Aller au contenu
Tous les transcripts
Audition parlementaireRoger Chudeau· 17 mai 2026 85 minContradictoireFond programmatiqueNumériqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

AUDITION IA : REPRÉSENTANTS DE EDTECH FRANCE, DE L'AFINEF ET DE L’INSTITUT L’IA POUR L’ÉCOLE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 67 %Attaque 20 %Défensif 13 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les cas d'usage innovants de l'IA générative dans l'enseignement primaire, secondaire et supérieur ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Comment concilier l'usage de l'IA avec la place de l'enseignant et éviter une délégation excessive aux assistants IA ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la part des entreprises françaises développant des outils d'IA dans le numérique éducatif ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Les entreprises utilisent-elles des modèles d'IA générative généralistes ou développent-elles leurs propres modèles ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment travaillez-vous avec les données pour entraîner vos modèles ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment l'écosystème EdTech est-il associé aux politiques publiques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:00Oriane Le droitChiffre
    « 20 % des élèves qui sortent de CM2 sont en difficulté en expression écrite. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ce matin, les auditions conduites par dans le cadre de notre mission d'information, création, diffusion et acquisition des connaissances. Comment l'intelligence artificielle transforme notre éducation et notre culture. Et nous réunissons ce matin des représentants de ce que l'on appelle communément l'écosystème ette, c'est-à-dire du numérique appliqué à l'éducation.

Je remercie donc pour la présence mesdames Ha Blanquert Genot, présidente et Oriane le droit délégué général d'Tech France. Madame Catherine de Vulpierre de pardon de Vupilière, vice-président chargé de la recherche et Jean Baet, vice-président chargé des relations institutionnelles de l'Association française des industriels du numérique dans l'éducation et la formation AFINEF. Voilà.

Et monsieur Guillaume Leboucher, fondateur de l'Institut LIA pour l'école. Merci de votre présence. Vos organisations, quell relèvent de la représentation d'intérêt des entreprises actives dans ce domaine ou du secteur associatif défendent une vision raisonnée voire optimiste de l'introduction du numérique dans l'enseignement et plus largement dans les apprentissages.

Votre point de vue nous intéressera alors que notre mission se penche plus particulièrement sur les effets d'intelligence artificielle dans ces domaines. Les technologies qui en relèvent s'inscrivent-elles dans la continuité du numérique éducatif ou constitue-elle une rupture ? Première question.

Plusieurs des personnes auditionnées par notre émission ont en tout cas témoigné des bénéfices attendus de l'IA générative avec notamment la perspective d'une plus grande personnalisation des apprentissages qui permet vous permettrait d'offrir à chaque élève des cours, des exercices, des corrections adaptées à son profil. À cet égard, il nous sera probablement utile que vous nous exposiez quelques cas d'usage innovant qu'il s'agisse d'enseignement primaire, secondaire mais également supérieur qui fait partie intégrante de notre du périmètre de nos travaux. Pour avantageuse qu'elle puisse être, l'introduction de lia génératif dans les apprentissages et à forceurie au sein de l'institution scolaire ne va pas non plus sans risque, elle interroge en tout cas en profondeur le fonctionnement de l'école.

Comment concilier l'usage de ces outils avec la place de l'enseignant ? Comment garantir que cette utilisation ne débouge pas sur une délégation croissante des tâches aux assistants IA et en définitive sur la perte de certaines compétences voire sur des facultés cognitives ? La formation sera peut-être à cet égard, la formation des professeurs notamment sera peut-être à cet égard une piste dont on pourra nous parler monsieur Guillaume Lebouchet au nom de son institut pour l'école. pour aborder ces sujets.

Et avant de laisser madame la rapporteur Cine Calvez vous poser des questions qu'elle a préparé à votre intention, je vous cède la parole pour 5 minutes à peu près par organisation si vous enf par organisation par par organisme. Donc vous avez la parole d'appuir sur le bouton rouge. Merci madame droit.

Merci monsieur le président, madame la rapporteur. Je je vais faire une courte présentation de Tech France et je céderai la parole ensuite à Blancaire Genot qui présentera ce que elle fait et je pense que c'est un cas d'usage très intéressant pour la commission. Et ensuite je me permettrai de de vous présenter la conviction qu'on qu'on a chez ETC France.

Euh ETEC France est l'organisation de référence de la filière française des technologies éducatives. On fédère aujourd'hui 450 entreprises françaises. Euh il faut avoir en tête que l'écosystème français, c'est le plus grand écosystème euh en Europe.

Euh et donc on peut en être fier. Euh la filière française de la TEX, c'est aujourd'hui environ 500 entreprises, euh 15000 emplois et 1 1,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires consolidés. C'est une étude qui remonte à 2023 24 pardon et on est en train de la mettre à jour.

Euh je vous en ferai euh part en juin. Euh et donc on regroupe des entreprises qui euh développent des technologies pour l'éducation, donc l'enseignement scolaire, l'enseignement supérieur, la formation professionnelle, la formation tout au long de la vie. Euh aujourd'hui, nous ce qu'on ce qu'on défend c'est le fait que le cadre politique permette les innovations euh et qu'elle permett qu'il permettent notamment que ces innovations ne soient plus l'exception mais la norme.

Et on défend une école qui qui forme de manière raisonnée mais assumée e et par les technologies. C'est intéressant que vous ayez en tête que les EEX ce sont aussi des entreprises qui forment aux technologies pas que par les technologies. Je te cède la parole.

Monsieur le président, madame la rapporteur, je suis au Blancarguenau. Je suis donc la présidente de ETEC France et la fondatrice de Plume. Et je suis également professeure de lettres modernes puisque j'ai enseigné pendant 14 ans les lettres modernes dans la cité de Bourgard, donc dans l'Académie de Versailles.

Euh à ce titre, j'ai été particulièrement confrontée à la diversité des profils de nos élèves et aux difficultés croissantes que les enseignants rencontrent pour euh mener leur mission. d'apprentissage euh républicaine euh leur mission républicaine au service de la fraternité et de l'égalité républicaine. Plume, c'est un assistant d'écriture qui permet aux élèves d'être positionnés sur les différentes compétences d'apprentissage, ce qu'on appelle un profil scriptural.

Et euh fort de cette connaissance euh du moteur DI qu'on a développé avec le CNRS, et bien on est en capacité de développer des parcours d'apprentissage surmesure qui permettent au bout seulement de cette activité d'augmenter à la fois le niveau en lecture mais aussi en écriture de nos élèves à partir au moins de 40 %. Donc en fait euh euh notre solution est éprouvée euh par le CNRS et euh présente euh des euh résultats et un rapport d'impact tout à fait euh euh intéressant au point que euh c'estes plumes qui euh développent les modèles euh de d'apprentissage pour les évaluations nationales et notamment pour le test de positionnement. Pourquoi je détaille ce point ? parce que c'est très important de comprendre à quel point les outils du numérique éducatif sont au service de de la fraternité et de l'égalité entre nos jeunes citoyens.

L'apprentissage de l'écriture mais aussi la lecture sont des apprentissages extrêmement inégalitaires. Il faut avoir en tête que 20 % des élèves qui sortent de CM2 sont en difficulté en expression écrite. 20 % c'est absolument énorme.

Et aujourd'hui, on a besoin d'outils quand on est un enseignant pour mener à bien notre mission d'enseignement d'une façon qui soit efficiente, documenté et qui soit également dans un cadre éthique satisfaisant. Voilà. Et dans ce cadre là, Plume remplit une des missions que le ministère de l'équation nationale lui a confié au travers différents marchés.

Voilà. Euh donc c'est c'est un premier cas d'usage, on pourra en donner d'autres. Euh le le le le nom, l'intitulé pardon de votre mission le le dit très bien création, diffusion, acquisition.

L'IA transforme les trois dimensions simultanément. Et ce qu' ce que nous on défend, c'est que la France doit avoir une réponse souveraine et ambitieuse à chacune de ces transformations en matière d'éducation. Euh comme vient de le dire Aud qui a oublié de préciser que sous sous son contrôle, Plume est déjà présente dans plus de 20000 classes.

Euh LIA est déjà dans les classes et déjà dans les pratiques à la fois des élèves sans doute davantage, mais aussi des enseignants, c'est déjà le quotidien. Euh et donc nous, on pense que la question qu'on se doit se poser aujourd'hui, c'est pour quelle ambition et comment ? Et à date, le constat qu'on fait, c'est le suivant, c'est qu'on a un système éducatif qui est pas complètement prêt à faire face et pour plusieurs raisons que je que je vais détailler.

D'abord, à des inquiétudes qui sont légitimes euh qui se posent, le risque d' d'appauvrissement pardon de la réflexion, la place de l'effort dans l'apprentissage, l'équilibre entre l'enseignant et la technologie. Vous en avez parlé, monsieur le président, on n'y répond jamais sérieusement. Euh, on témoigne deux exemples.

La première, c'est l'utilisation répétée de la métonymie simplice et stérile des écrans. Ça ne veut rien dire les écrans. Euh, ce sont les usages qui comptent. un enfant de 8 ans qui passe 3h sur TikTok et un enfant qui fait 20 minutes d'exercice de lecture adaptative, c'est évidemment pas le même usage, c'est pas le même effet, c'est pas le même modèle économique et confondre les deux, c'est interdire les couteaux de cuisine parce qu'il existe des armes blanches.

Idem pour la confusion encore trop régulièrement faite entre les technologies grand public qui monétisent et à part des technologies éducatives qui respectent et émancipes. On pourra y revenir aussi mais ce sont pas les mêmes modèles technologiques qu'il y a derrière. Donc on ne peut pas imagin quand on parle d'IA, nous on parle d'IA technologique, de d' éducatif pardon au service de l'éducation, au service des enseignants.

Le deuxième point c'est et vous l'avez aussi évoqué monsieur le président, on ne on forme encore trop peu les enseignants euh et rarement aux IA pédagogiques euh alors qu'ils sont demandeurs, ils cherchent des outils fiables pédagogiquement solides, respectueux des données de leurs élèves. Euh je cite une récente étude sur de l'OCDE sur le fait qu'un enseignant sur de est prêt à utiliser les outils numériques pour enseigner, mais seulement 14 % d'entre eux ont été formés à ces outils en école élémentaire et c'est le taux le plus bas au niveau international. La France est vraiment dernier de ce classement là et quand il s'emparent de ces outils euh on contraint leurs usages dans le temps.

C'est ce qui est arrivé par exemple à plus de 50000 enseignants en France en août 2026 25. Ils avaient euh chacun euh en CPCE1, CE2 des outils d'IA pour l'apprentissage de la lecture, l'apprentissage des mathématiques. On a décidé de couper, arrêter et retirer les licences.

