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interviewBACKSEAT· 5 juillet 2024 18 min

Le dernier gaulliste de droite ? - avec Ambroise Malinconi

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Ça te dirait de voir Backseat jusqu'en 2027 ? 2040 même ? Eh ben c'est possible, mais pour ça on a besoin de toi. Backseat c'est une émission qui tient à son indépendance, c'est pourquoi nous avons choisi de faire reposer une partie du financement de l'émission sur notre public. Chaque épisode coûte 13 000 euros, ce qui comprend toute la logistique, mais surtout les salaires de chaque personne intervenant sur l'émission. Pour pouvoir diffuser toute l'année, nous avons besoin de 30 000 euros par mois.

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Alors on a un invité qu'on va retrouver en visio tout de suite, j'espère qu'il m'entend, il s'agit d'Ambroise Malinconi, qui était candidat à Les Républicains dans la 5ème circonscription des Bouches-du-Rhône à Marseille. Un candidat à Les Républicains avec qui on voulait discuter. Bonjour Ambroise, merci d'être avec nous.

0:56
Manuel Bompard

Bonjour. Jean, bonjour à tous.

0:58
Présentateur

Merci, merci Ambroise. Vous étiez candidat au premier tour Les Républicains dans cette circonscription des Bouches-du-Rhône à Marseille. Et on voulait vous inviter parce que vous avez pris une position iconoclaste par rapport à votre parti politique. Vous avez publiquement appelé à voter pour le nouveau Front Populaire au second tour face au Rassemblement National. Qu'est-ce qui vous a décidé à prendre cette position qui n'est pas naturellement celle de votre parti ?

1:25
Manuel Bompard

Écoutez, déjà la mesure de l'enjeu historique avec le score qu'a fait le Rassemblement National à la suite de ce premier tour. Et puis aussi par rapport à ce que j'ai pu voir sur le terrain de leurs pratiques.

1:44
Présentateur

D'accord, ok. Je comprends. Mais je veux dire, on a quand même un argumentaire qui est développé par tous les responsables Les Républicains depuis plus d'une semaine, qui consiste à dire que le nouveau Front Populaire est d'extrême gauche, qu'il faut lutter contre, sans forcément appeler à voter RN. Il y a quand même un monde entre appeler à voter pour le nouveau Front Populaire comme vous et le dénoncer comme le reste de votre parti.

2:06
Manuel Bompard

Oui, alors c'est vrai qu'à ce niveau-là, moi c'est quelque chose qui m'a dérangé parce que c'est un discours, un argumentaire qui a été aussi choisi par le camp macroniste, par le président de la République pendant sa campagne. Et on voit le résultat. Moi, ça m'avait choqué que le candidat qui s'était présenté comme le rempart face à l'extrême droite fasse campagne pendant quasiment tout le premier tour pour faire barrage à l'extrême gauche. On n'avait quasiment jamais vu ça.

Et forcément, maintenant, il y a une perte de crédibilité puisqu'il change de pied pour danser maintenant sur le Front Républicain, le barrage à l'extrême droite, en faisant alliance, enfin en faisant alliance non, mais je veux dire, c'est perçu comme ça par les électeurs, de faire soutien aux candidats du nouveau Front Populaire qui se retrouvent face au RL.

2:53
Présentateur

Je voudrais vous interroger sur votre parti, sur votre famille politique, Les Républicains et le parti héritier du gaullisme et le parti héritier du Front Républicain qui a très longtemps existé sous la Ve République où on a vu des candidats, que c'était du RPR à l'époque, se désister au profit parfois de communistes pour empêcher l'extrême droite, les héritiers de la collaboration, à arriver aux responsabilités avec des circonscriptions. C'était quelque chose de très naturel. Et les communistes de leur côté faisaient pareil parfois, se désister au faveur d'un RPR parce que, voilà, le Front Républicain, on protège la République contre l'extrême droite.

Comment ça se fait qu'aujourd'hui on arrive à un point où vous, vous êtes le seul à faire ça et le reste de votre parti a perdu cette boussole-là historique ?

