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Podcast / conversationRMC (sur YouTube)· 11 septembre 2026 13 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesSécurité

Gilets jaunes : "J’ai honte pour la France", le coup de gueule de Sandrine Pégand

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:08Fait
    « Moi, j'en veux à Emmanuel Macron parce que au départ, j'ai cru en lui, tu vois. Il nous a dit "Oui, la France va se réindustrialiser euh aller retour au plein emploi" »
  • 5:43Fait
    « il y a pas une corrélation statistique, il y a pas une sorte de courbe automatique où euh le prix du diesel passe un certain montant et immédiatement bam, tu as des centaines de milliers de euh gilets jaunes dans la rue »
  • 9:43Fait
    « le problème majeur en France, c'est pas tant le prix des choses parce que quand on est un pays riche, les choses coûtent cher »
  • 11:43Fait
    « Moi j'ai pleuré à la télé en direct quand j'ai vu Jérôme se faire tirer dessus. D'accord. Parce que parce que ce LBD, il est très précis »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Locuteur

Moi, sincèrement, j'ai honte pour la France. C'est c'est horrible à dire. Et j'ai honte pour notre France. Tu vois quand quand tu as monsieur Rodriguez qui est en train de dire "Comment ça se fait que limite la guerre civile ne soit pas présente en France ?" Non, il a pas ilappelle pas la guerre civile. Ou limite, en tout cas, moi c'est comme ça que je l'interprète. Ça tu le ressens ? Ouais. Ou mais bien sûr que les Français ont été échaudés avec tout ce qui s'est passé, mais je crois même qu'ils ont été échaudés depuis, j'ai envie de dire, depuis 2017. Moi, j'en veux à Emmanuel Macron parce que au départ, j'ai cru en lui, tu vois.

Il nous a dit "Oui, la France va se réindustrialiser euh aller retour au plein emploi et quand tu vois cette croissance comme tu le disais Olivier en Berne que tu vois qu'il y a la hausse du chômage, on va on va terminer à 8,6 que tu vois que notre pouvoir d'achat baisse, mais donc ça veut dire quoi ? Ça ça traduit simplement un manque de confiance dans tout. Tu as plus confiance dans la conjoncture économique, tu as plus confiance dans nos responsables politiques. Donc qu'est-ce que tu fais ? Du coup, tu reportes un peu plus loin tes tes travaux, tes vacances, tout ça. Tu peux plus te nourrir convenablement. L'électricité, ça coûte une fortune.

Le gaz cet hiver, ça a plusieurs motifs de descendre dans la rue. Ben, je je me dis que quelque part, il faudrait il faudrait peut-être encore en arriver là. Dans cette démocratie qui tu es la France, nous nous sommes fait crever des yeux. Quand j'entends des gens qui appellent au gilet jaune et qui attendent sagement sur le canapé en train de regarder BFM TV à manger du pop-corn en en espérant que les autres agissent à défaut d'agir eux-mêmes. Vous me connaissez, je suis une personne qui est reconnue publiquement. Les gens m'interpellent dans la rue. Eh Rodriguez, quand est-ce que les gilets jaunes ils sortent ? Monsieur Rodriguez, qu'est-ce qui se passe ?

Monsieur Rodriguez, vous avez vu les prix de l'électricité. Monsieur Rodriguez, vous avez vu le prix du gaz ? Monsieur Rodriguez, vous avez vu le prix de l'essence ? On a un mécontentement général dans ce pays mais personne n'est capable d'agir aujourd'hui. C'est Jérôme Rodriguez, l'ancien gilet jaune. Vous savez l'homme à la à la à la barbe grise qui avait été borné d'ailleurs par un tir de LBD qui était notre invité hier sur BFM TV, Olivier Moi qui déplore la passivité en fait aujourd'hui une partie de la France. Oui.

Une sorte de résignation parce que quand on lui pose la question "Est-ce que vous pensez que les gilets jaunes ça peut redémarrer ?" Bah il dit ça, il dit "Oui, bah les gens aimeraient bien mais personne n'y va." Euh alors aussi il dit quelque chose assez intéressant. Il a dit pas mal de choses je trouve intéressant Jérôme Rodriguez qu'on connaît bien. Il a dit par exemple et qui comprenait pas pourquoi les syndicats n'étaient pas vraiment au taquet sur cette question de de pouvoir d'achat. Emmanuel Lechypre lui-même, notre ami Emmanuel Lechippre dit "On est en train de vivre un choc pétrolier.

