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interviewLa France insoumise· 21 avril 2022 105 min

[⚠️ Lire la description] L'Union populaire : Conférence de Jean-Luc Mélenchon

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Jean-Luc Mélenchon

Bon, réveillez votre soir pour vous. Merci d'avoir été patient, d'en partir la responsabilité d'une mauvaise évaluation de ce qui allait se passer ce soir, de vous, comme ça c'est une forte réalité, comme tu y es, et c'est ma part, la maison, comme son habitant, de conférence. C'est-à-dire que dans les moments clés de notre histoire connue, on peut entendre des fiers, des vêtes noirs sur blancs, et puis on se réunit, et on pensait que c'est un art, une expérience qui allait dans le monde, sa théorisation.

0:32
Locuteur non identifié

Et j'avais mon voix de ce moment, et puis alors je dis, bah, si on provoque, bah, c'est le cas. C'est le cas, d'accord, c'est pas drôle, c'est un peu tout le monde. Et puis, surtout, il n'y a qu'une bonne partie d'entre eux, c'est ce soir, en réunion, un peu partout. Et quand on a ouvert la liste des articles, c'est vraiment beaucoup de monde qui s'est inspiré. Donc, je recommence par m'exprimer près de ceux à qui on a dû dire, bah, on ne peut pas vous accueillir, on est désolé. Et puis, à vous, je vous remercie d'avoir accepté de partager en cette salle, parce qu'on ne peut pas faire.

Donc, j'ai décidé que je m'aurai ici, et que je continuais là-bas pour l'année suivante, et que c'est là-bas que j'avais le principal caméra qui m'aurait fait pour faire profiter d'autres amis en plus.

1:22
Jean-Luc Mélenchon

Alors, donc, voilà, se tenir par ce moment, ce n'est pas un étudiant. C'est que des fois, moi, je me suis fait renforcer. Surtout, ne me pousserai pas à l'erreur.

1:32
Locuteur non identifié

En accompagnant ça de grilles ou d'affirmations, moi, qui vous perturbez à l'erreur. C'est tout pour ça. Ça m'engage que mon point de vue, à peu plus, parce que c'est un avis que, genre, d'entre nous, on a été chargé à plusieurs qui sont expérimentés,

1:51
Jean-Luc Mélenchon

comparés, qui avant les aînés aux cartes électorales pour poser le choix de ce que j'avais à dire en ce moment.

1:57
Locuteur non identifié

Mais ce n'est pas, il n'y a pas l'affaire de professe de, je ne sais pas, de se dire en ce moment, de se dire en ce moment, de se dire en ce moment, de se dire en ce moment, de se dire en ce moment, de se dire en ce moment,

2:06
Jean-Luc Mélenchon

de se dire en ce moment, de se dire en ce moment. Par contre, ce que je veux faire, c'est que tout ce que je veux dire ce soir puisse me servir à construire par moi-même et pour moi-même une ordinateur qui permet, construit, documenté, et de faire donner l'ordre à chacun, d'aller encore chercher des logistications, des ordinateurs, de se dire en ce moment, parce que nous, nous sommes forts que collectifs, et nous sommes forts que,

2:30
Locuteur non identifié

nous sommes conscients, éduqués, et si nous maîtrisons nos décisions par des raisonnements, et ce raisonnement nécessaire, c'est évidemment l'application du tout, mais c'est possible d'éduquer le tout, pour réfléchir et continuer un truc de mal. Alors, bon, il n'y a pas de la cible en technique, il n'y a pas de l'artiste qui prend, on ne sait pas. On a des problèmes avec la technique, c'est pas aussi compliqué. Comme vous l'avez dit, il n'y a pas impossible de faire marcher un bâti, ou un bâti, ou un bâti. Comme vous l'avez dit, il n'y a pas de l'artiste.

Et oui, ils ont hésité, s'ils avaient joué un chaperquet, finalement ils ont fait un trabe, un peu en milieu, qu'elle devrait être la soirée, enfin, ça veut dire que c'est tout, mais c'est vraiment aussi comme ça. Le débat d'hier, je l'ai trouvé douloureux.

3:18
Invité

C'est-à-dire, si on aime faire des luttes, si on aime ces idées, ces luttes, si on s'en fout, si on regarde ça, du point de vue de la lutte politique, on ne peut pas dire que ce soit sorti, ça soit le bien, c'est le bien.

3:31
Locuteur non identifié

Mais quand même, pour nous, pas pour nous tous, pour l'unité de notre pays, comme ça, à contraire, on parle d'une soirée où on parle de soins nationales, pour nous, c'est l'artiste, parce que ça, c'est l'unité militaire, et donc on est en train de se retirer un petit peu de nom, pas un mot sur... Je n'ai pas un mot sur la prise envers de toutes les stratégies militaires par l'agression de l'Ukraine, du continent, mais on fait ça. Pas un mot sur les grosses grossières brûlantes qui arrivent, pas la résistance antiternelle pour se voir que c'est bon, parce que c'est vrai, c'est vrai, c'est pas possible.

4:11
Jean-Luc Mélenchon

Alors, bon, sur l'eau, la fin de l'eau est commencée. C'est parti d'avoir la fin de l'eau. C'est une des grandes infections qui arrivaient devant nous. Elle est commencée en France.

4:21
Locuteur non identifié

Je vais donner l'exemple de soins, peut-être, j'avais trois ans, c'est une salle. Déjà, 12, 13, 14 communes qui ont commis par plateau du miracle, c'est une personne des pesticides,

4:31
Invité

c'est une des autres et des infections. Ou on peut tout boire l'eau carasse, parce qu'il y a les remplis des dérivés des pesticides.

4:37
Jean-Luc Mélenchon

Je ne parle même plus de la contamination par les pesticides, on parle de la contamination par les dérivés des pesticides,

4:44
Locuteur non identifié

d'ondes, desquelles il n'y a presque aucune recherche de bête. Donc nous allons au-devant de situations d'entrevénement collectif, et que personne ne les trouve. Il n'y a pas du temps à parler de ça, ni des conséquences. Si ça ne va pas voir, on trouve au-devant.

5:00
Invité

Notamment dans le Maghreb, la période de sèche-là et de mentaux. Peut-être que les récoltes risquent d'être terribles et que nous allons, là, aller au-devant d'une crise sociale. De même temps, un mot sur le monde, pas un mot sur le monde, pas un mot sur les troupes.

5:16
Locuteur non identifié

C'est un principe qui est en grotte qui devrait être entendue comme une immense série de protestations. Si on est carré, évidemment, mais aussi en grotte. Dès le premier tour, on nous donne la magnifique absolue. C'est aussi mal. Je n'ai pas la zannité de croire.

5:34
Jean-Luc Mélenchon

C'est ma personne qui est en grotte. Et tel qu'on est sur moi et on est nus au premier tour, je sais très bien que c'est une protestation qui a bien fait dans nos actions. On parle des féminicides, mais on parle moins sur les médias.

5:48
Locuteur non identifié

Il faut s'assurer d'en parler, si ce n'est pas pour essayer d'évoquer des solutions ou des choses. Donc, j'ai trouvé tout ça très pénible pour ma part.

6:00
Invité

Évidemment, on a un petit peu, ce que vous pouvez vous souvenez,

6:05
Locuteur non identifié

un problème qui m'a parlé aussi sur le système, et le fait que nous sommes entrés en Champagne pour les troisième tour. Alors, on va en parler, hein, d'un petit peu,

6:19
Jean-Luc Mélenchon

je ne suis pas une formalité. Je suis d'ailleurs. Je ne cherche pas une formalité. Ce qu'on parle, je ne peux m'exprimer, c'est dans la responsabilité qu'il m'a précisé. Et c'est d'abord elle que je dois protéger le système. Je vois bien d'ailleurs que le temps monte entre vous. Comme je le dis, c'est très lourd, je ne sais pas quoi que j'ai dit, c'est quelqu'un, les gens se parlent de tout, alors que vous avez le même vote à l'élection présidentielle. Moi, je vous invite, en toutes circonstances,

6:45
Locuteur non identifié

à ne pas entrer dans ces textes, parce qu'à la fin, on va vous parler. Dès que l'on est sans trois mots, tout est en plus. Ça ne va pas. Il faut essayer de raisonner, d'argumenter, qu'après, bien que tout va, c'est comme moi, c'est son intelligent ou bien autre, et lui, il ne s'en rendra à personne pour se dire qu'il n'y a plus fort, en France, exactement comme en France.

7:04
Jean-Luc Mélenchon

Donc, moi, je dois tenir compte, mon devoir, part du tout, est d'exprimer politiquement les 7,7 millions, 7 millions, 7 millions de personnes, qui, ou ce soit, des 1 000 comme l'autre, l'allure en commun pour l'élection. Parce que, nous sommes passés au troisième tour. On ne peut pas aller dans le troisième tour, après s'être pouillé comme des sauvages, et s'être traité de pouillé non, parce qu'il y a des gens d'y arriver. Parmi ces cas, comme tout est proche

7:33
Invité

qu'on leur fait, objectif, c'est un objectif de victoire, pas de témoignage, de victoire, parce qu'il nous distendra toujours de toutes

7:41
Jean-Luc Mélenchon

les petits occupants, sexes, même les plus intéressants. Nous nous battons pour gagner au monde, pour transformer réellement le monde, parce qu'il y a vraiment à en parler. Et je vous demande d'y réfléchir

7:52
Locuteur

en se pensant

7:53
Invité

à la signification de la couvrance de ceux qui pleuraient du monde. Bien sûr, il y a l'émotion comme un vote,

8:01
Locuteur non identifié

c'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'enfants, qui sommes des personnes engagées. Nous le sommes tellement que cet engagement politique représente dans notre vie car tout le monde, c'est quelque chose

8:11
Jean-Luc Mélenchon

de très important. La politique n'est pas une distraction du monde, ni un accouté. Elle est pleinement participante de notre construction, comme être humain. et ce n'est pas pour rire, comme le fait, qu'au dernier humilier au fond du monde, tant qu'il fera humilier, je ne serai pas libre. C'est vrai, on le ressent comme ça. Il n'a pas besoin de dire, on le sait bien. Mais voilà, on est comme ça. je comprends que tout ça, c'est ça. Le nombre de gens qui sont venus aussi nous parler, et nous dire alors,

8:39
Invité

je vais travailler

8:40
Locuteur non identifié

quoi donc plus ?

8:41
Invité

Un peu plus. Ceux qui sont venus nous dire, mais moi, j'ai compté quand même le minimum à 1 000 €. Ceux qui sont venus nous dire, mais moi, alors là,

8:52
Jean-Luc Mélenchon

je ne sais pas si la rentrée prochaine, je pourrais être repris dans mon service ou dans l'enseignement parce que je suis en transaction, 800 000 personnes comme ça. une élection, ce n'est pas un jeu et la bataille sociale n'est jamais un jeu. En plus, il y a toujours sur la table du vécu, de l'impatience à vivre. C'est ça que nous incarneons dans l'histoire. Et tout à l'heure, je vous montrerai avec les cartes, ce soir. Ça ne nous dépend de l'unier de ceux qui n'ont pas de voix, de ceux qui n'ont qu'une seule force, par force collective. Et en plus, et en plus, il ne faut pas faire pas un client de soi. Mais c'est comme ça.

9:29
Invité

Alors,

9:30
Jean-Luc Mélenchon

tout ça, nous sommes surplombés par nos devoirs, c'est-à-dire abonniscient, et d'appeler nos forts d'un bon sens. C'est pourquoi nous n'avons pas de temps à faire, en nous discutant à la commande des autres. Et moi, ils peuvent me torner à son petit fond, je n'en dirai pas plus que ce que j'ai déjà dit. Parce que si ma force, ça ne veut pas de leur faire plaisir ou d'être bien vu dans les bons salons, c'est que les nôtres restent groupés et unis,

9:56
Invité

qu'ils n'ont voté que les autres, qu'ils savent ce qu'ils vont faire. Ils ne vont pas voir que leur tienne la main,

10:02
Locuteur non identifié

ni que leur tienne mieux de confiance. Moi, je ne sais plus ce que je ferai. Mais si quelqu'un ne sait pas comme moi, ou un autre va faire autrement,

10:09
Invité

je les garde dans le cadre mon respect, mon amitié, mon destin. Au combat, il y a que ça qui compte. que j'ai appris des autres. Ce n'est pas moi qui l'ai prouvé.

10:26
Jean-Luc Mélenchon

La marie d'une élection

10:29
Invité

est toujours un enjeu idéologique. Vous ne croyez pas que les chiffres parlent d'eux-mêmes. On peut parler d'eux-mêmes. Et pour peu qu'on vous répète avec en plus de constance la même chose, on peut dire parfois que cette façon écrite le vrai, alors que vous l'avez assez en tout cas. Encore, j'ai tout de dire ce que je veux dire sur la réussite et sur le système,

10:56
Jean-Luc Mélenchon

il est bien. Non, mais je suis en parler, mais il est bien. Mais c'est un refrain. Et vous avez vu comment dans le chant qu'il y avait passé, nous avons eu un succès de refrain qu'il a fallu débloquer. Et d'ailleurs, il n'y a pas arrivé tout le temps.

