là pour nous permettre de comprendre dans un premier temps les enjeux puis dans un second temps voire illustré par le concret les besoins pour assurer une réindustrialisation sur les territoires mais dans un premier temps je ne pouvais pas ne pas accueillir jean arthuis ancien ministre sénateur député européen président d'euros ap mobility pourquoi bas tout simplement parce que nous partageons une région de coeur celle de la maillette et et je l'en remercie il a la gentillesse de m'appeler de temps en temps ou réciproquement demander des nouvelles personnel et et je lui en sais gré mais c'est surtout comme ancien élu local puisqu'il a débuté évidemment sa carrière comme élu local puis comme sénateur puis comme ministre puis comme député européen et donc il a je crois une vision extrêmement grande extrêmement large de ces problématiques de l'économie du territoire de la proximité et évidemment c'est un grand observateur de l'économie en général de l'évolution des choses évidemment dans notre monde alors cher jean arthuis monsieur le ministre est évidemment vous avez carte blanche pour aborder avec nous l'ensemble avec les personnes qui sont branchés derrière leur ordinateur il y en a plus de 150 à l'heure où on se parle en distance yale ben évidemment des sujets qui vous sont chers parce que je crois que aborder toutes les problématiques que je viens d'évoquer c'est sûrement parler de la gouvernance publique c'est sûrement parler de la décentralisation et des territoires c'est sûrement parler d'eux des financement de l'industrialisation la formation professionnelle je sais que c'est un thème qui vous est cher développement durable et sûrement beaucoup d'autres sujets en tout cas carte blanche à vous merci monsieur le président merci de m'avoir conviés à cet exercice de partage de réflexions et les miennes sont fondées sur l'expérience que m'a donné que m'ont donné les différents mandats publics que j'ai exercé au plan local au plan départemental au plan national et puis au plan européen et n'oublie pas que les premiers pas professionnels était dans l' expertise comptable et le commissariat aux comptes l'audit et que j'appartiens à cette grande famille des professions libérales mais j'ai été attirée et par l'exercice de mandats publics et finalement je me suis consacré totalement assez rapidement j'ai sans doute manqué à ce qu aurait pu être une carrière professionnelle mais je ne regrette pas cette expérience nous sommes dans un contexte particulier je pense qu'on commence à entrevoir une sortie de crise la pandémie est encore là mais cette pandémie a sans doute été l'électrochoc dont avait besoin notre société pour commencer à faire bouger les lignes l'état providence a repris du service au delà de ce qu'on pouvait imaginer quoi qu'il en coûte quoi qu'il en coûte jusque là on essayait de tenir les cordons de la bourse était toujours très compliqué de trouver quelques quelques milliards d'euros et là soudainement l'argent a coulé à flot comme des certains pour 1 milliard on n'a plus rien oui et cet argent n'est pas de l'argent magique c'est un argent qui résultent de création monétaire les états ont eu raison je crois de prendre la mesure de leurs devoirs c'est à dire assurer la sécurité des citoyens et prévenir ce qui eût été un collapsus économique dont dont le redressement utt pour le moins extrêmement dramatique mais cet argent c'est de la dette publique il faudra bien qu'un jour oserais je dire qu'on l'a rambour je suis pas sûr car en fait l'état ne rembourse jamais sa dette lorsque les emprunts viennent à échéance comment sont couvertes les échéances par l'émission de nouveaux emprunts c'est ce qu'on appelle rouler la dette mais pour le moins il serait bon de stabiliser le poids de la dette par rapport au pib aujourd'hui c'est pas grave la dette puisqu'il n'y a pratiquement plus de taux d'intérêt c'est vrai mais cette situation est elle durable je pense qu'il y à encore devant d'où quelques années de taux d'intérêt presque symbolique mais il serait sain qu'un jour les épargnants trouve une rémunération du sacrifice qu'ils font en mettant de côté une partie