Clémentine Autain dans la matinale de BFM, face à Apolline de Malherbe, jeudi 8 mai 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
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Ce livre 'La meute' vous a-t-il surpris ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Qui a rompu avec LFI selon vous ?
- 2:00RelanceRéponse partielle
Pensez-vous que ces pratiques mènent à des dérives autoritaires ?
- 3:00RelanceRéponse directe
Le 20e siècle vous fait-il penser à des risques totalitaires ?
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Pourquoi d'autres ne rompent-ils pas comme vous ?
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Faut-il exclure Mélenchon pour rassembler ?
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Il est 8h32, vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Clémentin Autin. Merci de répondre à mes questions ce matin.
Vous êtes député député de scè Saint-Denis, je ne dis plus député LFI puisque vous ne l'êtes plus et sans doute pour cause, on va y revenir dans un instant avec la publication de ce livre, Laame me un livre enquête choc qui dit au fond par écrit ce que vous vous dites tout bas, voire tout haut depuis un un petit bout de temps. On parlera aussi bien sûr du budget et de votre vocation peut-être à rassembler toute la gauche. C'est en tout cas votre espoir.
Vous vous dites même pourquoi pas moi pour les les prochaines élections. Mais d'abord ce livre ce livre la meute il vous a pas surpris ? Ce livre au fond il explique pourquoi j'ai rompu avec la France insoumise parce que je suis fondamentalement attachée à la démocratie et je n'ai pas rompu avec la France insoumise pour des raisons programmatiques.
Je partage le programme de l'avenir en commun. Je suis attachée aussi à la force militante, à l'énergie qui a pu être déployée, suscitée grâce à la candidature de Jean-Luc Mélenchon et à cet outil politique que nous avons créé. Et je suis euh également euh comment dire, je me reconnais dans cette gauche bien à gauche.
Voilà. Mais la question démocratique et une certaine culture aussi, un profil politique qui est aujourd'hui euh depuis un moment d'ailleurs clivant ne me permet pas euh ne fait que je ne me reconnais pas en fait parce que ça empêche de gagner et ça empêche de rassembler. Vous dites je suis partie, j'ai rompu Clémentin et merci de répondre à mes questions ce matin.
C'est votre première réaction depuis la sortie de ce livre. Euh Clémentine, je vous ai souvent reçu euh ici et j'avoue que vous étiez une des seules à dire officiellement et tout haut et même avant d'avoir quitté euh la France insoumise qu'il y avait un problème de fonctionnement interne, qu'il y avait un problème de démocratie interne au sein de ce parti. Vous dites "J'ai rompu".
Qui a rompu ? C'est une bonne question. Il y a eu une rupture parce que il n'est pas possible à l'intérieur de la France insoumise de ne pas être d'accord. euh les débats stratégiques ne sont pas euh réglés de façon démocratique.
Et donc, on nous a souvent dit mais pourquoi vous le dites pas à l'intérieur ? Et nous nous avons souvent dit "Mais où est la machine à laver ?" Et à la fin, je pense que cela se retourne contre nous parce que faire l'impasse sur la démocratie et développer une culture qui est une culture viriliste, une culture de l'intimidation, et bien peut-être dans un premier temps ça peut sembler efficace mais dans la durée c'est délétaire et je crois que le 20e siècle nous rappelle à quel point nous ne pouvons passer par-dessus bord la démocratie.
D'abord, c'est fondamental pour être crédible auprès des françaises et des Français. Nous défendons pour le pays une exigence de davantage de démocratie et donc je pense que cela suppose que nous soyons nous-mêmes pour nous-mêmes capable de montrer que nous sommes celles et ceux qui faisons vivre la démocratie. Il y a des choses très profondes dans ce que vous dites déjà Clémentin.
Lorsque vous parlez de d'une forme de de virilisme d'autorité et que vous faites référence au 20e siècle, on entend risque de dérive autoritaire totalitaire. Est-ce que c'est ces inquiétudes-là qu'il faut avoir en tête ? Bah je je justement j'essaie de comprendre ce que vous voulez dire.
