Quelle ambition pour l’éducation artistique et culturelle ?
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Le jour de cette commission appelle une table ronde sur l'éducation artistique et et culturelle. C'est a fait suite à notamment à la demande de du dernier bureau que nous nous avrons tenu. L'éducation artistique et culturelle vise, on le sait, un double objectif, l'épanouissement des aptitudes individuelles et l'égalité d'accès à la culture.
Elle favorise également la connaissance du patrimoine culturel ainsi que sa conservation de thématique sur lequel notre commission s'est penchée à de nombreuses reprises ces dernières années. L'éducation artistique et culturelle est une politique transversale qui concerne les enfants de de l'élémentaire au lycée. Plusieurs initiatives ont été prises par les gouvernements successifs sans remonter à un historique ancien.
Je citerai néanmoins la volonté de de renforcer les dimensions artistiques et culturelles des projets d'école et d'établissement en 2007, le parcours d'éducation artistique et culturelle en 2013 ou encore la volonté affichée en 2017 du ministère de renforcer la place des arts et de la culture à l'école et de lever au rang de ses priorités en complément des des savoirs fondamentaux. Plus récemment a été créé le le pass culture sur lequel nous avons dans cette salle beaucoup travaillé dont la part collective doit permettre de financer des projets culturels dans les établissements scolaires du secondaire. Nous aurons certainement l'occasion de revenir dans les questions sur le gel soudain fin janvier et et l'état actuel du du pass culture sur sa part collective.
Le AC est par définition protéiforme. Je ne citerai que quelques-uns des programmes lancés par le ministère, souvent en partenariat avec les acteurs du du monde culturel, ma classe au cinéma, orchestre à l'école, lever les yeux dans le domaine du patrimoine ou encore le le développement des des corales. Ce foisonnement des programmes témoigne de la diversité du champ d'intervention de l'EAC, mais aussi interroge sur la manière dont elle est menée.
Cette table ronde doit nous permettre de mieux cerner les objectifs de l'éducation artistique et culturelle, mais également les les freins à sa mise en œuvre. Ainsi aussi, j'ai le plaisir d'accueillir nos trois intervenants commençant par monsieur Emmanuel Étis. Vous êtes le délégué interministériel à l'éducation artistique et culturelle.
Pourrez-vous dans quelques instants nous présenter la politique actuelle du ministère de de l'éducation nationale et du ministère de la culture pour la mise en œuvre de de cette politique ? Quelles mesures sont sont prises pour atteindre l'égal accès de tous les enfants à la culture ? Le rapport de la Cour des comptes de février 2025 souligne ainsi que l'offre culturelle est très inégale et nettement plus limitée en milieu rural voire en péri urbain et que les difficultés d'accès sont davantage d à l'organisation générale insuffisante de l'éducation artistique et culturelle qu'à un manque de moyens.
Par ailleurs, comment s'assurer de la pleine inclusion des élèves en situation de de handicap dans ces programmes ? J'indique que jusqu'il y a encore quelques mois, vous étiez directeur de l'Académie de Rennes. Nous sommes donc également intéressés par votre retour d'expérience dans la mise en œuvre concrète de l'AC sur un territoire qui concerne qui conserve pardon une forte dimension rurale.
Madame Julie Benetti, vous êtes la rectrice de l'Amie de Paris. Vous étiez auparavant rectrice de l'académie de Créteill, territoire qui connaît de forts contrastes tant géographiques que que sociaux avec de nombreux éls éloignés du monde culturel, territoire que je connais bien également évidemment. Là aussi, votre expérience dans vos précédents postes nous intéresse.
Vous êtes accompagné de madame Olivia Deouin, directrice académique aux arts et à la culture. Comment le AC se déploie-t-elle concrètement à l'échelle de l'académie parisienne ? Pouvez-vous faire un focus sur le AC dans les établissements scolaires de de l'éducation prioritaire ?
En effet, malgré la richesse de l'offre culturelle et artistique de Paris, de nombreux élèves en restent éloignés. Le rapport de la Cour des comptes que j'évoquais tout à l'heure soulligne que la place donnée à l'éducation artistique et culturelle est tributaire de la culture personnelle du professeur, faute de préparation professionnelle systématique. Au regardat, les enseignants bénéficil bénéficient-ils de formation spécifique ou d'outils à leur disposition.
Enfin, monsieur Vincent Moisselin, vous êtes directeur du syndicat national des entreprises artistiques et et culturelles. Vous pourrez donc nous apporter le point de vue du partenaire artistique et nous dire comment les entreprises artistiques et culturelles sont s'associées à la mise en œuvre de l'EC et à quelle difficultés éventuellement elles sont confrontées. Nous connaissons tous le contexte budgétaire actuel, mais ce n'est sans doute pas le seul frein.
Nous y reviendrons. Je vais maintenant vous vous laisser la parole pour un propos introductif de 5 à 7 minutes et puis après bien sûr nous nous échangerons avec toutes celles et tous ceux qui souhaiteront intervenir. Je ne doute pas qu'il y aura des questions.
Je rappelle pour terminer ce propos que cette audition fait l'objet d'une captation vidéo et d'une diffusion sur le site internet du Sénat. Monsieur Tis, peut-être je vais commencer par vous donner la parole monsieur le délégué interministériel. Merci beaucoup monsieur le président et merci à vous toutes et à vous tous de votre accueil sur cette question fondamentale de l'éducation artistique et culturelle.
Je crois que le titre de cette séance s'appelle quelle ambition pour l'éducation artistique et culturelle ? Moi, je suis très content d'intervenir devant vous au Sénat parce que vous représentez les territoires et je pense que c'est une des plus puissants leviers territorials qui existe parce que l'éducation artistique et culturelle par définition est une politique qui se construit en partenariat. elle ne saurait être le fait d'un ou d'un autre, mais de la manière dont on construit tous ensemble euh ce que nous souhaitons transmettre aux génération à venir.
Euh j'insiste sur ce mot parce que c'est je pense notre responsabilité collective de travailler politiquement à ce que nous souhaitons réellement transmettre. Euh est-ce que euh on a envie de transmettre, comme vous le disiez fort bien, monsieur le président, notre patrimoine euh qu'il soit matériel, immatériel, dans quelles conditions et pourquoi nous pensons que nous avons des choix à faire ? en direction notre jeunesse, nos enfants.
Je crois que c'est quelque chose d'éminemment important et évidemment c'est un levier qui associe toujours une politique partenariale puissante et vous mentionniez la problématique aussi financière. Ça ne marche en réalité que quand tous les acteurs sont réunis autour de la table pour pouvoir se dire au fond qu'est-ce qu'on choisit transmettre. Euh c'est vraiment, je pense, la clé de ce qu'est l'éducation artistique et culturelle.
Je vais peut-être aller plus loin et vous dire aussi que c'est sans doute une des matrices de notre nation. J'insiste sur ce point parce que dans l'après-guerre, on voit bien combien des figures majeures en France comme celle par exemple de Jean-Villard avec son théâtre national populaire va penser éminemment qu'il est très important que la culture soit fondatrice de la manière dont on se construit ensemble. euh quand il va installer le festival d'Avignon, je me souviens toujours que son propos, c'est de se dire "Bah au fond, profitons euh des congés payés pour construire sur la National 7, dans un lieu patrimonial, une réflexion à partir des textes de théâtre destinés aux citoyens.
Euh c'est à la fois magnifique, très beau, c'est une belle ambition euh et cette ambition, elle est de se dire aussi voilà, notre pays doit se construire par son éducation, son éducation populaire. En soi, l'éducation artistique et culturelle, telle qu'on la nomme aujourd'hui est aussi une héritière de l'éducation populaire. En 1968, quand on met en place les lycées agricoles, c'est d'ailleurs un des premiers propos dans les lycées agricoles, il va y avoir cette très jolie phrase qui consiste à dire proposons aux futurs jeunes agriculteurs de regarder par-dessus la haie.
