BFM Bourse - Mercredi 26 août
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 78 %Attaque 8 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:23OuverteRéponse directe
Votre mot du jour aujourd'hui ?
- 3:29OuverteRéponse directe
Comment vous sentez leur potentiel pour la suite ?
- 8:09OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il faut racheter le moins 11 ou c'est du gros doute ?
- 9:17OuverteRéponse directe
Vous estimez qu'il faut acheter OVH ? Il faut ou pas ?
- 9:44OuverteRéponse directe
Quelle a été pour vous la bonne surprise, la publication la plus vibrante ou flamboyante ?
- 11:12OuverteRéponse directe
Votre darling sur les ESN, c'est laquelle, s'il fallait en choisir une ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:59PrésentateurChiffre
« Meta est poursuivi et donc prêt à débourser 16 milliards. »
- 1:09PrésentateurChiffre
« L'inflation dépasse les attentes. Là, on a un indice PCE très suivi par la Fed qui ressort un peu au-dessus des attentes à 3,7%. »
- 1:41PrésentateurFait
« Est-ce que certains ETF ne seront à l'avenir plus éligibles au PEA ? »
- 2:41PrésentateurFait
« La durée de vie de certains médicaments bientôt allongée. »
- 2:55PrésentateurFait
« L'Iran annonce des accords avec Oman sur la gestion du détroit d'Hormuz. »
- 3:50PrésentateurChiffre
« On est à 86,60 pour le Brent de Mer du Nord. »
- 4:22PrésentateurFait
« ArcelorMittal qui signe la plus forte hausse. »
- 5:02InvitéFait
« Il ne s'est pas passé grand-chose, on va dire, au mois d'août. »
- 5:20InvitéFait
« On se retrouve avec, on va dire, un été, on va dire, pratiquement flat sur le CAC 40. »
- 5:58InvitéFait
« Après, l'élément, on va dire, un petit peu négatif même, c'est quand même la montée des taux et la montée de l'inflation. »
- 6:11InvitéFait
« Hausse de taux à venir. »
- 7:16InvitéFait
« Je ne défends pas la BCE. Je dis que le cahier des charges de la BCE, c'est de freiner l'inflation. »
- 7:36InvitéFait
« Clairement, si dans les prochaines semaines, fin de la guerre en Iran, fin de la guerre en Ukraine, bien entendu, on va avoir le gaz, le prix du baril, etc., qui va descendre. »
- 8:25InvitéFait
« Je trouve que la réaction est quand même sévère. C'est sévère. »
- 39:29PrésentateurChiffre
« Meta accepte de payer 17 milliards de dollars pour la fin des poursuites. »
- 38:50InvitéChiffre
« Le ratio coup de colle mesuré hier soir indique qu'il est à 0,5. »
- 36:54InvitéChiffre
« Sur le S&P, c'est 7 639 le premier niveau d'alerte. »
- 37:22InvitéChiffre
« Sur l'indice K40, 8 435 est le niveau de risque. »
- 38:24InvitéChiffre
« Les opérateurs anticipent un mouvement de l'ordre d'une dizaine de pourcents sur Nvidia, dans un sens comme dans l'autre. »
- 52:15PrésentateurChiffre
« On attend sur le trimestre un chiffre d'affaires de 92 milliards de dollars. »
- 55:36InvitéChiffre
« On est à 165 milliards de dollars en 2025. »
- 58:19PrésentateurChiffre
« Meta accepte de payer quasiment 17 milliards de dollars pour régler les poursuites. »
- 1:03:15InvitéFait
« l'essence même du PEA c'est quand même une incitation à venir investir dans un tissu économique européen »
- 1:03:33InvitéFait
« les indices bancaires européens font bien mieux même que les indices stars de la tech américaine »
- 1:06:22InvitéFait
« il faut un marché où il n'y a pas 27 bourses mais un marché où il y a comme aux Etats-Unis 2-3 bourses »
- 1:08:12InvitéChiffre
« on se retrouve avec une croissance nominale qui est à 6,6% aux Etats-Unis »
- 1:12:47InvitéChiffre
« ça représentait à peu près 70% des acheteurs de cette dette américaine aujourd'hui c'est tombé à 50% »
- 1:20:28InvitéChiffre
« les prix de la mémoire sont en hausse de plus de 20% »
- 1:25:45InvitéChiffre
« ils ont emprunté quelque chose comme 600 milliards de dollars »
- 1:25:50InvitéChiffre
« ils vont emprunter sur les 12 prochains mois 1000 milliards de dollars »
- 1:29:01InvitéChiffre
« les ménages ont baissé de 30 points leur taux d'endettement »
- 1:29:06InvitéFait
« la question importante c'est pas les 40 000 milliards c'est qu'est-ce qu'on fait de ces 40 000 milliards »
- 1:29:11InvitéFait
« si vous faites essentiellement de la guerre qui sert à rien vous dépensez pour un conflit en Iran qui sert à rien »
- 1:29:17InvitéFait
« si vous maintenant vous dépensez 1000 milliards pour payer juste les intérêts alors ça veut dire que cette dette en fait est improductive »
- 1:29:29InvitéFait
« un risque d'éviction si la compétition pour l'épargne devient trop forte entre les états les ménages les entreprises »
- 1:30:00InvitéFait
« on a une séquence quand même avec la fermeture d'or mousse le prix du baril du pétrole qui passe les 100 dollars »
- 1:30:19InvitéChiffre
« la Chine a importé 100 milliards de plus sur le premier semestre de 2026 que sur le premier semestre de 2025 »
- 1:30:41InvitéFait
« sur le premier semestre de 2026 la Chine a importé à peu près autant d'or qu'elle n'a importé de pétrole »
- 1:31:36InvitéFait
« moi je trouve ça inquiétant c'est un peu l'économie casino »
- 1:31:40InvitéFait
« l'investissement c'est plus un investissement productif auquel faisait allusion Rachid c'est un investissement pour maximiser le gain à long terme »
- 1:34:12PrésentateurChiffre
« Worldline signe la plus forte hausse à plus 7,17 13,40 »
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« Ubisoft plus forte baisse moins 4,5 à 5,30 »
- 1:34:19PrésentateurChiffre
« 4,08 pour le 10 ans français 3,24 pour le 10 ans allemand 4,65 pour le T-Band de 10 ans américain »
- 1:34:29PrésentateurChiffre
« le Brent de Mer du Nord 87,29 82,36 pour le brut léger américain »
Temps de parole
- Présentateur48 %
- Invité15 %
- Invité 211 %
- Invité 310 %
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BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse, avec Guillaume Sommerer. Pour cueillir le futur avant qu'il ne soit devenu trop mûr, on vous aide à le cueillir le plus tôt possible, bien sûr, grâce aux marchés et leurs capacités anticipatrices. Bienvenue à tous, BFM Bourse, jusqu'à 18h. Il est là, en fil rouge, Antoine Larigauderie. Bonjour Antoine. Bonjour Guillaume. Votre mot du jour aujourd'hui ? Reprise. Deux séances de baisse consécutives pour le CAC 40. Là, on est bien bien reparti, plus 0,65%. On est quasiment à 8500 points, 8493. À noter, plus 0,58% au compteur pour l'Eurostock 50, plus 0,63% pour le DAX à Francfort, plus 0,51% pour l'Ibex à Madrid.
Et puis, du côté de Wall Street, ça se passe plutôt bien. Alors, à noter que la tech, un petit coup de mou, plus 0,1% pour le Nasdaq. On est à 26 173. Dow Jones inchangé, 53 577. Et plus 0,12% pour le S&P 500, 7 886 points. Volatilité étale à 15,40% pour l'indice fixe. Le titre Meta est en hausse, à plus 0,5%. Meta prêt à payer plus de 16 milliards de dollars pour aller essayer de s'en sortir dans les poursuites à son encontre quant aux conséquences de ces réseaux sociaux, notamment Facebook, Insta sur les adolescents. Et oui, Meta est poursuivi et donc prêt à débourser 16 milliards. Le titre est en progression aujourd'hui. Quand même, aux États-Unis, l'inflation dépasse les attentes.
Là, on a un indice PCE très suivi par la Fed qui ressort un peu au-dessus des attentes. à 3,7%. On est toujours largement au-delà de l'objectif de 2% de la Fed. Et puis, on parlera également, alors bien sûr, d'Nvidia qui va publier ce soir ses résultats. Je vous en parlais aussi, Meta, bien sûr, dans la tech. Et puis, les autres publient à suivre. Aujourd'hui, aux États-Unis, on pense à Salesforce, par exemple, ou encore à CrowdStrike. Ici, en France, ce qui agite et débat, c'est l'avenir du PEA. Est-ce que certains ETF ne seront à l'avenir plus éligibles au PEA ? Tiens, peut-être.
Bercy est en train de plancher pour que certains ETF, par exemple, ceux qui vous permettent d'investir sur le marché américain, ne soient plus. Ne soient plus à l'avenir éligibles à la ristourne fiscale du PEA. Bercy a raison ou pas ? Le débat est ouvert et on fera réagir là-dessus nos experts. BFM Bourse sur toutes ses batailles de marché. BFM Business au cœur de toutes les actualités et surtout au cœur de la rentrée du MEDEF avec la REF qui se tient aujourd'hui et demain à Roland-Garros. À huit mois de la présidentielle, le patronat compte bien peser dans le débat financier et budgétaire.
Demain, sept principaux candidats, justement, à la présidentielle vont venir détailler leur programme économique. Dans une consultation interne, seuls 17% des chefs d'entreprise interrogés se disent optimistes pour l'avenir, quel que soit le vainqueur d'ailleurs de la présidentielle. À 18h, tout à l'heure, édition spéciale sur BFM Business depuis la REF, donc depuis Roland-Garros avec Edwige Chevrillon. Elle recevra notamment Éric Trappier, le patron de la soviation, ou encore Bruno Le Maire. À suivre donc des 18h. La durée de vie de certains médicaments bientôt allongée.
Les autorités sanitaires ont lancé un projet avec les groupes pharmaceutiques pour prolonger la durée de conservation de 73 médicaments. L'objectif étant de limiter le gaspillage. Et puis dans l'actualité géopolitique, l'Iran annonce des accords avec Oman sur la gestion du détroit d'Hormuz. Des accords qui prévoiraient un partage de revenus liés à la navigation dans ce détroit d'Hormuz. Mais Téhéran prévient que le détroit ne sera pas ouvert avant que les Etats-Unis ne met fin à la guerre. Plus de détails aussi sur BFM Business, avenir, c'est BFM Bourse. On est à vos côtés. Bienvenue à tous. On joue dans votre camp. BFM Bourse. Vos placements. Nos conseils sur BFM Business.
Thibaut François est avec nous, Fastia Capital. Bonjour Thibaut. Bonjour Guillaume. On m'invite de vous retrouver. Dans un instant, on va regarder les gagnants, les perdants de cette séance. Séance plutôt positive, Antoine, pour notre CAC 40 aujourd'hui. Oui, d'autant que ça reste sur une atmosphère un petit peu plus calme autour des taux obligataires. Le marché y réagit bien parce que c'était vraiment une source de crispation ces dernières semaines. Ça le restera et ça le reste quand même aujourd'hui. Mais 4,07 quand même pour la dette française, 10 ans, 3,23 pour le 10 ans allemand. Et puis le 10 ans américain, 4,66.
Source de satisfaction de détente aussi sur les marchés, c'est le pétrole qui continue de baisser. On est à 86,60 pour le Brent de Mer du Nord. 81,70 pour le baril de brut léger américain. On a même fait une légère incursion sous les 80 tout à l'heure, un petit peu plus tôt. Mais le résultat de tout ça, c'est Total Energy qui perd 1%. 74,88, ça pèse un petit peu sur l'ensemble de la tendance. L'ensemble du secteur de l'énergie d'ailleurs qui n'est pas super bien orienté. PNJ par exemple perd 0,95 à 25,09. Capgemini signe la plus forte baisse à moins de 2,79, 106,35. On a eu les résultats de Salesforce notamment il y a quelques minutes. À noter ArcelorMittal qui signe la plus forte hausse.
C'est vraiment l'industrie qui signe les meilleures performances aujourd'hui sur le CAC 40. ArcelorMittal qui gagne 3,96 à 65,04. On a Safran, plus de 68 à 3,53 euros. Et Airbus, plus de 22 à 209,10. Puis un petit coup d'œil sur le SBF 120, sur l'indice large, c'est Alstom. Là aussi, la bonne grosse industrie. Alstom qui gagne 4,5% qui signe la plus forte hausse à 16,91. Et la plus forte baisse, c'est Ubisoft, moins 3,5 à 5,35. Thibaut, donc avec nous, Fastia Capital. D'abord, l'état général des marchés au sortir de l'été. CAC 40 a quasiment 8,500 presque sur les records toujours à 8,493. Wall Street, c'est plutôt pas mal aussi. Comment vous sentez leur potentiel pour la suite ?
Il ne s'est pas passé grand-chose, on va dire, au mois d'août. C'était plutôt baissier, c'est-à-dire qu'on a eu des petites baisses régulières sur le CAC 40. Mais sans trop de volume, forcément, c'est le mois d'août. Ça a baissé un tout petit peu. Pas de grosses variations à la baisse, mais un petit peu tous les jours. Donc, on se retrouve avec, on va dire, un été, on va dire, pratiquement flat sur le CAC 40. Ce qui a été plutôt intéressant sur l'été, c'est qu'au mois de juillet, on a eu quand même beaucoup de publications, avec des bonnes surprises, je trouve, d'un point de vue général. Donc, ça, c'est plutôt rassurant. C'est quand même le moteur de la bourse. Les boîtes vont bien.
Les boîtes, on va dire, donnent un peu plus de visibilité qu'on en a eu sur le premier trimestre. Premier trimestre, on était en plein conflit iranien et les boîtes avaient été un petit peu frileuses. Malgré la reprise du conflit, on a senti des publications et surtout des ambitions sur la fin d'année un peu plus sérieuses sur la plupart des boîtes. Donc, on va dire, des bonnes publications. Après, l'élément, on va dire, un petit peu négatif même, c'est quand même la montée des taux et la montée de l'inflation. On a une politique de la BCE qui semble assez, on va dire, prévisible. Hélas, hausse de taux à venir.
Exactement, mais en même temps, c'est leur cahier des charges, c'est-à-dire que c'est vraiment lutter contre l'inflation. Les États-Unis, c'est un petit peu plus compliqué parce qu'il y a aussi, il y a bien sûr la lutte de l'inflation, mais il y a aussi la croissance qui intervient dans le cahier des charges américain. Et clairement, à quelques semaines de débit de terme, monter les taux, je pense que ça ne va pas faire plaisir au président en place. Donc, on a un peu plus d'incertitude sur la politique de la Fed, mais en règle générale, quand même, les taux ont tendance à monter. Et ça veut dire que, d'un point de vue allocation, ça donne un peu plus de matière pour les obligations.
C'est-à-dire qu'on a un peu plus de flux sur la partie obligataire. Normal, on a un peu plus de rendement sur la partie obligataire, un peu plus certain. Et peut-être en défaveur des actions, mais surtout en défaveur de l'immobilier, à mon avis, sur la partie européenne.
Oui, attention, avec les hausses de taux, effectivement, l'immobilier à nouveau. Vous venez presque de défendre la hausse de taux de la BCE en disant que c'est son mandat, il y a de l'inflation, donc elle doit combattre l'inflation. Il est normal qu'elle remonte ses taux. Vous êtes le premier défenseur de cette hausse de taux à venir ici.
Je ne défends pas la BCE. Je dis que le cahier des charges de la BCE, c'est de freiner l'inflation.
Et ça va freiner l'inflation ? Ça va freiner la hausse des cours du pétrole ?
En fait, les cours du pétrole, si j'avais une boussole, ça serait génial. Mais en fait, le problème, c'est toujours pareil. Le pétrole, l'Iran, aujourd'hui, l'inflation était quand même tirée par tout ce qui se passe d'un point de vue géopolitique. Clairement, si dans les prochaines semaines, fin de la guerre en Iran, fin de la guerre en Ukraine, bien entendu, on va avoir le gaz, le prix du baril, etc., qui va descendre. Alors, maintenant, aujourd'hui, avec la vivibilité qu'on a, franchement, le pétrole, à ce niveau-là, il n'est pas surprenant et il a plutôt une tendance haussière. Le gaz, c'est exactement pareil.
On a eu quand même une période en Europe de sécheresse extraordinaire et on a un prix du blé qui est en train de flamber, etc. Donc, tout ça fait que l'inflation est quand même plutôt bien partie, bien engagée. Et donc, que la BCE monte ses taux, ça me semble, par rapport à son cahier des charges, assez logique.
Les valeurs qui se distinguent dans la séance du jour, alors, dans le cloud souverain, OVH perd 11% après le départ annoncé de sa directrice financière. Ça ne tombe jamais au bon moment, le départ d'une directrice financière, mais là, peut-être encore moins, moins 11, quand même, aujourd'hui, cette valeur. Est-ce qu'il faut racheter le moins 11 ou c'est du gros doute, là, qui est en train d'arriver ?