Oui. Le 20e siècle, vous pensez à quoi ? Et je pense que les grandes espérances du 20e siècle et notamment l'espérance communiste, elle s'est fracassée sur la question démocratique.
Donc aujourd'hui, une gauche bien à gauche à mon sens, elle doit être capable de fonctionner selon des modes qui sont des modes qui permettent aux militantes et aux militants, aux députés d'avoir voix au chapitre et de ne pas être simplement soumis d'une certaine manière à tout ce que dit le chef, tout ce que dit le noyau dirigeant qui d'ailleurs est reproduit sur lui-même puisqu'il est coopté. Donc moi ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est de savoir comment on peut gagner dans le pays. D'accord.
Cette enquête là, moi je m'adresse aussi aux insoumises, aux insoumis, aux militants, aux sympathisants pour leur dire prenons maintenant notre destin en main et nous avons à ouvrir le chemin. Parce que pendant qu'on parle là, le problème c'est la trumpisation de la société. C'est grave.
Pendant qu'on parle, c'est la Macronie qui impose toujours sa soupe néolibérale. On nen peut plus. Donc comment on ouvre un chemin qui est un chemin qui nous permet de gagner ?
Ça veut dire que vous estimez au fond Clémentin que euh le fait que ce livre mette en lumière une sorte de système he ce sont leurs mots. Le fait que désormais et là je voudrais citer même le journal Libération qui lorsqu'il parle de ce livre dans son éditorial dit au fond les dissonances entre les prétentions démocratiques du candidat et le fonctionnement autoritaire du chef sont mis sont mis en lumière. Mélenchon ne demande pas seulement la discipline du groupe et la loyauté absolue, mais la dévotion aveugle.
Celui qui doute trahit. et le journal Libération, journal de gauche qui dit même "Le public a pu au fil des années être informé de ses accès de violence par vous notamment euh Clémentin de son goût pour les purges. Mais l'enquête démontre qu'il ne s'agit pas de fait isolés qui peuvent s'expliquer par la violence du combat politique.
Non, il s'agit d'un mode de fonctionnement assumé et s'interroge sur les conséquences s'il accédait au pouvoir." Libération qui écrit que donnerait de telles pratiques si Mélenchon a entrait à l'Élysée ? Je vous pose la question Clémentine Not.
Mais le problème c'est que pour l'instant je ne crois pas que en l'état Jean-Luc Mélenchon puisse accéder à l'Élysée et d'ailleurs toutes les enquêtes d'opinion le montrent. Pour accéder à l'Élysée, il va falloir rassembler à gauche. Et c'est l'un des problèmes d'ailleurs de cette culture politique, c'est qu'elle empêche que la France insoumise puisse être le boteur de ce rassemblement qui est indispensable pour la victoire et qui d'ailleurs est plébiscité par le peuple de gauche.
On l'a vu dans un sondage, 8 Français sur 10 qui se disent de gauche veulent l'union des gauches et des écologistes. Donc la tâche aujourd'hui, moi ce matin, je suis pas venue pour commenter la meute, je suis venue pour envoyer un message. Maintenant, il faut se mettre au travail parce que taper sur travail, faut commencer par assumer la rupture.
Moi, j'assume avec cette pratique, avec cet autoritarisme et avec ce que vous dénoncez depuis des années et qui fait que en effet vous avez rompu et et pardon mais là-dessus aussi, je vous pose la question. dites on est arrivé à un point de rupture. Moi je me souviens de vous de me souviens de vous au lendemain de notamment des dernières législatives.
Je précise d'ailleurs ici que vous êtes l'une des députées qui a été les mieux élus de France avec 62,65 % des voix dès le premier tour et malgré cela, Jean-Luc Mélenchon ne vous compte pas dans les députés LFI. Il va sur TF1, il parle de 19 députés élus et lorsque vous vous comptez, vous dites "Mais je comprends pas, on est 20 et donc malgré vos 62,65 % des voix, vous n'êtes pas compté." Et vous déclarez à ce moment-là, "J'ai donc compris que je ne fais plus partie du groupe." Oui, parce que j'ai soutenu mes camarades purgés.
