Il faut en finir avec la situation coloniale en Kanaky
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
dit euh les défens et décalé de Français sont liés. Vous pensez bien évidemment à la présidentielle déjà pour vous. Oui, on pense à l'élection présidentielle puisque nous sommes arrivés dans un moment où les trois référendums prévus par les accords sont finis, même si nous étions élevés de manière forte contre le passage en force sur le 3è référendum, il n'empêche qu'il n'y a plus de chemin tracés évident vers la pleine souveraineté et la pleine émancipation du pays.
Donc nous nous proposons dans le cadre de l'élection présidentielle que la Kanaki Nouvelle-Calédonie puisse devenir indépendante, qu'elle puisse le faire avec un référendum national qui ouvrirait la voie à un référendum local ici avec une indépendance que nous proposons au 1er janvier 2028 dans le cadre si la CANI Nouvelle-Calédonie le décide comme état souverain dans le cadre d'un accord d'association avec la France et pour cela, il faut que les indépendantistes et les impressionnistes votés vous avez en mémoire la dernière présidence Ça s'était joué à peu de chos pour aller au second exactement lors de la dernière présidentielle, il nous avait manqué seulement 420000 voix pour aller au second tour et tout le monde imagine que l'ambiance politique du pays aurait été différente si ce n'était pas Emmanuel Macron et Marine Le Pen mais Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon qui étaient arrivés au second tour. Et donc nous nous assumons de nous adresser à l'intelligence des gens de faire campagne aussi ici. Pourquoi nous faisons des meetings notamment celui de dimanche 13h à Kemolo à Dumba et de continuer d'aller convaincre sur le fait que ces élections présidentielles ont un enjeu très important sur le devenir de la Canaqual Calédon.
Vous avez fait les calculs, il y a des voies à prendre ici peut-être par rapport à la présidence à la précédente. Ah ben je je pense que si les indépendantistes s'emparent du scrutin présidentiel pour en faire effectivement un référendum pour l'indépendance du pays, il y a, nous le voyons, des voies indépendantistes qui n'étaient pas celles qui s'était reporté la dernière fois sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Et donc oui, il y a évidemment là aussi matière à faire campagne sur le programme politique que nous proposons.
J'avais déjà cette question. Mais ouais, c'était sûr juste à l'échelle notamment des territoires ultramarins au-delà de la Nouvelle-Calédonie, est-ce qu'il y a un vrai réservoir de réservoir de voie pourfi dans les outresem notamment au vu de l'abstention pour l'élection présidentielle ? En tout cas, nous on on le prend pas de manière peut-être pour reprendre juste l'expression en terme de réservoir de voix, mais nous on essaie de faire retrouver le goût de la politique un peu partout et évidemment de combattre l'absention.
Nous sommes le seul mouvement politique à faire année après année des campagnes d'inscription sur les listes électorales puisqu'il y a 11 millions de personnes dans notre pays qui sont malins inscrits ou non inscrit. Donc nous faisons à chaque fois ce travail pour que les uns et les autres puissent exercer leur citoyenneté politique. Et oui, nous nous sommes un mouvement politique qui avons des liens très forts à l'Assemblée nationale mais aussi dans la société civile avec les territoires d'idoutremer qui ont tous leur spécificité et évidemment à chaque fois nous irons faire campagne aussi dans les territoires d'utrre mer parce que se joue aussi beaucoup dans l'élection présidentielle.
On l'a vu encore récemment avec un territoire qui a aussi des spécificités, c'est-à-dire la Corse, sur lequel nous avons beaucoup agi pour que puisse passer le texte euh en tout cas avancer le texte sur la question de l'autonomie qui est aussi une manière de faire respecter le vote des Corses puisque il nous a pas échappé que 70 % du peuple Corse vot en faveur de l'autonomie. Donc là aussi, nous voulons faire respecter ici le droit international, le droit à l'autodétermination des peuples et aussi dans l'idée de dire que nous voulons euh que garantir l'indépendance de la Kanaki Nouvelle Calédonie, c'est aussi tenir un principe qui est important pour le peuple de France, celui de enfin tourner la page de l'histoire coloniale de notre pays. Justement, donc vous y avez répondu, ma première question était évidemment 1er janvier 2028.
Est-ce que vous pouvez résumer simplement la méthode par laquelle vous voulez y arriver aussi ? vous avez parlé des compétences qui pouvaient être peut-être lâché de manière progressive. On parle de la justice, de la défense.