Regarder par-dessus la haie S, ça veut dire aussi leur proposer et c'est toujours le cas aujourd'hui dans les lycées agricoles, une volonté très forte d'avoir une éducation aux arts et à la culture. Et c'est bien ce pari de l'éducation artistique et culturelle que nous faisons en France, d'autres pays le font aussi d'autres manières. Se dire l'apprentissage à l'art par l'art, les deux euh c'est absolument fondamental.
En ce sens, l'éducation artistique et culturelle, et c'est important de le rappeler aussi est une éducation très innovante, monsieur le président, parce qu'elle repose sur trois piliers. Le pilier de la connaissance. Évidemment, on pense que connaître l'histoire des arts euh est très importante pour pouvoir accéder aux arts, pour pouvoir décoder un tableau, en tout cas connaître les codes qui vont avec.
Le deuxième pilier étant celui de la pratique. Si vous avez en plus une pratique d'art plastique, vous comprenez pourquoi c'est important et comment les choses se sont faites. C'est éminemment essentiel.
Et puis troisème pilier, celui de la rencontre. rencontrer un artiste, rencontrer une structure culturelle, voir comment cela fonctionne. Euh c'est évidemment passionnant pour ancrer cette éducation artistique et culturelle qui peut donc accompagner nos enfants tout au long de l'année.
On voit que ces trois piliers sont tout à fait essentiels et en font en soi une éducation innovante. Imaginez que je je reporte sur d'autres disciplines, le français par exemple, cette question des trois piliers. Imaginez ce que seront les résultats ou ce que seraient les résultats si à la fois un enfant pratiquait l'écriture, connaissait euh les auteurs et en plus avait la chance d'en rencontrer.
Ça change tout. Et c'est pareil pour les mathématiques. Rencontrer un mathématicien, c'est rare.
Euh et ben, c'est éminemment important pour pouvoir réussir toutes nos disciplines. En ce sens, je trouve que l'éducation artistique et culturelle ancrée sur les territoires, ben permet de dévelopver, déployer des dispositifs qui sont euh très importants. Alors, depuis euh 2017, un slogan a raisonné de manière importante, il fallait atteindre cet objectif, poser politiquement du 100 % éducation artistique et culturelle.
Alors moi, je l'entends depuis toujours hein, depuis 2017 comme la résonance d'une politique publique parce que dès l'instant où c'est 100 % et ben c'est plus comme certains territoires 20 %, 5 % et cetera et cetera. Le pourcentage d'ailleurs étant complexe à mesurer, dès l'instant on dit 100 % en fait on fixe une échelle qui dit que ça doit toucher chaque élève et on en fait une politique prioritaire. Alors évidemment, ça pose les conditions et c'est sans doute pour ça que nous sommes là aujourd'hui, les conditions de la réalisation d'une politique qui doit toucher l'ensemble des élèves sur tout le territoire tout au long de la scolarité et se dire au fond, est-ce qu'on a tous les moyens pour pouvoir relever ce défi si nous pensons bien évidemment que ce défi reste essentiel et et la justification de ce défi doit être évidemment amené.
Alors, beaucoup de choses ont été faites évidemment au plus haut niveau par la réorganisation aussi nos ministères. Du côté du ministère de l'éducation nationale, une mission EAC a été créée au sein de la DGCO. une mission également relevant des territoires au ministère de la culture.
Aujourd'hui, la délégation interministérielle pour pouvoir accompagner et coordonner ces ces ces ces réflexions, mais aussi des choses que les acteurs connaissent bien, l'application adage sur lesquelles on se réfère pour pouvoir à la fois voir et enregistrer nos projets. Évidemment, euh la part collective du pass culture, vous y faisiez mention tout à l'heure, euh tout cela est évidemment important. Il reste néanmoins de vrais défis à relever.
D'abord, poursuivre le renforcement de l'éducation artistique et culturelle dès le premier degré. Très sincèrement, si vous avez des lectures sociologiques comme cell livre de Bernard Laer qui s'appelle enfance de classe, on peut imaginer effectivement que les codes culturels les codes culturels sont à acquérir au plus tôt si on veut effectivement réussir une éducation artistique et culturelle digne de ce nom. Et le plus tôt, ça commence aussi dans le premier degré évidemment. euh avoir des cibles privilégiées aussi pour nous qui doivent être des accompagnements notamment des lycéens de la voie professionnelle mais des territoires ultramarins.
Insérer l'éducation artistique et culturelle au cœur des politiques de l'éducation prioritaire, de la ruralité, de l'inclusion évidemment, vous y faisiez mention également et et relier sans doute l'éducation artistique et culturelle parce qu'on voit bien ce sens qui est pris avec l'ensemble des savoirs fondamentaux. Moi, j'ai l'outre prudence de penser que l'apprentissage de l'art fait partie des des fondamentaux en tant que tel dès le plus jeune âge et c'est aussi une manière de singulariser notre pays. Alors, je vous assure que c'est un très très beau défi.
Voilà ce que j'ai envie de vous dire en terme d'introduction pour ne pas empiéter non plus sur les paroles de mes collègues. Merci à vous, monsieur le président. Merci monsieur le délégué.
Madame la rectrice, monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, euh je tiens à mon tour à vous remercier de nous avoir convié euh madame Deoi et moi-même à cette table ronde autour de l'éducation artistique et culturelle. éducation artistique et culturelle dont Emmanuel Et j'ai grand bonheur à le retrouver à l'occasion de cette table ronde à rappeler combien elle relevait à la fois d'une politique prioritaire du gouvernement, une politique interministérielle mais également une politique partenariale qui mobilise autant les collectivités territoriales que l'ensemble finalement des acteurs du monde du monde artistique et culturel. Euh bien évidemment le le ministère de l'éducation nationale prend une part euh essentielle décisive dans le déploiement euh de cette éducation artistique et culturelle.
Et là aussi Emmanuel Étis l'a rappelé parce que en réalité construire un parcours d'éducation artistique et culturelle pour tous nos élèves à tous les niveaux de leur scolarité est en réalité un levier d'apprentissage des savoirs, un levier d'éveil de nos élèves, d'ouverture au monde et aux autres, de réduction des inégalités et je dirais très simplement d'apprentissage du beau et du sensible et l'on On sait combien il est important que nos élèves puissent y être sensibilisés et formés. Vous m'avez convi tant que rectrice de l'Académie de Paris. Monsieur le président, vous avez bien voulu rappeler que j'avais été auparavant rectrice de l'Académie de Créteille, mais j'ai également été rectrice de l'Académie de Corse, si bien que je mesure euh les contraintes qui peuvent évidemment être celle d'un territoire rural. euh et enclavé.
S'agissant de l'Amie de Paris, euh je voudrais signaler que peut-être elle s'inscrit, alors Emmanuel Étis me disait tout à l'heure de façon singulière, en tous les cas quelque peu à part dans le paysage national de l'éducation artistique et culturelle pour plusieurs raisons. Tout d'abord et cela va de soi, mais peut-être est-ce que ça va mieux en le disant, une offre culturelle exceptionnelle à l'échelle de Paris. la densité également du réseau de transport et puis le partenariat avec la ville de Paris qui, comme vous le savez dispose de son propre corps de professeur dans le champ de l'éducation artistique et culturelle.
