Dislocation de l’Union européenne ? François-Xavier Bellamy [EN DIRECT]
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 33 %Attaque 47 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse directe
François Xavier Bélanie, bonsoir. Bonsoir. Nous vous recevons pour une chaîne internet qui s'appelle Syerview. Nous sommes en direct. Est-ce que vous pouvez vous présenter succinement ?
- 1:44OuverteRéponse directe
Pourquoi vous dites que la France va s'effondrer ?
- 2:28OuverteRéponse partielle
Pourquoi vous avez soutenu Ursula Van Derleyen ?
- 3:09RelanceRéponse directe
Vous avez soutenu Ursula Van Derleyen en 2024 ?
- 3:53OuverteRéponse directe
On commence par quoi ? On commence sur le fait pourquoi vous dites que la France va s'effondrer ?
- 5:14OuverteRéponse directe
Sur les vaccins, l'Europe, la déclassification des contrats, vous êtes positionné comment ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:14François-Xavier BellamyFait
« Moi, j'ai toujours voté pour la transparence des contrats. Je pense qu'on peut pas faire des contrats d'une telle importance sans être transparent. »
- 8:36François-Xavier BellamyFait
« Quand le premier ministre de la France Jean Castex à l'époque va sur un plateau de télévision et dit si vous êtes vacciné vous pourrez ni contaminé ni contagieux c'est faux. »
- 9:20François-Xavier BellamyFait
« Il y a des gens qui dans nos hôpitaux sont morts, pas seulement du Covid mais de plein d'autres maladies tout simplement de vieillesse, sont morts seuls que leurs familles ont pas pu aller voir. »
- 10:40François-Xavier BellamyFait
« Le fait qu'on demande un document de santé à des gens pour rentrer dans un café, pour aller dans un bistro, pour rentrer dans un espace public, dans un service public, le fait qu'on ait un président de la République qui est assumé de vouloir mener une politique de discrimination alors que le vaccin n'était pas obligatoire. »
- 15:23François-Xavier BellamyFait
« Quand un feu de cette ampleur prend dans les combles de Notre Dame, c'est qu'il y a une succession de problèmes de grande ampleur qui pendant longtemps ont duré. »
- 25:14François-Xavier BellamyFait
« Le système de retraite français, il fonctionne pas aujourd'hui. Il est déjà en train d'absorber la la vitalité de la société. »
- 25:57François-Xavier BellamyFait
« Le système de retraite français, il est déjà aujourd'hui en train de peser sur tout ce qui vit dans ce pays, tout ce qui travaille, tout ce qui crée, tout ce qui recrute, tout ce qui innove. »
- 26:29François-Xavier BellamyChiffre
« La France, c'est 33 % de PIB en dépenses sociale. C'est unique. Il y a pas un pays qui fait comme nous. »
- 30:10François-Xavier BellamyFait
« L'Europe s'applique des règles du jeu que plus personne ne respecte aujourd'hui. »
- 56:45non_speechFait
« On exige que les entreprises déclarent toutes leurs activités de lobbying dans les institutions européennes. »
- 57:21non_speechChiffre
« Je gagne l'indemnité au Parlement européen, c'est 8500 € par mois impôt. »
- 59:55non_speechFait
« En 2024, j'ai appris par les services américains que j'avais fait l'objet de tentative de piratage par la Chine. »
- 1:06:09non_speechFait
« Si vous êtes antinucléaire, je suis tout à fait pour que vous ayez le droit de vous exprimer. »
- 1:08:10non_speechChiffre
« Entre 2021 et 2023, la Commission européenne a distribué 7 milliards d'euros à des ONG. »
- 1:09:31non_speechFait
« C'était le vice-président de la Commission européenne à l'époque socialiste qui s'appelle Franz Timmermans. »
- 1:10:56non_speechFait
« Le secret des affaires n'a jamais empêché la responsabilité juridique et la responsabilité judiciaire. »
- 1:13:05non_speechFait
« L'euro a été la raison de notre anesthésie générale. »
- 1:18:05non_speechFait
« Plus un sujet est important et moins il suscite d'attention collective dans le débat public. »
- 1:24:02non_speechFait
« Est-ce qu'il faut lui supprimer ses avantages d'ancien président ? »
- 1:26:56non_speechFait
« L'exécution provisoire imposée à la condamnation de Marine Le Pen pour le même motif d'ordre public. »
- 1:36:52non_speechFait
« Je peux vous expliquer comment on se bat pour le nucléaire au Parlement européen. »
- 1:38:58non_speechFait
« Pour nous en France, c'est faux de faire croire que le nucléaire serait l'occasion d'une dépendance à l'égard de la Russie. »
- 1:42:36non_speechFait
« J'ai fait bugger le numéro 2 du ministère de l'intérieur russe. »
- 1:43:15non_speechFait
« Ce qui a fragilisé le nucléaire aujourd'hui, c'est pas le manque de disponibilité de l'uranium. »
- 1:48:54François-Xavier BellamyFait
« L'incroyable accélération du temps judiciaire dans la situation de François Fillon a fait partie de ces moments-là. »
- 1:51:40François-Xavier BellamyFait
« On avait jamais vu la justice aussi rapide, n'est-ce pas ? »
- 1:52:23François-Xavier BellamyFait
« Je crois pas que l'Allemagne soit restée terriblement austéritaire. »
- 2:04:56François-Xavier BellamyFait
« L'Azerbaïdjan finance, organise le monde indépendantiste en Nouvelle-Calédonie. »
- 2:06:22François-Xavier BellamyFait
« Que ces gens soient financés par des puissances étrangères, ça c'est complètement différent. »
- 2:13:23François-Xavier BellamyChiffre
« Chaque année 500000 personnes qui entrent légalement en France depuis qu'Emmanuel Macron a été élu président de la République. »
- 2:28:35François-Xavier BellamyFait
« Aujourd'hui, il est parfaitement clair pour le monde entier que si vous arrivez à poser le pied, même illégalement sur le sol européen, vous y resterez pour toujours. »
- 2:40:44non_speechFait
« Emmanuel Macron a perdu les élections. Il a déclenché une dissolution, il a perdu les élections. C'était la deuxième fois. »
- 2:42:09non_speechFait
« Emmanuel Macron a nommé Sébastien Lecornu, François Bairou s'était imposé à lui. »
- 2:54:55non_speechFait
« On a laissé la Russie produire pour nous l'énergie pas cher qui faisait tourner les usines allemandes dès qu'on a découvert ce que ça voulait dire au moment de la guerre en Ukraine. »
Temps de parole
- ?100 %
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[Musique]
François Xavier Bélanie, bonsoir. Bonsoir. Nous vous recevons pour une chaîne internet qui s'appelle Syerview. Nous sommes en direct. Est-ce que vous pouvez vous présenter succinement ? Je suis François Xavier Benami. Je suis euh prof de philo, c'est mon métier. J'ai eu la joie d'exercer ce métier pendant plus de 10 ans. Et euh en parallèle de ça, je me suis engagé en politique euh dans ma ville, d'abord sur le terrain local et puis ensuite euh dans le débat public pour parler en part de la crise de l'école. J'espère qu'on en parlera ce soir parce que c'est le sujet, je crois, le plus déterminant pour l'avenir du pays.
Et certainement et euh et puis et puis en 2018, euh les Républicains dont je n'étais pas membre à l'époque m'ont proposé d'être leur tête de liste pour l'élection européenne. C'était évidemment une mission difficile mais une mission passionnante. Et je me suis engagé parce que comme des millions de Français, je je me résigne pas à ce que mon pays s'effondre. Et euh et depuis 2019, je suis au Parlement européen, j'ai été euh élu puis réélu en 2024 et je me bats tous les jours avec euh les collègues de la délégation que j'ai le le l'honneur de de diriger.
Euh je me bats tous les jours pour essayer de de faire entendre la voix de la France et les Français dans les institutions européennes et les combats sont souvent difficiles. On en reparlera certainement. On va parler ce soir d'Union européenne, de monnaie, de stabilité, de guerre, de guerre économique, de renseignement peut-être et tout un tas de vérol d'ingérence extérieure ou étrangère. On commence par quoi ? On commence sur le fait pourquoi vous dites que la France va s'effondrer ? Il suffit d'ouvrir les yeux. Je dis pas qu'elle va s'effondrer, mais on la voit s'effondrer aujourd'hui. On la voit s'effondrer sur elle-même.
C'est pas seulement la vie politique du pays, mais c'est euh la réalité que vivent tous les jours les Français. Euh la réalité d'abord d'un appauvrissement collectif qui est indénégéniable aujourd'hui. Euh la réalité d'une situation que plus rien ne maîtrise sur le plan euh de la sécurité, de l'immigration d'un état qui est défaillant dans ses missions fondamentales alors qu'il a jamais prélevé autant d'impôts et qu'il a jamais autant endetté la société. Euh je crois que tous les Français le savent et il faudrait vraiment céder à un déniis de réalité absolument stupéfiant pour ne pas voir qu'aujourd'hui la France est sans doute euh menacé de de disparaître.
Je je dis pas qu'elle va disparaître. Encore une fois, je crois que l'histoire est d'abord ce que nous en ferons. Mais si je me suis engagé en politique, c'est parce que je me résigne pas à voir se perdre tout ce à quoi je tiens et tout ce qui me tient et tout ce qui m'a fait. Euh et je parlais de la crise de l'éducation parce que je crois qu'elle est vitale parce que je crois qu'à travers elle, c'est toute la crise du pays qui se vit. Euh pourquoi vous avez soutenu euh Ursula Van Derleyen ? J'ai pas soutenu Ursula Van Derleen. Je me suis engagé euh en 2024. En 2019, Ursula Vlon a été choisi par Emmanuel Macron.
C'était pas la candidate de la famille politique à laquelle j'appartenais au Parlement européen. Le PPE. Le candidat du PPE c'était Mfred Weber. Emmanuel Macron est arrivé, il a dit "Je veux pas de Manfred Weber. Bien que le PPE avait gagné les élections européennes." Donc en théorie, c'est lui qui devait présider la Commission européenne. C'est Emmanuel Macron qui s'est associé avec Victor Urban à l'époque pour disqualifier Manfred Weber. Il voulait nommer quelqu'un qui lui devrait sa légitimité. C'est une habitude chez lui. Il veut que les gens lui doivent tout.
Et donc il a il a refusé la nomination de Manfred Weber qui aurait eu la légitimité d'avoir été portée par la formation politique qui avait gagné cette élection en Europe. Et et à ce moment-là a été trouvé le nom entre Emmanuel Macron et Angela Merkel, ils ont trouvé Ursula Vanerle qui avait jamais eu une seule responsabilité sur la scène européenne, qui était ministre de la défense en Allemagne à l'époque et et donc elle a été nommée présidente de la Commission européenne et elle a présidé la Commission pendant le premier mandat où j'étais pour ma part au Parlement européen.
Et on voit le le le bilan de ce premier mandat, j'ai été pendant comme comme d'ailleurs la plupart de de de mon groupe, on a été sur la plupart des textes dans l'opposition sur beaucoup des textes qui ont constitué notamment ce qui s'est appelé le Green Deal, le 100 % véhicule électrique, la politique antinucléaire, euh la stratégie de décroissance qui était imposée à notre industrie, à notre agriculture, à la filière de la pêche. Sur tous ces sujets là, on s'est on s'est battu, on a résisté et en 2024, j'ai fait campagne en disant si on est assez nombreux au Parlement européen, demain on s'opposera à la reconduction d'Ursula Funderlon.
C'était le principe de de de l'engagement qu'on prenait. Et donc, j'ai voté contre sa reconduction. Elle a trouvé une majorité, elle a été reconduite, elle a été renommée par les chefs d'état d'abord parce que c'est eux qui prennent la responsabilité et au Parlement, elle a trouvé une majorité. Euh la Commission, elle a complètement changé parce que les équilibres politiques entre-temps ont complètement changé en Europe. Mais je n'ai je n'ai pas soutenu Ursula Funderlion pour la raison que j'évoquais. Il y a rien de de personnel là-dedans. C'est d'abord de la politique et c'est des lignes politiques.
Et ma conviction profonde en 2024, c'est que l'Europe avait pas besoin de continuité mais qu'elle avait besoin de changement. Et ça reste ma conviction aujourd'hui. Avant de commencer l'interview, on a été boire un café dans un Kawa français d'ailleurs qui doit encore faire ses baguettes maintenant. Euh sur les vaccins, l'Europe, la déclassification des contrats, vous êtes positionné comment ? Moi, j'ai toujours voté pour la transparence des contrats. Je pense qu'on peut pas faire des contrats d'une telle importance sans être transparent. Je pense que le vaccin est une belle conquête scientifique et que il a permis d'éradiquer beaucoup de maladies.
Je pense que la manière dont on a utilisé le vaccin face à l'épidémie du Covid, je le dis très simplement parce que je suis pas moi-même médecin ou épidémiologiste, mais on n pas besoin d'être médecin ou épidémiologiste pour savoir que ça n'avait aucun sens de vacciner des enfants de 5 ans euh pour savoir que le le vaccin pouvait peut-être être utile pour protéger les personnes vulnérables qui risquaient de faire des formes graves, mais que cette utilisation généralisée était totalement disproportionnée.
et j'ai été l'un de ceux qui a qui a alerté les premiers parce que c'était au Parlement européen que ça a été créé contre la création du pass sanitaire qui était pour moi un recul absolument terrifiant dans le principe même de notre vie démocratique. À votre avis, si on prend un peu de recul maintenant, nous sommes en 2025, pourquoi ils ont réagi comme ça ? Pourquoi il y a eu tant de panique ? Pourquoi Emmanuel Macron nous disait d'aller au théâtre avec sa femme et que 5 jours plus tard, on était tous confinés ? Il y a eu une absence délirante d'anticipation.
Euh le le le on a vu le vaccin se se on a vu le le virus se développer en Chine et à l'époque vous étiez parmi les premiers à alerter sur la situation. Puis ensuite il est arrivé en Europe. Moi il se trouve que j'étais en Italie pour faire une série de je venais de publier un bouquin qui était traduit en italien. Donc j'étais en comment il s'appelle le bouquin ? Je le but est pas de faire la publicité du bouquin. Il s'appelle Demeur et donc il venait d'être traduit ce livre en italien et j'aiétais invité en Italie pour présenter le le livre au moment où l'épidémie était en train de frapper l'Italie. Et je me souviens de ce que j'ai vécu, une sorte de dissonance cognitive hallucinant.
Je je voyais les Italiens en train de vivre le choc de cette première vague de l'épidémie qui était objectivement la plus la plus la plus rude comme toutes les premières vagues d'épidémie. Euh et puis j'arrive en France, je reprends mon avion, je rentre en France et là je vois une insouciance absolue et toute la France qui se moquait des Italiens et tous nos dirigeants en particulier qui entretenaient l'idée que les Italiens sont des branquignoles, qui savent pas gérer un système de santé mais que nous avons bien sûr le meilleur système de santé du monde et que on va voir ce qu'on va voir.
De mois plus tard, on envoyait nos infirmières avec des des des blouses faites dans des sacs poubelles pour aller à l'hôpital quand plus personne ne voulait y aller. que on on a vécu un défaut d'anticipation absolument stupéfiant et ensuite ce qui était un manque de prévision est devenu une sorte d'excès de de de d'action. Enfin, je je je crois vraiment que la manière dont on a abordé cette situation était totalement hors de toute proportion. Et je pense que d'ailleurs je je le dis avec vous, c'est bien qu'on en parle parce qu'en fait tutoyer si vous voulez hein, tutoyons-nous. C'est bien qu'on en parle.
parce qu'en fait on n jamais reparlé de cette période là et je pense qu'elle a laissé une blessure très grave dans la société française pour plusieurs raisons. D'abord parce que il y a eu objectivement un usage de la parole publique qui était totalement non maîtrisé pour le dire d'une manière très euphémistique. Quand le premier ministre de la France Jean Castex à l'époque va sur un plateau de télévision et dit si vous êtes vacciné vous pourrez ni contaminé ni contagieux c'est faux. Et donc on a vu dans des circonstances très solennelles les plus hautes autorités de l'État produire des messages qui se sont avérés être faux. Et personne n'est revenu là-dessus.
Et la crise de confiance dans la parole publique, elle vient pas seulement mais elle vient aussi en partie de ce moment-là. La deuxième chose, c'est que on a vécu des situations qui étaient proprement inhumaines. Il y a des gens qui dans nos hôpitaux sont morts, pas seulement du Covid mais de plein d'autres maladies tout simplement de vieillesse, sont morts seuls que leurs familles ont pas pu aller voir, que leurs familles ont pas pu accompagner. Il y a des gens qui ont pas été enterrés comme il l'aurait fallu. Et ça c'est une rupture très profonde. Je le dis pardon. C'est c'est du point de vue de l'anthropologie.
Quand on étudie l'anthropologie, on voit que ce qui distingue l'humanité, ce qui distingue l'homme, c'est deux choses. C'est les outils, la technique et c'est le fait d'enterrer les morts. On trouve la trace de l'homme quand on trouve des traces d'outils et des traces de tombes. Le fait qu'on nit pas enterré nos morts, c'était quelque chose comme une rupture extrêmement grave, extrêmement profonde. Et on n'est jamais revenu sur ça. On on n jamais même fait mémoire de ce qui avait été vécu à ce moment-là.
Et puis la 3è chose et moi c'est un sujet qui pour moi est toujours d'actualité, c'est qu'on a vu à quel point la peur la peur des dirigeants, la peur de la société euh la peur pouvait conduire à faire des choix qui sont extrêmement inquiétants du point de vue des principes fondamentaux. Le fait qu'on demande un document de santé à des gens pour rentrer dans un café, pour aller dans un bistro, pour rentrer dans un espace public, dans un service public, le fait qu'on ait un président de la République qui est assumé de vouloir mener une politique de discrimination alors que le vaccin n'était pas obligatoire.
Vous vous souvenez de cette formule incroyable d'Emmanuel Macron qui avait dit "Je rêve d'emmerder les non vaccinés". Mais mais on a vécu là des des expériences de ségrégation dans la société qui sont d'une brutalité inouie. Et et moi je le redis encore une fois, je je alors que l'élite faisait bamboche euh tranquille sans masque, il mettait les masques au dernier moment, tout allait bien. En tous les cas, il y avait une grande hypocrisie sur sur le sujet. Moi, je me souviens encore une fois, je je j'assumais une rupture qui était pas évidente à l'époque parce qu'on a on a on a un peu oublié, mais j'avais publié un texte euh sur la question du pass sanitaire.
À l'époque, c'était tellement l'ambiance était tellement délirante que le seul fait de parler de ça vous valait d'être immédiatement traité d'antivax complètement obscur. C'est c'est absurde. C'est c'est cette politique là qui était de l'obscurantisme du point de vue de la science, de l'épidémiologie et de la connaissance que nous avons de ce que produit un vaccin comme effet.
le le le fait est que euh dans dans ce moment-là, j'ai vu plusieurs personnes, plusieurs responsables politique par exemple venir me dire "Non mais OK, je je comprends que tu es un problème mais tu sais les mêmes qui à la télévision disaient il faut vacciner tout le monde et moi je je sais comment faire des des faux des faux passes sanitaires ou si tu veux je peux te moi j'ai jamais fait un faux jamais parce que je crois que il faut s'appliquer la la règle qu'on défend en public je je je je je je je je je je vois qu'il y a eu dans ce moment-là effectivement une forme d'hypocrisie et là encore tout ça pèse sur le débat public aujourd'hui.
Bon par et c'est important qu'on qu'on revienne là-dessus parce que parce que pourquoi il faut des têtes tomb qui tombent des gens en prison ? Il faut quoi ? Il faut que ce soit traité au pénal. Comment ça se passe ? Bah d'abord il faut que la transparence soit faite. Typiquement vous parliez des contrats de vaccin. C'est un sujet qui reste d'actualité. La la médiatrice de l'Union européenne qui est l'institution qui doit garantir les droits des citoyens. Je je pense c'est la même chose que vous de l'efficacité de la chose, mais le fait est que elle a quand même publié un rapport très très ferme et on peut pas l'accuser d'être une officine obscure de propagande antie-européenne.
Elle est au cœur des institutions. Elle a publié un un rapport pour dire qu'il y avait un vrai sujet de de transparence sur ces contrats. Il faut faut il faut aller au bout.
Et puis surtout, il aurait fallu enfin je pense voilà comme toute société quand elle traverse un choc comme celui-là, il faut il faut simplement qu'on en parle et et aujourd'hui c'est comme si vous êtes un peu bisouours non non pourquoi dire la conduite introspective du pouvoir politique du pouvoir journalistique ils sont plantés lamentablement vous croyez qu'ils vont aller mettre le sujet sur la table il faut qu'on en parle c'est encore il y a qu'à faux compte politique ça non non parce que je me fais l'avoquer du diable parce que personne ne dit ça justement. Personne ne dit ça et il y a qui a qui a quiici qu'on peut qu'on peut en parler d'une certaine manière.
En tous les cas, ça m'est jamais arrivé depuis que cette période est derrière nous. Ça m'est jamais arrivé de de de reparler de ce moment et je pense qu'il faut et je dis pas ça il faut au sens où il faut attendre que les politiques le fassent mais il faut que la société rouvre la discussion sur ce sujet-là. C'est clair. Sous peine de quoi ? En fait, moi ce qui me frappe, c'est que d'une manière générale, un des symptômes et on en parlait avec le le patron du bistro chez qui on était tout à l'heure, euh honorable établissement, très honorable établissement.
Euh mais ce qui ce qui est frappant dans la crise qu'on traverse aujourd'hui, c'est qu'effectivement c'est une crise et notamment la crise politique, c'est une crise de l'irresponsabilité politique. Plus personne n'est responsable de rien. En tous les cas, en haut, plus personne n'est responsable de rien. En bas, tout le monde est responsable de tout. Euh si le patron de ce bistro chez qui on était euh se plante dans dans sa déclaration de revenu, il y a peu de doutes que il va prendre. En revanche, euh regardez ce qui vient de se passer euh avec cette incroyable cambriolage au Louvre. Objectivement, tout est défaillant sur toute la ligne. Non, je peux pas vous laisser dire ça.
Rashidanati a dit que que tout avait bien fonctionné et que et que voilà, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. On rentre dans du beurre en moins de 4 minutes clé en mainant. Mais c'est pas seulement le Louvre, c'est l'incendie de Notre-Dame. Que ce soit difficile de trouver l'origine de l'incendie, j'imagine que tous les enquêteurs qui se sont mis sur le dossier qui a été amené par une mouette, que ce soit difficile de trouver, je suis pas spécialiste peut-être, mais le fait est que il y a eu des dysfonctionnements sur toute la ligne. Pas un coup de disqueuse qui a mis le feu à la à la poussière sur les poutres.
En tous les cas, c'est un fait et ça pour le coup personne peut le contester. On a même pas besoin d'être enquêteur pour le savoir. C'est un fait que les systèmes d'alarme ont pas fonctionné, que le type qui était dans son poste de sécurité, il était pas formé pour ça, que c'était son premier jour qu'il était censé être deux et qu'en fait il était tout seul. C'est un fait qu'il a désamorcé l'alarme alors que le feu brûlait sans se rendre compte de ce qui se passait. Et en fait, c'est même pas tellement son sujet. C'est le sujet de ceux qui ont laissé cette situation de vulnérabilité globale s'installer pendant si longtemps.
Quand un feu de cette ampleur prend dans les combles de Notre Dame, c'est qu'il y a une succession de problèmes de grande ampleur qui pendant longtemps ont duré. Moi, je je je suis pas spécialiste d'incendie, mais quand j'ai le temps, c'est-à-dire pas assez souvent, je fais de la voile, je navigue, je je pense que la la mer, c'est une école de la vie. Et en mer, on apprend un truc, il y a il y a jamais d'accidents qui surviennent à partir de rien.
Quand vous avez un accident, c'est toujours même partant calme et même quand tout allait avait l'air d'aller d'aller bien, c'est toujours parce qu'il y a eu une série de négligences d'abord qui conduisent à ce qu'à la fin la pire catastrophe arrive. Euh et et en fait euh euh on a perdu dans dans dans la société on a perdu dans la politique, dans la vie politique du pays ce sens de la responsabilité et je dirais même, pardon, vous allez dire que je suis bisouns, mais je vais employer un mot qui je pense mériterait d'être remis au goût du jour. On a perdu le sens de l'honneur.
À la fin, quand vous dirigez un établissement, quand cet établissement est sous votre responsabilité, quand vous avez l'honneur de diriger le plus grand musée du monde, bah vous faites pas semblant que votre lettre de démission a été refusée. Si si vous aviez sous votre garde les joyaux de la couronne de France et qu'ils ont été volés, OK, c'est pas vous qui les avez volés, OK, c'est pas vous qui faisiez marcher l'alarme, mais c'est pas grave, vous êtes le chef et le chef, il est là pour assumer. et et on s'est tellement habitué à ce que les chefs n'assument plus et à la fin quand plus personne en haut n'assume, c'est ceux qui sont en bas qui payent.
Et c'est ça la réalité de la situation de la France aujourd'hui. Vous avez des gens qui risquent rien en haut et qui font payer en permanence à ceux qui risquent tout en bas. C'est Sarkozi Sarkozy est en zonzon là quand même, non ? Ouais. Oui, ben alors là ça sert encore un autre problème. Je suis pas sûr que Sarkozi en l'occurrence je pense que Sarkozi certains lui font payer la la ligne qu'il a tenue pendant longtemps et qui a manifestement déplu au même syndicat qui faisait le mur des cons. Parce que là aussi le mur des cons, arrêtons-nous là-dessus. le mur des cons.