Assez simplement, quelle est votre stratégie stratégie ? Si Jean-Luc Mélenchon est élu donc avec un second tour qui aurait lieu le 2 mai 2027, c'est de réunir immédiatement l'ensemble des acteurs calédoniens pour travailler avec eux sur ce que pourrait être l'accord d'association et en parallèle d'avoir donc un référendum national qui aurait lieu en septembre 2027 pour ouvrir la voie à un référendum local en décembre 2027 ici en Canakin Valalédonie. Ce référendum permettrait d'acter l'indépendance du pays, mais aussi d'acter un accord d'association sur lequel il y aurait un vote, sur lequel nous espérons qu'il y ait un accord.
Et cet accord d'association laisse tout ouvert sur la table. C'est-à-dire que la Kanie Nouvelle-Calédonie comme état souverain pourra décider elle-même de ses interdépendances et choisir ses interdépendances. Et donc nous nous proposerons que euh cet état souverain puisse décider lui-même de quelle compétence dans le cadre d'un accord d'association il laisserait à un autre état souverain que qui est la France.
Et en cas de refus dans les deux échelles nationales, locales ou d'une des deux notamment localement, on on sait que c'est pas forcément joué d'avance. Qu'est-ce que vous proposez pour accéder à pour tourner cette histoire des cette histoire coloniale ? Alors la la première chose, c'est que en terme de bon le référendum national, si vous avez un accord entre forces politiques, tout devient extrêmement facile.
La le référendum national et le référendum local entérinent l'accord qu'il y a eu lieu ici. S'il n'y a pas d'accord pour euh éviter ce qui s'est passé à Deva avec une minorité de blocage qui a enterré au statico et qui a intérêt à ne pas avancer, euh et bien euh l'État continuera d'avancer avec les forces qu'il le souhait pour mettre sur la table un projet d'accord association. Et on le voit si on voit ce qui s'est passé à Deva, il y avait 2/3 des forces du congrès qui étaient favorables à l'accord proposé à Deva d'indépendance association.
Et il y a toujours dans les dernières élections provinciales, même s'il y a eu beaucoup d'abstentions, 60 % des gens qui ont voté en faveur de forces politiques qui étaient favorables à DVAS. Donc, on voit bien qu'on a une majorité qui euh se crée sur euh ce projet et qu'il y a euh à concilier à la fois le droit international avec le droit à l'autodétermination qui fait unique dans le monde, a été partagé depuis euh Ninville les Roches dans une volonté des Canaques de partager leur droits à l'autodétermination avec les victimes de l'histoire, donc de faire destin commun et euh évidemment la volonté là aussi du peuple de France exprimée par l'élection de Jean-Luc Linchon, de euh tourner la page d'une République qui continue un fait colonial. Je respecte pas lors de mes questions mais justement vous arrivez après les élections provinciales.
Malgré ce pourcentage la pro personnelle ferait que les équipes politiques se sont un peu on va dire polarisé entre des loyalistes à une ligne on va dire plutôt dure et des indépendantistes une ligne franche. Comment vous analysez ça pour les discussions qu'on voit qu'il y a quand même au retour de la logique des blocs parce que les voies du centre ici ont disparu des institutions. Oui, mais ils existent toujours alors effectivement, ils ont disparu des institutions, mais ils existeraient toujours dans le cadre euh de discussion et puis je pense qu'Itiez éventuellement.
Oui, bien sûr. Et puis je pense qu'il faut il faut euh décorréler ce qui est le cadre d'un accord politique dans le cadre du Congrès et euh de la formation du gouvernement ici en en Nouvelle-Calédonie de position politique parce que je crois que par exemple si vous prenez l'éveil occéanien euh il serait dans le cadre d'une discussion toujours favorable à une indépendance association. Donc je crois qu'il faut décorréler les choses et je pense que nous avons toujours une majorité sur cette question et que le fait de mettre un calendrier ambitieux permet aussi que tout le monde retourne autour de la table et euh euh et un échéancier de de discussion parce que à avoir fait l'inverse à chaque fois euh en fait les moyens n'ont pas été mis correctement sur la formation.
On le voit c'est une catastrophe. Un commissaire Canac, une juge Canac, deux avocats Canac, enfin en depuis des accords qui datent de 1988 et 1998. Donc euh le le rééquilibrage n'a pas été fait, la formation euh tout ce qui était les cadres n'a pas été fait à la hauteur de ce qui aurait dû être fait.
Et donc c'est pourquoi dans les discussions sur l'accord d'association, il y a les compétences que le pays veut déléguer euh dans le cadre d'une accord d'association, évidemment dans le cadre des missions données euh par le pays. Je pense à la défense par exemple. Mais si on parle de la justice dont on parlait tout à l'heure, si par exemple le pays décide qu'il peut récupérer la compétence justice d'ici à 5 ans, 10 ans, décidons comme il le souhaitent, à ce moment-là, ça force aussi tout le monde dans une logique inverse de ne pas dire "On fait de la formation avec une indépendance peut-être à venir, mais une indépendance maintenant et une formation qui s'organise dans le temps." Alors, question plus locale.
