Ukraine, Service militaire : Alain Bauer invité de LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Vladimir Poutine continue de diviser l'Union européenne et cette fois-ci, il se sert de l'un de ses dirigeant européens préférés, Victor Orban, qu'il a rencontré pas plus tard que tout à l'heure. Écoutez, c'était la proposition de Donald, mais il a immédiatement ajouté "Nous avons de bonnes relations avec la Hongrie, tout comme vous. Nous avons tous les deux de bonnes relations avec Victor.
Il nous a donc proposé cette option et bien sûr nous avons accepté avec plaisir. Si au cours de nos discussions avec les États-Unis, il est question d'utiliser Budapest comme lieu de rencontre, j'en serai également très heureux. Bonsoir Alin B.
Bonsoir. Je suis ravi de vous recevoir en plateau. Professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, auteur du roman d'espionnage Conspiration au Vatican qui vient de paraître aux éditions First.
La suite des tomes 1 et 2 opération Zelenski la guerre qui est voilà menace sur Taiïwan dont on parlera également des aventures de l'agence d'espionnage Mozart qui sont des succès en librairie. Alain Berre Vladimir Poutine au côté de Victor Orban. Est-ce que Victor Orban peut au final accueillir des négociations ?
Bien sûr. Lui, le président Erdogan en Turquie où il y a des négociations à Istanbul de manière régulière. Il y en a d'autres à Dubaï ou Abu Dhabi.
On peut en avoir rien. Le nombre d'endroits où on peut négocier est totalement infini. Il y a quelques interdits parce que on on l'a vu d'ailleurs y compris à Encorage donc ce qui était inattendu puisqueen général c'est on ne va pas sur le territoire de la territoire de l'adversaire le plus important même si cette question a beaucoup évolué depuis l'élection de Donald Trump et sa relation personnelle avec Vladimir Poutine mais non bien sûr ça pourrait être en Slovaquie chez monsieur Fico, ça pourrait être en Géorgie puisque ce sont les trois alliés structurel de la Russie.
On a vu les évolutions en République tchèque. Donc il peut y avoir des tendans. Ça ne sera probablement pas à Varsovie mais ça aurait pu être à Berlin.
Même des crié tout de même, il parle à tout le monde Victor Orban, il a réussi à sortir son épingle du jeu. Bah il est le premier ministre de son pays. Il le dirige.
Il a des élections prochaines donc il est en campagne. C'est des élections difficiles pour lui parce qu'elle malgré tous ses efforts de maîtrise des médias, il a il n'est pas sûr qu'il gagne. Euh il a une très très forte puissante opposition qui a décidé de s'unir et de le mettre en difficulté.
Donc lui, c'est à la fois un problème intérieur et un problème extérieur. Un problème intérieur parce que ça lui donne de la surface et un problème extérieur parce qu'il veut montrer que la Hongrie est prête à jouer son rôle de pont entre la Russie et l'Union européenne. Par ailleurs, la Russie sont un de ses principaux fournisseurs énergétiques et il y a un troisième intérêt qui est gérer les fins de mois.
Les négociations engagées par Donald Trump sont jugées très favorables à Moscou. Et ce qui a décrié le plan de paix, c'est notamment la fuite de cette conversation entre l'envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, et son son homologue russe. Écoutez mon ami, je vous donne juste ton conseil.
Tu penses qu'il serait utile que nos patrons se parlent au téléphone ? Voici ce qui serait formidable. Il pourrait dire au président Trump, "Vous savez, Steve et Yori ont discuté d'un plan de paix très similaire en 20 points.
J'ai dit au président que la Russie a toujours voulu un accord de paix. Tu sais que j'ai le plus profond respect pour le président Poutine. De toi à moi, je sais ce qu'il faudra pour conclure un plan de paix de NES et un échange de territoire quelque part.
Conversation tout de même ubesque, information de Bloomberg. Euh quand on voit cet échange, comment est-ce possible que cet échange ait pu être capté de cette manière-là ? Alain Boa, alors d'abord, il y a un amateurisme généralisé euh qui existe hein puisqu'on a vu, y compris euh sur une boucle signale un journaliste de Z Atlantique, le rédacteur en chef, par ailleurs se faire bêtement inviter et assister à une réunion préparatoire à des opérations militaires hautement classifiées, ce qui n'est pas le cas sur le proch à l'époque.
Oui. Ce qui n'est pas le cas de ceci. Euh donc euh premièrement, deuxièmement, euh les entreprises d'interception sont aujourd'hui suffisamment nombreuses euh pour pouvoir faire tout cela au bénéfice A d'un état euh B d'un opérateur euh privé qui a intérêt à savoir un peu avant les autres quelque chose pour spéculer sur l'information.