de leurs ressources donc nous sommes dans un contexte de globalisation de mondialisation qu'on n'a pas toujours anticiper on en a tiré des avantages immédiats par exemple d'offrir aux consommateurs des biens de consommation à des prix défiant toute confiance et c'est comme ça je me souviens d'un rapport que j'avais fait en 93 j'étais rapporteur général du budget au sénat sur les délocalisations d'activités et d'emplois je me suis fait enguirlander par partout mes habits et à la vérité je sentais venir une sorte de schizophrénie j'étais encore expert comptable et j'étais maire de château gontier dans si beau département de la mayenne qu'on ait évoqué qui nous est commun je faisais avant le maire ne peut pas supporter qu'une entreprise disparaissent parce que l'entreprise et l'emploi accessoirement c'est de la taxe professionnelle c'est la vie locale mais l'expert comptable qui conseille son client est ce qu'il ne peut pas lui suggérer de délocaliser une partie de ses activités parce que il produira à moins cher il optimisera à ses marges et donc j'avais commis ce rapport pour essayer de le souligner nos contradictions on veut consommer à bon marché on n'arrête pas d'améliorer le statut du travail la durée du temps de travail on a beaucoup fait pour caresser dans le sens du poil l'opinion publique que nos concitoyens et on est entré dans des démarches de très court terme en général donc je pense qu'aujourd'hui ceux ci est en cours de révision et j'espère que nous allons prendre les bonnes décisions je crois vous avez évoqué la gouvernance oui je pense que toutes les difficultés qu'elle quelle soit qu'il s'agisse d'une entreprise d'une juridiction d'une chambre consulaire d'une école d'alice et d'une université nos problèmes sont des preuves de gouvernance quand la gouvernance est posé sur des principes salutaire tout fonctionne bien il s'agit sans la gouvernance publique je pense que nous avons des marges de progression considérable alors quelles sont ses marges on développe qu'est ce qui nous permettrait d'aller vers vous et les territoires nous sommes dans un système hyper centralisé et nous avons établi une sorte de dépendance à l'état à la décision qui est prise sur le plan national donnons aux citoyens une attitude de revendications et peu d'aptitude à assumer une responsabilité citoyenne on attend que l'état décide de tout et ça vous fait une société qui se fractionne on a parlé de l'archipel français et chacun revendique à l'égard de l'état pour améliorer son sort comme si l'état pouvait tout je pense qu'il va falloir sortir de cette situation il est vrai qu'aujourd'hui le pouvoir est concentré au plan national et les grands corps de l'état je pense le conseil d'état je pense à la cour des comptes et quelques autres grands corps ont tendance à vouloir absolument conserver ses prérogatives ils s'y sont encouragés par les syndicats qui n'existe plus à la vérité qu'au plan national et dans la fonction publique mais ceci fait que l'on gouverne par des textes les complexités folle et comment voulez-vous innover dans un monde où tout est réglementé tout était encadrée je pense qu'il faut que l'on retrouve des marges de liberté et de responsabilité il faut déconcentrer le gouvernement a commencé à opérer des déconcentrations mai mais on sort d'une telle culture le préfet qui veut prendre une décision est à chaque fois obligé de remonter ce qu'il envisage de faire au ministère de l'intérieur qui consultera son collègue de l'agriculture ou bien de la santé au bien du travail et on a du mal à en sortir alors est-ce que les exemples de quelques pays environnement qui sont structurés sur deslandres dalbade il faut les réaliser il faut déconcentrer il faut redonner du pouvoir au plan local mais pour qui le pouvoir sont exercés au plan local encore faut-il qu'on ait de vraies commune lyonnais trop france au gréement pratiquement trente cinq mille c'est à dire autant que dans l'ensemble des autres pays de l'union européenne au plan budgétaire il y a en france je crois 95000 opérateurs publics alors que en allemagne il y en a tout juste quinze ou seize mille donc c'est