3:33
Manuel Bompard

Oui, tout à fait, parce que je pense qu'il y a eu une dérive de lignes politiques depuis la fin du mandat de Jacques Chirac. Et dans l'héritage politique de Jacques Chirac, il y a eu des problèmes de succession à droite. On est toujours au bout, on arrive au bout de ce cycle de succession à droite qui n'a pas été réglé.

Et en fait, depuis Chirac, qui lui avait un discours très clair là-dessus, qui était dans la position de la tradition gaulliste-gaullienne, après, il y a eu une autre ligne politique qui s'est installée, qui, à mon sens, a dérivé vers les positions de l'extrême droite, vers les positions du Rassemblement national, qui finalement laisse entendre que le principal danger pour la République, c'est l'extrême gauche. Moi, je remets les choses dans l'ordre. Le principal danger pour la République, ce sont ceux qui ne respectent pas les principes républicains et qui les combattent et qui, finalement, veulent la France sans la République. Et ça, c'est le projet du Rassemblement national.

4:36
Présentateur

Léa ?

4:36
Invité

Oui, bonsoir. Moi, j'avais une petite question, aussi parce que vous avez ouvert la discussion, sur, effectivement, l'état de votre parti. Pas ouf. Oui. On est d'accord. Quel est l'avenir que vous présentez ? Je veux dire, enfin, vraisemblablement, vous n'êtes pas dans la ligne traditionnelle ou ciotiste ou même pécriste, si on peut le dire, parce que Valérie Pécresse a quand même fait campagne sur le grand remplacement, donc ce n'était pas non plus la ligne la plus gaulliste ou acceptable ou républicaine. Elle a clairement surfé sur un thème central de l'extrême droite pendant sa campagne, avec le résultat qu'on a connu. Quel est l'avenir que vous imaginez pour les Républicains ?

5:16
Manuel Bompard

Alors, moi, je pense que le seul avenir, et c'est ce que j'ai essayé de mettre en avant dans ma campagne et aussi comme message que j'ai essayé de faire transmettre au siège du parti, c'est d'essayer de refaire prendre un peu de hauteur au parti. C'est ce qui avait fait, on va dire, sa marque de fabrique de la part des gaullistes qui ont duré pendant toute la deuxième moitié du XXe siècle jusqu'à Jacques Chirac. Et donc, moi, ce que j'essaierai de mettre en avant, et j'espère que ça sera entendu comme avenir politique et comme ligne politique pour la droite républicaine, c'est la défense des institutions.

Moi, j'ai mis en avant comme slogan de défendre notre République pour la défense des principes républicains, la défense des institutions qui, à mon sens, sont malmenées, en premier lieu, par Emmanuel Macron, et on en arrive au résultat où on en est. Et c'est aussi, justement, le problème, à mon avis, de la ligne politique qui a été choisie depuis la fin du mandat de Jacques Chirac, qui n'a plus été véritablement axée sur les institutions, le respect des principes républicains, qui ont été un petit peu oubliés. Ces principes républicains, quels sont-ils ?

C'est le respect de toutes les croyances, d'une part, c'est la souveraineté nationale, l'indépendance du pays, le fait d'avoir une voix un peu indépendante, qui peut différer dans le monde, mais qui est une voix pour la paix, pour la justice, l'égalité des chances. Voilà, c'est quelque chose qui correspond, en fait, à la devise de notre République, liberté, égalité, fraternité, mais dans le respect des institutions. C'était un peu ça la marque de fabrique, à l'époque.

Et puis, on a dérivé vers des sujets, parce que c'était les sujets qui commençaient à être en vogue avec l'extrême droite, à l'époque, du coup, Le Pen, la sécurité, l'immigration, et finalement, la droite s'est enfermée dans uniquement que ces sujets-là, et ça a été une machine à perdre, parce que ce sont les positions, si on ne parle que de ça, on ne parle pas à tous les Français, et on en arrive au point où, finalement, les électeurs de droite qui sont intéressés par ces sujets-là votent pour la version originale, c'est-à-dire le Rassemblement National, l'Ancien Front National.