Cette histoire est aussi ancienne que la gestion du télégraphe Chap pour spéculer sur les effets des armées naoléoniennes en Espagne. Mais qui aurait intérêt à faire ça ? Tout le monde.
Euh les clans les plus durs qui veulent pousser un échec des négociations. Il y a des clans plus durs que Vladimir Poutine en Russie. Il y a des faucons américains qui s'expriment de plus en plus depuis la raclée que les Républicains ont connu lors de ces demi-élections.
Sont pas vraiment des élections de mi-mandat. C'est des demi mi-mandats mais qui ont permis à des démocrates de gagner des sièges qu'ils avaient pas eu depuis 1800 ans. Donc on sent bien que l'ampleur de la défaite a commencé à avoir des effets dans le camp républicain.
Alors pas par antiumpisme mais par perdre de perdre son siège, ce qui est toujours le début de la sagesse souvent en tout cas parfois. Et donc là tout le monde peut avoir intérêt à diffuser ces informations qui par ailleurs n'ont rien d'extraordinaire. C'est dire le fait queon se parle gentiment entre négociateurs.
Quand on va négocier quelque chose, on commence pas par insulter celui qui est en face ni son patron. Autrement ça ne sert à rien. Donc des négociations se passent toujours dans une atmosphère sympathique et bienveillante.
On évite de dire des horreurs et en général on enveloppe et on emballe assez bien les choses. Mais si on regarde ce trucl à plat et non pas avec une dose de moraline à l'européenne où mon dieu c'est horrible. Il a dit du bien de Poutine en fait il s'est rien passé d'extraordinaire.
Et d'ailleurs le président Trump de ce point de vue là a dit "Bah oui, Witkov c'est son boulot et alors et comme vous avez pu constater le après et alors n'a connu aucun rebondissement particulier car on ne peut rien lui reprocher de particulier puisqu'on sait exactement ce que sont les termes de la négociation non pas depuis cette semaine la semaine dernière mais depuis Istanbul en 2022 c'est la même négociation j'amène toujours le le projet de traité proposé à Istanboule alors il a moins de points mais beaucoup plus de sous-points. Donc en fait c'est le même. Il y a à peu près les mêmes éléments.
Il y a deux trois nouveautés euh qui apparaissent qui sont des éléments de négociation qui pourraient permettre à Vladimir Poutine de dire "J'ai gagné" sans avoir tout à fait gagné notamment dans la zone de Donetz qui serait pas euh complètement passé sous contrôle russe mais sous souveraineté rus est encore aux Ukrainiens. C'est ça. Mais qui deviendra une sorte de glac finlandais comme on l'a connu juste après la deuxième guerre mondiale.
Zaporidja, je suis venu ici expliquer ce qu'était l'accord sur la centrale cogérée par l'AIEA ou les Américains avec répartition 5050 de la production plus grande centrale nucléaire d'Europe. Ce qui est en terme énergétique y compris pour ceux qui veulent se sortir de la domination en hydrocarburus, c'est un enjeu hein, c'est pas seulement un enjeu de la négociation, c'est aussi un enjeu de du jour d'après. Et puis le débat sur le corridor qui permet d'isoler la mer d'Azov et de gagner garantir la connexion entre la Crimée et le Donbas.
Mais aujourd'hui, on sait bien que plus rien n'avance ou ne recule, que tout est millimétrique, que c'est verdin vers la fin du conflit, qu'il y a plus de de corps à corps, qu'il n'y a plus que des champs de drone sur champ de drone. Vous aviez diffusé un extraordinaire reportage où l'élément essentiel n'est pas visuel mais sonore. On entend ce bourdonnement permanent de centaines de drones partout et donc tout ceci a totalement changé la figure la figure de la gare.
Donc il y a rien d'extraordinaire dans ce dans ce dialogue. Ce qui est beaucoup plus intéressant, c'est les déclarations de Vladimir Poutine au Kirgizan disant oui mais non parce que à la fin, comme il l'a déjà fait au moment de 2022 avec son envoyé spécial de l'époque, monsieur Kozac, ça ne s'invente pas, tout avait été dilé et il a dit non. Mais vous l'entendez Alain Bur cette musique de fond qui dirait que l'Amérique a été manipulée par les Russes.
Vous y croyez ? Non, je crois que l'Amérique a décidé qu'elle voulait pas euh qu'elle voulait se débarrasser de la question ukrainienne. Ce n'est pas une surprise pour personne.