On ne mesure pas les conséquences de de de ce qui se passe, c'est-à-dire un diesel à 2,25 € le gaz qui ne cesse d'augmenter. Donc l'hiver va être très compliqué. Donc on est dans un dans un moment critique avec une on en parlera tout à l'heure une croissance avec notre amitié une croissance totalement en berne et cetera. Donc et il se passe rien. C'està-dire que il y a une résignation. Alors c'est vrai que dans quelques mois il y a une présidentielle. Peut-être que beaucoup de gens attendent de de de s'exprimer dans les urnes au mois d'avril prochain. Mais Jérôme Rodriguez, il dit "Attendez, les gilets jaunes, ils ont quand même beaucoup donné, ils ont beaucoup souffert.

Lui, il a perdu un œil, ça leur a coûté cher. Euh et finalement aujourd'hui, à quoi bon ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Moi, sincèrement, j'ai honte pour la France. C'est c'est horrible à dire. Et j'ai honte pour notre France. Tu vois quand quand tu as monsieur Rodriguez qui est là en train de dire "Comment ça se fait que limite la guerre civile ne soit pas présente en France ?" Non, il a pas ilappelle pas la guerre civile. Ou limite, en tout cas, moi c'est comme ça que je l'interprète. Ça tu le ressens ? Ouais. Ou mais bien sûr que les Français ont été échaudés avec tout ce qui s'est passé, mais je crois même qu'ils ont été échaudés depuis, j'ai envie de dire, depuis 2017.

Moi, j'en veux à Emmanuel Macron parce que au départ, j'ai cru en lui, tu vois. Il nous a dit "Oui, la France va se réindustrialiser euh aller retour au plein emploi et quand tu vois cette croissance comme tu le disais Olivier en Berne que tu vois qu'il y a la hausse du chômage, on va on va terminer à 8,6 que tu vois que notre pouvoir d'achat baisse, mais donc ça veut dire quoi ça ? Ça traduit simplement un manque de confiance dans tout. Tu as plus confiance dans la conjoncture économique, tu as plus confiance dans nos responsables politiques. Donc qu'est-ce que tu fais ? Du coup, tu reportes un peu plus loin tes tes travaux, tes vacances, tout ça. Tu peux plus te nourrir convenablement.

L'électricité, ça coûte une fortune. Le gaz cet hiver, ça a plusieurs motifs de descendre dans la rue. Ben, je je me dis que quelque part il faudrait il faudrait peut-être encore en arriver là. C'est c'est triste à dire, mais je vois pas d'autres solution parce que qu'est-ce qu'on attend encore pour de pour 2027 ? Encore un papa Noël avec ses promesses peut-être parce que justement il y a l'échéance de l'élection présidentielle. C'est pour ça que les Français ne sont pas motivés pour même si les Français n'ont pas une grande confiance dans le personnel politique pour pour battre le pavé. Jeanlou Bonami. Ouais.

Dans mon souvenir, je crois que monsieur Rodriguez lui-même en 2022 au second tour de l'élection présidentielle avait appelé à voter pour Emmanuel Macron, le président qui d'après lui l'a éborgné pour faire barrage à Marine Le Pen. Sûr de ça de quoi ? Ah bah vérifier vérif pas le contrôle. Vérifie vérifie. Donc on va vérifier si jamais je me trompe, je ferai honorable et je retirerai euh mes propos immédiatement. Mais euh en tout cas ce que je vois c'est que il y a pas une corrélation statistique, il y a pas une sorte de courbe automatique où euh le prix du diesel passe un certain montant et immédiatement bam, tu as des centaines de milliers de euh gilets jaunes dans la rue.

Donc il y a rien d'automatique en fait un mouvement social, surtout un mouvement social de ce type qui est un mouvement très décentralisé sans soutien des syndicats traditionnels. Et ben c'est pas quelque chose qui se décide d'un coup de baguette magique en fait. C'est c'est gênant pour les gens qui soutiennent ce genre de mouvement parce que c'est pas un mouvement qui se décide d'un coup de baguette magique mais c'est aussi gênant pour le pouvoir parce que tu ne sais jamais quand ça va survenir.

Il y a des fois où le le prix de l'électricité, du gaz et de l'essence peut être très élevé et puis finalement il va rien se passer et des fois où il sera moins élevé et où quand même ça va exploser. Et donc pour le pouvoir ça donne aussi des mouvements sociaux qui sont complètement imprévisibles. Il avait dit ni Macron vient de vérifier ni Macron ni Le Pen dans un live en 2022 chez Ronal Rodriguez. Voilà. Ah ok. Attends au 3216 on a Xavier qui veut qui veut intervenir. Il est dans l'allée, il est à isser. Bonjour Xavier erreurs. Bonjour les grandes gueules. Bon est-ce que vous vous souhaitez qu' un mouvement populaire fasse gilet jaune alors ou pas ? Dites-moi.

