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interviewSud Radio (sur YouTube)· 3 octobre 2025 7 min

Les mesures chocs d'une sénatrice LR pour les centres de rétention administrative

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Le grand matin Sud Radio 7h10h, Maxime Liedu. Il est 7h42 sur Sud Radio et les fameux Cras centre de rétention administrative. Problème l à l'immigration, manque de place, coup explose.

Bonjour Marie-Carole Tienu. Bonjour. Vous êtes sénatrice LR du Val de Marne et c'est vous qui êtes qui êtes l'auteur de ce rapport édifiant sur en réalité l'état des lieux de ces fameux centres de rétention administrative.

Si les Français on a entendu parler, on sait que c'était le point bloquant notamment et le l'objet de crispation dans la fameuse affaire philippine, cette étudiante décédée précisément parce que l'assassin sortait d'un centre de rétention administrative. Avant qu'on rentre dans les détails de votre rapport, vous pointez donc les défaillances de tout un système à l'issue de votre travail. Quel mot vous utiliseriez pour qualifier tout ce que vous avez en réalité retenu durant ces mois et ces mois et ces mois d'enquête d'une certaine manière ?

Oui, tout à fait. C'est un une mission qui a été faite pendant 6 mois pour savoir comment fonctionne la rétention. La rétention est évidemment un élément majeur de la politique migratoire, c'est la lutte contre l'immigration irrégulière.

Ce sont les éloignements forcés. Il faut savoir que même si euh ça fonctionne mal et c'est le cas, on dit que ça c'est perfectible grâce au centre de rétention administratif, c'est-à-dire qu'on garde à disposition des étrangers en situation irrégulière et qui doivent retourner dans leur pays. C'est quand même la moitié des éloignements forcés qu'on réalise par an.

Donc à la fois, on pointe du doigt effectivement euh ce qu'il faut corriger, mais on défend fortement ces centres de récension parce que sinon il n'y aurait pas vraiment euh de politique migratoire en France encore euh affirmée, c'est un élément essentiel. Et on dit même que les centres de rétention doivent connaître non seulement des réformes, mais une extension. On soutient euh le le point de vue du ministre de l'intérieur qui veut que les 1000 places supplémentaires que l'on doit avoir dans les centres de rétention soit bien réalisé.

Dans les 2 ans à venir. On a déjà du retard par rapport aux annonces qui avaient été faites. Marie Carole Suin, tu vous êtes la sénatrice du Valde de Marne à l'origine de ce rapport.

Je le disais, il y a un chiffre notamment qui est presque affolant vraiment dans votre rapport, c'est que vous expliquez que la part des retenu du profil qualifié de dangereux parce que trouble à l'ordre public est passé de 7,3 % en 2021 à 86 % en 2024. Tout ça en ajoutant que le parc de ces fameux centres de rétention est saturé et qu'on a plus de 3000 demandes d'admission cette année qui ont été refusé. Donc en réalité, vous nous expliquez qu'il y a des profits clairement dangereux qui actuellement se baladent en en pleine nature, faute de place.

Ce que dit le rapport, c'est qu'il y a un tri qui est fait et que en 2022, c'est la circulaire d'Armanin qui avait décidé puisqu'il y a peu d'éloignements effectivement réalisés sur les étrangers en situation irrégulière, de prioriser, c'est un vrai changement, non pas les ceux des retenus les plus faciles à éloigner mais les plus dangereux. Et aujourd'hui, on a effectivement 86 % c'est ça le chiffre de ce qu'on appelle trouble à l'ordre public. Alors avec des des échelles de gravité différentes, mais ça dit quand même quelque chose de la rétention et la rétention aujourd'hui c'est 27 % aussi des retenus qui sortent de prison.

Alors, évidemment euh quand euh quand on se dit que euh un le chiffre que important de des 3600 euh personnes qui pour lequel les préfets avaient demandé qu'il soi effectivement mis dans des centres de rétention administrative et ça n'a pas été fait et ce chiffre, il est minoré puisque en fait on sait très bien que les préfets, sachant que les places manquent, ne présentent pas tous ceux qui devraient l'être pour être retenu dans les centres de rétention administrative. D'où l'urgence a créé des places supplémentaires et aussi ne pas se résoudre à se dire que l'éloignement forcé ne doit toucher que ceux qui sont les plus dangereux sur notre territoire. Mais il y a aussi une lutte contre l'immigration irrégulière qui doit se faire avec voilà des étrangers frappés d'une mesure d'éloignement qui doit aussi être exécuté.

Naturellement en 2024 aussi fil du rapport environ 40 % des personnes éloignées étaient originaires du Maghreb. une proportion donc importante et vous expliquez à quel point ça pose le problème en effet de ces pays comme vous vous citez naturellement l'Algérie mais aussi le Maroc et à quel point cela nous empêche et et en réalité ça ça fait on va dire grossir les chiffres de personnes qui qui n'arrivent pas à être envoyé dans ces fameux centres de rédemption. Alors, ce qu'il faut retenir comme chiffre, Maroc, Tunisie, Algérie, le Maghreb représente 55 % des retenus.

Et sur euh ces retenus euh ils ne représenteront pour ceux qui sont effectivement éloignés que 40 % et l'Algérie ne représentera que 20 %. Ça veut dire que l'Algérie aujourd'hui est le pays dans lequel nous obtenons le moins de laissé passés consulaire. Ce laisser passer consulaire est indispensable pour pour que les retenus repartent dans leur pays d'origine.

Mais c'est là qu'on voit que les centres de rétention ne valent que si par ailleurs on a d'autres sont euh sont qui sont à notre main. Voilà, sont activés. Il faut donc qu'il y ait un ministre de l'intérieur et un ministre des affaires étrangères qui soit aligné.

Il faut qu'on ait, vous le savez, une politique des visas qui soit en rapport avec les laissés passés consulaires que l'on obtient ou pas. parce que c'est visiblement dans les discussions entre cohérence gouvernementale. Voilà avec Bruno Rota qui rappelle aussi qu'il y a des lois au Sénat qui sont passées sur les délais de la rétention qui devaient être allongés.

On a les délais les plus courts de rétention en Europe et on a un Conseil constitutionnel qui nous a bloqué là-dessus. Et moi, je rappelle aussi que j'étais l'auteur d'un projet de loi qui a été voté au Sénat où on disait aussi que les associations qui œuvrent dans les centre de rétention qui sont la SIMA, France, terre d'asile, euh on a des des dizaines et des dizaines de juristes à demeure dans les centres de rétention. Donc nos impôts finances, à la fois les associations qui sont euh contre la rétention, contre l'éloignement forcé et pendant le maintenant, nous on finance des centres de rétention qui est une politique coûteuse mais on empêche comme vous le dites, les éloignements puisque il y a une embolisation des tribunaux et des tribunaux qui effectivement pour 61 % bloqueront les éloignements puisqu'il y aura des décisions de remettre les retenus en liberté parce que il y a des procédures qui ne sont pas respecté.

Merci beaucoup Marie Carlus, sénatrice du Valdemar d'avoir été avec nous ce matin pour justement éclaircir cette problématique des fameux centre de rétention administrative et je crois qu'on aura l'occasion d'en parler dans les prochains jours et dans les prochaines semaines, ça c'est sûr. Et vous reviendrez au micro de Sud Radio. Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin.

Il est 7h49. Yeah.