Voilà pourquoi je ne fais pas partie de ce groupe. Donc c'est une rupture parce que à la fois j'ai pris mes responsabilités en connaissance de cause et si tant de députés, tant de militants se taisent, c'est parce qu'ils ont peur d'être mis au banc et qu'ils ont peur du saut dans le vide de pas savoir finalement où est-ce qu'on va et qu'ils ne veulent pas rompre avec ce qu'est le programme, ce qu'est cet ancrage politique. Il faut le comprendre ça.
Et moi je dis aujourd'hui que cette culture politique là, elle nous amène dans le mur. Donc il faut sortir de là. Et comment écoutez-moi Apoline de Maler Apol Apoline de Maler faut se dire les choses.
Taper sur Jean-Luc Mélenchon qui est devenu un sport national sur la LFI, sport national aussi avec difficulté. Moi, j'ai pas envie d'hurler avec les loups, c'est-à-dire tous ceux qui sont nos ennemis politiques dans ce moment de néofascisme un peu ambiant qui est là dans notre société. C'est difficile aussi.
Moi, je me je me reconnais pas dans dans le fait que c'est la priorité du débat médiatique depuis plusieurs jours. C'est quand même un problème. Euh donc notre difficulté, c'est de comprendre que là dans ce moment, notre tâche de créer une espérance et d'être capable de faire autrement et donc de faire mieux.
Je comprends le désarroi dans lequel vous vous retrouvez. Un désarrois Pauline de Mal. Faut aller est-ce qu'il faut aller jusqu'à ce que dit par exemple la patronne des vers qui dit Marine Tondelier que c'est une façon de faire diversion qu'il c'est juste que là ça fait 10 minutes que je suis ici à Pauline de Malerme et que moi j'ai envie de vous parler pas tout à fait 10 minutes en l'occurrence mais mais Clément j'ai envie de vous parler des plans sociaux du budget de beaucoup de sujets qui inter est-ce que le sujet c'est pas précisément que cette rupture que vous avez acté que François Ruffin a acté, que d'autres ont acté comme vous le dites ce matin.
Pourquoi ? Pourquoi est-ce que d'autres qui pensent la même chose que vous ne le font pas ? Mais c'est à eux qu'il faut poser la question.
Comment vous pourrez rassembler la gauche puisque c'est votre ambition si vous n'arrivez même pas à rassembler à les filles ? Écoutez, je moi je pense qu'il faut rassembler les militants, les sympathisants, les députés de la France. Est-ce que ça peut se faire sans exclure Jean-Luc Mélenchon ?
Ça va pas se faire comme ça. Ça va se faire parce que ce que nous serons capables de construire va être attractif, va être dynamique et que beaucoup ont peur que ce qu'on va mettre sur pied euh euh finalement soit une rupture avec euh l'idée générale que nous avons porté ensemble. Je trouve simplement que le fait de dire aux journalistes, ah ben vous parlez de cela et donc ça prend du temps sur les plans sociaux.
Au fond, vous pourrez parler des plans sociaux, vous pourrez sauver la France comme vous le dites si précisément vous êtes capable de faire l'Union. Est-ce qu'il ne faut pas précisément prendre le temps de comprendre comment le parti fonctionne, se libérer de ces dérives virilistes comme vous le dites pour pouvoir rassembler ? Fait, je l'ai fait.
Vous l' fait mais vous êtes un peu seul. Non, je pense que je ne suis pas seul. Je pense que au contraire la majorité du peuple de gauche est d'accord avec moi et probablement la majorité des députés et probablement la majorité des insoumis, des militants, des sympathisants est d'accord avec moi.
Moi, je l'ai je l'ai vu. On vous a dit tremble. On vous a dit tremble.
