RASSEMBLEMENT LE 23 SEPTEMBRE À PARIS CONTRE LE COUP D'ÉTAT SOCIAL - Mélenchon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Que pensez-vous des efforts demandés aux collectivités ?
- 2:01OuverteRéponse directe
La loi travail : quels points communs avec la réforme espagnole ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Quelles actions pour mobiliser contre la loi travail ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Appel à rassemblement le 23 septembre : détails ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10J.-L. MélenchonFait
« La taxe d'habitation, c'est l'impôt le plus injuste qui soit. Il fait mal, il est cruel parce qu'il ne tient pas compte de vos revenus. »
- 0:45J.-L. MélenchonFait
« Ce sont des maquettes qui sont fournies par la commission européenne. Le modèle de départ, c'est le modèle allemand. »
- 2:30J.-L. MélenchonChiffre
« Pratiquement 6 points de baisse du chômage en 5 ans, pourquoi est-ce qu'il ne faut d'après vous pas faire pareil ? »
- 4:30J.-L. MélenchonFait
« C'est un véritable coup d'état social qui a été fait en plein été. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
...et Jean-Luc Mélenchon est avec nous ce soir.
Bonsoir, Que pensez-vous donc de ces efforts demandés aux collectivités ? Est-ce que vous les comprenez, d'abord ? (J.-L.
Mélenchon) : Ben non ! Je ne suis pas d'accord, parce que ça veut dire qu'on va avoir une vie plus difficile. Parce que l'État s'est déjà beaucoup retiré.
Ce sont les communes qui font le travail de la vie quotidienne : les gosses, le sport, la culture. Il va y avoir moins de moyens, puis je crois qu'il ne faut pas vous laisser attraper au piège, au leurre. La taxe d'habitation, c'est l'impôt le plus injuste qui soit.
Il fait mal, il est cruel parce qu'il ne tient pas compte de vos revenus. (J. Arnaud) C'est ce que dit Emmanuel Macron. (J.-L.
Mélenchon) : Oui oui, très bien. Mais ce qui ne sera pas payé sur le terrain par les petits salaires va être payé par la classe moyenne, parce que l'argent qui ne sera pas donné par le contribuable local, c'est le budget de l'État qui va le donner. C'est quoi le budget de l'État à votre avis ?
Bah, c'est les impôts ! Et aujourd'hui, il n'y a que cinq tranches, ça veut dire que la classe moyenne qui n'est pas exonérée de taxe d'habitation, si je suis ce qui a été dit à l'instant sur votre chaîne, elle va payer la taxe d'habitation plus l'augmentation de l'impôt sur le revenu, pour payer à la place des autres. Ça va pas marcher, ça.
Et puis surtout, c'est moins de liberté pour les communes, la base des libertés dans notre pays c'est la liberté communale, l'auto-administration des communes. (J. Arnaud) : L'autre actualité politique et sociale, évidemment, Jean-Luc Mélenchon, c'est la loi travail.
L'assemblée a dit oui aux ordonnances la semaine dernière, le contenu sera présenté dans quelques semaines, on connaît néanmoins les grandes lignes. Il y a des points communs avec une réforme qui était adoptée il y a cinq ans, en Espagne, chez nos voisins. Nous sommes allés voir quel bilan on en tirait là-bas (...) (...) Une réaction d'abord Jean-Luc Mélenchon Pratiquement 6 points de baisse du chômage en 5 ans, pourquoi est-ce qu'il ne faut d'après vous pas faire pareil ? (J.-L.
Mélenchon) : Je ne suis pas surpris que ce soit la même chose que la loi Macron. Ce sont des maquettes qui sont fournies par la commission européenne. Le modèle de départ, c'est le modèle allemand et ils le vendent partout.
En gros, vous rendez la situation tellement flexible, que dès qu'il y a un petit regain d'activité, quelqu'un a des petits boulots pour 2 mois, 3 mois et hop ! Ça effondre le taux de chômage. Pas tant que ça, parce que six points en cinq ans, pour rester à 17%, il n'y a pas de quoi pavoiser !
Mais ça vous crée une vie pourrie. Voilà, bon, vous choisissez : la vie pourrie ou une vie plus normale avec des garanties, des sécurités, et où, au fond, les acteurs économiques s'adaptent. Que voulez-vous, le prix des matières premières, c'est pas l'entreprise qui le fixe.
Eh bien, le prix du travail, il faut admettre qu'il a une valeur et que la valeur, c'est la valeur de l'être humain. Donc tout ça, c'est un monde dont nous, nous ne voulons pas. J'admets qu'il existe, hein, mais il n'est bon pour personne, sauf pour quelques personnes. (J.
Arnaud) : ... et vous êtes donc en première ligne dans le combat contre cette loi travail que promeut le gouvernement.
Quelles sont les actions que vous entendez mener pour mobiliser dans les semaines qui viennent ? (J.-L.
Mélenchon) : Alors, le premier travail, c'est un travail d'information. On a essayé, nous, de faire un pied dans l'assemblée, un pied dans la rue, à nos risques et périls, en plein mois de juillet. Je trouve que la réponse de mobilisation a été bonne.
Maintenant il faut faire connaître le contenu de la loi. Parce que c'est très technique, puis c'est un peu ennuyeux, aussi, mais ça concerne la situation juridique de 18 millions de personnes. C'est un véritable coup d'état social qui a été fait en plein été, les gens ne sont pas au courant, ils sont au bord de la plage, c'est le moment de se reposer.
Mais tout l'ordre juridique social est renversé. Dorénavant, la norme, c'est-à-dire la loi en quelque sorte, est faite entreprise par entreprise. Donc, nous on doit informer, faire comprendre ça, vous voyez comme c'est pas facile.
Ensuite au mois d'août, on va faire une caravane nationale d'explications. En septembre la CGT et le syndicat Sud appellent à une mobilisation le 12 septembre et moi je fais la proposition, sur ce plateau, à tous ceux qui m'entendent, les syndicats organisent évidemment les salariés dans l'entreprise, c'est eux qui savent le faire, nous on doit donc les aider, mais je propose que l'on fasse un rassemblement populaire le 23 septembre, à Paris, c'est-à-dire, d'un coup, on vient tous, de toutes les zones de France pour dire : « Non, on se laissera pas faire on ne lâche rien et on proteste contre le coup d'état social. » Alors, surtout, je voudrais dire que va s'y ajouter quelque chose d'un peu spécial.
C'est que à partir du 20 septembre, va s'appliquer -- écoutez bien parce que c'est un peu spécial, alors que personne n'est au courant -- l'accord de libre-échange avec le Canada, qui va lui aussi dévaster le droit social. Donc on a deux coups qui nous sont donnés : l'un par ordonnances, l'autre par un accord international qui disloquent le droit social en France. Bon alors, les gens qui veulent pas se laisser tondre, leur devoir, c'est de manifester comme citoyens, et de dire : « Je marche, je marche. » Alors, venez, les gens, le 23 septembre !
Tous ceux qui veulent : les syndicats et les organisations politiques. Je ne sais pas ce qu'il vont penser de ma proposition, mais je la mets sur la table. (J.
Arnaud) : Appel lancé ce soir dans le 20h de TF1. Merci beaucoup, Jean-Luc Mélenchon.
Jean-Luc Mélenchon