Vous avez un syndicat de magistrat, l'un des plus importants, un syndicat de magistrat qui affiche dans un local syndical un panneau avec tous les gens qu'il considèrent comme étant ses cibles. Parce que qu'est-ce que c'est qu'un panneau comme ça ? Le mur des cons. Sur cette cible, vous avez des politiques. C'est votre interprétation, hein. Bah, ça s'appelle le mur des cons, pardon. Je sais pas comment il faut l'appeler. Euh, je sais qu'il faut être factuel. un trombinoscope. Un trombinoscope. Bombinoscope s'appelle quand même le mur des cons. Donc si vous vous retrouvez sur un trombinoscope qui s'appelle un mur de con, c'est qu'à priori on vous tient pas en haute estime.
Vous savez, vous savez ici on a un vieil adage qui nous vient de notre grand-mère, c'est "Méfie-toi de ceux qui font des listes." Euh oui, c'est vrai, vous avez raison. les histoires de liste, ça a jamais tellement réussi à notre pays. Mais bon euh mais bon, en l'occurrence, c'est pas une liste innocente. Euh on on identifie ce ce mur des cons parce que des photos sont prises, l'affaire est révélée. Est-ce que ces magistrats ont été sanctionnés ? Le manquement à leur devoir de neutralité est absolument évident, manifeste, il est absolument choquant et il est tellement choquant qu'il est de nature à discréditer l'institution judiciaire dans son ensemble.
Est-ce qu'il y a eu la moindre sanction ? Je pense qu'il y a eu une sanction mais vraiment pour la forme qu'elle était tellement anecdotique que tout le monde l'a oublié. Moi le premier d'ailleurs sont fait taper un peu sur les doigts. Je je sais même le carem. Ouais. C'est quand le carême ? Bah ça dépend des années. Je peux pas dire la date du début du carême cette année parce que je la connais pas par cœur. Mais c'est pour ça que vous az appelé François Xavier ? Euh parce que je suis cat. Bah en l'occurrence Saint-Fançois Xavier un immense personnage, immense qui d'ailleurs a aussi enseigné la philosophie à Paris.
Et mais non mais en même temps c'est très beau que Cat ou non, pratiquant ou non, on a pour beaucoup d'entre nous des prénoms qui nous viennent de cette histoire qui a fait notre pays et notre civilisation. C'est c'est ce qui nous réunit tous en tous les cas. C'est ce qui réunit beaucoup d'entre nous et c'est ce qui fait que on a et là encore quelle que soit notre histoire, queles que soient nos convictions, on a on a en commun d'être sui de regarder les communes de France et le nom qu'elle porte aujourd'hui. On a en commun d'être pétri par cet héritage. Si je vous dis ce que vous croyez dans un ami imaginaire, ça vous choque ? C'est un blasphème ? C'est quoi ?
Non, j'ai fait trop de philos pour être choqué par quoi que ce soit. On peut parler de de Nietzs de Ferbar, de Marx autant que vous voudrez. Qui qui est-ce qui aé qui a tué Dieu ? Nietzsche Nietzsche il a il dit pas qu'il a tué Dieu, il dit que nous avons tué Dieu. Dieu a tué Nietzsche, hein. Ça c'était la fameuse plaisanterie. Je crois que c'est le cardinal de Lubac qui qui plaisantait en disant pendant le pendant le le mai 68, il y avait ces ces ce fameux graffiti Dieu est mort signé Nietzsche et et je crois que c'est Lubac qui avait plaisanté en disant Nietzsche est mort signé Dieu.
Et c'est très beau le c'est c'est un thème qui revient dans toute la pensée de de Nietzsche et Nietzsche ne dit pas du tout ça pour s'en réjouir ou pour expliquer que maintenant Dieu est mort, tout est permis et que ce serait le début d'un hédonisme tranquille. Quand N dit que Dieu est mort, il dit que nous avons tué Dieu, c'està-dire la civilisation occidentale a tué Dieu et que la mort de Dieu annonce un renversement qui va être l'occasion d'un d'un bouleversement sans précédent. dans l'histoire de de de la civilisation.
C'est dans le gay savoir qu'il y a ce texte extraordinaire sur le le fou qui qui se promène en pleine rue avec une une lanterne allumée en plein jour et qui dit "Je cherche Dieu, je cherche Dieu." Et tout le monde se moque de lui et le prend pour un fou. Et le fou casse sa lanterne et dit "Mais vous ne savez pas où est Dieu. Nous l'avons tué. Nous l'avons tué et nous sommes responsables de de cette mort." Euh et et ensuite l'insensé annonce euh le fait que tout va perdre son sens, que tout va se renverser. Euh mais c'est pas du tout chez Niet une prédiction euphorique ou tranquillisante.
C'est c'est et de fait aujourd'hui peut-être je dis ça sans sans là pour le coup vraiment sans sans sans me référer à une perspective de foi. Mais aujourd'hui peut-être dans la société on cherche la la trace de de de ce manque que que qui qui habite encore finalement même nos nos débats les plus les plus concrets. C'est c'est un manque. C'est un manque de quoi ? espoir déguisé sous de la dopamine de la croyance. C'est quoi ? Non, mais on on fait partie à l'échelle de l'histoire des civilisations de de rares civilisations qui se qui se construisent de sociétés qui se construisent sans euh l'idée la référence commune à un absolu. Et c'est pas facile en fait de vivre sans ça.
C'est pas simple pour le commun des mortels. Euh c'est pas simple pour une société tout court. Moi, je je crois profondément à la laïcité. Je crois profondément à la laïcité. Je pense vraiment qu'on a on a besoin de de euh parce que après tout la laïcité c'est la c'est la c'est ce qu'on c'est ce qu'on vit aussi en philosophie quand vous quand vous quand vous vous confrontez à une question de philosophie vous vous vous n'y répondez pas avec les arguments d'une vérité révélée. Vous faites l'effort de votre de votre simple raison. C'est combien le PIB français ? Mais mais je mais je pense que je pense que la laïcité elle trouve en fait son origine dans cet héritage dans cet héritage.
Combien de milliards le PIB français ? Je saais pas vous répondre. Comment ? Je saurais pas vous répondre. Combien de milliards ? 3000 milliards. Non, je saurais pas vous répondre. La France La France consomme combien de millions de barils de pétrole par jour ? Je saurais pas vous répondre non plus. D'hydrocarburant. De toute façon, ce qui compte le plus dans le PIB, c'est pas tant la valeur absolue que son évolution à la dynamique dans sens ou dans un autre. C'est ça la chose la plus déterminante. Si je vous parle d'énergie, d'Europe, par d'énergie. Ça c'est un sujet fascinant.
Quand je suis rentré au Parlement européen en 2019, je me suis engagé en commission la commission qui s'appelle ITR qui s'occupe de l'industrie et l'énergie. Ouais. J'ai un député européen en face de moi qui connaît pas le PIB français. Donc là, je vais passer de hard à destruction. Allez-y, il y a pas de problème. Je je je suis pas sûr que le fait de de vous rappeler, c'est Jean-Jacques Bourdin qui faisait toujours ce genre de question. Je je je sais pas si c'est en éisant des encyclopédies que vous aurez la meilleure manière d'avoir des réponses politiques adaptées au défi du moment. Le prix de la baguette.
Bah le prix de la baguette, ça dépend où vous êtes mais aujourd'hui chez moi 1,20 € le prix du ticket de métro il a il a augmenté mais parce que maintenant ça c'est ça s'est fusionné maintenant c'est 2,50 € en Île-de-France. Le prix du MAW Ouais OK. Ça ça devient honnêtement ça devient ça devient absurde. Je vais pas répondre à ces questions. Je suis rentré en commission de l'industrie et de l'énergie parce que je pensais que la la reconstruction du pays passerait d'abord par la reconstruction de sa base industrielle. La part de l'industrie dans le pip français a jamais été aussi faible. Ça pour le coup c'est 11 %. Pourquoi ? Parce qu'on s'est complètement désindustrialisé.
Parce qu'on a rêvé qu'on allait devenir une société de service. Parce qu'on a pensé que l'industrie c'était sale, que produire c'était coupable. C'est qui on pensait ? Bah, c'est toute la génération des dirigeants, pas seulement politiques, mais aussi économique. C'était euh localisation heureuse. Ouais. euh la la société sans industrie et les les les usines sans ouvriers et l'industrie sans usine. Et puis aussi parce que on a aussi, il faut le reconnaître, on a construit un et ça c'est l'impasse politique à laquelle on est toujours confronté aujourd'hui.
On a construit un modèle de société, un modèle économique, un modèle de société de consommation, un modèle de société d'assurance sociale euh pyramide qui crée qui crée des des des coûts salariaux qui sont incompatibles avec le maintien d'une activité industrielle durable. Est-ce que le système de retraite français c'est une pyramide de Ponzi ? Bien sûr, totalement. C'est pas seulement une pyramide de Ponzi parce qu'une pyramide de Ponzi, c'est un système qui fonctionne fictivement aujourd'hui et qui va s'effondrer demain. Le système de retraite français, il fonctionne pas aujourd'hui. Il est déjà en train d'absorber la la vitalité de la société.
Le système de retraite français, il est déjà aujourd'hui en train de peser sur tout ce qui vit dans ce pays, tout ce qui travaille, tout ce qui crée, tout ce qui recrute, tout ce qui innove. C'est c'est déjà en train de se produire une pyramide de Pond et c'est la catastrophe. Elle est pas visible encore. Elle arrivera demain quand tout va s'écrouler. Moi, je pense que si on continue comme ça et en particulier avec ce qu'on vient de vivre, la suspension de la réforme des retraites, si on continue dans cette irréalité, ça va s'effondrer demain. Euh, peut-être plutôt qu'on ne le croit d'ailleurs. Mais la vérité, c'est que c'est déjà en train de faire s'effondrer le pays.
La France, tiens, vous parliez du PIB, ça c'est une statistique bien plus importante sans doute que de connaître la valeur absolue du PIB. Le fait est que aujourd'hui la France, c'est 33 % de PIB en dépenses sociale. C'est unique. Il y a pas un pays qui fait comme nous. 33 %. Et là-dedans, une partie très substantielle, c'est les retraites. 1 € euh sur sur 4 dépensé par l'État, c'est les retraites. 33 % du PIB dans la dépense sociale. Le l'OCDE, la moyenne de l'OCDE, c'est 20 %. De l'OCDE, hein, donc des pays développés qui ont des systèmes sociaux et des systèmes de solidarité. 33 % de de du PIB part dans la dépense sociale. C'est c'est juste intenable.
Et et en fait concrètement cette statistique qui paraît abstraite, elle veut dire pour le patron du bistro derrière que quand il veut recruter quelqu'un du restaurant. Ouais, le patron du restaurant quand il veut recruter quelqu'un, c'était pas péjoratif hein. Péjoratif dans J'aime j'aime les bistro bien sûr. Quand il veut recruter quelqu'un, vous savez d'où ça vient le mot bistro ? Le mot bistro. Non, ça doit venir de Russe. De Russie à mon avis. Bah prenez-le moi du coup. Non, ça veut dire vite vite. Non, bistro. Ah, je vois que je je vois qu'il y en a qui ont la ref. Euh bon, on reviendra sur le sujet plus tard. On ira prendre une bière au bistro.
Je je disais que pour le patron du restaurant, mais pour n'importe quel patron en France, quand vous voulez recruter quelqu'un, que vous voulez lui payer un salaire, vous allez payer deux fois. Et tous les patrons de ce pays savent ça. Et et ça c'est en particulier parce qu'on a un système de solidarité sociale, parce qu'on a ce qu'on appelle un modèle social qui est devenu en fait un modèle antisocial. Un modèle antisocial parce qu'il punit le travail et que finalement en punissant le travail, il finit par détruire la base même sur laquelle il est construit. Et ça fait partie des raisons de la désindustrialisation. C'est pas la seule.
Est-ce que vous pensez que l'Europe l'Union européenne va se disloquer ? Je pense qu'elle peut se disloquer. Pourquoi ? que tout va bien, qu'on a jamais été autant à se serrer les coudes face à un ennemi, qu'on est là à défendre la veuve, l'orphelin, la démocratie, les Ukrainiens et nos valeurs, les bébés f, le réchauffement climatique. Je pense que l'Union européenne peut se disloquer parce qu'elle a été conçue pour un monde qui n'existe pas, en tout cas qui n'existe plus et qu'elle a du mal à sortir de la naïveté qui a été le le le point de départ de de euh de de sa conception. C'était quoi à la base ? C'était un déboucher pour les marchés américains ? C'était une union du charbon ?
C'était quoi ? C'était un c'était le c'était euh le le Moi, je suis frappé de voir à quel point l'Europe, l'Union européenne vit l'histoire. C'est euh c'est Fuyama, c'est ça, c'est Fukuyama. Bah, je vous apprends rien, hein. Euh la fin de l'histoire, c'était le rêve euh après la chute d'une humeur de Berlin euh de la victoire définitive du modèle. Attention, ils vous ont mis un bout de chatton. Oh là là, catastrophe. Heureusement que vous me prévenez. Ça va, c'est bon comme ça ?
Euh le rêve de la fin de l'histoire, c'était le rêve qu'après l'effondrement du mur de Berlin, on allait connaître avec la victoire définitive du modèle libéral et démocratique, celui de l'économie de marché et de de la règle de droit, on allait connaître une extension universelle de ce principe et que ce serait la fin de toute forme de conflictualité, la fin des logiques de puissance qui seraiit remplacé par les règles acceptées par tous et mis en application par des institutions multilatérales. C'est c'est ça c'est le petit terre de flû.
Non mais c'est quand on voit le les États-Unis s'essuyer bien gentiment avec le droit international depuis un su un certain nombre de décennies que le droit international ça s'applique que au guu du tiers monde ou au guu de dictateur à gauche à droite bon les méchants. Bon ceux qui menacent nos intérêts et qui et à l'Union européenne quand même de nous ça nous a ça s'applique à nous. Bah l'Europe s'applique des règles du jeu que plus personne ne respecte aujourd'hui. SarkoZi s'est appliqué des règles du je la France elle s'est appliqué des règles du jeu. Mais prenez par exemple les règles du commerce. Regardez l'OMC par ex. Question question.
La Libye, on avait quel mandat déjà quand on a dégagé Kaddafi ? Du moins avant c'était sécuriser l'espace aérien. C'est ça la Libye ? C'était c'était Mais je je dis pas que ces règles étaient respectées. Je dis que c'était le rêve. Je je dis pas qu'elles étaient respectées ni qu'elles le sont. elles le sont surtout pas maintenant. Je dis que c'était le rêve qui qui présidait à la à la à la conception du monde pour laquelle l'Union européenne s'est construite. C'est c'est la c'est la factuellement aujourd'hui l'Union européenne est un continent qui croit encore au multilatéralisme dans un monde où le multilatéralisme n'existe plus.
Et c'est ça qui qui rend les Européens totalement désarsonnés par la situation à laquelle ils sont confrontés. L'Europe s'est construite, prenez prenez prenez ce ce paris-là fondamental. L'Europe s'est construite sur le paris de la dépendance, de l'interdépendance. C'était le c'était le rêve européen mais c'est la réalité. Le lapsus qui va vite. La dépendance et l'interdépendance, les deux. Euh ben vous parliez de d'énergie, c'était la communauté du charbon et de l'acier, premier premier premier concept européen.
Et il faut reconnaître objectivement euh il faut reconnaître le le le courage que représentait le fait de construire la Communauté européenne du charbon et de l'acier après des siècles de conflits entre les pays qui se rassemblaient dans cette dans cet effort. L'idée c'était que si on met en commun ces ressources fondamentales, on aura plus les moyens de se faire la guerre demain et donc ce sera la fin de de toute conflictualité. Ce sera c'était déjà le rêve de la fin de l'histoire. Euh et en fait le modèle européen aujourd'hui, il est conçu sur le Paris d'exporter ce modèle de la dépendance et de l'interdépendance.
Et fondamentalement, tous les grands Paris européens viennent de s'effondrer en quelques années seulement. C'était le rêve que on allait trouver notre prospérité et notre sécurité dans la dépendance à la garantie euh militaire américaine, la dépendance à l'énergie peu coûteuse du gaz importé de Russie et la dépendance au déboucher facile du marché chinois. C'est ces trois paris s'effondrent en même temps et c'est pour ça que l'Europe peut se disloquer. En effet, je suis totalement d'accord avec vous. Ça va à votre avis se modéliser ou se matérialiser comment ? Bah ça se matérialise déjà quand vous voyez le deal qui a été signé entre les États-Unis et l'Europe en juillet dernier.
C'est pas quel deal le deal pour protéger l'industrie automobile allemande ? C'est pas un c'est pas un accord en fait. C'est c'est juste c'est c'est juste une extorsion devant devant les caméras du monde entier. C'estàd que c'est dur. Pourquoi vous dites extorsion ? On a on est fâché avec les Russes donc il nous faut il nous faut de l'énergie donc on va le chercher bon un peu plus cher aux États-Unis puis c'est de l'énergie un peu plus cher un peu moins écologique ou peut-être beaucoup moins écologique et beaucoup plus cher.
vraiment pas du tout écologique parce que le GNL qu'on qu'on liqu fait encore la B du diable euh mais non c'est c'est une extorsion et tout le monde le voit, tout le monde le sait en réalité. Si les Européens étaient pas dépendants pour leur protection de la défense américaine, ils accepteraient jamais une situation comme celle-là. Votre lecture du conflit euh de la guerre avec les Russes, c'est quoi ? Comment c'est arrivé ? Est-ce qu'il y avait des des des braises ? Pas des braises. Comment ça se passe ? Comment la diplomatie a à ce point échoué ?
Je pense que la diplomatie a échoué quand le le monde occidental a refusé de considérer ce qui se ce qui se passait en Russie en Ukraine, en en Russie. en Russie euh dans la décennie 90 et 2000 euh et que au moment où on aurait dû avoir une vision prospective et travailler sur sur l'avenir, euh le le l'Ouest a vécu sur l'ivresse de sa victoire écrasante sans trop se préoccuper de la suite. Et il y a eu une immense naïveté aussi vis-à-vis de de la Russie. En tous les cas dans dans ce mépris, une forme de condescendance qui faisait que bah voilà, on se disait fondamentalement, c'était le grand Paris et le grand Paris notamment de l'Allemagne.
On importe du gaz pas cher, on vend des belles voitures, on importe ce qui fait peu de valeur ajoutée, l'énergie avec la naïveté qu'on sait sur le secteur de l'énergie et on exporte ce qui fait de la valeur ajoutée, c'est-à-dire l'industrie manufacturière. on importe des des des voitures, on exporte des voitures et et du coup toujours cette idée que voilà, si on a des relations d'interdépendance commerciale, on s'évitera les conflits. C'était ça le le la naïveté fondamentale. Là, on est en train de faire quel Paris là ? Parce que on sacrifie notre industrie, on sacrifie l'industrie allemande. Donc forcément, ils font un retour sur investissement. Il faut il faut il faut surtout sortir de là.
Il faut sortir de de cette logique pour la paix sur sur le sur le sujet du conflit. Bah là, de toute façon, le conflit tout le monde sait bien, c'est comme au Moyen-Orient, tout le monde sait bien que que aujourd'hui ce conflit va se résoudre au-dessus de la tête des Européens. C'est c'est fondamentalement aujourd'hui entre Washington et Moscou que que les choses se se journent. Est-ce que c'est peut-être en réalité les deux seuls vrais protagonistes ? Il est il est il est il est clair, mais encore une fois, je le redis, c'est la c'est la c'est la conséquence logique de ces paris que l'Europe a fait.
Aujourd'hui, les les pays européens euh la France fait un peu exception au milieu encore que malheureusement malgré les efforts que la nation a consenti, la France a pas une armée qui soit suffisamment puissante pour affronter le retour de la haute intensité mais le fait que la France est l'un des rares pays européens à avoir gardé une armée d'intervention capable de se projeter sur sur des terrains de d'action un peu partout dans le monde et qu'on soit le dernier pays de l'Union européenne à avoir la dissuation nucléaire fait qu'on est un peu singulier dans le débat européen sur les questions de de défense, mais y compris la France et tous les pays européens sont aujourd'hui sans la garantie américaine extrêmement vulnérable.
Je le vois tous les jours au Parlement européen. Je je viens de terminer la négociation d'un texte sur l'industrie de défense en Europe. Euh l'angoisse majeure de nos alliés européens, c'est de perdre le bouclier américain et et leur inquiétude fait que il est très difficile de réussir à sortir même de manière embryonnaire. Pour commencer, il est très difficile. C'est un combat très rude à mener de réussir à sortir de cette logique de dépendance qui s'est imposée depuis longtemps. Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce que vous feriez si demain je vous donne la baguette magique de la France ? On va dire François Xavier président.
François Xavier président, il fait quoi pour calmer les choses là ? Mais enfin, je pense qu'il faut pas partir du virtuel. La question c'est qu'est-ce qu'on fait ? Vous seriez en droit de me demander qu'est-ce que je fais maintenant ? Est-ce que je je suis élu maintenant ? et et ce qu'on a ce qu'on a porté justement c'est un projet qui est encore relativement modeste mais qui est quand même un renversement de logique. Misérabilisme dans l'impuissance. Non non, je tombe pas du tout dans dans le misérabilisme. C'est vraiment un renversement de logique qui est qui est inédit et qui j'espère euh sera sera sera important par la portée qu'il est qu'il aura.
L'année dernière, les pays européens ont importé pour leur armement 79 % de ce qu'ils ont acheter dans dehors d'Europe dont 63 % des États-Unis. C'est pas parce que ils savent pas produire parce que la vérité c'est que la France est malheureusement très difficilitaire sur sa balance commerciale mais les autres combien de déficit elle est très elle fait à chaque année un nouveau record en terme de déficit de la balance commerciale. Je saurais pas vous dire cette année mais même la balance commerciale agricole est devenue déficitaire cette année pour la pour la première fois. Elle était déficitaire si on enlevait les vins spiritueux depuis 2019.
Elle est devenue déficitaire au global pour la première fois cette année. Ce qui est ce qui est inédit. on pourrait y revenir parce que ça a un lien avec la question de la défense, la question de l'agriculture, mais ça a un lien avec la souveraineté. Peut-être avec la question de la souveraineté, mais aussi avec la question de la sécurité. Euh je je disais donc que c'est pas parce que les Européens savent pas produire parce que les autres pays européens sont pour beaucoup d'entre eux excédentaires sur leur balance commerciale. L'Europe est excédentaire en moyenne commercialement. Mais si on importe autant, c'est parce qu'en fait c'est le tribut que le vassal paye au suzer.
C'estàd que les Européens importent leur armement. Parce que le le deal implicite c'est nous ne payons pas pour notre propre défense, nous laissons les Américain payé pour défendre l'Europe. En échange de quoi ? Nous leur faisons la politesse d'au moins leur acheter le peu que nous dépensons pour nos nos forces armées échantillonnaires qui sont en réalité des simples contributions à l'OTAN.
et et donc le but c'était de renverser cette logique et avec le programme EDIP donc pour le programme pour l'industrie européenne de défense et ça a été un combat très rude et jusqu'à la dernière minute parce que la pression était très forte un combat avec certains de nos partenaires européens mais en fait quel ben beaucoup de pays européens qui sont ceux qui sont les plus dépendants en réalité de de l'industrie américaine. Quel nos amis les Allemands ? Non, même nos amis les Polonais, mais les la Pologne, bien sûr, par exemple. Mais mais je je comprends, enfin je veux pas je veux pas euh faire de jugement. Je veux dire qu'il faut les comprendre aussi.
Les Polonais, ils sont en face des Russes, les Russes sont énervés. Les Polonais, ils ont déjà subi un peu, ils connaissent le truc bien sûr euh compliqué. J'ai un collègue polonais qui m'a dit cette chose toute simple. Il m'a dit "Moi, tu sais, nous on a retenu une chose du 20e siècle, c'est que quand on n'est pas avec les Américains, on se fait envahir. Et vous nous avez déjà souvent depuis l'Europe de l'Ouest promis votre solidarité. Vous avez souvent signé des traités avec nous. Mais à la fin, au moment où on se fait envahia, qui veut mourir pour Danzig ? Bah comment lui donner tort ?
Voyez donc je comprends les Polonais, je je et et de fait l'histoire, elle est pas ancienne et je pense que c'est important qu'on la comprenne nous d'Europe de l'Ouest. Moi j'ai des collègues dans mon groupe au Parlement européen qui sont nés enfin beaucoup de mes collègues qui viennent d'Europe centrale orientale sont nés dans l'URSS. Vous avez quel âge ? J'ai une collègue lituanienne qui est née dans un goulag. Elle est née dans un goulag.
Et donc si vous voulez, elle dit Andrius Cubilus qui s'occupe de la défense dans la Commission européenne quand il a fait sa son audition de confirmation devant le Parlement européen, il a dit "Moi, j'ai un seul but dans l'existence, je suis né en URSS, je veux pas y retourner, je peux pas lui donner tort." Voyez, vous connaissez la blague avec Gagarine ? Quand est-ce que quand est-ce que que ton papa revient de l'espace ? Non non, moi j'en connais une autre. Alors, allez-y, racontez-moi. Alors, la blague avec Gagarine, c'est il décolle du RSS, il atterrit en URSS. Il y en a plein des blagues avec Gagarine, il y en a plein des blagues soviétiques, c'est fabuleux.