Oui, c'est vrai, on m'a dit tremble mais je vais pas trembler he je vous rassure. Je le vois. Mais Sopia Chikirou vous a dit tremble.
Oui, elle a dit tremble bien sûr. Oui, mais bon, écoutez, on va pas Moi, je suis pas là pour commenter tout ça. Je suis là pour regarder devant parce que l'heure tourne et que il nous reste même pas 2 ans pour être prêt pour l'élection présidentielle et que nous avons aussi des échéances municipales.
Donc, il faut se mettre au travail. peut vous rendre service mais il y en a il y en a qui pensent que il va suffire de taper sur Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise du matin au soir pour avoir une alternative poli pas par exemple comme Rquel Garido qu'il faudrait potentiellement exclure Jean-Luc Mélenchon comme et c'est la question qui lui avait été posée par Olivier Truchotud et Alain Marchal quand ils lui disent est-ce que il faut faire comme ORN qui a fini par exclure Jean-Marie Le Pen elle répond oui mais moi je suis pas la France insoumise donc c'est pas moi qui fait les exclusions et quand on veut rassembler on commence par excommunier donc moi je suis pour qu'il y ait tout le monde, d'accord ? Toute la gauche et tous les écologistes.
Faut arrê il faut arrêter arrêter de commencer le rassemblement en commençant par dire ceux qui n'y ont pas leur place. Tout le monde doit être au rendez-vous et il faut se mettre au travail, d'accord ? Vous comprenez ?
Au travail, ceux qui vous disent un jour tremble seront prêts à nouveau à travailler avec vous. Moi, je veux travailler au rassemblement et incarner une gauche franche et collective, d'accord ? qui soit capable de relier non seulement les gauches et les écologistes mais les classes populaires, des villes et des campagnes.
Je veux une gauche qui soit capable de réparer. Il y a beaucoup d'angoisse dans ce pays. Il y a beaucoup de casse sociale.
Il y a beaucoup d'inquiétude sur le plan écologique et a raison. Donc il faut réparer et je veux une gauche qui soit capable d'inventer. Donc inventer, ça veut dire aussi sortir de nos vieilles lunes et se mettre autour de la table de manière consciente que le pluralisme le pluralisme précisément Olivier Fort dit il faudra une candidature unique une candidature commune pour 2027 qui rassemble je le cite qui rassemble la gauche et les écologistes de François Ruffin à Raphaël Luxman est-ce que c'est aussi les contours de votre gauche moi je suis pour assassembler toutes les gauches et tous les écologistes sans exclusif je peux pas être plus clair avec vous parce que quand Quand on a l'extrême droite qui est aux portes du pouvoir, quand on a pour l'instant dans les sondages, si nous sommes éclatés, une incapacité pour la troisième fois polipe de Malerme que la gauche soit au second tour, mais on arrête de se regarder le nombril et on se met au travail ensemble rassembler.
Et moi toute mon énergie, elle va être mise pour ça dans cet objectif là. Et ça suppose de se tourner aussi vers les Françaises et les Français. Moi, je fais un Tour de France en ce moment.
Vous êtes euh vous êtes partout en campagne. Vous allez dans tous les départements, vous êtes clairement en campagne. J'entends Oui.
Et j'entends j'entends à la fois l'angoisse de nos militants, de nos sympathisants qui disent "Mais unissez-vous, faites quelque chose." Et j'entends aussi l'angoisse très très grande, profonde de tant de gens qui sont en souffrance parce que ils travaillent, ils ne peuvent pas vivre de leur travail, parce que les services publics sont à l'abandon, parce que il y a encore sur les libertés publiques. Vous pensez à Arsenor Mital, faut-il faut-il par exemple nationaliser Arsenor Mital face aux plans sociaux annoncés ?