Depuis euh les la première élection de Donald Trump euh jusqu'à euh nos jours, les États-Unis ont décidé, comme l'avait fait l'administration Obama, que le pivot était asiatique, que l'ennemi était la Chine et que tout le reste était devenu secondaire, superfétatoire et inutile. Obamait avant 2022, 24 février 2022. Mais l'administration Biden passe 3 semaines à nous expliquer que la guerre va commencer le lendemain et quelques jours avant l'invasion, le 24 février, il est interviewé, je ne sais plus quelle occasion et lui dit "Bon ben d'accord, vous nous racontez que l'invasion va avoir lieu.
Bon, ça fait 3 semaines que c'est le lendemain avec un petit air dubitatif du genre tu cries au loup, tu cries au loup mais en fait bon." Et la question qui est posée par le journaliste et d'accord et s'il envahit qu'est-ce que vous faites ? Est-ce que vous envoyez des troupes ?
Réponse : Non. Bah la réponse non a déclenché l'idée chez les Russes que bon c'était autorisé. Pourquoi ?
Parce que depuis la chute du mur de Berlin, il y a trois zones neutres dans la relation entre la Russie et l'Occident. Pas seulement l'Union européenne, ni les États-Unis, l'Occident, l'Ukraine, la Geéorgie et l'enclave de Kaliningrad. Tout le reste était ouvert.
On pouvait l'entrer dans l'Union européenne, même l'Alliance Atlantique. On a négocié la réunification de l'Allemagne au nom de ces trois interdits, ces lignes rouges absolu d'envillir l'Ukraine. C'est pas ça qui est dit.
Ça voulait dire que l'Ukraine n'entrait pas dans l'OTAN, pas plus que la Geéorgie, pas plus que Caliningrad et qu'on allait pas isoler ou enfermer Caliningrad. Nous avons tenu 10 ans sur cette idée. Puis peu à peu, naturellement euh l'effondrement du pact de Varsovie, la communauté des États indépendants, l'idée que la Russie était en plein chaos, a amené les occidentaux pour des raisons d'ouverture de marché et les Américains pour des raisons de revanche et de vengeance sur cet ennemi qui leur avait tellement fait peur à s'élargir et à s'étendre.
Nous nous sommes beaucoup étendus sur à peu près tout le pack de Varsovie, sauf ces trois enclaves. L'enclave de Calrade qui est russe, même si elle était historiquement allemande, et puis les deux autres. Et puis un pouvoir démocratique a pris le dessus en Geéorgie et il y a eu une guerre en 2008 pour récupérer deux provinces irrédentiste, le Donbas geéorgien, ce qui a obligé le président de l'Union européenne de l'époque et le président français Nicolas Sarkozi à intervenir avant que les troupes russes n'entrent en Bily.
Ce qui a été la première confrontation directe avec la Russie. Et la deuxième, c'est quand euh en 2014, après l'affaire du Meidane, qui pour nous est une révolution démocratique et pour les Russes est un coup d'état euh organisé par les occidentaux, hein, voilà. Euh les Russes ont dit "Bah, la Crimée c'est à nous et le reste est désormais à nous aussi." Et le conflit a commencé.
Ce conflit n'a pas 3 ans, il a 10 ans. Et depuis 10 ans, les Européens sont toujours en retard, non seulement d'une guerre, mais même d'une initiative diplomatique ou ne serait-ce que d'un mouvement pour dire aux Russes attention, vous déclenchez l'engrenage. Or, les Russes fonctionnent selon une règle très simple.
Escalade pour la désescalade. On tape d'abord, on discute ensuite et nous nous sommes pour la désescalade. Donc on tape pas du tout.
Puis au bout d'un moment après cette pris beaucoup de baffes, on se dit "Ah oui, quand même ça devient désagréable." Donc on fait un mouvement. Les Russes disent "Ah bah voyez, il refont un mouvement." Et comme on n'a jamais parlé le même langage que les Russes et depuis le "Nous n'enverrons pas de troupe du président Biden, au moment où lui-même fait l'effort de dire "Il va se passer quelque chose, attention et cetera, et bien nous sommes toujours en retard d'un mouvement et les Russes sont toujours en avance d'un coup." Mais dans ces cas, il aurait fallu faire quoi en 2014 ?
Alin Bower, nous en tapé plus tard, tapé plus fort déjà. dire en cas en cas d'invasion russe, nous enverrons une force de maintien de la paix sous commandement américain. Cette simple phrase disent les Russes aujourd'hui, c'est pas un secret disent les Russes auraient changé la nature de leur choix en terme d'intervention militaire alors que ça faisait 3 semaines qu'ils avaient dû, y compris rallonger leurs exercices pour ne pas trop déplaire au président Shising Ping qui ne voulaient pas que ça se passe pendant les Jeux olympiques d'hiver de Pékin.