J'ajoute que l'académie de Paris est une académie monodépartementale et que dans ce condition dans ces conditions, le pilotage de l'éducation artistique et culturelle est depuis 2021 intégralement confié à la direction académique aux arts et à la culture. Ce qui permet naturellement d'assurer la plus grande cohérence de la politique académique en concertation avec les DAEN et l'ensemble des inspecteurs tant du 1er que du second degré. Peut-être et simplement à titre liminaire deux principaux constats déploiement de la politique de l'éducation artistique et culturelle telle qu'elle se déploie dans l'Amémie de Paris.
Un premier constat très simplement le fait que les moyens déplo déployés pardon pour l'éducation artistique et culturelle sont des moyens importants des moyens importants et stables puisque en moyenne depuis 2021 l'Académie de Paris a consacré chaque année un peu plus d'un million et demi d'euros à l'éducation artistique et culturelle or par collectif pardon du pass culture. Et par ailleurs, la ville de Paris mais également la Draque en Île-de-France maintiennent leurs investissement s'agissant de cette politique de l'éducation artistique et culturelle. Les dépenses de l'éducation nationale pour l'éducation artistique et culturelle parisien ont été stable, je vous le disais, entre 2020 et 2024 et même on pourrait dire ont globalement augmenté avec une évolution assez diverse, je veux aussi le signaler, puisque la priorité et l'accent sur le premier degré qui, comme vous le savez, ne bénéficie pas du pass culture nous a amené à augmenter de de façon significative les dépenses au titre du programme 140, c'est-à-dire au titre des financements des actions d'éducation artistique et culturelle dans le premier degré.
Nous avons également fait le choix à Paris de maintenir constant les moyens en ressources humaines qui sont fondamentaux pour la politique de l'éducation artistique et culturelle. Nous avons 38 professeurs relais dans qui sont placés dans 31 structures culturelles parisiennes et qui étant placé au sein même au cœur de ces institutions permettent finalement de faciliter grandement le montage de projets d'envergure mais qui sont également des leviers très importants pour nos actions de formation de nos professeurs. Vous l'évoquiez tout à l'heure monsieur le président.
Nous avons 2200 professeurs chaque année qui sont formés à Paris à l'éducation artistique et culturelle. Deuxème constat, cette politique d'éducation artistique et culturelle très ambitieuse et c'est l'enjeu même de cette table ronde peut néanmoins être encore amélioré s'agissant de de l'académie. Emmanuel Etis le rappelait, l'objectif fixé est celui du 100 % EAC, de la maternelle et à la terminale.
Aujourd'hui à Paris, nous avons un peu plus de 150000 élèves qui ont bénéficié d'une action pour l'année scolaire en cours, l'année 2024-2025. Cela représente 52 % des élèves parisiens, soit un peu moins que la moyenne nationale telle qu'établie par la Cour des comptes. Je veux ici peut-être apporter deux précisions à à l'attention des membres de la commission.
D'abord et cela a été rappelé, il y a désormais une application uniformisée nationale qui permet de recenser l'ensemble des actions d'éducation artistique et culturelle. Nous savons que cette application n'est pas renseignée à hauteur de toutes les actions conduites, notamment dans le premier degré et en particulier dans les écoles. Il y a des actions qui sont des actions qui peuvent être ponctuelles ou des actions qui sont conduites sans financement spécifique et que les écoles ne renseignent pas nécessairement sur l'application adage. qu'il y a à l'évidence un décalage entre le taux affiché et la réalité, la diversité, la richesse des actions conduite dans le cadre de l'EASC.
Par ailleurs, lorsque l'on décompte une action sur ADAGE, une même action peut à la fois correspondre, je dirais, à une simple visite d'élèves d'un musée, mais également un programme annuel de 20h qui serait mené avec un partenaire. Euh et donc vous voyez que d'une certaine façon la l'approche quantitative une fois encore doit être complétée d'une approche qui soit davantage qualitative quant aux actions qui sont menées. Et le choix a été fait bien évidemment de privilégier la qualité en évitant le saupoudrage des moyens et des actions.
Et en ce sens à Paris un effort particulier et déployé pour nos élèves de l'éducation prioritaire. nos élèves scolarisés en éducation prioritaire ou en éducation prioritaire renforcé avec une grande partie de nos moyens qui sont orientés vers euh nos élèves de l'éducation prioritaire. C'est ainsi que depuis 2022, nous avons des jumelages sur 3 années qui sont établies entre des secteurs de l'éducation prioritaire de l'académie et des structures partenaires qui bénéficient de ces professeurs relais que j'évoquais tout à l'heure.
Et ce sont ainsi 80 écoles et collèges qui ont été concernés en 2024-2025 avec par ailleurs des professeurs de ces réseaux d'éducation prioritaires qui sont formés à l'éducation artistique et culturelle en équipe notamment dans le cadre de formation dite d'initiative locales ou de formations qui sont déclinées localement. Peut-être d'un mot pour ne pas être plus longue, la question du pass culture qui représente, vous le savez, un pente très important de la politique d'éducation artistique et culturelle. Pour le second degré à Paris, ce sont un peu plus de 2 millions d'euros qui ont été dépensés en parc collective en 2024 2025.
Et donc, il y a là évidemment un apport tout à fait significatif au financement des actions conduites pour nos collégiens et nos lycéens. avec une priorité qui a été donnée s'agissant de l'Amie de Paris au financement complémentaire des dispositifs regardés comme structurants pour notre académie. Qu'il s'agisse des ateliers de pratique artistique, des jumelages, s'agissant des secteurs de l'éducation prioritaire, je l'évoqué à l'instant, ou des programmes d'excellence.
Voilà, très rapidement brossé à titre liminaire et à grand trait les éléments de la politique de l'éducation artistique culturelle pour l'Académie de Paris. Merci Vincent Meselin pour le Saintc. Bonjour monsieur le président, mesdames et messieurs les sénateurs, les sénatrices.
Monsieur le président, d'abord un grand merci d'organiser cette discussion sur le cœur du sujet de l'éducation artistique et culturelle et de ne pas nous ne sommes pas retombés dans le piège de des débats périphériques et je trouve ça très important que le Sénat en soit à l'origine. Je voulais vraiment vous en remercier. Vous me posiez comme question dans les dans le questionnaire que vous m'avez adressé, quelles étaient les raisons pour lesquelles les entreprises artistiques et culturelles qui était le fondement un petit peu de leur engagement en ce domaine ?
Il y a deux textes qui pour nos entreprises font vraiment référence et qui expliquent notre engagement. C'est d'une part la charte d'émission de service public de 1998 de Catherine Trotman quand elle était ministre de la culture qui a vraiment apporter un élément assez novateur créant tout un cadre qui légitimait qui justifiait l'emploi de la subvention au service de l'intérêt général. Je pense que c'est très important d'avoir ce texte en tête.
Et il y en a un deuxième qui curieusement n'a pas été explicitement cité par monsieur Etis ici présent dont il a pourtant été le concepteur qui est la charte de l'éducation artistique et culturelle. Tu as y a fait référence mais tu ne l'as pas cité. Alors, je moi je pense que c'est très important parce que les entreprises que je représente qui sont à la fois des salles de spectacles labellisées, pas labellisé ou des compagnies, quel que soit le champ disciplinaire dans laquelle elles interviennent, elles interviennent en ayant en référence ces deux éléments fondamentaux et l'éducation artistique et culturelle pour les adhérents du Saint-Déac.
Mais au-delà euh je représente un un morceau, si j'ose dire, des entreprises du secteur, mais il y en a bien d'autres et je pense à mes amis euh de l'US PSV, c'est-à-dire que tous les gens qui bénéficient de l'argent public au titre euh d'une politique publique de la culture considère que le AC est une mission absolument fondamentale et prioritaire. Elle repose sur les attendus qu' a préprésenté tout à l'heure Emmanuelis. Donc je je n'y reviens pas.