Pas parce que ça marchait pas, juste parce qu'on n'avait pas prévu la suite. Euh troisème raison, on peine à mettre les technologies éducatives au service d'ambition clair pour l'école. Est-ce qu'on veut prioriser la performance des apprentissages ?

Est-ce qu'on veut prioriser la réduction des inégalités ? la meilleure prise en charge des élèves à besoins particuliers, on sait, nous personnellement, on a du mal à le savoir et donc on est on on ne met pas nos outils à au service de ces de ces ambitions là. Et enfin, un dernier sujet qui je crois est primordial dans dans le débat et la réflexion qui est la nôtre aujourd'hui, c'est la question de la souveraineté.

Euh la France aujourd'hui se fait hésitante alors qu'on est euh en en plein milieu de l'élaboration des standards des apprentissages par les technologies. Euh et l'hésitation, ça laisse la place aux géants étrangers qui ont une force commerciale et marketing inégalée. Donc nous ce qu'on ce qu'on propose de de faire ensemble, c'est vraiment de prendre acte déjà que malheureusement on a une école qui décroche.

On a un niveau de des élèves en mathématiques a chuté de 40 points depuis 2000. On a 20 % des élèves de CM2 qui n'ont pas le niveau attendu en français. On a 140000 élèves qui décrochent sans diplôme chaque année.

On a plus d'un million d'élèves qui ont des besoins particuliers. Et évidemment les technologies éducatives, elles sont pas une réponse miracle. Euh on ne dira jamais l'inverse.

Personnellement, je dirai jamais l'inverse, mais en revanche, elles sont une des rares réponses qui qui est disponibles, qui fonctionne et que nous contrôlons. Euh quelques chiffres pour que pour sur l'impact en a parlé sur plume mais il y en a d'autres. Les élèves de CP progressent entre 4 à 6 semaines plus vite dans l'apprentissage de la lecture grâce à une application d'intelligence artificielle et les bénéfices sont encore plus probant pour ceux qui rencontrent le plus de difficultés.

Un [grognement] élève dyslexique accède enfin au sens d'un texte grâce à une synthèse vocale permise par l'IA. Un enseignant de primaire identifie en 30 secondes les élèves qui ont décroché grâce à un tableau de bord de données de suivi de ses élèves. Et aujourd'hui enfin un enseignant économise 30 % de temps de préparation des cours sans perte de qualité.

Tous ces chiffres-là sont des études scientifiques prouvées, c'est pas ça sort pas de mon chapeau. Et donc ce que je vous disais tout à l'heure en présentant l'écosystème français comme le plus grand écosystème européen, on a cette chance, on a cet écosystème là. Euh et donc on pense que finalement la France doit choisir choisir d'offrir à ses élèves, à ses enseignants le meilleur de sa propre technologie. une technologie qui leur ressemble ancrée dans les valeurs, respectueuse évidemment de leurs données au service de leur réussite et non pas d'importer les modèles des autres.

Euh et c'est ce choix ambitieux que Tech France invite à faire ensemble pour que l'école française redevienne ce qu'elle a toujours su être un modèle. Merci. Merci beaucoup madame.

Bien, la parole est à monsieur Bayer ou à madame David Pierre quand vous nous allons vous faire un propeliminaire de voix avec un un préambule. On va essayer de respecter les 5 minutes que vous nous accordez pour laisser la place aux questions ensuite et puis remercier les membres de l'association Affinef qui ont contribué à la préparation de cette audition. C'est une représentation collective que nous faisons ici.

À la fois le bureau qui a travaillé en amont même de votre invitation puisque nous avions un séminaire sur le sensch large de l'éducation et du numérique et puis nos membres qui ont largement contribué aux questions que vous avez bien voulu nous communiquer à l'avance. Euh rapidement la FINEF aujourd'hui nous représentons un secteur industriel autour de la porte du numérique dans l'éducation. Euh la Finef, c'est l'association historique hein des entreprises de la TEC en France.

On a été créé en 2012 et aujourd'hui on regroupe 130 entreprises centrées principalement et essentiellement sur le secteur de l'enseignement initial, ce qu'on appelle en bon français le K1. Euh notre mission c'est de favoriser le dialogue entre les acteurs du numérique éducatif en France et de créer un espace d'intelligence collective. euh entre tous les acteurs de l'éducation, à la fois les entreprises, les organisations institutionnelles, collectivité, représentation d'élus et l'administration au sens large.

Euh au départ [raclement de gorge] euh en tant que que Etec pour l'éducation, notre point de vue que ni ni l'IA ni le numérique nous intéresse en tant que tel. C'est pas l'objet en tant que tel de de notre association. Notre sujet, ce sont plutôt les difficultés du système éducatif.

Catherine ? Oui. Euh, monsieur le président, madame la rapporteur.

Donc effectivement euh je vais d'abord évoquer devant vous euh deux convictions très fortes que nous avons et qui tiennent tout entière dans le mottech que vous avez bien voulu reprendre. Tech, ça commence par aide pour éducation et en réalité et je crois qu'on partage aussi bien sûr avec Tech France, ce n'est pas la technologie qui nous intéresse en premier lieu, mais c'est l'éducation. Et autour de cette table déjà, nous sommes plusieurs à être des enseignants.

Moi, j'ai enseigné aussi de nombreuses années à peu près à tous les niveaux, du collège, du lycée et au niveau du supérieur aussi en classe préparatoire. Et donc effectivement, ce sont bien les enjeux de l'éducation qui nous intéressent, les difficultés, les challenges comme on dit en bon français là aussi que rencontre l'éducation nationale en France qui concerne évidemment les élèves à besoins particuliers mais beaucoup plus largement. Ça a été rappelé les résultats quand même de pire en pire si je on peut dire euh aux études internationales, à PISA, à Teams, à Pearls et avec quelque chose qui est inquiétant au regardement de notre passé euh éducatif en France.

Et dans ces lieux, je pense que c'est important de de le rappeler. Euh ce qui nous intéresse aussi évidemment, c'est les conséquences de ça, c'est le décrochage scolaire, il en a été question, qui est à la fois désastreux pour les citoyens mais qui aussi en terme économique, on le sait très bien qu'il y a un coût en fait qui est évalu à peu près à 340000 € tout au long de la vie par élève décrocheurs. Il suffit de faire la multiplication par le nombre qui a donné madame le droit.

Voilà. Exactement et ça donne un chiffre assez astronomique. L'ascenseur social qui est bloqué, qui a des conséquences politiques majeures, on le sait en France, mais on le sait aussi à l'international.

Et puis euh des questions plus pointues peut-être, mais par exemple la question des filles euh et des sciences et des mathématiques en particulier qui a déjà été pointé, qui a donné un lieu un plan communément appelé le plan Born mais en effet qui correspond à un enjeu majeur. Donc ça c'est vraiment notre souci premier et je crois que l'ensemble des entreprises de ne sont pas des marchandes. Ce sont d'abord des gens, des hommes, des femmes qui sont fondateurs parce que ils ont été enseignants, on l'a vu, ils ont des parents enseignants, des voilà.

Donc c'est vraiment notre premier sujet. Le deuxième sujet évidemment il a déjà il a aussi été abordé, c'est que dans des périodes troublées hein comme celles qui sont les nôtre, bien sûr qu'il faut être mesuré, qu'il faut prendre acte des dangers, des précautions, mais il faut avoir aussi des convictions fortes. Et ça a été rappelé, je vais le rappeler peut-être sous un autre angle, celui de la recherche.

En effet, il y a aujourd'hui des preuves que le numérique apporte quelque chose, notamment face à la massification de l'enseignement. Ça donne l'occasion quand même aux enseignants de pouvoir faire leur travail et non pas de les empêcher de le faire ou de les remplacer. Vous avez parlé de personnalisation, on aura sûrement l'occasion d'y revenir.

Moi quand j'ai commencé à enseigner, il fallait faire de la différenciation pédagogique. J'avais une seule classe, je l'ai fait 3 mois et pour trois groupes d'élèves et c'est un travail phénoménal aujourd'hui il y a autant de parcours à faire que d'élèves et là la technologie peut aider. Et donc vous avez reçu le 19 janvier Pierrevoudé qui est chercheur à Linerie à Bordeaux avec qui nous par exemple nous travaillons mais au-delà de nous il y a un certain nombre de qui travaillent directement avec la recherche et qui l'appliquent à l'éducation.

Vous avez reçu aussi Daniel Angler qui a créé donc je crois que c'était au mois d'avril et aussi qui a créé le département d'étude cognitive à l'école normale supérieure. Et donc ces chercheurs vous ont pu exprimer le fait que oui pour eux malgré les précautions bien entendu qu'il fallait prendre il y avait un une véritable opportunité à saisir justement à travers ces éléments-là. et euh opportunité qui est documentée en amont par la recherche, hein, d'où l'importance de s'appuyer sur cette recherche mais aussi en aval et il a déjà été question d'études d'impact.

À la FINF également, il y a de nombreux qui mènent des études d'impact de manière scientifique. L'impact c'est pas les usages, c'est pas un impact à l'udimat, hein. Faut pas confondre les deux, sinon ça se saurait depuis très longtemps.

Non, c'est vraiment un impact mesuré scientifiquement et là c'est quelque chose sur quoi on peut s'appuyer. Des études d'impact ont pu montrer par exemple qu'en utilisant des logiciels de personnalisation qui sont pas forcément avec de liage générative. On aura sûrement l'occasion de revenir sur cette multiplicité nécessaire aujourd'hui des technologies à hybrider.

En fait, [rires] par exemple, les groupes expérimentaux avaient progressé deux fois plus vite que les groupes contrôles, par exemple, dans des modules concernant les fractions. Euh et que les filles avaient progressé quatre fois plus que les garçons pouvant rattraper les garçons. Donc, ce sont des opportunités à saisir et bien sûr que dans des périodes comme celles que nous traversons, il faut être vigilant mais en même temps, il ne faut pas avoir peur.

Moi, je suis effectivement je viens de la recherche en littérature, j'ai 18e ministre de formation, mais j'ai beaucoup travaillé aussi sur le 16e siècle et je pense souvent qu'il y a une parenté très proche entre maintenant et la Renaissance. Quand on partait à l'autre bout du monde avec grâce aux technologies nouvelles, on n'était pas sûr de que c'était bien, sécure, mais on savait qu'il y avait des choses à faire. Je crois qu'il faut qu'on ait aujourd'hui cette audace.