Oui, je pense qu'il faut nationaliser surtout je pense qu'il faut un plan pour l'industrie. Aujourd'hui, on a un état qui s'est dépossédé de sa capacité à agir et reste là les bras balls, totalement balans. Et les plans sociaux arrivent les uns après les autres alors que il y a 200 milliards d'a piloté sans contrepartie ni sociale ni environnementale alors que la fiscalité n'est pas un outil et que nous ne nous donnons pas les moyens de nationaliser quand il faut sauver des emplois dans des secteurs stratégiques qui supposent aussi une transition écologique et je pense que l'État peut être lui-même directement en capacité de le faire ou alors de donner aux salariés le pouvoir de reprendre les entreprises C'est parce que harcelor Mital, c'est 9 milliards de dividendes qui ont été redistribuées aux actionnaires depuis 2020 et c'est 462 millions l'année dernière d'euros donnés par l'État sans contrepartie.
Et il s'en fiche, il dit bah vous m'avez donné c'est pas grave. Il faut imposer ces contrepartis pour nationaliser. Clémentin on parle beaucoup d'industrie.
Vous parlez beaucoup d'industrie. Il y a un autre plan social à bas bruit. C'est l'expression d'un Dominique Schelcher, le patron de Super, il parle de la fermeture de très très nombreux commerces et notamment dans le le secteur de l'habillement.
Au fond, on se demande presque si le commerce c'est sale pour la gauche. On parle beaucoup d'industrie mais on ne parle pas de ces commerces qui ferment. Ah si moi je suis très très attachée à cette question et je pense que la vitalité des petites villes notamment, elle est liée à ce commerce de proximité qui est à l'abandon.
Mais c'est vous me parlez de ça. J'étais il y a quelques jours à Agin et j'ai discuté justement avec trois indépendants. Ils se définissent comme indépendant, commerçant, artisan.
Et c'est l'angoisse qui m'a été racontée. C'est-à-dire qu'on a des gens qui travaillent 70 heures par semaine qui sont pas capables de se faire un salaire. Donc il y a quelque chose qui qui ne tourne pas rond.
Pas de salaire. Un libraire qui me raconte que pendant 6 mois, il se paye zéro. Zéro. une esthéticienne qui va fermer boutique parce qu'elle paye sa salariée correctement, elle ne peut pas se payer et qu'elle en peut plus.
Ça fait 15 est-ce qu'il y a un problème de charge ? Est-ce qu'il y a un problème ? Alors, c'est souvent ce que j'entends hein.
La le premier fautif ce Alors moi je parle pas elle paye sa salarié mais elle se paye pas. Je parle de cotisation sociale. Donc pour moi le premier problème c'est que c'est pas possible qu'Arceleor Mital puisqu'on en parlait ou Auchamp parce qu'il y a les plans sociaux dans la grande distribution, c'est important au fond pai moins d'impôts proportionnellement que ce que paient les TPE et les PME.
Donc je pense qu'il y a un un besoin de justice fiscale pour faire en sorte que tout notre petit issu de proximité, tout justement ce qui permet l'innovation. Mais faut-il, j'imagine qu'ils vous l'ont demandé ce que vous avez croisé à Agin, alléger ces cotisations sociales. Il faut les rééquilibrer entre les grandes et les petites, mais on a d'autres possibilités.
Par exemple, la question du loyer euh est importante. Moi, je prends souvent l'exemple chez moi à Sevran, dans un des quartiers populaires, il y a une superette. Cette superette, c'est là où notamment les personnes âgées vont acheter une plaquette de beurre qui a été oubliée, un quelques enfin voyez des petites choses alors que le gros est fait dans la grande distribution.
C'est fondamental d'avoir un commerce de proximité à côté de chez soi pour le quotidien pour pouvoir échanger aussi. Vous parlez peut-être davantage à votre petite superette que dans un super grand hypermarché. Et pourtant, c'est pas rentable parce que si on ne vient chercher que la plaquette de beurre manquante, vous voyez bien que cette superérette, elle ne peut pas survivre.