Il y a un point par contre sur lequel je voudrais un tout petit peu développer notamment parce qu'on est ici au Sénat, c'est la question du partenariat local. L'éducation artistique et culturelle ne fonctionne que si nous avons autour de la table à la fois les collectivités territoriales qui sont des financeurs essentiels. Mais c'est pas parce qu'elles sont financeurs, c'est parce qu'elles portent l'aménagement culturel un peu au Chine.
Pas seulement. Pas seulement. et parce qu'elle contribue à l'aménagement culturel du territoire.
D'autre part, évidemment les artistes et tous celles et ceux qui les entoure en l'occurrence les structures culturelles et évidemment le partenaire éducation nationale selon les échelons territoriaux de son organisation. Et cela, c'est absolument fondamental de le rappeler. Et vous m'interrogiez précisément sur le fait de savoir s'il y avait des points d'inquiétude ou de fragilisation auxquels nous sommes confrontés.
Et s'il y en a bien un que je veux pointer, c'est bien celui-là. C'est-à-dire que nous appelons au partenariat, nous savons que l'éducation artistique et culturelle ne peut véritablement fonctionner que si cette équation est en cours bien structuré. Et le fait est que la fragilisation à la fois des finances locales et des financements auprès des collectivités territoriales contribue à un un effet très très manifeste de des structurations et que c'est pas le centre de mon propos et je ne veux pas y insister davantage, mais la part individuelle du pass culture et la et les montants qui ont été consacrés ont contribué à déstabiliser l'équilibre général des finances et en l'occurrence beaucoup de collectivités territoriales ont baissé voire coupé leur financement du fait de cette politique financière massive et donc contribuer à une forme de fragilisation.
Nous nous sommes réjouis côté de nos organisations sur la création de la part collective, non pas dans sa modalité sur laquelle on pourra revenir, mais en tout cas dans sa philosophie qui consiste à bien reconnaître que l'éducation nationale d'une part que les enseignants bien évidemment et que l'ensemble de ce que je décrivais tout à l'heure dans l'écosystème de l'éducation artistique a un rôle évidemment fondamental à jouer. Donc c'était la création de la part collective, c'est un peu une forme de reconnaissance des critiques que nous avions porté sur la part individuelle que nous avions un peu défini brutalement de politique de bon d'achat parce qu'elle était quand même un peu cela. Là, il y a effectivement un retour à l'école, à l'éducation nationale et au partenariat local.
Pour autant et on y reviendra sans doute dans les échanges avec avec les collègues de la commission, les modalités de fonctionnement ne nous conviennent pas et notamment enfin la plateforme adage qui est effectivement une plateforme de référencement mais qui nous permet pas de de valider le contenu des projets d'éducation artistique et culturelle. Les Draqs souvent disent qu'elles sont contraintes de valider des des structures sans avoir la moindre idée de ce qu'elles vont proposer. Et moi, j'ai trouvé assez intéressant de lire dans le rapport de la Cour des comptes, dans ses conclusions sur ce volet là, de dire quand même les missions de service public en matière d'éducation artistique et culturelle sont d'autant mieux assurés que ce sont des opérateurs de services publics qui les exercent.
C'est quand même une totologie, mais c'est une totologie qui est effectivement dans le rapport de la Cour des comptes et je pense qu'il y aurait grand intérêt à à le retenir. Pour conclure, mon propos introductif, vous m'interrogiez, qu'est-ce qu'on pourrait faire euh pour améliorer le dispositif ? Nous sommes volontaires de l'amélioration du dispositif et notamment de la part collective du pass culture qui ne nous convient pas, je vous l'ai dit, dans son fonctionnement actuel.
En fait, c'est assez simple pour résoudre cette équation. Il faut se remettre autour de la table. Cela n'a jamais été fait, je le dis bien jamais en ce qui concerne les entreprises que je représente qui sont des entreprises qui se considèrent motivées par l'intérêt général.
Nous n'avons jamais pu parler ni dans aucune instance, notamment le Conseil national des professions du spectacle dans lequel je siège, nous n'avons jamais pu discuter au fond de l'organisation de la part collective. Il n'y a qu'une seule solution pour s'en sortir, c'est qu'on reprenne cette concertation au début. C'est-à-dire qu'on accepte de se créer un calendrier de travail, qu'on accepte de se dire on parle de tous les attendus, par exemple évidemment des modalités de la plateforme, évidemment des choses qui fonctionnent bien, notamment des modalités de paiement qui ont facilité un certain nombre de choses de la façon dont on associe les structures culturelles au dispositif pour éviter les formes de click and collect qui peuvent exister ici et là.
Donc nous sommes volontaires pour participer à cela. Faut-il encore que le gouvernement accepte d'ouvrir cette concertation et jusqu'à présent nous n'en avons pas nous n'avons pas ressenti un écho favorable à cette proposition. J'ajouterai parce que ça c'est on le dit depuis le début tant pour la part individuelle que pour la part collective.
Il nous faut conduire une vraie politique d'évaluation de politique publique. Cela n'a pas été fait et c'est absolument la condition préalable nécessaire. Voilà ce que je souhaitais dire en en introduction.
Merci. Je je vais prendre toutes vos questions et elles sont assez nombreuses. Euh je vais commencer par celle d'Aniè Sverren.
Merci monsieur le président. Euh merci aux trois intervenants pour leur introduction extrêmement éclairante sur un sujet qui est absolument majeur et j'ai le plaisir d'ailleurs de retrouver Emmanuel Et avec qui nous avions travaillé lorsque j'étais vice-président de la région et de France en charge de la culture et notamment pour faire de chaque lycée CFA d'Île-de-France une porte d'entrée des élèves pour la culture. Et c'est vrai que l'enjeu dans une région comme celle de l'Île-de-France, c'est de réduire les inégalités qui traversent cette région en matière même de comment dire territoriale mais aussi et éducative.
Et donc c'est un enjeu comment dire de cohésion sociale pour rendre la culture accessible à tous et partout. Et donc, j'avais deux questions euh euh assez euh assez précises parce que le le constat le plus sévère en fait du rapport de la Cour des comptes et l'échec de cette politique dans la réduction des inégalités comme je le disais à l'instant, qu'elle soit territoriale ou sociale avec notamment un décrochage de 15 points pour les élèves de la voie professionnelle. Comment donc, et vous l'avez abordé dans votre introduction, on pourrait cibler spécifiquement les territoires ruraux, les lycées professionnels et les publics les plus éloignés de la culture.
C'est la première question. Et la deuxième, dans le contexte actuel de forte mobilisation des enseignants, comment est-ce que la délégation interministérielle compte-elle renforcer la formation initiale et continue des professeurs pour qu'ils se sentent pleinement outillés dans la mise en œuvre des projets d'éducation artistique et culturelle ? Merci Colombe Brossell.
Merci beaucoup monsieur le président. D'abord merci de nous donner le l'opportunité et l'occasion de travailler en dehors de de sujets de plus d'actualité de travailler sur cette question. C'est important y compris parce que on prend ce temps-là avant de rentrer dans le tourbillon budgétaire.
Et je dois avouer qu'il est assez frustrant à partir du mois d'octobre quand on se préoccupe de de AC, d'interroger le ministère de l'éducation nationale qui nous renvoie au ministère de la culture, d'interroger le ministère de la culture qui nous renvoie au ministère de l'éducation nationale et au financement direct des opérateurs et à la fin en vrai de ne pas savoir grand-chose et d'en être à remercier la cour des comptes de faire le travail que nous essayons modestement de faire à la place qui est la nô notre. Donc merci de de nous donner ce temps-là, il est je crois utile et important. Je reviens pas parce que je pense qu'on on partage ça dans dans la commission un sur le caractère primordial de l'éducation artistique et culturel dans un monde où la vérité n'est plus qu'alternative de redonner des outils, des armes, des protections à l'ensemble des enfants de de notre pays.