un éclatement un fractionnement et ses communes dans leur grande majorité sont absolument incapables d'assumer une nouvelle responsabilité du fait d'une décentralisation alors on a imaginé des regroupements le multiple de l'intercommunalité ceci fait qu'on a un millefeuille et que le citoyen ne sait même plus qui fait quoi je pense qu'il serait courageux d'encourager les communes à se regrouper pour les ramener à un chiffre plus limité et de permettre à chacune d'elles d'assumer pleinement des responsabilités territoriales je pense que les régions ont une vraie vocation pour coordonner la vie économique l'enseignement supérieur la formation professionnelle donc j'appelle de mes voeux une très large déconcentration pour les services de l'état mais parallèlement et simultanément une très large décentralisation pour redonner des marges de liberté et de responsabilité parce que objectivement la liberté c'est l'école de la responsabilité mais si évidemment votre voeu est exaucé ça veut dire que quelque part l'état central s'appauvrirait au profit des régions qui elle-même gérerait en définitif des territoires de façon plus important avec des recettes directes et des dépenses directes il s'agit pas de de s'appauvrir il s'agit de permettre à l'état de bien faire ce qui relève de l'échelon national et à cet égard je pense qu'il y a certaines prérogatives que l'état veut exercer aujourd'hui à l'heure de la mondialisation qui échappe à la souveraineté nationale l'europe je crois beaucoup pour l'europe à l'heure de la mondialisation si nous voulons garder nos prérogatives de souveraineté certaines d'entre elles doivent être partagés à l'échelon européen pensez vous que lorsqu'il s'agit d'économie du numérique l'intelligence artificielle de défense de sécurité de lutte contre le terrorisme de protection du climat de transition écologique de migration pensez vous que l'état nation seuls êtes en mesure d'assumer efficacement ses prérogatives pense qu'il ya urgence à reconnaître une souveraineté européenne et une souveraineté partagée et ça c'est un des grands enjeux me semble-t-il pour les années qui viennent donc l'état doit pouvoir salle léger pour mieux assumer ses responsabilités on parle souvent du principe de deux délégués aux territoires ce qu'ils pourraient plus efficacement assumer je pense qu'il ya il ya là une urgence on a c'est vrai dans les années 80 et 90 ans parti décentralisé mais c'est une époque où il y avait des impôts locaux alors depuis 40 heures les grandes réformes fiscales qu'on a accompli eu pour objet de supprimer les impôts locaux parce que ce sont les seuls impôts que les citoyens ont conscience de payer bien sûr il y avait un parti libéral a quand même une petite démagogie alors c'est vrai que la répartition de l'impôt à l'échelon local quand vous avez 35 mille communes est un exercice pratiquement impossible c'est aussi une raison supplémentaire pour regrouper pour faciliter cette répartition de l'impôt on s'étonne qu'ils aient peu de participants aux élections locales me semble que l'impôt est au coeur de tout pacte communautaire qu'il s'agisse d'un pacte de la république ou bien de collectivités territoriales si vous voulez intéresser les citoyens je pense qu'il faut qu'ils aient conscience de ce qu'il leur en coûte de déléguer leurs pouvoirs à une équipe de conseillers municipaux de conseillers départementaux région de vous alors lorsqu'on est sûre sur l'échelon local vous lisiez tout de suite un maire on va dire un conseiller général conseiller départemental voilà que je ne nomme plus les gens comme il le faut là de l'une de ses préoccupations c'est évidemment à la fois la fixation de sa population mais aussi le fait qu'ils aient pour la fixation de cette population un emploi d emploi et vie économique voilà alors les emplois il y en a qui existent évidemment parfois et localement l'hôpital local et souvent premier employeur de 2,2 du canton du département pas toujours mais 20 mois du canton mais on manque aujourd'hui et la crise d'où là nous là nous l'a mis en exergue que l'industrie en france avait disparu alors que moi je me rappelle