Non, je ne suis pas... Bon, je trouve que la réaction est quand même sévère. C'est sévère. Je vais vous prendre un exemple, un contre-exemple. C'est ce qui se passe sur Essilor. Essilor, hier, on a eu encore un membre de la famille qui part. C'est le deuxième en moins de six mois. Je trouve que c'est des indications qui sont quand même beaucoup plus importantes sur le marché, à prendre en considération, en tout cas, que le départ de la directrice financière. Alors, elle est peut-être très bien, la directrice financière d'OVH, mais je pense que l'impact est quand même beaucoup plus fort sur un Essilor que sur un OVH.
Par contre, OVH a quand même fait un parcours boursier ces dernières semaines, ces derniers mois, assez important, assez intéressant, notamment pour jouer la partie européenne sur la partie actions. Donc, je pense que c'est plus des prises de bénéfices et, on va dire, une excuse pour prendre des bénéfices, plutôt que le départ réel de la directrice administrative financière. Donc, pour moi, je pense que la sanction est vraiment sévère sur le dossier.
OK. Et quand on est investisseur, qu'on n'a pas d'OVH en portefeuille, moins 11 aujourd'hui, on le disait, un peu plus de 14,30 euros. Vous estimez qu'il faut acheter OVH ? Il faut ou pas ?
Non, je ne suis pas vraiment acheteur. Je trouve que le titre a bien monté. On a eu un momentum extraordinaire avec la souveraineté européenne. Clairement, OVH en fait partie. Donc, pour l'instant, je pense qu'elle est plutôt à son cours et on est plutôt neutre sur le dossier.
Cet été, là, on a eu beaucoup de publications d'entreprises, assez favorables ici aussi en Europe. Franchement, c'est une belle saison de publications à nouveau. En plus, les anticipations sont sans cesse revenues à la hausse. Quelle a été pour vous la bonne surprise, la publication la plus vibrante ou flamboyante ?
Alors, ce n'est pas une boîte, c'est plutôt un secteur. C'est plutôt les ESN. Je trouve que les publications ESN…
Les services numériques.
Les services numériques, tout ce qui est ancienne SS2I, donc tout ce qui est sociétés informatiques, qui travaillent plutôt dans la partie conseil, qui travaillent avec des boîtes industrielles, etc. Et ces boîtes-là sont attaquées par l'intelligence artificielle depuis plusieurs trimestres. Les cours de bourse se sont effondrés. Les doutes des investisseurs étaient énormes. Et pourtant, l'ensemble du secteur… Et franchement, je n'ai pas trouvé de mauvaise publication dans le secteur, ou très peu. Je trouve que les publications ont été bonnes. C'est-à-dire que rassurantes. C'est-à-dire un retour de la croissance organique, de la visibilité sur la deuxième partie de l'année.
Et donc, aujourd'hui, on s'aperçoit, quand on discute un petit peu avec, que ce soit les gros, Capgem, Alten, etc., même les plus petites, on s'aperçoit que ces ingénieurs qui travaillent en externisé, généralement dans les boîtes, travaillent aussi avec l'intelligence artificielle et au travail pour l'intelligence artificielle. Donc aujourd'hui, on ne voit pas d'impact négatif sur l'ensemble du secteur, d'un point de vue, on va dire, opérationnel. Alors, est-ce que d'un point de vue boursier, ils anticipent et que dans un an ou deux, ça va être plus compliqué ? Mais en tout cas, aujourd'hui, d'un point de vue opérationnel, je trouve que ça a été très rassurant.
Et c'est vrai que j'attends avec beaucoup d'impatience la publication du troisième trimestre pour voir un petit peu la confirmation qu'on peut avoir sur les ESN.
Votre darling sur les ESN, c'est laquelle, s'il fallait en choisir une ?
Je trouve que la publication d'OB était exceptionnelle en termes de croissance organique. Et je trouve qu'Alten laisse beaucoup de potentiel encore sur le dossier.
Antoine ? On l'a vu pendant les vacances. Je crois que vous étiez là sur le plateau quand ont commencé à être publiés les premiers trimestriels. C'était encore mieux que ça. C'est-à-dire que les ESN, depuis des semaines, des mois, disent « Mais arrêtez avec votre Saspocalypse. L'IA ne va pas nous disrupter. L'IA a besoin de nous. » Et là, c'était encore mieux parce que c'était les chiffres qu'ils prouvaient. Il y avait des gros carnets de commandes. Ils prouvaient vraiment par les données, par la data, que l'IA n'était pas du tout en train de les disrupter et que l'IA aurait immanquablement besoin d'eux. Donc, ça, c'est plutôt une bonne nouvelle. Il y a aussi une autre bonne nouvelle.
Je ne sais pas. Porsche qui signe un contrat d'infogérance avec Tata Consulting, TCS, pour 1,5 milliard de dollars. Ils vont renaître grâce à l'infogérance. Et ils confient leur trésor industriel carrément exploité directement par la plus grosse des ESN du monde. Je pense TCS, c'est Tata. C'est un truc monstrueux. Ils ne confient pas leur infogérance à une IA. Mais voilà, il y a des signes vraiment d'espoir. C'est ce secteur des logiciels qui conserve les données propriétaires. Et l'IA aura besoin d'eux, forcément. Ce soir, NVIDIA, quand même, on en parle un peu d'intelligence artificielle avec NVIDIA. On attend quasiment un doublement du chiffre d'affaires.
Mais enfin, tout ça est déjà attendu. Est-ce que vous attendez une forte variation du coup ou un peu moins sur NVIDIA en future ? Enfin, ce sera 22 heures la publication.
De toute façon, on est obligé de regarder NVIDIA. Forcément, ça va donner le là un petit peu sur l'ensemble du secteur tech, que ce soit aux États-Unis ou en Europe. On attend effectivement un doublement du chiffre d'affaires. 92 milliards, je crois, attendu par le consensus sur le deuxième trimestre. Alors, au-delà des chiffres, c'est surtout est-ce que 2027 et 2028, ils sont toujours aussi confiants sur la demande, qui a priori est largement supérieure à l'offre ? Donc, on va voir un petit peu la confirmation d'NVIDIA sur le carnet de commandes 2027 et 2028. Ils sont extrêmement positifs. En tout cas, ils l'ont été sur le dernier trimestre. Est-ce que ça va être toujours le cas ?
Parce que s'il y a toujours de la demande, aujourd'hui, les prix ont largement augmenté. On l'a vu, tous les SML et STM à la SMI, tous augmentent leurs prix. Et les carnets de commandes sont extrêmement longs. Donc, ça, ça va être des indications importantes. Et puis, le troisième trimestre qui est attendu, aussi plus que doublé. Je crois qu'on attend 104 milliards encore en termes de chiffre d'affaires sur le troisième trimestre. Donc, tout ça, ce sont des indications extrêmement importantes pour nous aussi sur le secteur technologique, parce que forcément, ça va retomber sur les fournisseurs.
Je l'ai cité, les SML, les SMI, les STM, Infineon, qui vont forcément en bénéficier si le secteur est toujours porteur pour les prochains trimestres.
En fait, la demande est là. Après, la question, c'est jusqu'à quel prix, jusqu'à quel niveau montant une partie du marché acceptera les risques associés à tout ça. Par exemple, on voit les CDS, donc les assurances sur les risques de défaut sur Oracle. Les CDS sur Oracle qui ont bondi. On est à plus de 200 points de base de CDS, c'est-à-dire qu'on est sur les niveaux au-delà. Des niveaux au-delà de 2008 pendant la crise financière sur Oracle. Et sur Broadcom aussi, on voit une flambée des CDS. La demande est sans doute là. Industriellement, il n'y a sans doute pas de sujet. Mais jusqu'à quel montant les investisseurs paieront-ils les risques associés ?
Pour l'instant, tout ce qui est émis en termes de dettes sur le secteur tech, les instits sont là. C'est-à-dire qu'ils se diversifient. C'est-à-dire que c'est un secteur qui émettait assez peu de dettes obligataires. Donc, ils y vont. Ils ont bien diversifié les portefeuilles. D'habitude, ils vont plutôt sur d'autres corporates. Ils vont d'ailleurs sur de la dette américaine. C'est aussi pour ça que la dette américaine, les taux ont plutôt augmenté. C'est qu'on est plutôt allé sur de la tech que sur la dette américaine en tant que telle. Donc, tout ça, c'est des arbitrages. Donc, pour l'instant, ça se passe bien. Mais effectivement, vous avez raison.
Aujourd'hui, les cash flows des gros de la tech qui, d'habitude, étaient exceptionnellement positifs, aujourd'hui, sont plutôt négatifs. Ils cherchent du cash. Et donc, à un moment donné, la rentabilité va revenir un petit peu sur le devant de la scène. Et effectivement, est-ce que ces investissements massifs vont rapporter des cash flows dans les prochains trimestres ? Pour l'instant, on n'a pas la réponse.
Brodcom, on va peut-être vers des levées de dette à hauteur de 100 milliards de dollars pour Brodcom, pour financer justement les investissements dans les infrastructures. Peut-être 100 milliards de dollars à venir d'endettement supplémentaire pour Brodcom, rien que pour financer tout ça. C'est colossal. Oui, merci beaucoup. Tiens, vous revenez si ça vous dit, bien sûr, Thibaut.
Allez, je repasse. C'est parce que c'est vous.
Oui, c'est sympa. Alors, on vous retrouvera à la clôture des marchés. Du coup, on vous réinvite 17h35. Tout à l'heure, en fil rouge, c'est Thibaut François qui nous accompagne aujourd'hui pour Fastia Capital. Le CAC est en petite hausse. Oui, quand même, plus 0,6, c'est pas si mal. Et Bastien Jallet nous rejoint pour vous aider à compléter vos portefeuilles. Bastien Jallet depuis FLIG. Bonjour, Bastien. Bonjour, Guillaume. Vous allez nous parler d'un titre que vous appréciez. Vous êtes positif sur le titre Befeza en 2 minutes 30. Quels sont les arguments ? Déjà, qui est ? Que fait Befeza dans la vie ? Bien sûr, Guillaume.
Befeza, c'est le leader mondial du recyclage des déchets, issu principalement de la production d'acier. Concrètement, il récupère les poussières générées par ses activités chirurgiques pour en extraire du zinc qui peut ensuite être réutilisé dans la construction, dans l'automobile ou autre. Pour donner à l'heure d'idée, Befeza, c'est 1,2 milliard de chiffre d'affaires et 1 800 employés. Selon nous, elle a trois points forts particuliers. Le premier, c'est un leader sur un marché de niche avec des fortes barrières à l'entrée.
Elle fournit un service indispensable aux producteurs d'acier et d'aluminium, traités des déchets industriels dangereux qu'ils ne peuvent pas simplement mettre en décharge. Le modèle, concrètement, y bénéficie de barrières à l'entrée importantes, que ce soit la réglementation, le savoir-faire technologique, les autorisations administratives requises ou encore la proximité avec les sites sidérurgiques. Le deuxième, c'est une exposition directe à la décarbonation de l'industrie sidérurgique. Befeza est bien positionnée pour bénéficier de la transformation structurelle de l'industrie de l'acier.
Pour redire leurs émissions de CO2, les sidérurgistes augmentent progressivement la part d'acier produite à partir de fours électriques plutôt que des hauts fourneaux. Or, ce sont précisément ces fours électriques qui génèrent les poussières que Befeza recycle. C'est donc une manière intéressante de jouer à la fois deux tendances, l'économie circulaire et la décarbonation de l'industrie. Et enfin, le dernier point, un profil financier intéressant. Après plusieurs années de gros investissements pour développer ses capacités en Chine, aux Etats-Unis, le groupe entre dans une phase différente. Les investissements diminuent, les nouvelles capacités commencent à contribuer.
Et donc, on a un chiffre d'affaires qui augmente, un endettement qui se réduit. Et donc, ça devrait permettre, ce désendettement, un meilleur dividende ou d'envisager plus sereinement de gros projets futurs.
Sauf que Befeza, sur lequel vous êtes plutôt positif avec vos équipes, que vous détenez en portefeuille chez FLIG, Befeza reste quand même exposé au cycle industriel et au volume de production d'acier. Ça rend ce groupe peut-être plus vulnérable ?
C'est sûr que c'est un risque. En regardant Befeza, il faut regarder l'industrie de la construction, l'industrie de l'automobile. Mais on voit quand même qu'il y a un attrait fort pour un acier plus green, plus vert, avec les hauts fourneaux. Et donc, ça rend la dynamique des fours électriques qui génèrent des déchets pour Befeza, une dynamique relativement structurelle. Vous l'avez compris, on est positif sur le titre parce que c'est un leader mondial peu connu sur un marché de niche extrêmement difficile à répliquer.
Befeza, B-E-F-E-S-A. Merci beaucoup Bastien Jalé pour FLIG. Et votre argumentaire est à retrouver en replay sur l'application BFM Business. Antoine a retrouvé aussi en replay tout pour investir. C'est tous les matins, tout pour investir, un nouvel épisode ce matin au cœur des actualités, des polémiques, des controverses du moment, bien sûr. Oui, on préparait la rentrée et savoir un petit peu à quelle sauce on allait être mangé puisque la hausse des taux, l'inflation, tout ça provoque des arbitrages sans doute d'affaires et du nettoyage au sein de vos allocations d'actifs.
On se pose toujours la question avec Elie Atia, notamment ce matin, savoir un petit peu à quelle sauce on va être mangé sur cette fameuse affaire de la nouvelle réglementation sur les ETF intégrés au PEA, notamment les ETF synthétiques. Donc on va garder ça vraiment à l'œil parce que ça va être le dossier chaud de la rentrée. Oui, on en reparlera. Est-ce qu'effectivement il faut sortir les ETF synthétiques ? Ceux par exemple qui vous permettent d'investir sur le marché américain, est-ce qu'il faut les sortir du PEA ? On en reparlera ensemble Antoine tout à l'heure. Moins d'une demi-heure dans la famille BFM Bourse. Sabrina Salgui aussi sera avec nous.
Le CAC 40 gagne en ce moment 0,6% et on parlait de Wall Street. Wall Street est mitigé, le S&P est stable en ce moment. BFM Bourse, l'écho du monde. Wall Street mitigé après une statistique sur l'inflation un peu moins bonne qu'attendue, un peu pire qu'attendue que redoutée. Patrice Gauthry est avec nous pour l'Union bancaire privée. Bonjour Patrice. Bonjour. Rien de très méchant, mais quand même, le PCE, qui est l'indicateur d'inflation le plus suivi par la Fed, le PCE ressort un peu supérieur aux attentes. Oui, alors du côté du PCE, effectivement, l'inflation reste élevée. Ça, c'est une confirmation par rapport aux tendances actuelles.
Et on sait qu'avec les prix du pétrole, les statistiques pour le mois d'août et éventuellement le mois de septembre ne seront pas nécessairement très très bonnes. Mais ceci dit, ça reste quand même sur, je dirais, des données qui sont constructives. On a eu les dépenses des ménages qui étaient plutôt en modération, avec des revenus qui augmentaient plus vite que les dépenses, ce qui veut dire que le taux d'épargne s'est même reconstitué. Et puis, le corps PCE, lui, restait stable, 3,3%.
Donc, ça donne, je dirais, effectivement, on sait que l'inflation a été élevée, mais on est peut-être quand même sur le pic d'inflation quand on regarde l'année 2026 et que les prochaines données, même s'il y a de la variation mensuelle, eh bien, mesurées sur un an, on ne sera peut-être pas en accélération par rapport aux tendances déjà observées. Et puis, on a vu les données sur l'investissement. Les commandes de biens durables ont encore été fortes. Elles ont été soutenues par d'autres secteurs que le secteur de la technologie. Mais ça reste aussi quand même avec des demandes et des carnets de commandes qui sont bien orientés.
Donc, on voit bien que l'investissement tient bon, que la consommation est certes volatile d'un mois sur l'autre, mais elle est plutôt bien orientée. Donc, je dirais, du côté américain, c'est plutôt des statistiques qui sont rassurantes. Et pour tirer sur la Fed, eh bien, ça donne du temps à la Fed. Elle n'est pas pressée d'agir au mois de septembre. Et au contraire, même, elle ne peut pas agir au mois de septembre. – Même si ce PCE, quand même, est à 3,7 %, alors il n'y a peut-être pas le feu au lac, mais quand même, on s'habitue à 3,7, alors que l'objectif de la Fed est quand même bien moindre. À 2 %, on est quasiment au double, toujours au double de l'objectif de la Fed, Patrice.
– Alors, non, parce que l'objectif de la Fed est sur le corps PCE et n'est pas sur le PCE. Donc, alors là, c'est un débat. Et effectivement, ça va changer, puisqu'on sait bien que Warch veut, en fait, modifier un petit peu les indices de référence et s'écarter ou élargir, effectivement, pour ne pas tomber dans ce débat qui, aux yeux de la Fed et des nouveaux responsables de la Fed, semble un peu stérile, de dire, on est un peu en dessous, on est un petit peu au-dessus. Donc, globalement, je dirais, la situation, elle est quand même avec une croissance solide, une inflation qui est certes élevée. Et c'est là où Warch doit convaincre le marché.