L'école, elle est là pour être audacieuse. Éduquée, ça veut dire exdouqueré. Et exdouquéré, c'est sortir du chemin.

C'est permettre à des élèves, à des professeurs d'emmener des élèves hors de l'endroit où peut-être leur destinée les amenait. Et je crois que c'est ça notre mission. Donc je vais laisser Jean continuer sur ce que nous proposons parce que là aussi nous avons des des propositions mais pensez bon de rappeler ces deux convictions, l'éducation avant tout et la technologie est une opportunité que nous devons saisir en France.

Voilà. Merci madame. Monsieur Bay.

Oui. Alors, en voulant saisir cette opportunité en France, on soulligne également la nécessité autour de ces objets technologiques d'avoir en effet une couleur culturelle qui soit bien française. On a aujourd'hui des solutions qui sont sur le marché à disposition des enseignants.

Des solutions étrangères d'une efficacité redoutable mais qui ont certainement le biais de d'avoir une approche qui ne correspond pas à notre système éducatif français. Donc un des enjeux des outils et notamment ce dia, c'est bien de revenir dans un contexte, un paramétrage et une philosophie qui est celle de l'éducation à la française, de celle qui fait notre exception nationale. Et pour cela, on a besoin bah d'une filière industrielle, d'une vraie filière industrielle, une filière qui sait construire des des produits.

Il existe une industrie pharmaceutique, il existe une industrie de la défense. Et nous nous pensons qu'il faut une industrie de l'éducation, en tout cas en terme de construction de produits numériques à destination du monde éducatif. On a besoin d'acteurs qui sachent faire des produits et ce que l'on constate depuis 12 ans pour la Finef mais depuis 20 ans pour certains membres de la Finef qu'on démarrait avant que la Finef n'existe, c'est qu'aujourd'hui on souffre cruellement d'une politique de long terme et d'une vision de long terme sur les sujets de lac.

On a depuis 2005 de multiples initiatives qui qui démarrent pour essayer d'accompagner ce mouvement mais sans finalement réussir à passer à l'échelle. Les plans se succèdent et s'arrêtent. A rien ne parlait tout à l'heure de l'arrêt de certaines licences mises à disposition.

C'est typiquement ce que l'on vit depuis plus de 20 ans autour du numérique éducatif. Alors, depuis le Covid est apparu quand même la nécessité de ce numérique éducatif, cet éloignement des enfants sur le le terrain et en présentiel a fait que ah oui tiens, il y a quelque chose qui existe dans notre environnement, c'est le numérique éducatif. Bon, formidable.

Et à cet effet, on a pris un certain nombre de mesures pour structurer un plan, structurer euh euh une mise à disposition, [raclement de gorge] un cadre technique et juridique qui était nécessaire pour assurer cet objectif de continuité pédagogique. Mais aujourd'hui, il faudrait quand même dépasser cette vision un peu DSI, je vais dire, de du numérique pour revenir aux fondamentaux, c'est-à-dire au métiers. Euh à quoi servent ces outils ?

Quel est l'objectif métier, comment on peut mettre à disposition des solutions qui vont accompagner les enseignants et les élèves et réellement passer à l'échelle. Et là, bah on a un certain nombre de freins aujourd'hui que nous nous constatons, que nous vivons au quotidien dans notre mission d'essayer de mettre à disposition ces outils. C'est un cloisonnement fort entre les acteurs au sein du ministère de l'éducation nationale qui fait que bah les dispositifs sont pas forcément complètement accompagnés auprès des enseignants.

Ensuite, c'est une intermédiation qui dysfonctionne entre les terrain. On est fortement intermédé aujourd'hui sur la mise à disposition de nos solutions, sur la mise en avant et cetera. Et on voit bien que finalement l'utilisateur final, l'enseignant, on a énormément de mal à le toucher, à l'informer et à lui présenter nos solutions.

Et puis on s'inquiète énormément et là aujourd'hui c'est un point dur de Discord avec l'institution. Euh on s'inquiète sur une tentative de substitution des rôles. Euh on a un point de vue autour des communs numériques aujourd'hui.

Euh on voit un état qui semble vouloir opérer et réaliser les produits. Et ça pour nous c'est un point dur de Discord. Euh les organisations que nous représentons l'ont signalé.

Les éditeurs de l'éducation aussi l'ont signalé et on n'est pas tellement entendu autour de tout ça. Euh la conséquence c'est qu'on a aujourd'hui un vivier de très bien accompagné en phase de démarrage. On a vraiment un système qui structure, qui accompagne les les entreprises en phase de démarrage, mais après il se passe plus rien et finalement ces entreprises sont amenées à disparaître et les enseignants eux font face à des solutions venant de l'étranger particulièrement performantes et largement diffusées.

Donc [grognement] il faut une feuille de route pour nous politique qui construisent une école intégrant pleinement le numérique dans tous ces aspects. la mise à disposition la comment on enseigne avec le numérique et au numérique et qui prépare les élèves au monde réel. Merci monsieur.

Merci beaucoup monsieur Bier. Monsieur de Bouchet c'est à vous. Merci monsieur le président, madame la rapporteur, mesdames et messieurs.

Déjà merci pour votre invitation. J'ai la chance de suivre depuis 3 mois une partie des auditions. Je trouve que la qualité et la richesse d'intervention sont passionnants et ça fait plaisir à voir.

Merci pour votre invitation. Donc je suis le fondateur de l'IA pour l'école donc qui signifie intelligence artificielle pour l'école. LIA pour l'école est une association a été une fondation pendant que 5 ans abrité à l'Institut de France.

Aujourd'hui, c'est un institut associatif. Sa mission est très simple, c'est de relier le monde de l'éducation avec le monde de la tech. J'ai un parcours d'entrepreneur dans la tech, mais j'ai un passé de 23 ans de bénévolat dans l'éducation.

Et donc c'est ces deux parcours qui m'ont donné envie de créer ce mouvement pour savoir si il y avait des passerelles et des choses à dire. La mission et la thèse du lia pour l'école est très simple. C'est une seule question, c'est de savoir est-ce que la technologie permet d'apprendre.

Sinon, on serait pas là ce matin et ça j'aurais perdu 10 ans de ma vie sur ces travaux-là. Est-ce que la technologie permet d'apprendre ? Le sous-jacent de notre travail, c'est de savoir est-ce que la technologie permet la transmission.

Et ça fait 10 ans qu'avec les membres de l'Institut pour l'école que nous essayons de débattre, de réfléchir, de rencontrer [grognement] pour essayer de répondre à ces questions. Notre action, elle est très simple, faire de l'innovation. comprendre tous les acteurs de la tech mondiale et y compris la techque française autour de ceuxlà et je suis très heureux de d'être à côté de la tech France et de toute la filière tellement je les trouve admirable ambitieux et entreprenants.

Notre mission c'est aussi de réfléchir. Nous avons un collège scientifique qui est composé de philosophes, enseignants, parents d'élèves, dat scientiste, neuroscientistes, tout simplement pour savoir si on peut trouver des compromis au niveau de notre société pour trouver la juste place de l'IA dans l'éducation. Et puis c'est là où nous nous sommes le plus fiers, notre troisème mission, c'est la rencontre.

Depuis 10 ans, nous avons mené à environ 250 interventions dans scolaires sans en faire la publicité. On va là où on nous appelle et tout simplement pour rencontrer ceux qui forment nos jeunes au monde d'aujourd'hui de demain, ce sont les enseignants. Donc depuis 10 ans, nous avons bâti des rencontres, des échanges à la fois pour expliquer le rôle de l'IA dans les apprentissage, de réfléchir à la nouvelle posture de l'enseignant et puis de d'analyser un petit peu le comportement des élèves face à cette arrivée de ce tsunami technologique. force et se constater que c'était 10 ans de travail intéressant que nous agissons pas en tant que d'un côté il faut faire de lia partout où il faut pas faire entrer lien dans la classe.

Nous sommes juste un thermomètre pour saisir un petit peu bah la compréhension et la perception liée par le monde des enseignants. Alors, parfois, on se fait un petit peu disputer parce que on chamboule un petit peu les lignes, mais en tout cas, c'est une vraie richesse et le regard que je vais vous porter ce matin, c'est d'abord un regard de terrain et j'espère de témoignages. Je suis aussi le fondateur d'une d'une solution et je souhaite en parler un petit peu.

C'est pas complètement lié dans le sujet il a éducation dans l'école, mais c'est plutôt éducation à l'extérieur de l'école. une solution qui s'appelle BDC qui a pour but de faire de la prévention, de la sensibilisation des 9 18 ans face au risque algorithmique, au risque numérique, c'est-à-dire face au risque de dépendance, face au risque d'addiction dans les réseaux sociaux, dans les fake news et dans le monde de l'IA en général. J'aurai l'occasion d'en parler.

Les travaux que nous menons aujourd'hui à la fois au sein de BDC, à la fois au sein de LIA pour l'école, ils sont de trois natures. Comprendre comment savoir prompter parce qu'aujourd'hui si on ne sait pas prompter, on ne sait pas enseigner et accéder au savoir. Comprendre les comportements cognitifs d'un jeune face à son monde numérique, essentiellement face à son portable. comprendre cette dissonance entre ce qui se vit dans la salle de classe sans support numérique et comment le jeune se comporte à l'extérieur avec [grognement] son avec ses supports numériques.

Aujourd'hui, on parle de 3 à 4 heures par jour sur les réseaux sociaux. Et puis aussi, je m'intéresse avec les différentes activités à au procès de Los Angeles. Peut-être que vous l'avez déjà abordé le procès de Los Angeles.

Alors effectivement ça n'influe pas directement dans la manière d'enseigner d'utiliser li [grognement] génératif pour enseigner. Néanmoins, ça permet de comprendre encore une fois le monde des jeunes aujourd'hui. Le proc de Los Angeles, c'est tout simplement la condamnation liée à moi des big tacch américaine.

Alors, je crois pour être précis, Google avec YouTube, Instagram avec MTA, euh TikTok a choisi de transiger avec la plaignante, Snapchat a transigé. Et qu'est-ce qui a montré ce procès ? que finalement les grands acteurs américains de la bipcheque américaine qui travaillent dans le ce qu'on appelle l'économie de l'attention manipulent les algorithmes au détriment de la capacité cognitive de nos jeunes.

Pour ma part, c'est un des plus grands procès qui s'est ouvert. Ce procès vient est né d' partir à la plain d'une plaignante de 23 ans qui leur a dit "Bah écoutez, j'ai 23 ans, je suis dépressif, j'ai des pensées suicidaires et peut-être que c'est à cause de l'usage de l'utilisation des écrans des réseaux sociaux dans ma vie d'adolescente. Il semble et le verdict l'a confirmé que la justice américaine a constaté que la manipulation de la morite faisait partie des pratiques de ces bigteches américaines.