11:08
Locuteur

C'est ça,

11:09
Présentateur

le chant, la carrière.

11:11
Invité

C'est qu'elle les sous-nuitera. Et en reste, on s'y questionne, toujours quelque part, un suivi. Et donc, de lui, il n'y a pas de l'entendre.

11:21
Locuteur non identifié

Vous ne le croyez pas dire ? Bon, on a approché la réussite. Je ne peux pas le dire, c'est pas obligé.

11:29
Jean-Luc Mélenchon

Mais si, le résultat, c'est bien paru d'entendre.

11:37
Invité

c'est une pâle, c'est une pâle, c'est que vous le comprenez. Et effectivement, c'est que vous mettez un rapport,

11:43
Locuteur

l'un avec l'autre.

11:44
Invité

Par exemple, sur le fameux « vingt-et-coups ». Donc, je pense que je vois quelques sourires que j'avais déjà mis sur la question. Bref. Mais ce que je veux vous dire, c'est que le font un vingt-et-coups. L'enjeu, la biologie, l'inérité. Et d'une manière générale, de la place de la théorie. Pour ma part, je ne peux pas qu'on croit que notre campagne était seulement une bonne campagne de communication.

12:13
Locuteur non identifié

C'était une bonne campagne de communication. C'était même la meilleure. Après, je pense que les autres faisaient campagne et donc, on ne me suis pas tout à l'averti.

12:23
Jean-Luc Mélenchon

Mais, c'était une très bonne campagne. Donc, le travail qui a été accompli a été magnifique. Il y avait les bons slogans au bon moment, les bonnes offensives au bon moment. Mais, je me disais peut-être

12:37
Invité

que, c'est prénonculement, que nous avons toujours avoué, et depuis le premier jour, en pensant sur la base d'une théorie et de l'analyse de la société, qui, pour nous, s'appelle la théorie de l'ère du peuple et de la République et de la République. Et que, personne ne s'y trompe sur ce que nous sommes. Il faudra peut-être parler aux distincts des autres, mais je ne comprends pas. Après tout,

13:01
Jean-Luc Mélenchon

quelqu'un a droit à ses distincts de la République, telle qu'elle est en cours dans le monde entier, dans des tas de sociétés qui ne ressemblent pas aux révolutions du passé,

13:11
Invité

mais qui sont des révolutions de repris d'utiliser de quatre entreprises, qui va à des questions sociales, aux questions écologiques, ou aux questions des plus essentielles

13:21
Jean-Luc Mélenchon

et humanistes. La révolution féministe est pleinement partie prudente de la Révolution citoyenne. Peut-être en est elle-même la forme la plus avancée et que c'est elle qui trouve le mieux la synthèse entre les revendications sociales

13:33
Invité

environnementales et les revendications

13:35
Locuteur non identifié

individuelles de la République. Et c'est tout ça, que nous allons travailler de cette façon-là et pas d'une autre. C'est tout une analyse de l'état de l'archive de nos produits et de notre pays que nous avons avisé comme ceci, que nous avons repris d'en trouver

13:53
Invité

certaines logiques pour les choses des choses. C'est le raisonnement théorique qui permet le raisonnement stratégique et les concrètes de nos pratiques. Si vous voulez, vous citez quelques grands mots

14:07
Locuteur non identifié

pour que ça passe bien vers eux comme ils font, parce que la convention n'est pas exécutive, voilà. Dans cet exemple, c'est ça. La pratique, la théorie par la pratique est absurde, c'est le vrai. Mais il faut bien se connaître parce que c'est là-dessus

14:22
Jean-Luc Mélenchon

là. Vous remarquez quand même. La pratique sans la théorie est absurde. Nous ne pouvons pas lire d'une manière conséquente à rapport à nous autres. Si nous n'avons pas une compréhension théorique claire du monde

14:38
Invité

dans lequel nous vivons,

14:40
Locuteur

de ceux qui le mettent

14:41
Invité

en mouvement des principes auto-organisateurs qui font faire que les sociétés ne nous impulser. Et qui nous permettent

14:49
Locuteur non identifié

de comprendre pourquoi il y a aussi le signe de l'État dans quel sens. Ce n'est pas seulement parce que vous le dire que vous allez le dire. C'est vraiment qui est en train

15:06
Invité

d'une école d'une sorte

15:10
Locuteur non identifié

de l'État très, très, très bien sûr de l'homme mais du traitement d'un génération, de l'État un bébé un garçon qui a 14 ans qui a 14 ans qui a 14 ans

15:23
Locuteur

et qui a 14 ans

15:24
Locuteur non identifié

qui est 14 ans qui a 14 ans qui a 14 ans qui ont qui ont

15:48
Invité

qui ont qui ont qui ont qui ont

15:52
Locuteur non identifié

à côté de l'action de l'économie. Pourquoi on ne comprend pas qu'il n'y ait pas qu'il

15:56
Jean-Luc Mélenchon

y ait une main pour que l'action de l'action vous aide dans l'action de l'économie. On fouille face quelque chose. Et ce que nous sommes dans la ville, on vit sur le

16:07
Locuteur non identifié

sort de l'eau. Et donc, l'autre fois, à la télé, j'ai envie de l'action de l'action de l'action de l'action de l'action de l'action. Et je me donnais l'échange dans l'action de l'action de l'action de l'action. Et je me dis, « L'Espagne est satisfaite. » Je dis, « Non, c'est toi qui es satisfaite. » Mais l'Espagne, c'est pas merveilleux.

16:36
Jean-Luc Mélenchon

Elle peut toujours croire qu'elle est satisfaite. Mais ils vont rester demain

16:39
Invité

pour avoir satisfaite. Je n'en ai pas encore. Et bien ton avis.

16:43
Locuteur non identifié

Moi, je peux avoir un ordinateur et dire, « C'est ce que je fais pour satisfaire. » Je peux avoir un ordinateur. Et puis, il y a l'article de l'Espagne, c'est un ordinateur, j'ai l'air de l'Espagne. Je dis, c'est une ordinateur. J'ai l'air dans le journal de Le Monde, c'est un défi de la politique, c'est le cœur, c'est le cœur, c'est le cœur, en déquis de ce qui est pris dans l'onde.

17:08
Invité

Et je me projetais dans l'eau plus belle. Non, c'est pas que c'est ça. Mais c'est pas mal.

17:15
Présentateur

Oh, c'est bon, c'est bon. Merci. Merci, merci.

17:50
Jean-Luc Mélenchon

Vif un peu, alors. Bon, je pense que vous avez entendu ce que j'ai dit tout à l'heure. Alors, je vous remercie de l'accueil que vous me faites. Ne croyez pas une seule seconde que ça ne me fait rien. Ça me fait beaucoup. Du coup, je me demande que je ne vais pas faire plusieurs salles à chaque fois. Bon, alors, vous m'avez entendu, et je ne le répète pas, et je vais entrer dans le fond d'un résumé de la compréhension que j'ai du moment dans lequel nous vivons. D'abord, j'ai conclu par ce mot. C'est à l'intérieur d'une séquence que nous nous trouvons.

Les élections sont des moments, à nos yeux, pour nous, les praticiens de la théorie de la révolution citoyenne, des moments importants et décisifs de la mobilisation politique. Il y a d'autres formes de mobilisation sociale, d'autres formes de mobilisation politique, parfois il faut y aller dur quand il s'agit de se débarrasser d'une dictature. Mais pour nous, c'est une très grande conquête, c'est d'avoir des élections, le droit à un débat, et à travers ces débats démocratiques et pacifiques, pouvoir franchir.

C'est d'ailleurs tellement évident que nous surveillons toujours de très près les conditions dans lesquelles les dites élections s'organisent, et que nous sommes tous très sensibles au fait que parfois il nous semble que ce n'est pas ce qu'on nous avait dit. notamment une élection où ça débarque, c'est un petit peu compliqué, une élection où tous les jours, les caméras de télévision guettent le dernier bombardement dans un autre pays, mais soudain s'arrêtent d'en parler quand on arrive au deuxième tour, font qu'on a des fois un sentiment un peu bizarre lorsqu'on va à la rencontre de cet événement démocratique et l'élection.

Pour autant, il ne peut pas être question pour nous de le déprécier, ni dans l'analyse que nous en faisons, ni dans la pratique vivante que nous en avons. Quand il y a des élections, on fait les élections. Et quand il y a des élections et qu'on fait les élections, c'est qu'on est en train de faire campagne. Et faire campagne est un exercice bien particulier pour nous, c'est un exercice de militantisme, d'engagement, de conviction. Et nous allons contre l'ordre du monde, parce que l'ordre du monde, il se reproduit tous les matins. Que vous soyez contents ou pas, tous les jours faites un compromis avec le capitalisme en allant bosser.

Que vous soyez contents ou pas, tous les jours vous faites un compromis avec la grande distribution en allant faire vos courses, etc. Le monde, d'abord, paraît évident, insubmersible. Et puis, un jour, on verra pourquoi, pas qu'après tout ce bloc. Et dans tout ce bloc interviennent des éléments qui se sont accumulés, comme on dit aujourd'hui, sous les radars. L'intelligence, la capacité d'analyse politique consiste à repérer ces événements, leur construction, la forme qu'ils prennent, pour pouvoir enfiler le meilleur, c'est-à-dire le meilleur résultat du point de vue des objectifs qui nous semblent désirables pour la société. J'espère que je ne m'exprime pas d'une manière trop abstraite.

J'essaye de condenser et vous dire que, quelle que soit votre intention, je vous invite, en toute hypothèse, à aller dimanche, quel que soit le bulletin de vote que vous voulez utiliser, à bien montrer que vous êtes là, non pas l'arme au pied, mais pleinement participant, et que ce que vous ferez à ce moment-là, c'est ce que vous avez délibéré dans le secret de votre conscience avec le plus de temps. Nous sommes à un moment singulier de bascule à l'intérieur de la crise de la Centième République. Les résultats, nous l'avons. Et le premier des résultats que je veux évoquer, c'est l'abstention. L'abstention a dévoré, alors il y a normalement un slide, non ? Ça s'appelle comme ça. Le voilà !

Non, mais j'ai eu peur que l'écran marche pas avant. Ça trouve mon table 19 à vous raconter. Donc là, vous avez l'évolution depuis 2007. J'ai choisi la date de 2007 parce que c'est l'élection présidentielle qui finit immédiatement la catastrophe de 2002, avec l'arrivée au deuxième tour de M. Le Pen. Mais M. Le Pen est arrivé au deuxième tour parce que certaines conditions avaient été réunies, qui avaient désorganisé le camp de la gauche. Et donc, que s'est-il passé après ? Comment cet ensemble politique complètement désorganisé s'est reconstruit ou pas ? Est-il parvenu à réentraîner le grand nombre à qui il prétendait s'adresser ? Non.

Parce que tout au long des élections suivantes, l'abstention a continué à dévorer de l'intérieur les milieux qui nous intéressaient pour imaginer les alternatives. Bien sûr, on a connu une histoire en cours de route. Enfin, certains ont pensé que c'en était une. Je pense à l'élection de François Hollande. Et après tout, les gens étaient de bonne volonté. Il leur avait dit que François Hollande, c'était la finance. Les gens ne sont pas forcément méfiants ou méchants à dire que ce n'est pas vrai, et qu'ils n'entendent pas un mot. Maintenant, oui, ils ont compris. 1,7. Parce qu'ils n'ont pas... Ils n'ont pas...

Mais moi, je le dis sans animosité, parce qu'il y a un moment où ça ne sert plus à rien de l'animosité. C'est parce que les problèmes politiques n'ont pas été tranchés. Et nous avons tranché. Et grâce à quoi nous avons pu construire politiquement ce que nous avons fait ? Le problème à trancher, c'était... Est-ce qu'on peut imaginer un horizon progressif sans rompre avec le capitalisme ? La réponse est non. C'est notre choix. Oui, peut-être, on dit les autres. La rupture avec le capitalisme, c'est un processus. La preuve, c'est qu'on y va avec des élections, avec un programme.

C'est pourquoi j'ai qualifié le programme de l'avenir en sommein de programme de transition d'une société à une autre. Quelles autres ont fait rien ? Je ne sais pas où on passe. Et puis, les générations qui suivront, sauront de quoi faire. Mais c'est comme ça qu'il nous représentez nous. D'abord, il faut dire, partout qu'on peut, qu'à quoi qu'on peut, il faut rompre avec un système qui contient, dans son modèle d'auto-organisation, la catastrophe écologique et la catastrophe sociale. Et maintenant, nous sommes dans les deux. Un creusement vertigineux des inégalités à l'échelle du monde, à l'échelle du pays. Mais c'est grave. Des arguments qu'on a présentés trois fois dans l'élection.

Ce n'est pas une personne qui possède autant que 27 millions, c'est l'Europe. C'est deux condiments sur l'âge qui apportent la preuve de notre thèse centrale, c'est que si vous continuez comme ça, vous allez au désert. Avec un argument de plus, c'est que le désert, ils en vivent. C'est-à-dire que quand ça va mal, quand c'est la catastrophe partout, ils continuent à accumuler, voire ils accumulent plus, parce que comme ça, ça revient. C'est ce que c'est le premier cas qui est accumulé. Dans ce contexte, les parties... Deuxième élément de cette signe, c'est l'effondrement des parties traditionnelles. Vous voyez absolument qu'on voit ça en images, et ne passez pas les images en les images.

