Face à Face : François Hollande - 26/11
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Il est 8h29 et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour François Hollande. Bonjour. Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions. Vous êtes bien sûr l'ancien président de la République et vous êtes aujourd'hui député socialiste. Est-ce qu'il est possible que nous ayons passé notre dernier été en paix ?
Oui, en paix, au sens où il n'y aura pas la guerre sur le continent européen l'été prochain.
Si je vous pose cette question, c'est parce que l'expression a été utilisée par le ministre de la Défense allemand. Voilà les mots qu'il a utilisés. Il a dit que les experts militaires et les services de renseignement peuvent estimer approximativement à quelle date la Russie aura reconstitué ses forces armées au point d'être capable de lancer une attaque contre un membre de l'OTAN. Certes, nous avions affirmé que cela ne se produirait qu'à partir de 2029, mais cependant, ajoute-t-il, certains estiment désormais que c'est envisageable dès 2028 et même que nous avons déjà connu notre dernier été de paix ?
Oui, on peut avoir des propos. Ce qui compte, c'est des actes. Si l'on veut éviter ces scénarios qui sont effectivement épouvantables, l'idée de la guerre par rapport à des générations qui n'ont connu que la paix, si l'on veut éviter ces scénarios, il faut agir tout de suite. C'est ça le sens de la politique, qu'on soit ministre allemand ou qu'on soit ministre ici en France ou responsable. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Là, il y a l'Ukraine. On pourrait considérer que l'Ukraine, c'est loin. Non, l'Ukraine, c'est à côté.
Et si Vladimir Poutine obtient gain de cause sur l'Ukraine, c'est-à-dire, finalement, absorbe une partie de l'Ukraine et n'y ait pas de garantie de sécurité donnée aux Ukrainiens, ça veut dire qu'il continuera. C'est en ce sens que la menace est sérieuse, c'est en ce sens qu'il y a un danger. Mais nous pouvons agir, nous pouvons empêcher Vladimir Poutine de continuer son offensive, d'imposer un cessez-le-feu et de donner des garanties de sécurité à l'Ukraine.
On va y revenir, mais sur le scénario, comme vous dites, est-ce que ce scénario évoqué d'une guerre, au fond, dès l'année qui vient, c'est un scénario plausible ? Ou est-ce, en tout cas, un scénario qu'on doit prendre au sérieux ?
Il faut toujours prendre au sérieux toutes les menaces. Il y a menaces. Mais je ne suis pas du tout dans l'idée qu'il faille affoler les Français. Parce que ça fait partie, précisément, de la sidération que Vladimir Poutine veut mener. C'est-à-dire, toujours essayer d'impressionner. Et donc, quand on impressionne, on fait peur. Et quand on fait peur, généralement, on se replie. C'est exactement ce qui se produit. Avec des propos comme ça, qui laissent entendre que la guerre serait là, quelle est la réaction ? J'épargne autant qu'il est possible. Je vais bientôt stocker des marchandises. Et puis, je vais demander qu'on ferme les frontières le plus rapidement possible.
Et les courants pacifistes n'en seront qu'encouragés. Eh bien, moi, je ne suis pas du tout sur cette vision-là et sur cette conception-là. Il faut être totalement lucide sur la question de Poutine et de la Russie. Je l'ai été en son temps. Il faut être totalement déterminé pour l'arrêter. Mais il faut, en même temps, se préparer à toutes les hypothèses. Mais il ne s'agit pas d'affoler les opinions publiques. C'est ce que cherche Vladimir Poutine.
Avouez que le chemin est un peu étroit. Et quand vous entendez les propos du chef d'état-major des armées, ici, en France, qui a dit qu'il fallait accepter l'idée de devoir perdre ses enfants, comment vous avez réagi ?
Le chef d'état-major, il est dans son rôle quand il évoque le danger, quand il fait une analyse sur ce que sont les capacités militaires de la Russie et qu'il y ait aussi d'autres menaces. Il n'y a pas que la menace de la Russie. Il y a la menace aussi, c'est ce qui se passe en Afrique en ce moment, avec un courant djihadiste qui peut prendre Bamako. Je vous rappelle ce que j'avais fait pour l'empêcher. Il y a aussi la stratégie chinoise qui est aujourd'hui offensive, pas sur notre continent, mais sur la mer de Chine, voire sur Taïwan. Il y a ce contexte stratégique. Ensuite, qu'il ait pu dire qu'il fallait que nos soldats soient préparés.