Je fais ce lienlà du process de Los Angeles avec notre sujet du jour parce que je sais que je crois que vous avez appelé votre commission IA générative. Pour moi en tant IA, il y a tout court. Euh l'IA générative n'est qu'une partie du sujet.

Euh dans l'IA, on peut voir à peu près une trentaine de métiers. Moi, je suis un expert du machine learning, de l'apprentissage machine et que il faut savoir discerner derrière les couches d'usage tout le travail algorithmique qui est fait. C'est pour ça que c'est très dur d'un côté de parler d'un terme générique intelligence artificielle et de voir la diversité des modèles mathématique de calcul que nous avons aujourd'hui.

Euh dernier point aussi, je m'intéresse aussi alors vous avez compris que j'ai un une passion pour les enseignants que j'ai le plaisir de rencontrer, mais on doit s'intéresser aussi à une école sans professeur. [grognement] Peut-être queon vous a déjà parlé lors des auditions, vous avez déjà vu les initiatives de Alpha School de McKenzie Price avec des agents autonomes donc qui sont des agents développés par l' générative. Ça fait partie de nos travaux et donc je serais heureux d'en parler avec vous.

Merci beaucoup. Donc l'pô préliminaire est en terminé. Je passe la parole à madame la rapporteur pour les questions.

Merci monsieur le président. Merci pour vos propos liminaires. Vous l'avez déjà abordé, c'est la place euh des entreprises de LEDTech qu'on sait nombreuses dans ce dans ce pays.

Je voulais qu'on revienne dessus pour vraiment voir comment elle se situe par rapport aux autres acteurs européens ou extraeuropéens. On a une existence où nous avit dit voilà, on a 500 entreprises qui qui interviennent dans le numérique éducatif. d'après vous, lesquels développent en particulier des outils d'intelligence artificielle où finalement c'est l'ensemble de ces entreprises qui est basé sur l'intelligence artificielle.

J'aimerais aussi qu'on puisse venir un peu plus dans la technique et qu'on puisse se dire est-ce que d'après vous les entreprises tech font-elles leur fonctionnement sur des modèles di générative généraliste ? Est-ce qu'elle développe elle-même des modèles ? Est-ce que c'est possible de pouvoir le faire ?

Comment on les adapte ? Comment on en fait des systèmes ? Et comment on les adapte aux usège éducatifs ?

En gros, on a envie de savoir quelle est la part de ce qui est de l'invention et de l'innovation. Est-ce qu'on peut le faire sans avoir à se fonder sur des modèles existants qui peuvent être des modèles d'origine d'origine étrangère ? Comment vous travaillez avec le corpus des données ? comment les entreprises travaillent pour ces modèles.

Est-ce que on a une sélection de corpus des de données uniquement francophones ? Comment on va les chercher ? Comment on arrive à à justement rendre compatible l'entraînement de vos solutions avec ce qui est disponible ou non disponible comme donner ben des élèves ou ou des professeurs ?

Et puis j'aimerais qu'on puisse avoir aussi votre avis sur la manière dont l'écosystème ettec est associé à la mise en œuvre des politiques publiques. Monsieur Jean Baet, vous avez déploré qu'on manquait d'une vision à long terme, que malheureusement on avait parfois des renoncements avec des abandons de solutions déjà mis en place alors même qu'on les avait qu'on se les était à peine approprié. Quelles sont les instances dans lesquelles les entreprises ETECH sont associées ?

Euh comment euh on peut euh voir aussi que l'éducation nationale est un marché, je dis pas ça en terme euh euh méprisant pour la notion de marché, mais on a de nombreux élèves. On vous avait parlé de la massification euh de l'éducation et on peut s'en réjouir et il y a des solutions et on pourra les développer plus tard qui sont développées par les les outils. Mais comment aujourd'hui ce marché vous est ouvert ?

Quelles sont les difficultés que vous voyez pour pouvoir faire que les meilleures solutions développées grâce à l'IA arrivent dans les mains des professeurs et des enseignants. Donc vraiment se dire comment les entreprises travaillent à partir de quel modèle, dans quelle relation ils sont avec les politiques publiques, dans quelle manière de quelle manière ils sont associés. Donc c'est un premier lot de questions que je vous adresse.

Je vous remercie. Alors je veux bien commencer justement par la question technique. Je pense que c'est le le démarrage.

C'est peut-être l'occasion de redire derrière vous, monsieur Bouchet, en fait que effectivement il n'y a pas que liage générative. Déjà je pense que c'est extrêmement important de le dire. Euh il y a un certain nombre de techniques euh d'IA qui ont pu être utilisées bien avant l'arrivée de l'IA générative et ça son son explosion hein et le le caractère spectaculaire évidemment qu'elle revait euh dans des solutions tech.

Euh je citais Pierre Vouiller tout à l'heure hein. Euh lui depuis 2008 à peu près il est il a développé des des solutions en laboratoire d'abord en milieu éducatif dans l'académie de Bordeaux. C'est à ce titre derrière que desch ont pu reprendre ces travaux pour c'est de l'apprentissage par renforcement.

Ce n'est absolument pas de liège générative qui permet justement à chaque élève d'avoir au bon moment le bon niveau d'exercice qui convient. Bon voilà. Donc d'abord multiplicité des techniques qui fait que il va falloir prendre en compte que c'est dans l'hybridation.

Euh il va falloir sans doute un petit peu sortir du mirage de l'IA générative, hein, qui montre aussi ses limites. Euh l'IA générative ne sait pas tout faire euh pour l'enseignement et par exemple, on sait que euh C Migo, hein, qui est un grand acteur américain euh issu de la CAN Academy, en fait a développé euh un moteur de d'aide personnalisé avec Li Générative dont il est en train de revenir. Donc en fait, il y a pas de miracle lié à Liège générative et c'est beaucoup plus dans l'hybridation des techniques qu'il va falloir se situer.

Alors une fois qu'on a dit ça, néanmoins l' générative, elle est utile évidemment à la personnalisation. J'évoqué qu'en Migo à l'instant, je pense que plume, vous avez aussi des choses qui vont dans ce sens-là d'après ce que j'ai compris de pouvoir aider un élève. Il y a l'élève se retrouve face à un exercice et l'alia générative doit pouvoir l'aider à mieux comprendre, avoir un feedback personnalisé, avoir des indices.

L'alliage générative est extrêmement utile et ça rejoint votre question madame sur quel modèle on peut s'appuyer. Alors effectivement les grands modèles deviennent de plus en plus performants, hein, là où avant ils étaient réputés ne pas savoir tout faire. Ils savent faire de plus en plus de choses mais ça pose quand même un certain nombre de problèmes économiques.

On n' pas aujourd'hui d'idées du véritable coût en fait hein des grands modèle de langage parce que il y a une sorte de rabet [rires] que font les grands acteurs pour justement nous encourager à les utiliser. Et il y a un coût énergétique aussi qui n'est pas encore mesuré mais qui est énorme. J'aurais dû arriver, je suis désolée avec des chiffres par rapport à ça, mais c'est tout à fait problématique parce que si tous les élèves d'un même pays, il y a 800000 élèves, même s'il va y avoir une baisse démographique annoncée à peu près sur une tranche d'âge hein, vous multipliz ça par 12 niveaux, le K 12, et bien ça vous donne une idée.

Si tous les élèves se mettent en même temps à poser une question à un moteur DIIA euh génératif, ça va coûter très cher sur le plan écologique. Donc ce n'est pas tenable. Et dans ce cadre-là, pour répondre à votre question, il y a en effet des petits modèles qu'on est capable qui ont un un qui ont le double avantage de d'être beaucoup plus restreint et donc de à la fois être plus expert hein puisqueils sont entraînés sur des plus des des plus petits champs de données et d'être beaucoup plus économique également.

Donc là, c'est ça l'expertise de ces headtech, de justement faire le départ entre ces grands modèles, ces petits modèles. À quel moment c'est pas la peine d'utiliser de liage génératif pour faire tout et n'importe quoi, quel moment on peut utiliser d'autres technologies ? À quel moment en revanche il y a nécessité ou ou en tout cas gros avantages à utiliser des modèles diagénératifs, mais dans ce cas-là, on peut les restreindre, on peut faire en sorte qu'ils soient plus efficient et moins coûteux.

Ça reboucle avec la question des données sur quelles données il faut entraîner euh ces ces ces modèles. Et là c'est ça rejoint je pense euh un une préoccupation de nombreuses ettech. C'est que je l'évoquais tout à l'heure au commencement il y a l'éducation et au commencement de l'éducation il y a l'expertise l'expertise des enseignants, les expertises disciplinaires.

Et effectivement il y a un danger à aller chercher des données [grognement] n'importe où. Les données, c'est d'abord des contenus en fait. Donc d'aller demander à un agent, il y a euh comment je peux faire tel exercice si on met ça comme ça tel quel, si on branche ça sur l'étendu des savoirs, ça va.

Nous, on passe notre journée à tester ce genre de choses. En fait, ça donne des catastrophes. L'agent répond la moitié du temps, n'importe quoi.

Donc, il y a la nécessité en fait euh d'avoir des contenus experts. Et donc pour répondre à votre question, euh il faut avoir une approche scientifique de tout ça. Je l'évoquéis tout à l'heure, cette arrimage à la recherche.

En fait, il faut pouvoir s'appuyer. On ne s'improvise pas être techin. Il y a il y a quelques apprentis sorciers, mais la plupart d'entre eux ne le sont pas.

S'appuyer sur la recherche est une valeur sûre parce que justement euh il y a euh dans le monde académique hein à l'international justement euh des acteurs de la recherche qui s'interrogent sur ces questions-là. comment obtenir, comment proposer des ce qu'on appelle des dataset experts. À l'heure où je vous parle, mon équipe est en train de soumettre dans une grande conférence internationale qui s'appelle Neips, c'est la deadline est aujourd'hui à midi.

Donc effectivement en train de soumettre un dataset expert justement basé sur les sciences cognitives, comment l'humain apprend les mathématiques et cetera. Et donc c'est grâce à ce type de partenariat public privé parce que nous opérons des partenariats publics privés dans le monde des tech que justement on va pouvoir s'appuyer sur des données solides pour que justement l'IA derrière ne raconte pas n'importe quoi. Voilà donc il y a cette mixité des techniques. choisir la bonne technologie pour le bon usage, ça c'est l'expertise de ces de ces fabricants de produits qui évoqué monsieur Bayet tout à l'heure et puis derrière collaborer le plus possible avec la recherche pour aller dans ce sensl parce qu'on aura peut-être pas le temps d'y revenir beaucoup.