Non, mais quand même, c'est difficile. Là, vous avez une démonstration. On l'a pris les parties traditionnelles. Les parties traditionnelles, ceux de la cinquième vacillée, qui sont là toutes les élections, les uns avec les autres. Et vous voyez qu'il a, d'une électionnée à la dernière, de trois quarts des voix, il regroupait trois quarts de citrages, et j'en regroupais à peine un tiers. Mais comprenez la conclusion. C'est une fusion, ça veut dire que tout l'ancien système des représentations politiques, des traditions, des cultures, des mots d'ordre, des images, des chansons, qui organisaient, structuraient l'imaginaire politique des personnes, c'est une fusion.

Et à la place, c'est ce qu'il y a eu, du vide, et une forme de radicalisation qui ne résultait pas du vide, mais du fait que les problèmes se diminuaient. Et plus les problèmes se diminuaient, plus les gens disaient, on va en faire davantage. Ah, le marché, ça ne marche pas très fort, c'est donc beaucoup plus de marché. La concurrence, le livre et non faussé, ça marche pas si bien, mais alors donc, ça en faut plus. Et les autres disant, mais non, c'est l'inverse. Et c'est pourquoi progressivement, progressivement, on a mis deux blocs, et ça se finira à deux blocs. Cette fois-ci, vous avez quelque chose qui n'était pas prévu, dans la reconstruction politique du pays.

Il y a un bloc libéral, il y a un bloc d'extrême droite, qui émerge depuis 2012, le bloc populaire. Le bloc populaire n'est pas le résultat d'une technique de pas ou d'un bon candidat, même si la technique de son est bonne et le candidat aussi. Mais le faux de l'affaire est le suivant. Quand nous avons commencé à construire le front gauche, le front gauche, c'était une structure de rupture avec l'ordre dominante. Et la discussion n'a pas permis d'aller au bout de la logique dans laquelle nous sommes allés chercher. C'est-à-dire, ni arrangements, ni compromis. On va au bout d'un programme et on accepte la conséquence du mouvement productif de nos concitoyens. Vous n'en voulez pas ?

Eh bien, la force est là. La foi d'après, ça ne peut plus qu'en effet. Elle est passée de 11,5% à 12,5%. Et la foi d'après, elle sera plus puissante. En effet, elle est passée après 72. Ce raisonnement dit, tenez bon, tenez bon, marchez votre chemin, convaincez. Et rien de mes symptômes, me semble-t-il, peut-être très posé de cet effondrement. C'est évidemment, normalement, quand il est citoyen, il est bien de la loi, il a tout dit. Il doit racheter. C'est pas en peine, hein. Elle n'a pas tout dit, c'est pas vrai, c'est pas grave. Et puis voilà. Et puis voilà, ça donne les victoires. Les gens ne viennent pas. Moi, franchement, j'en connais une série de réflexion.

Je me suis dit d'avoir une vieille. Regarde, je me suis dit qu'on aurait dit que c'était elle, la présidente de la France et le challenge. C'était misérable, je dis tout à l'heure que je me dépassais. Mais je trouve que c'est très significatif. En tout cas, le résultat à la sortie de ça, sur lequel j'attire votre attention, c'est 12,8 millions de personnes. C'est-à-dire que vous avez 12,8 millions de gens qui se disent décider ce que vous voulez. Ou, franchement tout, décider ce que vous voulez. De toute façon, vous êtes des armateurs et vous faites le tricard du civilisme. Et les gens ont des raisons de le penser.

Et cette match immense de 12,8 millions de gens dans l'abstention, bien sûr, on va la regarder de plus près pour voir de quoi elle est proposée. On le dira, comme il l'a expliqué 100 fois la présidente de Mondeau, C'est-à-dire 6 millions de personnes qui sont malins. On a découvert cette chose-ci. Il y en avait 200 000 qui avaient été radiés. On ne sait pas pourquoi. Personne ne le savait. Pas même ceux qui les avaient radiés. C'est-à-dire le point où on en est. Enfin, dans un pays où on n'est pas capable de distribuer des professions de soi comme on l'a fait pendant un siècle, pourquoi on serait capable de savoir pourquoi les gens sont radiés ?

Il y a donc, dans ces 12,8 millions, à la fois des gens malins, des gens qui sont organisatifs de choix politiques, de rejets, qu'ils doivent respecter. Si on veut comprendre, ça ne sert à rien d'aller en donner des gens, c'est de leur dire qu'ils regardent qu'ils ne sont pas si trop, qu'ils vont réaliser continuellement, leur donner des actions, faire du patronalisme électoral. Non ! Là, on décide. Ils sont adultes, ils sont conscientes, ils ont leur raison de faire la foi et d'autres demandent d'en faire un autre. En attendant, le résultat politique, je vais m'arrêter de dire, c'est ce que c'est le résultat, c'est pas mal.

D'abord, je ne sais pas si le concours existait auparavant, mais maintenant, il y en a un. C'est que nous avons fait le meilleur troisième résultat de la samedième de la piscine. qu'on peut avoir. Ils ne savent pas. Ils apprenaient un truc pareil, parce que nous nous signons qu'ils ne savent faire plus que moi, rien. Vous faites le meilleur autour, du moment où vous êtes le troisième, vous êtes le troisième. Pour ça, bon, ça fait plaisir de le dire. Mais maintenant, le conflit sur l'équipe, vous avez finalement le slide, il y a un visuel, qui montre que c'est le meilleur résultat de cette vie. si l'on additionne les voies recueillies par M.

Jadot, et celles que nous, nous avons recueillies avec les programmes d'un directeur, mais je pense que personne ne va dire ici que ce n'est pas un programme. Eh bien, ça donne 20%. Alors, on peut sourire, et dire oui, bah, si l'admission les carottes, les bichets, alors que c'est la soupe. Mais, plus profondément, il faut l'analyser comme un approfondissement de la conscience et de la compréhension des problèmes qui sont causés à notre peuple.

C'est un résultat extraordinaire que 26% des gens disent, je vote pour les gens, soit qu'ils disent qu'ils sont historiques, soit qu'ils disent la planification historique, la règle verte, le recul des termes de vie, la compréhension du processus, ce qui est lié aujourd'hui. C'est un acte de conscience. La prise de conscience écologique, telle que nous la formulons nous, c'est peut-être tout ça que c'est pas un hasard pour soi-de-dans, est une synthèse entre la prise de conscience purement humaine et la prise de conscience sociale. Pour la première fois dans un programme, les deux se joignent. L'un explique l'autre. L'un a un effet miroir avec l'autre. Les deux sont finis.

Par exemple, on dit, mieux payer les gens au travail que leur permettre de se procurer une nourriture de meilleure qualité. Parce qu'une nourriture de meilleure qualité beaucoup sera plus chère, ça coûte plus de temps de passer le travail dans l'agriculture. Ce lien entre la revendication sociale et la revendication économique. Nous sommes les premiers à l'avoir fait et à l'avoir formulé cette manière. Je pense que l'écologie populaire, qui est en partie, comme tu le dis aussi dans le mouvement, c'est les Verts, qui ne va pas s'accumuler non plus et toutes les joies. Mais qui n'est pas dans le même rôle de la poutre saupière, qu'il a dans le programme de la revendication.

Et puis, deuxième élément, qui va apparaître dans le visuel. De toute façon, il va apparaître, parce que c'est compliqué avant. Alors, c'est ici. Amenez-moi le suivant. Il y a l'écologie et puis il y a ce qu'on appelle la gauche de rupture. Ce n'était pas simple pour moi de préparer le décent. Qu'est-ce que je cliquais dedans ? Qu'est-ce que je cliquais dedans ? Est-ce que je ne voudrais pas dire que c'est 1981 ? C'est une gauche de rupture. Ben, c'est une gauche de rupture. Alors, on a fait partir tout de la même date que tout à l'heure, c'est-à-dire 2007. Après la grande crise, l'explosion du spectacle de la crise de 2002, qu'est-ce qui s'est passé ?

Eh bien, en chemin faisant, quand on additionne, alors bon, au début, vous avez des organisations ouvertement anti-capitalistes. et puis, enfin, vous avez le résultat de l'Union populaire. Et vous voyez que c'est une progression continuelle. Il y a 25,7 sur le fait-à-dire, c'est-à-dire, en gros, si on fait du mauvais rapprochement, ça peut faire le score du Parti communiste à la ligation. Si je cite cette date, ce n'est pas pour faire un rapport avec le Parti communiste. Nous sommes assez profondément différents de ce qu'est le Parti communiste à la libération. C'est pas la peine que j'insiste. Et c'est pour dire, deux gens qui portent ouvertement un programme de rupture avec le secteur.

C'est une forme du pays. Ils en sommes une de trois. Et nous l'avons amené à presque 22% cette semaine. C'est un événement qui est considérable pour la vie politique du pays, puisqu'il y a deux ou trois. Et puis, c'est un événement unique en Europe. Dès lors, je redis ce que j'ai dit tout à l'heure. Cela nous crée à tous des responsabilités. Il faut que nous soyons capables d'évoluer en même temps que nous réussissons. Et qu'en même temps que nous réussissons dans nos entreprises, nous gagnons en confiance en nous-mêmes et en décontraction suffisante pour ne pas passer son temps à régler des comptes. J'y insiste un petit peu à cet instant.

Qu'est-ce qui a été, à mon avis, les facteurs déclenchants ? Le premier, c'est de n'avoir jamais cédé ni que le moindre compromis sur les fondamentaux. Nous avons refusé aussi bien obstinément de nous taire devant les violences policières et ce qu'elles déclenchaient dans le pays. De nous taire quand la une des musulmans était prononcée partout, divisant notre société, divisant notre peuple.

Parce que nous avons refusé dans nos terres qu'en temps de temps, on nous a sollicités pour pouvoir participer à la bonne société, de bien vouloir décrocher de nos fondamentaux et de n'avoir jamais cessé sur aucun point, sans la moindre compromission avec le pouvoir en place, dans la lutte contre les effets du nouveau capitalisme de notre époque à mesure qu'ils cherchent à s'étendre, c'est-à-dire à étendre le domaine de la marchandise, à étendre le domaine de l'asiotage et de la spéculation dans tous les domaines. Et ça, je ne fais pas l'injure à mes camarades des autres pays de dire qu'ils n'ont pas été à ces termes. Non.

Mais le deuxième condiment qui avait une très grande importance, c'est d'avoir commencé cette campagne après les autres sur le thème « Nous sommes pour ». C'est-à-dire que nous, nous ne sommes pas contentés de rejeter le monde dans lequel nous vivons. Nous en avons proposé un autre. Et nous avons fait la démonstration de ce qu'est la radicalité concrète. Nous n'avons pas adapté nos ordres à ce que nous pensions supportable. Nous avons adapté notre manière de le dire, de le présenter, d'en faire la démonstration, tout le temps concrète. La radicalité concrète existe à travers un programme, l'avenir en commun, c'est 40 livrets et c'est 15 plans qui déterminent comment on appuie tout ça.

Alors, ça fait beaucoup de papras, c'est vrai. 1500 pages. Mais ça veut dire que nous sommes très avancés. Si demain matin, à la suite de je ne sais quelle circonstance, il fallait gouverner, nous sommes immédiatement capables de le faire. Immédiatement ! Et parce que le livre devient un donné essentiel. Voici le schéma auquel je demande que vous vous référiez, si vous le voulez bien, certainement que vous pensez à la suite des événements. Ce qui nous traite notre devoir est la ligne stratégique.

La ligne stratégique consistait à constituer ce que nous avons appelé le bloc populaire, qu'on a essayé de constituer à travers le front de gauche et en partie réussi à constituer, parfois au-delà même de la volonté de ceux qui en étaient les organisateurs. Ce bloc populaire, il s'est construit sur et dans un programme. L'avenir en commun, qui lui-même est l'héritier de l'humain d'abord. C'est un bloc idéologique. Nous l'avons constitué. Et il y a trois blocs. Le bloc libéral, le bloc d'extrême-droite, le bloc populaire. Il se trouve avoir sur son plan un autre bloc. Celui de l'abstention et de ses 12 millions. Nous sommes donc en quelque sorte coupés en quatre ans.

Chacune de ces tranches n'a de sens qu'en additionnant tous ceux qui, du point de vue du programme, se rapprochent les uns des autres. Dans le bloc libéral, vous avez aussi bien les macronistes que vous avez le bloc de Mme Pécresse. Vous avez dans le bloc d'extrême-droite Mme Le Pen, M. Zemmour et M. Dupont-Aignan, qui, sur l'organisation essentielle du discours et du programme, se retrouvent. Et dans le bloc populaire, vous avez aussi bien les Insoumis. L'Union populaire, qui est un concept plus large que les Insoumis. Europe Ecologie Les Verts, pour 1 600 000 voix. M. Roussel et le Parti Communiste pour 800 000 voix. Mme Hidalgo et le PS pour 600 000 voix. M.