7:10
Invité

Mais vous avez l'air quand même relativement jeune, si je puis me permettre. On a dit votre âge, 28 ans, c'est ça ? Oui, c'est ça. Donc, j'imagine que ça ne fait pas non plus 40 balais que vous êtes chez LR, donc vous n'avez pas non plus vu le glissement vers l'extrême droite. Comment vous vous êtes dit, finalement, c'est ce parti, malgré ses défauts et cette extrême-droitisation, pour lequel j'ai envie de faire campagne ? Pourquoi vous n'êtes pas allé dans un parti qui répond plus à vos valeurs, vraisemblablement ?

7:38
Manuel Bompard

Oui, c'est une bonne question. Si vous voulez, moi, j'ai commencé à m'intéresser à la politique. Je me suis intéressé jeune, comme beaucoup de garçons jeunes même qui s'intéressent à la politique, mais je n'avais pas d'engagement. Ça est venu plus vers la fin du lycée, un peu comme beaucoup de gens. Et à l'époque, c'était encore quand même Nicolas Sarkozy qui était en place. Moi, personnellement, je n'ai jamais trop porté d'affection pour Nicolas Sarkozy et la ligne qu'il défendait, mais c'était quand même le responsable, le chef à droite à ce moment-là.

Donc, je me suis intéressé quand même et je me suis rapproché de l'UMP encore à l'époque pour militer de ce côté-là parce que, moi, dans mes idées, je me considère comme étant de droite. Même si j'estimais que certaines positions de Nicolas Sarkozy n'étaient peut-être pas les bonnes, en majorité, je me retrouvais plutôt dans le programme qui était proposé à droite. Et puis, voilà, au fur et à mesure des années, vous avez 2017, enfin, ça avait déjà commencé en 2012 avec les défaites aux législatives.

Vous avez eu des élections locales qui ont été remportées parce que, moi, je trouve que c'est quand même la force de ce parti, c'est l'ancrage local, initialement, le fait d'avoir des élus qui s'investissent au quotidien sur le territoire, dans les institutions locales, que ce soit les communes, les départements, les régions. Mais malheureusement, il y a eu ce problème de responsables, de chefs et qui a fait qu'au niveau national, toutes les élections, depuis 2007, finalement, toutes les élections nationales ont été perdues.

9:07
Invité

Alec, vous nous avez décrit la ligne des républicains de la droite historique. Qu'est-ce que... C'est quoi la ligne de votre droite ? Vraiment, ça m'intéresse. Est-ce que c'est revenir à la ligne d'antan ou est-ce que ça veut dire autre chose en 2024 ? Ok, d'accord.

9:24
Manuel Bompard

Enfin, dans la ligne d'antan, moi, vous savez, à droite, vous savez, il y a beaucoup aussi un discours qui est de dire oui, mais finalement, ce que propose le Rassemblement national aujourd'hui, ça n'est que le programme du RPR des années 80-90. Bon, à la nuance près que quand même, moi, j'estime que ce qu'il faut retrouver du RPR, c'est le côté de rassemblement pour la République.

C'est de mettre en avant non pas les idées nationales et finalement nationalistes comme le fait le RN, mais de mettre en avant la République, le respect de ses institutions, le fait de favoriser l'égalité et garantir l'égalité de tous les citoyens devant la loi, peu importe l'origine, peu importe la religion, de respecter toutes les croyances, de garantir, c'était les messages de Jacques Chirac dans son testament politique à la fin de son mandat, essayer de favoriser l'égalité des chances, mettre en avant aussi la protection de l'environnement. Ça fait partie des sujets qui ont été totalement abandonnés à droite au fur et à mesure des années.

10:26
Invité

Jules ? Ouais, alors j'ai vu un tweet une fois de quelqu'un qui disait à propos des... Super sourcé ! Ouais, super sourcé ! Non mais si, parce que le tweet est marrant, à propos de De Villepin, vous savez, De Villepin, là, on l'a revu à la télé, il a juste dit c'est quand même dur ce qu'on fait aux Palestiniens et bam, il était repeint en islamo-gaucher, c'était fini. Il y a quelqu'un, il a juste dit De Villepin, il s'est endormi il y a 15 ans avec une ligne politique, il se réveille aujourd'hui avec la même, il est devenu l'extrême-gauche en fait. Donc il y a eu un tel basculement, un tel glissement.