Mais attention, il y a des formules, il y a des expressions. Les enfants ne sont pas les soldats. Ou plus exactement, les soldats peuvent être compris comme des enfants de la patrie. Mais là aussi, attention aux mots qui sont utilisés quand il s'agit de mobiliser les Français sur une dimension de défense, c'est légitime. Quand il s'agit de prendre un mot qui n'est pas forcément le bon dans le contexte, là je pense qu'il peut y avoir des effets contraires.
On comprenait sur le choix du mot, vous auriez dit éventuellement nos soldats, mais pas nos enfants.
J'ai, comme président de la République, vous vous avez rappelé ce qui a été ma responsabilité, j'ai envoyé des soldats combattre. Il y a eu des morts de soldats. Il y a eu des morts au Mali. Et avant, il y avait eu des morts, vous le savez, en Afghanistan, même si j'ai mis fin à la présence des troupes françaises. Il y a eu des morts. Donc à partir de là, nous savons qu'il y a toujours des opérations militaires qui peuvent engendrer, hélas, des tragédies. Mais les soldats s'engagent. C'est leur dignité d'ailleurs. Moi j'ai toujours été extrêmement saisi par ce que me disaient les familles après la mort de soldats. C'était sa vocation, c'était sa volonté, c'était son engagement.
Mais nous devons faire attention. Être président de la République, c'est effectivement décider de l'envoi de soldats. Mais parler des enfants, pour beaucoup qui ont entendu ces propos, c'était le retour de la conscription, l'envoi de forces françaises dans un combat qui n'était pas nécessairement prévu. Donc c'est pour ça que ça a suscité, et certains ont exagéré et antifié ces propos.
C'est quoi ? C'est LFI et RN qui immédiatement réagissent ?
Comme ce sont des courants faussement pacifistes, ce sont des courants qui en définitive laissent la Russie ou laissent la Chine continuer leurs opérations. Il faudrait être conscient quand même. Donc à partir de là, ils ont saisi...
Pour vous, ils sont pro-russes ? Vous aviez jusqu'à dire que LFI et RN sont des partis pro-russes ?
Ils l'ont été avant l'intervention de la Russie en Ukraine. Il faut se souvenir des liens qui existaient entre le Rassemblement national et le pouvoir russe et de la sympathie que pouvaient exprimer également LFI à l'égard de ce qu'était le comportement de la région. Ou plus exactement, ils sont anti-OTAN, anti-démocratie occidentale assurant leur propre défense. C'est ça leur courant. Et c'est pour ça que c'est très important. Ce qui va se passer dans les prochains mois en France, c'est de savoir si nous sommes lucides sur les menaces qui sont autour de nous, sans tomber dans je ne sais qu'à l'hystérie.
Et deuxièmement, que nous soyons capables de savoir qui va être président de la République en 2027.
J'imagine donc que les deux sont parfaitement liés. Vous pensez bien qu'on va y venir. Mais lorsque vous avez dit le mot conscription, il y a cette annonce attendue du président Macron sur un retour du service militaire. Alors sous une formule de service militaire volontaire. Y êtes-vous favorable ?
Alors là, soyons précis. Il y a une armée professionnelle en France depuis 1995, l'annonce de Jacques Chirac qui a supprimé la conscription. La conscription, c'était l'obligation pour les jeunes hommes de faire leur service militaire. Dans ma génération, nous faisions le service militaire. L'armée est donc professionnelle. Elle présente 200 000 soldats qui sont capables de se projeter, qui ne sont pas capables, s'il y a une attaque, d'y répondre. Et puis, il y a ce qu'on appelle la réserve. La réserve, c'est 50 000 personnes qui peuvent être mobilisées, qui s'entraînent pour être mobilisées, le cas échéant.
S'il faut proposer un service militaire volontaire de quelques milliers de personnes, oui, ça peut encourager la réserve. Ce n'est pas ces personnes-là, ce n'est pas ces volontaires-là qui seraient dans des opérations extérieures ou dans des opérations militaires compliquées et qui seraient par exemple présents en Pologne pour garantir la sécurité des...