C'est une nécessité démocratique. Je ne reviens pas, je crois que c'est assez largement partagé là aussi dans la commission sur le fait que le pass culture n'est pas en soi une politique culturelle et donc nous ne pouvons pas réduire l'ensemble de ce que nous souhaitons, de ce que nous souhaitons porter en terme d'éducation artistique et culturelle à un dispositif. Quoi qu'on puisse penser du dispositif, un dispositif n'est pas une politique culturelle.
Moi, je voudrais revenir sur la question du pilotage parce que finalement, elle a été abordée en en filigramme de de vos propos et et je suis persuadée que c'est quand même un point fondamental. Si on veut de l'efficacité à une politique publique et si on veut qu'elle arrive à imprégner en profondeur, il faut qu'on se repose la question du pilotage et c'est finalement une question pour vous, monsieur le délégué interministériel dans cette nouvelle enfin cette création. On a supprimé le conseil, on a créé un délégué interministériel.
Comment est-ce que vous vous projetez au-delà du propos général que vous nous avez tenu en introduction ? Comment est-ce que vous projetez concrètement le pilotage pour associer autour de la table, y compris les deux acteurs qui manquent aujourd'hui dans cette table ronde. Le premier c'est le le ce sont les Draques, le ministère de la de la culture.
Je veux dire que le deuxième ce sont les collectivités territoriales mais que là quelque part nous les représentons directement ou indirectement. Mais comment est-ce que vous envisagez cette question de pilotage pour redonner de l'efficacité euh aux politiques de d'éducation artistique et culturelle pour qu'elle puisse répondre aux enjeux ? Vous avez d'ailleurs les uns et les autres évoqués et puis je termine euh par une anecdote.
Euh je vous ai tous les trois beaucoup entendu parler d'AGE en en pointer les limites pour Vincent Moinselin en en dire du bien en terme et d'ailleurs de Julie Benetti en dire du bien en terme d'outil. Je vous donne dernière anecdote, ça m'est arrivé il y a 48 heures, je résiste pas au plaisir de la partager parce que moi ça me laisse quand même stupéfaite. Euh un journaliste, je je ne dirai pas son nom, est invité dans un lycée euh pour intervenir euh en Bretagne d'ailleurs euh pour une intervention et le lycée lui demande de se référencer sur Adage pour faire une intervention dans un lycée.
Alors, le journaliste euh se retrouve sur Adage, dit "Ouh là là, mais non d'un chien, mais je suis pas sûr de répondre aux critères." Oui, ça ça me paraît bon voyez quand même le degré de dinguerie institutionnelle, je ne sais pas le dire autrement auquel nous sommes arrivé et qui revient de fait à se tirer des balles dans le pied sur l'efficacité d'une politique dont je crois ici nous partageons l'importance en terme d'enjeux démocratique et d'accès et de pratique de la culture et le désart. Sonia de la provoé.
Oui, merci beaucoup pour les éléments euh de présentation que vous nous avez fourni. Euh vous l'avez bien vu tous les ans, l'éducation artistique et culturelle au moment du débat budgétaire occupe déjà une grande part de nos interventions à la fois au moment du débat budgétaire culture mais aussi concernant l'éducation. Euh je ne vais pas non plus revenir sur euh euh les objectifs et la notion de transmission de patrimoine matériel immatériel.
Cette idée du bien commun qui s'exprime à la fois au travers des contenus, la diversité des contenus, mais aussi euh le fait de que le AC permet d'acquérir une nouvelle une façon différente de penser, un socle de diversité. C'estàdire, c'est pas que euh cocher des cases différentes comme ça pourrait être le cas ou comme on pourrait donner l'impression dans la part collective telle qu'elle est proposée sous forme de catalogue dans le pass culture, mais c'est bien mettre bout à bout les moyens pour permettre d'aller sur les chemins de traverse de la culture et ça c'est peut-être le meilleur bagage qu'on puisse euh proposer aux jeunes pour qu'ils deviennent de véritables citoyens ardents défonseurs de la République. Et donc moi, j'ai vraiment de deux sujets.
Mon premier, c'est celui de du yatus presque criant entre le rôle fondamental majeur, même si la culture n'était pas essentielle pendant la COVID et peut-être que c'est ça qui doit nous permettre de tirer les leçons de l'importance de l'EC. Donc entre le rôle majeur euh attribué euh à l'éducation artistique et culturelle et les moyens qui y sont d'évolu euh alors les moyens euh en terme budgétaire bien évidemment parce que la part collective évidemment du pass culture occupe une part importante mais peut-on dire que la part collective du pass culture c'est l'éducation artistique et culturelle c'est la feuille de roue et l'éducation artistique et culturelle c'est véritablement une politique publique de l'éducation artistique et culturelle et la façon aussi donc il n'y a pas que les budgets, c'est la façon dont on s'est présenté dans les budgets comme étant un chapelet de perles très éparce sur un fil qui ne serait pas solide. C'està dire que la feuille de route n'est pas n'est pas là et on la ressent pas dans la proposition qui est faite.
Et c'est le cor de ma deuxème question donc sur ce budget, cette façon de le présenter. Est-ce qu'il y a un travail de fond interministériel puisque c'est votre rôle qui va se mettre en place de façon à ce qu'on ait enfin un vrai discours autour de l'AC, de ce qu'on en attend ou en tout cas de ce qu'on souhaiterait pouvoir proposer aux jeunes. Mais mon deuxième sujet, c'est vous avez euh évoqué la question de de du fait que la proposition alors je suppose que c'est issu de l'analyse adâge était moins importante dans les communes rurales, dans les territoires ruraux et périurbains.
Je pense que c'est vous, madame la rectrice qui avait évoqué ce sujet. Euh or en euh 2019, un rapport avait été commis par le ministère de l'éducation nationale sur l'éducation artistique et culturelle. Bon, on faisait un peu le bilan de le où on évoquait les déserts culturels et cetera.
Puis finalement, c'était pas vrai. Enfin bon, c'était tout un débat. Euh et à ce moment-là, on avait montré que justement l'éducation artistique et culturelle était extrêmement vivace, extrêmement variée, extrêmement efficace, très bien porté par les équipes, voire plus que dans pas mal de de de plus grandes villes.
Et ça c'était dans les territoires ruraux et singulièrement dans les petites écoles. Qu'est-ce qui s'est passé entre deux ? hormis peut-être la part collective du pass culture, hormis peut-être adage, hormis peut-être ces statistiques qui ne reflètent plus la réalité du terrain.
Et ça me permet d'appuyer sur ma deuxième question, c'est qu'est-ce qui quel moyen on se donne pour que on réinverse la tendance ? Je sais, ça fait longtemps que je parle, mais quand même quand même je pense que c'est un élément important pour qu'on réinvance inverse la tendance ou qu'au moins on soit capacité de dire que notre vrai combat c'est celui-là parce que là où les enseignants travaillaient bien avec les collectivités et leurs interlocuteurs du domaine artistique et bien désormais on ne leur a pas permis de trouver les solutions au travers de la liste proposée par Adage. Je vous remercie.
Pierre Ozouillas. Merci monsieur le président. Merci média.
Merci monsieur euh monsieur le délégué, vous avez parlé de de Jean Villard. Euh moi j'aimerais rappeler la figure de Jeanz aussi euh ministre à la fois de l'éducation nationale et et des beauxarts et qui avait mis au cœur de son projet la réunification de ces deux champs qui étaient complètement complètement séparés. Je je rappelle quelques-unes de de ces de ces actions les sorties scolaires.