D'ailleurs, et c'est vrai que dans la ligne chiraquienne gaulliste, pareil, au niveau de la politique du Moyen-Orient, c'est plutôt un soutien à la Palestine. Et je me demandais, parce qu'il y a aussi dans le corpus des gaullistes, des vrais gaullistes, normalement, si vous êtes un vrai gaulliste, il y a aussi le modèle social, parce qu'on ne construit pas la République sans la République sociale, c'est ça aussi qui va créer du commun. Et à l'époque, après la guerre, c'était avec les communistes, etc. Aujourd'hui, ce n'est pas à droite que vous allez porter ça. Peut-être qu'il faut aller chez Chevènement ou d'autres gens comme ça.

Chevènement qui, à l'origine, avant de rentrer au PS, était un gaulliste de gauche. Et vous n'avez peut-être plus d'espace pour faire ça à droite. Ils sont complètement fumés, les gars.

11:31
Manuel Bompard

Oui, c'est clair qu'il n'y a plus grand monde. J'ai vu passer quelques articles. J'ai vu passer quelques articles sur lesquels ça avait été soulevé et remarqué qu'apparemment, j'étais le seul au niveau national à avoir pris une position en disant clairement que je soutiendrai un candidat du Nouveau Front Populaire. C'est pour ça

11:51
Présentateur

que vous vous invitez ce soir, vous êtes le seul.

11:53
Manuel Bompard

Oui, c'est ça, parce que apparemment, je suis toujours le seul.

11:56
Invité

C'est pour ça que je parlais des rapports avec le Parti Communiste, par exemple, dont De Gaulle se dit « Oui, on va faire avec le Parti Communiste, il ne les aime pas, mais bon, quand même, c'est un peu ça aussi la France. Aujourd'hui, il n'y a plus de... Voilà, votre espace politique, il n'est plus à droite, en fait. Et si vous êtes tout seul ? C'est-à-dire que... Ou alors, il y a des trucs où vous êtes vraiment réacte, vraiment... Je pense que ça, par contre,

12:21
Manuel Bompard

je pense que c'est des choses qui vont... C'est-à-dire que là, c'est une parole isolée à un instant T dans un moment où on en arrive à une fin de cycle sur, on va dire, l'échiquier politique. Mais moi, ce que j'ai pu voir dans ma campagne et puis même, en réalité, dans les aspirations des gens, en discutant avec mes amis, en rencontrant les gens dans la rue, en faisant les boîtages, en allant couler mes affiches, c'est qu'en réalité, il y a un réel...

12:48
Présentateur

Ah, on entend moins bien le micro. On vous entend un petit peu moins bien. C'était parfait jusque-là.

12:52
Manuel Bompard

Oui. J'ai reçu un appel en même temps.

12:54
Présentateur

Voilà, parfait, super, merci.

12:56
Manuel Bompard

Donc, je vous disais, ce que j'ai pu voir durant la campagne, c'est qu'en réalité, il y a une aspiration de retrouver cette droite sociale qui existait auparavant, qui était la position gaulliste classique

13:06
Présentateur

de savoir...

13:08
Manuel Bompard

Bah, écoutez, c'est peut-être... On va dire, moi, je pense que l'aspiration, et c'est un peu le constat qui se fait progressivement, l'aspiration des Français de manière générale, c'est d'essayer de retrouver des choses plus classiques pour retrouver un peu des repères. Alors, j'ai l'impression que François Ruffin, lui, commence à se positionner pour essayer de retourner sur une position, on va dire, de gauche classique.

et je pense qu'à droite, le salut, on va dire, viendra de pouvoir refaire exister la ligne qui était celle, on va dire, qui marchait, qui était celle, voilà, de l'époque shirakienne, d'avoir une droite qui est ferme dans les valeurs, qui arrive à avoir de l'autorité et qui s'est parlé avec fermeté des sujets d'ordre public, qui sait être un petit peu ouvert sur l'économie, mais tout en gardant le petit côté français, d'avoir une surveillance, une réglementation, d'avoir un État qui intervient dans l'économie pour garder un côté, voilà, mesuré, comparé à d'autres continents, et puis, voilà, d'avoir surtout une position ouverte, de savoir respecter notre passé historique, de savoir respecter le fait que, par le passé, il y a eu des personnes qui sont venues en France pour vivre dans notre pays pour les principes que ça représentait, pour les principes des droits de l'homme, pour les libertés qu'il y a dans notre pays, et qu'on ne peut pas résumer l'immigration à seulement des questions d'ordre public et qu'il faut aussi savoir accepter tout le monde et faire un travail de tolérance et ça, ça devrait être un message qui permettrait, à mon avis, à la droite de retrouver de l'avenir.