Ça veut dire que notre défense ne doit pas reposer là-dessus ?
Mais elle ne peut pas reposer là-dessus. Elle repose sur une armée de professionnels, d'ailleurs formés, entraînés, aguerris. Et c'est ça le rôle de l'armée française aujourd'hui.
Mais vous soutiendrez cette proposition, cette annonce ?
Oui, cette idée, elle vient s'ajouter à d'autres qui n'avaient pas marché, il faut bien le dire, le service national, universel. On peut y ajouter une dimension civique aussi. J'étais très favorable, moi j'ai beaucoup poussé le service civique. Mais pour l'instant, là, il s'agit pas de dimension militaire.
Le service civique au SNU et là, un service volontaire, il ne vaut mieux pas que ça ait la même destinée ?
Non, mais par exemple, pendant la période des attentats, il y a donc 10 ans, j'avais considérablement gonflé les réserves. C'est un peu le même processus. Il faut permettre à des personnes qui sont volontaires de pouvoir remplir un certain nombre de fonctions, de tâches, mais qui ne sont pas des tâches liées au combat.
Un mot sur l'Ukraine. Donald Trump, cette nuit, se dit optimiste sur une sortie du conflit Ukraine-Russie. Est-ce que vous partagez cet optimisme ? Non.
Donald Trump, il est à la fois ambivalent, il veut la paix, mais il est très favorable, pour ne pas dire davantage, à Vladimir Poutine par rapport à Zelensky. Et il est versatile. Il fixe des ultimatums, puis il ne les respecte pas. Là, il envoie M. Witkoff, c'est-à-dire son conseiller, qui est franchement, maintenant c'est connu, pro-russe. Donc la paix russe serait en définitive une fausse paix. Ce serait même la poursuite de la guerre.
François Hollande, comment on fait ? Parfois je me demande si je n'ai pas deux hommes face à moi.
Pour être à la fois ce François Hollande
emprunt de gravité, comme vous l'êtes à l'instant, qui est le François Hollande ancien président, et le François Hollande, député sur les rangs de l'Assemblée, au milieu de ce qui ressemble, en tout cas aux yeux des Français, de plus en plus à un véritable théâtre. Comment on fait pour être les deux ?
Si je suis redevenu député, ce n'était pas par une décision comme ça, liée à je ne sais quelle recherche d'avantage ou de statut. Je n'ai aucun besoin. Si je suis redevenu député, c'était pour éviter que l'extrême droite puisse être majoritaire l'année dernière. Eh bien aujourd'hui, si je reste député, c'est pour faire prévaloir les intérêts du pays tout entier. C'est-à-dire, il doit y avoir un budget à la fin de l'année parce que la situation est grave. Comment pourrait-on justifier, alors que nous venons d'évoquer les menaces qui pèsent, que nous n'ayons pas d'augmentation de notre budget de la défense, que nos forces armées ne pourraient pas être entretenues ?
Mais je parle aussi de l'éducation, de la santé. Nous avons besoin, non pas de même dépenses que l'année dernière, nous avons besoin d'investissements.
Donc, je fais en sorte,
par ma parole dans les discussions qui peuvent avoir lieu, de faire prévaloir l'idée qu'il faut un compromis et qu'il faut un budget.
Sauf qu'au moment où on se parle, ça ne passe pas. Si ça doit passer, en tout cas par le vote, il est très vraisemblable au moment où on se parle que ce budget ne soit pas voté. Une question se pose, faut-il renoncer à se priver du 49-3 ?
Nous verrons bien. Pour l'instant, c'était le choix du Premier ministre, c'était aussi la demande du Parti Socialiste. Donc, il faut aller jusqu'au bout de cette logique. Est-ce qu'il est possible d'avoir un compromis par le vote ? Ce qui serait quand même mieux dans une assemblée, puisque c'est elle qui aura le dernier mot, que les uns et les autres, qui n'ont pas forcément ce qu'ils veulent, puissent trouver le compromis et voter le budget de la Sécurité Sociale et le budget du pays.