étudiants le secteur secondaire c'était 22 23 % de l'économie française aujourd'hui on doit être à 8% de découvre souvenez de la déclaration provocatrice la grand patron du cac 40 qui prenait l'entreprise sans usines oui alors il existe quelque part oui alors bon il faut s'interroger aussi sur c'est sur ces phénomènes de délocalisation je pense que ça fait partie de la globalisation il faut être dans les échanges mondiaux mais parce qu'on est dans un environnement européen et largement mondiale il faut essayer d'être cohérent et ce que je constate c'est que pour assurer l'équilibré de nos finances publiques nous avons à la fois des impôts payés par les ménages et des impôts payés par les entreprises qu'on appelle les impôts de production quand on est ministre des finances je l'étais c'est très commode d'aller devant l'assemblée nationale où le scénar dur écouter voilà roman d'un effort une partie sera la charge des ménages l'autre partie sera à la charge des entreprises mais y at il un seul impôt à la charge des entreprises qui n'est pas répercutée sur le prix demandé aux ménages la réponse est non c'est un sophisme dont il faudrait se libérer le plus rapidement possible mais en maintenant des impôts sur les entreprises on alourdit le coût de la production et on encourage à défaut de programme et la délocalisation la désindustrialisation c'est à dire que quelque part on rend non compétitif ça suffit pas il n'y a pas que le coût du travail mais mais très franchement nous sommes dans un système quand on parle de supprimer les impôts de production on pense à la taxe locale sur les entreprises on pense à la c3 la c3s que doit représenter 3 milliards c'est à dire peanuts pas grand chose les impôts de production sont aussi les charges sociales qui finance la santé et la famille santé et famille c'est une oeuvre de solidarité nationale qu'est ce qui justifie et que ce soit les salaires et les revenus du travail qu'ils soient les assiettes de cotisation des pays du nord de l'europe je pense au danemark qui ont 87 sous accord syndical total à supprimer les charges sociales et passer la tva à 25 % alors chez nous il ya un tabou à propos de la tva turlan si on supprime les charges sociales l'idéal serait de réduire la dépense publique mais je demande je demande d'attendre un peu et de constater qu'on l'a effectivement et de 800 exercice très délicat en tout cas il faut trouver une ressource de compensation moi j'ai proposé depuis très longtemps qu on augmente la tva parce que c'est le seul impôts que paient les produits et les services importés puisque en application des accords de libre échange est pratiquement plus de droits de douane donc comment la rive ronde ou pas à faire un peu de pédagogie pour sortir de nos archaïsmes de penser alors on supprime les charges sur les bas salaires moyennant quoi on crée des trappes à bas salaires et quand vous augmentez les salaires vous prenez une avalanche de charges soudainement ce qui est absurde et ce qui est franchement indéfendable donc je voudrais que nous sortions de ce tabou qui nous pénalise et donc j'appelle de mes voeux que nous soyons capables dans cette république de faire un peu de pédagogie ce qui suppose qu'on présente les finances publiques aux français d'une manière claire ce qui est absolument impossible aujourd'hui vous avez d'un côté la sécurité sociale de l'autre les comptes de l'état enfin les collectivités territoriales ne serait-il pas possible d'avoir une vision globale de l'ensemble des dépenses par nature et des recettes par nature de la sphère publique alors je retrouve là l'expert comptable qui est un petit peu mais beaucoup mais je vais pouvoir aux experts-comptables 10 âgés selon la loi pour rendre lucide ce qui décide c'est bien d'être lucide mais s'il n'y a pas de courage la lucidité ne sert à rien mais ce que ce que ce que vous traitez en définitive c'est ce que l'on demande un entreprise privée c'est-à-dire de la transparence et dans une gouvernance équilibrée et en définitive avec un rendu compte vis-à-vis de ses actionnaires mais qu'il serait à ce moment là les citoyens absolument c'est de