L'an dernier quand j'étais venu en mai 2025, vous aviez alerté sur le risque de bombe sociale. C'était vos termes de mémoire. Un an après, vous êtes allé dans plusieurs quartiers, notamment des quartiers populaires, mais pas que.
C'est quoi votre constat par rapport à ce que vous alertiez ? Malheureusement, le constat, c'est une aggravation de la situation. On a commencé euh notre déplacement en étant à l'fou dans les îles.
Dans les îles, on nous a évidemment parlé très fortement du problème de transport, mais aussi du problème de santé avec par exemple, on nous racontait une mère de famille avec trois enfants qui doit faire un test d'effort après une opération en Australie tous les ans et qui depuis 5 ans n'avait pas fait ce test d'effort parce que elle n'a pas les moyens entre le billet d'avion lorsque l'avion et la desser fonctionne, les spécialistes avec les problèmes d'aide médicale. C'est dramatique et là aussi ça va emporter des conséquences longues puisque des gens qui ne peuvent pas se soigner maintenant sont des gens qui arriveront dans des situations bien pire ensuite lorsque ils devront se faire soigner. Et puis on le voit là y compris dans les questions qui nous ont été posées tout à l'heure, on nous parle beaucoup de la question sociale, de la question des revenus, de la question de la fin.
Vous avez la politique de la province sud notamment qui ici on est devant une boulangerie solidaire dont la plupart des personnes qui travaillent ici sont des tapas qui ont perdu leur travail suite aux événements du 13 mai 2024 donc qui se retrouvent sans rien ou quasiment sans rien. Donc qu'il y ait des projets comme ça qui puissent exister qui aident et qui luttent pour justement faire vivre dignement plusieurs personnes. intéressant mais on voit bien que la situation elle est elle est extrêmement grave et c'est pourquoi nous nous disons aussi au 1er janvier 2028 ce n'est pas la France se débarrasse de la cancine Valéonie et qu'elle se débrouille elle-même.
Je le dis vraiment très très fermement quand on parle de l'annulation des dettes pour que le pays puisse repartir sur de bonnes bases. Quand on parle d'aider sur le plan économique parce que on parlait du nickel tout à l'heure mais il y a plein de petites entreprises aussi qui sont en difficulté et qui ont perdu un nombre d'emplois incalculable. Bon, tout ça, la France doit réparer ce qui a été fait ici.
Peut-être une dernière question, je vais la sélectionner. Alors, justement sur la question de la décérienne, quelle serait votre piste puisque c'est un c'est des compétences locales et les autorités aujourd'hui locales disent qu'elles n'ont plus l'argent pour maintenir l'aérodrome de Marinta. Vous à votre niveau, notamment si vous accédez au pouvoir au niveau national, est-ce qu'il y a des solutions des pistes ?
Oui. Euh je pense que non seulement vous avez des questions d'annulation de dette dont je parlais juste avant, mais ensuite euh l'État tant que le pays n'est pas indépendant et après ça sera une discussion d'État à État, mais tant que le pays n'est pas indépendant, je rappelle que l'État fait des orientations sur l'argent public qui est euh donné à la Canaquine à la Nouvelle-Calédonie. Bien souvent sous forme de près, ce qui est une aberration absolue, il faut des subventions.
Ça c'est la la première chose. Et la deuxième chose, c'est que cet argent peut être fléché. il peut être fléché soit sur des projets, soit sur les besoins sociaux.
Donc la France a aujourd'hui euh comme gouvernement euh puissance administrante la possibilité d'orienter l'argent public qui est envoyé. Donc oui, je crois que je crois que c'est possible de faire en sorte d'avoir une desserte aérienne qui repermet aux habitants de pouvoir faire l'aller-retour dans la journée, à des spécialistes de pouvoir aller aussi dans les îles pour pouvoir donner des consultations et faire l'aller-retour là aussi dans la journée. Parce que le le cette décision, faut comprendre que non seulement elle paraît brutale parce qu'elle elle paraît très rapide, sans aucune préparation de ce que ça pourrait être d'être à 50 km de Né, il faut comprendre qu'elle est ressentie d'autant plus violemment que elle va avec une volonté dite de certains loyalistes de faire une partition du pays et donc elle est ressentie comme un une volonté supplémentaire d'exclure les habitants des îles du de la ville de Numéa.
Donc donc c'est ressenti comme un un mépris extrêmement violent. Donc oui, je crois qu'il y a il y a un enjeu très fort à ce qu'il y ait une orientation de l'argent qui permette de de réassurer une continuité qui est vitelle. Les habitants des îles dépendent de ces de cette desserte aérienne et du transport maritime.