Le test de crédibilité des derniers mois n'a pas été satisfaisant. C'est-à-dire, comment on fait à 3,7% pour le PCE ou 3,3% pour le corps PCE pour revenir durablement à 2% ? Et c'est là où, effectivement, la politique monétaire a manqué un petit peu de détails. Mais on l'a vu ce matin avec la volatilité du prix du pétrole. Si on avait, ne serait-ce qu'un accord même, je dirais, préliminaire entre l'Iran et Omane qui permettent à certains pétroliers de passer le fameux détroit d'Ormousse, eh bien, le pétrole, le marché du pétrole reviendrait sur des niveaux un peu moins élevés.
Et donc, les craintes d'inflation, les craintes sur les taux courts, les craintes sur les marchés obligataires, eh bien, reflueraient assez rapidement et assez automatiquement,
même si ce n'est pas un retour à la situation d'avant-guerre.
Patrice, du côté européen, on commence à avoir des données un petit peu fraîches. Hier, on avait notamment l'indice IFO en Allemagne qui était supérieur aux attentes. D'ailleurs, ça a permis à Francfort de signer une vraie surperformance de marché sur l'indice DAX par rapport au reste de l'Europe. Comment s'annonce cette rentrée côté européen ? Est-ce qu'il y a une petite amélioration dans l'air quand même ? La copie est plutôt constructive, effectivement, parce qu'on avait déjà eu un bon premier trimestre, un bon deuxième trimestre, pardon, puisqu'on avait vu que la progression de l'Allemagne a même été révisée en hausse, 0,3% sur le trimestre.
On a une contribution des pays périphériques, l'Espagne, l'Italie, Portugal et Grèce, qui est très bonne et même significative quand on regarde la croissance européenne. Donc, grosso modo, la croissance de la zone euro se dirige vers 1%. La question pour 2027, c'est est-ce qu'on est capable de tenir le 1% et même d'aller chercher 1,5, 1,6, 1,7% ? Sachant qu'effectivement, le moteur qui s'est enfin réveillé, je dirais, et on le voit, vous l'avez souligné avec l'IFO, c'est le moteur allemand. Il y a eu quand même, ça a été long à démarrer. L'an dernier, on était un peu impatients et les marchés ont été impatients.
Là, ça semble effectivement le déficit budgétaire, les dépenses d'infrastructures, les dépenses de défense semblent se retracer enfin dans l'activité, l'activité mensuelle et donc tracent une trajectoire pour la croissance allemande qui devrait être facilement de 1%. On a encore quelques freins à intention avec le prix du gaz qui peut nous embêter sur les indices d'inflation pour la rentrée. Les mois de août et le mois de septembre peuvent être un petit peu difficiles en termes d'inflation avec une inflation de la zone euro qui pourrait éventuellement réaccélérer vers 3,5. mais effectivement, on peut avoir d'autres secteurs qui compensent un petit peu.
Donc, les craintes ne sont pas talent sur l'activité effectivement en cette rentrée. Elles sont plutôt encore sur la volatilité des prix du gaz et de l'inflation et effectivement, le degré d'inconfort sur certains banquiers centraux au sein de la BCE puisque la hausse des taux pour le mois de septembre est, je dirais, à plus de 90% de probabilité. C'est sûr, elle est très, très anticipée d'ores et déjà. Merci beaucoup, Patrice Gautry, avec nous depuis l'Union bancaire privée. Notre CAC gagne 0,57% ce soir à suivre. Deux publications à Paris et Fahj après la clôture ainsi qu'Idez Logistics qui vont publier leurs résultats demain matin.
Ce sera autour de Pernorica qui va clore cette saison de résultats sur le CAC 40 demain matin. Donc, Pernorica. BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business. À cet été, on aura vu la concrétisation des impacts du réchauffement climatique ici en Europe avec les canicules, les méga-feux en Gironde, en Espagne, les sécheresses, fleuve à sec, le Rhin, le Danube qui reste extrêmement bas. La liste des calamités, c'est d'un coup allongé ici sur nos terres en Europe. Anne-Catherine du Centre-Auréenne nous rejoint, fondatrice d'Actors for Sustainability. Bonjour Anne-Catherine. Bonjour Guillaume. Qui va payer les assureurs ? Enfin, on se dit heureusement qu'ils sont là, les assureurs.
Alors, c'est assez intéressant de succéder à l'intervenant précédent puisque dans un premier temps, on se dit évidemment la facture, la première facture, elle est payée par les assureurs. Alors, au premier regard, on pourrait se dire que finalement, ils sont prêts puisque les résultats du premier semestre des réassureurs étaient excellents. En particulier, on a Swissray qui a dégagé 2,5 milliards de dollars de bénéfices nets, plus 8%. Donc, on pourrait se dire, ils ont les moyens d'eux.
Sauf que c'est un peu une illusion d'optique puisque en fait, au premier semestre, il y a eu des catastrophes dont, en particulier, le tremblement de terre en Venezuela, dont les coûts estimés sont autour de 20 milliards. Sauf que ces coûts ne sont pas du tout à impact. On n'impacte pas du tout le bilan des assureurs et des réassureurs parce que rien n'est assuré. Et en fait, cette métaphore-là montre bien que la question aujourd'hui de est-ce que les assurances ont les moyens de payer, c'est aussi comment elles continuent à avoir un modèle où elles essaient de garder la possibilité de rembourser un certain nombre de dommages, mais à condition qu'ils soient assurés.
Et ça, par exemple, on est quand même sur des chiffrages qui ne tiennent que si les graves accidents climatiques ont lieu dans des zones peu denses et surtout peu assurées. Et évidemment, ce n'est pas le cas de l'Europe. Donc là, cet été, tout bascule. Et ce qui est intéressant, c'est qu'effectivement, les premiers chiffres, on a Morningstar qui chiffre entre 10 et 15 milliards d'euros pour la seule France, le coût des feux. Donc on est vraiment sur quelque chose qui va complètement faire exploser les différents chiffres qui viennent d'être donnés.
Oui, d'autant que là, on parle que de l'impact direct des catastrophes nationales. Il y a tout ce qui est indirect, mais qui est monstrueux en termes de montant.
Alors voilà. Et ce qui est intéressant, c'est qu'il y a une étude qui a été faite par la Banque Triodos qui a essayé de chiffrer à chaud ce que ça a pu coûter pour l'Union Européenne puisque nous, les pays du Sud ont payé un plus lourd tribut en termes de feux, mais il y a eu une sécheresse absolument partout. Et donc du coup, on est sur 180 milliards. Et combien ça fait ? 180 milliards, c'est 1% du PIB. Et donc, il y a une vraie probabilité que le fameux 1% qui vient d'être évoqué soit balayé par l'ensemble du coût climatique des catastrophes en série, dont on n'est même pas sûr qu'elles soient terminées puisqu'il est possible qu'il y ait encore des canicules en septembre.
Oui, tout à fait. Comment on calcule ça, du coup ? Parce que vous dites, on ne sait pas jusqu'où.
Alors, 180 milliards, en plus, c'est plutôt une hypothèse prudente. Comment ils calculent ça ? Ils additionnent les impacts agricoles, donc baisse des rendements, on sait en particulier sur les céréales, les légumes, l'inflation qui va avec, la baisse de production laitière. Donc déjà, c'est le premier sujet. Deuxième sujet, on ajoute tous les impacts énergétiques. On sait que les centrales nucléaires ont dû être à l'arrêt parce qu'elles ne pouvaient plus être froindies. Il y a aussi des problèmes de perturbations hydrauliques, évidemment, de tout ce qui est énergie hydraulique, qui augmentent aussi les coûts de l'énergie.
On ajoute à tout ça la désorganisation totale des transports, qu'ils soient fluviaux, avec les problèmes, par exemple, sur le Rhin, qu'ils soient liés aux transports ferroviaires. Donc, tout ça est une catastrophe auquel il faut ajouter encore un autre facteur, la baisse de productivité. C'est-à-dire qu'on en est conscient pour tout ce qui est travail extérieur, évidemment, mais en revanche, ça impacte aussi le travail de bureau parce que quand il fait trop chaud, on dort très mal et on a des capacités cognitives qui sont... Et puis les ordinateurs chauffent aussi. Donc l'ensemble a des impacts qu'ils ont additionnés en obtenant cette addition de 180 milliards.
Mais cette addition que vous décrivez, elle est déjà intégrée dans les bilans des assureurs et des banques, non ?
Alors non, c'est tout le sujet. C'est ce qui inquiète aussi beaucoup la BCE parce qu'en fait, elle a publié cet été une alerte là-dessus en disant que les risques climatiques commencent et encore pas au niveau nécessaire à être modélisés. Mais en revanche, les autres risques, dont la sécheresse, dont la destruction de biodiversité, etc., ne le sont pas.
Et en fait, on assiste à vraiment quelque chose d'extrêmement alarmant puisque, en fait, aujourd'hui, on a une concrétisation de risques qui sont payés en partie par les assureurs et sur lequel, et c'est une dernière étude que je vais citer qui est celle de ShareAction, qui est une ONG britannique, qui a regardé comment les 40 plus grands assureurs mondiaux prenaient en compte ces risques. Et en fait, on a, là encore, au premier regard, on se dit bon, ils ont bien compris puisqu'ils ont des politiques climatiques, qu'ils investissent au minimum dans les énergies fossiles, etc.
Mais en fait, ils ne financent à très peu ou quasiment pas aujourd'hui la transformation de l'économie pour qu'elle soit plus résiliente. Et donc, du coup, on a un modèle, on se souvient que le mouvement de prise en compte du changement climatique dans la finance avait été lancé en mai 2015 à Paris avec Henri Decastre, à l'époque patron d'AXA, qui disait un monde à 4 degrés de réchauffement climatique n'est pas assurable. On peut se demander s'il l'est à 2 degrés comme cet été puisque c'est le type de catastrophe qu'on va avoir chaque été. Et effectivement, aujourd'hui, la réaction la plus partagée, c'est de réduire l'univers assuré.
Beaucoup de communes le savent, mais aussi ceux qui traitent des déchets dangereux, ceux qui traitent des déchets qui peuvent s'incendier par exemple, qui peuvent prendre feu, ont beaucoup de mal à trouver des assureurs. Donc, on est vraiment sur un modèle qui tient pour l'instant, mais qui, à moyen long terme, est extrêmement compromis puisqu'il ne s'attaque pas vraiment aux causes de ce climat, c'est-à-dire à une réduction massive des émissions de gaz et à une adaptation de l'économie et qu'en revanche, la seule solution, c'est de faire augmenter les primes et de réduire l'univers assuré.
Oui, sachant que cet été, on a battu un record de trafic aérien à l'échelle mondiale encore. C'est-à-dire que, voilà, l'avion n'est pas du tout seul responsable, on le dit quand même, c'est 3% des émissions de CO2, vous supprimez tous les avions, vous ne réglez pas le problème. Mais enfin, voilà, il se trouve que c'est un symptôme aussi.
Le seul moyen de régler le problème, c'est effectivement de prendre l'ensemble et d'avoir des politiques de transformation assez radicales qui font que, ce qui augmente le problème, puisque on a vu cet été ce que ça produit, les émissions de gaz à effet de serre, déjà là.
On est à quoi ? On est à moins de 2 degrés de réchauffement et ça donne l'été combien de vie ?
On est à priori à 1,5 degré. Donc, on peut imaginer qu'effectivement, ça ne peut qu'augmenter, surtout si on continue à aggraver le problème. Donc, il y a vraiment une prise de conscience nécessaire, d'autant plus que la croissance qu'on espère désespérément de 1% pourrait être remise en cause juste à cause des catastrophes climatiques de l'été.
Oui, Anne-Catherine du Centre. Ah oui, parce qu'en plus, la fumée des incendies, ça vient renforcer les gaz à effet de serre. Absolument.
Et on ne sait pas encore quel est l'impact sur le cru des Bordeaux, par exemple.
C'est un placement possible. Il faut être alcoolisé parce qu'avec l'alcool, la chaleur qu'il y a eu, ça va au degré d'alcool. Et en fait,
le goût des fumées plus des retardants peut être absolument peut ruiner un millésime, en fait.
Ah oui, effectivement. Merci beaucoup d'être venue nous voir. Je vous en prie. Anne-Catherine du Centre Aoré, fondatrice d'Actor's for Sustainability. Le CAC 40 est en hausse plus 06. Dans un instant, elle nous rejoint Sabrina Salgui. C'est la famille BFM Bourse et on parlera de l'avenir de vos investissements dans les actions américaines, dans les ETF qui permettent notamment d'investir à Wall Street. Eh bien, ces ETF synthétiques pourraient ne plus être éligibles au PEA.
Bon,
l'idée est en train de mijoter, on va en parler ensemble. A tout de suite. BFM Business, vos placements, nos conseils BFM Bourse avec Guillaume Sommerer. C'est la famille BFM Bourse, le seul endroit où vous choisissez vraiment souverainement votre famille. Bienvenue à tous. Elle nous rejoint Sabrina Salgui, BFM Bourse.com. Bonjour Sabrina. Bonjour Guillaume. Et Antoine est là, toujours en fil rouge, en forme Antoine. En forme, bien sûr, bonjour. Bonjour Antoine. Eh oui, on est mieux en Europe qu'aux Etats-Unis d'ailleurs. Wall Street recule un tout petit peu, rien de méchant, enfin moins 0,1 le S&P alors que le CAC triomphal gagne au contraire du terrain, plus 0,6.
Enfin, parce qu'on était sur une séquence assez moche sur le CAC, on était sur 10 séances de baisse sur 11. Donc là, ça fait du bien de voir notre CAC nationale grimper comme ça, même à toucher les 8500 points en cours de séance, donc ça faisait un peu plaisir. C'est vrai. Bon, du côté des statistiques américaines, bon, il y a du bon comme du attendu du côté de la croissance américaine. L'inflation est toujours un peu sticky, un peu collante, mais rien d'affolant non plus.
Le PCE un peu supérieur aux attentes sont à 3,7%.
Rien de rien à fout. Et du côté du pétrole, eh bien, les espoirs, le marché se raccroche toujours aux espoirs d'avancée diplomatique. Donc l'Iran a annoncé des accords avec Oman.
Voilà, il travaille, l'Iran et Oman a créé un nouveau dispositif transétoire dans le 3 d'Ormuz pour permettre la reprise du trafic, mais ajoute Téhéran, ce trafic ne reprendra pas tant que les États-Unis n'auront pas mis fin à la guerre. Donc on essaie de renvoyer la patate chaude de l'autre côté. Antoine, comment la sentez-vous cette séance ? Plutôt bien. D'ailleurs, de fait, les prix du pétrole sont en train de reculer encore. On est à 86,46% sur le baril de Brenne-de-Mer-du-Nord et on était même là un petit peu plus tôt sous les 80 dollars pour le baril de brut léger américain. C'était une première depuis le 11 août dernier.
On est remonté à 80,49%, mais enfin, on reste quand même sur une tendance négative autour des prix du pétrole. On n'est plutôt pas trop mal orienté. C'est vrai qu'on a un petit peu plus de doute du côté de Wall Street. Sans doute un petit peu de volatilité avant les trimestriels d'NVIDIA. Ce sera le gros morceau et on va en reparler, évidemment. Et puis, ça se calme un petit peu sur les taux d'intérêt aussi. Ça, c'est plutôt bon. On reste au-delà des 4% pour l'OAT français 10 ans. On est à 4,07%. Mais enfin, ça ne déborde pas. 3,23% pour le Bunt allemand 10 ans. Et puis, on est sous les 4,7% pour le 10 ans américain à 4,66%.
Et effectivement, on va parler d'NVIDIA qui publie ce soir par ses résultats après la clôture. Romain, vous nous direz quel potentiel de variation nous attend sur ce titre NVIDIA selon ce qu'ils vont annoncer en termes de résultats. D'abord, les forces en présence globales dans le marché. Comment les sentez-vous désormais, Romain ?
Il n'y a pas beaucoup de forces en présence dans ce marché. Effectivement, un peu de mieux aujourd'hui en Europe. Mais après, vous le disiez, une longue série de baissières sur l'indice parisien notamment. Le niveau d'alerte et le support, c'était 8 435 points. On réagit mollement sur ce niveau. On a du mal à s'en éloigner. Il y avait un peu de mieux du côté du DAX qui était l'indice faible. Mais on voit, pareil, que le momentum se réduit. On prenait 0,80% en séance et puis on réduit par deux les gains de la séance, plus que 0,40% maintenant. Des indices qui se cherchent un peu. Et puis, sur les marchés américains, pareil, on est sur des niveaux pivots.
On a du mal à retrouver du momentum dans les médias. Ça se voit sur les futurs, un intérêt qui est en retrait. Ce qu'il faut noter, c'est qu'en Europe et sur l'indice Eurostox, le ratio Pudko est quand même très complaisant. Donc, prudence de ce côté-là. C'est moins le cas sur les indices américains où le ratio de couverture dans les portefeuilles est plutôt équilibré. On a connu plus de volatilité dans le courant de l'été. C'est peut-être ça qui rend les opérateurs un peu plus vigilants pour l'instant.