C'est lui qui a inventé les sorti scolaire, le bibiobus, la radio scolaire, c'est quelqu'un qui avait mis grâce avec le service public en place des radios qui permettaient aux jeunes. Et quand je fais les numérations, vous voyez qu'il y a il y a quelques rapports avec ce que nous vivons aujourd'hui, hein. et lui aussi qui avait mis en place la réforme du droit d'auteur en considérant qu'il fallait il pouvait pas y avoir de culture sans renforcement du droit des auteurs.
Le festival de Cann et puis le palais de la découverte 1937 qui est en train de disparaître. Donc là, il y a il y a tout un programme extrêmement fort, politiquement pensé vers un objectif fondamental qui est celui de JeanC, celui de l'émancipation humaine. Voilà.
Et ce qui nous manque aujourd'hui, c'est ça. Il y a pas de projet, pas de projet pour pour les individus. Vous me permettrez de rajouter que c'est un ministre du Front populaire et qui considérait que il y avait pas d'émancipation sociale sans émancipation culturel et intellectuelle et que les congés payés les 40hurs celle aussi avec l'émancipation intellectuelle et quelqu'un qui qui pensait de façon absolue qu'il fallait sortir les individus de leur milieu social et il utilisait le verbe déranger. c'est éviter justement d'être rangé dans dans une classe sociale et ne pu ne pu en sortir.
Je crois qu'aujourd'hui déranger c'est quelque chose de fondamental et que l'art fait de façon magnifique. Moi aussi j'ai une anecdote. J'ai fait visiter cette semaine à des gamins d'un collège de banlieu la salle des conférences ici au Sénat et il y a un gamin qui me dit "Mais pourquoi Jupiter et obsè ? pas bien compris la question.
Donc je lui demande de m'expliquer. Mais dit bah oui, Jupiter, il est entouré de femmes nues, d'enfants nus. Euh pourquoi ?
Voilà. Et j'ai découvert que la nudité qui pour nous quelque chose d'évident quand elle est dans l'art pour un gamin d'aujourd'hui, ça l'absolument pas. Et et là derrière, on voit très bien que il y a un énorme travail à faire pour expliquer pourquoi les dieux sont nus. ce que j'ai essayé de faire.
Pas évident. Voilà. Euh voilà.
Donc donc euh c'est plus une réflexion qu'une qu'une question mais que je crois que ce qui manque c'est ça. Ce qui manque qui est ça et ce que j'en ai voulait faire c'était des activités dirigées. Et je suis désolé mais dans le pass individuel il y a rien de dirigé.
Vous l'avez dit c'est un bon. Il y a rien de dirigé. Moi j'y étais absolument opposé.
Si vous considérez aujourd'hui qu'on peut sauver la part collective, je serai d'accord avec vous. Je n'y crois pas. Je pense que le pass culture ne survivra pas au budget de 2026.
Donc il faudra trouver un autre une autre solution. Je vous remercie. Lordos.
Merci infiniment pour vraiment pour vos présentations. Euh alors je je vais pas répéter ce que on dit certains de mes collègues, mais bien évidemment je souscris à tout ce qu'ils ont dit. Euh pour juste relever ce que vient de dire Pierre, moi je regrette ce qu'avait mis en place un précédent ministre de l'éducation nationale qui était l'histoire des arts qui était pluridisciplinaire qui n'existe plus et qui permettait en effet d'avoir un véritable programme qui était soit enseigné en en art plastique, en histoire, en français, enfin c'était quelque chose qui pouvait en effet donner ce cadre dont on parle depuis tout à l'heure.
Euh moi je voulais vous vous questionner sur deux sujets. Je regrette aussi qu'on n'est pas la drague les dragues parce que ça montre bien qu'en effet ministère de la culture bah le ministère de la culture parce qu'on dit que c'est et bien sûr monsieur délégué vous représentez les deux mais ça montre bien que c'est quand même toujours un peu déséquilibré et que euh quand on prend les initiatives ou qu'on parle avec des associations culturelles, il nous disent que c'est entre guillemets avec l'imprémature de l'éducation nationale et pas forcément de la draque et du ministère de la culture en tout cas en région et c'est un peu compliqué deux choses qui va faire aussi plaisir à Pierre. On parle pas du tout de culture scientifique et je pense que ça rentre dedans et moi aussi je mets une alerte bien évidemment sur les risques de disparition de de du palais de la découverte.
Mais au-delà du palais de la découverte, c'est en ce moment, on est en train de faire un rapport à la délégation au droits des femmes sur femmes et sciences. C'est primordial que la culture scientifique rentre aussi dans cette éducation artistique et culturelle. Et puis euh comme vous le savez, l'éducation nationale et la culture met en place un grand plan de lecture euh jusqu'à la fin de l'année.
Euh on en a pas du tout parlé. Et est-ce que vous pensez pouvoir euh inscrire, vous inscrire en fait dans ce grand plan de la lecture ? Ce qui permettrait au-delà de la lecture ben de parler théâtre, euh voilà euh expression oral, théâtre, euh voilà assez en général.
Et ça, je pense que ça pourrait être intéressant. Et une chose qui n'a pas encore été abordée euh madame la directrice de Paris, je suis ravie de de vous rencontrer, mais euh Paris c'est pas la province et même quand on est en grande banlieu, moi j'étais hier à inaugurer une un cinéma à M la forêt, c'est euh c'est les transports et on parle absolument pas des problèmes de transport qui est un problème majeur majeur pour nos établissements scolaires et nos nos enfants pour pouvoir aller justement dans des lieux culturels. Bernard Fieller.
Merci monsieur le président. Donc moi je reviendrai pas sur ce qui était dit. Les radicaux ont plus besoin de de parler de Jeanz.
Les communistes le font très bien. Donc je pourrais aller directement au au sujet simplement. Bon, moi je crois on sait tous donc que que l'école est pas là simplement pour apporter un savoir mais aussi pour former des citoyens et pour former aussi des individus épanouis et que ce soit le sporté éducation physique que ce soit donc la culture, l'art, ça permet effectivement un épanouissement important et surtout pour certains élèves qui pourraient être qui parfois sont en souffrance avec des matières plus rationnel et cetera.
Il y en a qui qui s'épanouissent, qui réussissent vraiment et on a tous connu auprès de nous euh des gens qui avaient un talent fou et qui euh pouvait l'exprimer, certains effectivement physiquement avec le sport et d'autres avec la culture. Mais je crois que maintenant il y a un enjeu encore plus important, c'est l'émission de de l'intelligence artificielle et qui va faire que finalement l'avantage concurrentiel qu'on aura, même d'ailleurs les plus scientifiques, ça sera vis-à-vis de la machine, c'est la sensibilité et les émotions. Et ça peut arriver, c'est assé par la culture et par l'art, voire même moment où on parle de développer l'empathie dès le plus jeune âge.
Ce sont des moyens extrêmement importants. Alors moi, j'ai des questions un petit peu plus précises sur vos modèles mobilisables là que j'ai j'ai retrouvé. Donc j'ai vu qu'il y en avait bien quand même sur la la culture scientifique, technique, industrielle. pour répondre à à l'ordos qui est développé et il y en a un autre, c'est l'éducation au médias et à l'information.
Alors, jeis savoir comment il se recoupe avec l'EMC. Euh parce que le risque euh on voit les les enseignants sur l'éducation morale et civique, souvent disent que les programmes sont chargés, qu'ils ont pas le temps et c'est souvent ce qui est un petit peu abandonné. Euh est-ce qu'on risque pas de se reposer en disant "Mais il y a l'OMI qui va le faire ? comment c'est articulé et comment comment vous recensez comme ça ces différents modèles.