Moi, c'est vrai que c'est mon pôle à la fois dans dans dans mon entreprise, dans mon background à l'ENS et aussi à la Finef, la recherche. En fait, on a été assez étonné dans la dernière mouture du P2IA, un partenariat pour d'innovation pour l'intelligence artificielle, que le CEN conseil scientifique pour l'éducation nationale ne soit pas sollicité. Nous nous travaillons tous les jours avec des membres du CZN, ils font partie de notre de notre poule de chercheurs avec lesquels nous travaillons.

Ils nous ont dit "Nous n'avons pas été sollicités." Je dois dire que ça nous a nous en tant qu'entreprise et en tant que filière beaucoup inquiété. C'est-à-dire que euh un pays qui a été capable de mettre de créer hein ce conseil scientifique pour l'éducation nationale, qu'il ne soit pas sollicité au moment où on veut euh construire des solutions innovantes.

Ça nous a euh oui en effet beaucoup inquiété. Ça a rebouclé avec moi pour moi avec un livre qui est paru aux éditions DJ Jacob à la rentrée qui s'appelle quand la France se détourne de la recherche et qui indique comment aux États-Unis, on le sait bah c'est un mouvement malheureusement en tout cas au niveau fédéral pas au niveau terrain mais au niveau fédéral malheureusement qu'il y a cour mais avec une crainte que ça arrive aussi chez nous. Donc c'est vrai que ce partenariat avec la recherche c'est extrêmement important notamment dans le monde des tech.

Vous avez dit qu'il y avait de nombreuses tech. Euh c'est vrai qu'on en a beaucoup mais on en a beaucoup moins que dans d'autres pays quand même hein. Euh beaucoup moins.

Personnellement, quand j'ai commencé en 2017-28 euh de je à l'époque où le Brexit n'existait pas, où il [rires] y avait pas eu le Covid, euh nous avions été euh incubés, accélérés dans un un mouvement qui avait été créé par l'UCL à Londres. Et pourquoi ? Donc c'était un triangle entre le monde de la recherche l'UCN donc de Londres, le monde pédagogique nécessaire et puis le monde des tech.

Et pourquoi ? Parce queà l'époque, il y avait 5000 en Grande-Bretagne, il y en avait à peu près 10 fois moins en France. Les choses ont augmenté aujourd'hui.

Mais voilà. Et donc effectivement, ces partenariats euh entre le monde desch, le monde de la pédagogie et puis le monde euh de de la recherche, ça nous paraît indispensable hein, c'est ce poste encore une fois que j'occupe et du coup je pense que là il y a un cadre qui permet de répondre aussi à ces craintes en réalité. Voilà.

D'autres interventions sur ce cette première sur le plan technique. Je vais vous répondre [grognement] madame la rapporteur sur la question de la donnée puisque en fait on intervient dans un cadre les tech qui est très précis qui est celui des données sensibles puisque nos usagers sont des enfants. Et donc à cette fin, il y a un cadre qui est extrêmement précis puisque on ne peut pas récolter de données qui permettrait de reconnaître ou d'identifier des usagers.

Et donc il y a un certain nombre de mesures protectrices des usagers qui fort heureusement sont mis en place dans l'école. Donc c'était le sens de votre question. Euh aujourd'hui euh on ne recueille pas des données qu'on appelle les données sensibles euh type identité et cetera euh de nos élèves bien évidemment.

En fait, ce qu'on vient recueillir, c'est ce qu'on appelle des traces d'apprentissage. On travaille sur tous les sujets d'anonymisation et de pseudoanonymisation des données via des modalités qui sont mises en place par le ministère de l'éducation nationale et notamment un gestionnaire d'accès aux ressources qui est mis en place et qui est une sorte de portail en fait qui vient garantir une certaine sécurité entre les usagers et nos technologies et qui garantit justement un cadre une pérennité. Alors, pourquoi c'est c'est intéressant ?

Euh en fait, c'est ce que c'est ce qui a été dit sur la question de l'IA, on a vraiment euh en tête le cliché de l'IA générative. Ça n'est pas ce que font nos solutions puisque [grognement] nous on travaille sur la mise en place de modèles et notamment la spécificité de notre travail porte sur la mise en place de corpus francophones qui sont extrêmement dédiés et extrêmement spécifiques et qui ont vocation à construire des choses complètement spécifiques. Il y a deux caractéristiques principales.

La première, c'est que d'une part nos usagers étant des enfants, il y a des caractéristiques dans les traces d'apprentissage des enfants qui sont pas du tout les mêmes que ce que font évidemment les adultes. Contrairement au grands modèles, au LM diagénérative qui s'appuie en fait sur une sorte d'aspiration de tout ce qui a été fait dans le dans le web et cetera et qui renvoie des contenus qui renvoie de très nombreux biais, racistes, sexistes et cetera. D'accord ?

Nous, la spécificité de notre travail, c'est vraiment de se concentrer sur des écrits qui sont qui ont été sériés et qui ont été déterminés. À cette fin, euh notre euh industrie cherche à mettre en place des moteurs qui sont des moteurs euh autonomes, souverains et qui se déploient d'une manière éthique. Et donc euh on a évidemment euh l'idée quand on parle euh d'IA de l'IA générative, mais c'est ce qui a été dit.

Euh on travaille évidemment sur toute l'algorithmie et euh on travaille avec un certain nombre de chercheurs euh et peut-être vous connaissez euh Luc Julia, le cfondateur de Syrie, qui dit en plaisant très souvent en réalité dès qu'on fait une addition, on fait de l'IA. En fait euh la définition de l'IA, c'est la façon dont on va mettre en place euh un choix décisionnel au service des apprentissages. Vous voyez ?

Donc il faut vraiment qu'on sorte de l'idée selon laquelle l'IA dans l'éducation serait une IA générative. Ça n'est pas le cas. C'est vraiment la mise en place de systèmes qui font appel à différents types d'algorithmie euh qui vont être pertinents et l'ensemble du dispositif va être intéressant avec une mise en place de de choix spécifiques à l'appui de la recherche évidemment et qui vont engager justement des traces d'apprentissage qu'on va chercher à élaborer au service de du parcours d'apprentissage de nos élèves.

Il existe aujourd'hui une multiplication d'outils. Si je prends l'exemple de plume, vous disiez tout à l'heure que c'est présent déjà dans 20000 classes. On a envie de savoir comment on y arrive justement enfin au-delà de le de des performances de l'outil dont vous nous avez dit quelques chiffres.

Voilà, une accélération de 4 à 6 fois de l'apprentissage de la lecture. Mais comment on arrive à se retrouver dans 20000 classes ? qui est décisionnaire pour s'approprier l'outil et le mettre dans sa classe ?

Est-ce que c'est au niveau d'un établissement ? Est-ce que c'est au niveau du professeur ? Quel est aussi le modèle économique qui sur lequel sont basés l'introduction dans ces 20000 classes de la solution euh plume ?

Alors euh donc moi je euh donc comme je vous l'ai précisé, je suis enseignante de l'être moderne. Euh j'ai beaucoup travaillé donc depuis 2018 sur les sujets euh de l'écriture et la première chose qu'on a cherché à faire, c'est travailler une interface qui soit compréhensible par les élèves, ce qui est vraiment un choix très très compliqué. Faire unex pour des enfants, c'est très compliqué.

Donc ce qui a prévalu à tous nos choix, c'est vraiment ça. On a eu on a connu une très forte accélération pendant le Covid avec un modèle économique qui était initialement basé sur de la gratuité puisqueen fait j'étais encore enseignante à cette époque-là. Donc, j'ai quitté l'éducation nationale.

Après, la la société Plume ne repose pas sur un modèle exclusivement adressé à l'éducation nationale parce que sinon j'aurais un petit peu de mal à payer mes salariés. Et euh en fait, on a un modèle qui adresse à la fois le B2C, donc les customers, euh les grands comptes où en fait on travaille avec on on construit un modèle où on vend des coffrets euh pour les les grands comptes, la Fnac et cetera, voyez. et donc qui est complètement décroché de l'école.

Sur le modèle économique qui est en relation avec l'école, euh on a euh remporter un marché qui s'appelle le marché TNE sur lequel plume sur l'ensemble des solutions présentes, c'est-à-dire une cinquantaine de solutions représente 67 % de l'usage. Donc on a eu un un vraiment une un leadership assez important sur ce marché. Pourquoi ? parce qu'en fait on avait déjà développé des usages importants.

En fait les usages préexistaient, vous voyez, au marché. Et quand on a été lauréat de ce marché, en réalité les usages euh existaient déjà et les enseignants et bien avaient déjà connaissance de la solution, savait s'en emparer. Euh en ce qui concerne notre modèle économique, puisque comme l'a dit madame Leoit, c'est ces marchés connaissent malheureusement des alternoiements hein qui qui fragilisent fortement notre secteur. et bien la plupart de nos solutions, elles sont appelées en fait à aller démarcher chaque établissement et donc chaque établissement pour le primaire, donc les les mairies pour les collèges et donc les départements et pour les lycées, donc les régions et bien sont appelés à faire des choix, ce qui évidemment complexifie considérablement la commercialisation de nos solutions.

Je vais me permettre de compléter et ça répondra d'ailleurs le premier jeu de questions que vous avez posé sur la question du marché et de du lien au ministère. Euh schématiquement, il y a eu de temps dans le numérique éducatif et nous, on appelle à un troisème temps. Il y a eu le temps plan tablette, c'est-à-dire qu'on a considéré qu'il fallait donner des outils numériques euh aux enfants.

Euh c'est un plan qui a été assez critiqué à postériori parce qu'en fait il y avait que les tablettes et que en fait derrière ni formation ni accompagnement du contenus et cetera mais qui a eu le mérite de donner quand même accès à des équipements numériques à des enfants et et parfois dans des familles qui n'en avaient pas. Euh il y a eu le euh au moment du Covid et post Covid où on a compris que c'était la continuité pédagogique qui était permise par des outils numériques. Il y a eu un investissement de l'État autour de de du fait d'aller chercher des des contenus, des solutions ETEC au-delà des équipements numériques.