cesser cette des barthes a que j'entends j'attends qu'il y ait ce débat c'est d'ailleurs une des propositions que nous avons faites puisque le gouvernement avait chargé de présider une commission de 10 membres pour éclairer la sortie de crise éclairer la trajectoire des finances publiques nous parmi nos propositions il y a nécessité d'avoir une vision globale j'ai même plaidé pour qu'il y ait une vision patrimoniale de la sphère publique aujourd'hui peu d'indicateurs donne une image de cette situation patrimoniale d'accord donc en tout cas le débat sur des présidentielles pourrait peut-être amené un retour mon avis entre deux entre guillemets tva sociale de jeu c'est très difficile de de parler de tva sociale une espèce de tabous autour de ça je m'étonne je le vis comme un échec personnel puisque ça fait pratiquement trois temps que je vais préconisé mais parmi les investissements et tout à l'heure vous avez souligné l'importance des investissements incorporels je pense y en a qui est majeure si on veut ré industrialiser et retrouver de la compétitivité jeu j'arrête l'aspect financier c'est l'éducation et la formation professionnelle je suis très préoccupé par le fait que d'année en année dans le classement pisa la france est en régression il n'y a pas si longtemps on a publié des chiffres pour reconnaître qu'en 20 ans parmi les jeunes et qui est en mesure d'aller vers l'enseignement supérieur il y avait 10 % d'une classe d'âge aujourd'hui on estime que c'est pratiquement un ou deux pourcent et comment se fait-il que nous soyons laisser entraîner vers la formation générale vers l'université parce qu'on avait son baccalauréat et comme tout le monde a son baccalauréat bas tout le monde peut aller à l'université ce gâchis de jeunesse et de moyens faute d'orientation et je pense qu'il faut retrouver les vertus de la formation professionnelle je crois fondamentalement ans l'apprentissage mais en france on s'en est écarté parce qu'il y avait comme une suspicion à l'égard des entreprises qui étaient supposés exploiter les jeunes ou célébrons cette année le cinquantenaire des lois chaban-delmas loi préparé par jacques delors je pense qu'il y à une voie d'avenir avec la formation professionnelle et donc de réhabiliter l'apprentissage s'est pas seulement pour des niveaux 3 4 ou bts et aussi pour former des ingénieurs sur un expert comptable stagiaire sadap antilles et est ce que je voudrais aussi c'est que les apprentis puissent comme les étudiants bénéficier de mobilité d'immersion de partir pendant plusieurs mois dans un autre pays de l'union européenne où d'ailleurs parce que il irait vers d'autres cultures d'autres approches ils auraient une meilleure appréhension du monde et sortirait de leur zone de confort et il pratiquerait une autre langue que la langue maternelle en l'occurrence ils pratiqueraient l'anglais c'est une valeur ajoutée extraordinaire mais c'est très difficile parce que nous sommes prisonniers de barrières d'obstacles devra qui sont juridiques qui sont financiers qui sont académique est ce que au moment de la délivrance du diplôme est là pour les experts comptables et les professions libérales qui ont des autorités ordinale il ya une réflexion à conduire est-ce qu'on délivrer le diplôme est est ce qu on reconnaît très laid les acquis de cette mobilité problèmes linguistiques si on veut que ça fonctionne il faut que nos jeunes puissent partir vers d'autres pays mais il faut aussi qu'on puisse accueillir des jeunes d'autres pays sera l'occasion de vérifier si nous sommes intéressant si nous sommes susceptibles d'attirer des jeunes d'autres pays parce que venant chez nous ils apprendront quelque chose ils enrichiront leur potentiel personnel donc c'est un vrai défi et puis il ya des freins psychologiques il va falloir lever c'est pour ça que j'ai créé euros hab mobility voilà alors parlons-en un petit peu d'europe mobilité dans ce sujet en dvi puisque ça ça transpire sur la territorialité et sur justement un club et si on veut dire si on est des territoires compétitif il faut que dans les territoires on trouve des écosystèmes où on va combiner la formation