Poutine pour 270 000, et Mme Nathalie Arthaud, pardon, pour 200 000. Ce qui est intéressant, pour aller vite, parce que je ne vais pas entrer trop dans les détails, c'est de regarder aussi les dynamiques internes. Il est certain que le bloc qui a la plus grande cohésion aujourd'hui, c'est le bloc libéral. Pourquoi ? Pas seulement parce qu'il a 2 millions de voix d'avance, ce qui est non négligeable, mais n'est pas insurmontable. Mais parce que le rapport de M. Macron et de son parti, au reste des composantes du bloc libéral, fonctionne dans le rapport de 1 à 5. Dans le bloc d'extrême droite, comme dans le bloc populaire, nous sommes dans le rapport de 1 à 2.

Ce n'est pas la même force de cohésion. J'assure, de 1 à 2, c'est beaucoup, hein. Parce que quand on dit de 1 à 2, c'est l'Union populaire, elle est une seule, et tous les autres dans un rapport en demi. Si eux-mêmes ne se supportent pas entre eux, ça s'est dit. Mais vous comprenez, quand vous regardez les 3 blocs, se gagne celui qui est capable d'embarquer la part la plus substantielle des abstentionnistes. Par conséquent, toute la stratégie politique est tournée du côté de ces abstentionnistes. Pas de l'arrangement qu'on ferait les uns avec les autres. Parce que, je vous le dis bien franchement, ça ne s'additionnera pas à 100%, si ça se fait.

Parce que, comme vous le dites, quand on a répété matin, midi et soir à certains que j'étais l'ami des dictateurs, ça devient un peu dur le lendemain, de dire qu'il était tellement sympathique et que, bon, finalement, on fait comme si on ne se rappelait pas. Mais ce n'est pas à nous que ça va poser de problèmes. À nous aussi, il y aura plein de gens qui disent non, on ne les supporte plus. Mais il faut dépasser ça. Je vous rappelle que quand nous sommes allés à l'Assemblée nationale, en 2017, et qu'on a composé pour la première fois le groupe Insoumis, la première bataille qu'on a menée, c'était qu'on crée la réforme du code du travail. Vous vous en rappelez ?

Et on a appelé une manifestation dans la rue. Eh bien, à cette première manifestation, nous avons demandé à Benoît Hamon de venir défiler avec lui. On aurait pu dire, c'est à cause de lui qu'on a perdu, c'est à cause... Non, ça ne sert à rien ! Ça ne sert à rien ! Alors, vous faites comme moi. Vous tournez la paille. Et vous passez à l'objectif. C'est l'objectif qui doit nous dominer. C'est lui qui nous crée notre devoir. C'est lui qui nous dit qu'on doit faire. Je sais bien que ce n'est pas facile. Et je sais que nous sommes tous intellectuellement assez proches les uns des autres, pour être souvent bien semblables, en tout cas pour la politique, et encore. Mais bien semblables.

Je sais qu'il vous en a cuit à vous autant qu'à moi. Et qu'à mesure qu'on avançait, ça vous exaspérait, comme moi. Et j'ai la bouche toute piquée, des mots que j'ai dû ravaler, plutôt que de les faire sortir. Et croyez-moi, j'ai la langue bien pendue. Croyez-moi, j'ai la langue bien pendue. Mais il ne s'agit pas de ça. Il s'agit d'atteindre l'objectif qu'on s'est donné. C'est pourquoi la stratégie va consister à unir. Et unir, des fois, ça ne veut pas dire seulement mettre ensemble. Ça veut dire empêcher de se pouiller.

Simplement, si tu voulais bien me faire huit jours, tu vois, juste huit jours, ou bien deux mois, et arrêter de penser que le plus important, c'est absolument d'aller dire ce qui se distingue de l'autre qui est à côté. C'est tellement fondamental. Ça, c'est le comportement de certaines catégories sociales. On peut le comprendre. Après tout, pourquoi pas. Mais celles que nous avons pour vocation première de représenter, elles ont plutôt l'habitude de serrer les coudes. Parce que c'est dur. C'est très dur. Et on ne peut pas attendre. Et en ce moment, il y a des millions de gens qui sont en train de couler. Parce que l'inflation a plus de 4%. Parce que le prix à la pompe.

Parce que le prix dans la grande surface. Tout ça, ils ont son prix à la gorge. Et il faut se débarrasser de ce système aussi rapidement qu'on peut le faire. Et puisqu'on a la chance d'avoir une élection devant nous, aucun n'aura plus pendant deux ans. Et aucun n'aura plus pendant trois ans. Alors, c'est la dernière station avant le désert, celle qui arrive. Et il faut s'en emparer. S'en emparer. Pour aller au bout. C'est un bloc. C'est un bloc social. C'est une immense réussite d'avoir été entendue. Ne prenez pas qu'elle tombe du ciel. Vous le savez. Pour beaucoup d'entre vous qui êtes dans cette salle et dans l'autre. Les gens ont pris confiance. Parce que nous avons gagné la confiance.

Je l'ai dit tout à l'heure. Je ne le répète pas. Par notre attitude. Mais, parce que nous les avons respectés. C'est-à-dire qu'au lieu de se contenter, de parader ici et là, nous sommes allés au porte-à-porte. Vous avez fait un boulot absolument inouï. Chaque semaine, trois cents, cinq cents sorties porte-à-porte dans le pays. Dans ma bonne ville où j'étais lycéen. De l'Anse-le-Seunier. Ils ont fait deux mille portes. Je ne sais pas si il y a un appartement social qui n'a pas été visité. Et revenez quand la porte n'était pas ouverte. Le coup d'avant. Vous l'avez fait partout. Il y a eu une démonstration. J'ai trouvé que c'est... Je ne vais pas dire bêtises.

C'est ça que je regarde mon papier. Évidemment, je l'ai dit. Quelque chose comme... Vous avez dû distribuer quelque chose comme 40 millions de traces. Ça vous dit quelque chose ? Dans la dernière période, 35 000 forces. Ça, c'est des bonnes méthodes. Et puis, nous avons eu... Plus d'un millier de réunions publiques. Ça, c'est faire campagne. Depuis le début de notre campagne. Et à la fin, tous les députés. Tous les orateurs nationaux du mouvement. Tous les amis du Parlement de l'Union populaire. Sont allés faire des réunions. Des petites, des moyennes, des grandes. Et d'un immeuble, un métier, etc. Et partout, les gens venaient. Pour voir, pour parler, pour entendre, les regarder.

Ils les ont trouvés sans doute assez crédibles. Et assez fiable pour aller en suite aux études pour eux. Ne l'oublions jamais. Comme fait la campagne, on fait campagne. Voilà. On ne va pas passer les trains. Et tout le monde bosse. Ça, c'est le premier élément. Le deuxième, c'est que grâce à ça, nous avons fait un bloc social. Notre ami Palombardini parle du bloc bourgeois. Et il se désespérait. Et il se désespérait. Et il y a pas de bloc social. Ben ici, maintenant, il y en a un. Alors, il est peut-être fragile, hein ? Sûrement. Rien n'est jamais acquis. On a plus assez d'études pour le savoir. Qui ça va devoir être conforté. Et il n'y a pas d'étape simple.

Celle qui arrive, elle n'est pas simple à mener. Quand j'ai dit un bloc social, ben ça se traduit d'abord à l'endroit où la situation a été volontairement le plus cessé à l'abandon. C'est-à-dire ceux qu'on a le plus maltraités et ça se voit parce qu'ils sont tous au même endroit. C'est-à-dire que, par exemple, à Marseille, il y a beaucoup de gens maltraités, mais bon, comme il y en a d'autres, ça se voit moins. J'ai le quartier dans ma circonscription le plus pauvre d'Europe. Quand j'apprends-à-dire qu'on a dit ça, je me dis OK, je suis arrivé à Marseille. Le quartier le plus pauvre d'Europe, non, c'est pas ici, bas, c'est ici.

Le quartier le plus pauvre d'Europe, il est dans la deuxième ville de France, et ainsi de suite. Mais c'est évidemment dans les Outre-mer que ça se voit le plus. Les gens abandonnés, maltraités, méprisés, regardés de haut, reprimés d'une manière bestiale. Je rappelle les 2500 gendarmes, gardes mobiles et autres, qui ont été envoyés en 48 heures à la Guadeloupe, alors qu'ils avaient leur afflu cinq semaines pour amener les mitraines d'oxygène. Et comme il se trouve que les Caraïbes françaises sont peuplés d'êtres humains, les gens sont équipés en tant qu'êtres humains d'un cerveau, dans lequel il y a une capacité de mémoire et de réflexion.

Si bien que fort heureusement, dans les Outre-mer, personne n'a cru que la situation avec laquelle ils étaient traités, c'était une situation normale. Ils ne l'ont pas accepté.

49:31
Invité

Et ils l'ont tenu au premier tour.

49:34
Jean-Luc Mélenchon

Alors, me voilà président de la Guadeloupe, avec 56%, pour ceux qui peuvent faire mieux le 10, 53 à la Martinique, 50% à la Guyane. Et la Guyane, j'ai une petite pensée pour les gens du fleuve Maroni, quelques bouches d'Ingui qui s'y trouvent. Et pour certains, on fait cinq heures de pirogues pour venir voter contre le gouvernement et pour l'Union populaire. Et c'est le cas, c'est le cas de la Commune d'Atatou. Alors, on m'a dit, oui, bon, il n'y en a que 20% qui votent. Ben vas-y, c'est de la pirogue pour aller voter. Déjà, pour te faire descendre en bas de chez toi, c'est toute une histoire. Bon. Et puis, vous avez vu le résultat de la Réunion.

Les Outre-mer, je les cite, parce que, je crois que les Outre-mer sont les avant-postes de ce qui va arriver ou qui est déjà arrivé dans tout l'Hexagone. Mais l'Hexagone ne le sait pas ! L'Hexagone ne sait pas que ces rivières sont pourries par des pesticides. L'Hexagone ne sait pas qu'il y a une crise de l'eau dans tant qu'étant, de communes, déjà maintenant. À la Guadeloupe, ils le savent, il n'y a pas d'eau pendant quatre jours, trois jours, une semaine, un coup ici, un coup là, toi ou l'Hexagone. En quelque sorte, les mauvais traitements, la malprétence sociale du néolibéralisme qui ravage les Outre-mer, ravage aussi l'Hexagone.

et c'est pourquoi nous devons prendre des leçons de combativité et de réactions politiques sur les Outre-mer, parce qu'ils nous montrent comment et par quel chemin il faut passer. Les mêmes qui sont capables de mener les luttes sociales que vous avez pu voir, notamment celles que qui ont oublié Elidomota, et qui sont capables de voter à 57%. Les deuxiènes, c'est le précaria. Le précaria, c'est ce statut particulier qui autrefois était extraordinaire. On disait, c'est les statuts atypiques. Moi, je me rappelle avoir vu Pabba, pas moi, à l'époque des musées, des copains qui écrivaient sur les agents d'interdits mais clavagistes. Aujourd'hui, personne ne sait ça.

Mais au début, c'était comme ça. tellement ça paraissait incroyable que des gens soient employés à la tasse, ou pour une semaine, ou pour moins de 70 heures, etc. Le précaria, c'est la destruction de l'intérieur du salariat. Et à la place d'une classe sociale unie par des statuts communs, vous avez des individus atomisés, à un bout des gens avec des CDD, parfois d'une semaine, parfois d'une mission, comme ils disent, pour une journée. Et puis après ce bout-là, vous avez encore un autre bout, c'est l'auto-entrepreneur, qui a d'abord cru qu'il était réellement auto-entrepreneur, avant de comprendre qu'il était auto-escrivalisé. Tout ça, c'est la vie.

Et eux, ils ont ultra-majoritairement voté pour l'Union populaire. Pareil pour ceux qui gagnent, moins de 900 euros par mois. Pareil pour les chômeurs. Pareil pour les intérimaires. Ça, c'est un bloc social. C'est le bloc que nous avons la volonté et l'honneur de représenter, à qui nous devons une fidélité absolue, constante, dans toutes les circonstances, dont nous sommes les porte-parole, et dont nous devons nous garantir que nous ne faisons rien qui puisse être incompris par lui ou qui puisse le décevoir. La force de l'Union populaire, c'est le peuple. Et c'est le peuple de ceux qui galèrent, qui travaillent et qui essayent de survivre. Enfin, j'évoque les classes moyennes urbaines.

Pourquoi ? Parce que, à chaque élection, on a droit à quelques leçons de gens qui se disent « Comment est-ce qu'il est que vous n'êtes pas arrivé ? » Alors, les classes moyennes urbaines, ben voilà quoi. Je suis sûr qu'il y en a parmi vous de la culture politique historique. En ville, aujourd'hui, ce sont les classes moyennes, moyennes et moyennes supérieures. Toutes sont prises à la gorge par le déclassement social, l'augmentation du loyer, l'augmentation des prix de l'achat. Parce que, quand on ne peut pas avoir un bon logement, on pense qu'on va en avoir un bon en achetant. Et souvent, ce n'est pas vrai.