Donc on sait bien ce que sont les efforts et les limites de la diplomatie. Quand j'avais écrit au commencement Et la guerre qui raconte tout cela, je racontais l'envers du décor. C'est comme ce que je fais avec les trois romans que vous avez cité tout à l'heure, hein 23/3 de vrais confirmés, 1/4 de vrai qui ne l'est pas encore et puis 10 % euh de romans.
Mais le fond du fond des choses, c'est que on sait toujours à quel moment il y a effectivement un point de bascule entre ce qu'on aurait pu éviter et ce qu'on a provoqué. souvent en voulant bien faire pour des raisons morales ou éthiques, mais qui ne sont pas la réelle politique, la réelle politique, elle est toujours là, elle gagne toujours. Et nous avons désappris ce langage-là.
Vos vos interlocuteurs tout à l'heure euh l'ont euh très bien euh raconté. Moi, je me rappelle de discussions que j'avais avec le général vigilant à l'école de guerre quand on réorganisait les formations sur le retour du réel et pas de l'illusion de la globalisation heureuse qui était le désarmement, le désengagement, le fait d'avoir une armée certes toujours extrêmement professionnelle et valeureuse mais qui était réduite à l'état de bonz. Un peu de rien, un peu de tout, beaucoup de rien.
À la fois échantillonnaire et expéditionnaire, plus de défense opérationnelle du territoire et et qui avait le plus grand mal. Malgré les efforts de ces trois chefs d'étatmajors des armées, parce que je rappelle le rôle du général de Villier, lui puni par le président Macron pour avoir dit la vérité sur l'état d'insuffisance budgétaire majeure des armées, le général Burcart qui est encore récemment et le général Mandon dans un style un peu particulier en tout cas vis-à-vis de son auditoire mais qui sur le fond dit la même chose que tout bon chef d'étatmajor des armées, surtout en période budgétaire, c'est que il faut réarmer massivement pas justement pour ne pas avoir besoin de s'en servir. Certains disent que si l'accord est mal fait, on ira vers le pire.
Est-ce que vous croyez à ce scénario là Alain Bo ? Est-ce que si on laisse Donald Trump s'accorder sur ce plan en 19 points qui n'est pas encore accepté par la Russie, on tient à le dire tout de même, est-ce que quand même été rejeté par la Russie ? Est-ce que clairement là on irait vers une guerre sans fin, c'est-à-dire avec un Vladimir Poutine qui pourrait repousser les limites à chaque fois ?
Bah euh d'abord euh je ne sais pas qui est capable d'imposer quoi que ce soit à Donald Trump, donc c'est certainement pas les Européens. La démonstration en a été faite. Euh les négociateurs.
Alors ce intéressant c'est qu'il y a à la fois Wkopf, Kuchner et Rubio, c'est-à-dire trois points de vue Marco Rubio qui a été mise au courant tout de même beaucoup plus tard du plan en 28 points. Oui. Mais qui a eu un rôle très important dans la négociation avec le reste de Européens et qui a une oreille réelle avec avec Donald Trump.
Donc ce qui a é intéressant c'est que les trois points de vue différents qui tournent à la Maison Blanche et notamment dans le bureau oval a été réuni au même moment et se soit mis d'accord avec le plan des Européens pour venir dire la même chose au président Trump et pas trois voix différentes alternatives chacun chuchotant sa vérité à l'autre. Le deuxième problème c'est que le jour où Donald Trump dira il y a plus de renseignement il y a plus d'armes pour l'Ukraine personne ne peut le remplacer. Et donc de toute façon, l'idée que les Européens puissent décider quelque chose à la place de Donald Trump n'existe pas.
Troisièmement, les Européens auraient pu faire des choses qu'il ne font pas. Par exemple, une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine et quelque chose qui est parfaitement à la portée des forces aériennes européennes. Ils auraient pu le faire seul.
Bien sûr, ils l'ont pas fait. Bah non. Bah voilà, donc vous avez la réponse à votre question.
Euh il y a une partie l'acheté, il y a une partie manque de moyens, il y a une partie manque de volonté, il y a une partie manque de coordonné et puis il y a une partie euh adoration euh de l'idole otanienne. ce qu'avait très bien décrit le général de Gaulle au moment où il avait proposé le plan Fouché 1 et le plan Fouché 2 aux Européens pour avoir une vraie armée européenne, un vrai dispositif commun et cohérent, une garantie nucléaire pour les autres pays de l'Union européenne qui n'existait pas sous cette forme là encore à l'époque et qui a été rejeté par tous ceux qui pensaient que les États-Unis étaient leurs alliés pour l'éternité. Si je vous pose cette question à l'in parce que Vladimir Poutine a dit clairement lui on va l'écrire sur un papier.