professionnelle avec l'université avec les grandes écoles qui peuvent être représentées maintenant dans les territoires avec les centres de formation d'apprentis avec les entreprises ça suppose aussi que les entreprises assument une part de responsabilité il ya encore quelques entreprises qui pensent que puisque elles paient des impôts et bien c'est l'état qui doit s'occuper de la formation professionnelle je pense personnellement que l'apprentissage c'est formidable pour préparer des jeunes pour pour former des compétences mais ça pourrait également se substituer à toutes les actions qu'on a mené qui coûtait plus de 30 milliards par an pour la formation professionnelle des adultes je pense qu'on peut requalifier j'ai visité des centres de formation professionnelle dans le nord de l'europe on rencontrait dans des ateliers de formation aussi bien des jeunes de 18 ans que des hommes et des femmes de 40 ou 50 ans qu'était en reconversion professionnelle donc c'est un fantastique défi je pense que pour rendre pour rien juste réaliser et pour rendre les territoires attractifs alors rien du jeu réalisé il faut pas se faire d'illusions on va pas recréer de l'emploi dans les entreprises avec la réindustrialisation la réindustrialisation passe par la robotisation par l'automatisation en revanche ceux qui se développent et c'est des professions de consultants et des professions libérales des mesures qui viennent apporter leur contribution à ces entreprises et c'est là qu'il y a des gisements de création d'emplois quant aux professions libérales je pense qu'il aurait intérêt dans certains cas à se regrouper un peu tout à l'heure on évoquait le président de fond mutualiste qui nous accueillent aujourd'hui par l'aide des cptm des commissions professionnelles et territoires de santé depuis le temps qu'on appelle de nos voeux que les médecins libéraux se regroupent alléchant des territoires et comment par exemple organiser des territoires de santé aujourd'hui vous avez une espèce de clivage entre le public et le privé clivage ridicule absurde donc il faut aussi que les professions libérales près dans 20 l'organisation de ces territoires de santé pour accueillir de jeunes professionnels éviter ce qu'on appelle les déserts médicaux mais aura pas mettre un médecin dans chaque commune il ya 30 ou 40 ans un médecin s'installait dans le chef lieu de canton c'était formidable son épouse servait secrétaire tout ça c'est fini en parlant plus donc il faut accepter de se regrouper autour de petites villes est organisée la vie territoriale autour de ces pôles et d'assumer au plan territorial une vraie responsabilité des collectivités locales qui est défini des projets ambitieux qui désirent se prendre en main et qui peuvent attirer des talents des talents des compétences pour leurs services administratifs pour leur service d'urbanisme pour les services dont on a besoin pour une collectivité dynamique entreprenante et allant de l'avant et c'est comme ça je pense qu'on va redonner aux territoires de la vitalité de l'énergie et de la confiance alors est ce que tous ces éléments auxquels personnellement j'adhère est ce que il n'ya pas un phénomène d'accélérateur d'accélération plus tôt par rapport à cette période que vit doubs orba toutes les cartes ou les personnes les urbains deviennent des rurbains on se distancie de son lieu de travail on va chercher de deux des nouvelles formes de travail en fait quelque part est-ce que ça va pas être l'occasion justement et est ce que les collectivités en définitive territoriales sont prêtes à réagir par rapport à ce mouvement population qui est en train de croire en tout cas celle qu'ils ont pas prêtes à mon avis assombrissent leur avenir et donc il faut qu'il ya une prise de conscience et pas l'état qui doit le faire ce sont les responsables territoriaux qui doivent prendre la mesure de cet enjeu et se préparer à l'assumer a créé les conditions et c'est vrai vous l'avez dit qu'un certain nombre de résidents des très grandes agglomérations sont tentés de venir en mayenne par exemple à sainte suzanne qui très bien très belle chute de agua château