Il n'y a qu'à voir quelles sont les situations sociales d'innombrables copropriétaires dans ce pays. C'est une situation souvent beaucoup plus prise à la gorge que ne le sont des gens qui habitent dans du mauvais logement collectif. Mais c'est aussi là que se trouvent, parce que ce sont les classes moyennes, ceux qui souvent ont le plus d'illusions sur le système économique. Parce que, d'une manière ou d'une autre, ils se disent qu'ils vont finir par rattraper la locomotive, qu'ils vont monter dans les bons wagons, que d'ailleurs, on le fait saigner pour que les gosses fassent des bonnes études.

et après, qu'elles disaient soir, de voir que le gosse a fait les bonnes études, il y a le Bac plus 4, le Bac plus 5, eh bien, il n'a pas un boulot qui correspond à ces études. Et que nous avons du travail déclassé, occupé par des gens surdiplômés et dans des branches qui ne sont pas les leurs. L'enjeu essentiel du combat politique, c'est non seulement de grouper les milieux populaires autour d'un programme qu'elles comprennent, qu'elles comprennent les milieux populaires qui se l'assimulent, mais c'est de gagner la confiance des classes moyennes à ce combat. Parce que s'ils ne sont pas avec les milieux populaires, alors ils passent de l'autre côté.

Et ils pensent que le système, parce qu'il est ouvert, parce que la concurrence, parce que chacun peut rêver d'être milliardaire, parce qu'il suffirait de traverser la rue et que sais-je encore. L'enjeu des classes moyennes, supérieures et moyennes, est vital dans le combat politique qu'est le nôtre. Pour la formation du secteur le plus ample appris à la cause de la transformation du système. Dans toutes les crises politiques, l'attention se concentre là-dessus. Ça a été le cas dans toutes les révolutions citoyennes dans le monde qui se sont déroulées ces derniers temps. Pardon d'y insister aussi lourdement, mais en même temps, c'est quelques cours de stratégie politique.

Bon, appuyer sur la transformation de politique, c'est la mienne. Mais c'est tout ça pour vous dire que, sans faire un réductionniste, vous savez ce qu'on appelle un réductionniste, c'est ceux qui disent « Ah, mais comme c'est un ouvrier, il va voter communiste ». Ben non. Et d'accord, ça pousse plutôt à voter à gauche, d'être ouvrier. Mais un être humain et un être humain, il a un cerveau, les idées ont leur autonomie. Et l'autonomie de ces idées fait que quelqu'un ne vote pas conformément à son intérêt matériel. Et heureusement d'ailleurs, dans certains cas, que tout le monde ne suit pas ses intérêts matériels. Il y a des gens qui sont dessous et qui battent pour ceux qu'on en voit.

Qui pourraient tout simplement rester chez eux. Par conséquent, nous, on va pas faire à réduire comme ils sont comme ça, alors ils votent comme ça. Ça, ça n'existe pas. Et je m'amuse de voir que ceux qui font les critiques les plus féroces, au marxisme, sont souvent, eux, de fous sur-réductionnistes. C'est-à-dire qu'on va reprécier au marxisme de ne voir que les relations sociales sans tenir compte de la culture. Mais quand je regarde comment se comportent les souleurs, je m'aperçois qu'ils font pire.

parce qu'ils les découpent en petits morceaux comme ça, d'après les catégories sociales, d'après l'âge, d'après l'adresse, comme si les gens étaient une décalque politique de leur situation matérielle à 100%. Ce n'est pas vrai. Alors, ce bloc social, nous en avons fait en bloc idéologique parce que, pour l'essentiel, il est rallié aux grands objectifs du programme de l'avenir en commun. La stratégie que nous avons développée et que nous mettons en partage avec ceux qui veulent la partager avec nous, c'est que nous ne marcherons pas d'accords électoraux. Nous partageons une stratégie. Ce n'est pas pareil. L'Union populaire est une stratégie.

Elle est fondée sur le fait que nous tombons d'accord sur un programme qui est un programme de transition et de rupture et nous convaincons le grand nombre que son intérêt se trouve dans l'accomplissement de ce programme. Pas voter pour moi parce que je m'appelle Mélenchon. Pas voter pour moi parce que je suis insoumis ou insoumise et que j'ai bien du mérite. Alors, à pouvoir présommer, pas voter pour moi parce que je suis des motels. Donc, mais parce que nous voulons atteindre ce résultat. Blocage des prix, smic à 1 400 euros, retraite à 60 ans, planification écologique, règles vertes, etc. Etc. Etc.

58:33
Présentateur

Un par un.

58:37
Jean-Luc Mélenchon

Et comme je sais que je vais être écouté ce soir dans ce que je suis en train de vous expliquer, même si je n'étais pas prévu pour que ça se passe comme ça. Le monde qu'on entende, il n'y a pas de notre part là d'une certaine volonté, l'hégémonie. Enfin, il y a toujours quelque chose à nous reprocher, ma parole. J'ai vu même que notre considérable avance nous fait davantage de devoirs que de droits. Oui, c'est vrai, nous avons un devoir qui est de changer, d'évoluer. Mais enfin, le fait d'avoir organisé

59:08
Présentateur

un désastre,

59:16
Jean-Luc Mélenchon

comme on dit, ne donne pas que des droits. Ne pas dire un mot de plus. Il faut que tout ça, puisse atteindre, soit mobilier. Mais avant, d'abord, regardons le résultat. Quand on fait les sondages, on ne peut pas nous opposer les sondages à un moment donné puis pas les accepter à l'autre. 80% des gens qui vêtent pour nous sont sur la base du programme. 80%. Il n'y a pas un autre pôle politique qui est autant concentré sur son programme. Je comprends d'ailleurs, vous n'avez plus grand mal à savoir en quoi construire ce programme de Mme Le Pen et de M. Génour, à part pour chasser les musulmans pour chasser les musulmans et les gens qui ne leur reviennent pas. Le programme de M.

Macron, on évite de ses familles dessus, parce que franchement, ça ne donne pas faim. Ou seulement à quelques-uns. C'est bien que là, ce deuxième tour, on raconte n'importe quoi. Alors, la planification écologique, alors à nous de vous dire comment ? C'est le God Plan ? Comment vous comptez faire ? Parce que moi, je veux bien qu'il soit content. Non, mais je suis content. Je suis très content. Vous verrez. Un après l'autre, ça va aller plus loin aux mots. Mais pour les mettre ensemble, il va falloir aller chercher notre grammaire, notre syntaxe et conjuguer les verbes comme c'est écrit

1:00:32
Présentateur

dans notre grammaire.

1:00:34
Jean-Luc Mélenchon

Côte conscience ! Mauvaise blague ! Le principe de base de l'esprit humaniste et de Rousseau, c'est la perspectibilité de l'être humain. Par conséquent, la marche vers la perfection qui n'est jamais atteinte et la perspectibilité consiste déjà à partir du congrès intellectuel. C'est mieux de penser qu'on va planifier toute pensée que la main invisible du marché va tout régler. Parce que quand il dit qu'il va planifier, il est en train de dire que la main invisible du marché ne règle rien. C'est fini, nous sommes tous en danger de mort. C'est parce que la main invisible est en train de saccager la planète.

Tandis que la planification, l'esprit humain, la délibération politique nous permet de construire. Donc c'est pas rien que les 80% de gens sont convaincus et c'est pas rien que la dissimulation de notre vocabulaire. Alors j'ai un autre truc que je veux vous montrer pour que vous voyez bien à quel point nous sommes transversaux, à quel point nous sommes le résultat d'une conscience politique. envoyez-moi ça, c'est le meilleur moment.

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Présentateur

Ça arrive ou pas ?

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Jean-Luc Mélenchon

C'est pas s'ils foutent avec ces slides ? Ah voilà !

1:01:47
Présentateur

Ça m'a amusé de voir ça.

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Jean-Luc Mélenchon

Alors, 35% des lecteurs du monde vote l'avenir en commun alors que le monde leur dit de ne pas le faire. 15% des lecteurs du Figaro votent pour l'avenir en commun alors qu'on leur explique que c'est une nuance du bolchebisme. 22% de ceux qui lisent le parisien où je suis régulièrement présenté d'une manière après mon signe. Encore aujourd'hui, j'ai la bouche toute déformée, on croit que j'ai un fléguement d'un côté et j'ai perdu la moitié de ma mâchoire de l'autre. Eh bien, nous n'obtons tout ça, 22% de votre commune. Et alors là, l'événement, c'est les lecteurs de Libération. Eh oui ! Et les échos, vous le croyez ? Les lecteurs des échos.

C'est-à-dire que c'est un journal remarquable qui est le monde des affaires, l'économie et tout ça, on apprend quelque chose dans les 10 ans. Ils s'efforcent d'ailleurs, à part l'éditorial politique qui ne vaut rien, où ils disent qu'il faut penser, mais bon, ils croient qu'ils veulent. Le reste, non, c'est très intéressant. Mais quand même, c'est le journal, c'est la bourgeoisie, c'est le journal. Non, ça, c'est le monde. C'est les affaires, c'est le journal. Eh bien, 26%, vous vous rendez compte ? Je vous rappelle qu'en 2017, ils avaient mis sur toute la lune qu'à cause de moi, l'assurance du capital allait coûter plus cher et que les agences de notation allaient vider les caisses du pays.

Eh bien, il y a là le poids qui ne veut pas en croire un mot. C'est-à-dire s'ils sont déterminés et tirés précis. Et l'humanité, eh bien voilà, 54%, c'est pas fort de lire mes interviews, hein, ils vont trouver ça tout seuls. La croix, ben je suis content, 22%. Alors eux, ils n'ont jamais cité la pierre, mais il n'y a pas besoin de ça. on sent qu'il y a une distance respectueuse. Mais il y a une distance, mais respectueuse. Aussi bien de mon côté que de la part du journal. Alors après, on a mis un journal gratuit. Bon ça, c'est vrai que c'est pas comment le faire. Un quotidien régional, il faut vraiment avoir envie.

Parce que dans les quotidiens régionaux, c'est là que j'ai vu les photos les plus idées de moi, même à moi ça fait peur. Je me rappelle une photo, je crois que c'était dans, je ne sais pas si c'est West France ou Telegram. J'avais une sorte de casque à pointe avec mes cheveux. Les deux points fermés, la bouche ouverte comme ça. C'est à peine si on voyait mes yeux et on voyait directement mon pantalon. Et bien malgré ça, ça c'est rien. Un sur cinq. Bon, rêve de blague. Ça veut dire que des gens qui ont une vie normale, qui misent pour des raisons insubrèques, parapétiques, personnelles. Heureusement que tous ces journaux ne se résument pas à leur appréciation politique, hein.

Quels qu'ils soient, là. Il y a des pages magnifiques dans tous ces journaux. Moi j'ai la chance de pouvoir en lire beaucoup, quand j'ai envie d'en lire. C'est-à-dire en dehors des campagnes électorales. Et bon, il y a beaucoup de choses à prendre. Mais ça veut dire que nous sommes en face d'un ensemble de gens qui auto-construisent leur conscience politique. Et ils ne se laissent pas tenir par la main. Ni par leur journal quotidien régional, ni par leur journal quotidien national. Et à toutes sortes raisons, pas non plus par la télévision. Mais ça, ça se gagne. Ça s'est gagné mes amis. Ça s'est gagné y compris par ce que nous avons subi pendant cinq ans. Et les cinq années avant.

C'est-à-dire qu'à première fois, on a pu leur dire que comme j'étais fou, eh bien ma foi, on ne pouvait pas faire confiance à un fou. Mais si le fou a raison deux ou trois ou quatre fois, les gens se disent mais il n'est pas plus fou que ça. Et l'autre qui nous avait dit que tout allait aller mieux, ça va nous mal en plus, c'est peut-être lui. C'est pas très normal. Faut continuer à croire que ça va bien comme ça va mal pour tout le monde. Bref, vous m'avez compris. Une opinion s'est construite. C'est un des résultats stratégiques du combat que nous avons mené. Jour après jour. Combat après combat. Vous dans vos entreprises. Vous dans la vie associative. Dans telle ou telle bataille.

Une conscience collective s'est construite. Dont nous avons été l'expression. Mais je le rappelle. Cette conscience collective, elle s'est construite dans le feu de l'existence. Et nous, ce que nous devons faire, c'est mériter la confiance de cette conscience collective. C'est pas nous qui injectons de la conscience au très grand nombre. Nous ne sommes pas une avant-garde éclairée qui injecte de la conscience. Nous exprimons ce que la conscience collective a compris du produit des principes qui sont les nôtres. C'est très important. En tout cas à mes yeux.

Parce que c'est ce qui distingue la construction d'un mouvement de type l'Union populaire, de type les insoumis, d'un parti qui prétendrait être une avant-garde. Nous ne sommes pas une avant-garde de ce point de vue. Ce n'est pas nous qui détenons la conscience. La conscience est dans le peuple et nous en sommes l'expression et nous aidons à la construire. J'espère ce soir, moi, contribuer à la construction de votre propre conscience collective. C'est mon boulot de le faire. Et de l'ordre, plus vous en saurez, plus vous serez conscients, plus vous serez libres. Parce que vous déciderez par vous-même.