Si nous n'y parvenons pas, je serais tout à fait fâché, mais ça voudrait dire que soit c'est les ordonnances, c'est-à-dire qu'on applique le budget, mais dans sa forme initiale, il n'y aurait aucun progrès, soit la loi spéciale, je viens d'évoquer ce que serait une régression définitive par rapport à nos objectifs, soit ça sera si le Parti Socialiste considérait que c'était opportun et si le gouvernement y était prêt, il y aurait éventuellement cette formule. Mais c'est trop tôt pour le dire parce que ça serait dire tout de suite qu'il n'y aura pas de compromis par le vote.
Mais ça veut quand même dire François Hollande que vous ne dites pas tout sauf le 49-30. Vous dites si le réalisme nous oblige à le faire, il vaut mieux un 49-3 que pas de budget.
J'ai été président de la République, vous avez dit qu'il y avait deux personnes, il n'y en a qu'une, je vous le confirme encore. Moi j'ai utilisé le 49-3, ça n'a pas été forcément populaire. Je l'ai utilisé, donc je ne vais pas récuser ce qui existe dans la Constitution et qui à un moment soit sert à forcer la majorité, ce qui n'était pas mon cas, soit quand il n'y a pas de majorité, de pouvoir en trouver une. Là aujourd'hui, s'il devait être utilisé, si on devait solliciter cette Constitution, c'est parce que toutes les autres n'auraient pas fonctionné.
Donc il ne faut pas se priver...
Mais il ne faut jamais se priver d'une disposition constitutionnelle.
Enfin, sauf que là, on avait annoncé qu'on ne l'utiliserait pas.
Mais il est préférable de ne pas l'utiliser. C'est préférable et encore aujourd'hui, le Sénat n'a pas terminé son travail, la commission mixte paritaire ne s'est pas encore réunie, il n'y a pas encore eu de deuxième lecture. Alors je sais que c'est très compliqué pour les Français, mais enfin, le 15 ou 20 décembre, il y aura une décision à prendre.
Ce que je trouve très intéressant, François Hollande, c'est que pour vous avoir suivi les uns et les autres, vous n'avez jamais dit à l'avance que le 49-3 était souhaitable. Donc il est en effet parfaitement normal que vous ayez tous tout tenté pour éviter le 49-3. La petite différence, c'est que cette fois-ci, de manière très solennelle, le Parti Socialiste avait demandé qu'il n'y ait pas de 49-3. Le Premier ministre s'y était engagé. On arrive au bout du chemin. Certes, il reste encore quelques jours, mais au fond, au bout du chemin, on se dit « se priver du 49-3 est une erreur ».
Si on disait « on s'en priverait pour toujours », oui, ce serait une erreur. Si on disait aussi « on ne va pas continuer à chercher un compris », ce serait une erreur. Parce que le respect du Parlement, même s'il est composé comme on le sait, c'est quand même de faire en sorte qu'il puisse voter un budget de manière claire. Vous y croyez encore ? J'y crois parce que c'est pas au moins d'y croire, c'est aux acteurs de se poser cette question. Est-il responsable ou n'est-il pas responsable de voter ou de ne pas voter un budget dans la situation dans laquelle nous sommes ?
Bien sûr que ce ne sera pas un budget de gauche, bien sûr que ce ne sera pas un budget tel que le gouvernement l'aurait souhaité ou qu'une partie de la droite l'imaginait. Mais ce sera le budget de la France parce que nous avons besoin de ses dépenses et de ses roses. Et il y aura des efforts à faire et notamment pour les plus fortunés.
Alors justement, au Sénat, l'un des amendements socialistes qui vient d'être déposé, selon les informations de mes confrères des Echos, ce serait de contraindre les plus fortunés à faire crédit à l'État, à prêter à taux zéro à l'État. Vous soutenez ?
D'abord, quand on demande une contribution aux plus fortunés, c'est quand même par l'impôt. C'est ainsi qu'on le fait. D'ailleurs, ça vaut pour les plus fortunés comme pour les autres. On ne vous demande pas de prêter de l'argent à l'État. On vous demande de payer vos impôts si vous êtes dans les situations qui le justifient. Là, c'est la même chose. Il y a des mesures à prendre fiscales sur les plus fortunés et puis, il y a une possibilité patriotique qui serait de dire écoutez, vous allez donner en plus de vos impôts une partie de votre épargne pour qu'elle soit investie dans les dépenses publiques et remboursée. Mais ce n'est pas
une contribution volontaire, ce serait une contribution obligatoire. C'est-à-dire, ce serait vous nous prêter mais vous n'avez pas le choix.