Moi je connais la la blague avec Gagarine, c'est la petite fille de la la fille de Gagarine qui a à la télévision et on lui dit "Il rentre quand de l'espace ton papa ? Il rentre demain à 17h et et ta maman elle sera là." "Ah ben non, c'est pas possible. chez le boucher, elle revient dans 3 jours parce qu'il y avait des queu tellement énormes devant les magasins que pour avoir un peu de viande, il fallait rester longtemps.
On est dans un phénomène de guerre froide à l'heure actuelle où le but c'est de plomber l'économie de l'autre, de faire payer au peuple infin, que ce soit le peuple européen, le peuple russe, le peuple ukrainien, parce qu'on n'est pas foutu d'avoir des politiques se mettent qui se mettent autour de la tête pour éviter qu'on se mette sur la figure parce qu'on est encore des nations barbares, archaïques avec des politiciens ou à l'échelle européenne, soit qui poussent d'un côté, soit qui poussent de l'autre et que on est en fin de compte une société de primitif et que ça va mal se terminer là.
Mais on est dans une guerre froide au sens en tous les cas dans une dans un retour des logiques de la guerre froide au sens où aujourd'hui et pour le coup c'est parfaitement clair parce qu'il le dit dans ces termes-là, Vladimir Poutine veut réparer la chute du mur de Berlin. En fait, il veut réparer l'effondrement de l'URSS. Il a dit ça quand ? il a dit euh que il il a il a dit explicitement que euh l'effondrement de l'URSS avait été une catastrophe sans précédent et et en fait est-ce qu'il a dit qu'il voulait revenir ? Quand est-ce qu'il a dit ? Il a dit que c'était une catastrophe sans précédent.
Donc ce qui ce qu'il est en train de de faire euh manifestement c'est de tenter de réparer cette catastrophe. Euh et moi je l'ai vu euh je je je l'ai vu sur d'autres terrains, mais je je vois par exemple un pays que je que je connais bien et pour lequel je me suis beaucoup battu, l'Arménie. Euh Poutine a fait payer à l'Arménie d'avoir voulu prendre son indépendance, d'avoir voulu sortir du du Giron, d'avoir voulu être autre chose qu'un satellite post-soviétique piloté par un régime intégralement corrompu et qui était relié à Moscou par la corruption.
Et quand les Arméniens en 2018, quand le peuple arménien, la jeunesse arménienne euh a dit "Bah nous en fait, on n veut plus, on veut on veut faire tomber ce système et on a envie de vivre une vie normale, une vie libre, une démocratie normale, de sortir de la de la corruption." Euh ben en fait la Russie qui était historiquement et qui était euh juridiquement par les liens d'alliance dans le cadre de de l'OTSC qui qu'il l'a lié à l'Arménie, la Russie a lâché lâché l'Arménie face à l'Azerbaïdjan et et ce qui s'est passé en 2020, ce qui s'est passé en 2022, c'était aussi ça qui se jouait. On va pas se signer nous l'Europe des contrats avec l'Azerbaïdjan.
Si alors pendant ce temps-là, le truc qui est d'une violence hallucinante, c'est que l'Arménie dit "Bah nous, on veut se tourner vers l'ouest parce qu'on veut avoir une démocratie qui ressemble à celle des pays occidentaux. Et puis en réalité, au moment où ils ont payé cher pour cet espoir qu'il qui qui traversait la société arménienne, bah l'Ouest les a les a les a trahi." Et moi, j'ai j'ai me suis battu pour l'Arménie parce que je dénonçais cette plaision. Il y a pas eu un déplacement de population ? Euh, je j'appellerai pas ça un déplacement de population récemment.
récemment, j'appelle ça un nettoyage ethnique, un nettoyage ethnique aux portes de l'Europe et et c'est d'ailleurs quelque chose qui me qui me qui me qui me fera l'avocat du diable, même si c'est très difficile sur ce type de sujet, mais le contrat du gaz Non, mais alors là pour le coup, je serai procureur avec vous. C'est ce contrat gazier est indécent. Il est indécent et il dit tout d'une forme de double standard parce que en plus c'est quoi le gaz qui vient de Baku et qu'on achète en Azerbaïdjan ? C'est du gaz qui vient de Moscou et qui est juste passé par là pour pouvoir être blanchi.
Et on le sait, on le sait parce que l'Aerbaïdjan a augmenté ses exportations mais a diminué sa production de gaz. Quel pays peut faire ça ? Donc la vérité c'est que aujourd'hui les Européens savent et je l'ai demandé à la Commission à de nombreuses reprises, on a exiger d'avoir accès au contrat gazier qui est en fait pas un contrat qui est un mémorandum d'accord avec Bakou. C'est stupéfiant. C'est vous dites "Oh là là, c'est horrible, il y a une dictature sanguinaire qui attaque ses voisins et par conséquent on refuse de lui acheter du gaz." Et donc qu'est-ce qu'on fait ?
on se tourne versre dictateur sanguinaire qui attaque aussi ses voisins et on lui achète en fait le gaz de la première dictature qu'on paye d'ailleurs deux fois le prix au passage du coup donc c'est c'est c'est évidemment d'une hypocrisie absolument indécente. C'est c'est est-ce qu'on peut résumer l'Union européenne à euh une comment comment formuler ça à une bande d'hyprocrite drapée dans l'étendard de la vertu pour pouvoir aller sur les plateaux télé la main sur le cœur pour dire que on se bat pour la veuve l'orphelin et que derrière bah business quoi. Business business. Vous pouvez pas comment dire ? Non mais moi moi si je devais résumer l'Union européenne, je dirais que c'est un combat.
L'Union européenne, c'est des institutions, il faut y être pour se battre, c'est tout. Il faut se battre matin, midi et soir. C'est c'est la seule chose qui compte. Se battre, c'est il y a il y a pas de votre marge de manœuvre, c'est quoi ? Ben notre marge de manœuvre, c'est ça. En l'occurrence, typiquement sur le sur le sur le sujet de de de l'Arménie, je pense qu'on a réussi à sortir ce ce crime hallucinant du silence. En 2020, en 2020, le Parlement européen comme les institutions européennes étaient malheureusement totalement traversé par totalement pris en otage par le lobbying de l'Azerbaïdjan.
Vous vous souvenez que le le tapis la première affaire de corruption dans les institutions européennes, c'était pas le catargate, c'était ce qu'on a appelé la cavière diplomatie. C'était l'Azerbaïdjan qui payait en l'occurrence au Conseil de l'Europe qui payait des parlementaires pour faire avancer sa cause et défendre ses intérêts. Il y a qui d'autres comme ils ont été arrêtés, ils ont été condamnés. Tout ça est factuel hein. C'est il y a il y a d'autres puissances qui s'amusent à sucrer les fraises de nos parlementaires ou comment ça se passe ? Bah on a on a connu le catargate qui était quand même un très grand moment. C'était rien du tout.
C'est petit sac à main un peu de cachord le catarget. Je suis d'accord avec vous, c'était de la corruption cache d'ailleurs qu'on a trouvé chez la SPIN qui était d'ailleurs vice-présidente va c mais d'ailleurs l'enquête judiciaire est toujours arrêté à ce jour. Elle a pas été blanchie ? Non, elle a pas été blanchie mais elle a pas été condamnée non plus. Je je mais je crois que le catargate c'était vraiment une histoire de corruption pour les pied niyclés. C'était vraiment de la corruption à l'ancienne. C'est-à-dire effectivement le le papa d'une députée qui se barre à l'aéroport avec des valises de billets au moment où la police débarque. Enfin, tout ça ressemble à rien.
Je pense que les puissances étrangères qui veulent peser sur l'Europe utilisent des canaux infiniment plus sophistiqués aujourd'hui que ceuxl. Il y a qui comme puissance ? Bah, il y en a beaucoup. C'estàd que l'Union européenne c'est ouvert aux 80 de n'importe quel type de propagande. Est-ce que vous êtes fait tamponner vous ? Qu'est-ce que vous voulez dire par tamponner ? Parce qu'il y a une puissance étrangère qui a essayé de vous graisser la pâte, vous mettre des filles dans le ch jamais. Je suis super vexé, on m'a jamais proposé. Non, j'ai déjà eu droit à des un câ avec une tête de Mickey aussi belle, c'est compliqué de le de le corrompre, c'est ça. J'ai plus trop eu droit à l'inverse.
J'ai plutôt eu droit à des des gens qui viennent vous voir en vous disant bah typiquement sur le cas de l'Azerbaïdjan, tu sais euh c'est pas idéal de s'intéresser à un sujet comme ça. Euh tu risques d'avoir un accident, vous savez, moi je je Tu tu sais Ouais, on on passe notre temps à changer. J'ai rencontré parce que je me suis occupé de l'Azerbaïdjan parce que j'ai dénoncé ce qui se passait aussi dans les institutions européennes. J'ai été contacté un jour par quelqu'un qui m'a écrit en disant "Vous devriez vraiment rencontrer Maha Mirzali." Vous connaissez Maha Mirzali ? Je le connaissais pas non plus. C'était en 2020.
Euh ce monsieur qui m'écrit que je connaissais pas me dit Mohammad Mirzali, c'est un jeune Azeri qui est réfugié politique en France parce qu'il s'est opposé au régime d'Alif et il a été victime de plusieurs tentatives d'assassinat sur le sol français. Honnêtement, heureusement qu'il y avait eu un papier qui avait pas fait beaucoup de bruit dans un journal parce que sinon, j'aurais eu du mal à croire l'histoire. Mais bon, j'ai été le voir. Quelle histoire ? Que la France n'est pas capable d'assurer les sécurités des réfugiés. Comment il y avait un réfugié politique Azéri sur le sol français victime de plusieurs tentatives d'assassinat et que personne n'en savait rien.
Ça paraissait un peu énorme. J'ai été le rencontrer. Il était tout seul à l'époque dans un petit appartement à Nant. Il vivait dans une situation de d'erreur très compréhensible parce que ce jeune avait simplement eu euh le courage de dénoncer la corruption du régime d'Alif et il était parti en France en espérant être tranquille. Et effectivement, en France, il a été victime de plusieurs tentatives d'assassinat euh qui ont conduit à des arrestations. Un procès va avoir lieu. Euh et il est aujourd'hui parce que j'ai alerté sur cette situation. euh j'ai obtenu qu'il soit qu'il soit protégé mais il l'était pas du tout à l'époque.
Euh et donc oui, il y a des gens qui vous disent quand vous vous intéressez à ce genre de sujet euh il vaut mieux être prudent, il vaut mieux faire attention. Ils vous le disent gentiment ou ils vous le disent du genre euh tu risques d'attraper froid ? Bah ils vous le disent pour votre bien évidemment mais encore une fois par quel canau ? La corruption la la corruption les gens qui vous préviennent de façon très amicale. C'est juste un petit mail. Il vous rencontre dans un bar en face du Parlement européen, il vous envoie un petit petit un petit bouquet de fleurs.
Non, mais en l'occurrence, c'était euh quelqu'un qui travaillait que je je je j'identifie et qui travaillait euh euh autour de la délégation interparlementaire avec ce pays mais qui c'était pas du tout c'était pas du tout sous la forme d'une menace. C'était ça, je conseille. Vous avez prévenu des services de sécurité pour Non, je honnêtement je je j'ai jamais eu peur de ma vie. Je prétends pas être un héros. Je suis pas Il y a des gens qui sont courageux et Mahamad est un pour le coup un vrai héros. J'en ai rencontré peu parce que parce qu'il veut pas mourir et je le comprends euh mais qui veut pas se terre non plus.
Et c'est pas une tête brûlée, c'est pas un type qui qui joue les les les gros durs, mais mais juste il refuse de mentir. Et lui, pour le coup, on lui a proposé, on l'a menacé très très très souvent et il sait ce que ça veut dire d'être confronté à un commando qui vient pour vous exécuter. Il s'est vu mourir et la dernière fois que ça s'est produit, il a eu beaucoup de chance parce qu'il y a eu un un contrôle de gendarmerie qui lui a sauvé la vie.
Il se trouve qu'on a chopé des types à un péage de de d'autoroute et que leur voiture a été contrôlée parce qu'ils avaient sans doute l'air un peu un peu un peu particulier et qu'on a retrouvé des armes de guerre dans leur coffre et l'adresse de Mahamad dans leur GPS quoi. Donc voilà, c'est c'est donc il sait ce que ça veut dire mais lui pour le coup j'ai une admiration infinie pour lui parce que en mesurant la réalité du risque et en jouant pas du tout à ça pour le plaisir alors qu'il pourrait s'il se taisait sans doute y trouver non seulement la sécurité mais bien des avantages matériels et qu'on le lui a promis et ben il refuse de le faire. Ça c'est quelqu'un de courageux.
Moi je prétends pas du tout euh Revenons. Revenons à un autre sujet. inérences étrangères parce que c'est ça qui est important. Quand il s'est passé le catargate ? Alors le catargate résumé très trivialement, je vous laisse donc le catargate c'est des des collègues parlementaires a priori c'est tout tous sont des carrières messes ou pas ? Tous sont présumés innocents parce que il y a pas de il y a pas de condamnation encore. Mais en tous les cas, apparemment, recevait euh beaucoup de de de d'argent, des quantités sans doute confortables. Euh aurait reçu euh ces sommes-là pour euh dire du bien du Qatar. C'était euh la première partie du contrat.
Donc il y avait des députés qui expliquaient en plein milieu de la préparation de la coupe du monde de foot au Qatar que ce pays était le le paradis des droits sociaux et que que les travailleurs du monde entier rêvaient de de d'être salarié au Qatar. Euh et puis euh aussi pour faire avancer des intérêts très concrets. L'Union européenne par exemple a signé euh ce dont les compagnies aériennes européennes se plaignent aujourd'hui amèrement à signer un accord euh sur l'aviation avec le Qatar en offrant des conditions d'accès exceptionnelles au marché européen à Qatar Airways.
Et j'ai là encore eu l'occasion de poser beaucoup de questions à la Commission européenne sur le sujet pour réussir à faire la lumière sur ce qui ce qui s'était joué dans cette affaire. Vous avez suivi le fait vous avez suivi le fait que le Qatar et les États-Unis nous impose du moins impose à l'Union européenne d'arranger un petit peu notre vision sur les droits de l'homme sur tout ça parce que ils nous vendent du gaz donc vous comprenez tu comprends faut arranger les choses il faut arrondir les angles. Ouais mais ben revenons là-dessus. L'influence du Qatar, elle s'est faite pour les États-Unis, les relations publiques de de de ce de ce pays.
Elle s'est faite aussi pour les avantages matériels de de son business, mais elle s'est faite aussi certainement pour la vision de la société que le Qatar a essayé d'exporter. Et quand la Commission européenne finançait des publicités qui disent "La joie est dans le hijab ou la liberté est dans le hijab quand vous avez autour de la commission". J'ai pas vu passer ça. C'est vrai ça ? Ouais. Non. Si sans déconner.
Si ben c'est moi qui ai qui ai qui est c'est moi qui ai déposé un amendement j'ai dû le déposer à plusieurs reprises jusqu'à ce que ça passe pour interdire à la Commission européenne de financer ses publicités en pleine révolte des femmes iraniennes après la mort de Marsa Amini alors qu'il y avait des femmes en Iran qui mouraient parce qu'elle disait qu'elle refusaient de porter le hijab. La réponse de la Commission européenne, c'était de financer des publicités qui disaient littéralement apporter de la joie, accepter le hijab. La liberté est dans le hijab. Et tout ça passe par quoi ? Et et c'est là le point où je voulais en venir. C'est super important que les gens comprennent ça.
À Bruxelles, à Strasbourg, il y a plein d'acteurs qui entourent la décision publique. Il y a il y a bien sûr les parlementaires, les chefs d'état de gouvernement, il y a les commissaires et cetera, mais derrière il y a on parle beaucoup du lobbing, il y a des entreprises qui viennent faire valoir leurs intérêts, essayer de de défendre leur vision. Il y a des des des organisations diverses et variées et il y a beaucoup d'ONG. On parle beaucoup du lobbying, mais le lobbying le plus déterminé, le plus organisé, le mieux financé, c'est clairement le lobbying des ONG euh de très loin.
Et quand on regarde les résultats politiques des dernières années, c'est clairement pas l'industrie qui a gagné la partie ces dernières années en Europe, hein. Euh, c'est clairement pas l'agriculture, c'est clairement pas la pêche. C'est clairement pas le nucléaire. C'est clairement pas le nucléaire. Le nucléaire, mais parlons de ça. Quand le catargate a eu lieu, on nous a dit "Oh là là, horrible scandale de corruption." C'est vrai, il faut être plus transparent pour répondre euh à la crise de confiance que les citoyens ont envers les institutions. Donc, on exige que les entreprises déclarent toutes leurs activités de lobbying dans les institutions européennes.
Évidemment, on exige que les parlementaires soient parfaitement transparents. Maintenant, par exemple, je vais je devais déjà déclarer comme tous les parlementaires tout ce que j'avais gagné sur les 10 dernières années. Combien vous gagnez ? Combien je gagne aujourd'hui ? Bah, c'est c'est public, c'est parfaitement accessible. Je gagne l'indemnité au Parlement européen, c'est 8500 € par mois impôt. Quand vous pointez là-bas, vous avez une petite sucette en plus ou pas ? Non, il y a des il y a il y a un un financement pour le le qui couvre les coûts que vous avez quand vous devez vous loger à Bruxelles, à Strasbourg.
Honnêtement, c'est c'est c'est une situation de vie évidemment très très confortable. Ce qui compte pour moi, c'est de d'en faire l'occasion d'un travail utile au pays et c'est la seule chose importante. Mais mais on a on a commencé, excusez-moi, mais pardon, est-ce que je peux juste terminer là-dessus ? Parce que sur les c'est pas que je veille pas parler de mon salaire, j'ai aucun problème avec ça. J'ai pas fait des choix de carrière pour gagner beaucoup d'argent parce que j'étais prof dans l'éducation nationale, vous voyez. Donc c'était pas vous impôts, ils sont déclarés en France. Oui, je paye mes impôts en France. Ouais.
Enfin, en fait, je paye deux fois mes impôts parce qu'on paye des impôts dans dans pour l'Union européenne, il y a des ce qu'on appelle les impôts européens et ensuite je paye mon impôt sur le revenu en France et c'est tout à fait normal. Bien sûr, j'ai pas déménagé à Bruxelles, j'habite toujours en France. Sympa à Bruxelles, je suis pas très fan. Pourquoi ? Je sais pas. Super. Super boîte de nuit. Les Bruxellois, les Belges sont absolument adorables. Très sympa. Vraiment très sympa. Il y a toujours autant de barres autour mais bon, il faut dire que je connais pas enfin il a toujours autant de barres autour du Parlement européen. Il y a pas tant de barre que ça autour du Parlement européen.
Celui qui est quand vous sortez, il y a une espèce de grande place en face. La place du Luxembourg. Ouais. Là, il y a quelques bars autour. Ouais. Mais bon, ça ferme tôt et tout. La Belgique sont pas c'est des couches tôt, hein. Quand on travaille tard, en fait, c'est intéressant de laisser traîner les oreilles dans ce type de bar. Non, vous avez déjà fait ça. Euh, il paraît ben pareil aussi dans le le Talis, enfin le train qui roule entre Paris et Bruxelles, c'est un pour le réseau Wii, ça Oui, il y a il y a des il y a des gens qui ont la fâcheuse tendance prendre en photo les les écrans des ordinateurs des gens qui bossent autour. Mais bon. Ouais.
Non, mais sur les barres là, la boutade quand vous avez Après, on revient on revient au sujet d'avant parce que quand vous écoutez les assistants parlementaires quand ils ont 3 4 L de bière dans le nez, c'est intéressant ce qu'il raconte. Non, je sais pas. Vous savez, le Parlement européen, on traite quand même peu de secrets d'état. La plupart des choses qu'on fait sont publiques. Donc je suis pas sûr qu'il y ait forcément beaucoup à tirer de de les ingérences étrangères. Est-ce que vous êtes mais regardez regardez regardez. Est-ce qu'il y a un service autour de vous qui vous brief ?
Votre téléphone portable, il a un Pegasus, il a pas de Pegasus, il a été audité, pas audité, c'est quoi un Pegasus ? Est-ce qu'il y a des gens qui viennent vous briefer en France pour vous dire méfiez-vous ? Bah les les Qataris, les Russes, les Azerbaïdjanis, les Allemands, peut-être que c'était peut-être pas cool. Il faut apprendre à sécuriser vos communications. Vous laisser mon téléphone portable ? Comment je vais vous laisser mon portable ? Ça va vous coûter une blinde, hein. Est-ce que vous avez quoi comme téléphone portable ? On n pas du tout euh on est on est on n pas vraiment briefé sur le sujet. C'est quoi pas très honnête ? Je peux vous donner un exemple très concret.
En 2024, j'ai appris par les services américains que j'avais fait l'objet de tentative de piratage par la Chine. Parce que vous vous occupiez de quel dossier ? Parce que j'ai pas mal travaillé aussi sur la Chine. Mais justement, les Américains vous ont contacté comment ? Avec un petit mail sur Gmail ? Ils nous ont contacté via le Parlement européen en nous donnant une liste de parlementaires qui avaient fait l'objet d'une d'un ciblage par les Chinois. Mais c'est pas des services européens ou nationaux qui qui nous ont alerté sur ça.
Et on a même eu droit du coup à un brief par les services américains avec les quelques parlementaires qui avaient été ciblés pour nous nous dire le le le le la réalité du risque et comment puis vous êtes vous êtes un petit peu endurci. Oui, mais en même temps, encore une fois, je le redis, moi je je on est je suis pas dans une fonction exécutive, je suis pas ministre des armées, je suis pas et donc la plupart des choses que je fais et que je traite sont publiqu et j'ai pas de problème avec ça. Si j'étais demain dans une fonction qui m'exposait à à accéder à des secrets particulièrement sensibles, je peux vous faire votre dépucelage tout de suite. Votre téléphone portable, il est poutré.
Je peux activer votre micro à distance. Comme vous êtes sympa, vous êtes beau gosse, vous retrouvez dans des dîners d'affaires de bourgeois ou des des votre téléphone, il est dans les parages. Moi, je suis chinois, russe, atari, sud-africain, chilien. J'ai le contrôle de votre téléphone, je peux sonoriser la pièce. Je salue les gens qui nous écoutent. Alors peut-être, mais les moustaches ou les grandes oreilles ou les deux ? Vous comprenez ? Comprend très bien. Non non mais je comprends très bien ce que je veux dire.
Ce que je veux dire c'est que je pense que là encore je veux pas me faire passer pour quelqu'un qui traiteraiit tous les jours avec des secrets d'état et je suis pas sûr qu'il y ait une très forte valeur ajoutée pour des services étrangers à écouter et moi je me sentirai pas particulièrement vulnérable. Euh encore une fois si j'étais dans une autre fonction demain, ce serait peut-être différent. Mais aujourd'hui, ce que je fais euh l'essentiel de ce que je fais, de ce que je défends, de ce que je discute euh est en fait des engagements que j'assume dans l'espace public.
Et donc euh je je suis pas sûr d'être le plus le plus le plus en danger, même si je suis pas naïf du tout sur la réalité de de ces ingérences. Mais je reviens sur le point parce que c'est vraiment le plus le plus important. Qu'est-ce qui pèse sur la décision publique européenne ? Après le catargate, donc on nous a dit vous les députés européens, vous devez être de plus en plus transparents. Donc maintenant, je dois déclarer tous les rendez-vous que j'ai. Après tout, pourquoi pas ? Enfin, je moi je pense c'est c'est un peu absurde parce que je dirais encore heureux. Comment encore heureux ? Ouais, c'est un peu absurde parce que de toute façon les tricheurs trichent.
Enfin, je veux dire si madame Ky a touché beaucoup d'argent du Qatar, si c'est le cas, je doute bien je doute fort qu'elle qu'elle aurait déclaré sur internet qu'elle avait rendez-vous avec des gens qui venaient lui livrer des valises de billet. Voyez ? Donc à la fin, je suis pas sûr que ce type de mesure encore une fois, moi je j'ai aucun problème avec la transparence. Je déclare tout ce que j'ai gagné pendant toutes les dernières années. Je déclare toutes mes activités en dehors du Parlement européen. Euh être marié non euh c'est c'est mais mais voilà, il faut il faut assumer cette cette transparence là. Euh pas de problème.
Le seul acteur très présent à Bruxelles auquel on n' rien demandé, c'est les ONG. Les ONG n'ont toujours aucune règle de transparence à suivre et pourtant au cœur du Qatargate, il y avait une ONG. Le l'organisation qui distribuait littéralement les valises de billets, c'était une ONG enregistrée auprès de l'Union européenne qui intervenait au Parlement européen, qui avait été créé par un ancien député socialiste et un ancien assistant parlementaire socialiste et qui s'appelait, j'espère que vous êtes bien assis, Fight Impunity. C'est quand même très amusant.
Alors, je dis pas que toutes les ONG sont corrompuses, bien sûr, pas du tout, mais ce que je crois, c'est que les véritables ingérances étrangères, celles qui sont beaucoup plus robustes, beaucoup plus professionnelles, beaucoup plus efficaces que celles qu'on a vu dans le catargate, les véritables ingérances étrangères, elles utilisent ce levier là. Et puisqu'on parlait d'énergie, typiquement ma conviction profonde, c'est que le principal vecteur du combat contre l'Europe et contre l'énergie de nos pays, contre la souveraineté énergétique de nos pays, il est passé par là. Le combat antinucléaire. Regardez, vous parliez de guerre froide.