Donc, un peu de stand-by et vraiment une semaine de pré-rentrée avec des volumes de l'intérêt qui sont un peu moyens et puis des configurations sur des titres qui, au mieux, donnent des situations d'attente.
On parlera justement de ces différentes valeurs qui se distinguent. Mais hier, par exemple, les volumes à Wall Street, les volumes étaient au plus bas d'un an et demi. Donc, on sent que, comme vous dites, ce n'est pas encore la rentrée en bourse même s'il y a des événements, même s'il y aura Jackson Hole. Non, c'est l'après-rentrée. Beaucoup d'investisseurs sont encore sur le côté, sur le bord de la route. Quels sont les prochains seuils à suivre d'après vous ?
Alors, on va donner des seuils assez courts parce que les indices se compressent dans des zones de plus en plus serrées. Sur le S&P, c'est 7 639 le premier niveau d'alerte. La réactivation haussière de court terme, 7 719. Si on regarde le DAX, on a certes rebondi, mais buté contre un gros niveau de résistance qui est situé aux alentours des 26 490 points. C'est vraiment le niveau à refranchir pour réactiver une dynamique haussière. Le niveau d'alerte, il est un petit peu plus bas. C'est 25 890 points. Là, on pourrait avoir une accélération baissière. Sur l'indice K40, 8 435 est le niveau de risque.
Si on passe sous ce niveau-là, on peut accélérer avec des mouvements de 3-4% de baisse complémentaire en direction des 8 100 points. Le niveau de réactivation aussi, il faudrait repasser au plus court, 8 515 points. On a flirté avec le niveau, mais on voit qu'on n'arrive pas à le déborder et encore moins à s'en extraire.
Romain, évidemment, le titre du jour, c'est Nvidia. Déjà, peut-être un point sur la tendance graphique. Qu'est-ce que ça donne du côté des options qui sont travaillées ? Qu'est-ce qu'on peut anticiper comme swing potentiel, comme on dit, comme écart de cours à la hausse ou à la baisse en cas d'applaudissement ou en cas de déception autour des résultats d'Nvidia ?
Ce qui est vraiment intéressant, c'est qu'Nvidia, elle évolue depuis le mois d'avril dans un trading range. C'est 189,90, 236,30. Elle est pile au milieu de ce range avec sa baisse récente, 210,80, c'est le niveau pivot. Donc, selon qu'on préserve ce niveau, ce sera du mieux. Si on le rompt, on risque d'accélérer et de retourner au moins en bas du range. Ce qui est intéressant, c'est de voir qu'à la lecture des options, les opérateurs anticipent un mouvement de l'ordre d'une dizaine de pourcents sur Nvidia, dans un sens comme dans l'autre et on rejoint exactement ce niveau de support et de résistance.
Donc, on n'attend pas un momentum très fort mais un titre qui pourrait se recaler sur un support ou une résistance. En termes de comportement, le titre a quand même formé ce qu'on appelle un avalement baissier la semaine dernière. La bougie de la semaine dernière a englobé celle de la semaine précédente. C'est un signe de relative fragilité. Et puis, autre signe qui nous incite à un peu de vigilance, c'est que le ratio coup de colle mesuré hier soir indique qu'il est à 0,5 c'est-à-dire qu'on est quand même très optimiste en amont de la publication.
On n'est pas dans des zones de warning comme on l'avait connu par le passé à 0,23 avec des ratios très très bas mais on est quand même particulièrement optimiste avant la publication. Donc, peut-être un petit peu de volatilité à prévoir, pas beaucoup de momentum à mon sens.
On reparlera d'Nvidia dans un instant avec John Plassard qui va nous rejoindre au cœur de cette famille BFM Bourse. Une autre valeur à suivre aujourd'hui. Merci Romain, on vous retrouvera à la clôture à 17,35 tout à l'heure. Une autre valeur à suivre donc c'est Meta. Oui, Meta gagne 1%. En fait, Meta accepte de payer. Vous savez, dans les poursuites dont fait l'objet Meta, les poursuites pour les nuisances de Facebook ou d'Instagram sur la santé mentale des adolescents, Meta accepte de payer 17 milliards de dollars pour la fin des poursuites.
Bon, on va voir comment les choses évoluent mais c'est vrai que ce titre est en hausse aujourd'hui du coup, il y a une forme de soulagement plus 1% Meta. Alors, puisqu'on parle de Wall Street et c'est vrai que le carton délivre et qu'on trouve les meilleures performances. Vous êtes nombreux d'ailleurs à investir à Wall Street que ce soit sur les actions ou sur des ETF américains. Eh bien, figurez-vous que le gouvernement réfléchit à sortir les ETF qui vous permettent d'investir à Wall Street et sortir ces ETF de votre PEA. C'est l'objet de notre question du jour. On fait tous partie de la famille sur X et LinkedIn. Chaque jour, on vous prend un témoin et on vous interroge.
À propos donc de cette idée qui est en train de circuler, le gouvernement qui souhaiterait exclure les ETF permettant d'investir dans les S&P du PEA et c'est une bonne ou une mauvaise idée. Est-ce que le gouvernement aurait raison d'exclure ces ETF du PEA ? Sabrine ?
On voit vraiment l'idée du gouvernement qui veut flécher l'épargne vers les investissements en France et en Europe. Ça, c'est tout à fait louable. Mais nous, sur BFM Bourse, on est toujours là à dire et à répéter et marteler qu'il faut diversifier son portefeuille. Et effectivement, là, c'était quand même une bonne piste pour diversifier ses investissements hors d'Europe, aux Etats-Unis. C'est sûr que si on est investi sur le MSCI World, on est grosso modo assez investi aux Etats-Unis. Donc là, pour le coup,
les ETF MSCI World seraient aussi exclus du PEA. Bien sûr.
Et c'est vrai que les options qui vont s'offrir aux investisseurs vont être de plus en plus faibles et moins ouvertes. Donc, on aurait quoi ? Le compte-titre ? Mais en termes de fiscalité, oui, ça va faire très très mal. Donc, ça offre une fenêtre moins favorable si le gouvernement allait au bout de son idée pour les épargnants, pour diversifier.
Donc, pour vous, ce n'est pas une bonne idée d'exclure du PEA les ETF qui permettent d'investir notamment à Wall Street, ce n'est pas une bonne idée parce qu'on n'arrête pas de répéter qu'il faut diversifier, y compris à l'international. Oui, si on diversifie, on achète forcément un peu de Wall Street. L'exclure du PEA, du coup, ce n'est pas de la bonne pédagogie. C'est ça que vous nous dites. C'est anti-pédagogique quelque part pour l'investisseur. Antoine ? Oui, c'est une catastrophe. Je ne peux qu'être d'accord dans le sens où on sait que c'est un support d'investissement.
Si on regarde bien tous les nouveaux entrants à la bourse depuis la crise Covid, globalement, c'est ça qui a été le game changer. Tous ceux qui font fructifier un petit peu de capital via les applications boursières, etc., l'écrasante majorité, voire même la quasi-totalité, ils en ont plein des ETF synthétiques. C'est ce qui permet l'accès le plus facile, le plus rapide et le moins coûteux à la bourse. C'est 30 milliards d'euros d'encours, les ETF synthétiques. Exactement. Voilà, donc c'est quelque chose de systémique qui risque de provoquer, alors pour le coup, des dégâts. Ça, il faut que le gouvernement y pense avant de toucher la moindre chose.
Et puis, on espère aussi une forme de clause de grand-père, c'est-à-dire globalement, si un changement de réglementation est effectivement pris autour du PEA avec ces ETF synthétiques, qu'on dise que les nouveaux entrants n'y auront pas droit, que les anciens qui en ont déjà puissent encore en bénéficier ou alors avoir la possibilité de pouvoir les convertir à des conditions un petit peu avantageuses parce qu'on met vraiment nos économies au travail sur le marché. Pour une durée de 10-20 ans, c'est pas n'importe quoi.
Si en plus, on se fait torpiller notre support d'investissement, pédagogiquement, c'est un mauvais signe et deuxièmement, ça peut potentiellement avoir des risques systémiques un petit peu compliqués à gérer. Et toujours l'instabilité fiscale qui fait son retour.
C'est jamais bon.
Franchement, vous êtes investisseur, vous avez besoin d'avoir une vision à long terme pour investir à 10-20 ans. Si en plus, il y a de l'instabilité fiscale qui vient remettre en cause vos choix d'investissement, difficile. On va regarder vos réponses à vous tous. Est-ce que c'est quand même une bonne idée ? Il y a des justifications, des arguments pour sortir du PEA, ces ETF qui permettent d'investir à Wall Street parce que l'idée, c'est vrai... Il y a 31% qui ont dit que c'était une bonne idée quand même. Mais il y a des arguments. 31% d'entre vous... Bien sûr, il y a des arguments. Voilà.
31% d'entre vous, vous pensez que c'est bien de sortir du PEA, ces ETF investis à Wall Street parce que c'est vrai que ça permet de mettre en avant l'idée qu'on investit d'abord dans les entreprises européennes. Le PEA, c'est un avantage fiscal au profit des entreprises européennes. Donc si vous investissez à Wall Street, là, on perd l'avantage pour l'Europe et ce n'est pas bon pour la souveraineté européenne. Non, mais c'est justifié, c'est légitime. Mais encore une fois, si on investit de manière diversifiée, ça veut dire qu'on investit en Europe, on investit en France de manière volontaire et décidée.
Et puis on investit aussi aux Etats-Unis parce que c'est là aussi qu'il y a de la croissance. Oui, oui. Je ne suis pas sûr que, par exemple, si on exclut les ETF qui permettent d'investir à Wall Street du PEA, je ne suis pas sûr que les gens vont investir autant qu'ils le font aujourd'hui dans le PEA à travers des actions exclusivement européennes. Je pense qu'ils investiront moins en bourse ou alors ils préfèreront peut-être du private equity ou quelque chose comme ça. Oui, par exemple. Ou alors, pourquoi pas ? Non, non, mais attendez. Pourquoi pas ? Le gouvernement est en train de réfléchir. Le projet de loi de finances, il arrivera seulement le 30 septembre.
Ils ont encore un mois de réflexion. Pourquoi pas ? D'accord, sortir les ETF hors zone euro du PEA, mais dans ce cas, il faut encore largement beaucoup plus alléger la fiscalité du PEA pour qu'il reste attractif. Dans ce cas-là, il y a une carotte fiscale encore plus grande sur le PEA pour quand même continuer d'inciter les investisseurs à choisir le PEA. Oui, parce que la mode n'est pas aux baisses d'impôts, on le sent bien. On va chercher l'argent, enfin, en tout cas. On va regarder vos réponses à vous tous.
Donc, vous dites que c'est une mauvaise idée de sortir ces ETF du PEA à 68%, mais 31% d'entre vous quand même défendez l'idée, ce qui n'est pas négligeable à 31% sur l'audience de BFM Bourse. Voilà, il y a des arguments qui portent. C'est intéressant. Effectivement. Sabrina, OVH Cloud, oui, c'est une valeur qui se distingue malheureusement à la baisse. Moins 13% à l'instant OVH Cloud, la baisse s'accélère. Ils annoncent OVH plusieurs évolutions dans leur organisation, dans leur comité exécutif. Un coup dur qui annonce le départ. Le groupe annonce le départ de sa directrice financière. Le marché se crispe, du coup.
Eh bien oui, ce n'est pas une super nouvelle d'avoir la patronne des finances claquer la porte d'une entreprise cotée et d'une entreprise tout court. Le groupe annonce qu'elle a une petite réorganisation avec la nomination de deux spécialistes produits en vue d'améliorer son exécution commerciale. Bon, ça, c'est la nouvelle. Très bien. Mais le marché retient quoi ? Et vous l'avez dit, Guillaume, eh bien effectivement l'annonce du départ de la directrice financière qui va quitter ses fonctions dans quelques jours, fin août. Et ce, après trois années de bons et loyaux services.
Défection surprise soudaine de la directrice financière d'OVH qui arrive à un moment crucial pour le groupe puisqu'OVH doit mettre en musique son plan stratégique à cinq ans.
Eh oui, surtout qu'il n'y a aucun successeur là pour l'instant qui est nommé. L'intérim est confié au directeur adjoint. Donc en fait, ça crée pour TPI Cap une crise de gouvernance.
L'état-major d'OVH Cloud en plus, n'était déjà pas réputé pour être le plus stable de la cote parisienne.
Non, mais à dernière date quand OVH Cloud avait remercié son directeur général et il a rappelé qui ? Le fondateur. Et il y a quatre ans, quasiment jour pour jour, à deux jours près, eh bien c'était un autre directeur financier qui avait claqué la porte d'OVH Cloud.
Donc ce titre est en baisse en ce moment de 13%. C'est néanmoins un point d'entrée. Thibaut François était avec nous tout à l'heure pour FaceCI et nous disait c'est possiblement un point d'entrée à moins 13%. Son argumentaire est à retrouver en replay Thibaut François et puis on était aussi avec les experts d'EFL IG qui eux sont positifs sur le titre Befeza. Ils ont pas mal d'arguments sur Befeza et aussi nous ont livré des convictions vraiment avec beaucoup de francs parlais à retrouver aussi en replay sur l'application BFM Business. Il est 16h48.
Chaque jour, un expert de marché nous accompagne pour défaire les idées reçues et aujourd'hui il est avec nous à distance John Plassard pour Cité Gestion. Bonjour John ! On est ravis de vous retrouver. Bonjour Guillaume ! Nvidia donc ! Vous suivez de super près le marché américain. Chaque jour, vous nous accompagnez avec Antoine pour USA Today à l'ouverture de Wall Street à 15h30. Oui, exceptionnellement il a été privé du USA Today aujourd'hui mais c'est bien qu'on l'est. Mais voilà parce qu'on est en spécial REF aujourd'hui sur BFM Business.
Émission spéciale aussi à suivre à 18h tout à l'heure depuis Roland Garros avec Elvis Chevrillon depuis la REF la rencontre des entrepreneurs de France. BFM Business est mobilisé. On va se rattraper puisque vous n'étiez pas avec nous à 15h30 John pour parler ensemble à 16h49. On est ensemble en direct pour parler d'Nvidia puisque Nvidia va publier ce soir ses résultats. Certains craignent qu'Nvidia vende trop peu de puces par rapport aux attentes mais vous, vous dites que c'est un gros mytho tout ça. Vous foudroyez cette idée que le principal risque d'Nvidia serait de vendre trop de puces. Non, pour vous le vrai sujet c'est qu'Nvidia doit financer ceux qui lui achètent les puces. Exactement.
Donc on est vraiment dans une situation où ça ne va pas être le chiffre d'affaires ou pas le bénéfice même pas les prévisions mais c'est de savoir comment est-ce que Nvidia continue à financer ses propres clients. Alors ça paraît assez fou quand on le dit mais il faut rappeler une chose c'est que Nvidia aujourd'hui il ne se contente pas de vendre des puces GPU elle investit directement dans des acteurs de l'intelligence artificielle et des infrastructures qui utilisent ensuite les puces de Nvidia. Donc en fait c'est ce qu'on appelle l'économie circulaire et ici évidemment
à travers des montages financiers à travers des garanties des partenariats eh bien on arrive dans une logique assez stratégique parce qu'il faut accélérer la construction
des infrastructures aujourd'hui pour élargir élargir le marché de ses propres puces de main. Donc ça paraît assez fou mais si d'un côté on a les acheteurs ces gens que Nvidia eh bien finance qui eh bien n'ont plus de croissance eh bien c'est là où ça pose problème. Oui et donc c'est pour cela c'est pour cette raison face à cette hypothèse qu'Nvidia en est arrivé à financer ses propres clients il n'y avait pas le choix enfin comment est-ce que vous l'expliquez qu'on en soit là aujourd'hui John ?
On est arrivé dans une situation où en fait vous ne pouvez pas faire boire un âne qui n'a pas soif et là c'est un peu la même chose c'est-à-dire que lorsqu'on parle d'un hypercycle des semi-conducteurs bien évidemment on a besoin de puces bien évidemment dans un data center mais vous ne pouvez pas en vendre déjà il n'y a pas assez de puces à vendre mais aussi il faut que les data centers soient eh bien remplis de plus de capacités etc pour avoir plus de ventes donc qu'est-ce qu'on fait pour avoir son marché de demain pour sécuriser la croissance à long terme eh bien on essaye de financer son client pour qu'il continue à acheter ses puces à l'avenir et donc là c'est absolument extraordinaire mais évidemment il y a un risque le risque c'est si la croissance
ralentit si vous avez les clients les fournisseurs les financeurs qui sont de plus en plus
interdépendants si vous avez un retournement de cycle eh bien ça peut se transmettre beaucoup plus rapidement à l'ensemble de l'écosystème donc de financer son client pour qu'il vous achète eh bien des puces à l'avenir c'est ce qu'on dit avec une croissance continue c'est extraordinaire mais si la croissance future diminue parce que on sait on l'a assez répété ensemble on est dans des cycles des cycles sur les semi-conducteurs des cycles sur l'intelligence artificielle eh bien dans les cycles il y a un moment où on achète plus et il y a un moment où on achète moins John jusqu'où Nvidia peut aller sans mettre son cash en danger parce qu'on a l'impression que c'est un peu infini cette histoire et puis que cette circularité en fait va permettre à Nvidia de faire à peu près n'importe quoi mais il y a bien un moment la trésorerie va être attaquée non ?