Si on doit vous l'écrire sur un papier, on vous dira mot à mot que on attaquera pas l'Europe. Écoutez ces mots. Il y a des points dont il faut encore rediscuter.
Tout doit être formulé en langage diplomatique. L'un des points serait de préciser que la Russie ne veut pas envahir ou attaquer l'Europe. Pour nous, c'est ridicule car nous n'avons jamais eu l'intention de le faire.
Mais s'ils le veulent, nous pouvons l'écrire sur une feuille. Est-ce qu'on peut réellement croire à l'hypothèse que Vladimir Poutine puisse s'arrêter à l'Ukraine ? Alors, en 1994, je crois à Budapest, la Russie, les États-Unis, la Grande-Bretagne et l'Ukraine ont signé un mémorandum qui garantissait de manière absolue et définitive avec la les garanties de sécurité des trois pays dont la Russie, à l'Ukraine, le maintien total de sa souveraineté territoriale en contrepartie du retour en Russie de 3000 têtes nucléaires puisque l'Ukraine était la 3è puissance nucléaire clair du monde.
H h donc en matière de respect des signatures, on a vu mieux pas seulement de la Russie. Je rappelle que la Grande-Bretagne et les États-Unis garant du traité n'ont pas levé le petit doigt quand la Crimée est repartie dans le giron russe. Dans le Giron russe.
Rien. Donc il y a trois menteurs ou trois lâches dans cette affaire. Il y a pas de surprise.
Donc la feuille de papier vaut la feuille de papier. Le signateur de la feuille de papier vaut la qualité de sa signature. Mais que dit- l'animir Poutine depuis toujours qui est toujours la même chose, il ne dit pas qu'il veut attaquer l'Europe, il dit "Je rappelle les règles historiques qui avaient été rappelées par son chef de l'époque Évgie Primakov, premier ministre russe après l'effondrement de l'exygoslavie, pays qui n'entrait qui était ni russe ni occidental.
C'était euh euh la troisème voie, vous savez, le l'espace des non alignés. Quand ce pays explose, il y a des massacres interethniques extrêmement importants qui mobilisent la communauté internationale. Les Américains décident d'intervenir pour que les Serbes arrêtent euh des tuer des euh bosniaques euh musulmans, orthodoxes, donc prorusses potentiellement, sous le regard amusé des croates plutôt catholiques.
Tout ce petit monde s'étranglant, s'égorgeant avec une bonne volonté tout à fait remarquable depuis des années. Ça avait été simplement gelé sous l'épisode du président Tito. Quand ce cette affaire a lieu, chaque pays essaie de trouver une solution.
Ev Primakov qui est un ami de l'Ouest, comme Vladimir Poutin, son jeune secrétaire du conseil de sécurité vient à New York et Washington avec un plan de paix alors qu'il est encore en vol au-dessus de l'Atlantique. La Maison Blanche la paix en disant bon écoute Evénie, tu es gentil mais en fait on a pris une décision tout seul comme des grands. L'OTAN l'OTAN va bombarder la Serbie.
Nous allons bombarder la Serbie pendant 99 jours. Primakov fait demi-tour. Il n'atterrira jamais aux États-Unis.
Il convoque le Conseil de sécurité nationale et il dit "Chers amis, pendant 40 ans, nous avons cru que nous étions les méchants et qu'ils étaient les gentils. Nous sommes les mêmes. La confrontation avec l'Occident vient de commencer depuis 1999 2000.
Vous avez même un livre d'Arbatov qui était le vice-président de la Duma et de l'Académie des Sciences qui dit "Vous n'avez rien compris ce que vous venez de faire. Vous venez de casser un processus d'arrimage sur ce qu'ils appelaient le rasi et désormais nous sommes prêts à la guerre. Nous sommes prêts à la guerre.
Ça fait 25 ans qu'il se prépare à la guerre et que nous on se prépare au commerce. Évidemment, il y a voilà. Donc est-ce que Vladimir Poutine peut s'arrêter ?
D'abord un pays qui est totalement dépendant de son économie de guerre peut pas s'arrêter du jour au lendemain parce que l'économie de guerre, elle a besoin de produire des biens pour faire la guerre. Voilà. Donc déjà, ils ont plus d'argent puisqu'ils sont à presque 4 % de déficit officiel.
Un chiffre de la banque centrale et du ministère des financeces qu'on peut regarder sur internet. C'est même écrit en anglais pour ceux qui maîtrisent pas bien le russe. Deuxièmement, il leur manque un million de bras et ils importent massivement du Coréen du Nord et un peu tout ce qui traîne à la fois pour aller à la boucherie mais aussi pour produire.