L'un des principaux messenes des organisations écologistes allemandes qui militaaient contre le nucléaire pendant des années, c'était Nordstream 2 qui appartient à Gazprom. Et c'est parfaitement logique. Si vous êtes russe, que vous voulez vendre plus de gaz à l'Europe et que vous avez envie de rendre l'Europe dépendante du gaz que vous lui vendez, ben vous avez un intérêt évident. Est-ce que l'Europe ferme ses centrales nucléaires. Et si je suis allemand, est-ce que j'ai un intérêt à ce que les centrales nucléaires françaises calanchent ?
Ben si vous êtes allemand et que vous fermez vos centrales nucléaires, vous avez intérêt aussi à ce que la France se déface de l'avantage compétitif exceptionnel que représente sa filière nucléaire. C'est c'est absolument manifeste. Mais mais encore une fois, je reviens sur ce point. Les ONG, c'est pour moi euh le symptôme de la naïveté de l'Union européenne et même d'une forme de dévoiement de la décision publique. Et je dis pas ça du tout parce que je voudrais criminaliser les ONG. ça me pose aucun problème. Je j'aime la démocratie, j'aime le pluralisme, je défends le nucléaire et je me suis battu pendant des années pour défendre le nucléaire.
Mais si vous êtes antinucléaire, je suis tout à fait pour que vous ayez le droit de vous exprimer. Euh si vous êtes Greenpeace ou le WWF dont on vient de nommer l'ancienne dirigeante au ministère de l'écologie, voilà, on y reviendra peut-être. Euh si vous êtes antinucléaire, bon moi j'aurais du mal à croire que vous êtes vraiment écologiste parce qu'objectivement si vous êtes antinucléaire, c'est que vous avez envie de faire comme les Allemands, de creuser les mines de charbon pour faire euh tourner des éoliennes parce que on les deux sont intrinsèquement liés. Euh tout ça pour dire que j'aurai un désaccord de fond avec vous mais ça me dérange pas que vous le disiez.
En revanche, je pense que c'est très important pour les citoyens dans nos pays, c'est très important pour les élus dans nos parlements de savoir qui vous finance. Et c'est même d'ailleurs d'une certaine manière c'est même très important pour les militants de ces ONG parce que moi je serais engagé chez Greenpeace ou WWF, ce serait pas totalement indifférent pour moi de savoir qu'il y a une partie des fonds qui vont vivre mon organisation qui viennent de pays étrangers ou d'entreprises étrangères qui ont un tel intérêt dans la déstabilisation de l'activité économique de pan entier de l'industrie de nos pays.
Et donc le le le vrai combat, il est déterminant ici pour la transparence du financement des ONG. C'est un combat fondamental et on a enfin obtenu, ça a été rude et difficile et maintenant le travail commence à peine mais on a enfin obtenu de créer une commission d'enquête au Parlement européen, une commission parlementaire au sein de la commission du contrôle budgétaire sur la transparence des ONG. Mais c'est le c'est le tout début et on l'a obtenu contre les socialistes, contre les écologistes, contre nos collègues macronistes. Malheureusement, tout ce petit monde manifestement préfère que les ONG puissent continuer euh à être des des boîtes noires.
Enfin, c'est parce que c'est le cas en fait aujourd'hui. Donc les ingérences étrangères pour moi euh encore une fois, on peut on peut parler de la corruption et c'est évidemment un sujet, c'est un sujet de morale publique d'abord, c'est aussi un sujet de sécurité démocratique. Mais mais je crois profondément que le vrai la vraie une des une des vraies vulnérabilités de la décision publique européenne aujourd'hui, c'est c'est l'utilisation de ces vecteurs qui de manière contournée ont un poids déterminant sur les choix que nous faisons. L'Union européenne aussi, elle finance des ONG non ? Oui. À l'étranger.
Alors elle finance des ONG en Europe d'abord pour commencer entre 2021 et 2023 c'est la Cour des comptes européennes qui a publié un rapport sur le sujet. C'est ça qui nous a permis de créer cette commission d'enquête parce qu'on le demandait depuis longtemps mais on narrivait pas à avoir une majorité pour ça. Là, c'est devenu tellement évident qu'il a fallu avancer. Entre 2021 et 2023, la Commission européenne a distribué 7 milliards d'euros à des ONG. 7 milliards d'euros dont d'ailleurs on a beaucoup de mal à trouver la réalité de la trace et c'est pas moi qui le dit, c'est la Cour des comptes européennes.
Mais le truc le plus incroyable le truc le plus incroyable c'est que la Commission européenne a versé une partie de cet argent à des ONG environnementales pour qu'elle fassent du lobbying au Parlement européen. C'est pas interdit de faire ça. Ah bah évidemment, c'est totalement contraire, pas seulement euh euh à quelques réglementations particulières, mais c'est c'est contraire au principe même de la séparation des pouvoirs. La Commission européenne, c'est l'exécutif. Mais la Commission européenne, c'est pas nommer les choses. Il y a bien des gens qui ont un nom, qui appuyent sur un bouton ou qui signent un chèque. Est-ce que Est-ce que vous avez les noms sur le scotch ? Oui, bien sûr.
Bah en l'occurrence, c'était le vice-président de la Commission européenne à l'époque socialiste qui s'appelle Franz Timmermans. Il a été auditionné, il a dit "Bon, j'ai perdu l'étiquet, je ne sais Et ben c'est ce qu'on va faire maintenant avec cette commission d'enquête parlementaire. On vient tout juste de la créer. OK. Et moi, on écoute beaucoup de commissions même en France derrière les sanctions. C'est quoi ? Mais le le c'est une tape sur les doigts, c'était pas bien. Ça tu as fait n'importe quoi. L'autre il va plaider queil savait pas trop et que bon c'était pour la on a déjà parlé de la question de la responsabilité politique.
Mais je alors la responsabilité votre pouvoir de commission euh si vous mettez en exergue que c'était pas très bien, il risque quoi ? Après la question c'est quelle est la dimension judiciaire de tout ça ? Et là pour le coup un parlement n'est pas un tribunal. Séparation des pouvoirs aussi. En revanche, nous notre travail c'est de faire comme des parlementaires élus par les citoyens de faire la transparence indispensable. Fant moi je veux bien être transparent, j'ai pas de problème avec ça. Je reviens sur les contrats des vaccins. Euh les petits SMS, palais SMS, venderle, euh Pizer, ça en est où cette transparence là ? Et ben euh on pour le coup, il y a deux actions en cours.
Il y a donc il y a le processus en initié par la la médiatrice de l'Union européenne dont on parlait tout à l'heure, puis il y a une procédure judiciaire euh et donc on verra euh à quel développement elle conduira. Elle a perdu les SMS, c'est sa vie privée. Il faut demander à la NSA qui nous donne les SMS. Comment ça se passe ? En tous les cas, aujourd'hui, on n'a pas euh la possibilité de tracer la manière dont cette négociation a été conduite. Et ça c'est le c'est le problème fondamental. Euh je vais vous dire le secret des affaires. C'est Oui, mais là c'est un peu différent du secret des affaires parce que c'est de l'argent public. C'est l'argent public, c'est l'argent des citoyens.
C'est l'argent que les citoyens nous confient. Le secret des affaires, c'est quand deux entreprises font un deal. Et c'est important de parce que c'est aussi un enjeu de souveraineté de de de de protéger des des des acteur économique parce que effectivement les tentatives de déstabilisation, elles peuvent passer aussi par là. Mais le secret des affaires n'a jamais empêché la responsabilité juridique et la responsabilité judiciaire et aucune entreprise au monde ne serait excusé de de de ces de ses de ses propres potentiels par le prétexte du secret des affaires. Et là, on parle pas du secret des affaires, encore une fois, on parle d'argent public.
Et donc l'argent public en principe c'est un argent que les citoyens doivent pouvoir contrôler et qui doit pouvoir être contrôlé par ceux qui les représentent, c'està-dire leurs parlementaires. Et aujourd'hui pour nous, c'est un sujet fondamental qu'on puisse pas effectivement rendre compte de la manière dont cet argent a été utilisé. À votre avis, quel pays va sortir de l'Union européenne en premier ? L'Italie, l'Allemagne ou la France ? Euh je crois pas que ce soit fait d'avance. Je pense que je pense que le risque de dislocation que vous évoquez, il existe, c'est certain. Euh je crois pas pour autant que ce soit fait d'avance.
Et je pense qu'aujourd'hui d'ailleurs, ce qui est frappant, c'est que euh après le le Brexit, euh on avait entendu beaucoup de voix dont le Rassemblement national dire bah maintenant Frexit, il faut sortir le plus vite possible. Marine Le Pen avait, ils avaient dit ça le Front National. Ouais. Marine Le Pen avait fait une fête le soir du Brexit au siège du Rassemblement national en disant "La Grande-Bretagne nous montre la voix et nous allons suivre l'exemple." C'était c'était le la doctrine officielle.
Euh j'observe que maintenant il y a toujours évidemment dans le dans le débat il a il y a toujours des des gens qui revendiquent le frexit mais aucune force politique de premier plan, disons, ne ne demande le frexit aujourd'hui parce que moi je crois profondément que ça correspond à une forme de maturation du débat. Je pense que je pense que l'Europe existe en fait il demande Union européenne ou pas. L'Europe existe et l'Europe c'est un combat. L'Europe c'est une bataille. L'Europe sera ce qu'on enfera. FD, c'est quoi l'AFD ? L'AFD, je sais, je crois pas que l'AFD revendique le la sortie de l'Union européenne.
Euh, regardez, vous parliez de l'Italie, Mélonie ne demande pas la sortie de l'Union européenne. Orban ne veut pas sortir de l'Union Europe. Ouais. L'euro monnaie fantôme parce que basé que sur de la flute de politiciens, non pas sur de l'énergie et du vrai boulot. Euh, les dettes s'accumulent. Euh on se on se fâche tellement avec euh les Russes que bah on sanctionne tout le monde. Désolé pour le scotch. Euh, on sanctionne tout le monde et eux nous sanctionnent façon euh pop-of, c'est-à-dire en miroir euh façon miroir. Résultat des courses, notre industrie calanche. On se fait racheter nos boîtes à gauche à droite.
Euh, on se retrouve nos yeux pour pleurer en short, sans bob, sans crème solaire et en plein cagnard. Les gens commencent à se fâcher, des parties extrêmes arrivent. Le rou, on est où ? L'Europe, on est où ? L'Union européenne, on est où ? En fait, la meilleure prospective, on l'a fait en regardant le réel aujourd'hui. Et je pense que l'euro euh a perdu combien de de valeur là cette année ? Il a pas perdu tant que ça. Enfin, là encore, c'est du comparatif, hein. L'euro, il a pas perdu de valeur par rapport au dollars. C'est le dollar qui perd de la valeur parce que c'est la politique de Trump de faire perdre de la valeur au dollar.
Et c'est d'ailleurs une catastrophe pour l'euro parce qu'en fait cette perte de valeur du dollar va coûter beaucoup plus cher à l'Union européenne que les tarifs douigners que Trump. Tout le monde parle des tarifs doués mais le vrai sujet c'est pas les tarifs doués. Le les tarifs doués sont un sujet mais ce qui va coûter le plus cher à l'industrie européenne de très loin c'est la politique du dollar faible. Euh donc je peux pas vous donner les chiffres en valeur absolue. Je connais pas les cours de change du jour voyez. Mais je crois que ce qui compte c'est comme le PIB, c'est les dynamiques et pas et pas et pas la la l'image figée.
Si ça se passe, c'estàd Mais mais en fait, regardons l'euro. Pour moi, l'euro euh si je regarde la situation de la France aujourd'hui, je pense que l'euro est sans doute un des facteurs qui l'explique le plus. Je je dis pas par là que l'euro soit la cause de tous nos malheurs, mais l'euro a été la raison de notre anesthésie générale. Si on avait une monnaie nationale, les choix collectifs qu'on a fait depuis des années nous auraient obligé à dévaluer à de nombreuses reprises. Ou alors, ce qui est encore plus probable, on aurait pas fait les mêmes choix collectifs. Pourquoi est-ce qu'on va à l'assemblée il y a quelques jours dans une sorte d'euphorie socialiste improbable ?
faitant la suspension de la réforme des retraites. Mais parce qu'en fait on peut s'offrir ce ce délire parce que c'est vraiment du délire, on peut s'offrir ce délire sans en payer les conséquences. L'euro faire l'avocat du diable, l'Euro l'Euro a permis au responsable politique français de vivre la déconnexion rêvée entre les décisions qu'il prenaient et leurs inéluctables conséquences. Et ça a créé cette espèce d'irresponsabilité générale dont on parlait tout à l'heure. Je fais l'avocat du diable. Les retraites, on suspend, on met en apesanteur, on annule, bon, appelez ça comment ? Comme vous voulez. Ça permet d'éviter des manifestations monstres.
Ça permet euh de donner un petit susucre, de rassurer un électorat qui va voter euh pas extrême. Ça permet en gros peut-être d'acheter les élections ou de subborner les élections. Vous savez, Peter Sloderdick a écrit un livre euh assez marquant qui s'appelle Après-nous le déluge. Le titre du livre, c'est la reprise de cette formule apocryphe qui était prêtée à madame Dubari et et Slotter Dick dit en fait la vraie caractéristique de la période que nous vivons c'est pas la Comesse. Comment la comptesse ? Euh oui oui. Euh euh bah madame du Baris quoi. Il y en a pas il y en a il y en a pas 1000 la maîtresse de Louis XV.
Et Slotter Dic vraie rupture qui caractérise l'époque que nous vivons, c'est pas une rupture comme on le dit souvent avec le passé mais c'est une rupture avec l'avenir. Ce qui caractérise les sociétés occidentales aujourd'hui, c'est qu'on vit pour l'immédiateté et que on se moque éperdument des conséquences de long terme. Et ce qui manque à la politique aujourd'hui, c'est d'abord cette dimension du long terme. C'est d'abord ce qu'on pourrait appeler des hommes d'état qui sont capables de se préoccuper pas seulement du prochain sondage mais qui sont capables de se préoccuper de ce qu'on laissera à la prochaine génération.
Pour moi, la suspension de la réforme des retraite, c'est pas le sujet, c'est pas la réforme des retraites. Tout le monde se fout de la réforme des retraites. Enfin, je veux dire par là que c'est pas c'est pas c'est d'ailleurs terrifiant que la question de la réforme des retraites soit l'alpha et l'oméga de la vie politique française depuis des années maintenant. C'est c'est quand on y pense, c'est stupéfiant. C'est vraiment un pays qui est en train de s'endormir sur le bord de la route en disant "Laisez-moi mourir ici." Enfin, c'est c'est un pays qui s'endort ou c'est des blocs politiques qui sont très qui reste dans le sens un bloc électoral. Oui, exactement.
qui a l'épargne, qui a le machin qui est ce qui est fou c'est qu'on parle que de ça. Enfin, on vit une période de bouleversement géopolitique absolument majeur. Le noyau non c'est leur noyau. Mais mais ce que je crois frappant c'est pas la réforme de c'est pas le problème, c'est le symptôme du problème. C'est qu'on est capable d'expliquer aux gens enfin les mêmes qui font ça, si c'était utile pour eux de vendre au français la retraite à 50 ans, il leur dirait "Allez hop, on y va. la retraite à 50 ans utile pour eux. Je comprends pas bien ça veut dire si c'était utile pour pouvoir rester au pouvoir pour pouvoir rester en fonction pour pouvoir croiser des comme ça.
Bah malheureusement c'est pas que j'en croise des comme ça c'est que tous les Français le voient. Enfin, la réforme des retraites, les les macronistes l'ont fait en expliquant que c'était, je cite Emmanuel Macron, la mère des batailles. C'était la mère des batailles. Euh et et Emmanuel Macron expliquait qu'il fallait la faire parce qu'il fallait sauver le système de retraite par répartition et que si on faisait pas cette réforme, le système de retraite entier allait s'effondrer. C'est pas ça a pas été aussi poussé par l'Europe ça.
Ça a été aussi poussé par l'Europe bien sûr, mais parce que les Européens regardent la France avec un peu de stupéfaction en se disant euh votre déficit commercial euh tire euh l'économie européenne vers le bas et votre déficit budgétaire menace toute la zone euro. Et maintenant, vous nous expliquez que vous voulez faire la retraite à 62 ans alors que euh, rappelons-le quand même, les socialistes danois viennent de voter pour la retraite à 70 ans. Les socialistes espagnols ont fait la retraite à 67 ans.
On est le on est le seul pays en Europe aujourd'hui qui dans la situation démographique que nous connaissons, un collégien comprendrait parfaitement pourquoi c'est totalement aberrant de baisser l'âge de départ à la retraite alors qu'on a déjà un système structurellement déficitaire et un pays dont les comptes publics font maintenant frémir d'angoisse la Grèce et le Portugal. Après moi le déluge. Après nous le déluge. Voilà. Et moi ce qui compte c'est je fais le dernier tour de manège. Je je veux rester là. Et donc si j'ai besoin que les socialistes vendent à leur électorat la dernière démagogie en vogue, ben je je donne ça au socialistes et je je reste dans mon ministère.
C'est c'est ça va se terminer cette histoire. Si la France fait défaut, si on se fait encore redégrader notre note, comment ça va se terminer ici ? Mais déjà on s'est fait dégrader la note et et c'est incroyable parce que tout le monde s'en fout. SN C 40 caracol quand même non Ouais, le le CAC 40 caracol mais mais SNP a quand même avancé de de de 5 ou 6 semaines la date de sa notation, l'agence de notation. Ce qui arrive très rarement, je suis pas du tout un fan des agences de notation.
Il faut quand même se rappeler que les agences de notation donnaient les meilleures notes au aux crédits euh euh au à tous les crédits douteux de l'immobilier américain au subprime américain euh en plein milieu de la crise qui commençait. Enfin, les agences de notation sont généralement les dernières à réagir. La vérité, c'est que le marché note déjà beaucoup moins bien la France que les agences de notation. La France aujourd'hui place sa dette comme un pays qui serait noté triple B. Euh, on est déjà plus A pour le marché. Mais bon, le fait que SNP a avancé son calendrier, ce que les agences ne font absolument pas jamais, mais ce qu'elles font très rarement.
Il devait partir en vacances peut-être. Oui, peut-être. Vous avez pas envie d'attendre ? Non mais ça n'a pas fait un pli. Enfin, ça a pas suscité une émotion considérable. Pour l'instant, tout va bien. Le Titanic se porte correctement. On a de l'eau un peu jusqu'au cheville. Ça commence à faire un peu froid. On voit les glaçons qui se rapprochent mais l'orchestre joue toujours. Qui est-ce qui est dans l'orchestre ? Ben ce qui était dans l'orchestre, qui est dans l'orchestre et qui ne sera plus dans l'orchestre. dans l'orchestre, il y a des des responsables politiques qui pratiquent le déni de réalité pour faire durer encore un peu l'illusion.
Mais il y a pas seulement des responsables politiques. Euh il y a il y a la réalité de notre débat médiatique qui est qui est quand même bien souvent assez désolant. Enfin, moi je suis frappé de ce que et je dis pas ça comme un reproche à des journalistes individuellement, mais de le le un débat médiatique normal ne devrait pas permettre qu'on parle de la suspension des de la réforme des retraites comme si c'était euh un truc gratuit qu'on pouvait s'offrir aujourd'hui. Enfin, on devrait raconter aux gens la vérité de la situation, la vérité la vérité du mur démographique qu'on a sous les yeux aujourd'hui. Le mur démographique. Mais ça, mais qui en parle ? Quand est-ce qu'on débat là-dessus ?
Quand est-ce qu'on parle des vrais sujets ? Je pense que il y a presque un théorème à tenter mais mais vous êtes plus scientifique que moi. Moi je suis humblement prof de philo, mais il y aurait presque un théorème attenté. Plus un sujet est important et moins il suscite d'attention collective dans le débat public, moins il suscite d'attention médiatique générale et c'est c'est destructeur comme situation pour la maturité du débat politique en France. Vous autorisez une parenthèse ? Ouais, je vous en prie. Bah je suis chez vous quand même. Enfin chez toi, je sais pas comment on dit. On est on est sur terre. On est chez nous. Sarco en zonzon, le débat médiatique.
Vous avez suivi monsieur Har Arfi de chez Média Part, vous avez vu un petit peu comment ça s'est goupé le dossier Sarkozy. fascinant quand même. Mami mamie b en cours et on en passe et on en passe et on en passe. Le fait que on vienne pleurer autour de de Sarco que Darmanin le visite que il y ait de flics qui le protègent dans la cellule d'à côté qui se relau
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injusticiable comme un autre ou pas comme un autre. Comment ça se fait que le les médias font les chou gras de Alors certes c'est le premier président français en zonzon que machin c'est quand même pas un petit événement et alors mais là encore et le fait qu'il soit en zonzon est-ce qu'il faut lui supprimer ses avantages d'ancien président ? Est-ce qu'il faut lui retirer là il y en a plus là Ouais mais quand il va sortir il va est-ce qu'il va les récupérer ? Est-ce qu'il faut le lever ses médailles déjà ? Est-ce Est-ce qu'on peut est-ce qu'on peut C'est ça a déjà été fait. La vraie question qu'on peut se poser, c'est Macron. Macron, il a il lui a enlevé sa légion. Oui. Ah bon ? Ouais.
La vraie fait quelque chose de bien pour une fois. Je sais pas si c'était bien. Pourquoi vous savez pas si c'était bien ? Vous savez pourquoi il a eu la légion d'honneur ? Dites-moi. Il a eu la Légion d'honneur après avoir sorti un par un les enfants de la maternelle de Neïi pris en otage par un type qui voulait se faire exploser. Human bomb. Human bomb. Il faut lui laisser. Alors on peut moi je pense queon on aurait dû lui laisser. On peut penser tout ce qu'on veut de Sarkozi et en l'occurrence je vais vous dire je suis d'autant plus libre pour le dire qu'il a pas toujours été tendre avec moi. Si vous regardez ce qu'il a pu dire à mon sujet. Il a dit quoi ?
Bon, il il a parfois euh eu des mots assez durs et libre à lui. Euh du genre comment vous regarderez, je vais pas je vais pas regarder. Mais non, mais c'est pas il y a rien de grave là-dedans. Mais en tous les cas, je veux dire par là que il a pas toujours été euh tendre à mon égard et libre à lui. Encore une fois, chacun a son opinion. Donc tout ça pour dire que je me sens pas, décidément. Ça vous dérange si je lâche ce scotch ? Parce que demander ça. Ouais, laissez ou alors vous m'enfilez un autre comme ça je euh c'est de ma faute parce que comme ça ça protège les vestes. Non mais c'est très bien, c'est très bien.
Euh le le le fait est que euh je dis ça du coup, c'est pour préciser d'où je parle comme on dit en sociologie. Euh j'ai j'ai j'ai je je dis pas ça par esprit partisan, mais quelqu'un qui a qui a qui a sorti des des enfants d'une prise d'otage euh avec un courage physique que personne ne peut lui daigner, vous pouvez en penser ce que vous voulez. Vous pouvez être en désaccord radical avec la politique qu'il a mené, avec tout ce que vous voulez. Mais à la fin, quand on a gagné la légion d'honneur pour ça, je pense que ça vaut le coup de la lui laisser.
Et maintenant, la vraie question que je me pose et je me la pose comme un citoyen parmi d'autres, est-ce que vraiment il était à ce point indispensable d'appliquer l'exécution provisoire à la condamnation de Nicolas Sarkozy ? Vous demandiez est-ce que c'est injusticiable comme les autres ? Ben moi, je me pose la même question. Est-ce que c'est injusticiable comme les autres ? Est-ce qu'un justiciable comme les autres aurait été en prison après sa condamnation en première instance ? Il a été condamné. OK. Euh je suis pas enquêteur, je suis pas policier, je suis pas magistrat, j'ai pas tout le fond de dossier.
Ce que j'observe c'est sur les quatre accusations qui étaient portées contre lui, trois ont été par le tribunal lui-même ont été disqualifiés. Et le document de Méiapart, vous évoquez Fabrice Arfi, qui a été le point de départ de toute cette histoire est considéré par le jugement comme étant probablement un faux. Donc vous êtes sûr de votre source là ? Probablement un faux. C'est le texte du jugement. OK. à la fin, il est condamné quand même. Il fait appel. A priori, l'appel est suspensif. L'appel n'est pas suspensif, c'estàdire, il y a exécution provisoire dans des circonstances précises que le droit évoque.
Quand vous avez un condamné qui présente un risque de récidive, quand vous avez un condamné qui présente un risque de fuite, quand vous avez un condamné qui présente un risque de subordner des témoins ou de dissimuler des preuves, il est mort. Aucune de ces trois raisons n'a été retenue. La raison qui a été retenue, c'est un motif d'ordre public parce que les faits sont d'une particulière gravité. Pardon, c'est une totologie. C'estàd vous condamnez quelqu'un en disant que les faits sont très graves, il fait appel. Ça veut dire qu'il pense que les faits sont pas graves. Il a droit à une deuxième lecture. C'est le droit de tout citoyen.