Oui tout à fait c'est exactement la question qu'il faut poser on sait que les engagements liés à cette fameuse stratégie pourraient atteindre environ 200 milliards de dollars d'ici 2028 on sait que Nvidia dispose d'une capacité aujourd'hui à générer du cash absolument extraordinaire donc on n'a pas aujourd'hui un risque de solvabilité mais le véritable risque il est ailleurs Antoine c'est que Nvidia transforme progressivement son bilan dans un outil de financement de la demande donc c'est pas son propre bilan c'est d'une certaine manière le bilan des autres parce qu'il y a cette économie circulaire donc aujourd'hui tout va bien aujourd'hui Nvidia est très très loin d'être à risque de défaut mais c'est bien évidemment cette économie circulaire qui pose problème parce qu'ils ne dépendent pas d'eux-mêmes mais aussi de leurs clients et c'est ce qu'on disait avant s'il y a une décélération et bien c'est là où Nvidia pourrait être à risque
Alors John on va parler de l'échéance à venir c'est ce soir avec les résultats trimestriels d'Nvidia et qu'est-ce qu'il faut vraiment scruter et regarder pour voir si la mécanique sur l'IA fonctionne toujours
Alors bon on sait déjà j'aime bien se rappeler ce chiffre parce que vous savez ça devient tellement évident on attend sur le trimestre un chiffre d'affaires de 92 milliards de dollars 92 milliards en un trimestre c'est le double de l'année passée on attend aussi et bien une croissance des marges de près de 75% imaginez quel business arrive à faire ça même le luxe n'y arrive pas donc c'est extraordinaire donc ça on va regarder bien évidemment mais on va surtout regarder les perspectives pour leur nouvelle puce Blackwell, Rubin et puis la demande des fameux hyperscalers la demande de ceux à qui potentiellement on prête de l'argent la deuxième chose c'est bien évidemment le free cash flow Antoine vient de nous en parler évidemment il ne faut pas que ça continue à diminuer parce qu'à un moment ou à un autre on pourrait être à risque ce n'est pas le cas et puis évidemment toujours le message du patron qui sera ce soir alors c'est une chaîne concurrente et je m'en excuse sur CNBC mais qui nous dira ce qu'il en est du financement des infrastructures de l'intelligence artificielle vous savez aujourd'hui il y a une chose très simple qui n'était pas aussi simple il y a quelques mois c'est lorsqu'on disait et bien on veut un retour sur investissement oui on investit oui on investit dans les clients qui vont réinvestir chez nous mais à un moment il faut qu'il y ait un retour sur investissement donc là ça va être intéressant le message du patron de NVIDIA sera peut-être le plus important qui a jamais eu lieu depuis que NVIDIA est la puce et la pépite je dirais des marchés boursiers et en face certains acteurs tentent de proposer leurs propres puces en expliquant elles sont bien meilleures que celles d'NVIDIA mais regardez-les nos propres puces aussi c'est le cas d'OpenAI qui a annoncé alors c'était hier soir que ces nouvelles puces Jalapeno ont de meilleures performances sur les derniers tests de meilleures performances que la gamme actuelle d'NVIDIA voilà ce que nous dit OpenAI ça s'appelle vraiment comme ça Jalapeno ça se mange sans faim John oui il y a juste une petite dernière chose pour répondre à votre question qu'on va regarder on en a parlé en début de semaine sur USA Today Nvidia a dit que les coûts de mémoire augmentent et vont augmenter
pour certains clients et les clients avaient déjà été prévenus d'une hausse des prix supérieurs de 15%
à mettre début 2027 donc on va voir s'il y a un impact sur les marges on va voir si ce pouvoir de fixation des prix dont on a tellement parlé durant la crise du Covid on va pouvoir voir si elle fonctionne toujours avec un acteur comme Nvidia donc très intéressant vraiment ce soir on se réjouit de regarder ça juste après la clôture à 22h heure de Paris Merci John Plassard avec nous aujourd'hui dans ce mythomètre oui oui c'est le nouveau rendez-vous de nos nouveaux noms de ce rendez-vous on va plutôt le faire dans cet ordre-là et vous faites tous partie de cette famille Béphémbourg ça ça ne change pas en cette rentrée on vous challenge sur les réseaux sociaux on détecte effectivement et on récompense vos postes ces postes à forte valeur ajoutée que vous proposez au quotidien sur x ou encore LinkedIn là c'est Charlie qui a publié ce post alors super intéressant les américains investissent en actions comme jamais depuis plusieurs années recordent des tensions d'actions aux Etats-Unis mais alors on n'arrête pas d'entendre que parallèlement les consommateurs souffrent il se trouve que en plus d'investir comme jamais montant record investi sur les paris sportifs aux Etats-Unis Sabrina
oui on part de très loin parce que dans le graphique on part de 7 milliards de dollars en 2018 et on est à 165 milliards de dollars en 2025 pourquoi on part de si bas en 2018 et bien c'est simple parce que jusqu'en 2018 il était possible de parier que c'est en 4 Etats aux Etats-Unis dont le Delaware c'est pour ça qu'on part d'une base très très faible et parce que c'était une loi de 92 qui interdisait de parier sur les événements universitaires sportifs universitaires et professionnels
ça a dû se libéraliser sous le mandat Trump 1 et résultat aujourd'hui ben voilà en 7 ans les montants investis dans les paris sportifs par les américains les montants ont été multipliés par 25 en 7 ans c'est ça où est l'argent il est en bourse puis il est aussi un peu dans les paris sportifs aux Etats-Unis effectivement les américains dépensent plus dans les paris sportifs que dans les films des concerts des billets pour aller voir du sport du théâtre etc ou des livres tout ça cumulé les paris sportifs c'est encore plus que tout ça ben voilà c'est le premier investissement culturel des américains manifestement paris sportifs merci beaucoup Sabrina Sadgui la famille BFM Bourse chaque jour l'article consacré à OVH Cloud est toujours en ligne il n'y a pas de souci il n'est pas parti non il n'est pas parti on se retrouve demain pour un nouvel épisode un nouveau conseil de famille dans un instant avec Antoine on vous accompagne dans la dernière demi-heure de cette séance légère baisse à Wall Street plutôt la hausse ici en Europe on est pas mal le CAC 40 gagne 0,5% à tout de suite BFM Business vos placements nos conseils BFM Bourse avec Guillaume Sommerer pour cueillir le futur avant qu'il ne devienne trop au mur on va essayer de le cueillir avant les autres grâce au marché leur fonction anticipatrice leur pouvoir anticipateur bienvenue à tous il est là en fil rouge Antoine Larigauderie rebonsoir Antoine rebonsoir Guillaume votre mot du soir reprise après deux séances de baisse consécutives et Sabrina nous le disait quand même dix séances de baisse en onze séances on sait à faire beaucoup plus 0,54 pour le CAC qui se réveille il a 8484 points on était même au-dessus des 8500 tout à l'heure petit coup de mot en revanche du côté de la tech avec le Renex Tech Leaders qui recule de 0,46% le reste des indices européens plus 0,4 pour l'Eurostock 50 le DAX a encore plus 0,37 plus 0,31% à Madrid du côté de Wall Street oui ça s'est bien retourné à la baisse et c'est la tech qui pêche moins 0,17% pour le Nasdaq moins 0,16% pour le Dow Jones le S&P 500 lui reste étal à plus 0,03% Wall Street un peu en retard sur l'Europe aujourd'hui avec un indicateur le PCE c'est la mesure d'inflation préférée de la FED le PCE est un peu au-dessus des attentes donc l'inflation légèrement au-delà des espoirs on est à 3,7% là sur le PCE de ce mois d'août 3,7% des 3,6% attendus on va en parler c'est vrai que ça freine un tout petit peu Wall Street les taux repartent très légèrement à la hausse rien de très méchant néanmoins Meta à suivre aujourd'hui le titre gagne haut au 2,8% le titre Meta à Wall Street Meta accepte de payer quasiment 17 milliards de dollars pour régler les poursuites auxquelles il fait face et poursuites sur des nuisances psychologiques sur les adolescents les nuisances liées à Facebook et Instagram qui n'ont pas été bien maîtrisées par Meta par les outils de filtrage notamment de Facebook et Insta donc Meta prêt à payer pour essayer de limiter ces poursuites 17 milliards de dollars le titre étant haut au sens ce moment ce soir on suivra bien sûr la publication d'NVIDIA on en parlera avec nos experts dans un instant et puis cette question autour des PEA pourrez-vous encore à l'avenir investir à Wall Street via vos PEA il se trouve que jusqu'ici les ETF synthétiques vous permettez même via le PEA d'investir à Wall Street ce sera peut-être plus le cas le gouvernement réfléchit à sortir ses ETF du PEA dans le cadre du projet de loi de finances en préparation on va en parler ensemble BFM bourse sur toutes ses batailles de marché et BFM business sur l'ensemble des grands enjeux de cette rentrée d'abord la rentrée du Medef avec la REF qui se tient aujourd'hui et demain à Roland-Garros à 8 mois de la présidentielle le patronat compte bien peser dans le débat demain 7 principaux candidats à la présidentielle d'ailleurs viendront détailler leur programme économique dans une consultation interne seuls 17% des chefs d'entreprise interrogés se disent optimistes pour la suite seuls 17% d'entre eux se disent optimistes quel que soit le futur vainqueur de la présidentielle d'ailleurs alors à 18h ce soir BFM business passe en mode spécial édition spéciale depuis la REF depuis le stade de Roland-Garros donc avec Edwige Chevrillon elle recevra notamment tout à l'heure Eric Trappier le patron de la suraviation ou encore Bruno Le Maire la durée de vie de certains médicaments bientôt allongés les autorités sanitaires ont lancé un projet avec les groupes pharmaceutiques pour prolonger donc la durée de conservation de 73 médicaments l'objectif est d'imiter le gaspillage et puis l'actualité géopolitique l'Iran annonce des accords avec Oman sur la gestion du détroit d'Hormuz accords qui prévoiraient un partage des revenus liés à la navigation dans le détroit d'Hormuz mais Téhéran prévient que ce détroit ne sera pas ouvert tant que les Etats-Unis poursuivent leur guerre fin de citation on en parlera aussi tout à l'heure c'est BFM Bourse bienvenue à tous on est à vos côtés on joue dans votre camp BFM Bourse le club de la bourse nos experts du club ce soir ils viennent de nous rejoindre Rachid Medjawi pour Louvre Banque Privée bonsoir Rachid bonsoir Guillaume et Kevin Kevin Tozet est avec nous bonsoir Kevin bonsoir Guillaume membre du comité d'investissement de Carmignac on va parler dans un instant de l'indice PCE bien sûr très légèrement rien de très méchant supérieur aux attentes la publication attendue d'NVIDIA d'abord je voudrais vous faire réagir donc à ce projet que semble vouloir étudier le gouvernement sortir du PEA les ETF synthétiques qui permettent d'investir en dehors de la zone euro c'est vrai que le PEA à la base c'est pour investir plutôt en Europe mais les ETF synthétiques permettent d'investir aussi hors zone euro y compris à Wall Street et c'est vrai que les particuliers les investisseurs ils aiment bien investir à Wall Street parce que c'est là qu'il y a le plus de potentiel et de performance est-ce que si effectivement le gouvernement sort les ETF permettant d'investir Wall Street du PEA c'est mal Rachid
alors vous avez raison toutes les maisons et l'ouvre on fait partie de ces maisons nous proposons des PEA alors chez nous on appelle ça Europe Monde mais comme vous le savez il y a l'esprit et la lettre c'est à dire que dès le début nous savions que nous pouvions mettre autant de pourcentages qu'on voulait d'action non européenne via cette technique de swap mais nous avions décidé de limiter ça à peu près 20% parce que nous considérons qu'effectivement vous l'avez rappelé l'objectif du PEA c'est quand même d'investir dans des sociétés européennes donc nous notre position là-dessus c'est de dire comme dans beaucoup de choses il faut limiter effectivement les excès mais ne pas interdire comme ça pourquoi ?
parce que en tant que gérant nous avons une responsabilité fiduciaire c'est à dire de s'assurer que les portefeuilles soient toujours diversifiés dans l'intérêt des clients et nous savons quand même que la valorisation du patrimoine de nos clients elle se fait pas simplement en France en Europe elle se fait aussi un petit peu parfois beaucoup en dehors dans le monde et donc donner la possibilité de mettre une dose limitée pour que ça soit principal majoritaire dans des PEA pour diversifier ça nous semble être une bonne position
diversifier à travers aussi une allocation plus internationale que la seule Europe voilà
mais nous on s'est arrêté on s'est fixé comme limite maximum dès le début 20% voilà d'accord
et c'est vrai que la pédagogie pour pousser les gens à davantage investir effectivement préparer leur avenir financier via entre autres la bourse et puis peut-être un jour la retraite par capitalisation arrivera-t-elle c'est de dire n'investissez pas tous vos œufs dans le même panier surtout investissez de façon diversifiée et une façon de diversifier c'est aussi d'investir à Wall Street est-ce que sortir les ETF Wall Street du PEA est une bonne idée Kevin ?
alors bon j'ai un avis un peu différent de celui de Rachid je crois que c'est une bonne idée et ça arrive à un moment où voilà on parlait de géopolitique vous parlez de géopolitique Guillaume les enjeux on va dire de souveraineté ils sont très présents les enjeux de souveraineté du capital aussi et dans un monde où il y a quand même beaucoup de capitaux qui sont levés c'est important de pouvoir aller chercher où ils sont donc ça c'est un premier élément le deuxième c'est que quand même l'essence même du PEA c'est quand même une incitation à venir investir dans un tissu économique européen et donc il y a quand même une forme de détournement on va dire de la règle et le troisième c'est qu'on peut aussi faire de la performance avec des actions européennes même si on regarde les indices les indices bancaires européens font bien mieux même que les indices stars de la tech américaine
oui il faudra convaincre les investisseurs quand même parce que dans la durée c'est plutôt à Wall Street qu'on fait de la perfe est-ce que la meilleure façon de pousser les gens à investir en Europe plutôt que d'interdire d'investir à Wall Street c'est justement d'aider les entreprises à se développer baisser la fiscalité participer à renforcer le tissu productif plutôt que la contrainte qu'elle n'est pas là la clé plutôt est-ce que quelque part c'est pas l'arme du pauvre que d'interdire
les ETF Wall Street dans les PEA la question c'est pas les interdire les investisseurs ils peuvent tout à fait investir sur les marchés d'action américains ou émergents par contre ils auront moins d'incitation fiscale à le faire si vous l'interdisez dans le PEA pourquoi vous le laissez dans l'assurance vie
vous avez raison effectivement parce qu'il n'est pas question d'interdire l'assurance vie aussi offre une carotte fiscale mais pour le coup il n'est pas question de sortir ces ETF Wall Street de l'assurance vie alors il y a un lobby de l'assurance vie qui fait bien son travail c'est quoi l'histoire
franchement je rappelle ce que vous disiez au début c'est-à-dire qu'on a une responsabilité fiduciaire on doit quand même diversifier et dire mettre par exemple comme chez nous un maximum maximum je ne dis pas que si on est toujours à 20% mais s'autoriser à aller jusqu'à par exemple 20% pas simplement à Wall Street mais un peu dans le monde sur les émergents avec ces portefeuilles swappés vous pouvez investir où vous voulez je trouve que ça met la bonne dose de diversification vous le disiez il y a des périodes où la performance elle est ailleurs et on a eu des périodes de déshérence boursière en Europe la crise de la zone euro par exemple enfin voilà maintenant effectivement là où il y a eu de l'excès et je trouve qu'effectivement sonner la fin de la partie c'est très bien proposer un PEA 100% Nikkei par exemple je trouve que ça ne fait pas beaucoup de sens
après ce qui est un peu gênant quand même c'est qu'un investisseur qui choisit d'investir à travers le PEA il le fait investir à horizon 10 ans parfois 20 ans c'est de l'investissement long terme parfois si on change les règles du jeu en cours de route en termes de messages c'est pas top non plus Kevin
encore une fois je crois que le PEA il sert bien il a une double un double objectif c'est à dire d'une part inciter on va dire les épargnants à épargner et d'autre part à venir aider au financement d'un tissu économique européen mais par ailleurs des règles d'abattement fiscaux outre-Atlantique pour les investissements outre-Atlantique il y en a aussi le thème de la souveraineté il est crucial et je crois qu'on est tous partis là-dessus on a compris qu'il fallait tous pousser et aider mais je pense qu'il y a quand même des leviers beaucoup plus forts pour justement faire qu'on soit tous un jour plus souverains c'est aller faire créer ce marché des capitaux unifiés faire en sorte que les 10 000 milliards qui dorment en dépôt il y en a partout ils s'investissent plutôt chez nous dans nos sociétés et pour cela il faut un marché où il n'y a pas 27 bourses mais un marché où il y a comme aux Etats-Unis 2-3 bourses et là sans obliger les gens à dire il faut y aller il ne faut pas y aller naturellement ces 300 milliards qui partent chaque année à Wall Street ils vont venir parce que les gens trouveront de quoi investir c'est aussi ça ou quand il y a
une introduction en bourse encourager les investisseurs particuliers à pouvoir y participer de façon précoce alors pas trop les pousser vers le risque mais quand même je vois SpaceX par exemple était ouvert aux particuliers il y a plein de capitaux européens qui sont allés s'investir dans SpaceX il y a quelques semaines c'est dommage nous on n'offre pas cette opportunité sur nos IPOs européens
il y a des fonds d'investissement dans lesquels on peut faire un appel du pré-IPO c'est-à-dire souscrire investir sur les autres particuliers on ne peut pas le faire en direct mais il peut faire par le truchement de fonds d'investissement
oui oui c'est ça le problème de l'Europe c'est qu'il y a plein de truchements aussi bon en tout cas on est en hausse aujourd'hui sur le CAC 40 plus 0,5% alors qu'à Wall Street c'est plutôt un peu mitigé on a eu l'indice PCE de très près la Fed c'est l'indice préféré de la Fed pour mesurer l'inflation qui ressort un peu légèrement supérieur aux attentes à 3,7% un pouillème supérieur aux attentes mais quand même très au-delà des objectifs de la Fed est-ce que ça peut impacter sa décision sur les taux au mois de septembre Kevin ?