Oui, c'est-à-dire, vous avez le choix d'abord de payer un impôt quand même. Ça, vous n'avez pas un choix, c'est même obligatoire. Et puis, vous avez l'obligation pendant deux ou trois ans, c'est ce que proposent des sénateurs, de donner par l'épargne une partie de ce que vous avez pour financer les investissements du pays.
Donc, il faut aller vers cet emprunt obligatoire
des plus riches. C'est une idée parmi beaucoup d'autres. Je ne sais pas si elle sortira d'ailleurs de le débat au Sénat mais ça fait partie des idées. On n'est pas habitué parce que généralement comment ça se passait pour un budget ? Le gouvernement présentait un texte, il était très peu corrigé et puis il était adopté à la fin. Ça, c'est quand on avait une majorité. Maintenant, il n'y a plus de majorité donc il faut entendre tous ceux qui expriment des propositions ou des initiatives.
Qui peut battre Jordan Bardella ? Vous avez vu les dernières études notamment ce sondage au Doxade il y a deux jours qui dit que quiconque mette face à Jordan Bardella c'est lui qui gagne.
Oui, écoutez, j'ai été candidat avant d'être président de la République. Les annonces un an et demi avant du candidat victorieux généralement ne se vérifient pas. Ça ne veut pas dire qu'il n'y ait pas un mouvement. Ça ne veut pas dire que ses intentions de vote n'aient pas de signification. Je veux dire, rien n'est écrit. Rien n'est écrit ça veut dire que tout dépendra de la qualité de l'offre de la personnalité qui sera pour ce qui concerne le centre droit ou la gauche capable de convaincre les Français. Pas de battre M. Bardella. La vie politique ce n'est pas de battre les autres. C'est de donner suffisamment d'espoir de crédibilité de confiance.
La confiance c'est très important dans le contexte qu'on vient d'évoquer sur qui faire reposer notre confiance. Pour agir pour préparer la paix pour éviter la guerre ou pour un moment prendre nos responsabilités. Qui ? C'est sur la personne sur les idées sur la capacité d'action que les Français jugeront.
Y aura-t-il une primaire ? Y êtes-vous favorable ?
Je n'ai jamais été favorable aux primaires. Enfin ça vous avez plutôt réussi. Oui mais dans un parti c'était une primaire dans le parti socialiste ça peut toujours arriver. Pour choisir le grand lien c'est normal que les adhérents
Le parti oui une sorte de primaire ouverte à toute la gauche.
Pour une primaire pour qu'elle soit valide il faut que ceux qui s'y présentent celles qui s'y présentent aient le même programme. C'est pas le cas aujourd'hui.
Vous avez dit François Hollande que vous étiez redevenu député pour faire battre pour permettre à ce qu'il n'y ait pas le RN. On le sent bien dans les dernières études alors même si vous dites un an et demi avant oui mais en tout cas la dynamique du côté du RN elle est testée partout. Est-ce qu'il faut à un moment ou à un autre que vous-même vous alliez plus loin ? Est-ce que vous envisagez ou en tout cas est-ce que vous ne fermez pas la porte à l'idée d'être un nouveau candidat ?
Ce n'est pas l'annonce de candidature qui fait que les Français soient convaincus. Ce qui compte c'est la dynamique qui est supposée non pas simplement enrayer une autre dynamique mais convaincre les Français que c'est que vers cette force-là qu'il faut aller.
Eh bien moi je vais tout faire pour que dans les prochains mois c'est pour ça que je ne veux pas qu'il y ait une crise supplémentaire ou un cas où on a besoin de temps jusqu'en 2027 pour que cette force positive vous l'avez même dit si la chance est là il faut la saisir Oui bien sûr ça fait partie de ce qu'est la vie mais les Français sont tellement lassés de ces annonces de candidature que ce n'est pas la bonne démarche la bonne démarche c'est de créer la force et puis la personne vous allez voir va surgir.
En tout cas vous y croyez toujours à ce budget merci François Hollande d'avoir répondu à mes questions à la fois ancien président de la République et député socialiste donc une seule et même personne 8h47 Sous-titrage ST' 501
François Hollande