Et on verra en deuxième lecture si les faits sont graves et s'il est condamné à nouveau, si sa condamnation est confirmée. Si les juges étaient si sûrs que ça de leur verdict, qu'est-ce qu'ils avaient à craindre d'attendre qu'il y ait un appel ? Et je dis ça encore une fois mais comme un citoyen parmi d'autres. Je je j'ai dit de la même manière, je suis pas au Rassemblement national mais que l'exécution provisoire imposée à la condamnation de Marine Le Pen pour le même motif d'ordre public et de particulière gravité des faits.
Mais pardon, mais encore une fois je Ensuite, elle a fait appel comme Nicolas Sarkozy, l'appel décidera si les condamnations sont confirmées ou pas, mais de quel droit et pour quel motif et pour quelle raison on va imposer cette exécution provisoire ? Alors, vous avez par ailleurs dans notre pays tous les jours des gens qui sont objectivement dangereux, des gens qui sont objectivement violents, des gens qui sont objectivement capable de s'enfuir ou de se ou de se se mettre à à subborner des témoins ou de détruire des preuves et qui pour le coup sont relâchés dans la nature parce qu'il y a pas assez de place de prison ou parce que les juges considèrent que c'est pas la peine de les garder.
Je je je dis ça encore une fois comme un français parmi d'autres qui voudrait pouvoir croire absolument que la justice est rendue de manière impartiale dans ce pays mais qui a qui a qui a vraiment du mal à être certain que ce soit complètement le cas. Quand vous voyez la la condamnation de Sarco, vous pensez au mur des cons ou vous pensez à Média Part ? Bah les deux mais en l'occurrence la condamnation elle vient pas de médiia part. L'affaire vient de Média part mais la condamnation elle vient de magistrat.
Pardon, mais encore une fois le le syndicat de la magistrature qui va euh à la fête de l'huma qui participe à des manifestations de gauche, on peut être magistrat et avoir des opinions politiques. Évidemment, il y a aucun problème avec ça. Les magistrats sont historiens comme les autres. mais que des syndicats de magistrats escalités affichent des préférences politiques. C'est un problème. Et ce serait d'ailleurs un problème si c'était dans le sens inverse.
Euh et d'ailleurs, on a tout à fait euh la certitude que si c'était dans le sens inverse et si vous aviez un syndicat de magistrat qui euh s'engageait dans d'autres partis politiques, probablement médiia part pour le coup en ferait des tonnes de papiers. J'imagine que vous le pensez comme moi. Vous faites de la suputation, mon très cher ami. Revenons à nos dislocation européenne de l'Union européenne. Pourquoi vous regardez votre montre ? Mais parce que vous m'avez dit que si ça durait longtemps, c'est que c'était intéressant. Donc je m'inquiète. 1h30 méfiez-vous hein. Je rentre dans la zone rouge.
Euh j'en profite euh de dire à notre communauté votez dans les questions pour nous faire remonter les questions qui vous intéressent le plus. Soutenez-nous sur Tipi parce que c'est grâce à vous qu'on est totalement indépendant et qu'on vous aime fort. Et revenons à notre dislocation de l'Europe. Qui est-ce qui sort en premier ? Qui ne va pas sortir en premier ? Est-ce qu'il faut en fait se serrer les coudes et essayer de trouver des solutions ? On n pas d'énergie, on n pas de mine. Est-ce qu'il faut ouvrir des mines ? Est-ce qu'il faut forer le gaz de chiste qu'on a dans notre sous-sol ?
Si on en a, est-ce qu'il faut arrêter de faire Yaka faucon Agnè panier runaché qui nous dit il faut engager 100000 personnes dans le nucléaire ? Donc on a calculé 100000 personnes dans le nucléaire. après que après que la même majorité nous a expliqué qu'il fallait fermer 14 réacteurs nucléaires en France. Oui, mais bon, vous avez compris, ça fait voter les écologistes, c'est sympa, ça permet de faire un barrage. Non, mais il faut quand même revenir làdessus parce que c'est déterminant politique industrielle. Bon, on sait rien, c'est pas grave. Vous vous dites on a pas d'énergie mais c'est on a pas d'énergie. L'énergie. Non, mais c'est ce que vous venez de dire qu'on avait pas d'énergie.
C'est votre phrase, je vous cite, on pourra fa checker. Mais si, on a de l'énergie. Ouais. Le gaz de chiste, est-ce qu'il faut le forêt ? Non, mais déjà rien que ça, reprenons la question du débat sur l'électricité parce qu'on est à la veille d'un d'un débat qui va de nouveau Échelle française ou européenne à l'échelle française, mais il y a aussi un enjeu européen majeur, le débat sur la PPE3. Je sais que vous avez reçu récemment mon un bourguignon, mon grand ami Bernardy ou bien Yve Bréchet tout récemment avec Louis Galois. J'ai pas eu le temps de regarder celle-là, mais j'ai j'ai vu celle avec Bernard Accoyer qui est un combattant exceptionnel de du nucléaire depuis depuis longtemps.
Il est pas facile hein. Il est pas facile. Bah heureusement qu'il est pas facile. Il a fallu du caractère quand même pour mener ce combat là et on l'a mené ensemble parce que ces dernières années on se sentait un peu seul donc ça nous faisait du bien de nous serrer les coudes pour reprendre votre expression. Mais le fait est qu'aujourd'hui le débat il est toujours devant nous. On vient de voir la nomination d'une ministre de l'environnement qui est antinucléaire. À la tête du WWF, elle a intenté une action en justice contre l'Union européenne quand on a gagné le combat pour inclure le nucléaire dans la taxonomie verte.
ce qui a été un combat extrêmement rude au Parlement européen et qu'on a dû mener malheureusement contre beaucoup de forces politiques françaises et notamment contre la majorité présidentielle à l'époque. Donc on on est toujours au cœur de ce débat et la la PPE3 c'est un enjeu qui est déterminant pour l'avenir du pays, pour l'avenir de la possibilité même de la réindustrialisation de la France, pour l'avenir de notre modèle social et de de de la vie des des des foyers français et pour l'avenir de notre souveraineté et de notre sécurité. Et donc c'est c'est on peut pas minimiser l'importance de ce sujet, c'est impossible.
C'est l'un des sujets les plus déterminants qui va venir dans les dans les semaines qui qui qui s'ouvrent maintenant. Et en fait le choix qu'on doit faire c'est c'est le le le le but c'est d'arriver enfin à un choix clair. On nous explique depuis maintenant 2012 que il faut faire baisser la part du nucléaire dans le mix électrique français et on nous explique qu'il y aurait une sorte de complémentarité entre les renouvelables et le nucléaire. Et cette complémentarité est un mythe. C'est un mythe. C'est un c'est c'est une aberration industrielle et c'est une folie euh budgétaire et une folie énergétique et et donc le le encore une fois le c'est un mythe quand même, on est en France. Oui.
Si c'est un mythe, pourquoi on a laissé perdurer ce mythe ? Ben, on certains l'ont fait perdurer euh et d'autres s'y sont opposés mais mais qui criaient un peu dans le désert. Pas de grève de la fin à l'Académie des Sciences. Euh on n pas vu euh on a sans doute certainement pas vu une mobilisation suffisamment forte, mais même encore aujourd'hui la mobilisation est pas suffisamment forte, y compris dans le monde intellectuel et dans le monde industriel et et par par par peur du du politiquement correct. Parce que être contre les éoliennes, c'est pas bien. Parce qu'il faut être pour les éoliennes. Il faut il faut discuter avec quelqu'un il y a pas longtemps.
Il faut être pour les renouvelables. Paraît-il que chez les républicains, on vote pour les éoliennes parce que ça fait plaisir aux jeunes. Ah non, pour le coup les Républicains, ils ont fait dans leur histoire certainement beaucoup de de de bêtises. C'est un grand parti politique qui a une longue histoire et donc qui a eu l'occasion de faire parfois des erreurs. Mais il y a un point sur lequel on n pas à battre notre coulpe, ça vous êtes pas tombé dans le piège. C'est que les Républicains, c'est le seul parti politique en France avec le Parti communiste français qui n'a jamais été antinucléaire, qui a toujours défendu le nucléaire.
toujours tous les autres partis politiques, tous ont été ou sont encore antinucléaires. Et ça pour moi, pour un électeur français, ça devrait être un critère de distinction relativement important parce que derrière cette question là, c'est bien sûr notre énergie, mais l'énergie c'est tout. L'énergie c'est tout. C'est la vie d'une société. L'énergie c'est la sève qui coule dans l'économie. L'énergie c'est la condition du modèle social. L'énergie c'est la garantie de la sécurité. Donc l'énergie c'est tout.
Et et par ailleurs des mauvais choix énergétiques sont aussi le symptôme d'une forme de déraison qui devrait qui devrait être fuit avec beaucoup de Vous appelez pas vous appelz ça déraison on appelle ça de la subordation de vote. Qu'est-ce que vous connaissez au nucléaire ? Alors pour le coup je me suis bien battu sur le nucléaire donc j'ai eu l'occasion de beaucoup travailler avec et pour cette filière. Qu'est-ce que vous voulez dire réacteurs en France ? Il y a combien de réacteurs en France ? Il y a une cinquantaine de réacteurs actifs en totalité. en totalité euh je crois autour de 70 non échec. Comment ça fonctionne un réacteur nucléaire ?
Alors, je suis pas spécialiste de physique nucléaire. En revanche, je peux vous expliquer comment on se bat pour le nucléaire au Parlement européen. Ça c'est ça c'est mon sujet. Est-ce que vous êtes renseigné sur la disponibilité des ressources en uranium ? Oui. On a combien de stocks en France, en Europe ? De quel point de vue ? pour recharger un réacteur. Oui, on a combien de temps d'avance ? On a combien de comp d'uranium en réserve ? En réserve pour nos réacteurs ? Mais le le plus important c'est combien d'années combien d'années on est capable de mettre les piles ?
Vous savez, vous avez vu le petit lapin avec la pub Bernard Tapi du racel et euh on va on va essayer de résumer ça gentiment. les crayons de combustible, l'uranium qu'on met qu'on met dedans, on a combien de réserves en France ? Le plus important question deè partie de la question, c'est on va dans le quel pays ? On s'en fout de ça. On va dans quel pays pour aller se réapprovisionner en uranium ? Et là, je vois la terre entière vouloir faire de des réacteurs. La Chine qui construit un réacteur par mois, tout le monde veut faire les Américains, tout le monde, les Indiens, tout le monde, même les même en Afrique, ils construisent des des réacteurs.
Est-ce que va pas y avoir un problème de disponibilité de la ressource ? La question pour nous, c'est quelle est la diversité des possibilités d'approvisionnement ? C'est ça le le l'enjeu clé, c'est de pas dépendre d'un seul pays pour importer de l'uranium. C'est ça le le le sujet majeur en terme de en terme de sécurité et de souveraineté. Et donc, vous êtes renseigné là-dessus. Aujourd'hui, il y a il y a euh suffisamment de diversité dans la possibilité d'approvisionnement pour qu'on ait pas typiquement aujourd'hui, on nous explique que le nucléaire, c'est la nouvelle matrice au Parlement européen, on nous explique le nucléaire c'est mal parce que on importe de l'uranium de Russie.
Euh alors, il y a des types de réacteurs qui ne peuvent utiliser que des notamment en Europe centrale parce qu'ils ont été construits par la Russie. Donc il y a des types de réacteurs qui effectivement ne peuvent utiliser que du combustible qui vient de de Russie. Mais mais pour nous en France, c'est faux de faire croire que le nucléaire serait l'occasion d'une dépendance à l'égard de la Russie. Il y a plusieurs il peut donner de l'uranium à tout le monde facilement.
Mais pas un seul pays mais le Niger le Niger après tout le problème c'est la question géopolitique, c'est la question de la stabilité géopolitique et ce qui s'est passé en Afrique est pas innocent de ce point de vue je suis désolé d'être un peu vulgaire mais on va pas se retrouver à poil vu que notre vu que notre président de la République bon sa politique extérieure et surtout en Afrique un échec. Bon faut dire que les Chinois et les Russes ont aidé un petit peu l'échec. Enfin, ils ont ils ont pas eu besoin d'y mettre trop de moyens non plus.
Oui, on a quand même été euh écarté d'Afrique par du continent africain, des pays africain par des des opérations d'influence assez rudimentaires euh et qu'un pays comme la France avait a priori les moyens de combattre s'il avait eu la lucidité nécessaire. C'est la franchise et et la et la volonté la volonté politique. Et si on avait pas aider ces opérations d'influence en jouant en nous-même le rôle que ceux qui nous caricaturaient rêvaient de nous voir remplir. Comment on va faire pour l'uranium si les Russes ferment le robinet ?
L'Afrique nous dit "Bon, tu es gentil mais Macron, il nous a laissé tellement un goût amer que bon, on va on va attendre un peu, on va donner ça à nos copines." Mais c'est pour ça qu'il y a une dimension déterminante dans cette relation géopoli. C'est quoi les solutions ? Une relation géopolitique, la diplomatie, ça ne se reconstruit pas sur un coup de baguette magique. La la confiance, ça se gagne goutte après goutte. Et après, il y a Emmanuel Pon qui passe et c'est une hémorragie. Ça ça se reconstruit d'autant plus que ça se reconstruit comment ?
Mais et ça se reconstruit d'autant plus que la Chine et la Russie qui ont pris le terrain euh qui ont conquis le terrain qu'on a laissé euh sont en train de de ne pas laisser euh que de bonnes impressions de leur présence sur le continent africain. À nous d'être suffisamment malin pour exploiter ces vulnérabilités. Je je suis pas sûr que la code de popularité des mercenaires de Wagner en Afrique soit aussi importante aujourd'hui qu'elle l'était quand elle est ferme de troll de de de Poutine faisait de Prigogine faisait des des des des opérations d'intox sur les forces armées françaises.
Maintenant, les choses ont peut-être un peu changé et donc voilà, quand on aura l'occasion d'une vraie alternance en France et ben il faudra que le nouveau chef de l'État reprenne avec l'humilité, la simplicité, la franchise, la clarté qui a certainement manqué à la diplomatie française au cours des dernières années reprennent le le chemin du continent africain et rouvre un dialogue qui est absolument nécessaire pour nous comme pour ces pays. parce que je crois profondément que les laisser entre les les mains de la Chine et de la Russie, ça n'est pas ça n'est pas leur faire un cadeau.
Il y a il y a un documentaire très très intéressant qui est vieux d'ailleurs de sur les fermes à troll de Saint-Pétersbourg par Paul Morera. C'est c'est graviard. À l'époque c'était c'est le cas de le dire. Ouais. Il à l'époque c'est 4500 m² d'usinatrol. Maintenant ils sont à 15000 m². Et et et maintenant pour le coup avec l'IA, on va industrialiser les process de telle sorte que le facteur humain sera même plus tellement nécessaire. Donc confier un petit truc parce que nous on fait aussi de la diplomatie parallèle. J'ai fait bugger le numéro 2. Ouais. J'ai fait bugger le numéro 2 du ministère de l'intérieur russe grâce à Paul à Paul Morera sur les fermatrol. C mourir de rien. Bon, passons.
Mais mais revenons peut-être sur le le sujet du nucléaire. Ce qui a fragilisé le nucléaire aujourd'hui, c'est pas le manque de disponibilité de l'uranium, hein. Ça risque de l'être. Oui, mais enfin en tous les cas, c'est pas le problème aujourd'hui. Le vrai problème aujourd'hui. Il faut penser les problèmes de demain aussi, mon D'accord.
Mais enfin pour pouvoir penser les problèmes de demain, pour avoir le luxe de se préoccuper des problèmes de demain, faut résoudre ceux d'aujourd'hui parce que on aura pas tellement besoin de se préoccuper de la disponibilité en uranium si la France est toujours euh piégée dans cette espèce de pensée magique qui veut qu'on ait partout des des énergies renouvelables en parallèle d'un parc nucléaire dont on se préoccupe jamais de réfléchir à l'avenir parce que c'est ça qui nous guettete en fait à travers la PPE3. C'est ça le vrai sujet. On se prend quelques questions internet. Allez. Euh alors occasion de saluer tous ceux qui nous regardent.
Ça ça va l'irer parce que je vais toucher ingénieur du son. Réveille-toi. Je prends la toute première. Non, ça c'est des questions pour monsieur Tangy. On a reçu Jean-Philippe Tangy. J'ai vu aussi. J'ai pu regarder en entier. C'est très bien débrouillé. Première question 19h56. Que connaissez-vous de la Russie pointinterrogation ? Avez-vous déjà voyagé là-bas ? Et je rajouterai que connaissez-vous de l'Ukraine ? Avez-vous voyagé là-bas ? Euh, je je j'ai eu l'occasion de voyager en Russie. Euh quelle année ? Combien de fois, organisé ? Comment ? C'était sur vos propres denierers, c'était quand vous étiez étudiant ?
C'était payé par l'Union européenne ou vous avez Non, non, non, j'étais pas j'étais pas encore élu. Euh c'était euh quelle année ? Quel âge vous avez ? J'ai toujours juste 40 ans. Ça me fait bizarre de dire ça. Bah je vieilli quoi. Euh vous êtes pas marié ? Non. Et on fait comment pour la démographie ? Vous avez des enfants ? Bah il faut se marier. Vous avez des Non mais obligé de se marier pour avoir des enfants. Et vous avez des enfants ? Non, mais j'espère en avoir. Et euh quand on entend Emmanuel Macron dire réarmer la natalité euh en France, ben ensuite, on écoute le gouvernement qui dit "Rabotez encore euh la la politique familiale." Voilà, c'est la réalité.
C'est c'est très beau de parler de rarmement démographique, mais en vérité depuis François Hollande et Emmanuel Macron, il y a une continuité magnifique dans la destruction méthodique de la politique familiale qui faisait la force de la France et qui faisait que la France avait encore un peu de dynamique dans sa natalité parmi les pays européens qui étaient tous en train de se dévitaliser. Donc il y a comme souvent les grandes déclarations et puis derrière il y a la réalité des faits et des actes.
Et moi quand j'entends que le même gouvernement qui suspend la réforme des retraites va encore raboter les allocations familiales, je dis que c'est effectivement malheureusement le choix de la génération qui s'en va plutôt que de soutenir celle qui vient et celle qui devrait naître. Euh je reprends la question. Connaissez-vous la Russie ? Je rajoute connaissez-vous l'Ukraine ? Avez-vous déjà voyagé là-bas ? J'ai jamais été en Ukraine. J'ai été en Russie une fois euh quelques jours. Avant la guerre, l'Ukraine c'était magnifique, hein. Mais je je j'espère pouvoir aller en Ukraine. Euh et donc c'était pourquoi la Russie ?
J'ai été en Russie parce que j'ai été invité à l'époque par euh des des Français de Moscou pour venir faire des conférences quand j'avais publié un livre, mon premier livre pour le coup. Quelle année ? Et je pense que c'était en 2015 je crois, de mémoire. Je suis pas totalement sûr. Vous l'avez un peu inquiété si mais j'y suis allé seulement quelques jours et pour tout dire, un monsieur dans l'avion m'avait fait cette réponse qui m'a frappé et il m'avait dit "Vous vous allez en Russie ?" Et j'avais dit "Oui".
Et il m'avait dit "Vous allez où en Russie ?" Et j'avais dit "Je vais à Moscou." Et il m'avait répondu "Ah bah vous allez pas en Russie alors." Donc je peux pas prétendre connaître la Russie parce que sans doute l'expérience que j'en ai était beaucoup trop limitée pour affirmer. Vous êtes resté à Moscou même ? Oui. Et vous êtes pas sorti de l'aéroport quoi ? Si si si, mais j'ai passé euh je crois quelques peut-être une petite semaine dans Moscou. Vous êtes baladé euh en dehors euh en dehors de Moscou ?
justement, j'étais resté à Moscou, je me suis baladé dans Moscou et mais c'est c'est c'était d'ailleurs, je me souviens très bien, c'était la semaine du euh ça devait être autour de la mi-mai, c'était juste après la célébration du 9 mai puisque la Russie faite la victoire de la Seconde Guerre mondiale le 9 mai et pas le 8.
Euh et c'était très marquant parce que le 9 mai, il y a le défilé militaire dont on voit souvent les images, mais euh dans l'après-midi euh il y a un défilé qui réunit euh tous les gens qui veulent venir dans la société russe et euh qui défilent en portant les photos de leurs grands-parents à air grands-parents qui ont participé à la Seconde Guerre mondiale, soit en étant soldat, soit parce qu'ils étaient au champ, enfin les les femmes qui travaillaient dans dans les usines ou dans les mines pendant que les hommes combattaient et donc pour aller boter le cul des cheveux, c'est ça ?
Et donc les les Russes euh défile dans Moscou avec les photos de leur de leurs grands-parents ou arrière-grands-parents. Ça s'appelle le bataillon des immortels dans mon souvenir. Et ensuite une fois qu'ils ont terminé cette manifestation, ils accrochent ces photos partout dans Moscou. Et donc dans les dans les bars, dans les restaurants et cetera, il y avait des des des photos euh de de tous les anonymes russes qui euh ça a laissé quelques séquel chez eux, hein. Énorme. Mais là aussi, je pense qu'on on peut difficilement comprendre de toute façon, on peut difficilement comprendre la situation actuelle si on la place pas dans l'histoire longue. Qui fait ça encore ? Poutine, histoire longue.
Oui, je pense que Poutine a une vision une vision euh non dialectique d'ailleurs de l'histoire de la Russie mais parce que sans doute la Russie porte ça en elle. Je prétends pas en être un expert mais c'est ce qui m'a toujours fasciné dans la Russ de faire ça. Mais en un sens, je crois qu'il vaut mieux avoir une vision dialectique de l'histoire. Moi ce qui m'a frappé par exemple en Russie, c'était de voir dans les quelques jours que j'y ai passé, donc je prétends encore une fois pas du tout en être un expert, mais ce qui m'avait frappé, je me rappelle très bien, c'est 2015, vous étiez pas encore élu, c'est ça ? Non, vous étiez juste prof de philo. Oui.
Et comment ça se fait que vous aviez été repéré pour aller présenter votre bouquin à Moscou ? J'ai publié un livre qui s'appelait Les déshérités euh en 2014 qui a eu un écho que j'aurais pas imaginé. C'était pour parler de la crise de l'école et plus largement de la crise de la transmission et ça m'a valu d'être invité un peu partout. J'ai fait le tour surtout du pays hein, j'ai était partout en France. Comment vous avez été repéré pour aller là-bas ? Ben je vous dis c'est des Français de Moscou mais comme j'avais été vous étiez déjà encarté chez les républicains. Non, je pose la question parce que des fois il y a des puissances étrangères qui repèrent des talents montants.
Non, c'était vraiment des Français là euh avec qui je suis resté en lien d'ailleurs avec chef d'entreprise c'était des Français qui avaient des activités. Oui. qui qui travaillait à Moscou et qui mais encore une fois j'ai de même que j'ai été invité à Poitier à Clerontferrand et euh Poitier Claironferrand c'est pas Moscou bien sûr mais j'ai été invité un peu partout pour parler de ce livre parce qu'il avait suscité un un intérêt qu'encore une fois j'avais pas du tout prévu. Quel regard vous portez sur François Fillon ?
et et ce qui m'avait frappé du coup euh à Moscou sur la place rouge en particulier, c'est de voir qu'au même endroit, vous avez le mausolée de Lénine, vous avez les églises que les Russes ont reconstruit avec leur propre denier après euh euh après la la chute de l'Union soviétique et euh et vous avez le le créelin bien sûr et en face les les grands magasins qui euh qui qui présentent tous les tous les tous les produits de de la de la mode internationale. Donc il y a une espèce de mélange et il y avait un type au milieu de la place rouge qui faisait vous savez le le la manche en en jouant la statue figé et en l'occurrence c'était Staline.
Moi, je crois que c'est bien d'avoir une vision dialectique de l'histoire et que et que Staline était un un l'un des plus grands criminels de l'histoire de l'humanité et je comprends tous les pays d'Europe centrale et orientale qui qui veulent pas revenir sous le sous le jou de de cette de cette de cette violence absolue. Quel question ? Quelle était ma question ? La question était pourquoi est-ce qu'on a pas une vision dialectique de l'histoire ? Pour qu'est-ce que vous pensez que pensez de François Fillon ? Qu'est-ce que je pense de François Fillon ? Ben pour moi, vous parliez tout à l'heure de de de ces ces ces moments qui font douter de la justice.
La la l'incroyable accélération du temps judiciaire dans la situation de François Fillon a fait partie de ces moments-là. Je pense que je pense que ça ça vaut le coup d'être appelé parce que quand on voit les développements récents, on peut on ne peut pas ne pas les relier. Alors, c'était quoi François Fillon ? C'était les costumes sa femme qui était payé euh mais qui travaillait pas d'après ce queon a pu lire, c'est ça ? Euh c'était quoi ? On l'a désingué avant la guerre pour éviter que il aille traîné avec ses copains.
Ben la seule chose qu'on peut observer que entre le moment où une information est sortie dans la presse, en l'occurrence le canard enchaîné sur le fait qu'il aurait potentiellement mal usé les fonds de l'Assemblée nationale et le moment où il a été mis en examen, il a dû s'écouler quoi je sais plus 15 jours, 3 semaines. On avait jamais vu la justice aussi rapide, n'est-ce pas ? Après, il a fallu des années d'ailleurs pour que les choses aillent au bout de cette procédure judiciaire.