Et puis euh troisièmement, à un moment ou un autre, il faut garantir une sorte de victoire pour recomposer ce qui n'existe plus. Le fond de retraite qui a été totalement mangé par la guerre, le fond social qui a été totalement mangé par la guerre et la transition vers autre chose. Donc à un moment ou un autre, la pression économique et financière va être telle.
La Russie depuis ces mois-ci vend ses d'or pour financer l'incapacité annoncée par le premier ministre au parlement à la douma russe de financer y compris les fort de guerre où il dit il me manque encore 10 % des besoins uniquement pour les forts de guerre, c'est-à-dire l'effort militaire et euh les primes et les règlements aux familles. Donc on sent bien qu'il y a un enjeu à la fois de guerre d'attrition. on peut plus et en même temps de basculement de la capacité économique industrielle de la Russie.
Donc pour se refaire, il va bien falloir trouver des solutions et de ce point de vue, la guerre nourrit la guerre. Est-ce qu'il y a de l'autre côté un basculement du côté de l'Ukraine ? On sait que le sujet de l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne est un sujet extrêmement délicat pour certains pays.
Certains n'y adhèrent pas complètement, en tous les cas au sein même de leur société européenne. Le président ukrainien Voladimir Zelenski a annoncé que son puissant chef de cabinet Andremac a remis sa démission après la perquisition de son logement par les enquêteurs de l'agence anticorruption. Est-ce que l'Ukraine peut se remettre de ça ?
Alin BO on peut toujours se remettre de la perte de son directeur de cabinet, son chef de cabinet. C'est plus difficile quand c'est quand c'est votre Oui. Mais alors l'idée qu'il y a de la corruption en Ukraine n'est pas la nouveauté de la semaine.
Le problème c'est jusqu'où va-t-elle ? C'est jusqu'où le président Zelenski lui-même est-il atteint par la proximité non seulement de son directeur chef de cabinet mais aussi de son meilleur ami et associé qui est directement mis en cause par l'agence anticorruption. Et le vrai problème dans cette affaire, c'est pas l'efficacité de l'agence anticorruption qui fait visiblement très bien son travail.
C'est la tentative il y a 6 mois du pouvoir ukrainien de museler l'Agence anticorruption pressent les effets terribles euh que cette affaire et les écoutes justement hein, comme quoi on peut toujours tout écouter quand on a vraiment envie euh de d'intercepter euh sur l'entourage le plus proche du du président Zelenski. Donc, il y a un véritable affaiblissement du pouvoir ukrainien, mais il y a pas ça ne fait pas particulièrement les affaires des plus pacifistes ou des plus russophiles. Au contraire, il y a une volonté de la société ukrainienne résiliente et résistante qui dépasse l'entourage du président Zelenski.
Mais on sent bien que le coût est extrêmement rude, extrêmement brutal et par ailleurs, ceux qui spéculent sur la guerre contre leur propre pays sont des traîtres. Et en général, ça ne se termine pas bien. Justement, ça nourrit une partie de l'opinion publique.
On entend parfois même de la part de personnalité publique, la Russie n'est pas notre ennemi. J'aimerais vous montrer une séquence qui est assez parlante de ceux qui sont sur ce que vous appelez la rageosphère par exemple prousses qui sont aussi dans les rues de France. Regardez, nous avons décidé nous SOS Donbas mais pas simplement nous parce que je vois que spontanément il y a le même genre de d'initiative en Europe, que ce soit en Italie, en Espagne, en Roumanie pour que les peuples européens disent "Non, nous nous considérons que la Russie n'est pas notre ennemi.
Bien au contraire, la Russie est notre allié naturel, la Russie est notre ami." image diffusée par le média prorusse Swutnik. On voit des Français prorusses dans les rues de Paris.
Je me rappelle d'avoir fait un article à l'époque en 2019 sur les manifestations des gilets jaunes où il y avait des gens qui rentraient du Donbas qui étaient au sein même de ces manifestations qui essayaient de faire en sorte que ce discours monte. Comment quel est l'intérêt de ces gens-là ? Comment vous l'expliquez Alain Boer ?
Dans une démocratie où l'opinion publique est diverse, il y a toujours des tentatives de soit de manipulation, soit simplement de conviction. Il y a des Français qui ne sont pas particulièrement poutinophiles et qui sont persuadés que ça n'est pas notre guerre, que l'ennemi n'est pas une ennemie, que la Russie n'est pas une ennemie naturelle et que le fait de la désigner comme une ennemie est parfaitement contre-productive. Je rappelle d'ailleurs que le début des opérations en Ukraine avait amené le président de la République à juste titre à dire qu'il ne fallait pas humilier la Russie.