Et donc on a eu des sommes d'argent qui ont été affectées au développement d'outils numériques type d'application d'apprentissage de la lecture, des mathématiques et cetera dans le cadre des plans d'avenir d'investissement d'avenir. Donc en fait les financements liés au numérique éducif sont majoritairement liés à des financements SGPI, le secrétariat général pour l'investissement avec donc un billet d'investissement qui est vraiment de faire de l'investissement avec un un temps sur un temps donné et de faire émerger des solutions. Euh ça a contribué à à donner un élan à une vitalité entrepreneuriale à la France dont on peut se réjouir aujourd'hui.

Je je le disais euh [grognement] aujourd'hui euh les solutions elles existent, elles ont fait leur preuve. Pour la majorité d'entre elles et notamment celles qui ont fait leur preuve et qui sont solides, qui sont ancrées dans les usages des enseignants et cetera, elles sont adossées à la recherche. Euh il y a rien d'autre.

C'est-à-dire que on continue à financer des logiques d'investissement pour faire émerger de nouvelles solutions, mais celles qui existent qui ont trouvé leurs usages, qui ont rencontré euh des l'attente des enseignants les qui ont satisfait les besoins des enseignants. Je le disais tout à l'heure, les 50000 enseignants de cycle 2 CPCE1, CEO2 qui ont fait l'effort de s'équiper, de s'outiller, de se former, d'intégrer dans leur pratique pédagogique des outils di pour les les lectures et les mathématiques, on les a abandonné. Et en fait, nous on appelle de nos vœux à un 3è temps qui prend acte de euh justement du fait que nous on est une filière constituée et nous on est une filière qui existe et dont les solutions ont fait leur preuve euh et et qui prend de ça et qui construit un temps de pérénisation.

Un de nos un de nos principaux euh euh objectifs une de nos principales demandes, c'est de faire en sorte que l'enseignant ait une forme de cartable numérique, un droit d'accès à des ressources qui ont fait leur preuve dont ils ont besoin dans leur quotidien, quelle que soit la matière ou le niveau dans lequel ils enseignent et puisse financer euh une forme de cagnotte, hein, qui puisse financer les outils dont ils ont besoin grâce à à ce à cette cagnotte là. Et ça pour nous c'est le troisème temps, c'est le temps de la pérénisation, le temps de l'inscription dans les usages. Et et je je un dernier point après je je laisse la parole, c'est aussi le temps qui euh met en responsabilité, en confiance le terrain parce que en fait les plans d'investissement et encore une fois je renis pas leur utilité au moment où ils ont été mis en place, c'est l'État qui décide.

C'est l'État qui décide pour les enseignants. C'est l'État qui décide pour voilà. Là aujourd'hui, nous on considère qu'il y a une forme de maturité de l'écosystème et que cette maturité, elle doit face à ça trouver la formation des enseignants et qu'ensuite les enseignants doivent faire leur choix ensemble parce que pour beaucoup ils se mettent d'accord dans leurs établissements que ce soit de manière enfin au niveau disciplinaire ou au niveau au niveau des des des profils des élèves. il se mettrai d'accord et il décideraiit de d'utiliser les ressources françaises dont ils ont besoin pour leur pratique pédagogique.

Oui, c'est vraiment pour compléter parce que je crois qu'on est totalement aligné avec vous. Tu évoquais le la nécessité d'aller démarcher chaque école, chaque classe, ce n'est pas à la mesure d'une entreprise et tech hein, on a 15, 20, 30 employés. parfois on n' pas les moyens de faire ça. [rires] Et effectivement à côté de ce ce mou enfin dans ce 3è mouvement, je pense qu'on peut aussi ajouter, je pense que vous en serez d'accord, l'accompagnement par la puissance publique.

C'est-à-dire qu'il y a la périnisation, il y a l'accompagnement, il y a aujourd'hui euh les des des financements qui ont pu être donnés à certains moments. Nous, on a par exemple été lauréat d'une solution qui s'appelle Mia Seconde. On et ben en fait mis à seconde, on a eu un mal de chien à pouvoir accompagner les enseignants sur le terrain avec des gens dans les comités de pilotage dans l'institution qui nous disait "Non, non mais nous on peut pas alors que la solution été achetée par la puissance publique he c'est de l'argent des contribuables.

On ne peut pas faire la publicité pour un acteur privé mais c'est pas faire de la publicité pour un acteur privé que d'aller indiquer aux IAIPR par exemple qui eux-mêmes vont redescendre. Il y a tout un maillage quand même qui est extrêmement bien fait pour que ça puisse descendre de l'institution et dans les deux sens sans doute mais déjà quand il y a un achat qui est fait. Donc là [rires] finalement cette ce travail d'accompagnement que nous ne pouvons pas faire nous à la main parce que c'est beaucoup beaucoup d'argent.

Les éditeurs scolaires le peuvent parce qu'ils ont énormément de délégués pédagogiques mais une petite entreprise n'a pas ces épaules là. On doit pouvoir compter aussi sur la puissance publique pour accompagner les ressources que la puissance publique à un moment donné a choisi. Donc il y a aussi cette espèce de cohérence qu'il faut avoir pérénisation, accompagnement, oser en fait oser euh franch enfin voilà aller au bout de la démarche.

Voilà. Je sais pas si tu veux ajouter quelque chose. Simplement ajouter et je pense que vous l'avez compris au travers des propos des des précédents intervenants.

Vous avez évoqué madame madame rapporteur une notion de marché. Aujourd'hui, il y en a pas. Et c'est bien de ça que souffrent aujourd'hui nos entreprises.

On est sur un système de stop and go, de d'opportunités euh de partenaires que l'on ne cite pas souvent assez que sont les collectivités territoriales qui sortant de leur cadre de compéten cherchent à accompagner ce numérique éducatif. Mais malheureusement, c'est c'est pas une vision de long terme qui qui construit et qui instrumentalise un un marché qui va permettre à tout le monde de se développer et aux enseignants de s'emparer des solutions. Donc voilà, c'est vraiment ça qui qui fait cruellement défaut.

Ben écoutez, moi je trouve que la filière est admirable. Je vais parler comme un entrepreneur parce que je suis un entrepreneur libre. H je sais pas si vous avez déjà fait assister à soumettre un P2IA ou proposer votre solution pour vendre à l'éducationnel ou simplement se faire connaître.

J'ai jamais vu ça et j'ai travaillé dans tous les secteurs d'activité dans ma vie. Je moi même notre solution sur BDC elleintéresse personne. Bien entendu, ça sera toujours les plus riches qu' ont plus de moyens qui vont l'utiliser pour être plus sur le fond.

Je crois qu'il y a deux mondes qui veulent s'encontrer. Le monde de la filière tech extrêmement énergique entreprenant qui prend des risques et le monde des enseignants. Et je crois que malheureusement au milieu, il y a quelque chose que j'appelle une interface qui ne se qui ne comprennent pas.

D'un côté, comme vous l'avez très bien souligné dans toutes ces auditions, on a un monde technologique qui va extrêmement vite. Moi, ça fait 20 ans que je travaille dans le monde de logiciel. Il y a 20 ans, un logiciel on le changé tous les 4 5 ans.

Il y a 10 ans, c'est tous les 5 ans. Aujourd'hui, c'est tous les 3 mois. Et je crois que il faut saluer aussi le courage de nos entrepreneurs français dans les qui s'adaptent en permanence pour savoir si un jour on doit prendre Claude Misral Chab ou bientôt peut-être Open Clow ou Hermes qui est en train d'arriver.

Et de l'autre côté on a des infrastructures dans l'éducation. Je crois que que j'ai du mal à expliquer en fait ce qui se passe. Moi, ça fait un an et demi que j'essaie de présenter les services de notre solution à l'éducation nationale.

J'ai rencontré les les conseillers à Matignon, à l'Élysée, à l'église nationale. Tout le monde dit c'est super. Une conseillère, je dirais pas son nom, m'a dit "Bah écoute, j'espère que tu as de la réseau parce que ça va te coûter cher." Voilà comme on est nous sommes reçus comme accueil.

Eu et voilà, en tout cas moi je j'ai la chance de pouvoir travailler dans ce secteur de l'EDtech en tant que mes philanthrope mais j'ai beaucoup d'admiration pour la filière qui est présente ici merci beaucoup vous souligner à bon que tout va très vite mais je voulais revenir sur ce qu'il existe déjà en on doit consigner le le fait de respecter des programm enfin concilier pardon respecter les programmes et la liberté pédagogique. Or aujourd'hui madame de Vilière, vous avez mis le doigt sur quelque chose d'important qui est de dire que les éditeurs de manuel scolaire sont là. Là, c'est un marché pour le coup.

Dans quelle mesure vos industries ont pu travailler avec ces éditeurs de manuel scolaire ? Est-ce qu'on arrive à trouver des manières de de pouvoir travailler avec eux où on se dit bah en fait les éditeurs de manuel scolaire sont sur un marché, n'ont pas envie de s'en trouver délogé. Ça représente beaucoup d'emploi aussi, mais est-ce que ça ne vient pas à l'encontre d'une certaine réactivité ?

On sait le temps pour faire un programme, on sait le temps pour faire un manuel qui puisse servir ce programme, on sait le temps de l'édition, enfin et du coup, moi j'ai l'impression que on est figé par les éditions de manuel scolaire et que on n'ouvre pas la porte comme on a ouvert au manuel scolaire à des solutions qui sont plus personnalisées qu'un simple manuel en fait. Alors, je vais peut-être me permettre de répondre dans un premier temps parce que pour le coup, les éditeurs scolaires, c'est un environnement que je connais un petit peu. [rires] Les on peut pas opposer les deux mondes aujourd'hui. le le monde de l'édition scolaire, il est là avec une expertise, un savoir-faire, une capacité à analyser les programme scolair et à proposer un contenu pédagogique à la fois destiné à l'enseignant et à l'élève pour leur permettre de progresser dans les apprentissages.

Et il y a pas un monde du du numérique des éditeurs scolaires, en tout cas du papier ou de ces choses-là. et la filière du numérique de l'autre côté, elle se complète aujourd'hui. Les les différentes études scientifiques telles que peut le faire André Tricot aujourd'hui montre bien que il y a pas un tout numérique et un tout papier, que les deux environnements se complètent, qu'il y a des moments pédagogiques où euh le papier va être plus utile que le numérique et inversement.

Et euh le les éditeurs scolaires finalement aujourd'hui cherchent aussi à euh travailler sur ce numérique éducatif et à faire à la fois part de leur expertise sur la mise au point de contenu pédagogique en respect des programmes et de l'exploitation de ces outils numériques. Euh bon nombre d'éditeurs scolaires aujourd'hui travaillent avec des tech répondent à des appels à projet conjointement avec des tech. Vous soulignez tout à l'heure l'importance des contenus qui vont entraîner ces modèles.