La la la personne qui nous expliquera que cette accélération ou en tous les cas que cette vitesse était normale et qu'elle correspondait à à la vitesse ordinaire des procédures judiciaires, je je je l'ai jamais rencontré. Et et par ailleurs là encore, on n' pas fait beaucoup de bruit avec ça, mais quand quand euh de mémoire la patronne du parquet national financier expliqué qu'elle qu'elle était euh exposée à des à des pressions euh politiques pour accélérer les choses et qu'elle a expliqué ça dans une commission d'enquête à l'Assemblée nationale, euh ça aurait dû démocratie normale qui s'inquiète de sa propre santé, ça aurait dû susciter un débat public national, ce qui n'a pas été le cas.
Non. Donc l'Ukraine, vous avez pas visité l'Ukraine ? Non, j'ai jamais été en Ukraine mais j'espère y aller. C'est très joli. Du moins, c'était très joli. Deuxème question, je la lis, je la découvre avec vous. Pourquoi dénonce-til l'impunité d'école blanc ? Mais il va rendre visite à Sarkozi avant son incarcération. Vous avez jamais été visité Sarkozi ? J'ai vu Nicolas Sarkozi. Oui. Quand ça ? Il y a quelques jours. Pourquoi faire ? pour lui amener des oranges. Non, j'ai j'ai défendu publiquement dans les médias la position que je défendais à l'instant devant vous. C'est-à-dire que je je suis vraiment profondément préoccupé de ce que signifie l'application de cette exécution provisoire.
Et donc il m'a il m'a il m'a remercié de la position que j'avais prise et m'a proposé de passer le voir. Et donc je je suis passé le voir. Et comment il va ? Euh ben je je garderai pour moi l'échange qu'on a eu, mais j'ai été vraiment impressionné par euh j'ai été impressionné par euh par euh il ne se plaint pas une seconde. Encore heureux ? Ben c'est un homme. Ouais ben ça mérite d'être souligné quand même. Question internet le alors je la découvre avec vous. J'espère qu'elle est bien formulée, qu'il y a pas de bêtises de l'anadoxe de Trifin dit que la monnaie de réserve doit être en déficit commercial. L'euro veut ce statut mais l'Allemagne impose l'austérité et les excédents.
Résultat, pas assez d'euros en circulation. Le Dollar reste hégémonique à 88 %. Ça doit il doit dire 9 % en terme de transaction. Et la Chine prépare quelque chose en achetant de l'or en masse. L'Allemagne préfère son modèle exportateur à la puissance de l'euro. Vous ne proposez rien pour y remédier. Pourquoi ? J'ai j'ai deux désaccords avec la question de Trifin. Non, Trifin, ça c'est le le le paradoxe de Trifin. Rem, c'est la question de Gaë. Gaë, j'ai deux désaccords avec la question de Gaëel. D'abord, je crois pas du tout que l'Europe veuille que l'euro devienne une monnaie de réserve. Je crois pas du tout qu'elle ait jamais eu cette ambition d'ailleurs.
Et d'ailleurs, c'est sans doute un symptôme intéressant, mais je pense pas que l'Europe a jamais pensé l'euro dans une logique de puissance. Jamais. Deuxièmement, je crois pas que l'Allemagne d'aujourd'hui corresponde à ce que Gaë en décrit. Je crois pas que l'Allemagne soit restée terriblement austéritaire. Non, là ils vont s'en taquer pour s'armer et c'est le moment de réaliser ce qui est en train de se passer pour nous. La dette française, elle va être vachement moins sexy sur les marchés si les Allemands ils commencent à venir racoller pour vendre leur dettes. Exactement. Donc si on continue de penser que l'Allemagne est austéritaire, on va pas du tout comprendre ce qui va nous arriver.
En 2026, la France a un stock de dette absolument inédit à refinancer. Combien ? Euh là encore, je saurais pas. Je je j'ai su le chiffre, je l'ai plus en tête. Mais en tous les cas, c'est un volume qui va être très important et ça va être extrêmement compliqué parce que la dette italienne est devenue plus compétitive que la nôtre et que l'Allemagne qui a toujours été plus compétitif que nous mais qui ne s'endettait pas, donc sa dette était très rare, maintenant va lever massivement de l'argent sur les marchés et donc et donc ça va être extrêmement difficile pour France Trésor de réussir à placer la dette française. Si on le met avec un petit taux variable, Ouais.
Mais ça va nous coûter beaucoup plus cher, surtout si les taux augmentent. Les taux vont augmenter. Ils ont déjà massivement augmenté, ils vont continuer d'augmenter et surtout ils vont d'autant plus augmenter qu'on aura des concurrents qui proposeront une dette plus crédible et donc plus avantageuse à ceux qui voudront en acheter. Donc donc le le fait est que il faut prendre la mesure de ce que signifie le fait que l'Allemagne est rompue avec le modèle austéritaire. Et ce matin, j'étais au sommet du PPE avec le le Chance Limert.
Euh aujourd'hui, l'Allemagne est engagé de manière déterminée dans une trajectoire d'investissement industriel majeur et et ça va être pour nous d'une certaine manière la double peine parce que on on est on est non seulement confronté au retour en puissance de de la de la dynamique allemande par le biais de l'investissement, mais on l'est à un moment où nous on n plus du tout les marges de manœuvre. pour éviter le décrochage que cette situation va créer. L'Allemagne a peur.
L'Allemagne a peur bien sûr, mais le modèle allemand est quand même aujourd'hui profond profondément ébranlé parce que le le pari de la dépendance que j'évoqué tout à l'heure, c'était singulièrement celui de l'Allemagne et que et que là c'est son c'est le cœur de son modèle qui est en difficulté. Mais enfin, l'Allemagne va va voit ses ses fondamentaux vacillés, mais encore une fois, redisons-le. Euh, elle en a sous le pied beaucoup plus que nous pour affronter les temps difficiles, hein. Euh, et et la vérité, c'est que c'est que quand vous dites euh quand tu dis euh elle en a sous le pied, c'est parce que quoi ? Elle est endettée à combien de pourcent ? 60 64 % de dette sur p %.
Donc, elle a la capacité de mon de mémoire de Alors, elle a la capacité de monter euh à combien ? À 100 ? Non, il ira pas à 100 parce que je pense que il reste quand même en Allemagne rapport à la dette qui est différent d'une autre. Mais en tous les cas, elle va s'endetter. Elle peut s'endetter massivement et euh en tous les cas, elle peut investir massivement et ce que nous ne pouvons plus faire. C'est combien le PIB de l'Allemagne ? Là encore pareil, j'ai pas j'ai pas l'ordre de grandeur. Question internet que je découvre avec vous, que je prends dans l'ordre. Alors, je la lis. L'influence qu'A en France paralyse-t-elle notre débat sur l'immigration et l'identité pour interrogation ?
Et si oui, une sortie de Schengen pour reprendre le contrôle de nos frontières ne nécessite-elles pas d'abord de nous libérer de ces dépendances économiques étrangères ? L'influence Qatarie, elle euh je crois qu'elle se elle se lit dans le débat alors sur l'immigration, je sais pas mais en tous les cas dans le dans le dans le débat sur euh l'intégration au sens large ou en tous les cas ce qui fait que que l'assimilation soit devenue à ce point tabou. Et et là encore, je reviens aux publicités de la Commission européenne, euh la liberté est dans le hijab. D'où est-ce que tout ça vient ?
Ben, ça vient du fait que la Commission européenne depuis des années a entretenu des relations institutionnelles structurées avec une organisation qui s'appelle le FISO. Fémiso qui défend le féminisme musulman euh qui est en fait bien sûr la promotion du voileur. Euh le FISO est une organisation qui est liée euh aux frères musulmans. Vous avez des preuves de ça notamment c'est c'est c'est alors évidemment le le déni est total hein. Ils vont ils vont évidemment le nier.
Et moi, j'ai eu l'occasion de le dire et de l'écrire et de le publier notamment par le le biais d'une plateforme qui s'appelle Enar, European Network Against Racism, le la plateforme européenne, le réseau européen contre le racisme. Derrière ce joli mot de réseau européen contre le racisme, il y a une organisation qui en fait promeut l'islam politique et qui a été dirigée par quelqu'un qui se présente comme un ancien frère musulman. Je rencontrais récemment un un diplomate d'un d'un pays arabe qui me disait qu'il était stupéfait de la naïveté avec laquelle les Européens laissent les frères musulmans opérer sur leur sol. C'était quel pays arabe ?
C'est je dirais pas parce que pour le coup je je dirais pas cit par là quoi. Je dirais pas du tout mais c'est il parlait il parlait l'arabe classique, l'arabe littéraire. Il parlait quel arabe ? Euh en l'occurrence, on parlait anglais. Euh mais par arabe, comment ? Vous savez dire quelques mots ? Pas du tout. Euh là là j'ai été au Mais j'ai été aux Émirats. Euh vous parliez des Émirats ? Vous étiez où aux Émirats ? J'ai été à Abu Dhabi et euh et à Dubaï. Qui est-ce qui payait le voyage ? Euh c'est le Parlement européen. J'ai fait un déplacement dans le cadre du Parlement. On a on a des moyens relativement euh euh enfin on a on a une une enveloppe. Vous dormiez où ? À Dubaï.
Je dormais euh à Abu Dhabi ou à Dubaï, enfin les deux. Euh mais à l'hôtel. Quel hôtel ? Euh un hôtel du groupe Accord. Je saurais pu me rappeler lequel. Mais euh quand vous avez passé la douane, vous aviez un passeport diplomatique ? J'avais euh j'avais non, j'avais mon passeport français. Vous avez donné votre emprintis ? Je peux même le dire parce que j'ai eu une petite angoisse parce qu'il était périmé 6 mois plus tard et je je me suis rendu compte au dernier moment que j'avais peut-être pas été assez prudent sur le renouvellement de mon passeport. Vous avez laissé votre empreinte d'Iris ? Euh j'ai fait une enfin vous avez le le la photo à l'aéroport donc c'est possible. Je sais pas.
Ils vous ont donné une petite carte SIM ? Non. Dans le passeport ? Non. C en quelle année ça ? C'était il y a 1 an. Tout ça pour dire que aux Émirats, j'ai rencontré euh des des euh des Émiratis qui m'ont dit euh c'est stupéfiant que vous laissiez faire les islamistes sur votre sol. Euh et j'ai visité euh ce lieu incroyable qui a été construit à à Abou Dhabi euh où sur un même site, ils ont construit euh trois bâtiments de la même taille, une mosquée, une église, une synagogue de la même taille et ils m'ont fait visiter ces ces ces trois lieux.
Et dans la synagogue, il me dit on est voilà, on est on est on est on est très on est très fier et très heureux de montrer que que euh des des personnes de confession juif peuvent pratiquer leur religion ici au aux Émirats et je leur dis "Vous avez une communauté juive importante ?" et ils disent "Bah, on a une communauté juive." Oui. qui qui commence à à d'ailleurs se se développer vraiment parce qu'il y a de plus en plus de personnes de confession juives qui arrivent d'Europe aujourd'hui parce qu'elles se sent ils sont très tolérants à Dubaï. Du mot aux Émirats ex elles se sentent plus en sécurité aux Émirats qu'en Europe. Vous êtes sorti de Dubaï ?
C'est c'est quand même quand vous voyez quelqu'un euh qui assume euh de représenter un pays musulman conservateur et qui vous dit les juifs en Europe sont trop inquiets pour rester dans vos pays et ils viennent chez nous parce qu'ils se sentent plus en sécurité. Est-ce qu'on se rend compte de l'ampleur du signal d'alarme que ça doit représenter ? Sorti de Dubaï ? J'ai été dans le désert. un truc pour touriste quoi. J'ai été là encore, j'ai allé rencontrer la communauté française là-bas et donc non, j'allais rencontrer la communauté française aux Émirats et ils m'ont dit "Mais c'est pas c'est pas possible si vous venez." C'était assez court, je suis resté 3 jours.
Mais donc on a on a juste été passé 2 heures pour voir le le désert et en l'occurrence pour voir l'incroyable centrale solaire au milieu du désert près de près de Dubaï. Est-ce qu'en Europe, il faut réouvrir des mines ? En Europe, il faut réouvrir des mines. Oui, bien sûr. Type pour aller chercher quoi ? Bah, je vous donne un sujet très concret. Je je me bat là encore et c'est un combat qui devrait avoir beaucoup plus de place dans l'actualité française. Je me bat pour réussir à sortir la Nouvelle-Calédonie de l'impasse où elle se trouve. Et la Nouvelle-Calédonie aujourd'hui est clairement ciblée par ces ingérences étrangères dont on parlait tout à l'heure. L'Azerbidjan. L'Azerbaïdjan.
C'est quand même stupéfiant. Arrêtons-nous juste sur ce point. L'Azerbaïdjan. L'Azerbaïdjan finance, organise le monde indépendantiste en Nouvelle-Calédonie. L'Azerbaïdjan organise ce qu'ils appellent le forum de Baku pour la décolonisation. C'estàd qu'ils invitent à leur frais des indépendantistes. Maintenant, c'est plus seulement la Nouvelle-Calédonie, c'est les Antilles. Ils invitent des gens qui veulent que le territoire français, parce que ces territoires sont français, soient retirés. Territoire, c'est la France tout court. France. Oui, c'est le territoire français. Euh que le territoire français soit retiré à la France, c'est une guerre de territoire.
Euh il et il financ de manière publique. Euh l'Aerbaïdjan organise un colloque à Numea sur la je cite la décolonisation des outres mères français. Et quelle est la réponse de la France du gouvernement français ? Un tweet. Un tweet du CADOC. Euh comment est-ce que vous voulez qu'on soit pris au sérieux après ça ? Donc aujourd'hui, on on voit la la Nouvelle-Calédonie qui a été piégé dans ces spirales de la violence qui encore a été aussi pensé depuis l'étranger. Et j'allais dire d'une certaine manière là encore je reviens sur ce que je disais des ONG dans le dans le dans le débat qui est des gens qui en Nouvelle-Calédonie militent pour l'indépendance, c'est la démocratie.
Libre à eux de le faire. En revanche, que ces gens soient financés par des puissances étrangères, ça c'est complètement différent. Et là, ça devrait être pour le coup un enjeu de sécurité nationale qui n'est pas traité au bon niveau. Alors, on va on va enlever les crêtages les crêtages de financement d'ingérence extérieur. Vous les comprenez les indépendantistes ? La France, on investit quoi là-bas ? On s'en occupe un petit peu de nos territoires d'outre mer. Ben en l'occurrence, on aurait la Martinique, la Guadeloupe, ils sont obligés d'acheter franco-français, ils peuvent pas les se fournir à côté.
Donc ça coûte plus cher quand vous voyez le pack de il se f ils se fournissent aussi à côté comme comme nous d'ailleurs hein. Mais le fait est qu'effectivement l'insularité et l'éloignement géographique créent des surcouts qui sont en plus aggravés par l'oxroit de mer dans dans les Antilles par exemple. Là là on va se retrouver et donc un malaise social immense. Oui. On va se retrouver avec une inflation dingue. Les économies captives de nos territoires ou les les économies insulaires captives, ça va ne faire que augmenter les tensions. Ça va être ça va être un boulevard pour les ingérences étrangères.
Mais c'est c'est déjà mais le boulevard, il est créé pas par les tensions internes à ces territoires auquels il faudrait qu'on qu'on apporte en effet des réponses et dont on devrait prendre soin. J'avais j'avais pris l'engagement au début de mon premier mandat de de d'aller dans tous les outres maires français. Vous avez été à Mayotte ? J'ai été à Mayotte plusieurs fois. Vous étiez où ? À Mayotte. Ah, j'ai été partout à Mayotte. J'y suis allé à plusieurs reprises. Vous êtes arrivé à Bamutzu ? Ben, je suis arrivé à Petite Terre comme tout le monde par l'aéroport. J'ai pris un petit taxi pour prendre le bateau. J'ai pris la barge. Ouais.
Le la barge, vous arrivez à la barge, à droite, il y a le marché. En face, il y a le rond-point et et la deuxième sortie du rond-point, vous avez le seul hôtel deux étoiles de le caribou. Ouais. Juste là, là avec le le petit supermarché à côté. Caribou, ça veut dire quoi caribou ? Ben caribou, ça veut dire bonjour, bienvenue. Et donc et le caribou, malheureusement, il a été c'est vraiment endommagé par le par le cyclone. Mais non, j'ai été partout à Mayotte, j'ai été vraiment partout sur Grande Terre. Quelle année ? Quelle année ? J'ai été à plusieurs reprises. J'ai été trois fois à Mayotte. Quelle année ? La dernière fois. Et la dernière fois c'était en 2024.
Donc 2024 vous étiez avec la gendarmerie qui vous accompagnait. Vous avez loué une voiture et vous avez été vous baladé. Euh j'ai été accueilli par des maoris donc j'ai monté dans la voiture de en l'occurrence mes amis Maoré me donner l'occasion de les saluer. Euh nous on embrasse très fort Mayotte. Voilà, on embrasse très fort Mayotte. On connaît Mayotte. Moi je suis tombé amoureux de Mayotte. C'est vraiment les Mayotte nous manquent. Les Maoreilles nous manquent et euh mais Mayotte vous savez moi ce qui me frappe c'est vrai dans les outresemers en général c'est vrai de Mayotte en particulier.
ce qu'on les autres c'est à la fois très différent de la métropole bien sûr euh parce que la réalité est très différente pour plein de raisons évidentes et en même temps et en même temps toutes les épreuves toutes les souffrances toutes les défaillances qu'on voit en notre mer sont profondément les épreuves, les souffrances et les défaillances du pays. C'est c'est vraiment fascinant parce que l'insularité ça condense tout et donc ça rend tout extraordinairement lisible. Ce qui est à grande échelle et parfois imperceptible devient une évidence absolue quand vous regardez la situation à l'échelle insulaire. Et Mayotte, c'est absolument euh cristallin.
La la la souffrance, la détresse des Maoré, c'est la c'est la détresse de la France. Mais c'est une détresse qui est vécue dans dans une dans une dans une forme de de euh de de violence et de clarté à la fois qui la détresse aussi de toute la région hein parce que au Comor c'est la détresse aussi hein. Bien sûr mais mais et et à gauche des Comors, c'est aussi la détresse. Les comores, c'est la détresse d'un pays qui est c'est c'est malheureusement la détresse d'un pays qui est gouverné par un régime totalement corrompu qui utilise la France, qui utilise la question migratoire comme une manière de se défaire de ses propres problèmes, de ne pas résoudre ses problèmes.
C'est quoi le business model de l'immigration ? Et c'est vrai d'ailleurs sur une grande partie du continent africain, le business de l'immigration, c'est pour ne pas résoudre les problèmes internes du pays, pour ne pas réparer des régimes corrompus, vous exportez du désespoir et vous importez des devises. Vous exportez des du désespoir, c'est des jeunes qui se barrent, qui s'en vont parce qu'ils ont pas d'avenir chez vous, qui vont en Europe, en France et qui vous renvoie des devises pour faire vivre leur famille. Ils envoient tous les mois de quoi soutenir ceux qui sont restés au pays. Alors, on fait quoi ?
Et et Mayotte, mais Mayotte, c'est c'est tellement criant la la réalité de la situation Maoresse, c'est la réalité d'une crise migratoire qui a tout déréglé, qui a tout détruit à Mayotte au point que vous avez plus une infrastructure qui fonctionne correctement. Vous savez comment j'ai connu Mayotte pour la première fois ? La la c'est le le d'ailleurs c'est le premier outreur où j'ai été parce que j'avais été contacté par Estelle Mansour Camardine et qui m'avait appelé pour me parler du scandale majeur que représente le le le mauvais emploi des fonds européens qui était supposé être versé pour l'usine de désalinisation qui n'a jamais fonctionné.
Donc l'Europe a mis des des fonds très importants pour construire une usine de désalinisation. Euh ça se chiffre en dizaine de millions d'euros, je pourrais vous le vous le retrouver. euh elle n'a jamais été euh elle a jamais été construite. Et quand on a euh connu d'un seul coup cette gigantesque pénurido, les Français en métropole ont découvert, je sais pas si d'ailleurs ils le savent tous, mais qu' Mayotte, ça fait des années, ça fait des années qu'il y a des tours d'eau. C'est vous arrivez au caribou, vous arrivez à l'hôtel et euh la personne derrière le comptoir qui vous accueille vous donne un jericane de flotte parce que demain, il y aura pas d'eau.
Donc pour se laver, il faut utiliser le jerican. C'est un département français. Et pourquoi cette pénurie d'eau ? C'est un département français aussi. Il y a la lèpre hein. Oui, c'est un département français. J'y était pendant l'épidémie de de la la dernière épidémie de Choléra qui a qui a touché Mayotte. J'y étais à ce moment-là pour justement aller aller soutenir aller soutenir les Maoré et voir ce qu'on ce qu'on pouvait faire depuis depuis Bruxelles pour les aider.
Mais mais la vérité c'est que cette épidémie euh cette crise de l'eau euh toutes les crises que connaît Mayotte sont liées à une crise migratoire euh qui est celle que le pays tout entier connaît aussi, que la France connaît aussi aujourd'hui. On va avoir le même problème d'infrastructure en France, bien sûr. Bah, on l'a déjà. Enfin euh je vois que le ministre de l'intérieur euh se se débattait récemment avec la question du chiffre des des des immigrés illégaux en France. Euh ancien préfet de police, comment il s'appelle déjà ?
Comment est-ce qu'on peut penser quand vous avez chaque année euh 500000 personnes qui entrent légalement Laurent Nugèz quand vous avez chaque année 500000 personnes qui entrent légalement en France depuis qu'Emmanuel Macron a été élu président de la République, comment est-ce qu'on peut penser que ça créait pas un sujet de de d'équipement, d'infrastructure de enfin c'est c'est logique en je veux dire c'est euh ces personnes pourraient unir de de d'où qu'on veut. Ça ça ajoute euh de manière effective, c'est comme si chaque année on construisait l'équivalent d'une des grandes agglomérations françaises.
Ça ça ne peut pas ne pas avoir de conséquences sur encore une fois ça à Mayot ça se voit d'une manière encore plus dense mais c'est la réalité de la France. Mayot, Mayot, tu nous manques. On va bientôt venir te voir pour faire un update de ce qui se passe là-bas, histoire de ramener d'une façon très crue votre réalité. Question internet. Le règlement de blocage européen existe depuis 1996 pour protéger nos entreprises contre les sanctions extraterritoriales américaines. Pourtant, personne ne l'utilise. BNP Paris paye 9 milliards. Alstom est démantelé. Les entreprises européennes préfèrent plier devant Washington. L'Europe a créé un outil qu'elle n'ose pas utiliser.
Où est la souveraineté quand nos propres lois restent l'être morte ? Mais je je reviens ce que je disais tout à l'heure, je partage totalement le constat. La vérité, c'est que aujourd'hui l'Europe s'est placée sous la protection des États-Unis pour sa propre sécurité. Et donc à partir de là, bah quand vous faites le choix de la vassalité, vous assumez les conséquences. et et en particulier quand le président des États-Unis s'appelle Donald Trump et que et que et que tout le monde a bien à l'esprit que d'un claquement de doigt parce que il a un mouvement d'humeur, il peut décider de de de quitter le temps, de suspendre l'article 5.
Pour nous, tout ça paraît peut-être lointain, mais pour nos pour nos amis polonais, Balt, c'est c'est une expérience très concrète que celle de se sentir extraordinairement vulnérable. Et ça explique aussi encore une fois ce deal qui n'en est pas un signé signé cet été par l'Union européenne. Encore une question Gaë Brigit, monté des populismes, guerre en Ukraine, fracture nord-sud sur la dette, blocage institutionnel permanent. 90 % des Français pensent que le pays est en déclin. Vous êtes au PPE, le parti qui gouverne l'Europe depuis 70 ans. Le projet actuel n'est-il pas à bout de souffle ? Il il est à bout de souffle.
Et moi, je suis pas rentré au PPE et je suis pas rentré chez LR parce qu'en fait c'est la même chose. Euh je suis pas rentré au PPE parce que j'étais d'accord avec tout ce que le PPE avait fait ou tout ce que le PPE faisait. Vous faites pas, je suis rentré là-bas pour le changer de l'intérieur et ainsi de suite. Bah si, on a peut-être un désaccord, mais dans ce cas-là, qu'est-ce que je vais vous répondre ? Ne me faites pas aller, on va arriver dans le parlement pour créer quelque chose de complètement nouveau et qui Non, en fait, il faut aller là où ça se passe. Moi, je me suis toujours senti de droite. Je crois au clivage. Ça veut dire quoi droite ? Ça veut dire c'est assez simple en fait.
Je pense que toutes les grandes démocraties, toutes les démocraties occidentales ont vu émerger de manière assez naturelle le clivage gauche- droite qui a été structuré en France pour la première fois pendant la Révolution française. Le clivage gauche- droite, il oppose deux visions du monde, deux tempérament politiques. La gauche, c'est une colère. La gauche, c'est une révolte. C'est la volonté de de transformer le monde, de changer le monde. La gauche veut changer le monde. C'est pour ça que la gauche veut la révolution. Enfin, historiquement, gauche et la droite veut côtoyer le bourgeois. C'est ça. Et la gauche ?
Non, la gauche c'est la droite c'est une de manière bien plus modeste, la droite je dirais que c'est une forme d'inquiétude. La droite, je peux aller jusqu'au bout. La droite c'est la volonté de pas de transformer le monde mais de transmettre ce qui dans le monde mérite d'être préservé. La droite c'est le sens des conditions nécessaires à la vie en société qui sont infiniment fragiles et qu'il faut protéger. et et que la droite soit du côté des bourgeois. Euh le cliché que vous venez de citer, c'est en fait un truc qui date euh euh du marxisme. En fait, le le marxisme a profondément déréglé les catégories politiques. Dire que je suis marxiste. Non, pas du tout.
