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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 13 juin 2019 8 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & famille

Édouard Philippe : quoi de neuf pour l'acte II ? - Les questions SMS #cdanslair 12.06.2019

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse directe

    Si on baisse l'impôt sur le revenu, comment va fonctionner la France ?

  • 0:59RelanceRéponse partielle

    Il faudrait qu'il soit efficace, c'est un discours que vous tenez souvent à François Spressoz

  • 2:29OuverteRéponse directe

    L'acte 2 n'est-il pas simplement un projet de campagne électorale pour 2022 ?

  • 3:22RelanceRéponse directe

    Après le discours de Macron hier devant l'Organisation internationale du travail, il semble normal d'être déçu par les annonces du Premier ministre, non ?

  • 3:55OuverteRéponse directe

    Quelle réforme à venir pourrait s'avérer compliquée ?

  • 5:16FerméeRéponse directe

    D'après le discours de Philippe, peut-on penser que le gouvernement est en train de reculer l'âge de départ à la retraite sans l'annoncer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09Invité politiqueChiffre
    « La TVA par exemple, si on augmentait d'un ou deux points la TVA, ça rapporte des milliards. »
  • 0:17Invité politiqueFait
    « si on augmente la TVA, on peut évidemment pénaliser la consommation. »
  • 0:22Invité politiqueFait
    « mais je pense que le mot a été dit tout à l'heure par Dominique, c'est le courage. »
  • 0:36Invité politiqueFait
    « Macron en a eu du courage au début, ça s'est retourné un peu contre lui »
  • 1:40InvitéFait
    « moi je trouve ça inquiétant, parce que d'un certain point de vue, baisser, c'est l'impôt le plus redistributif, l'impôt sur le revenu. »
  • 2:54InvitéChiffre
    « Les créations d'emplois qui ont atteint un niveau 93 ou 94 000 créations d'emplois au premier trimestre »
  • 3:19PrésentateurChiffre
    « l'attractivité de la France qui est au plus haut et les chiffres du chômage qui sont au plus bas. »
  • 4:01InvitéFait
    « Je pense que la réforme des retraites, ça va être compliqué, dans la mesure où il y a à la fois l'allongement du départ à la retraite »
  • 5:39InvitéChiffre
    « l'âge moyen de départ à la retraite est déjà supérieur à 62 ans aujourd'hui. »
  • 6:27InvitéChiffre
    « il y a quand même eu 17 milliards d'euros mis sur la table »

Temps de parole

  • Édouard Philippe29 %
  • Présentateur26 %
  • Invité20 %
  • Invité 216 %
  • Invité 39 %

6,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Présentateur

Si on baisse l'impôt sur le revenu, comment va fonctionner la France ?

0:07
Édouard Philippe

L'impôt sur le revenu, ce n'est pas tout des recettes fiscales. La TVA par exemple, si on augmentait d'un ou deux points la TVA, ça rapporte des milliards. C'est formidable. Alors ce n'est pas pour ça qu'il faut le faire, parce que si on augmente la TVA, on peut évidemment pénaliser la consommation. Donc il y a des tas de leviers sur lesquels on peut jouer, mais je pense que le mot a été dit tout à l'heure par Dominique, c'est le courage. Il y a un manque de courage quand on ne veut pas fâcher les gens, quand on ne veut pas demander des sacrifices, ni aux assurés sociaux, ni aux travailleurs, ni aux retraités, ni aux fonctionnaires, on finit par se retrouver face à une équation insoluble.

Alors Macron en a eu du courage au début, ça s'est retourné un peu contre lui, peut-être que son courage était un peu trop coupant, peut-être un peu trop brutal, mais il faut réussir à retrouver le chemin du courage, donc de l'effort. Regardez la semaine dernière le débat qu'on a eu une fois de plus sur les jours fériés à l'occasion du lundi de Pentecôte. Les Français ne veulent pas faire d'effort, parce que les politiques qui leur demandent, leur demandent trop timidement et sans arriver à les convaincre que cet effort sera payant.

0:59
Présentateur

Il faudrait qu'il soit efficace, c'est un discours que vous tenez souvent à François Spressoz, il y a un doute sur l'efficacité de la chose politique et des décisions politiques, c'est pour ça peut-être que les Français sont réticents aussi ?

1:10
Invité

Absolument, et je pense qu'il y a une absence dans nos évaluations de politique publique, c'est d'essayer d'évaluer fortement, de consacrer une bonne partie du débat national à dire qu'est-ce qui marche, qu'est-ce qui ne marche pas, à évaluer toutes les décisions, à les changer si besoin, mais ça on n'a pas du tout cette question. On attend encore l'évaluation sur les SF d'ailleurs, qui avait été attendue. C'est bientôt non ? Ce sera à l'automne, mais ce sera probablement, il y en aura une première à l'automne, mais au bout d'un an c'est quand même compliqué.