Bon nombre de contenus de qualité euh proviennent aujourd'hui des éditeurs scolaires pour faire fonctionner les modèles correctement. Donc euh il y a une vraie complémentarité et non pas une opposition entre ces deux entre ces deux membres. Non, ce que je voulais ajouter tout à fait, je suis complètement d'accord avec Jean.

Ce que je voulais ajouter, c'est que euh la complexité qu'on rencontre aussi en terme de marché, c'est que les éditeurs scolaires sont très très bien identifiés comme une ressource à pourvoir quand on est une école. C'est-à-dire que c'est évident qu'il faut un manuel par élève, voyez. Alors que quand on est une ressource, un éditeur de ressources numériques éducatif, la question qui se pose, c'est dans quel budget est-ce qu'on va aller financer plume ou que sais-je ?

Et la plupart du temps, on est euh sur la ligne euh à côté de la ligne pour le papier toilette en fait. C'est-à-dire que on est euh on n'est pas identifié comme une ressource dont on aurait besoin. Vous voyez ?

Parce que justement c'est c'est c'est nouveau, il va falloir il faut équiper les écoles et cetera et donc il y a pas de budget en propre. Et donc les éditeurs ont et c'est heureux euh une ligne qui est spécifiquement dédiée en terme de ressources. Ça n'est pas encore le cas de nos ressources numériques.

Voyez ? Merci. Alors, si on devait pouvoir penser ressources numériques au-delà de ce qui est aujourd'hui dans les lignes euh d'achat, euh je reviens sur l'idée du cartable numérique qui puisse regrouper des solutions euh numériques euh françaises et qui puissent être mis à disposition des enseignants.

Quelle est votre évaluation de ce que pourrait représenter cet investissement à l'échelle de l'ensemble des enseignants de l'éducation nationale voire du du supérieur ? Comment [grognement] mettre à disposition ce cartable numérique et accompagné par des formations et pour que l'enseignant soit libre de choisir la solution qui se se concilie le mieux avec sa façon d'enseigner mais aussi avec les besoins de ses de ses élèves. À qui quel est le rôle des entreprises de ceux aussi qui sont responsables de la formation des enseignants ?

Quel est le rôle aussi de l'autoforation et de sa reconnaissance euh avec ces avec ces outils ? Comment pourrait-on mettre en place cette cette hypothèse de cartable numérique ? Alors, peut-être déjà le fruit de l'expérience parce que des expériences de ce type-là de mise en place d'un cartable numérique qui permet aux enseignants de s'emparer d'un certain nombre de ressources et de les utiliser, bah forcé de dire qu'on en a eu un certain nombre déjà qui se sont succédés.

Donc je dirais que d'un point de vue euh création mise à disposition d'un environnement de type cartam numérique, on a presque toutes les solutions qui existent déjà aujourd'hui sur étagère et l'expérience passée de de choses réalisées. On peut parler du plan numérique châtel, on peut parler de plus récemment de territoire numérique éducatif. En gros, on a les éléments techniques et l'expérience de mise à disposition de diffusion qui est qui est là qui est qui est qui est qui est présente.

Donc je dirais ça s'adusser aujourd'hui sur ce que l'on a déjà fait plutôt que d'essayer de réinventer l'eau chaude. C'est c'est c'est peut-être un gain de temps qui serait pas qui serait pas non négligeable. Euh ensuite sur le la la mise à disposition et la capacité pour l'enseignant ensuite de d'avoir un droit de tirage sur telle ou telle ressource et de la la mettre en œuvre dans son dans son dans dans son euh dans son dans sa classe et avec ses élèves.

Euh là encore, les dispositifs qui ont été mis en place jusqu'ici tirent un petit peu les fils de ce que de de des façons de l'aborder. Là où on a un point un petit peu d'achoppement aujourd'hui, c'est toujours sur la connaissance de ce ce catalogue de l'exhaustivité de ce qui peut exister, de pourquoi telle solution plutôt que telle autre, pourquoi ? Et là, je pense qu'il faut faire confiance à l'expertise des enseignants aussi.

Euh peut-être que là, l'intelligence artificielle peut-être aider aussi sur la mise en avant des solutions, hein. C'est pas c'est pas impossible. Mais euh une fois une fois ceci fait, il faut faire confiance à l'enseignant qui va utiliser tel outil plutôt que tel autre parce que dans sa pratique de classe euh aujourd'hui, elle correspond à sa situation pédagogique.

Et je rappelle que là-dessus euh nos enseignants travaillent avec de l'humain. La réalité d'une année scolaire euh n'est pas la même forcément l'année suivante et on a le droit peut-être de changer d'outil d'une année sur l'autre. Je veux bien ajouter un petit point par rapport à ça, c'est-à-dire que je pense que face à l'efflorescence de solutions, c'est pas simple pour un enseignant de savoir quoi utiliser néanmoins.

Donc moi, je pense quand même qu'il y a une initiative, tu parlais tout à l'heure Oriane de de résultat finalement de telle ressources qui fait gagner x semaines dans l'apprentissage de la lecture en Grande-Bretagne qui par la force des choses finalement s'est équipé d'outils parce qu'il y avait une efflorescence de propositions. Quand on va en Californie, même s'il y a des un petit backlash aujourd'hui, c'est la même chose. Il y a tellement de propositions et puis les enseignants, ils avaient à disposition des moyens pour les dépenser, mais il se demandaient où est-ce que je enfin quoi prendre comme solution.

Donc en Grande-Bretagne, il y a une fondation qui s'appelle l'Education Endowment Foundation qui est une initiative d'ailleurs qui est souvent relayé en France par quelqu'un comme Franck Ramu du CN et cetera qui va aller mesurer scientifiquement l'impact de telle solution mais avec un but précis hein. mesurer l'impact, c'est pas blanc noir, c'est pas ça marche bien, ça marche pas poubelle, c'est ça marche pourquoi dans quel contexte. Donc en fait, c'est c'est une solution extrêmement enfin une initiative extrêmement utile pour les enseignants parce que ça va permettre face à une solution qui pourrait être dans le cartable justement et il y en aurait pas 12, il y en aurait beaucoup hein parce qu'il y en a beaucoup qui sont valables, d'aller dire bah celle-ci dans tel contexte, il a été prouvé par exemple un contexte où les élèves ne sont pas engagés où le problème numéro 1 c'est pas la performance des élèves, c'est déjà que qu' viennent à l'école, que ils suivent, que il voilà dans un contexte et ça c'est l'enseignant qui connaît son contexte, ça c'est vrai dans ce contexte là, il a été prouvé que cette solution et bien permettait aux élèves de travailler davantage, d'être plus engagé dans tel autre contexte, telle solution permet de gagner x semaines dans l'apprentissage de la lecture, dans tel contexte et cetera et donc d'avoir finalement un tableau de bord d'impact là encore fait scientifiquement hein et pas du tout au parce qu'il y a eu un micro trottoir de fait et cetera.

Ça ça se mesure vraiment, on a des outils de mesure aujourd'hui qui sont tout à fait utilisables et donc d'avoir euh en effet quelque chose qui aide les enseignants parce que faut croiser l'expertise hein. Le l'enseignant c'est comme un artiste peintre en fait. Euh il il a il doit avoir des outils de qualité euh à sa disposition pour faire derrière son tableau, hein, qui est sa classe.

Mais euh faut pas, je crois croire que tout seul, il va savoir dénicher parmi les 10000 offres celles qui lui convient. Il y a besoin là de s'appuyer euh sur d'autres relais en fait, hein. Voilà.

Et peut-être un dernier point plus prosaïque pour répondre à votre question. Euh nous le dispositif qu'on avait imaginé et qu'on avait proposé dans la discussion avec le ministère, c'est un dispositif qui assure de la visibilité aux enseignants des ressources auxquelles sur lesquelles ils peuvent compter et auch parce que vous l'aurez compris sont des acteurs qui font de la recherche et des développements, qui font de l'innovation et qui ont besoin de prendre leur risque en étant d'une certaine manière pas complètement assur uré mais en ayant une vue à moyen terme sur la possibilité de déployer leurs solutions. Et donc cette visibilité-là, elle elle nous on l' on l'avait schématisé par une un développement d'un d'un dispositif donc de type cartab, contre ressources, peu importe comment on l'appelle, euh échelonné sur plusieurs années mais qui s'engage dans une plurée annualité euh avec une montée en charge évidemment en commençant par les enseignants qui sont déjà utilisateurs de ces ressources et qui dont déjà convaincu former et cetera pour permettre aussi la montée en charge de la formation par l'opérateur réseau au Canopé notamment et de manière très territoriale et cetera, sans doute par de du père ou de l'autoforation.

Là-dessus, nous on n pas tellement de enfin pourquoi pas moi, j'ai des opérateurs dans la ETC qui font de la formation à distance, donc on peut être aussi ressource pour les enseignants mais c'est pas notre principal message et c'est sans doute bah là où on est attendu. Mais donc cette visibilité là, cet engagement de manière pluriannuelle et une montée en charge qui permet donc la formation, ça sert à rien de braquer. On sait qu'il y a des enseignants aujourd'hui qui sont d'une certaine manière un peu réticente et cetera parce qu'ils ne le savent pas, parce qu' ils ont ils sont un peu déboussolé par ce bouleversement et on peut on peut le légitimement le l'entendre.

Euh et donc c'était une montée en charge en année 1 qui euh valait 20 millions d'euros parce qu'en fait c'était une consolidation d'un dispositif existant, on l'a évoqué, qui s'appelle territoire numérique éducatif qui permet déjà à des ressources et à des enseignants d'utiliser ces ressources et ensuite sur 3 4 ans être sur un budget d'environ 400 millions d'euros. [grognement] Euh c'est c'est comparativement au budget de l'éducation nationale, on n'est pas sur sortir la planche à billet, on est sur des ordres de grandeur qui sont quand même euh enfin cohérents. Là, juste pour vous dire à titre indicatif, on est sur des P2IA là qui viennent de se passer ou qui sont qui vont être ouverts, en tout cas on croit qu'ils vont être ouverts, on sait pas encore dans quelle modalité ils le seront, mais qui sont déjà de dizaines de millions d'euros.

Donc en fait, nous on considère que la priorité est sans doute à euh ancrer donc ces usages et cetera, donc à consacrer les quelques sommes, les quelques enveloppes financières qui existent à ce cartable là et d'aller en chercher d'autres parce qu'en effet on a aujourd'hui jamais eu 400000 € 400 millions d'euros pardon sur le numérique éducatif de manière pluriéannuelle, mais on croit que c'est un jeu qui en vaut la chandelle à la fois parce que euh encore une fois euh en fait on en a besoin euh pour pour les enseignants et pour les les enfants. On en a pas besoin tout le temps pour tout partout, mais on en a besoin ponctuellement pour répondre à certains certains défis auquel l'école est confrêté et auquel on ne sait pas répondre enfin concrètement. Et et en plus enfin on n pas fait le calcul mais c'est un impact macroéconomique qui dépasse le seul investissement.