Et dans la diplomatie, comme l'a montré les écoutes dont vous avez parlé tout à l'heure, on commence pas par insulter celui avec qui on discute, hein. Je rappelle qu'on fait toujours la paix avec son ennemi, en général, avec ses amis, on n' pas besoin. Euh là, on fait des affaires.
Nous, on s'est juste trompé à la fois de avec qui on fait des affaires et avec qui on se prépare. Donc le débat, il est est-ce que la Russie va disparaître demain matin ? Non.
Est-ce que Vladimir Poutine va disparaître demain matin ? Peut-être. Est-ce qu'il va être remplacé par un pacifiste ouvert ? démocrate et non aujourd'hui tous les successeurs potentiels de Vladimir Poutine sont plus raides que lui c'est vous dire donc à un moment ou un autre on fait avec comme on discute avec la Chine comme on discute avec Donald Trump va bien falloir discuter avec Vladimir Poutine.
Comment est-ce qu'on discute avec Vladimir Poutine ? d'abord en montrant qu'on est fort et puissant. Ce qui n nécessite pas d'être provocateur et grossier.
C'est un choix, c'est un problème qui n'est pas un problème de contenu mais d'emballage. Alors, je ne pense pas que la Russie soit notre ennemi. Je ne pense pas que c'est notre ami.
La Russie a ses propres intérêts. Lors Palmerston expliquait ça très bien, les États n'ont pas d'amis. Ils n'ont que des intérêts variables d'ailleurs en fonction des moments.
Nous avons beaucoup fait la guerre contre les Anglais et nous avons des une relation apaisée. Nous avons beaucoup fait la guerre avec les Allemands industriellement, économiquement. n'est pas tout à fait fini, mais diplomatiquement et militairement, nous sommes plutôt des amis et des alliés.
Et l'histoire montre à quel point tout ceci peut évoluer. Nous avons beaucoup fait la guerre avec la Russie. D'ailleurs, il nous le rappelle régulièrement avec l'épisode napoléonien, y compris le vanilleur Poutine.
Donc, il ne le fait pas par hasard. Et de temps en temps, il dit "Mais moi, je fixe les limites." Les limites, c'est très clair.
Ukraine, Georgie, Caliingrad, tout le reste je n'ai pas besoin de mais en contrepartie, il est en train de faire des opérations très lourdes en Arctique. Il est en train de se repositionner ailleurs. Et pendant qu'on s'occupe uniquement de ça, nous ne regardons pas le sujet essentiel qui est la victoire progressive, puissante et déterminée de la Chine qui sera le seul et unique vainqueur de cette grande confrontation.
J'aimerais qu'on revienne sur l'importance du message. L'importance du message que nous véhiculons au niveau européen mais également au niveau français et qu'on écoute les derniers propos d'Emmanuel Macron au sujet de la Russie. Écoutez, on n' pas avoir peur à l'excès, mais il y a des risques qui sont là géopolitiques qui se sont réveillés et si on est honnête, la guerre est revenue sur le sol européen et c'est une des grandes inquiétudes qu'on peut avoir.
Est-ce que je pense demain qu'on sera attaqué par la Russie ? Non. Mais je pense que d'abord il y a une guerre informationnelle hybride comme on dit.
Mais nous devons nous préparer. Et donc ce risque qui existe qui peut nourrir de l'inquiétude, la peur qui parfois quand il est exagéré ou qu'on dit résident il est va en guerre, la bonne réponse c'est de dire non mais il faut regarder ce risque en face de nous, il faut s'y préparer et donc être plus fort. Alan Brur, est-ce que vous trouvez que depuis 2022 le message a été assez clair ?
Ça dépend puisque nous avons une communication à géométrie variable et extrêmement contradictoire sur beaucoup de sujets. Disons que depuis euh 2024 euh le message est plus clair et plus cohérent. Je rappelle que quand le général de Villier dit euh "Nous sommes à l'OS, on n plus rien, le président Macron vient à l'hôtel de Brienne au ministère des armées et dit "Je suis votre chef, silence dans les rangs et crée les conditions du départ brutal du général de Villier puni pour avoir dit la vérité." Bon, dire qu'à ce moment-là, on savait pas très bien quelle était la ligne et visiblement, elle n'était pas la bonne.