je pense que oui s'il y a quelqu'un qui suit de ça de près je pense que c'est clairement mon homonyme donc monsieur Warch quand même l'inflation est toujours un sujet on va dire 5 ans 6 ans après donc ça c'est un point le deuxième c'est qu'on a aussi eu une révision à la hausse des chiffres du PIB et notamment avec une consommation qui a été plus forte et donc quand on fait la somme et de l'inflation et de la croissance économique on se retrouve avec une croissance nominale qui est à 6,6% aux Etats-Unis voilà donc avec des taux de politique monétaire là où ils sont voilà la question de est-ce que la politique monétaire américaine elle est restrictive ou accommodante je crois que la réponse est relativement relativement claire
oui donc on va vers un statu quo manifestement même si l'inflation est supérieure aux attentes je ne crois pas
qu'on aille vers un statu quo enfin voilà vous êtes contrariant le marché parie toujours sur un statu quo le marché anticipe à quoi 40% à peu près à 6 une probabilité de 40% que la réserve fédérale monte ses taux d'intérêt à la réunion de septembre alors la bonne nouvelle c'est qu'on en saura un peu plus demain après-demain je ne sais plus avec le avec le symposium de vendredi de Jacksonville à la vendredi 16h de Paris on aura sans doute en tout cas j'espère un peu plus d'indications parce que si ce n'est pas le cas le risque c'est qu'on ait à peu près la même séquence que celle qu'on a eue lors de la réunion de la réserve fédérale de juillet c'est que le statu quo ou le flou il amène quoi ?
il amène une montée des taux longs parce que le marché il y a un moment où il arbitre c'est-à-dire que ce qui n'est pas fait aujourd'hui il faudra peut-être le faire demain ça veut dire que cette inflation elle sera là encore plus longtemps alors justement c'est intéressant
est-ce que justement Kevin Wors qui va s'exprimer à Jacksonville le vendredi va tirer les leçons de cet été où l'absence de communication de la Fed au début de l'été lors de la dernière réunion a plutôt fait monter les taux obligataires effectivement créer de l'attention est-ce qu'il va tirer les leçons de tout ça et davantage cette fois communiquer et en dire au marché d'après vous ?
Non parce qu'il est arrivé avec une doctrine presque inidéologique et de dire une banque centrale ça ne doit pas trop communiquer il ne croit pas à la forward guidance et dans la littérature économique vous trouvez des gens qui vous disent qu'il faut communiquer d'autres qui vous disent qu'il faut éviter de trop communiquer laisser le marché plutôt se faire sa propre religion donc je ne suis pas certain qu'il change comme ça qu'il ait changé de doctrine comme ça en deux mois parce que les taux longs ont monté moi je pense que ce qu'il va essayer de faire ça va être un jeu il va effectivement constater que il n'y a pas la place pour baisser les taux mais il a quand même des gens derrière qui l'ont nommé pour ce job là enfin je vais dire on va peut-être parler de Scott Besant mais il a quand même été mis là pour baisser les taux parce que c'est existentiel pour Washington donc là il va je pense confirmer que ça va être très compliqué de baisser les taux mais il va pas il va essayer de s'en sortir comme la dernière fois en parlant plutôt de moyen long terme de l'IA de la productivité du fait que oui l'inflation s'est installée sur un palier plus élevé mais il y a des forces qui vont probablement éviter qu'elles ne réaccélèrent ou qu'on reparte pour un nouveau cycle inflationniste donc voilà donc il va plutôt essayer de jouer sur cela et donc je pense qu'à la sortie le marché va rester à peu près en l'état c'est-à-dire ce que vous disiez 40% de probabilité sur septembre à peu près 100% sur décembre
d'une hausse de taux
mais je pense pas voilà mais lui rappelons-nous il est là quand même il a été mis là quand même pour essayer de ne pas monter les taux et si possible de les baisser et c'est toute la question du risque de débasement du dollar et du fait que ça va ça va se payer alors il peut toujours dire qu'une partie du job de la Fed est faite par les taux longs et effectivement les conditions financières côté taux longs se sont plutôt durcies rappelons-nous quand même que l'économie c'est pas que les taux courts c'est aussi plutôt les taux obligataires qui font
ils ont un souci supplémentaire quand même les américains c'est que leur dette est manifestement de plus en plus volatile hier c'est Stéphane Déo qui était avec nous dans la data room il nous a livré cette data il se trouve que les britanniques détiennent désormais plus de dette américaine que les chinois les britanniques le royaume-uni détient 940 milliards de dollars de dette américaine 940 milliards contre 640 pour la Chine et le problème c'est pas que ce soit les britanniques même si pour les américains ça doit quand même un peu froisser l'orgueil dépendent du royaume-uni c'est un peu gênant non mais plus fondamentalement les investisseurs britanniques qui détiennent la dette américaine ce sont surtout des hedge funds c'est-à-dire des investisseurs très court terme alors que la Chine elle c'est plutôt du long terme donc on a une dette américaine entre des mains de plus en plus court termiste manifestement
ouais enfin une autre façon de le dire c'est qu'on a eu une baisse dans la proportion des détenteurs de dettes américaines on a eu une baisse très importante des investisseurs qui étaient peu sensibles au prix on pense à des banques centrales on pense à des investisseurs de très long terme qui ne sont pas alors je suis désolé pour les aspects techniques qui ne sont pas en mark to market mais qui détiennent la dette jusqu'à la maturité qui eux normalement sont assez peu sensibles à ces mouvements de prix ça représentait à peu près 70% des acheteurs de cette dette américaine aujourd'hui c'est tombé à 50% et donc mécaniquement ça fait de la place comme vous l'indiquiez à des investisseurs qui ont des horizons de temps un peu plus en tout cas qui sont eux sensibles au mouvement de prix des fonds on va dire non benchmarkés et autres donc ça c'est un élément je veux dire on voit quand même une forme de je ne sais pas si il y a un exode mais il y a quelque chose quand même de cet ordre là c'est à dire qu'il y a des investisseurs de par le monde ils sont de moins en moins enclins à acheter de la dette américaine alors c'est pas le cas des japonais pas le cas des anglais mais c'est le cas des chinois par exemple et donc là aussi on a une forme de rotation dans les candidats à acheter de la dette américaine et je ne suis pas convaincu que la politique on va dire extérieure de monsieur Trump aide à trouver des pôles d'épargne qui sont tout à fait on va dire vénéritaires à venir acheter et je veux dire même dans les pays du Golfe au Moyen-Orient il y a eu on ne va pas refaire des cours d'histoire mais voilà tout ce qui a été les accords de pétrodollars et autres dans les années 70 même ça c'est potentiellement ils ont pu
un certain nombre d'états du Golfe y compris l'Arabie Saoudite s'estimer mal défendu par les Américains face à l'Iran récemment et donc
c'est encore une fois on a ce pôle d'investissement ou détenteur de dette américaine souvent américaine qui est moins là et je crois qu'il y a un deuxième facteur c'est que dans nos métiers on parle parfois d'effet d'éviction c'est-à-dire que quand on a un gouvernement ou un état qui émet beaucoup de dettes qu'est-ce que ça fait ?
ça pousse les émetteurs de dettes du secteur privé sur le côté parce que plus de dettes émises ça veut dire des taux d'intérêt donc un coût du capital plus élevé et aujourd'hui on a un effet d'éviction mais renversé parce qu'on a des acteurs du secteur privé américain et notamment dans le secteur technologique qui émettent beaucoup de dettes donc on a peut-être aussi cette forme de course un petit peu à l'enlever de capitaux et ça fait peut-être le lien avec ce qu'on disait tout à l'heure sur le PUA pas sur les actions mais sur les obligations
la dette américaine donc les britanniques en détiennent davantage que les chinois désormais ça doit faire bizarre aux américains ça
oui ça fait bizarre maintenant il ne vous a pas échappé je pense que depuis l'arrivée de Trump 2 on n'a que des communications pour préparer ce changement structurel c'est-à-dire que Washington a compris et donc qu'est-ce qu'ils font ?
on n'en parle pas beaucoup mais le stable coin en dollars c'est une façon pour obliger les investisseurs à racheter des emprunts d'Etat et puis Bessent est en train de déréguler et de permettre aux banques d'acheter beaucoup plus d'obligations d'Etat en relaxant en relâchant un certain nombre de ratios prudentiels donc je pense qu'ils ont compris que d'une manière ou d'une autre ils devaient plus internaliser les acheteurs alors ce qu'ils vont réussir ou pas on n'en sait rien en tout cas ils ont un défi énorme parce qu'ils doivent financer de plus en plus une dette qui accélère et bon ils essayent de trouver des solutions pour limiter les dégâts en termes de hauts d'étau mais on voit bien que c'est devenu on l'a vu l'année dernière on l'a vu au mois de mars à chaque fois que le taux d'isans dépasse ou s'approche ou dépasse les 4,75 Washington Bessent et autres nous sortent un bazooka pour essayer de calmer le jeu mais c'est du court terme ça ne peut pas non plus régler le problème du moyen terme Kevin on essaie de se projeter un petit peu là-dessus enfin voilà les différentes on va dire stratégies qui sont mises en place notamment par le trésor américain pour essayer de calmer ou de limiter la hausse des taux longs ce n'est pas de nature à encourager le congrès américain à faire un peu plus son travail sur la problématique numéro 1 qui est le déficit
freiner la dérive des déficits américains effectivement puisque plutôt que de trouver les solutions de fond on va faire appel manifestement à l'ingénierie financière histoire de calmer un peu les taux et notamment une opération twist que le trésor sera en train de préparer pour encore une fois une énième fois un milliardième fois gagner du temps on continue d'en parler bien sûr ensemble on est messieurs à un quart d'heure de la clôture on accélère on entre dans la dernière de cette séance et notre CAC est toujours en hausse plus 0,38% porté par ArcelorMittal en hausse de 3% Accor gagne également 2% notez également les replis en revanche d'Effage qui va publier ses résultats sera après la clôture Effage la perd 1% il y aura aussi Idé Logistics à suivre tout à l'heure après la clôture à la bourse de Paris dont le patron d'Ide Logistics sera l'invité d'Etienne Braque ce sera vendredi matin dans Good Morning Market vous savez c'est tous les matins nous on est là pour la clôture et puis lui il assure l'ouverture des marchés c'est à 9h tous les jours Good Morning Market texte donc avec Etienne les autres baisses alors il y a quand même OVH OVH perd en ce moment 13% à la bourse de Paris après l'annonce du départ de sa directrice financière juste avant le plan stratégique à 5 ans qui sera bientôt dévoilé ça fait un peu mauvais effet c'est sûr et OVH perd donc 13% en ce moment à un peu plus de 14 euros nos experts sont là Kevin Tozet et Rachid Medjawi alors vous le disiez il y a maintenant les acteurs privés qui émettent de plus en plus de dettes ça fait pression ça sur les taux obligataires on va en parler justement de l'IA de la tech d'abord parce qu'NVIDIA doit publier ce soir ses résultats bon ça reste la première capitalisation mondiale NVIDIA il est redevenu cet été première capi à nouveau devant Apple est-ce que vous êtes serein ?
Est-ce qu'on vous abordait sereinement désormais ces publications d'NVIDIA ?
Alors il y a NVIDIA stricto sensu je pense que le marché n'a pas de crainte particulière c'est-à-dire qu'on s'attend à ce qu'ils doublent à la fois leur chiffre d'affaires leur revenu net par rapport à l'année dernière ils vont faire en un trimestre ce que la plupart des boîtes font en un an
et on le sait déjà un peu à l'avance puisque leurs clients ont déjà publié leurs résultats
non ce qui va être beaucoup attendu et on va écouter beaucoup leurs patrons c'est sur un comment se portent ces clients est-ce qu'ils gardent le rythme est-ce qu'ils ralentissent donc ça c'est la première chose importante parce que ça va permettre probablement au marché de dire il faut rejouer au contraire continuer à se calmer sur le trade IA en général en bourse donc ça ça va être intéressant et puis bien entendu on a une économie circulaire qui s'est installée dans le monde de l'IA où chacun finance l'autre chacun achète l'autre et donc on attend aussi le patron de M.
Wang le patron de Nvidia sur le côté hors bilan quels sont les revenus qu'il tire maintenant de cette activité où en gros il fait du financement de ses clients est-ce que c'est quelque chose qui est conséquente voilà et on parle même de Banque Centrale IA maintenant on a déjà vu ça dans l'histoire mais c'est quand même quelque chose qui interroge les investisseurs donc je pense que le focus ça va être plus sur les clients de Nvidia et sur globalement le business IA que plutôt les revenus ou la santé bilancielle ou profitable de Nvidia bon
Kevin ce soir 22h la publication
donc voilà ce que nous ont dit les équipes dirigeantes d'Nvidia c'est que sur ce trimestre ils devraient délivrer 91 milliards de résultats ce qu'ils ont fait historiquement c'est qu'en fait ils font en général 3 à 4 milliards de mieux que ce qu'ils guident donc ça ce sera un élément donc c'est à dire que voilà les chiffres qui peuvent être affichés actuellement ils seront sans doute plus ovés que ça je crois que le consensus il se cale plutôt là-dessus donc ça c'est un premier point l'autre point qui sera important c'est le niveau de marge c'est à dire qu'il est attendu à quoi ?
74-75% on a quand même eu une forte hausse du prix des intrants notamment on pense à la mémoire les prix de la mémoire sont en hausse de plus de 20% est-ce qu'il y aura une capacité ou est-ce qu'ils ont pu passer ces hausses de prix ça ça donnera quand même aussi une indication sur la demande sous-jacente leur pouvoir de fixation des prix on a un deuxième élément puis il y en a un troisième c'est qu'est-ce qu'ils vont nous guider ou qu'est-ce qu'ils vont nous téléguider sur le prochain trimestre et c'est vrai que voilà si on projette cette séquence le prochain trimestre s'il est annoncé aller autour de autour de 110 milliards ça veut dire quand même un rythme de croissance des résultats de 20 milliards par trimestre et ça ça veut dire quoi ?
ça veut dire que si on tire ça un petit peu dans le temps on a un multiple de valorisation admettons à 15 fois ça veut dire que la valorisation enfin la capitalisation c'est pas cher boursière de Nvidia peut aller toucher les 6 trillions de dollars sur un horizon de temps on est à 5 000 on sera à 6 000
oui d'ici un an on sera à 6 000 milliards de dollars de capi
voilà et donc ça fait quoi aller avec 15% de hausse
de hausse ce qui n'est pas énorme pour les hyperscalers mais à l'échelle d'Nvidia d'un groupe à 5 000 milliards de capi c'est quand même pas mal d'argent c'est quand même oui oui on est bien d'accord donc voilà un petit peu comment est-ce que je le cas
il y a beaucoup dérêté Nvidia ça se fait 19 fois donc il y a de la marge
oui oui alors en face on a quand même des concurrents qui essaient de monter en puissance par exemple OpenAI qui commence à fabriquer ses propres puces OpenAI a annoncé que lors de récents tests alors après ils disent ce qu'ils veulent et bien leur propre puce qui s'appelle Jalapeno c'est pas une blague leur propre puce ont de meilleures performances que celle d'Nvidia bon ils n'allaient pas communiquer l'inverse non plus
non et alors mais on peut les croire aussi là aussi il y a cette approche de diversification je crois qu'elle est importante là aussi je veux dire les niveaux de marge dont on parlait ça fait sans doute des envieux ça c'est un point ces puces Jalapeno elles sont aussi compétitives que des puces d'Nvidia mais pas que les dernières puces d'Nvidia celles qui ont été sorties il y a un an sur cette base là que s'est fait le comparatif donc là on commence déjà on peut regarder un couteau dans le capot à voir quelques différences et ensuite ces puces là elles servent à quoi ?