Il en est de même que l'histoire histoire et mémoire. J'ai vu que c'était aussi un un modèle euh comment ça s'articule avec le les cours d'histoire ou alors est-ce qu'il faut laisser ces matière qui sont déjà développé et on peut espérer que quel que soit l'enseignant, il le fassent aussi avec des références culturelles et artistiques et puis au contraire vous développez les autres secteurs de l'art et de la culture. Monique de Marco.
Oui, merci. Alors moi, je vais pas reprendre ce que qu'on dit tous mes collègues que je partage fortement. C'est vrai qu'également je je regrette qu'il y ait pas présentant le ministère de la DRAC parce que moi je suis restée sur le rapport de la chambre régionale de camp du du mois de février qui quand même soulignait quelques quelques difficultés et donner dans ses conclusions le fait qu'il fallait.
Et donc, j'aimerais bien qu'on puisse reprendre ce rapport et voir comment on peut avancer par rapport aux remarques qu'ils ont fait. Je prends voilà inégalité sociale et territoriale persistante, accès inégal au sein des établissements scolaires, un problème de gouvernance, enfin certains l'ont déjà abordé et gouvernance insuffisante et manque d'évaluation. Enfin, tout cela quand même pose question et j'aurais pensé, j'espérais que cette table ronde on puisse répondre donc à ces alertes de la chambre régionale des comptes et vraiment je rebondis sur la proposition que que vous avez faite monsieur concernant la discussion sur le fond donc et qui est vraiment une une enfin une discussion qu'on puisse savoir jusqu'où on va comment on va un travail de fond donc au niveau ministériel avec les partenaires que ce soit territoriaux les des différents partenaires Et ça, je sens qu'il y a pas de de grande volonté.
Voilà, moi je ne fais que des remarques. Euh j'attends pas forcément de réponses. Euh mais je pense que le rapport d'accord des comptes alerte quand même et qu'il est nécessaire de prendre disposition pour aller de l'avance.
Je vais quand même revenir sur quelque chose. Alors moi aussi, c'est une c'est peut-être une anecdote, mais j'ai été alerté par donc des des élèves qui font un double cursus artistique au lycée. Il y en a très peu et ils estiment qu'ils sont un peu laisés par rapport aux élèves qui ont un double cursus sport et souhaiter quand qu'il y ait une évolution concernant donc ces bouts de cursus.
En réalité, ils ont pas les mêmes avantages et ils ne comprennent pas que le sport soit finalement bien encadré, le double cursus et que celui de l'éducation artistique l' beaucoup moins. Bon, je je sais pas si les réponses, les interrogations, je vous remercie. Sylvie Robert.
Merci monsieur le président. Merci d'avoir euh organisé cet échange. Euh monsieur le délégué, vous avez commencé par dire que l'éducation artistique et culturelle et vous avez raison, est une politique publique.
À partir de ce moment-là, quand c'est une politique publique, il y a un certain nombre d'objectifs qui sont énoncés. Il s'avère que vous êtes dans une commission où on a on est très attaché à l'EAC. L'intervention du pass culture, version individuelle version collective a mis beaucoup de confusion.
Considérant qu'elle devenait aussi une politique publique ce que nous ne pensons vraiment pas. Aujourd'hui, je pense que notre obsession est de savoir qui pilote, qui paye et qui évalue. Qui pilote ?
Vous allez répondre. Mais aujourd'hui, pardon, ce sont les collectivités territoriales qui pilotent parce qu'elles payent. Elle paye.
Il s'avère qu'hier peut-être me regarde-il, j'étais en viso avec plusieurs élus de grande collectivité territoriale avec France urbaine. J'ai demandé quels étaient la part éducation nationale, la part ministère de la culture, la part collectivité territoriale, mais ça va de 130000 €0. Donc à partir de ce moment-là, je crois que on a vraiment besoin de d'être conscient que la question des collectivités territoriales devient un sujet dans le contexte de raréfaction des budgets actuels.
Parce que ce qu'ils m'ont dit également, c'est que l'année prochaine, ils ne vont pas pouvoir continuer à cette hauteur là. Et comme il n'y aura pas de compensation, comme le budget des conservatoires, je regarde Catherine, a baissé considérablement, les actions ont disparu ou d'autres équipements en régie ou même on va dire label ou autres entre guillemets opérateurs. Je pense que ce qui nous préoccupe aujourd'hui, c'est que les choix opérés par le gouvernement sur la question des collectivités territorial vont avoir un impact direct sur la politique publique de l'AC.
Et ça, c'est un sujet de très grande préoccupation. Après euh de quoi on parle ? Monsieur le délégué, vous avez raison.
On parle d'éducation artistique et culturelle, un parcours trois piliers. Quand j'entends des élus ou alors des représentants des deux ministères me dire "Ah mais vous vous savez Sylvie, cette école-là fait de l'éducation artistique et culturelle, ils sont allés au TNB deux fois." Bah non.
Bah non. Donc qui évalue aujourd'hui ? Il y a un problème de pilotage et d'évaluation.
Et je m'adresse à vous parce que ces élus m'ont même dit à partir du moment où on a compétence sur les écoles, collectivité territoriale, les écoles elles payent. Ensuite, la part collective du pass culture prend le relais sur les collèges et lycées. Imaginez si la part collective du pass culture disparaît.
Je ne sais pas ce qui va se passer. Qu'en est-il en terme de pilotage du continuum qu'on aurait envie de voir inscrire dans un certain nombre de de nos territoires ? Parce que c'est ça qui donne du sens.
Imaginez une action en en en cycle 2 qui s'arrête au collège, qui reprend au lycée, c'est n'importe quoi. Donc aujourd'hui, il y a un manque de pilotage stratégique, mais la Cour des comptes le dit, mais surtout pourquoi ne pas partager adage avec les élus qui nous dit ne pas pouvoir avoir accès à adage, ce qui fait que eux-mêmes n'ont pas l'évaluation et l'observation documentée des actions qu'ils mettent en place pour après pouvoir regarder si au collège et au lycée on peut continuer. Tout ça pour vous dire que je crois que il y a une préoccupation budgétaire parce que c'est une politique publique et qu'effectivement derrière ça, je crois qu'il va y avoir des conséquences qui vont être sûrement préoccupantes que nous avons beaucoup parlé et mes collègues l'ont dit éducation artistique et culture culturelle, culture scientifique et technique et cetera.
Pourquoi ne pas travailler sur un grand chantier qui rassemblerait l'ensemble de ces de non je continue de de l'éducation artistique en servenir quand vous présiderez madame la vice-présidente. Oui oui oui. Ah bah moi aussi moi aussi parce que je vous donne parfois pas mal de temps monsieur le président.
Alors euh non non mais je termine monsieur le président par non je termine éducation à l'image j'attends le rapport d'édouard Gefra parce que tout ça serait cohérent et ensuite pardon mais ça c'est à titre personnel je plaide pour la généralisation à l'école de cette politique publique qui amendement permettrait à tous les enfants de tous les territoires de pouvoir y avoir accès. Merci Jacques Gropérin. Merci.
Merci président. Quel programme Sylvie Robert, vous avez tout déjà. Donc il y a beaucoup de choses qui ont qui ont été dites.
Merci président d'avoir organisé cette table ronde. Merci à vous mesdames et messieurs de de vos de votre rapport. Alors c'est vrai qu'on entend bien que les l'éducation artistique et culturelle est loin d'être une réalité pour tous les élèvements en France.