Je dis qu'on est tous héritiers de la perturbation du champ magnétique de la vie politique occidentale qui a été créée par le marxisme. Pourquoi à droite ? Parce que le marxisme a fait que les questions économiques sont devenues centrales. Mais en fait la question elle est pas fondamentalement. À droite, il y a pas des gens qui veulent un petit peu chambouler le truc ? euh pour dire bon maintenant ça suffit. La droite c'est les parties de vieux boomers qui comprennent rien à rien qui pr qui protègent simplement leur rente, leurs statut leur positionnement. Ils sont pas du coup tout connectés au réel. Pourquoi la France insoumise récolte énormément d'électorats jeunes ? Pourquoi ?
Pourquoi la droite récolte pas trop d'électorat jeunes ? Et ben il y a pas que la France insoumise qui récolte un électorat jeune. Il y a qui ? Bah tous les partis contestataires, disons-le, d'une manière plus générale. C'est quoi un parti contestataire ? Le le premier parti chez les jeunes en France, c'est pas la France insoumise, hein. Faut pas laisser raconter cette histoire, c'est le Rassemblement national. Donc le le le sujet mais encore une fois le le le point commun d'ailleurs à ces formations politiques, c'est de alors pas LFI mais en tous les cas le RN lui aussi conteste l'idée qu'il y a un clivage entre la gauche et la droite.
Marine Le Pen en tous les cas conteste ça et comme Emmanuel Macron. Emmanuel Macron nous a dit c'est fini la gauche et la droite c'est terminé maintenant c'est en même temps. Maintenant le vrai clivage c'est populisme contre progressistme. Moi j'ai jamais cru à ça. Je pense vraiment qu'il y a un clivage entre la gauche et la droite. Et moi, je me suis toujours senti d'un tempérament de droite. Et donc euh en étant moi-même souvent très frustré de ce que les partis politiques en général faisaient et le parti qui devait me représenter, je me suis dit ben il y a deux options.
Soit je soit je me plains indéfiniment, soit j'y rentre et j'essaie d'apporter ce que je crois nécessaire pour renouveler ce parti parce que le plus important, c'est à travers lui de renouveler le pays. Et c'est quand même de ça qu'on parle. Les partis sont des outils. Je je me moque éperdument. On se moque éperdument des partis. La seule chose qui compte, c'est la France. Et donc, je suis rentré là pour essayer de faire en sorte que les choses changent dans la mesure où j'en suis capable par mes forces et ma volonté. Et c'est aussi pour ça que je suis au PPE au Parlement européen. On parlait tout à l'heure d'Ursula von Derleen.
Ursula Van Derleen, elle a été soutenu par une grande partie du PPE. Je je j'assume une ligne différente. J'ai aucun problème avec ça. Je pense que ce qui compte, c'est d'avoir à l'intérieur de de de ce qui organise le débat politique et le débat démocratique, d'avoir le courage de porter les idées qu'on croit nécessaires pour pour l'avenir de de nos pays. Question internet. Bonjour. Il y a eu monsieur Tangy qui a soutenu le rapport parlementaire sur les ingérences au niveau français. S'en est-il inspiré ? Euh, quel rapport parlementaire ? C'est pas marqué sur les ingérences étrangères. Euh, je l'ai pas lu. Oui, je sais pas de quel rapport on parle exactement.
Euh, descends un petit peu là les questions. Tu es forte. Est-ce qu'on peut parler d'un autre rapport parlementaire très intéressant sur les inérences étrangères ? Ouais. Le rapport de madame Chikirou sur la Chine. Chikirou sur la Oui. Comment ça se fait que ce truc n'ait pas fait un scandale total ? Pourquoi la Chine elle elle vient fort ? Sopia Shikirou fait un rapport parlementaire. Je sais pas quelle est la forme du document. En tout cas, elle produit un document de l'Assemblée nationale puisquelle est la rapporteur. Ouais. Stupéfiant. Vous l'avez lu ? Non mais regardez ça. C'est extraordinaire. La Chine est une démocratie. C'est un facteur de stabilité, de paix, d'harmonie, d'équilibre.
C'est un panégérique de la Chine. Si on veut s'intéresser aux ingérances étrangères, j'ai l'impression que la France insoumise adore toutes les dictatures queles qu'elles soit. Alors, visiblement, il y a un coup de foudre entre madame Chikirou et le régime chinois. C'est gratuit. Ben non, mais c'est stupéfiant. On parle d'ingérence étrangère, il faut regarder où elles sont hein et par où elles passent. Et est-ce qu'on s'intéresse à autre chose que les ingérences étrangères des dictatures ? Est-ce qu'on s'intéresse à aux ingérences étrangères ? Je dirais par exemple britannique, est-ce que vous avez repéré des je fais un petit appel du coup d' finissent par un e et ça commence par un d.
Les ingérences britanniques en France et en Europe, est-ce que vous êtes fait tamponner par des par des ros beefs ? J'ai eu l'occasion de de négociation assez rude avec les Britanniques parce que je je parle pas de négociation. Est-ce que vous avez l'attaché culturel de l'ambassade d'Angleterre ? Non, jamais. J'ai déjà échangé avec la Est-ce que votre assistante s'est fait tamponner par les Anglais ? Non. Non. Est-ce que les Américains ont essayé de venir vous chercher ? Ah oui, bien sûr. Pour le coup, les Américains, on a on a quand même Mais après, qu'est-ce que vous appelez Non mais on parle avec les diplomaties des pays euh étrangers.
Ça pour le coup, c'est pas c'est pas c'est pas scandaleux hein, y compris pour se dire les choses. J'ai été à Washington deux fois cette année euh et notamment pour des conversations parfois très très rudes avec les Américains, typiquement sur le sujet de ce texte européen sur l'industrie de défense parce que eux il étaient eux il y étaient extrêmement opposés.
Et ben bien sûr et j'ai été au département d'État il y a quelques semaines et on a eu une conversation très franche et moi j'ai dit aux Américains les yeux dans les yeux voilà je pense qu'il faut se dire la vérité je leur ai dit vous nous reprochez nous européens d'avoir été pendant très longtemps les passagers clandestins de la défense américaine. Dans votre esprit il y a le col bleu américain qui paye parce qu'il travaille dur pour défendre les Européens qui eux ne payent pas pour se défendre eux-mêmes.
Les Européens avec ce pognon construisent des sécurités sociales magnifiques pendant que le travailleur américain doit se payer une assurance privée qui lui rembourse pas au moment où il a un cancer. Et donc vous vous dites que c'est terminé et que maintenant chacun se débrouille et que les Européens doivent mettre 5 % de leur PIB dans leur défense et que ça suffit comme ça de de de jouer les profiteurs. OK, vous avez le point, c'est vrai. Enfin, objectivement, qui peut leur donner tort ? Mais maintenant, si vous considérez qu'on doit être plus autonome, bah on va être plus autonome.
Et si vous voulez qu'on mette 5 % de notre pipe dans la défense, ben on va le mettre dans notre industrie de défense. Et c'est comme ça que ça doit se passer. Vous pouvez pas à la fois nous demander d'être indépendant et d'être dépendant. C'est pas possible. Mais si je dis ça au département d'État, j'imagine que vous y verrez pas malice. Il faut aussi parler avec les gens avec qui on n pas d'accord. C'est à ça que ça sert la diplomatie. Surtout parler avec les gens avec lesquels on n pas d'accord. Surtout. Vous savez pourquoi ? Sinon, ça sert à quoi de parler ? Non, c'est quand les gens se parlent, ils évitent de se taper dessus. Ouais.
Quand vous allez aux États-Unis, vous prenez un téléphone neuf. Non, vous allez dire que je suis naïf. Ouais, mais ça tout le monde l'a vu, hein. Question question internet. Euh, faites monter les meilleures questions, s'il vous plaît. Pourquoi l'Europe serait-elle un combat si c'est si bien ? J'ai pas dit que c'était bien, j'ai dit que c'était un combat. Il y a plein de trucs qui vont pas bien du tout en Europe et je passe mon temps à j'ai plutôt l'impression de de passer mon temps à combattre tous les délires qui se sont accumulés en particulier au cours des dernières années plutôt que de de de consentir béatement à tout tout ce qui se décide dans les institutions européennes.
Non, l'Europe c'est un combat. Mais tout à l'heure vous disiez sur les questions est-ce qu'il faut quelqu'un posé la question ? On n'a pas répondu et d'ailleurs c'est l'occasion de présenter nos excuses à cet internaute. Est-ce qu'il faut sortir de l'espace Schengen pour Oui, je fais de la politique pardon. Est-ce qu'il faut sortir de l'espace Schengen pour reprendre le contrôle sur l'immigration ? Schengen ou pas Schengen, l'Europe est une réalité. C'est une réalité physique, c'est une réalité économique, c'est une réalité historique, culturelle. Et cette réalité-là, on pourra pas y échapper.
C'est-à-dire que vous pouvez euh annuler Bruxelles, vous pouvez oublier Schengen, vous pouvez faire tomber toutes les commissions que vous voulez. Euh et c'est pas l'envie qui manque parfois, mais à la fin euh si demain la Grèce ou l'Italie ou l'Espagne sont submergés par des flux migratoires euh qui sont qui sont qui sont pas gérés, c'est déjà le cas, hein. C'est déjà le cas. ça a des conséquences sur nous quoi qu'il arrive avec ou sans l'Europe. Donc le sujet c'est euh comment on fait en sorte euh de relever ensemble des défis qui nous sont communs. Et de ce point de v-à, l'Europe n'est ni bien ni pas bien. C'est comment on fait pour éviter que la Méditerranée soit un cimetière ?
Bah c'est très simple, on on retrouve des frontières. Je suis rapporteur au Parlement européen. C'est le prochain combat qui qui s'engage sur le règlement retour. Le règlement retour, c'est le texte qui va euh remplacer la directive retour qui existe aujourd'hui depuis 2008. C'est le textes européens qui concerne les expulsions. En Europe, il y a une statistique facile à vérifier. Euh si vous avez été identifié comme résident illégalement sur le sol européen, en France par exemple, si vous avez reçu un OQTF, vous avez en Europe en moyenne 23 % de chance d'être reconduit dans votre pays, c'est-à-dire rien.
Imaginez le code de la route s'il y avait 80 % des gens qui 77 % des gens qui qui passaient au rouge, ça tiendrait plus du tout. Donc le le fait est que c'est la grande, j'ouvre une parenthèse. Euh les immigrés irréguliers en France, même si c'est irrégulier, ils foutent pas tous le bordel. J'ai pas dit ça. D'accord. Ils sont juste illégalement là. Donc ça veut dire que vous avez constamment notre droit est constamment violé et pas seulement notre droit mais des décisions de justice. Ceux qui foutent le bordel c'est pourquoi ils sont pas expulsés directement ? Mais parce qu'en fait personne n'est expulsé. Et pourquoi personne n'est expulsé ? à cause du droit européen.
Parce que la directive retour, c'est une des raisons, mais c'est la raison la plus marquante. La directive retour et toutes les jurisprudences construites autour de la directive retour par toutes les cours nationales et européennes. Toutes ces jurisprudences ont désarmé nos états et font que effectivement, et c'est ce que les Français ne peuvent plus supporter et moi non plus et je les comprends, effectivement quelqu'un à qui on a délivré un un OQTF a très peu de chance d'être reconduit. Il a été débouté du droit d'asile. Ça ça son refus a été confirmé une fois, deux fois, trois fois après autant de recours et pourtant ben il restera là.
Et comment est-ce qu'on évite que la Méditerranée devienne un cimetière en mettant fin à ça ? Aujourd'hui, il est parfaitement clair pour le monde entier que si vous arrivez à poser le pied, même illégalement sur le sol européen, vous y resterez pour toujours. Et c'est pour ça que des gens risquent leur vie en Méditerranée. Si la gauche était sincère et qu'elle voulait vraiment mettre fin à tout ce business immonde des passeurs, qu'elle voulait mettre fin à ce trafic d'êtres humains qui a lieu sous nos yeux aujourd'hui à nos frontières, mais elle devrait se battre pour qu'on expulse les illégaux.
Parce que le jour où il sera parfaitement clair dans le monde entier que si vous mettez le pied illégalement sur le sol européen, vous n'avez aucune chance d'y rester, ce jour-là, plus personne ne passe la frontière, plus personne n'essaie de rentrer, plus personne ne risque sa vie en traversant la Méditerranée. Regardez ce qui se passe aux États-Unis pour le coup. Ça, c'est la démonstration que Trump a fait sous nos yeux. Il y avait chaque année 300000 passages de migrants irréguliers entre le Mexique et les États-Unis. Cette année zéro. Pourquoi ? Parce que Trump a mis en scène le fait que maintenant ceux qui étaient illégalement aux États-Unis étaient renvoyés chez eux sans ménagement.
Et ben évidemment du coup ça vous dissuade un peu de tenter votre aventure. Le Mexique il les accepte. Bah il a pas le choix. C'est-à-dire bah c'est-à-dire que en l'occurrence il faut effectivement mettre en œuvre une politique de la force. Et et c'est très simple. Et l'Europe en a les moyens. Ah bon ? Bah oui. Ah oui. Il faut faire la même chose que les États-Unis. Par exemple conditionnalité sur les visas. Si vous ne coopérez pas sur le plan sur le plan migratoire, vous n'aurez plus un seul visa d'un seul pays européen. Bah, je peux vous dire que ce jour-là, un pays réfléchit à deux fois. Comment on fait pas ça avec l'Algérie ? Ben, c'est la question que je me pose.
C'est la question qu'a posé Bruno Rotaillot pendant des mois au ministère de l'intérieur. On fait peut-être son gaz. Non, même pas seulement. Je pense que ça dépasse ça. La France est pas la plus intéressée au gaz algérien. L'Italie oui. Ils ont peut-être pas tant que c'est rien. En plus, l'Italie est très intéressée par le gaz algérien et ça mais nous c'est pas on a un autre modèle. Je je crois pas qu'il y ait quelque raison que ce soit de dépendance. Il y a juste une faiblesse organisée. Enfin une faiblesse intrinsèque, intériorisée, une faiblesse qui est devenue un crédau de la part de nos de nos dirigeants. Question internet.
Le marché européen de l'énergie avec ses mécanismes de fixation des prix alignés sur le gaz a contribué à l'explosion des factures des français. Vrai facture d'électricité et facture d'énergie des français. Faut-il en sortir pour retourner pour retrouver notre souveraineté énergétique et protéger notre modèle nucléaire ? Où peut-on le réformer de l'intérieur ? Et ben, on a déjà travaillé à le réformer et c'est d'ailleurs une des raisons qui fait que les factures d'électricité ont baissé ces derniers mois. euh pour la première fois depuis longtemps. Euh et typiquement, c'est un exemple intéressant, la même chose que Shengen.
En fait, j'ai entendu beaucoup de gens dire il faut sortir du marché européen de l'électricité. En fait, il y a un marché européen de l'électricité, enfin, il y a un marché mondial de l'énergie et il y aura toujours un marché européen de l'électricité parce qu'en fait, on va continuer de vendre et d'acheter de l'énergie à nos voisins, de vendre et d'acheter de l'électricité à nos voisins parce qu'on est une plaque géographique, on est une plaque électrique et et d'ailleurs la France a beaucoup gagné au marché européen de l'électricité parce que on est pour le coup, c'est un des derniers trucs qu'on sait vendre, on vend de l'électricité à nos voisins.
Donc on a une activité excédentaire sur le plan commercial en matière d'électricité. Merci le général. Merci le général. Alors aujourd'hui, bon c'est un peu catastrophique parce qu'on subventionne des éoliennes qu'on finance à grand prix et avec ces éolienne en fait on subventionne maintenant la consommation de nos voisins, ce qui est absolument stupéfiant. On détruit nos paysages, on abîme la biodiversité, on construit des infrastructures avec des turbines chinoises qui vont fonctionner 30 ans et qu'on sera pas recyclé. Tout ça pour payer que le contribuable français paye pour l'électricité que les Allemands utilisent.
tout faux sur toute la ligne mais ça change rien au fait que malgré tout on a tiré avantage de ce marché de l'électricité et que en fait vous avez beau abolir l'Europe et abolir Bruxelles, il y aura toujours un marché européen électricité. En fait c'est c'est une réalité économique basique. La France va pas devenir la Grande-Bretagne et même d'ailleurs la Grande-Bretagne est interconnectée mais enfin en tous les cas on va pas se détacher du continent pour vivre en autarsie. Donc le le le vrai sujet, c'est comment on fait en sorte que les règles du jeu soient les bonnes.
Et c'est là-dessus qu'on s'est battu et on a obtenu, on s'est on s'est bataillé sur le sujet aussi avec des parlementaires nationaux d'ailleurs et c'est l'occasion de dire à quel point on continue de penser à Olivier Marlex qui a été l'un des l'un des grands artisans de ce combat. Paix à son âme. Paix à son âme et on continuera son combat. Mais on on s'est battu précisément pour changer les règles du jeu du marché européen l'électricité. le marché de l'électricité, il avait des facto, c'était pas un principe de droit, mais dans les faits, à cause du principe de la dernière centrale appelée, il avait corrélé le prix de l'électricité au prix du gaz.
Et c'est pour ça qu'en effet, comme le dit très bien votre internaute, au moment où le prix du gaz a explosé, alors que les coûts de production de l'électricité n'avaient eux pour le coup pas bougé, on a vu exploser les factures d'électricité des Français et ça a mis en danger bien sûr non seulement les les ménages et les foyers, mais ça a mis en danger aussi beaucoup d'entreprises et notamment beaucoup de PME, de TPE, je pens les boulangers et cera on s'est battu à leur côté pour réformer cette règle du jeu et notamment pour réautoriser ce que l'Union européenne avait jusque là interdit, c'est le principe même du long terme pour faire en sorte que on sorte d'un prix de fixation de l'électricité qui était essentiellement calé sur le sur le sur le spot et qu'on redonne aux acteurs économiques la possibilité de souscrire des contrats à long terme.
Et c'est ça qui fait que EDF connaissance et coûts de production d'électricité, les industriels en particulier et les les acteurs économiques sachant ce coût de production, on peut rapprocher le prix d'achat de l'électricité de son prix de production. Et c'est c'était le le combat essentiel et on l'a fait dans la dernière année du dernier mandat et aujourd'hui cette réforme, elle est déjà en train de porter une partie de ces fruits. C'est pas terminé parce que le plus important c'est bien sûr de réformer le marché.
On a encore du travail à faire là-dessus mais le plus important c'est d'abord de travailler sur la production parce que vous pouvez réformer un marché mais vous pouvez pas réformer le principe de l'économie fondamentale qui est que tout ce qui est rare est cher et si l'énergie est rare bah elle est forcément chère et donc il faut travailler à la production et ça c'est le sujet de la PPE et ça c'est un sujet national. Si je vous dis bel ami à l'échafaud. Bon, ça m'a fait doucement sourire. C'était le slogan de de quelques manifestants croisé devant la gare du Nord il y a quelques semaines. C'était assez étonnant. J'arrive Gard du Nord pour prendre mon train pour aller à Bruxelles.
Je tombe sur c'était le jour d'une manifour des miracles. Toujours la guerre du Nord. La guerre du Nord, c'est l'angoisse hein. L'image pour la France. nos collègues au Parlement européen qui vont à Paris qui arrivent gard du nord, ils reviennent en disant "Mais qu'est-ce qui vous arrive ?" C'est c'est le truc le plus douloureux que je vis au Parlement européen, c'est passé par Guerre du Nord, c'est pas c'est pas l'hostilité de nos voisins. Parce que parfois on se dit nous français, "Ouais, tout le monde nous en veut, les Allemands nous font la guerre. Et les Allemands nous font la guerre. Mais le truc le plus difficile à vivre, c'est pas le fait que on ait des parties difficiles à jouer.
Je suis d'accord avec vous. Ce qu'il y a de magnifique quand on se parle, c'est qu'on évite de se taper dessus. Et aujourd'hui, effectivement, l'Europe, c'est un combat de tous les jours, mais c'est un combat qui passe par des négociations très rudes et très exigeante euh mais mais qui nous évite au moins de régler nos différents par des des des tranchées et des bayonnettes. Le fait est que le plus dur, c'est pas ces combats-là. Le plus dur, je trouve, le plus éprouvant à vivre, c'est le regard de compassion, une forme de de commisération, je dirais, euh que les les les Européens portent sur nous. Mais mais qu'est-ce qui vous arrive ?
Mais mais de gens qui disent et je l'entends partout quand je voyage, de gens qui disent "Mais on aime la France, on tient à la France." le braquage du Louvre. Mais c'est une raison de plus pour beaucoup de pays de se dire "Mais le Louvre, le plus grand musée du monde, c'est au Louvre que le concept de musée a été inventé. C'est le premier musée de l'histoire. C'est là qu'on a inventé l'idée de mettre des tableaux sur les murs pour que les gens puissent venir les voir et pas pour décorer des palais. Euh et ben aujourd'hui euh on se fait voler par des c'est pas c'est une lumain, c'est des types en camionnettes électriques avec des des avec des scooters Tmax.
C'est c'est l'incendie de Notre Dame ça. Ça a touché l'Europe entière et les images de la France les l'accident de Notredame jusqu'à la jusqu'à preuve du contraire, c'est un accident, du moins c'est un accident mal géré. Elle l'ouvre chez les hackeurs, il y a des pen test, des tests d'intrusion que ce soit sur votre PC mais sur les infrastructures physiques. Donc je vous donne un exemple concret là. Très récemment, on a reçu chez nous quelques copains. Ils avaient un peu de matos qui coûtaient excessivement cher dans leur valise. Ils avaient de quoi crocheter des serrures, dupliquer des cartes. Vous avez des amis étonnants ? Oui. Oui. Et surtout des des serviteurs de la France et des boîtes.
C'est c'est des white hats. C'est des des corsaires qui défendent les boîtes, qui défendent l'État. Ils ont une une éthique irréprochable. Euh euh ils veulent durcir notre business pour éviter qu'on se fasse euh enfoncer par les Chinois, les Russes, les Américains, les Britanniques, les Qataris. Ils ont la France cheville au corps et euh ils font des tests d'intrusion pour des boîtes et sont très très bons. Le Louvre, il y a pas des pen test, des tests d'inttrusion. On nous dit que c'est des nouvelles formes de cambriolage. Bon, à une échelle est relativement rudimentaire, on est d'accord. C'est du foutage de gueule ça. Bien sûr. Donc revenons à la Guerre du Nord.
Et donc la garde du Nord, c'est c'est une expérience de de ce décrochage français à soi seul. Mais tout ça pour dire que non, je suis arrivé gard du nord, j'allais prendre mon train pour aller à Bruxelles et et je tombe sur ce groupe de manifestants qui qui étaient supposés défendre les droits sociaux mais qui avaient surtout des drapeaux palestiniens. Et donc ils m'ont reconnu et le le réflexe un peu spontané a été de commencer à scander Bami à l'échafaud. C'est c'est ce qui est ce qui est en tant que tel intéressant parce que c'est pas un slogan si habituel que ça. Enfin, ils ont le droit de pas m'apprécier mais mais c'est amusant ce retour de la guillotine dans les manifes de LFI.
C'était des cela étant dit manifestement pour Rima Hassan, même les Palestiniens qui ont eu le tort de résister au Hamas sont sont susceptibles d'être exécutés sans jugement. Donc après tout, ça a l'air d'être une forme de légitimation assez courante, y compris à l'étranger, y compris envers les Palestiniens de la violence politique. Alors, tu as bougé, excuse-moi, tu as bougé. Reviens à la question que j'avais sélectionné concernant la défiance. Tuen bouges pas, redescends. Excusez-moi. Non, non, je vous en prie.
Euh voilà, je vous pose la question sur Bamierchau parce que la la question que je vais lire de Bousil Bonjour son avis sur la dérive démocratique en France et l'exaspération du peuple face aux tambouilles politiciennes et la haine contre son patron Macron. Est-ce que Est-ce que tu comprends que les les Français commencent à en avoir la casquette ? qui se font déboîter en taxe. On a des infrastructures pour aller à l'ostau, pour trouver un dermato, un oftalmo ou quoi que ce soit, ça devient compliqué. Ils se font déboîter en taxe. On se tape une inflation enri note qui vient d'être dégradée.
On nous regarde d'une façon bon à la guerre du Nord, vous êtes déclassé, l'ouvre, vous passez encore pour des crétins. Et en plus, est-ce que l'exaspération des Français quand elle va se matérialiser ? à l'ancienne façon traditionnelle parce que nous on aime bien les régicides, c'est historique. Tu as peur pour toi ? Non, moi j'ai j'ai peur pour la démocratie parce que je pense que la démocratie c'est effectivement un miracle assez fragile et qu'aujourd'hui elle est en train d'être très profondément abîmée. Tuas pas l'impression que la démocratie s'est basée sur de l'énergie bon marché ?
Quand tu as plus de de d'énergie bon marché, bah ta démocratie avec c'est c'est la démocratie, elle peut traverser y compris des crises assez rudes. Mais le problème c'est que ce qu'on vit aujourd'hui, c'est une forme de dénit de démocratie. C'est ça qu'on a vécu dans les dernières semaines. Là, c'est un c'est un chaos pas possible et plus personne y comprend rien. Mais ce qu'on a vécu, et je le dis là en parlant de ce qu'on a vécu aussi chez LR, ce qu'on a vécu avec Bruno Retaillot, c'est en fait un de démocratie. Quand la dissolution a eu lieu, Emmanuel Macron a perdu les élections. Il a déclenché une dissolution, il a perdu les élections. C'était la deuxième fois.