Bah moi je souhaite que les gens défendent leurs intérêts. Après après sincèrement je vais être je vais être très clair avec vous. Moi, je pense que les gens dans la société maintenant, ils sont devenus individualistes et c'est des révolutionnaires Facebook, c'est des gens qui qui sont dans leur canapé et qui qui donnent leur avis sur les réseaux sociaux. Mais quand il faut euh quand il faut bah défendre les choses, euh moi je suis moi je suis un je suis je suis militant dans dans plusieurs choses. Euh et ben en fait il ils ont du mal à sortir de leur canapé. Ils ont toujours des bonnes raisons pour pas Donc il râent chez eux.

il euh moi il rallent chez eux dans dans euh dans leur dans leur salon mais après quand faut aller concrètement défendre les choses alors bien sûr pacifiquement hein euh moi je ne suis pas pour des révolutions violentes mais quand faut défendre les choses des fois la rue bah c'est c'est quelque chose qui permet de faire plier les politiques et moi sincèrement je suis très pessimiste parce que la société est devenue individualiste et et les et moi je vois pas une des grands mouvements d'ampleur mais Xavier en fait moi je pense la question c'est et c'est pour ça que ça n'a pas pris, c'est qu'il faut une revendication.

C'estàdire qu'on descend dans la rue pour dire non à une réforme pour exiger là et c'était le cas des gilets jaunes. Rappelez-vous, il y avait la taxe carbone qui avait été décidée et qui faisait que le le prix à la pompe était plus cher. Il y avait aussi les 80 km/h. Donc c'était du concret et en plus c'était la responsabilité du gouvernement et d'ailleurs ils ont tenu gain de cause le 80 était en partie supprimée et la taxe carbone n'existe plus. Là là ça serait pour leur inertie là. Alors là limite ça pourrait pour réclamer la baisse des taxes sur le carburant ou un plafonnement mais c'est moins clair donc c'est à mon avis c'est plus compliqué pour mobiliser.

Je sais pas moi je sais pas sincèrement je suis je je je il y a un truc qui est très qui est très marrant. Il y a une rue où j'habitais et il y avait un tag en face où il y avait marqué "J'ai pas attendu Facebook pour écrire sur les murs". Euh moi je pense que du coup le numérique a changé beaucoup de choses. Les gens ils euh ils déchargent le bon et le mauvais sur euh sur les réseaux sociaux et et euh et du coup euh bah il ils font pas le pas et puis ils ont tous moi je discute hein, j'ai fait beaucoup de mouvements euh les gens ont toujours des bonnes excuses pour dire "Ouais mais je peux pas je peux pas parce que parce que on a tous nos problèmes.

Bien sûr que si on va dans la rue on va faire de l'argent.

Ouais ouais ça aussi parce que alors après moi j'ai pas beaucoup de revenus mais je suis prêt à l'assumer sur un mouvement euh d'aller après les gilets jaunes manifestaient le samedi donc justement pour permettre au plus grand nombre de venir et il y avait souvenez-vous il y avait effectivement comme le dit Olivier il y avait des revendications et puis il y avait des leaders puis qu'on non on en avait un on en avait un dans dans les gilets jaunes les leaders étaient souvent de Eric Drouet notamment oui mais ils étaient critiqués mais il y avait quand même des personnalités qui les affrontai qui emmenait si tu veux et qui disait voilà on va y aller, rendez-vous à tel jour et cetera.

Là aujourd'hui, il y a personne qui se dégage. Euh qu'est-ce que tu en dis Charles ? Merci Xavier d'avoir été avec nous dans les GG. Bonne journée Xavier. Salut. Non, moi ce que je ce que je pense c'est que les gens ont des raisons de se plaindre mais effectivement comme l'élection présidentielle arrive c'est à sacère une démocratie hein quand même. et que les gens se disent qu'ils vont dans un premier temps essayer de faire valoir leur position par leur vote et si ils s'aperçoivent quelques mois plus tard que ils sont pas entendus, là on aura peut-être des mouvements sociaux mais je verrai pas maintenant à quelques mois de cette élection majeure des mouvements sociaux se se mettre en place.