L'objectif de la politique qui est la nôtre, c'est l'émancipation individuelle et collective. Mais individuelle, pas d'émancipation collective sans émancipation individuelle. Un autre, là, regardez bien ça. Ça, c'est comme tout à l'heure les journaux. C'est aussi pour faire un petit souci. Comme ils se sont plantés complètement dans leurs évaluations, allez vous demander pourquoi. Jusquement. C'est con, hein. Je sais qu'il y a la langue le plus pendue, qu'ils ont tiré les visages d'ici là. Ils n'attendent quand même pas à avoir de confiance à la sortie. Alors, au moins, ils se sont bien trompés sur notre résultat. Entre le dernier et le définitif, il y a quand même un petit écart de 4,9.

Et d'ailleurs, dans la soirée aussi, au point que ça a failli tout tourner au ridicule, quand tout d'un coup, les écarts sont serrés, qui ont eu la peur de leur vie, quand tout d'un coup, ça soit au moins le deuxième et pas elle. Parce que 420 000 droits d'écart, ça ne fait pas beaucoup. Mais en tout cas, ça ne devait pas assez pour que ça rende compte. Et donc, ils m'ont mis 5 points de moins. On ne va rien avoir de procès. À quoi ça servira ? On recommence à chaque élection. À chaque élection. Ils nous mettent extraordinairement bas. Et puis, ils ont un résultat qui n'a rien à voir parce qu'il n'est plus.

Et à chaque élection, nous nous disons que si les gens investissent, que la marche était moins haute à franchir, peut-être qu'ils auraient donné un tout de même. Parce que dans nos milieux, c'est comme ça. On peut le regretter. Mais les gens se disent « Qu'est-ce que je vais le faire ? » Ça sert à rien. C'est 12 millions d'absorptionnistes. Il y a ceux qui disent qu'ils sont malins pris, qu'ils sont malins pris. Et puis, il y a ceux qui disent « Ça sert à rien ». Et puis, ils n'ont pas que tort. Parce que souvent, ça sert à rien. Mais on l'a fait. Mais si on leur dit « Mais attendez, ils sont arrivés à un cheveu. » « Un cheveu de quoi ?

» « C'est quand même celui-ci à 1400 euros, sa retraite à 60 ans. » « Ah bon ? J'y vais. » « J'y cours. » Et bien, on ne leur a pas dit. Alors, qu'on ne me dise pas que ça n'a pas joué de rôle. Ça a joué un rôle. De même qu'a joué un rôle dans l'élection régionale, le fait d'expliquer sur tous les temps que dans toutes les régions, le deuxième tour se jouerait entre l'extrême-droite et quelqu'un d'autre. Si bien que dans toutes les régions, dès le premier tour, il y a eu ce réflexe de voter pour garantir la position de celui qu'on espérerait à la fin, voire vaincre l'extrême-droite. Et ça a donné des résultats dont vous vous souvenez. Et bien, là aussi, ça a joué un rôle.

Mais je ne perdrai pas mon temps à pleurer sur le sujet. Le jour où nous voulons a déjà été adopté par le Sénat à l'inaminité. Une loi interdit le Sénat à moi avant de l'élection. Et donc, il suffit d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale. Écoute, l'affaire est réglée. Alors, le vote utile, ça a été l'argument qui nous a été pour expliquer pourquoi il n'avait rien prévu. C'est que tout d'un coup, il y a eu un vote utile. Moi, je pense qu'ils veulent en fait dire un vote utile. C'est-à-dire des gens totalement hallucinés qui ne savent que faire. Et qui, au dernier moment, décident, ah ben tiens, on va voter pour lui. Pourquoi ?

On ne sait pas bien madame, monsieur, mais bon, on a pu bien faire. Ça s'appelle le vote utile. Ce n'est pas vrai. Il suffit de regarder ce qui s'est passé, ce qui a été annoncé. Dans le dernier mois, nous avons gagné, d'après les sondages et d'après le résultat final, onze points. Et dans le dernier mois, toutes les autres poires de la gauche traditionnelle n'ont perdu que trois points. Nous avons donc à supposer qu'on est une citoyenneté, les trois points, gagné du point tout seul, c'est-à-dire en allant les chercher dans le milieu populaire. Par conséquent, je vous demande de réfléchir à chaque fois que vous entendez parler du vote utile pour expliquer le résultat.

D'ailleurs, pour être honnête, j'ai entendu plusieurs sondeurs dire que ce n'est pas ça, la vérité. Donc, je ne serai pas honnête si je ne m'en souvenais pas parce que je l'ai entendu, certains m'entendent. Eh bien, dites-vous que c'est une manière de contester le sens politique du résultat de l'élection. C'est-à-dire d'en faire quelque chose de tellement fragile, de tellement artificiel, qu'au fond, à quoi bon y faire confiance ? La confiance dans nos rangs, elle est très importante. C'est pourquoi, si vous le pouvez, essayez de dire autour de vous que non, il y a eu un vote utile, évidemment. Allez, tiens. Admettons même qu'il était ce que vous voulez.

Mais je vais vous dire par une question, avant de pouvoir voter utile, il fallait déjà que ça soit utile. Il fallait donc déjà en avoir fait au moins bas pour en faire 22. Il avait valu au moins en faire 19 pour pouvoir faire 22. Il y avait au moins un endroit où aller et dire tiens, je vais aller avec eux. Et qu'est-ce qu'il y a de mal à ça ? Qu'est-ce qu'il y a de mal honnête à ça ? J'ai vu quand je disais, il faut faire un vote de conviction. Ah bon ? Parce que vous croyez qu'un vote pour l'avenir en commun, ce n'est pas un vote de conviction ? Mais bien sûr que si. Et quand on est écologiste, c'est un vote de conviction de voter l'avenir en commun.

Et quand on est communiste, c'est un vote de conviction de voter pour le programme dont on a écrit ensemble, les trois quarts d'épargne, il y a dix ans de ça. Bref, c'était un vote de conviction. Mais nous l'avons entraîné parce que nous l'avons bâti, construit par nos efforts. Il ne faut pas le perdre de vue. Alors j'ai vu le plus calamiteux de tous. Certains dirent que c'est un vote communautaire. Alors c'est quand même hallucinant de voir. Ceux qui critiquent tout le temps le communautarisme, tout d'un coup, découvrir que là, il y a un vote communautaire, donc donner une réalité. Mais encore une fois, c'est une manière d'insulte à des gens.

Les musulmans sont quant à la religion musulmans. Et quant à la politique, ils comptent comme tout le monde, c'est artistique, ils ont une idée ou une autre. Des fois, ils s'engueulent comme tout le monde. Réduire une personne à une seule de ses dimensions est une erreur. Et voyez-vous, ceux qui font du communautarisme politique ne sont pas toujours ceux qu'ils croient. Pour ma part, je n'irai pas jeter de l'huile sur le feu. Mais je sais bien qu'il y a dit qu'il ne fallait pas être en ligne aux élections régionales. Mais notre rôle à nous tous, c'est de ne pas accepter le réductionnive religieux.

Il peut arriver que dans une circonstance ou une autre, les raisons de croix personnelles qu'on a soient déterminantes dans un vote. Et alors ? Et alors ? Où est le problème ? Il faut bien décider pour quelque chose, avec une motivation. Mais ce n'est pas le seul moteur de la décision de quelqu'un qui appartient à tel ou tel groupe. Ce n'est pas parce que vous êtes ouvrier que vous votez pour l'égalitarisme. Le dernier argument, c'est celui qu'il faut bien en trouver. J'ai dû aller poser la question à Souradrien. On dit faux parce que c'est dit qu'on était sur le bidon le premier. On note que comme c'est les mêmes partis, ils font le cahier de brouillons sur lui.

Ils se disent, bon, celui-là, il va nous répondre comme c'est prévu. Comment c'est utile que M. Mélenchon n'ait pas convaincu encore des zones périurbaines ? Comment c'est utile que je n'ai pas encore fait 100% ? Je me demande. Je ne le trouve pas très injuste si c'est ça qu'on va me faire dire. Enfin, soyons sérieux. On peut avancer. On avance. Je dis pour quelle raison ? Dans certains secteurs, parce que le sud doit être lié, mais ça suffit avec ce périurbain qui serait voué à l'extrême droite. Regardez la part. Là, en rouge et en presque rouge, c'est tout ce qui est au-delà de 30%. Ça, là, vous croyez que c'est quoi ? Que les grandes métropoles qui sont là, dans la boucle noire, là.

La Bretagne, c'est du périurbain aussi, hein, beaucoup. Le sud-ouest de la frontière italienne, les Alpes de Haute-Provence, les Alpes-Maritimes à part le littoral. Et votre Pyrénées, comme ça, à l'Arielle, c'est quoi ? C'est une métropole, l'Arielle ? Non, c'est un département. Bien éclaté. C'est toute la montagne, en plus. J'ai pas idée. Bon, alors, voilà. Regardez. 30% et plus. Alors, oui, ça correspond à certaines paracélétiques. Oui, une flore politique. Oui, c'est vrai, ça compte. Par contre, ah oui, l'imaginaire des gens ne dépend pas du nombre d'arbres qu'il y a dans leur jardin. Leur conscience politique ne se mesure pas au nombre de gaz qui passent dans le coin.

Si ces pauvres bêtes peuvent encore se balader. Il est construit plein de choses, une histoire, des relations sociales, un rapport au travail, des formes particulières. Et notamment, pour ce qui concerne le rural rural, je voudrais rappeler que 80% des ruraux ne sont pas chateurs et 90% ne sont pas des agriculteurs. Et bon, tout comme les autres. Mais le rural dont je vous parle et que je vous montre dans cette banane-là, dans cet ensemble-là, c'est un endroit où il y a les néo-ruraux. Il ne veut plus savoir ce que ça voulait dire. Néo-ruraux, ils sont là depuis 1960. C'est une blague. Deux générations, combien il en faut pour avoir un certificat de baptême de rural ?

Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Alors, c'est des gens qu'on choisit, ou pas choisi des fois, d'aller vivre dans un milieu, par contre, il y a ceux qui viennent d'arriver, parce que c'était là avant, parce que c'était là avant, etc. Dans ces néo-ruraux, oui, c'est vrai, vous avez beaucoup plus dans cette zone que dans d'autres, de gens qui font de l'agriculture bio. Vous n'avez qu'à regarder, ça ne correspond pas aux grandes plèmes. Ce sont l'agriculture intensive. Il y a plein de distinctions de cette nature. Et c'est là que vous avez la plus grande partie de l'agriculture bio. En tout cas, des agriculteurs bio.

Donc, s'il vous plaît, je sais bien qu'il faut trouver une raison de gémine et de pleurnisser ou de macabler, mais il n'y a pas de problème particulier avec le périurbain. Sinon, un, il faut qu'on continue à se faire entendre et à gagner du terrain. Voilà, c'est ça pour qu'on vache. Et là-dedans, c'est des gens éloignés de tout. Alors, c'est un peu plus compliqué. Des fois, ils sont éloignés d'une certaine chose d'information qui passe par des réseaux sociaux parce que la carte comporte des éléments blancs dans lesquels l'ordinateur pédale pendant deux heures pour arriver à cracher une photo. Vous le savez tous. Ça fait partie des difficultés.

Moi, j'ai connu les derniers papés qui allaient en vélo distribuer l'unité. Les gens, il n'y avait que ça. Et puis, il n'a mené pas quoi ? Le journal, il ne le voyait pas. Il n'y avait pas d'endroit où le j'envoie. Chaque génération affronte les difficultés de la communication, de la transmission du message dans les conditions qui sont des chiennes. Ça va, quoi. Ça a pris 10 ans. Franchement, ça a pris 10 ans de reconstruire un pôle populaire qui a cette puissance et qui est à 22 %. C'est pas tant de sens. Ne vous inquiétez pas, on arrive de la fin. Alors, j'en viens au troisième tour. Maintenant que vous avez bien décrit tout ça, vous comprenez la prémique numéro un. Gagne le plus cohérent.

Le plus cohérent est ce qu'entraînent les autres. C'est ce qui s'est passé au premier tour de l'élection présidentielle. Plus vous êtes cohérent, plus vous passez le temps à expliquer ce que vous proposez. Plutôt qu'à vous chipoter, à vous insulter mutuellement, et plus vous vous convaincrez. Si vous fixez la fagaille, on va dire qu'ils ne savent même pas ce qu'ils veulent. Ces gens-là, ils ne sont pas réalisés. Pourquoi ils se font ça alors qu'ils se défendent telle ou telle chose ? Donc, la fagaille, les injures, les invectives ne nous font pas avancer d'un mètre. Même quand on a raison, ça ne sert à rien. Ce qui sert, c'est de convaincre.

Et donc, c'est la stratégie que nous mettons en partage. L'Union populaire. Nous avons un troisième tour. Pour le troisième tour, nous devons embarquer avec nous le plus possible de gens qui ont pensé que ça ne servait à rien qu'il n'y a pas. C'est l'unique but. Le reste, c'est des moyens. Des contacts informels ont lieu en ce moment. Ce sont des contacts sans exclusives. Ça peut coûter à beaucoup, d'entendre, sans exclusives. Parce que chacun a ses propres détestations. Et nous en partageons quelques-unes assez largement. Mais on ne peut pas avancer comme ça. Ce qui est en train de s'opérer, c'est une clarification. Des tas de gens se disent, oui, ils ont eu raison. Ils ont eu raison.