Donc c'est un c'est un investissement qui s'autofinance quand on sait ce que ça produira en terme de réussite économique enfin de réussite scolaire donc de réussite économique de de cohésion sociale et cetera des enfants de préparation au métier d'avenir euh et et ça ça embarque aussi des entreprises qui ont un emploid économique he 15000 emplois 1,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires chiffres en cours de mise à jour. Euh donc ça a un impact finalement, c'est une dépense qui a un impact positif euh pour les élèves, pour les enseignants, pour l'école et pour le pays. Merci beaucoup.

J'aurais une dernière question qui revient à un sujet qui a été posé dès le début, c'est sur la personnalisation. Alors, on a bien vu que la personnalisation euh permettait euh enfin était permise par ces innovations et permettait des progrès. Vous avez vous-même soulevé aussi les questions que ça pose sur les éventuels creusements des inégalités en fait entre les personnes qui pourraient avoir accès à des solutions qui sont bien adaptées à leur à leurs besoins et puis ceux qui auraient moins accès.

Vous avez parlé d'égalité et de fraternité. [grognement] Euh on a envie de voir comment l'utilisation et l'hybridation euh des outils d'IA et puisqu'il existe aussi à côté euh peut être faite à l'école et en dehors de l'école. Vous avez vous-même rappelé qu'il y avait des ventes de solutions fait directement auprès d'un public de parents.

Comment on arrive à concilier cette ces opportunités de personnalisation mais ce besoin aussi de garantir une certaine égalité ? Euh tout à fait. Moi quand j'ai commencé mon entreprise, j'ai voulu me dédier au secteur scolaire parce que j'ai totalement conscience que si je ne m'y dédemment toujours les mêmes parents qui vont avoir recours à la solution plume et malheureusement c'est pas de cette façon qu'on aura le meilleur impact sur le jeûne public et c'est un problème en fait puisque les parents qui ont conscience que l'écriture, la lecture ont une importance symbolique déterminante sont bien évidemment des parents qui ont un capital culturel qui est élevé.

Voyez donc ça c'est un premier sujet sur le sujet de comment on peut faire pour et bien apporter ces ce ce cette notion de et bien de de fraternité. Euh en fait, il faut bien comprendre que le numérique éducatif, là où il a le plus d'impact, c'est sur des populations qui sont les plus fragilisé. Aujourd'hui, il y a 10 % de nos lycéens qui sont des publics hallophones, c'est-à-dire des enfants qui ne parlent pas français.

Voyez, on a 10 % également de publics qu'on appelle des publics empêchés, c'est-à-dire des enfants qui ou ont des troubles des apprentissage ou et bien ne peuvent pas aller à l'école ou pour de diverses raisons n'ont pas accès aux apprentissages. Donc c'est un énorme problème. Il y a vraiment ce sujet de la disponibilité de l'éducation dans toutes les situations.

Voilà. Et pour répondre à votre question d'une façon plus large, euh ce qui est compliqué, c'est que euh aujourd'hui les enseignants qui ne sont pas toujours en capacité d'avoir accès à nos solutions vont se tourner vers des solutions qui pour le coup elles pillent leurs données. Donc en fait, on est en train d'ouvrir la boîte de pandore à des entreprises qui elles sont vraiment sans vergogne en train de d'aller chercher toutes les données de nos utilisateurs et qui s'en saisissent pour nourrir des algorithmes qui sont dans une stratégie de captation de l'attention.

Donc ça c'est vraiment un énorme problème. On rencontre une difficulté à accéder au marché alors même que les solutions qui ne sont pas respectueuses du cadre contraignant de l'acnil et c'est heureux en fait ne [raclement de gorge] ne le sont pas. Donc par euh dép désespoir, nos enseignants se tournent vers des solutions etth bien qui leur proposent de la gratuité parce qu'en fait mon monétise leur données.

Vous voyez ? Donc dans ce cadre-là, évidemment qu'on peut pas maintenir un cadre républicain et de fraternité et cetera. Voyez, c'est c'est vraiment un problème.

C'est c'est un problème c'est un problème de marché en fait. C'est un problème de cadre. Voilà, pour nous je pense la réponse vraiment à l'école en effet que ces solutions doivent être déployées parce que tu l'as montré si c'est pas à l'école ça donne lieu à des inégalités puisque les parents vont dépenser leur argent et que c'est extrêmement inégalitaire.

Si on regarde un petit peu à l'étranger ce qui se passe, hein, euh par exemple à Singapour, bon Singapour a un plan pour l'éducation depuis des décennies, on le sait, il c'est un rocher. Donc ils sont dit, on a zéro ressources, notre seule ressource c'est l'humain. Donc ils ont investi massivement.

Et en effet pour eux, il y a des des des un cadre là politique en fait très fort qui est très volontariste pour aller justement déployer dans toutes les classes ce type de solution et de donner les moyens. de l'autre côté parce que la question des device comme on dit euh peut se poser. Nous par exemple on travaille beaucoup avec l'Afrique pour l'instant donc il a la Banque mondiale qui va aider un certain nombre de pays africains mais main dans la main avec eux à déployer ces solutions dans un cadre technologique parfois assez rudimentaire.

Donc en réalité on voit bien que si on fait le choix que c'est à l'école alors là ça va donner accès au plus grand nombre. Et dans ce cadre-là, je rejoins ce que tu disais Hud, on a des études documentées qui montrent aujourd'hui que contrairement peut-être aux études aux idées reçues, l'usage par les élèves du numérique et de l'IA en particulier ne creuse pas les écarts. Ça au contraire ça les comble hein.

Nous par exemple, on a pu mettre en place des des métriques internes qui montrent que si on prend les 15 % d'élèves les plus faibles au départ, en fait, on on les voit progresser bien davantage dans la ressource que ceux qui étaient dans le le champ médian et les études d'impact qui ont été menées en Afrique et en Côte d'Ivoire pour ne pas la nommer vont dans ce sens-là aussi. Donc en fait, ce n'est pas un levier d'inalité mais il faut là encore qu'il y ait une volonté politique que ce soit bien dans l'école. Il y a une tendance aujourd'hui qu'on peut entendre.

Non mais il faudrait que le numérique ça soit à la maison, en dehors de l'école. Mais en fait ça n'est pas fait pour remplacer l'enseignant, c'est fait pour l'aider et il peut s'en saisir vraiment pour l'utiliser en classe. He faut pas s'imaginer que l'usage en classe c'est 8h sur 8.

Pas du tout. Et dans ce cadre là, c'est un levier d'égalité supplémentaire avec des vrais progrès qui peuvent être établis. Moi, je voudrais quand même aussi peut-être mentionner parce que je viens d'où je viens.

Donc voilà, dans dans tous les sens du terme, en ce moment, pas à l'instant, mais ce printemps, Philippe Aguy a invité Joël Mokir au collège de France. Et Joël Mokir, vous le connaissez peut-être, c'est un historien de l'économie. Il réfléchit aux raisons pour lesquelles à la fin du 18e siècle la révolution industrielle, elle a eu lieu en Europe et pas en Chine alors que les technologies étaient aussi importantes en Chine.

Et sa réponse, elle est politique. Il dit Joël Mokir et Philippe Aguyon dans la foulée que c'est parce que finalement il y avait un contexte politique polycentré, hein. c'est parce que justement l'Europe elle était diverse, qu'il n'y avait pas la croyance versus un un système extrêmement autocentré évidemment en Chine.

C'est parce que il y avait cette pluralité, ce partage, cette gouvernance autre à laquelle on appelle justement hein, que ce soit pas peut-être une DNE toute seule qui décide d'un certain nombre de choses, mais qu'il y ait justement cette confiance dans le système économique. autour de ce polycentrisme que réside d'après Joël Mokir, je vous recommande la culture de la croissance comme lecture que réside le succès en fait he le fait que ces innovations qui étaient présentes dans les deux continents aient pu advenir dans l'Europe des Lumières et donc et pu donner la révolution industrielle en Europe. C'est quand même un des enjeux et on est là pour porter nous la voix d'une filière qui, comme vous l'avez dit existe, a fait ses preuves déjà, montre qu'elle est utilisée, qu'elle a de l'impact et nous on attend en fait d'avoir ce cadre autour qui lui fasse confiance, qui cherche à péréniser, qui cherche à accompagner.

Voilà, je crois que c'est un petit peu ça notre notre voix assez [rires] générale, je crois, autour de cette table. Mais je veux pas avoir le Non. Merci beaucoup mesdames et messieurs pour votre contribution, vos contributions à notre réflexion.

Nous avons été madame Calavez et moi impressionnés par la profondeur de vos réflexions et puis par votre engagement. Monsieur le Boucher disait que vous étiez admirable. C'est un point de vue que nous partageons.

Hetech manifestement enfin le l'écosystème comme vous dites est bien présent. Il est très dynamique. Il offre des solutions à porter de main.

Et donc vous parliez de Renaissance, c'est un des mots que je retiendrai de vos interventions. Renaissance de l'éducation part et grâce au aux technologies numériques euh pédagogique. L'autre notion, c'est pas une notion, c'est plutôt une un concept psychologique que je que je retiendrai, c'est le mot hésitation et il concerne malheureusement l'État.

C'est-à-dire que manifestement vous êtes l'arme au pied, vous avez tout ce qu'il faut pour aider les professeurs mais ça bloque quelque part et ça bloque dans le système éducatif et c'est tout à fait déplorable. Nous aurons l'occasion prochainement rencontrer les autorités, même les ministres, je crois bien, nous leur poserons des questions à ce sujet-là par car il n'est pas normal que que cette situation perdure. C'est absolument nous prenons du retard et vous avez raison.

En effet, les professeurs n'attendront pas éternellement. Ils vont aller sur le marché libre où c'est bien gratuit et bien américain et ils feront ce qu'ils ont à faire avec ces produits-là au risque évidemment d'une perte de souveraineté. Ça peut leur paraître lointain quand il préparent un cours mais enfin ça ça peut-être ça pour pour finir.

Bien en tout cas mil merci n'est-ce pas ? Si vous avez des compléments, n'hésitez pas à les envoyer à nos administrateurs, ils seront les bienvenus. Bonne fin de journée.

Merci.