Moi je voulais préciser quand même sur la baisse de l'impôt sur le revenu, moi je trouve ça inquiétant, parce que d'un certain point de vue, baisser, c'est l'impôt le plus redistributif, l'impôt sur le revenu. On baisse ceux qui sont en bas. Oui je sais bien, mais du coup on baisse aussi la part de l'impôt sur le revenu dans les ressources de l'État. Et je pense que c'est un mauvais signal. C'est une politique libérale, c'est évident. Donc voilà, le problème aussi aujourd'hui de la fiscalité, c'est qu'elle est essentiellement indirecte, et que la fiscalité indirecte est très injuste.

2:07
Édouard Philippe

Mais on peut espérer, comme avec la prime de 1000 euros de la fin d'année, que les gens qui vont avoir ces tristons d'impôts, ils vont la consommer tout de suite, donc la remettre dans l'économie. Il a eu un mot assez curieux, il a dit à un moment, Édouard Philippe,

2:17
Invité

tout ça ce sont nos sous. J'ai entendu le réel, c'est le réel, nos sous. Et en fait, le réel, c'est assez curieux, dans la bouche d'un Premier ministre, ça se surprend, mais ça veut dire l'envie de parler de choses très concrètes. D'être moins techno. D'être moins techno.

2:29
Présentateur

L'acte 2 n'est-il pas simplement un projet de campagne électorale pour 2022 ?

2:34
Édouard Philippe

Oui, mais l'acte 1 aussi c'est un projet de campagne électorale. Un président, sa réélection, il y a des échelons intermédiaires. Vous ne pouvez pas faire grief à un pouvoir de se préoccuper des obstacles électoraux qui sont devant lui. Après, il ne faut pas tomber dans la démagogie. Donc il y a une juste mesure entre les bonnes nouvelles, les cadeaux, les efforts à trouver. Je trouve qu'aujourd'hui, ils étaient un peu en deçà de la main.

2:52
Invité

Mais il a été porté ce matin par une plutôt bonne nouvelle. Les créations d'emplois qui ont atteint un niveau 93 ou 94 000 créations d'emplois au premier trimestre, ce qui peut laisser espérer que le taux de chômage va baisser au premier trimestre de manière, de façon sensible, on verra bien. Et à ce moment-là, le gouvernement dira, « Écoutez, mon affaire, ça marche, ça a infusé. »

3:14
Présentateur

Et il a commencé son discours de politique générale, on va le dire comme ça, avec « Nous avons des résultats » et l'attractivité de la France qui est au plus haut et les chiffres du chômage qui sont au plus bas. Après le discours de Macron hier devant l'Organisation internationale du travail, il semble normal d'être déçu par les annonces du Premier ministre, non ?

3:30
Édouard Philippe

Oui, parce que la critique du capitalisme fou, le mea culpa, le côté une main qui vantait le social, une main qui vantait l'écologique dans l'apparition télévisée du Président, ça laissait augurer quelque chose qui avait plus de souffle. Alors évidemment, Edouard Philippe a mis cela à son aune, à sa dimension, à son style. C'est peut-être pour ça qu'on est un peu déçu. Peut-être que Macron lui-même était un peu frustré de ne pas pouvoir faire un grand discours au Congrès. Alors il a lâché ce discours à l'OIT.

3:55
Présentateur

Quelle réforme à venir pourrait s'avérer compliquée ?

3:58
Invité

Je pense que la réforme des retraites, ça va être compliqué, dans la mesure où il y a à la fois l'allongement du départ à la retraite, même si formellement ce n'est pas dit, et puis il y a quand même tout un changement de système, ce qui fait que les gens qui seront sur le point de partir en retraite vont comparer avec ce qu'ils auraient pu toucher aujourd'hui. Donc il va y avoir, à mon avis, des choses assez compliquées. Alors il a quand même de le voir avec lui, qui a concerté depuis des mois et des mois avec les syndicats. Donc il ne peut pas dire que c'est une réforme qui tombe du ciel.