Moi je pense que le le problème majeur en France, c'est pas tant le prix des choses parce que quand on est un pays riche, les choses coûtent cher. Vous allez en Suisse par exemple qui est un pays riche et prospère, tout coûte cher. Mais beaucoup plus cher qu'en France. Faites vos courses là-bas, vous allez voir. C'est c'est vraiment beaucoup plus cher qu'en France. Mais les gens ont effectivement des salaires qui correspondent au prix des choses. Les Français, par exemple, quand ils vont à New York ou quand ils vont à Londres, il disent "Ou là là, qu'est-ce que c'est cher et cetera." Oui, c'est cher mais les gens ont des salaires qui correspondent à ça.

Et moi, je pense que le problème en France, c'est que comme on est malgré tout un pays relativement riche dans l'ensemble et ben il y a un certain nombre de trucs qui coûtent cher en France mais les salaires ne suivent pas. Pour moi, le principal problème en France, c'est de monter les salaires. Thierry du côté de Toulouse, Garonne qui était un haut lieu des gilets jaunes d'ailleurs, on s'en souvient. Bonjour Thierry. Oui, bonjour. Bonjour. Prêt à vous mobiliser ? Est-ce que vous vous sentez qu'il y a quelque chose ? Dites-moi. Oui.

Alors bon, je me présente, j'ai 61 ans, je suis enseignant Haaron euh et presque à la retraite, sauf que des déboirs, j'ai pas suffisamment finalement de de comment dire de trimestre. Bon, peu importe. Oui, effectivement, j'ai été gilets jaunes. Euh je suis j'ai manifesté, je suis descendu dans la rue en 2018. Euh et et moi je alors je en préambule, hein, en préambule, je meurs d'envie d'être de faire partie de l'équipe des gilets jaunes. Je meurs d'envie. J'espère que h ça va être entendu. J'espère. Enfin, je je poursuis. Euh je je voulais dire qu'effectivement les gens ont peur. Peur de quoi ? Oui, les peurs là, ils ont peur de descendre dans la rue. Peur de la police.

Vous avez Mais j'ai été policier pendant 5 ans, donc je vous le dis, je connais bien. Les gens ont peur. Vous avez corde à votre arc ? Oui, j'ai beaucoup de cordes à mon arc. Absolument. J'ai travaillé pour un gouvernement communiste pendant 10 ans. Enfin, et cetera et cetera. Si jamais vous avez l'occasion de m'inviter, je vous donnerai des éléments. Les gens ont peur de descendre la rue parce que effectivement on a un gouvernement qui les a éborgné. Et moi, je suis fasciné par ces gens qui aujourd'hui se présentent, Édouard Philippe Atal qui ont fait partie d'un gouvernement qui ont éborné les gens. Moi j'ai pleuré à la télé en direct quand j'ai vu Jérôme se faire tirer dessus. D'accord.

Parce que parce que ce LBD, il est très précis. Je vais pas en dire plus parce que je veux pas faire polémique. Donc c'est c'est pour ça qu'aujourd'hui selon vous le peuple doit prendre la parole mais redescendre dans la rue c'est c'est à vos risques à vos risques et péril quoi. Et donc mais vous avez vu la violence les mains arrachées, les pieds arrachés les yeux crevaient. Souvenez-vous aussi de ce qui se passait, c'est-à-dire qu'il y avait des manifestations qui étaient interdites. Il y avait des gens qui descendaient quand même par centaines ou par milliers avec aussi parceoir il y avait pouvait plus bouffer.

Non mais bien sûr mais souvenez-vous que ça ensuite ça a été noyoté par une partie de l'extrême gauche qui voulait s'affronter avec la police. C'est là où ça a dégénéré hein. Souvenez-vous de l'Arc de Triomphe des des Champslysé parce que les syndicats parce que les syndicats n'ont pas suivi. Ils ont pas été derrière ce mé génial. Thierry moi je retiens ce que vous ce que vous nous dites. C'est-à-dire que aujourd'hui il y a une crainte, il y a une peur de nouveau d'affrontement et de se retrouver blessé par les policiers. Les gilets jaunes doivent-ils redescendre dans la rue ? Je remercie Thierry, enseignant du côté de Toulouse, d'avoir été avec nous. Euh est-ce qu'est-ce que vous en dites ?

Oui ou non ? Est-ce que vous sentez [musique] qu'il y a une volonté de d'y retourner ? Oui à 75 %. Mais est-ce procuration ? Comme le disait Jérôme Rodriguez, il le regrette d'ailleurs. Là c'est toute la question. RMC, les grandes gueules.

13:18
Non speech

[musique]