Elles servent à faire ce qu'on appelle dans le domaine de l'intelligence artificielle le calcul d'inférence c'est à dire en gros à répondre aux différents promptes aux différentes requêtes qu'on peut faire et elles sont beaucoup moins utilisées pour tout ce qui est le calcul d'entraînement de nouveaux modèles sur ce domaine là c'est clairement Nvidia qui a une longueur d'avance
la demande elle est là pour l'intelligence artificielle et tous les acteurs de l'IA qui ont publié cet été ont brillé honnêtement ça a été une super saison de publication aussi pour l'IA il y a toujours de l'optimisme pour l'avenir mais quand même la question du coût qu'on est prêt à payer pour les risques associés les CDS quand on regarde les CDS par exemple c'est les CDS sur Oracle je ne sais pas si vous avez vu l'info passer aujourd'hui ils ont bondi là on est à plus de 200 points de base de CDS donc c'est à 5 ans c'est à dire que l'assurance contre le risque de défaut d'Oracle à 5 ans est en train de toucher des records le prix de cette assurance c'est un record un plus haut même sur le prix de ces CDS au-delà des prix de 2008 pendant la crise financière sur Oracle Brodcom aussi voit ces CDS flamber la demande est là mais jusqu'à quel montant sera-t-on prêt à payer le risque autour de ces investissements
majeurs ?
Et au-delà d'Oracle parce qu'Oracle c'était celui de la bande qui n'avait pas de cash dès le début donc il est allé clairement du côté de la dette et ça fait un an qu'il se fait matraquer sur le marché du crédit ce qui est plus là où la vigilance c'est qu'en fait ça se généralise à tous les acteurs et en fait on voit ces acteurs qui normalement sont investment grade non spéculatifs plutôt voilà traités comme des des jugs-monds en dessous de investment grade sur le marché des CDS voilà et c'est ça ils n'empruntent pas à ces niveaux-là et c'est ça qui donc ça veut dire qu'il y a un signal des CDS quand même oui mais le marché des CDS en fait le marché n'est pas stupide c'est-à-dire que le marché a intégré le fait que le rétine bilancielle de tous ces acteurs était en train de se dégrader compte tenu des montants colossaux qu'ils doivent lever pour satisfaire la demande de leurs clients et donc alors même qu'ils sont en notation non spéculative ils traitent déjà comme des acteurs du domaine spéculatif donc de ce côté-là on peut dire que le marché n'est pas stupide et déjà préparé après comme d'habitude
il a un oeil ouvert
il a un oeil ouvert et il ne faut pas que ça aille quand même très très loin et c'est là où on reboucle avec ce qu'on disait tout à l'heure sur les taux longs américains il ne faudrait pas non plus qu'en plus à cause de Washington on ait une flambée des taux longs parce que là pour le coup des spreads des CDS ou des spreads qui s'élargissent plus des niveaux de taux qui augmentent
mais est-ce que ces CDS on doit forcément les regarder au pied de la lettre est-ce que c'est un marché très spéculatif c'est le coût d'une assurance donc c'est à prendre au pied de la lettre c'est sérieux on ne fait pas de trading de CDS ça n'existe pas si ça existe donc ça peut peut-être torsionner un tout petit peu le marché et le prix des CDS
le problème des CDS vous vous rappelez on avait connu ça en 2008 c'est un marché où en gros vous achetez une assurance sur la maison de votre voisin et vous imitez le feu c'est ça le problème des CDS c'est que moi je peux je peux acheter je peux acheter une assurance sans votre tête entre guillemets et puis et puis vous la couper c'est là où on peut avoir de l'excès si vous voulez sur ce marché on parlait de la séquence c'est à dire que si je regarde dans le rétroviseur ces grands groupes de technologies américaines ils ont emprunté quelque chose comme 600 milliards de dollars et si je regarde par le pare-brise ils vont emprunter sur les 12 prochains mois 1000 milliards de dollars et donc le marché obligataire il fait quoi ?
dont tact c'est à dire que le risque associé au non-remboursement ou à une trajectoire un peu plus aléatoire même si la probabilité que ça arrive est faible il faut quand même il faut quand même l'intégrer et donc c'est ça que reflète cette hausse du coût de l'assurance encore une fois contre un accident de crédit sur ces grands acteurs-là qui est encore une fois auquel on assise une probabilité relativement faible c'est pas une SS de vie de taille moyenne qui va se faire discuter par l'IA c'est quand même pas tout à fait
le futur Lehman Brothers je veux dire par là le groupe Too Big To Fail enfin pour le coup Lehman avait chuté mais bon c'est un acteur de la tech désormais le prochain Too Big To Fail les banques vont bien manifestement il est dans la tech
ouais je crois que le secteur des logiciels sur les marchés du crédit quand vous regardez sur du long terme les taux de défaut sur les cas spéculatifs aux Etats-Unis ça tourne autour de 3-4% encore une fois quand on regarde ce qui se passe dans des secteurs qui sont très disruptés à certaines périodes dans le temps les taux de défaut ils passent à deux chiffres vous regardez post-Covid on travaille à la maison tout ce qui est distribution vous regardez on va dire les années 2000 tout ce qui est le secteur du câble vous regardez le gaz de schiste américain tout le secteur pétrolier on a des taux de défaut qui remontent donc s'il y a un secteur dans lequel nous on fait plutôt attention c'est plutôt celui des logiciels
CBFM Bourse dans un instant bien sûr on va vivre la clôture des marchés financiers puis juste après on parlera plus spécifiquement de nos marchés européens qui d'ailleurs aujourd'hui surperforment Wall Street on parlera des valeurs des secteurs à privilégier plus spécifiquement ici en Europe mais on entre d'abord messieurs dans la data room c'est votre barre à data chaque soir le happy hour c'est juste avant la clôture Rachid et Kevin vont vous livrer des datas gratuitement comme ça par pure générosité est-ce que vous êtes prêts messieurs oui on va démarrer tiens Rachid avec vous votre chiffre ce soir 40 000 milliards de dollars
bon c'est un chiffre qui est maintenant assez galvaudé c'est le montant de la dette américaine en fait au moment où on se parle c'est plutôt 40 037 milliards quelque chose enfin ouais une paille ça monte ça monte très très vite avec le chronomètre voilà non je voulais en parler pour dire qu'il ne faut pas exagérer non plus ce chiffre en fait ça ne veut rien dire 40 000 milliards ce qui est en réalité quand vous regardez depuis à peu près une vingtaine d'années heureusement que le Washington a augmenté sa dette puisque de l'autre côté on a eu des ménages qui eux au contraire se sont désendettés donc macroéconomiquement si l'état américain n'avait pas contrebalancé ce delivery gene des ménages américains on aurait eu plutôt sachant que les entreprises ont été stables plutôt sur la période on aurait eu plutôt un risque de contraction économique donc du point de vue macroéconomique qu'un état vienne supplier l'autre agent privé qui est les ménages qui lui se déléverègent ou se désentêtent c'est plutôt plutôt efficace c'est intéressant en revanche et 30 points c'est assez rigolo c'est que l'état américain a augmenté de 30 points son taux d'endettement et les ménages ont baissé de 30 points leur taux d'endettement donc c'est ça en revanche la question importante c'est pas les 40 000 milliards c'est qu'est-ce qu'on fait de ces 40 000 milliards si vous faites essentiellement de la guerre qui sert à rien vous dépensez pour un conflit en Iran qui sert à rien si vous maintenant vous dépensez 1000 milliards pour payer juste les intérêts alors ça veut dire que cette dette en fait est improductive et là vous vous préparez des lendemains qui déchantent et puis enfin on en a parlé tout à l'heure un risque d'éviction si la compétition pour l'épargne devient trop forte entre les états les ménages les entreprises là effectivement ça peut avoir des conséquences négatives
effectivement et c'est dans cet univers là que les taux français aussi sur des plus hauts on est à 4,1% sur le 10 ans français on n'a pas parlé de la présidentielle on aura 1000 fois l'occasion d'ici là on va se rattraper il n'y a pas de soucis Kevin à vous votre data ce soir vous n'avez qu'une minute je vous préviens 146 milliards de dollars
donc 146 milliards de dollars c'est quoi ? c'est le montant des importations d'or en Chine sur le premier semestre de cette année donc voilà on a une séquence quand même avec la fermeture d'or mousse le prix du baril du pétrole qui passe les 100 dollars toute cette thématique de il faut faire ou en tout cas les nouveaux actifs de réserve ce sont des actifs réels et dans le même temps fait extraordinaire la Chine a importé 100 milliards de plus sur le premier semestre de 2026 que sur le premier semestre de 2025 et ce dont ça vient quand même se mettre en face je pense d'un narratif qui a pu être largement utilisé alors là aussi qu'est-ce que ça représente ce montant là ? ça veut dire quoi ?
ça veut dire que sur le premier semestre de 2026 la Chine a importé à peu près autant d'or qu'elle n'a importé de pétrole voilà donc là aussi ça met les choses je vous prends un petit peu
il faut dire qu'elle en a moins importé avec l'Ironan mais je plaisante mais ça donne une échelle
là aussi c'est pour donner quelques points d'ancrage et fait je crois assez remarquable c'est que ça ne s'est pas fait dans un marché où l'or remontait ce qui est plutôt la tendance historique des investisseurs chinois mais plutôt dans un environnement où l'or baissait donc ça veut dire quoi ? que c'est un actif qui est un peu bizarre volatil assez liquide mais c'est un actif qu'on ne peut pas être exproprié et ça vaut sans doute mieux que d'acheter ou d'investir sur des obligations dont le prix pourra baisser à 50 cents pour le dollar
record d'achat d'or encore au premier semestre par la Chine c'est très impressionnant on aurait pu ajouter une autre data multipliée par 27 les paris sportifs les montants investis par les américains en paris sportifs fois 27 en 7 ans c'est incroyable ils investissent de plus en plus alors ils investissent de plus en plus en action les américains mais ils investissent aussi 27 fois plus aujourd'hui dans les paris sportifs qu'en 2018 c'est fou ça ?
moi je trouve ça inquiétant c'est un peu l'économie casino c'est à dire que l'investissement c'est plus un investissement productif auquel faisait allusion Rachid c'est un investissement pour maximiser le gain à long terme et on le retrouve sur toutes ces options un jour ces nouveaux sites type Robinwood les investissements avec 100 commissions enfin après je ne suis pas là pour l'idée mais on peut quand même comprendre que cette génération les millénioles et cette Gen Z et bien ils auront contrairement à leurs parents ou leurs grands-parents sans doute moins la capacité à voir faire fortifier leur patrimoine avec l'immobilier ou les actifs traditionnels
les montants investis en paris sportifs fois 27 en 7 ans c'est pas la faute du Covid c'est quand on était tous ils étaient à la maison
ils s'ennuient un peu c'est sûr
ils investissent plus les américains investissent plus dans les paris sportifs que dans des livres dans le cinéma dans des achats de place pour aller voir des matchs etc tous les produits culturels cumulés désormais c'est moins que les paris sportifs investis par les américains voilà c'est la nouvelle culture aussi merci de nous avoir accompagnés tous les deux Kevin Tozer Rachid Medjawi dans un instant la clôture on va la vivre avec Antoine en direct à tout de suite sur BFM Business BFM Bourse la clôture de la Bourse de Paris avec Antoine rebonsoir Antoine rebonsoir comment termine-t-on ce soir ?
pas mal cette clôture après deux séances de baisse consécutive plus 0,54% pour le CAC 40 qui termine à 8462 points on va juste regarder les volumes parce que c'est important ils ne sont pas très importants cette semaine et donc ça se confirme on est sous les 3 milliards d'euros 2,99 milliards très exactement mais on ne va pas abouder notre plaisir ah il y a eu un clip de plus sur le fixing plus 0,27 vous vous rendez compte ?
on a perdu la moitié de nos gains plus 0,27 en définitive 8462 points au fixing à l'instant donc les volumes 2,99 milliards plus 0,23% pour l'Eurostock 50 le DAX à Francfort vraiment sur le fil du rasoir plus 0,08 plus 0,05% à Madrid l'Euronext Tech Leaders en revanche le coup de mou c'est confirmé on est à moins 0,05% en clôture c'est vraiment l'industrie qui a signé la meilleure performance ArcelorMittal qui gagne 3,2% à 64,56 euros Safran en plus 1,92 350,40 euros et puis des valeurs un petit peu plus discrétionnaires on va dire le luxe Kering plus 2,25 250,2,75 Accor plus 1,74 à 47,47 à la baisse Capgemini recule de 2,6% à 106,50 euros Eurofin Scientifique moins 1,7 72,82 euros Next moins 57 162,60 sur le SBF 120 Worldline signe la plus forte hausse à plus 7,17 13,40 Ubisoft plus forte baisse moins 4,5 à 5,30 marché obligataire 4,08 pour le 10 ans français 3,24 pour le 10 ans allemand 4,65 pour le T-Band de 10 ans américain et la correction c'est donc confirmé du côté du pétrole le Brent de Mer du Nord 87,29 82,36 pour le brut léger américain Net détente des cours du pétrole en début de semaine on était à 92 dollars on n'est plus qu'à 87 sur le Brent ça va vite avec en plus apparemment un accord entre l'Iran et Oman pour ouvrir une route transitoire dans le détroit d'Hormuz bon énième épisode Romain Dobry nous rejoint Bourse Direct Regonçoit Romain plus 0,27% le cas que ce soir il a même franchi en séance les 8,005 quelle perspective pour la suite d'après vous ?
Toujours ce qu'on disait du manque d'intérêt manque de momentum on a à partir de la mi-séance glissé doucement et repris une partie des gains qu'on avait en début de séance c'est quand même des signes de faiblesse sur les indices d'autant plus qu'il faut le dire en Europe on est quand même très complaisant en termes de couverture dans les portefeuilles on flirte à mon sens sur l'indice K40 avec des niveaux d'alerte 8 435 points et des structures de retournement baissière qui pourraient se valider avec des baisses de l'ordre de 5% pour l'indice parisien sur le DAX c'est un petit peu la même chose on est un peu plus loin du niveau d'alerte c'est 25 890 points mais pareil un manque de momentum en séance on progresse 7 0,80% on termine en très légère hausse donc encore une fois sur les sommets attention à des accélérations baissières possibles on est complaisant on manque d'intérêt manque de volume il y a des risques encore une fois de volatilité à court terme c'est un peu plus stable sur les marchés américains même si encore une fois on manque aussi on est dans l'attente vraiment des publications d'Edwiger manifestement
c'est sûr ce soir 22h on est dans l'attente aussi de la spéciale REF à 18h tout à l'heure Edwige Chevrillon prend les commandes depuis la REF le rassemblement des entrepreneurs de France l'université d'été du MEDEF elle sera en compagnie Edwige Chevrillon d'Eric Trappier le prétorne d'Asso Aviation donc voilà BFM Business mobilisé au coeur de cette rencontre des entrepreneurs de France et l'édition spéciale d'Edwige à partir de 18h dans à peine un petit quart d'heure allez encore 18 minutes de patience d'ici là on va refaire la séance et vous apporter un max d'idées pour vos portefeuilles c'est parti BFM Bourse on refait la séance ils sont là nos experts pour refaire la séance Romain Dobry bien sûr Thibaut François Fastia Capital en fil rouge rebonsoir Thibaut et Etienne Monceau depuis les bureaux de Zone Bourse bonsoir Etienne ravi de vous retrouver bonsoir Yann tous tiens Etienne rapidement d'abord comment vous les sentez les marchés avant d'entrer dans le détail des différentes valeurs l'NVIDIA qui va publier aussi au global les marchés dans cette pré-rentrée est-ce que vous les sentez plutôt plein de potentiel ou plutôt fatigué Etienne ?