2022 déjà il avait perdu les élections. En 2024 il demande aux Français de voter. Les Français votent, il perdent. Personne ne gagne. Situation difficile. À ce moment-là, Emmanuel Macron a choisi un Premier ministre qui ne venait pas de son camp. il a choisi un premier ministre qui était euh dans le camp de ses opposants. Michel Barnier, il appartenait pas au macronisme. Euh il avait jamais été il avait jamais été macroniste. Et donc on nous a dit bah voilà, maintenant il faut il faut rentrer au gouvernement pour réussir à stabiliser le pays dans un contexte où il y a pas de majorité. et on s'est dit ben on va s'efforcer de faire au mieux pour être utile au pays.
Bien sûr, on n pas non plus gagné les élections, donc on prétend pas qu'on doivent gouverner tout seul mais on attendra l'alternance pour faire vraiment tout ce qu'on pense être utile au pays si les Français nous font confiance. Mais en attendant, on va faire tout ce qu'on pense devoir faire pour être utile au pays. Le problème, c'est que quand Emmanuel Macron a nommé Sébastien Lecornu, François Bairou s'était imposé à lui. Quand Emmanuel Macron a nommé Sébastien Lecnu, c'était plus du tout le même esprit. Il a nommé quelqu'un qui est au cœur de son camp.
Et le sujet est pas personnel, c'est pas Sébastien Lecornu, c'est pas une question de personne, mais c'est une question politique profondément. Camp ou à sa botte ? B en tous les cas quelqu'un qui a été l'un de ses principaux soutiens, l'un de ses principaux alliés et qui par conséquent prend ses ordres à l'Élysée. Et ce que les Français ont découvert quand Sébastien Lecnu a publié son premier gouvernement, c'est que la liste de ce gouvernement, elle avait été faite pas à Matignon, elle avait été faite dans le bureau du président. Et c'est ça le problème majeur. Emmanuel Macron a perdu les élections.
Alors on peut spéculer indéfiniment sur la question de savoir s'il faut qu'il démissionne ou pas. Peut-être le général de Gaulle avait tiré en 69 la conséquence que il devait s'en aller puisqu'il avait été désavoué par les Français, pensait-il, à cause d'un référendum manqué sur la régionalisation. Bon, il était parti. Il y avait pas des intérêts derrière qui ont stimulé un peu tout ça ? Oh non, je crois que c'était je crois pas que le général de Gaul était connu pour obéir à beaucoup d'intérêts extérieurs. Non non, c'est mes 68 derrière c'était tout clair cette histoire. Il y avait pas des intérêts étrangers pour exciter un peu tout le monde peut-être. Mais c'est encore une autre histoire.
Charles Legaul a décidé que quand il avait été désavoué par les Français parce qu'il leur avait proposé un référendum et qu'il avait perdu, il est parti. Peut-être que Emmanuel Macron pourrait en tirer la même conséquence, mais c'est même pas nécessaire en fait. Euh je veux dire par là que François Mitteran, Jacques Chirac ont été président de la République. Ils ont aussi perdu les législatives et donc ils ont accepté que ils étaient à l'Élysée, qui qui représentaient la France à l'étranger mais que pour le reste c'est le gouvernement qui était indépendant d'eux.
Et je pense que c'est ça qu'il faut retrouver, qu'il faudrait retrouver aujourd'hui parce que qu'est-ce qui qu'est-ce qu'ils se disent les Français ? Et ils ont parfaitement raison. Ils se disent "On a voté une fois en 2022 pour dire qu'on voulait pas donner une majorité à Emmanuel Macron. Il nous redemande notre avis en 24. On lui redit la même chose et il continue de gouverner comme si rien ne s'était passé. Il continue de tout diriger depuis l'Élysée comme si on avait jamais voté." Mais c'est ça le démocratie. C'est pour ça qu'on a quitté le gouvernement. parce qu'on s'est dit nous on voulait être utile au pays, on voulait pas être la caution d'une forme de d'acharnement.
C'est le mot de Gabriel Atal lui-même, d'avoir qui va miner de l'intérieur la confiance dans la vie démocratique. Il y a pas une dérive autoritaire un peu de l'Europe en ce moment entre chat contrôle ? C'est quoi chat contrôle ? Chat contrôle, c'est euh c'est un débat que je suis avec beaucoup d'attention, mais c'est pas la la décision est pas prise. C'est la présidence actuelle du Conseil européen qui est assurée par le Danemark qui a proposé cette option, mais elle a pas été retenue. Je le dis parce qu'on reçoit plein de mails sur le sujet et je comprends très bien l'inquiétude des gens qui s'expriment. Mais aujourd'hui, ça ça cette proposition n'a pas été adoptée.
Vous connaissez Munique ? Munique ? Oui. La ville ou les accords de Munique ou ? Oui. Vous connaissez J Evans ? Ouais. Ah oui, le discours Dominique. Ouais, oui, j'ai écouté le discours Dominique. Moi, j'ai j'ai beaucoup d'intérêt pour JD Vans. J'ai lu Il y qui est vraiment un livre exceptionnel euh vraiment euh et en plus euh très drôle, ce qui ne gâche rien mais surtout une plongée magnifique dans l'Amérique dont il est issu.
Mais sur le discours de qui vient nous faire je DVens qui vient de nous faire la leçon sur la liberté d'expression sur le discours de Munique, je me permets d'avoir quand même un un petit désaccord quand même d'abord parce que je crois qu'il faut qu'on affronte nos problèmes. Désaccord parce que vous êtes petit bras. Non non, je je disais ça de manière euphémistique parce que je pense qu'il faut qu'on affronte nous-même nos problèmes et que j'aime jamais recevoir des leçons des autres pour commencer et puis deuxièmement parce que ce serait bien que les États-Unis règlent leurs propres problèmes avec la liberté d'expression.
Non mais OK quand il vient nous faire la leçon en fait il vient défendre les intérêts des gafas on va pas se mentir il vient défendre les intérêts des grandes plateformes américaine quand il y a quand il y a le camp Biden qui nous fait euh les Twitter files. Vous connaissez les Twitter files ou bah les Twitter files ça concernait aussi assez directement la France he les les Facebook files et j'en passé des meilleurs et qu'ensuite les Américains viennent nous faire des leçons sur la liberté d'expression. C'est pour ça que je disais qu'il faudrait peut-être qu'il résolve leur propre problème américain. C'est pas le camp démocrate. Bien sûr.
Enfin, je suis pas totalement sûr plus que le camp républicain soit totalement au clair avec le sujet. Le DSA, c'est quoi le DSA ? Le DSA, c'est la la régulation européenne qui doit s'appliquer au secteur du digital, au secteur du numérique. Vous avez suivi l'audition de du monsieur qui travaille chez YouTube France ? Non. De Facebook France et de Twitter France. Vous avez suivi ça ? Non. Ils ont été auditionnés où ?
Euh si mes souvenirs sont bons, je demande à me faire fa checker, je crois, à l'assemblée par l'assemblée quand il y a le monsieur de chez YouTube France et on diffuse en ce moment aussi sur YouTube qui dit "Bon, quand il y a des contenus, je résume trivialement, quand il y a des contenus qui sont illégaux, bah on les dégage quand ça viole notre nos conditions d'utilisation, on les dégage aussi, ce qui est normal, mais bon, quand il y a des contenus qu'on aime pas trop voir mais qui sont pas illégaux, et qui ne viole pas nos conditions d'utilisation. Bah, on se débrouille pour les rendre un peu invisibles.
Il dit ça littéralement, pas littéralement, je aller voir ce qu'il raconte, mais ça y ressemble à 100 %. Et euh la question que je me pose, c'est est-ce qu'il faut qu'on fasse un syndicat de youtubeur, qu'on les traîne à la cour européenne des droits de l'homme parce que il se il s'essu un petit peu avec la liberté d'expression et que ça devient compliqué parce que s'ils reçoivent le le coup de fil d'un ministre ou si Facebook reçoit le coup de fil d'un ministre ou quelqu'un qui travaille dans un ministère pour lui dire bon celui-là il nous embête un peu. Tu vas un petit peu me le me le shadow banner, me l'anonymiser, me le mettre dans l'ombre pour plus qu'il soit référencé correctement.
Puis bon, ils sont obligés normalement de prévenir les gens, mais on s'est un peu rendu compte dans le passé que des fois ils sont pas si transparents que ça et que ils s'arrangent un petit peu de temps en temps avec les lois. Qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce que l'Europe doit défendre ? Est-ce que l'Europe est contente ? Peut-être non, l'Europe doit défendre la liberté d'expression. Évidemment, c'est absolument fondamental et le et le grand risque qu'on rencontre aujourd'hui, c'est audition au Sénat, pardon. Audition au Sénat. Merci beaucoup. Non, j'ai pas vu cette audition mais je je regarderai. C'est cavi ou je regarderai.
Euh le le grand risque aujourd'hui, c'est que ces plateformes deviennent plus puissantes que nos États. Euh qu'elles sont peut-être déjà Le problème, c'est que quand ces plateformes sont un peu cul et chemises avec des gouvernements un peu durs, Biden, les Twitter files, les Facebook files, non mais il faut pas croire que ça ait échangé. Enfin, je veux dire par là que les Américains ont des intérêts et ils défendent leurs intérêts et ils continueront de les défendre et on peut avoir plus ou moins de sympathie pour la ligne politique d'un gouvernement américain ou d'un autre.
Et ça change rien au fait qu'on doit pas dépendre de ce qui se passe aux États-Unis, ne serait-ce que parce qu'on n'a pas encore le droit de vote en dans le Minesota. Donc on peut pas décider de qui sera le prochain président américain. Donc on doit pas subir ce que la démocratie américaine devient. En aucun cas dans un sens comme dans un autre. Et c'est clair que pour nous mais le défi, il est global. Il y a il y a un enjeu de de effectivement de régulation, mais je crois que l'Europe a commis l'immense erreur de se définir elle-même comme c'était le grand rêve de la puissance normative. On va être puissant parce qu'on fait des normes.
En fait, il y a une sorte de répartition mondiale du travail. C'estàd les États-Unis invent, la Chine produit et l'Europe réglemente. Mais ça ça marche pas. Vous pouvez pas réglementer si vous savez plus inventer et vous pouvez pas réglementer si vous savez plus produire. Et donc il faut aussi que c'est pas seulement la question de la réglementation, c'est aussi quelle est la stratégie qu'on se donne pour avoir enfin un écosystème digital qui qui gagne son son autonomie. Question internet. Monsieur Benami, quel est votre ou vos formations en diplomatie, en géopolitique, vos mentors ? Euh et bien je dois dire que mais je crois que c'est c'est le sens de la politique.
La politique c'est pas un métier, c'est pas une carrière. Et d'ailleurs, je je j'ai eu la chance d'aimer passionnément mon métier et je serais très heureux d'y retourner. Je m'engage dans la vie politique pour un temps de ma vie. Donc j'ai pas de formation spécifique en géopolitique. Vos mentors ? Euh mon principal mentor sur le sujet d'affaires des affaires étrangères. J'ai eu la chance d'apprendre beaucoup de beaucoup de gens mais si je devais considérer quelqu'un comme mon mentor, je dirais que celui qui m'a le plus appris, c'est Arnaud d'Anjan.
Arnaud Donj avec qui j'ai été élu pendant 5 ans qui a fait une grande partie de sa carrière dans euh à la DGSE et qui ensuite a été élu au Parlement européen pendant trois mandats et qui est vraiment pour moi l'un des celui qui a le regard le plus juste, le plus complet, le plus lucide sur les affaires internationales et qui m'a beaucoup appris. Qu'est-ce que vous pensez qu'un ancien des services de renseignement soit élu ? Ben c'est très précieux. C'est-à-dire que Poutine, ancien des services de renseignement très élu, c'est très précieux.
Mais après le c'est pas parce que vous avez une compétence que vous l'utilisez bien, mais le fait est que on a quand même besoin d'avoir aussi des gens qui ont cette compéten là dans les institutions publiques. Quand on a été dans les Moi, je crois que c'est très précieux que en politique, il y ait pas des professionnels de la politique. D'accord. Et quand on a Non, mais les services de renseignement, c'est très spécial. Oui, mais il faut des gens qui il faut pas que des gens qui ont fait des renseignements, il faut des gens qui viennent de partout. Il faudrait qu'il ait plus de gens en politique qui ont fait autre chose que de la politique du renseignement.
Le fait de se retrouver élu, c'est problématique ou pas problématique ? Je crois pas. Faudra demander à Arnaud. Question internet et on va revenir sur les mentors. Vous avez lu CL voit quelqu'un qui a fait du renseignement, c'est quelqu'un qui a servi la France. OK. Non, mais je suis d'accord mais qui se retrouve à des à des à des postes élus. Imaginez-vous le directeur des services de renseignement français intérieur ou extérieur ou s'il a fait les deux, il se retrouve président de la République. Ça vous pose un problème ou ça vous pose pas de problème ? Mais si le type est très bon, je vois pas pourquoi ce serait un problème. C'est compliqué non ?
Il y a peut-être des dossiers sur tout le monde. Pas forcément plus que que enfin pas forcément plus que les autres partis politiques. C'est ça. J'en sais rien. Mais c'est c'est pas il y a il y a pas que dans les renseignements que que enfin je sais pas je je vois pas pourquoi ça poserait un problème singulier. La seule question qui compte c'est est-ce que la personne que vous éisez a a la droiture la la consistance le courage nécessaire. C'est c'est Vous avez lu Raymond Aaron ? J'ai lu Raymond Aaron. Oui, Carl von Klauswitz. J'ai lu Klausovitz. Euh, qui d'autre ? Qui d'autre ? Qui d'autre ? J'ai lu. Oui. Dans ce secteur là.
Ah euh mais en fait en matière d'affaires internationale, vous savez les les affaires HBS disaient que le l'état de nature s'observe le mieux dans les relations entre les États parce que les relations entre les États dans l'état social sont les relations des individus dans l'état de nature. Donc finalement, et en latin, ça se dit comment ? Euh ben non, la seule la seule devise latine qu'on peut lire de qu'on peut retenir de HS, c'est celle qui l'emprunte à l'autre qui est homo omini loupous. Et ça pour le coup, c'est la meilleure clé d'explication des affaires internationales. Est au miniloup, vous avez même pas besoin de mettre le verbe en temps, ça fonctionne comme ça parfois.
Euh, on arrive à la fin de notre interview. Il y a encore question mais on va plus avoir le temps de les passer. Euh quelles sont les richesses matérielles de la France ? Le pinard. Et même ça et même ça est en danger. L'agriculture, on n pas parlé d'agriculture, il faut absolument parler. On parle d'agriculture. Le mercour, ça se passe bien. Bah le mercour, non, ça va être un combat, un combat de plus, mais ça peut bien se terminer. Le problème du mercour, c'est pas c'est pas c'est pas l'accord commercial parce que les accords commerciaux sont pas forcément bons. Le problème du mercour, c'est que l'agriculture est la variable d'ajustement de cet accord commercial.
Or, l'agriculture c'est un enjeu de souveraineté majeur. Ben non, mais le problème c'est qu'il y a beaucoup de gens en Europe qui savent pas ça.
Bon ben bien sûr, je rencontre des dirigeants européens qui me disent "Écoutez, si les éleveurs beauvins sont pas capables de faire la compétition avec les aides de la Pâque, avec les éleveurs argentins, écoutez, le mieux c'est peut-être d'arrêter en fait." Bah en fait non, parce que on a pensé la même chose avec la pharmacie et maintenant on a fait partir toute la production de de de toute la production de principes actif de nos médicaments à l'extérieur de l'Europe et on a découvert la réalité de notre vulnérabilité au moment de la crise du Covid parce que on a laissé la Russie produire pour nous l'énergie pas cher qui faisait tourner les usines allemandes dès qu'on a découvert ce que ça voulait dire au moment de la guerre en Ukraine et parce que demain il y aura peut-être une crise alimentaire mondiale et que là si on a plus d'éleveur Bovin, on se dira qu'on était quand même très con de signer signer le mercour et et nos engrais aussi.
C'est compliqué les engrais non ? Bien sûr, mais pareil les anglais qui compte aussi c'est après vous réindustrialiser la France, ça veut pas se remettre à tout produire mais ça veut dire être capable d'identifier les secteurs stratégiques sur lesquels il faut investir et pour le reste être capable d'identifier les partenaires commerciaux diversifiés qui permettent de de de d'assurer la résilience de votre de votre société même en cas de crise majeure. Mais en revanche, le secteur stratégique, eux pour le coup, ils doivent être absolument préservés. Et la question agricole de ce point de vue-là, on en parle souvent comme d'un truc assez folklorique comme la pêche.
On parle jamais de la pêche, mais la pêche c'est fondamental aussi. Euh l'agriculture et la pêche, c'est pas du tout pour préserver nos paysages ou nos savoir-faires traditionnels. Bien sûr que ça compte et qu'on aime ce que font les agriculteurs, mais ce qui compte d'abord, c'est la sécurité du pays et la sécurité alimentaire et une dimension intégrante d'une stratégie de souveraineté. Sinon, on sera encore condamné à manger de la brioche. C'est ça. Et en plus importé. Dernière question internet et après on reprend. En tant que professeur de philosophie, que pensent-il de Spinoza ? Doit-on passer par la guerre pour unifier l'Europe ou la dissoudre ?
Point interrogation, une solution politique existe encore. Point interrogation, y croit-il interrogation. Je peux vous faire une confession ? J'aime pas du tout Spinoza. J'avais un j'avais un prof de philo qui était un spinosiste absolu. S'il m'écoute, il va il va il va être absolument furieux. Mais c'est le moment de de le confesser. Euh, je mets ma robe. Non, Spinoza. Oui, Spinoza, c'est vraiment une pensée systématique. C'est vraiment le système à l'état pur. Et Nietzs a écrit dans dans je sais plus quel est le livre où se trouve cet aaphorisme, mais Nietzs a écrit "Je haie les gens à l'esprit de système et je les évite. La volonté du système est toujours un manque de probité.
Et c'est pour ça que j'ai toujours été très hermétique à Spinoza. Je reconnais un sujet qu'on a pas abordé rapide. Ah il y en a tellement mais alors trois livres faut savoir conclure. Trois livres à conseiller à notre communauté. Trois livres à conseiller. Alors le dernier livre de Bruno Lemè bien entendu. Ah bah ça c'est une évidence. On en parle même pas bien sûr. Euh non, trois livres, je suis en train de terminer euh un livre magnifique qui s'appelle Falcon qui est une biographie. Alors juste je vous reprends, je me méfie de tous les gens à système et je les évite. La volonté du système est un manque de loyauté.
Mais en fait, ça dépend de la traduction, c'est le crépuscule des idoles 188. crépuscule des idoles. Magnifique. Merci d'avoir Revenons, revenons revenons à nos bouquins. Euh je suis en train de terminer un livre magnifique qui s'appelle Falcon euh qui est la biographie de Giovanni Falcon et par Roberto Saviano. Saviano, c'est celui qui a écrit Gomora, c'est un c'est un bah vous connaissez. Voilà. Mais c'est vraiment un très beau livre. C'est un très beau livre sur euh euh le courage d'un magistrat mafia et et c'est un livre qui est pas du tout simpliste, c'est pas blanc et noir, les gentils et les méchants.
C'est vraiment un livre sur euh le courage et sur la peur et sur euh le découragement et sur ce que ça veut dire de se sentir presque impuissant face à des à des des tendances profondes à l'œuvre dans une société. euh que que qu'on ne peut pas se résigner à à accepter. Pourtant, c'est vraiment un très beau livre. J'aime beaucoup Saviano. Du coup, ça me fait penser à un deuxième livre qu'il faut absolument lire. Mais bon, ça c'est une référence très classique. Euh parce que je pense que c'est la meilleure Vous aimez la prospective, c'était la meilleure tentative de prospective sur le déclin de l'Occident. C'est le déclin du courage.
Le discours de Sol Genin à Harvard, c'est un tout petit livre, c'est une conférence et Sol Genicine va à Harvard après avoir réussi à passer à l'Ouest. on pourrait refaire des blagues soviétiques parce qu'il y en a plein sur le sujet et tout le monde s'attend à ce qu'il fasse le grand éloge du modèle démocratique et libéral et Sul Genitin regarde ses interlocuteurs et il leur dit "Je je viens de de du monde soviétique dont j'ai dénoncé euh dont j'ai dénoncé le le l'effondrement moral." Mais en fait vous êtes tout aussi menacé à cause du déclin du courage. Et je pense que ce qu'on vit aujourd'hui, c'est d'abord ça.
C'est la distance stupéfiante entre ce que les dirigeants savent qu'il faudrait faire et ce qu'ils font à la fin. Ils savent pas. Si si ils savent pas. Si la vérité c'est que vous avez savent pas. Ils ont pas vu venir la guerre avec les Russes. Ils ont pas vu l'augmentation des tensions. Ils font aucune prospective sur l'énergie. Il y en a pas il y en a pas un qui va voir Totel ou Uramine ou pardon un producteur d'uranium pour aller faire de l'interception de renseignement correctement. pas la peine d'aller si loin. Je reviens sur le le la suspension de la réforme des retraites. C'est c'est ceux qui vous expliquaient qu'elle était nécessaire qui la font aujourd'hui.
C'est-à-dire que il y a une différence majeure entre ce qu'on ce qu'on pense devoir faire et ce que entre et je pense que il faut regarder les choses lucidement. C'est pas seulement le problème de la classe politique, c'est le problème de la société parce qu'on parce qu'on choisit l'immédiateté de la la préservation d'une forme de de de statut quo plutôt que d'affronter les choix courageux qu'il faudra faire et et et même des parties qui se disent antisystème prospèrent sur une forme de démagogie qui est aussi le symptôme du déclin du courage. Euh voilà.
Le troisème livre, je dirais ça fait un peu conseil de de profitique c'est qui est évidemment là aussi un classique absolu c'est le métier et la vocation de politique de Weber political berouf de Max Max Weber. Vous avez enseigné un petit peu combien de temps ? La politique est un effort énergique et tenace pour taroder des planches de bois dures. C'est la dernière page du livre. Il est parfaitement exact de dire, et toute l'expérience historique le confirme, que jamais dans le monde on aurait pu atteindre le possible si l'on s'était sans cesse et toujours attaqué à l'impossible. Et l'homme qui est capable de faire cela doit être un chef dans le sens le plus simple de ce terme.
Celui-là seul qui convaincu que le monde jugé de son propre point de vue sera peut-être trop petit ou trop mesquin pour recevoir ce qu'il prétend avoir à lui offrir et qui reste néanmoins capable de dire quand même celui-là seul à la vocation de la politique. Vous avez vu notre interview de Sarah Knafou ? Vous allez Non, j'ai pas regardé. Elle était très longue, il faut dire. Bah la vote est très longue aussi. 3h 4 minutes et déjà euh vous allez peut-être fa checker. J'espère que j'ai pas oublié les mots mais mais c'est c'est c'est vraiment un très beau livre. Vous avez enseigné combien de temps ? J'ai enseigné 11 ans. Où ça ? J'ai enseigné comme beaucoup de jeunes profs du public.
D'abord j'étais TZR donc chaque année, j'étais dans un établissement différent. J'ai enseigné en zone urbaines sensibles, j'ai enseigné dans des coins ruraux, j'ai enseigné dans un lycée hôtelier, j'ai enseigné en STI, génie mécanique et génie électronique. Enfin, c'était c'était l'occasion de découvrir plein de réalités pédagogiques différentes et puis ensuite j'ai continué en prépa littéraire pendant quelques années. Un conseil pour les jeunes générations, une bouteille à la mer, quelque chose d'impérissable. Vous voulez dire en général, je sais pas, un seul conseil. Moi, je pense qu'on vit dans un monde où l'appauvrissement intérieur est la plus grande de toutes les menaces.
Et donc si j'avais un conseil à donner, il est très simple, il faut apprendre par cœur parce que c'est la meilleure manière de lutter contre cette espèce de desséchement qui nous est imposé par ce monde de l'immédiateté, par le monde des écrans dans lequel je vis moi aussi bien sûr, mais qui nous nous prive de la densité intérieure que seul permet la fréquentation euh des livres, de la lecture qui sont la source de liberté à laquelle la civilisation dont nous sommes les héritiers a toujours été puisé. Et donc, il faut lire et il faut apprendre. et apprendre par cœur. La mémoire, c'est comme un muscle. Quand on apprend plus rien, on a plus de mémoire. Il faut s'y remettre.
Il faut qu'on s'y remette tous. Vous avez un avis sur l'intelligence artificielle ? Oui, je je pense que ça devrait pas s'appeler intelligence artificielle. Je pense c'est un piège conceptuel. Euh parce qu'en fait, je pense que c'est une puissance de calcul absolument phénoménale qui va défier beaucoup de règles de nos sociétés contemporaines et qui va profondément bouleverser le rapport de de de l'homme au monde et à la condition humaine. Mais je crois pas que ce soit de l'intelligence. Et je pense que c'est en fait derrière cette erreur de dénomination, il y a beaucoup de risques potentiels pour notre rapport à cette technologie qui est en train de de se déployer sous nos yeux.
On pourrait en parler longtemps. François Xavier Bami. Merci. Merci à vous.
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