Il faut aller au bout. Il faut rompre. Il faut dire les choses clairement. Ils ont eu raison. Il faut dire qu'il y en a. Il faut qu'ils aient la tête au compte du taux pour arriver à comprendre. Mais il y en a qui comprennent. Nous devons nous comporter différemment, mes amis. Nous ne devons pas penser qu'on règle des coups. On a perdu si on fait ça. Pourquoi ? Parce que tout ça, ça commence. Vous n'avez pas vu les doutos du journal que le cadre de ses électeurs dit tout ça ? Non, non, non, les trois quarts. Le quart. Ceux qui veulent aplatir la gueule, mais nous, on va aplatir la gueule de personne. Ce n'est pas notre but. La volonté hégémonique. Hégémonique, quoi ?

Parce que vous croyez que vous faites envie ? Vous croyez qu'on a envie de vous dictatorer et de vous hégémonier ? Mais pas du tout. C'est entre vous. Pouvez-vous. Comme vous le faites d'habitude. Franchement, ce n'est pas le but. Nous n'avons aucun intérêt de domination. Nous avons un résultat électoral qui suffit. Mais ce qu'on dit, c'est qu'il faut qu'on entre dans la prochaine bataille, aussi groupé qu'on peut l'être, pour convaincre. Pas pour dire aux gens, regardez, nous fait qu'on est tous d'accord, c'est ça qui va être entraînant. Et je préfère le dire. Le risque est grand des fois que ça produit des effets inverses. Quoi ? Après tout ce que vous êtes dit, vous en êtes d'accord.

Les gens ne supportent pas ça. Ils n'en prennent pas. Et qu'est-ce que vous faites ? Ce qui vous lie finalement ? Donc je dis pour que la campagne qui vient soit efficace ou qu'elle soit crédible. Quand j'ai dit que je préférais qu'au moins on me respecte, il me semble que j'ai gagné ce droit. C'est lieu d'être respecté. Je ne veux pas acclamer, tout ça, c'est pas suffisant. C'est lieu d'être respecté. Qu'on arrête de faire de moi la caricature d'un ami d'administrateur, comme tenu de ce que c'est mon état de service. C'est lieu ça, un peu de respect. Ah, c'est une volonté hégémonique. On ne peut plus parler. Qu'est-ce que je dois faire pour leur être agréable ?

Je le sais, mais ce n'est pas possible. Ni je m'en vais, ni on change de ligne. Alors, donc, c'est pas ça. Il faut être convaincant. Tout à l'heure, vous avez applaudi et vous rigoliez. Quand je vous dis, quand c'est la campagne, qu'est-ce qu'on fait ? On fait campagne. Ben là, si on veut gagner le troisième tour, il faut faire campagne. On ne va pas passer du jour et du jour à discuter de je ne sais pas quoi, hein, sans fin. Et puis, finalement, ben, le train passe et puis c'est fini. C'est fini. Vous l'irez bosser trois ans de plus. Vous continuerez à tirer la langue avec 400, 500 euros de moins. Vous aurez votre école saccagée et détruite. Vous aurez l'hôpital dans les...

Voilà ce que ça veut dire. On n'est pas en train de s'amuser. On est en train de mener une lutte vitale. Ce pays peut être détruit par les deux personnes qui prétendent le diriger. C'est pourquoi la formule qu'on a trouvée a été de dire à l'une, on ne veut pas qu'elles prennent le pays. À l'autre, on ne veut pas qu'elles gardent le pouvoir. Et notre objectif est d'arriver à ce que nous soyons la prochaine majorité. On dit, est-ce que c'est possible ? Ou bien que certains disent, ah, c'est impossible, et on s'en fout. La dernière fois aussi, vous nous avez dit que c'était impossible.

Je dois vous rappeler que jusqu'au mois de janvier, il y avait des gens qui militaient sans arrêter les jours pour dire tout est perdu puisque la gauche est désunie. Par un bar et on s'est frappé le cœur. Elles ont jeté de grosses larmes. Alors, tout était perdu puisqu'on était désunis. C'est le contraire. Tout a été emporté parce qu'on a su maintenir une orientation claire et être groupé. Nous aussi, hein, nous aussi, on a des gens, on n'a pas une camarade très intelligente, capable de dire du mal les uns des autres, hein. On aurait pu. On n'a pas fait. Alors, on n'a pas envie, on n'a pas envie de passer de notre temps à ça. Ce troisième tour, est-ce qu'on peut ?

Un, l'emporte les plus déterminés, les plus volontaires, les plus regroupés. Nous proposons à tous ceux qui veulent se regrouper de le faire ensemble. Après, débrouillez-vous les répartitions, les machins, les sièges, tout ça, où on va être candidats. Alors, j'en profite pour vous dire, c'est pas moi qui m'en occupe. Donc, c'est pas la peine de m'écrire. Non, mais parce que c'est incroyable. Les gens qui gueulent que je suis un dictateur m'écrient pour être nommés. Et puis, quoi encore ? Il y a une commission. Je ne m'aime personne. Et vous savez pourquoi ? Vous savez pourquoi ? C'est pas parce que je suis plus moral que vous, c'est parce que ça me saoule. Et parce que j'ai que des amis.

Alors, moi, pour dire non à un copain, ça m'occulte. Si quelqu'un d'autre veut bien le faire, je veux bien. Eh bien, vous aurez la prochaine fois, vous allez voir. Vous allez avoir la liste de ceux qui disent, ce n'est pas démocratique. Et même si vous renvoyez un message pour me dire, je veux faire soucier cela. Tu ne m'as pas donné papa, alors je ne suis pas content. Je veux être épine. Eh oh ! C'est pas une nurserie, notre affaire. Donc, j'en profite pour vous le dire. Je ne m'en occupe pas. Ne m'écrivez pas. Mais je reviens sur ça. Mais c'est rien, ça, à organiser un accord électoral. Mais ce n'est pas un accord électoral.

Nous demandons à nous, à ceux qui, aujourd'hui, sont disposés à s'entendre avec nous. Et je veux saluer ceux qui font au départ. C'est pas ce que vous voyez dans la presse, hein. Parce que là-dedans, il y a des cas, là, Mathilde, ils lui ont tendu à pied. C'est pas possible. Ils lui font une interview. Deux jours après, il y a le gars du PS qui dit autre chose. Et après, il collait sur le dos de Mathilde qu'elle ne voulait pas que ceci, elle ne voulait pas que cela. C'est pas honnête de faire ça avec une interview donnée dans d'autres conditions. Je prends l'exemple de Mathilde, il faut que ça soit dit, parce que c'est un de nos dirigeants de la maison.

C'est pas quelqu'un qui nous fait n'importe quoi. Et en fait, il faut en donner d'autres, hein, ceci. Alors, en ce moment, ça bouge. Je veux vraiment, je demande qu'on m'entende. Nous n'avons pas de volonté hésémonie. Ce n'est pas le sujet. Nous voulons partager une stratégie. Nous ne pouvons pas la partager si on ne s'accorde pas sur le programme. On ne peut pas ne pas dire qu'on va lutter pour la retraite à 60 ans. Est-ce que c'est clair ? C'est pas 62. C'est pas 61,5. C'est 60. Point barre. On ne peut pas aller négocier avec les gens, si vous voulez, mais pas avec nous. Je prends cet exemple. Alors, bien sûr, ici, là, il y a du fonds qu'on peut voir avoir.

Mais comprenez bien que si on commence par faire une liste de 8 pages sur quoi on n'est pas d'accord, on va aller convaincre les gens de quoi après ? Ça ne tient pas debout. Et de même, c'est l'Union Populaire, c'est le cadre dans lequel nous avons avancé jusque-là. On n'a pas dit les Insoumis, précisément, pour permettre à tout le monde de prendre sa place. Il y a un Parlement de l'Union Populaire. Il y a des gens qui sont peut-être devenus Insoumis entre, j'ai oublié de leur demander. Je ne sais pas pourquoi j'irai à leur demander. Des gens qui veulent bien être, mais qui sont entrés dans ce Parlement et qui ont pris des, comment dire, des risques réputationnels.

Parce que ceux qui croient que c'était facile de dire oui au Parlement de l'Union Populaire, c'est qu'ils n'ont pas vécu comme nous les voies qu'on vient de vivre, hein. Parce que quand vous étiez à l'Union Populaire, vous aviez droit à le support de Mélenchon, ton bourroux, je ne sais pas quoi, on voit toutes ces conneries. Et du jour et du jour. Et la Russie, je ne sais pas quoi. Donc les gens, ils ont été courageux. Je pense aussi bien aux syndicalistes, parce que pour eux, c'est un petit compliqué en plus. Parce qu'au syndicat, il y a de tout.

Mais je pense aussi aux gens de l'être, aux acteurs, aux gens qui ne sont pas engagés, qui ont pris, vous savez comme moi ce que ça veut dire, des risques financiers, tout ça. Je ne sais pas. Donc ces gens ont été courageux. Je ne vais pas leur demander en plus d'aller signer je ne sais quel accord d'organisation. Donc, l'Union Populaire est ouverte. On peut marquer qu'il y a une nouvelle étape. Moi, j'en suis d'accord, on va vendre. Mais on ne va pas tout enlever. Et à la fin, vous êtes unis, unis, unis, unis, unis, unis, unis, unis, unis, unis. Parce que, pardon, mais dans la vraie vie, c'est assez simple, hein. Vous arrivez, vous dites, c'est la gauche. Non, on ne veut plus de Hollande.

Non, non, c'est Mélenchon. Ah oui, c'est le droit. C'est comme ça. Mais c'est pas moi. Mais je vous le dis, c'est pas moi. C'est pas moi. C'est une marque. Union Populaire, tout ça. C'était dur. Donc, tous ceux qui parlent avec nous en admettent l'idée. Ce n'est pas de l'orgueil de nos jurés. Ce n'est pas une volonté d'hégémonie. Ni quoi que ce soit de semblable. C'est la volonté absolue de l'efficacité pour survivre. Une marche de 12 millions de personnes qui ne croient plus à rien. Et puis, il s'agit de contraire. Alors, nous, nous avons une difficulté à surmonter. Tous ceux qui veulent viennent. Ceux qui ne voudront pas, je suppose qu'ils le feront savoir bruyamment.

Et ça nous fera des inconvénients. Pas pour mon avis. Parce que ça se fera quand même. D'accord ? Je préfère que tout le monde le compagne bien. Nous allons faire campagne pendant deux mois en recommençant tout à zéro. Les caravanes, le porte-à-port pour redonner la pêche aux gens. Mais je remarque qu'il y a une chose qui a changé par rapport à 2017. C'est qu'il y a beaucoup de gens qui, immédiatement, on se dit, on les retrouve aux législatives. Et c'est normal. Vous avez un deuxième tour d'une élection présidentielle où il y a un tiers des inscrits qui est représenté par les deux personnes qui parlent. Tant pis, je ne sais pas s'ils se sentent vraiment représentés. Mais bref.

Un tiers seulement. Donc les deux autres tiers, ils disent, c'est pas possible. C'est ce qui nous est arrivé. Comment c'est possible qu'on ait plus droit à la parole ? Plus droit à rien. Vous avez entendu le débat dire ça. Pas le seul des thèmes qui nous importent, mais c'est abordé. Alors, on va refaire tout ce boulot-là. Je suis obligé de faire une petite parenthèse d'éducation physique, même si j'étais un peu long. Tant pis. Alors, les gens, je ne demande pas à M. Macron de me nommer Premier ministre. Parce qu'il y en a qui ont dit, non, mais je vous le dis, hein, et puis qu'ils m'envoient des messages en mode privé, sur Facebook.

Alors, vous, vous êtes rallié, vous demandez une bonne place. Ben, vas-y, t'as qu'à la faire. Non. Non, j'en veux pas aux gens. Ils n'ont pas compris. Vous demandez aux Français de m'élire Premier ministre. C'est la manière comment je fais pour m'élire Premier ministre. C'est-à-dire que vous élisez des députés de l'Union Populaire. Si vous en élisez une majorité, vous aurez un gouvernement de l'Union Populaire et vous avez un Premier ministre sous la main. Donc, on ne demande, on ne demande qu'au peuple, une investiture. Pas M. Macron, qui sera, comme les autres présidents qui ont été mis en majorité, dans l'organisation politique et morale, de choisir le parti le plus important.

Deuxième leçon d'instruction civile. Des cohabitations. Il y en a déjà eu. Je vous demande d'éviter l'expression de cohabitation, parce que après, ça se mélange à la tête. C'est une majorité. Il y en a eu en 1986. Non, mais je sais bien, les vieux me disent, mais pourquoi tu parles de tout ça ? Ben, justement, parce qu'en 1986, le monde n'y était pas. Je ne sais pas. On va peut-être pas rappeler. Alors, je ne vous dis pas qu'il y en a aussi eu une en 1997. Pour certains, ils faisaient leur première fantatique de points fermés, en sortant. Et puis, en 1993, chaque fois qu'il y a une cohabitation, le programme qui s'applique, c'est le programme de celui qui a gagné l'élection législative.