Et bien moi je pense qu'il faut mettre tous les acteurs autour de la table et avoir par le biais de la fiscalité, par le biais des aides, par le biais de la question des loyers ou de la tarification de l'électricité, donner les moyens à ces commerçants, ces artisans, ces indépendants de proximité qui contribuent comme les services publics au sentiment de déclin aujourd'hui des villes. Quand vous avez les services publics qui disparaissent, votre gare qui ferme, votre école qui ferme ou alors des profs absents en chaînent, que vous avez votre RER qui est bondé ou pas de ter, vous voyez ce que je veux dire ? Bah tout ça, je vois très bien.
Voilà. Et les déserts médicaux et l'hôpital qui est en burnout, tout ça, ça participe de du sentiment d'abandon, d'humiliation, d'incapacité à vivre dans la divinité. partager davantage et avoir une une fiscalité comme plus l'esprit public c'est d'ailleurs le nom de votre de votre livre puisque vous vous publiez un livre sur l'avenir de la France qui sera l'esprit public.
Et l'esprit public c'est quoi Apoline de Malerbe ? C'est pas simplement les services publics même si c'est fondamental, c'est de dire que le poisson il pourrit par la tête. Il pourrit par la tête parce que ceux qui nous gouvernent depuis trop longtemps ont abandonné le bien commun, l'objectif d'égalité, l'universalité.
D'accord. L'universalité et tout est marchandisé. Clémentin marchandis, c'est démarchandiser la société.
Vous n'étiez pas dans l'hémicycle parce que vous étiez en effet à Agin lorsqu'il y a eu ce vote sur la libération de Boem sans sale. Boem sans sal, c'est cet écrivain franco-algérien de 80 ans qui est donc enfermé en Algérie. Auriez-vous voté en faveur de cette demande ? la demande que euh Boem, excusez-moi, j'ai j'ai Il y a alors vous n'étiez pas à l'assemblée en passé tr jours enfermé en Dordogne à Agent. que vous étiez pas complètement enfermé, mais il y a eu cette proposition donc euh sur la libération pour demander la libération de Boem sans sal, la retranscription de ce qui avait été demandé déjà au niveau européen et LFI a voté contre à l'unanimité 28 députés, le reste des députés présents ayant très majoritairement Moi, je suis pour la libération euh de Bolem, c'est enfin sans salle, c'est c'est une évidence pour moi que c'est inacceptable qu'il soit emprisonné pour ces idées et je pense que quand on défend la liberté d'expression, la liberté des écrivains, ça peut pas être juste la liberté des écrivains qui pensent ou qui écrivent comme nous on a envie qu'ils écrivent.
Voilà. Donc je si je vous précise cela, c'est parce qu'Éric Crel par exemple donc de la France insoumise a refusé donc de voter cette cette idée parce que dit-il il craint l'instrumentalisation de l'affaire pour régler des comptes diplomatiques avec Alger et une approche coloniale excusez-moi mais ça serait pas justifié à vos yeux de votre Apoline c'est c'est pour ça que j'ai eu une hésitation je n'ai pas assisté au débat d'accord je n'étais pas présente donc je n'ai pas lu le détail et entendu le détail de la discussion moi j'ai un principe Et je vous le dis, je suis très claire là-dessus. J'aurais voté s'il s'agit bien sûr pour mes collègues de demander sa libération.
Mais je suis aussi attentive au fait que nos relations avec l'Algérie soient correctes et qu'il n'y ait pas une instrumentalisation comme le fait Bruno Rota pour des éléments intérieurs pour nous distiller. Mais qu'est-ce qu'il a faire avec ça Bem Sensal ? Ah ben il a rien à faire avec ça.
Mais euh c'est c'est pas parce qu'il a rien à faire avec ça que nos dirigeants français eux n'instrumentalisent pas et l'extrême droite en particulier cela au nom aussi de euh d'une défense de la liberté qui est à géométrie pour le moins variable et euh dans une vision parfois néocoloniale dans une vision parfois néocoloniale des choses. Mais il est clair pour vous que en tout cas la liberté des écrivains doit être y compris pour ceux qui ne pensent pas comme vous. Clémentine Notin, député de SC Saint-Denis, merci d'être venu dans ce studio ce matin.
Clémentine Autain