Un dernier mot peut-être sur le volet judiciaire. Vous aviez demandé le retour, je vous cite des prisonniers politiques. On a vu Christian Ban et Christian Christian Thin et les militants de la CCT d'une manière général rentré.
Il y a récemment eu un non lieu. Bon le parquet fait appel mais il y a eu un non lieu dans cette affaire là. Quelle est votre réaction à la France instromis vous qui avez toujours soutenu ?
B notre ré, nous on se réjouit évidemment du non lieu. Ça montre quand même qu'il y a vraiment un problème avec la justice euh qui est une justice qui continue avec un fait colonial ici. Euh parce que s'il y a pu y avoir un mon lieu, c'est parce qu'il y a eu un dépaysement de l'affaire.
Donc nous, on se réjouit évidemment euh du non lieu, de la libération de prisonniers politiques. Il faut quand même comprendre que avoir des gens qui sont euh qui sont envoyés à 22000 km de chez eux euh pour être détenu pendant 1 an, euh ça aussi ça contribue à à continuer un fait colonial qui est insupportable et qui est là aussi vécu comme des méthodes qui sont des méthodes d'un autre siècle. Et donc moi, je suis fière d'avoir un groupe parlementaire qui a fait le tour des prisons pour aller voir les prisonniers politiques, qui les a soutenu, qui a continué d'exiger à chaque moment leur libération et maintenant il faudrait même qu'il ait une réparation pour ce qui a été fait.
Et là encore tout ça, il faut il faut se rappeler du fait générateur parce qu'on parle souvent des violences, des destructions, des 2 milliards de destruction sur l'économie ici du pays. Mais plus personne ne parle du fait générateur, c'est-à-dire un passage en force sur lequel nous avions alerté en hémicycle, nous avions alerté dans des rendez-vous avec les ministres et à chaque fois, ils nous ont dit "Non, non, vous inquiétez pas, ça va bien se passer." Donc c'est d'abord la décision de passer en force justement en rupture de la parole de l'État qui a conduit à cette situation là et elle est évidemment insupportable.
Une toute dernière question, je pense qu'elle sera rapide la réponse. Est-ce que vous avez rencontré des élus loyalistes notamment là avec l'élection au congrès de Virginie Ruchna grâce à la majorité loyaliste éveille océanien. Est-ce que avant votre départ il y a des rencontres qui sont prévues avec ce cette force politique là ?
Lors de notre dernier déplacement, on avait demandé à toutes les forces politiques de nous recevoir et les loyalistes avaient refusé de nous recevoir. Cette fois-ci, on a rencontré bon évidemment le FLNKS, on a rencontré le PAL, on a rencontré Calédonie ensemble et des diverses leaders du centre. Donc on rencontre celles et ceux qui souhaitent nous rencontrer.
OK. Et euh aujourd'hui, il est euh il est plus que temps de d'agir pour euh résoudre les problèmes de de Cam Nouvelle C. Vous madame Panot, vous êtes venu rendre hommage à Jibril qui est tombé ici le 15 septembre.
Euh c'est c'est très fort, c'est un message très très fort que vous avez laissé non seulement à la famille mais à tout le peuple canc. Écoutez, au-delà même du peuple canc, c'est l'ensemble des victimes de des événements du du 13 mai que nous auquels nous rendons hommage aujourd'hui. Ces victimes sont la responsabilité d'un état qui a voulu passer en force, qui a voulu dégeler le tour électoral que tout le monde, nous sommes l'échelle du opération nous avons prévenu que cela ne se ferait pas sans sans violence.
Euh ces morts, ce sont des morts de peau, ce sont des morts qui risquent maintenant finir avec cette situation coloniale, il faut avancer vers la décolonisation pour en finir avec cette violence qui qui détruit les familles, qui détruit les territoires, qui détruit l'espoir du destin commun qui était celui qui a été posé par les indépendantistes en en 1983 à Naville les Roches. Puis on veut aujourd'hui que ce destin commun puisse advenir et pour en finir avec la colonisation très vite et pour pouvoir tout de suite passer à autre chose et un pays ensemble market parlementaire ce market parlementaire avec c'est parce que vous estimez qu'il y a trop de zones d'ordre trop de choses pas suffisamment connu au je oui il y a il y a beaucoup trop de zones d'ombre notamment sur le rôle de l'état quels ordres ont été donnés quelles consignes ont été données au aux forces de sécurité pour réagir à et anticiper ces ces événements. Y a-t-il eu des violences policières ?
Ontont-elle été couvertes ? C'est l'ensemble des sujets qui doivent être aujourd'hui sur la table et c'est ce à quoi nous nous engageons.
Jean-Luc Mélenchon