Non je sens beaucoup de potentiel mais pas nécessairement par rapport à la saison de résultat qui vient de se terminer mais plutôt par un regard qui se porte vers d'autres valeurs qui ne sont pas forcément les valeurs liées à l'IA je pense que dans le reste du marché il y a plein de nouvelles choses à faire et que ça y est le marché se concentre sur ces nouvelles idées on va d'ailleurs parler aujourd'hui du marché suisse je pense que c'est il est très intéressant et que c'est un marché qui a été laissé très longtemps de côté et on va parler également aussi d'IA avec la publication de Nvidia ce soir mais voilà je pense qu'il y a plein d'autres choses à faire et que les investisseurs sont au courant et se mettent à regarder ailleurs
Peut-être un univers d'opportunité qui s'élargit c'est vrai qu'on a vu les performances d'ailleurs sur les marchés s'élargir au-delà de la tech largement et dans les publications aussi il n'y a pas eu que des bonnes nouvelles dans la tech il y en a eu dans plein de secteurs est-ce que vous sentez que le potentiel s'élargit sur davantage de secteurs et de valeurs désormais pour cette rentrée Thibault
ce serait bien aujourd'hui on s'est concentré sur les valeurs de la tech qui on va dire c'est le gros des indices aujourd'hui clairement donc aujourd'hui c'est bien de s'intéresser aussi à d'autres boîtes les entreprises en plus ont fait de bonnes publications elles ont plutôt été rassurantes sur la fin d'année sur les perspectives donc je suis d'accord avec Etienne il y a plein de choses à faire sur le marché pas forcément dans la tech mais aussi dans la tech la tech a quand même pas mal glissé ces dernières semaines cet été il y a quand même eu des retours en arrière de pas mal de tech il y a eu pas mal de retours en arrière sur les valeurs défensives de la défense en règle générale et donc c'est vrai qu'il y a certaines choses à faire sur le marché et je confirme un petit peu l'enthousiasme d'Etienne
bon vous nous offrez un magnifique lac enfin lac oui depuis Annecy d'ailleurs Etienne du coup on va plonger la tête la première vous dites il y a plein d'opportunités qui sont en train d'émerger lesquelles allez un chouchou chacun pour la rentrée avant de parler d'Annecy dans un instant pour cette rentrée votre valeur pépite et favorite votre pari
Thibault je vais rester dans la tech je vais rester dans la tech avec STM qui a fait une publication qui était très correcte sur le deuxième trimestre qui a beaucoup corrigé avec les tech plutôt européennes d'ailleurs depuis quelques semaines elle a bien elle avait fortement monté et elle a corrigé elle est quand même en hausse de plus de 100% depuis le début de l'année mais je trouve qu'il y a encore beaucoup de potentiel et je pense qu'on va avoir une confirmation par Nvidia que la demande est toujours extrêmement soutenue sur l'ensemble du marché des semi-conducteurs donc je m'attends à une bonne fin d'année 2026 et surtout une très bonne année 2027 la valorisation n'est pas très exigeante sur le dossier STM et je pense qu'on va avoir de bonnes surprises encore sur le dossier
bon STM donc pardon mais vous ne nous éloignez pas trop de la tech on reste dans la tech moi je pensais que vous alliez élargir un peu l'horizon non non ça reste quand même STM votre valeur favorite de la rentrée
aujourd'hui il y a du potentiel
ok Etienne vous allez élargir l'horizon ou parole parole parole
oui oui allons-y je vais vraiment élargir l'horizon pour le cas je parlais de Richemont en Suisse c'est une entreprise qu'on n'a pas en portefeuille mais qu'on regarde attentivement parce qu'elle a une caractéristique particulière c'est qu'elle a un gros pourcentage de son chiffre d'affaires qui vient de la joaillerie et ça marche super bien ça marche super bien aux US et au Japon avec Cartier notamment et par rapport aux autres entreprises du luxe la joaillerie ça marche super bien et ça fait que Richemont se démarque de son industrie et je pense que quand on veut se tourner vers ces valeurs du luxe ça devient vraiment une entreprise de choix donc pourquoi pas
et d'ailleurs Richemont ont valeur côté Azurique donc on est sur le marché suisse vous nous disiez tout à l'heure en introduction il y a quelque chose à faire sur ce marché suisse il y a beaucoup de grandes pépites à fort potentiel aussi en Suisse on imagine la Suisse comme un pays oui oui bien sûr solide sur ses appuis mais un peu ronflant non non en bourse il y a beaucoup de potentiel et il y a vraiment de la performance à faire pour l'avenir d'après vous Etienne
en fait c'est exactement ça quand il y a vraiment un gros crowd trade c'est à dire une opportunité que tout le monde prend une voie que tout le monde prend et qui rapporte beaucoup d'argent genre la thématique qu'il y a récemment naturellement le marché suisse qui lui est plutôt solide robuste et apporte un rendement consistant il est mis de côté et c'est vrai que sur les trois dernières années même le SMI faisait bien moins bien que l'Eurostock 50 et là depuis le début de l'année on est kiff kiff donc c'est peut-être un retour du marché suisse un retour de l'intérêt des investisseurs pour le marché suisse et pour les valeurs qui le composent après il faut savoir quand même que le SMI c'est quand même un indice effectivement fortement concentré sur Nestlé les Big Pharma et la finance mais il y a aussi de très belles industrielles en Suisse et il y a aussi un petit peu de luxe comme Richemont que je citais dans les belles industrielles on peut citer ABB qui est un équivalent de Schneider Electric en Suisse et dans la Pharma nous ce qu'on aime bien en ce moment c'est Sandoz alors on avait Novartis pendant un moment en portefeuille et on l'a vendu parce qu'on pense que tout le marché avait bien compris que c'était un super dossier et que du coup il s'était remis sur des niveaux de valo qu'on considérait comme sans potentiel mais on s'est mis sur Sandoz pour jouer la vague des brevets qui arrivent à expiration parce que Sandoz c'est vraiment le spécialiste du médicament générique et des biosimilaires les biosimilaires c'est des médicaments qui mettent 7, 9 ans à être développés Sandoz c'est les spécialistes de ça il y a plein de médicaments qui arrivent à expiration et on pense que c'est une très belle opportunité et c'est une opportunité de nouveau en Suisse
Romain on vous retrouve à nouveau chez Bourse Direct dans ces valeurs que vient de citer Étienne ou pourquoi pas STM qui est la valeur chouchou le favori de Thibaut pour la rentrée est-ce qu'il y en a une qui graphiquement présente plus de potentiel d'après vous ?
STM on revient sur des niveaux de support la zone 41 44 effectivement une zone de retracement importante on n'a pas de signal d'achat dans l'immédiat mais effectivement des publications d'NVIDIA pourraient réveiller le dossier qui consolide quand même assez puissamment sur le marché suisse je regardais effectivement Sandoz c'est haut mais il n'y a pas de signal d'invalidation dans le mouvement Richemont effectivement c'est intéressant depuis sa publication et tant qu'elle est au-delà de 180 il y a un potentiel haussier pour aller chercher des cibles aux alentours pourquoi pas dans un premier temps de 218 donc il y a effectivement des choses à faire de ce côté-là puis sur d'autres secteurs on voit aussi l'uranium qui est à des plus hauts et toutes les valeurs qui sont liées qui rebondissent un peu donc il y a effectivement la défense comme vous l'évoquiez des secteurs qui surperforment dans ce contexte-là il y a quand même des choses qui restent assez solides malgré l'incertitude pour l'instant un peu sur les indices manque de tendance
Ce soir le CAC grappille 0,27% petite hausse donc Wall Street plutôt en petite baisse après l'indice PCE qui a été publié un peu supérieur aux attentes on en parlait avec Patrice Gautry dans l'écho du monde la séquence est disponible en replay sur la dynamique la trajectoire d'inflation américaine et l'impact de ce PCE sur la décision de la Fed à venir Patrice nous en a parlé très très clairement donc l'écho du monde a retrouvé en replay sur l'application BFM Business on s'est beaucoup alarmé bien sûr du hack du site de la direction générale des finances de Bercy pour plein de contribuables il se trouve qu'aux Etats-Unis les autorités sont en train de communiquer sur une cyberattaque qui aurait concerné le département de la justice qui aurait concerné plusieurs ministères là-bas aux Etats-Unis bon alors c'est peut-être pas la même ampleur que ce qui a concerné Bercy mais enfin voilà on voit que cette thématique-là la cybersécurité elle est en train de monter les besoins d'investissement en cybersécurité les besoins de monter en souveraineté aussi y compris à travers le cloud et nous on a un champion ici en France c'est OVH Cloud dans le cloud souverain sauf qu'OVH vient de perdre sa directrice financière à quelques semaines de la publication de l'annonce de leur plan stratégique à 5 ans ça fait mauvais effet le départ de la directrice financière le titre perd ce soir 13% Thibault est-ce que ce moins 13 offre un point d'entrée aux investisseurs ou surtout pas OVH ?
Alors c'est pas surtout pas mais le titre avait vraiment bien monté ces dernières semaines et ces derniers mois donc je pense que c'est plus des prises de bénéfices qu'autre chose sur le dossier OVH alors c'est vraiment très violent je pense pas que ça soit seulement lié à mon avis au départ de la DAF il y a eu des départs de dirigeants qui sont plus stratégiques à mon avis que la directrice financière qui ont été moins malmenés que ça en bourse donc je pense que c'est un effet conjugué donc mauvaise nouvelle effectivement sur le titre il y a quelques semaines du plan stratégique mais surtout des prises de bénéfices importantes sur le dossier mais sur le fond je suis d'accord avec vous la tendance le momentum est extrêmement favorable pour ce genre d'entreprise la cybersécurité c'est un vrai sujet donc OVH forcément va tirer son épingle du jeu d'un point de vue souveraineté européenne mais quand on parle de cybersécurité on en parlait tout à l'heure sur la partie ESN pour installer la partie cyber dans les boîtes il va aussi falloir passer par les ESN en plus de l'intelligence artificielle donc c'est pour ça que je reste totalement positif sur la partie secteur ESN aujourd'hui
ESN votre ESN favorite c'est laquelle ?
on aime beaucoup OB qui est A-U-B-A-Y A-U-B-A-Y exactement peu importe les cycles peu importe ce qui se passe dans le marché ils arrivent à sortir de la croissance organique de façon régulière et je pense qu'il y a encore pas mal de potentiel sur le dossier qu'une entreprise qui est extrêmement bien gérée
Etienne ce soir OVH perd donc 13% après l'annonce du départ de la directrice financière est-ce que ce moins 13% est un point d'entrée pour les investisseurs d'après vous ?
OVH on l'a en portefeuille et on risque certainement de la garder en tout cas on ne va pas la sortir sur la base de cette nouvelle j'aimerais beaucoup être à Paris pour connaître les petits potins pour savoir pourquoi effectivement elle est partie parce que je me pose beaucoup de questions le timing est effectivement étrange en revanche c'est possible qu'elle ait rempli sa mission et qu'elle se soit dit voilà j'ai plus rien à faire maintenant c'est place à l'exécution sa mission c'était quoi ?
en fait elle est spécialiste de l'investissement et du financement elle est venue chez OVH elle a instauré une discipline des CAPEX dans un environnement enfin dans un contexte où c'était extrêmement important d'être très disciplinée sur les CAPEX pour ces acteurs-là et elle a conduit tout le refinancement à hauteur de 1,4 milliard d'euros environ de OVH alors peut-être que c'est dit mission accomplie merci Stéphanie je m'en vais mais j'ai des doutes parce que sinon l'annonce aurait peut-être été faite autrement mais je doute aussi que ce soit sur des histoires de doutes financiers ou comptables ou quoi que ce soit donc j'aimerais bien avoir le fin mot de l'histoire je pense qu'on ne l'aura pas et effectivement je pense que le moins 13 c'est plus des prises de bénéfices à court terme et une correction à court terme qu'effectivement cette news-là une réaction à cette news en particulier
on a des publications ce soir donc attendu Nvidia à 22h on en parlera dans un tout petit instant il y a Eiffage aussi qui publie vous l'aimez cette valeur Eiffage ça fait partie de vos valeurs chouchoutes aussi à la Bourse de Paris en l'occurrence avant la publication il y aura aussi des logistiques dans quelques minutes Eiffage vous aimez vous la catégorisez positivement clairement
Eiffage c'est un super dossier qui a pas mal baissé en plus ces dernières semaines on est quand même à presque moins 20 je crois sur 6 mois sur le dossier Eiffage alors que les publications sont plutôt solides on va dire c'est la petite dernière des grosses capes françaises qui publie toutes les boîtes ont publié plutôt fin juillet donc on va dire que c'est l'une des dernières à publier fin août c'est une habitude pour Eiffage qui fait toujours ce genre de publication si on fait un petit parallèle avec ce qu'a fait Vinci et ce qu'a fait Bouygues en termes de publication sur le semestre on s'est aperçu que les deux boîtes ont fait des très bonnes publications largement au-dessus des attentes et Eiffage n'a pas l'habitude de publier moins bien qu'un Vinci ou moins bien qu'un Bouygues donc je ne serais pas surpris qu'on ait une bonne publication ce soir sur le dossier Eiffage que ça soit en termes de croissance mais aussi surtout en termes de marge sur le dossier Eiffage
Alors justement Eiffage donc que vous appréciez plus tôt ils sont en train à l'instant de publier leurs résultats on a un chiffre d'affaires du premier semestre de 12,2 milliards d'euros c'est supérieur un peu supérieur aux 12,1 milliards d'euros qui étaient attendus donc comme vous dites ils publient légèrement au-dessus des attentes en termes de chiffre d'affaires le carnet de commandes bondit de 7% sur un an à 31,5 milliards d'euros donc signe manifestement d'une forte visibilité future voilà et donc chiffre d'affaires supérieur aux attentes et expansion du carnet de commandes on attend la suite des résultats en revanche sur le résultat opérationnel c'est un peu moins bien qu'attendu légère sous-performance mais bon en face de ce résultat opérationnel un peu décevant on a des projets sécurisés plutôt a priori rassurants pour la suite et l'avenir Eiffage voilà ces chiffres que je vous livre ils vous confirment dans l'idée qu'il faut garder Eiffage en portefeuille j'imagine
on va dire attentivement le communiquer mais effectivement on est positif sur le dossier
bon et ce soir à 22h donc Nvidia va publier ses résultats en préparant l'émission Etienne vous me disiez alors mais attendez là sur Nvidia il faut me laisser du temps j'ai plein de trucs à raconter sauf que vous n'avez que 2 minutes 15 c'est votre défi Etienne qu'attendez-vous sur Nvidia de si fort que ça ?
c'est pas forcément que j'attends quelque chose de si fort c'était que je trouve que le dossier il faut en parler il est extrêmement intéressant en ce moment Nvidia c'est une entreprise qui a démontré sa capacité à adapter son narratif à l'évolution extrêmement rapide de l'environnement dans lequel elle évolue on a bien compris qu'Nvidia ne fait plus que des GPU ils vendent tout un système et ils appuient bien là-dessus ils sont présents sur tous les fronts sur la photonique sur le networking la capacité des puces à discuter entre elles sur l'inférence et la rapidité de l'inférence à un point que c'en est même presque difficile à suivre si je suis neutre sur le dossier Nvidia en fait c'est parce que je fais partie des gens qui pensent que cette idée que dans quelques années 20% de la consommation électrique aux Etats-Unis ce sera pour des data centers ou que l'euroïque des activités des néocloud ce sera de l'ordre de 30% je n'y crois pas du tout je crois par contre dans l'IA mais je crois dans l'IA et l'inférence locale je pense que c'est extrêmement important de comprendre qu'on a atteint un niveau d'intelligence des modèles qui est suffisant aujourd'hui aujourd'hui avec la suite de modèles de OpenAI GPT 5.6 ou avec Opus 5 on fait absolument tout dans les métiers les plus complexes et la preuve en est que Fable 5 le taux d'adoption il est ridicule pourquoi ?
parce qu'on a ce niveau d'intelligence qui est suffisamment intéressant donc ma conviction c'est quoi ?
c'est que quand l'open source aura rattrapé l'intelligence de ces modèles-là et qu'on sera capable de faire tourner ces modèles open source sur des infrastructures à la maison qui ne coûteront plus aussi cher parce qu'actuellement c'est vrai qu'un Mac Studio ça coûte 11 000 euros et donc c'est très difficile de faire tourner dans des conditions décentes un modèle de forte intelligence sur une infrastructure qu'on achète mais quand les prix redeviendront un peu plus acceptables et bien beaucoup beaucoup d'entreprises et d'entrepreneurs switcheront des solutions cloud vers de l'inférence locale et c'est ça que je trouve extrêmement important Nvidia est très bien positionné sur l'inférence locale avec Sparks mais en fait le chiffre d'affaires de Nvidia 92% c'est de la croissance du chiffre d'affaires c'est du data center pardon donc ils ont beau être bien positionnés ils ont quand même une très grosse activité c'est un data center qui je pense est surdimensionné
et toujours la question de la disruption des futures disruptions à venir qui sera le prochain de disrupter Nvidia peut-être dans la liste en tout cas une partie du business ce sera très intéressant merci beaucoup de nous avoir accompagnés même s'ils sont au coeur de tout évidemment ils sont indispensables bien sûr oui oui bien sûr rien dit j'ai rien dit de mal sur Nvidia Thibaut il publie ce soir à 22h donc on suivra ça merci beaucoup Thibaut François Fastea Étienne Monceau Zone Bourse on salue Romain Dobry qui nous a accompagné depuis Bourse Direct le CAC ce soir a gagné 0,27% dans un instant édition spéciale de la REF sur BFM Business Edwige Chevrillon depuis Roland-Garros pour le coup d'envoi de la rencontre des entrepreneurs de France elle reçoit Eric Trapier le patron de Dassault Aviation et Bruno Le Maire c'est à suivre donc BFM Business au coeur de la REF dans un instant BFM Bourse vos placements nos conseils sur BFM Business