L'élection législative, on élit des députés. Il n'y a pas de honte à expliquer aux gens. Et ce n'est pas du mépris que d'expliquer. C'est au contraire, c'est bien permettre l'accès. Donc, s'il y a une majorité de députés de l'Union populaire, ce qui s'appliquera, c'est la politique de l'Union populaire. Ça a été le cas dans tous les domaines. Le Premier ministre, dans la constitution de la cinquième République, il peut avoir beaucoup de pouvoir. C'est vrai que le président de la République en a beaucoup. Mais il en a d'autant plus que tous les autres le lui cèdent. Que les députés se transforment en pré-mobiles et que le Premier ministre devient transparent.

Ou bien que vous arrivez à le confondre avec Pierre de Champagne. Alors, mais qu'est-ce qu'il y prend ? Bon. Inviste à la population. Si on a la majorité de députés, on forme le gouvernement. Tout le monde a bien compris. Les cohabitations existent. Le pouvoir du Premier ministre est considérable. L'article 20 de la constitution, les voilà. Le président nomme les autres membres du gouvernement. Le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. Vous savez que c'est pas toujours évident quand on voit les titulaires qui conduisent quoi que ce soit. Le Premier ministre dirige l'action du gouvernement. Il assure l'exécution des lois, exerce le pouvoir réglementaire. C'est pas rien.

C'est le décret et le reste. Il est responsable de la défense nationale. Là, ça devient un peu plus compliqué parce que l'autre, il est chef des armées. Il est chef des armées et moi, je serai le responsable de la défense. C'est très bien ce que je lui dirais. Contre-teint des nominations. C'est-à-dire que sur des tas de nominations, il faut deux signatures. Donc celle du Premier ministre. Il n'y a pas la signature du Premier ministre qui peut signer ce que tu veux. Bon, je vous le présente d'une manière plaisante. Comptez sur moi pour y mettre les formes, le moment venu. Mais c'est pour que ça grave, quoi. Dans l'humour, souvent, les choses marquent plus facilement l'esprit qu'autrement.

Alors, je vous ai fait grâce, il y en a une page et demie, parce que je me suis déjà procuré la page, pour voir ce qu'on pourrait faire. Alors, donc là, par exemple, on a gagné l'élection municipative. Le président de la République, il nous dit de venir. C'est de faire qu'on lui dit. J'ai dit oui, évidemment. On fait le gouvernement avec les deux autres. Bon, eh bien oui, parce que déjà, vous commencez par un homme. Alors, ça fait deux hommes à la tête de l'État. Et ça, j'arrive des femmes, non ? Bon, pour ne donner plus cet exemple. Alors, bon, et le lendemain, le lendemain, jour numéro un, je signe le premier décret, blocage des prix.

Le jour numéro deux, parce que c'est quand même un peu étalé pour que les gens aient le temps de réaliser. Jour numéro deux, le SWIFT à 1 400 euros. Et ainsi de suite, comme ça, toute la liste. Donc ça, le premier ministre le fait. Le président peut dire, ben moi, je n'ai pas d'accord, j'ai connu un président. On lui a amené, on lui a dit, ben maintenant, voilà, les ordements signés sont privatisés. Mais elle a dit, ben non, tout le temps. Alors, ben, le premier ministre, c'était M. Sirac, a été obligé d'aller à l'Assemblée nationale et faire une loi. Voilà. Il semble que la loi soit difficile, que les gens en réagissent ou pas. D'ailleurs, je n'en ai pas réagis, on a été bien revus.

Mais voilà comment ça s'est passé. Naturellement, le Parlement joue un enroi. Est-ce qu'on peut y arriver ? Il y a ce que vous devez savoir. J'ai un slide là-dessus. D'habitude, je vous mets avant que je parle. Alors, normalement, comme on est là à la sortie, voilà. Non, qu'est-ce que c'est les autres trucs, là ? Oui, voilà, c'est ça. L'Union populaire, aujourd'hui, elle est en tête dans 104 circonscriptions sur 500, je ne sais pas quoi. En tête, attention. En tête, ça ne veut pas dire que tu as gagné, hein. Mais c'est en tête, donc c'est au deuxième tour. Deuxièmement, l'Union populaire est au second tour dans 423 circonscriptions.

1:35:52
Présentateur

Et elle réunit aujourd'hui 1 500 000 voix de plus que ce qu'on a eu M. Macron aux législatives de 2017.

1:36:09
Jean-Luc Mélenchon

Donc, sur le papier, la réserve existe. Si, qui va gagner, qui s'immobilise de mieux ? Et vous aurez, si nous, nous réussissons à être unis, ça va y arriver. Ça va y arriver. Ça va y éviter, mais ce qui est là, il y a une dispersion, le petit point qui vous manque. La dernière fois de cette pluie avec les communistes, ça a coupé 45 deuxième tours. On peut faire mieux, non ? Non. Donc, on va essayer de faire mieux. Et puis, ça peut nous donner la possibilité de passer la marque. Pourquoi ? Parce que nous, on serait les plus dynamistes. Nous, on serait les plus volontaires. Nous, on va aller chercher les gens en porte-à-porte.

On va demander aux 2 000 délégués d'immeubles qui se sont déclarés pendant la campagne des présidentielles, d'avoir forme de boulot. Mais les autres, c'est pas sûr qu'ils soient tous d'accord. Je vais pas leur donner des idées, hein. Mais, disons que j'ai cru comprendre que LR, c'est-à-dire les Républicains, Mme Pétrel et Macroni, n'avaient pas l'intention de s'entendre pour les élections législatives. On a un bonheur que chacun ait des élections législatives. Il doit bien rester une droite républicaine, quand même, dans le pays, pas libéral. Moi, je suis pour qu'on entendait. Et puis, j'ai lu que les Émouriens et le pénis se discutaient.

Les uns disent qu'il faut jeter tout le monde à la mer. Les autres, seulement les musulmans. Et il y a là une divergence sur le fond. Eh ben, il faut qu'ils l'expriment devant les électeurs. Ils auraient envie qu'ils allaient le faire. Alors, très bien. Très bien, la démocratie va être plus vivifiée par tout ça. Je vous le présente. Je m'arrête parce que les bons mots, vous savez, ma langue m'a coûté cher dans la vie, hein. Donc, il est temps que j'arrête. Donc, ce que je veux vous dire, c'est que si on commence par vous dire que c'est pas possible, et que vous, vous commencez par dire, ah ben oui, alors c'est clair qu'on a perdu. Mais la victoire, elle est là. Elle est au bout des doigts.

Dans les chiffres, il n'y a rien qui interdit la possibilité de cette victoire. Rien. Alors, entre les chiffres et la réalité, c'est bien qu'il y a un espace. Cet espace, il dépend aussi de nous. Je pense que dès que la présidentielle va être terminée, je vais à nouveau prendre serre. Pour l'instant, ce bénéficie d'un état de grâce médiatique. Donc, je sais bien qu'il ne durera pas. Et donc, une fois que la présidentielle va être terminée, j'aurai droit, comme la dernière fois, boum, boum, boum, boum, boum. Mais vous, vous êtes prévenus, à mon avis, ça ne sert plus à rien. Si on tape dessus, tous les gens se disent, il y a du bon chez ce garçon. Donc, on méritait tellement de mon métier.

Ces choses, nous pouvons les faire. Maintenant, le dernier cadre. Réfléchissez-vous. Je vous ai dit au début, c'est une séquence à l'intérieur d'événements qui se déroulent. Ces événements qui se déroulent, c'est la crise du capitalisme financier et mondial, qui voit ces chaînes de distribution se paralyser d'endroit en endroit. C'est la crise climatique qui disloque et disloquera toujours plus et désarticulera toujours plus les peuples et les nations. Ça, c'est du très proche. Arrivent devant nous les conséquences de la sécheresse dans les pays du Maghreb.

L'importance qu'il y a pour nous, nos familles, je dis nos familles, étant dans le Maghreb, de ne pas les abandonner à la difficulté théorique, le fait de ne pas pouvoir disposer des céréales dont il y a besoin. 20% du blé algérien vient de France. Eh bien, nous pouvons, par exemple, avec les Algériens, passer un bon accord pour qu'ils aient les céréales dont ils ont besoin à des prix qui ne soient pas les prix de la spéculation. Donc, si je gouverne ce pays, non seulement je bloquerai les prix, mais je bloquerai aussi les stocks.

De manière à que l'on puisse être certain de disposer pour la France et pour ses proches amis avec qui elle vit en somme, des céréales dont on a besoin pour l'alimentation. Je prends cet exemple parce que cette crise pourrait être devant nous. Je ne sais pas s'ils sont en train de se préparer ou pas. Ça fait déjà dix fois aujourd'hui de le faire. Il y a d'autres crises qui arrivent. Vous savez que nous avons un nombre extrêmement important de réacteurs nucléaires qui sont à l'arrêt. Je crois que c'est quelque chose comme 27, je ne sais pas si 27 ou 27, sans qu'ils vont m'appuyer. Et qu'il y en a encore quatre qui le sont pour des causes de corrosion de la machine.

Par conséquent, je croise les doigts que tout ça ne finit pas mal. En attendant, la première des conséquences, c'est qu'il va falloir s'approvisionner à partir du marché européen. Et qu'évidemment, ça soulève toutes sortes de difficultés, c'est le prix de l'électricité au niveau européen, c'est le prix de l'usine qui marche moins bien pour que le marché ne soit pas faussé. Je ne sais pas si vous le suivez, mais en tout cas, c'est ça que ça veut dire. Les mêmes ont été incapables d'imposer un prix gros de l'essence. Alors que s'ils l'avaient fait, personne ne pouvait tenir tête au marché européen de 450 millions de personnes.

On aurait nous-mêmes cité le prix en disant aux autres, si vous ne voulez pas nous-en vendre, vous ne voulez pas nous-en vendre, il faudrait bien garder l'autorité, il ira du ciel. On va voir s'il va falloir le premier. Les gens raisonnables sont raisonnables au début. Mais bon, ok, on va s'entendre, on parle. Tous ces problèmes, ils arrivent. Là, j'en ai pris deux ou trois. La course entre l'inflation et le salaire, pour ceux qui ont mon âge ou ceux qui ont 60 ou 50, j'avais tous connu ça dans le passé. Vous ne pouvez pas accepter de voir votre pays s'en aller à coup de 4, 5 % par an, alors que vous étiez déjà à peine à un qui ne rattrapait pas. Bon bref, l'inflation.

Donc ça, c'est un puissant accélérateur de la lutte pour la répartition des richesses. Par conséquent, je vous le redis, ce dont nous parlons, ce n'est pas d'une compétition de communiquants, ce n'est pas d'une compétition de slogans, ni même de personnes. C'est la confrontation des intérêts qui sont différents pour obtenir un résultat. Et ce résultat, il peut venir à nous à portée de main. Notre immense responsabilité étant la première porte, et de très loin, et d'endosser cette responsabilité, de l'assumer, d'accepter quelques choses qui finalement sont assez dérisoires par rapport à l'objectif qu'on doit atteindre. En tout cas, soyez sûrs d'une chose.

On a deux mois de campagne devant nous. Ça va, on a déjà fait 18, on peut bien en faire de plus. Et puis ceux qui sont arrivés les derniers, vous courez devant les premiers. Parce que les autres, on va à notre rythme avec tout ce qu'on a porté comme sac.

1:42:50
Présentateur

Je termine en adressant un immense merci

1:42:57
Jean-Luc Mélenchon

à tous ceux d'entre vous, parfois dans des patients grâts et peu visibles, mais qui ont été déterminants pour la conduite de cette campagne. à tous mes compagnons, camarades du groupe, et à tous les autres dans le mouvement, dans le Parlement. Et peut-être que pour les remercier tous, je vous propose qu'on applaudisse le chef d'orchestre, Manuel Bompard, directeur de la campagne.

1:43:24
Présentateur

C'est un peu un but pour tous les autres, hein,

1:43:39
Jean-Luc Mélenchon

parce qu'un peu ce qui a été de la galère, je vais vous dire qu'elle a été bien répartie. Mais c'était normal qu'on le fasse, je pense que ça lui fera plaisir, comme à tous les autres, qu'ils se sentiront directement visés. J'ai devant moi ma présidente de groupe, qui elle aussi a pris une grosse part sur elle-même, Maxine Pagno, il y a d'autres parts. Il y a Bernard Pinerole, qui est là-bas. Il y a Lila, Oudon, qui a fait le boulot. Christian, qui est là, qui a fait l'international, tous les autres.

Mais je pense que vous ne voyez pas, elle-là, en matériel, j'ai repris à la vue comme ça, ceux qui se tapent de garder la porte en ce moment, au lieu d'être là avec vous pour faire le bonheur, hein. C'est notre immense sort. Quant à moi, j'espère que vous êtes rassurés. Je vais bien, et je compte vous en faire bénéficier plus. Merci.