14:40
Présentateur

Dernière question, Climax ? Oui, moi j'avais une question, mais c'est intéressant ce que vous venez de dire. En fait, dans votre communiqué, à la fin, vous avez écrit le candidat du vers gauche puisque du coup, vous avez appelé à voter pour Andric Davy qui est le candidat dissident de la France Insoumise. Le candidat du vers gauche respecte nos institutions et du coup, je me suis demandé est-ce que vous auriez fait le même communiqué si c'était Alain Poplar, le candidat LFI, qui était passé ?

15:10
Manuel Bompard

Écoutez, je m'attendais un petit peu à cette question-là, mais je vais quand même y répondre parce que, vous savez, ce n'est pas une situation dans laquelle, on va dire, les personnes de droite ont l'habitude de se retrouver. Je pense que c'est ça qui bloque beaucoup de personnes sur la situation de devoir se retirer ou d'appeler à soutenir quelqu'un de la gauche qui plus est, un membre de la France Insoumise, vu ce qui s'est passé depuis 2022, les prises de position de certains responsables dans ce parti qui ont pu faire énormément de débats, qui ont des prises de position qui ont été dangereuses, qui sont sur une pente très glissante d'antisémitisme, de communautarisme.

Ça a jeté trop d'huile sur le feu. Moi, j'assume de le dire, je partage les avis de gens qui disent cela aussi, mais en même temps, je ne mets pas tout le monde dans le même panier. Je ne pense pas qu'on puisse résumer la France Insoumise à uniquement la personnalité de Jean-Luc Mélenchon qui est clivante ou à certains également de ses collaborateurs, de ceux qu'il a avec lui, qui soutiennent sa ligne. Je pense qu'il faut aussi voir que l'élection des députés, c'est l'élection d'une personne et d'une personne au niveau local.

Moi, je pense que j'aurais hésité aussi, j'ai pris du temps pour réfléchir, mais quand je vois la campagne, comment ça s'est passé, avec un candidat du Rassemblement national qui, sur ordre de Franck Alizio, ne débat pas sur les plateaux télé, moyennant quoi, par exemple, sur France 3 Provençal, on n'a pas pu avoir de débat pour les législatives dans les circonscriptions à cause du RN qui refusait de participer au débat. Le mec arrive premier et il ne réagit pas, il reste enfermé dans la permanence, pareil, sur ordre de Franck Alizio.

Et vous avez ces affiches qui ne sont collées nulle part devant les bureaux de vote et en plus de ça, vous n'avez même pas son visage sur les professions de foi. Moyennant quoi, il y avait des gens qui allaient dans les bureaux de vote à Marseille qui cherchaient les bulletins avec marqué Jordan Bardella dessus parce qu'ils ne connaissaient pas le nom du candidat.

17:15
Présentateur

Oui, c'est arrivé dans beaucoup de bureaux de vote. Moi,

17:17
Manuel Bompard

ce que j'ai vu sur le terrain, c'est finalement un candidat du RN qui ne respecte pas la démocratie parce qu'il ne se présente pas physiquement aux électeurs qui refuse le débat de la France Insoumise ou même deux, mais y compris Alan Poplar qui, lui, a fait sa campagne. Je veux dire, c'est quelqu'un avec qui je pourrais débattre, combattre ses idées et faire un combat démocratique. Et je préfère faire la différence entre quelqu'un qui finalement a un avis différent mais fait sa candidature, se présente aux électeurs plutôt que quelqu'un qui ne respecte pas les principes de la démocratie.

17:56
Présentateur

Merci beaucoup, Ambroise Malinconi, d'avoir été avec nous sur le plateau de vaccine ce soir.