Quand ensuite on est sur la ligne, il faut pas humilier la Russie, j'essae jusqu'au bout une activité diplomatique. J'avais salué l'initiative du président de la République mais malheureusement lui avait un problème à l'époque qui était que l'administration Biden n'était pas prête à à suivre sur une montée en puissance ou une intervention, en tout cas un signal suffisamment fort pour que les Russes comprennent. Je rappelle que la même affaire avait lieu sur le l'invasion du Kouette au moment où l'ambassadrice américaine va voir le président Saddam Hussein et qui lui dit "Ah oui, une petite province là, un truc bon, vous savez, pour finir mes fins de mois, vous m'avez beaucoup je vous ai beaucoup servi contre l'Iran peut-être que".
Et que lui dit "Oui, peut-être." Enfin, elle a aucune idée d'où est le Cowette et probablement pense-t-elle que c'est un truc perdu enfin une sorte de 3 km² dans un coin ? l'invasion du C a lieu et évidemment tout le monde se rêvait en disant bah non ça c'est pas autorisé.
Surprise générale des jiréens qui disent mais si vous nous avez dit que vous en aviez rien à faire. Donc il y a un problème aussi dans la manière dont nous exprimons les choses. Là je crois que si tu veux la paix prépare la guerre.
Si vice pasem est un fondamental de l'activité militaire et que les les l'expression telle qu'elle est paraît plus cohérente et plus structurée. Donc au moins, il y a-t-il une ligne ? Et elle semble avoir depuis le général Burcart et désormais le général Mandon, même si on peut dire que le lieu d'expression était peut-être pas le mieux choisi, le fond des choses me paraît assez clair.
Après, est-ce que nous avons les moyens de notre politique ? Est-ce que nous aurons un budget pour avoir les moyens de sa politique ? Et est-ce que tout ceci a du sens ?
On verra sur la durée. Je rappelle que il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale et que pour l'instant c'est plutôt un jeu un peu terrifiant entre tragique et comique. Justement une décision qui semble être en tous les cas saluée dans les sondages pour l'instant, c'est celle du service national annoncé par le président hier.
Écouter, le service national s'adressera aux jeunes françaises et français majeurs qui auront exprimé leur volontariat lors de la journée défense et citoyenneté qui deviendra journée de mobilisation en se recentrant sur les fondamentaux. Je veux ici insister sur le fait que le service national concernera seulement des volontaires et le cœur sera constitué par les jeunes âgés de 18 à 19 ans. Alain Ber, est-ce que ça peut marcher ?
Je n'ai pas tout à fait tout compris dans le processus parce que il est volontaire mais qui pourrait devenir obligatoire puisque il y a une deuxème en qu crise dit-il. Oui mais avec ceux qui seraient venus. Donc il y a une sorte de voilà, moi je crois que il y a une un besoin de recruter massivement non pas des volontaires mais des soldats, des engagés qui eux-mêmes sont volontaires contractuels, formés, préparés, capable, comme le disait très justement Michel Goya chez vous d'être mis aux frontières et en projection hors des frontières.
Je rappelle que la France a fait beaucoup d'opérations extérieures, ce qu'on appelait les opex parce que là c'est que c'est le territoire national. C'est ce qu' dit oui mais la défense opérationnelle du territoire ça se fait avec des réservistes. C'est une autre catégorie où là nous sommes évidemment très en retard.
Donc je pense qu'il faut un peu comme le service précédent, le service national universel qui a été une épreuve de communication sans aucun contenu qui a misérablement échoué faute de cohérence. Le travail ne mérite plus de cohérence. Donc je pense qu'il faut au moins augmenter de 50 % les effectifs des armées, au moins, notamment les terriens qui sont les éléments les plus structurés en terme de défense opérationnelle du territoire, donner à la gendarmerie nationale par exemple un rôle beaucoup plus important en terme de défense opérationnelle du territoire. partir au profondeur.
Je rappelle que le chef d'étatmajor des armées précédents expliquait qu'on pouvait tenir 80 km pendant 8 jours. Donc, on a un petit effort vu la taille de nos frontières et puis à la fin avoir un immense effort de remise à niveau sur un sujet qui n'est traité par personne. J'ai vu plein d'études sortir si nous sommes capables de résister à la Russie, on a plus d'hommes, plus de sol.
Oui, mais alors pas des drones. Et alors curieusement, les drones qui ont tout changé le surchamp de bataille sont pas traités. Enfin, je rajoute un point qui n'a pas été vu.
Fin octobre, un petit décret est paru en Catimini qui permet de recruter des opérateurs privé, quasiment des mercenaires sans dire le mot pour reprendre du terrain sur les opérateurs à la fois russes et américains que nous avions totalement supprimé depuis 2003. Donc par ailleurs, les armées se préparent aussi à un autre style d'opération sur des territoires lointains.
Benjamin Haddad