Mais je pense que ça va être quand même très compliqué, parce que c'est un changement complet de paradigme. Je pense que le plus compliqué, alors ça peut être les retraites, mais je ne suis pas sûr que les Français aillent beaucoup dans la rue si l'âge de la retraite légale ne change pas. Parce que ça va être compliqué à lire, vous le disiez tout à l'heure, ça va être compliqué à lire. Mais bon, à mon avis, le point le plus compliqué, ce sera probablement l'évaluation de l'ISF. C'est-à-dire, s'il arrive à l'automne ou au début 2020, l'idée que ce n'est pas si clair que ça, etc. Et à ce moment-là, il reprendra, comme Nicolas Sarkozy en 2008, il reprendra de face le président des riches.

5:04
Présentateur

– Mais là, il a prévu de changer de cap. Si ça ne marche pas, il fera un machinariat.

5:09
Invité

– Oui, alors c'est un peu comme le 80 km heure. Quel sens ça a d'évaluer au bout d'un an ? C'est-à-dire, c'est très rapide.

5:16
Présentateur

– D'après le discours de Philippe, peut-on penser que le gouvernement est en train de reculer l'âge de départ à la retraite sans l'annoncer ?

5:23
Invité

– Ah oui. – C'est ça ? – Ah oui, oui, oui. Moi, je pense que formellement, il faut s'habituer dans notre tête à se dire qu'on va partir à la retraite à 64 ans si on veut avoir tous nos avantages. – C'est une crise d'otage.

5:33
Édouard Philippe

On est pris en otage par soi-même. Mais si on veut se libérer deux ans avant, on paye.

5:36
Invité

– Mais la réalité, c'est qu'en fait, l'âge moyen de départ à la retraite est déjà supérieur à 62 ans aujourd'hui.

5:42
Présentateur

– Il y a combien ?

5:43
Invité

– Alors, c'est 62,2, je crois. Je ne m'engage pas sur ces chiffres.

5:46
Présentateur

– C'est pas 64 ans.

5:47
Invité

– Non, c'est vrai.

5:47
Présentateur

– Le gouvernement touchera-t-il au statut des fonctionnaires ?

5:51
Invité

– C'est déjà en route. – C'est déjà en route. – Il y a une loi qui est en cours. – Qui permet d'embaucher plus de contractuels. Donc, il y a déjà… Ça, je pense que l'agenda est en route.

6:00
Présentateur

– Et sur la question des retraites, oui, il va en tout cas changer leur condition au temps sur la retraite.

6:05
Édouard Philippe

– Il y a quand même des choses un peu bizarres. On a appris lors de l'augmentation d'EDF récente que sur nos factures EDF, il y a une ligne où le consommateur d'électricité paye les retraites des agents EDF. C'est quand même un peu étrange comme solidarité sociale. Donc, c'est normal de remettre à plat tout cela.

6:19
Présentateur

– Le mea culpa de Macron marque-t-il un nouvel état d'esprit qui peut s'assimiler malgré tout à un tournant du quinquennat ?

6:27
Invité

– Oui, parce qu'il y a quand même eu 17 milliards d'euros mis sur la table et il y a eu quand même ce grand débat qui a permis un dialogue qui n'existait pas avant. Et au fond, Emmanuel Macron a dit « j'ai découvert le pays », il ne le connaissait pas. – Mais la continuité quand même sur les politiques publiques, il n'y a pas d'inflexion. – Oui et non, parce que quand vous augmentez le salaire de l'ensemble des SMICAR de 100 euros par mois, ça n'est pas rien. C'est-à-dire que c'est un changement assez complet sur la rémunération.

6:58
Présentateur

– Un socle de français fidèle des syndicats atone, une opposition explosée. Que risque le gouvernement ?

7:03
Édouard Philippe

– Il risque quand même des mouvements spontanés imprévisibles comme on a eu avec les gilégences. – Attention, les gilégences peuvent revenir. – Exactement, on ne sait jamais avec des réformes. On sait maintenant que le substrat social français, il est explosif.

7:12
Présentateur

– Que reste-t-il du grand débat dans ce discours du Premier ministre ?

7:15
Édouard Philippe

– Il reste quand même de la méthode nouvelle, de la concertation, de la déconcentration. – Pas grand-chose sur la démocratie perspective dont on a beaucoup parlé quand même. – Un peu de référendum, c'est dans les tuyaux. J'ai cité l'or du Rhin, c'était pas la flûte enchantée quand même cet après-midi.

7:27
Présentateur

– On va finir avec ça, c'était le mot de la fin. Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h25. On se retrouve demain, 17h50, pour un nouveau C'est dans l'air. Tout de suite, c'est à vous avec Anne-Elisabeth Lemoyne. Belle soirée sur France 5. – Sous-titrage ST' 501

Édouard Philippe : quoi de neuf pour l'acte II ? - Les questions SMS #cdanslair 12.06.2019 — Édouard Philippe · Pourquijevote