gontier mais enfin ce qu'on constate quand même c'est que partout on se plaint de ne pas trouver les collaborateurs que l'on cherche et aujourd'hui une sorte de pénurie de main d'oeuvre alors il va peut-être falloir se décider à travailler un peu plus un peu plus longtemps très souvent on compare la durée hebdomadaire du travail et on dit bah finalement on est à peu près comme les autres sauf que ce qu'on oublie de dire c'est qu'il ya beaucoup plus de congés et que sur une année on travaille moins sensiblement moins et si on prend la durée de la vie professionnelle compte tenu de l'âge de départ en retraite alors là on est les champions donc si on veut retrouver des ressources humaines parce que il n'y aura pas de réindustrialisation sans ressources humaines et aujourd'hui il y à la tentation de revenir vers les territoires peut-être de quitter les très grandes agglomérations alors essayons d'organiser entre les métropoles les villes de moindre importance à l'échelon des régions essayons de maillé d'organiser de coordonner sortons de la nostalgie et aux gens nous projeter dans l'avenir c'est souvent la difficulté que nous avons les vérifier à l'occasion de ces travaux sur l'avenir des finances publiques j'ai constaté que dans tous les grands pays dos et des oeufs ont volé des prévisions à 20 ans 30 ans au canada on les fait à 70 ans en france en dehors du conseil d'orientation des retraites ont fait des prévisions à trois ans parce que l'europe nous demandent depuis qu'on est passé à l'euro d'avoir des programmes de stabilité alors on fait des communes est toujours plutôt déficitaire c'est pas nouveau puisque ça paie c'est ça depuis 74 publique est passée de 20% du pib à plus de 100% à la veille de la crise co-lead donc on fait des prévisions pour dix rames au sein de regarder nous serons vertueux dans trois ans et en fait on ne respecte jamais ses prévisions donc prendre un peu de distance projeter dans l'avenir et d'inviter les collectivités territoriales a imaginé cet avenir et de prendre la mesure de leurs responsabilités sans tout attendre de l'état je pense que pour la mobilité des apprentis c'est la même chose on a de grandes difficultés pour le faire parce que ça ne se pratique pas parce que c'est compliqué donc j'espère qu'on va trouver une centaine de cfa qui vont oser le faire et ceux qui vont oser le faire j'espère qu'avec le gouvernement on va trouver les moyens peut-être avec les programmes d'investissements d'avenir puisque c'est on admet que l'un corporels soit des investissements d'avenir on va prendre en charge des référents mobilité des hommes ou des femmes qui assumeront l'animation du groupe qui mettront des cours parce que si on veut accueillir des jeunes venant d'autres pays car c'est ça aussi la logique de la mobilité des apprentis il faut commencer à mettre des enseignements dans nos propres centres de formation d'apprentis en anglais s'ils ont déjà des pays de l'est ils viendront pas moi j'ai vécu ça dans une opération pilote expérimental que nous avions lancé quand j'étais député européen donc nous avons de vrais défi exaltant et qui suscite l'enthousiasmé j'en suis persuadé écoutez merci merci jean arthuis parce que c'est vrai que là vous venez de tracer en définitive la voix de notre convention et est donc tous ces points que vous venez d'évoquer sont des points majeurs en définitif sur la proximité la territorialité on va engager un débat sur les que de ça peut ça peut être l'occasion aussi draîné de l'épargné locale pour essayer de l'orienter méras on a un vrai problème culturel il va falloir tout là toutes les expertises et l'aptitude pédagogique des professions libérales pour convaincre nos concitoyens qui ont un peu d'epargne que financer l'avenir c'est pas simplement acheter des bons du trésor qui finance le déficit public s'est aussi de participer au fonds propres des entreprises nous sommes d'accord je vous propose qu'on arrête d'autres débats à deux actuels en vous remerciant je vais vous inviter à participer à la prochaine table ronde en tant que grand témoin et nous allons passer à la prochaine étape de notre convention