Je reviendrai pas sur le rapport de la Cour des comptes, mais on sait très bien que les classes primaires dans les territoires ruraux, dans chez les élèves en CSP moins, ceux dont on appelle qu'on caractérise avec un IPS donc en difficulté, un 10 de position sociale qui est un inducateur qui pourrait d'ailleurs être utilisé dans votre travail et même si depuis 1970, moi j'avais cru comprendre que le AC était une priorité en tout cas gouvernementale, on a bien entendu, je répéterai pas qu'il y a un vrai problème de gouver gouvernance avec un manque de coordination l' entendu l'état collectivité territoriale établissement scolaire également et puis cette absence que mes collègues ont souligné sur le le manque de pilotage au niveau transversal et national et monsieur le délégué interministériel vous avez été recteur plusieurs fois donc je pense que vous êtes aussi très sensibilisé par rapport à ça et moi je m'interroge quand même sur ce référencement plétorique d'acteur culturel quand même il faut le dire et du contrôle insuffisant de la qualité des actions sont proposés lorsque vous parlez d'évaluation, moi je vous dis chiche, je pense qu'il faut évaluer et il faut aussi peut-être s'interroger sur l'amélioration de la formation des acteurs de l'éducation nationale des enseignants parce qu'ils sont aussi au centre de cette réussite. Et enfin pour terminer, monsieur le délégué interministériel, comme le président Lafond vous l'a vous l'a dit en introduction dans ses propos léminaires pardon, en janvier, on a tous été bien sûr interpellés, contactés en urgence à la suite du gel de la part collective, ça a été dit, du pass culture. Moi, j'aurais trois questions.
Est-ce que l'ensemble des dossiers prêts ont-ils été validés ? Quit des projets qui étaient en cours de montage et enfin, quelles sont les perspectives pour la rentrée 2025 ? Merci Piatrice Goselin.
Oui, merci monsieur le président. Alors moi je vais reprendre la nous n'avions pas les mêmes et les mêmes enfants dans les dans la dans la salle des conférences mais j'ai eu la même réflexion que toi Pierre et je me suis dit des enfants de fin de primaire et début de collège qui étaient vraiment qui c'est la première question qu'ils nous ont posé mais pourquoi autant de femmes nues ? Donc comme quoi cette culture cette ça ça est-ce que c'est par timidité dans les établissements ?
Est-ce que c'est parce que on n'ose plus faire ? Est-ce que c'est tout simplement par manque de comme tu disais la la culture c'est l'étonnement, c'est un petit peu dérangé ? Et ben je crois que c'est quand même une question qu'il faut qu'on se pose.
Moi franchement la question m'a m'a bassourdi et ben voilà donc c'était juste pour prendre et je partage totalement les propos quand quand on manque de clairvoyance manque de transparence manque de absence de pilotage du système je vais vous donner une anecdote et je m'arrêterai à ça. J'ai donc parce qu'il y a les collectivités ça a été dit par Sylvie qui qui participe complètement et de façon très importante sur le plan financier à la culture pour nos territoires. Mais il y a aussi les privés.
Et je reviens sur une une élément que j'avais énoncé quand madame Dati est venue en lui expliquant un musée mémoriel dans notre secteur la Manche. Nous sommes dans une partie du territoire où le débarquement ça parle et nous avons donc des des petits musées qui sont des musées qui sont installés avec beaucoup de sérieux. Et quand on demande le référencement à la dage, et bien je peux vous assurer, ils l'ont demandé depuis l'année dernière, donc c'était 8e, ça va être le 80e de la libération, ils ont demandé un une un référencement à Dage.
Madame Dati que je que j'ai que j'ai averti m'a dit je vous je vois ça. J'ai dû un courrier de madame Dati qui m'a dit ça n'est pas le ministère de la culture, c'est le ministère de l'enseignement supérieur. J'en ai reparlé au directeur de la Draque qui m'a dit je vois ils ont un un ils avaient vu la Draque évidemment en premier avec je ne sais combien de questions sans explication sans rien qui était compliqué à mettre en place ils auraient bien aimé avoir un petit peu de soutien conclusion va arriver à la fin de la du 80e du libération on a un petit musée local qui parle de l'histoire locale et qui est très bien fait pour des enfants.
Et bien on a toujours pas la dage. Donc quoi faire ? Quoi faire pour des gens qui veulent s'investir ?
On a vraiment et je peux vous assurer que ce propriétaire du musée est complètement décontenancé, désabusé en disant voilà moi j'ai mis tout toute ma mes connaissances, tout mon matériel. Il a il a vraiment il est parti sur des photos américaines au moment du débarquement parce que c'était une poche la poche de Mortin c'est une poche très importante sur le plan de la résistance sur des photos de de l'armée américaine et il a reconstitué des scénettes avec des petits textes faits avec les professeurs qui sont de spécialistes d'histoire locale en français et en anglais mais très bien fait pour des enfants de fin de primaire et de collège lycée. Et bien il les enfants ne peuvent pas y aller avec les écoles tout simplement parce que ils ne sont pas référencés.
Donc voilà encore comment on peut décourager des des politiques privées et enfin des des des comment des initiatives privées comme des politiques de de collectivité. Moi je crois que réellement il faut vraiment mettre de l'ordre dans tout ça et je rejoins. Il faut vraiment une politique claire sûre et qu'on ait quelque chose avec des retombées et des impacts derrière parce que il y a vraiment besoin de tout ça pour qu'on ait derrière dans tous les territoires et je dis bien dans tous les territoires possibilité d'avoir des enfants qui accèdent à la culture.
Merci. Karine Daniel. Merci monsieur le président.
Peut-être se redire, on a dit et les collègues l'ont dit que le AC c'est ça doit être un vecteur d'émancipation. On entend aussi beaucoup de la part d'artistes ou de professionnels de la culture que le AC ça aussi été pour eux parfois des éléments déclencheurs de vocation et d'entrée ou tous les moins tout moins d'attrait pour les métiers de la culture. Et ça je pense que ça doit pas non plus être oublié dans notre dans notre propos.
Aujourd'hui, on voit que et c'est aussi la tournure de nos débats que l'EAC est beaucoup les discussions autour de l'EC tourne beaucoup autour d'outils. On parle d'AGE, on passe on parle du pass culture et c'est révélateur du manque de structuration et et d'objectif et de pilotage de la politique publique en tant que telle et on l'a aussi dit. Alors moi ça vous surprendra pas.
Je suis très préoccupée par les enjeux budgétaires et on va attaquer les discussions budgétaires bientôt. Il y a un manque de lisibilité du financement de cette politique publique avec des financements croisés. Alors ce manque de lisibilité, on peut s'en contenter quand on est en phase soit de développement budgétaire, soit pour le moins de stabilité. quand on va être en période de réduction budgétaire, là on va entrer quand même dans le dur du sujet et déjà il y a eu des effets de substitution puisque certaines collectivités ont dit alors sous contrainte parfois bah écoutez le le pass culture prend ça en charge donc nous on se retire de de ce financement elles l'ont fait sous contrainte ou par choix et comme on le dit et Pierreas l'a souligné tout à l'heure on va avoir de vraies la discussion sur la nouvelle enfin sur le budget du pass culture.
Et donc cette question elle ne reviendra pas à l'inverse, c'est que les collectivités qui se sont désengagées dans le contexte budgétaire qu'on connaît ne vont pas récompenser une part collective du pass culture. Nous le savons d'ors et déjà. Donc cette question, elle est vraiment devant nous.
Tout à l'heure, vous avez évoqué le fait que le le pass culture et j'en termine là sur la part collective fonctionne est en phase de développement de fonctionnement ou de stabilité de fonctionnement. On a quand même été alerté par des questions de délai de paiement qui ont mis en fragilité certains acteurs culturels, certains certaines structure et ça je voulais quand même le remonter parce que ça peut euh ça peut fragiliser des opérateurs. Et enfin Catherine Morin bien je vais enfoncer le clou.
Moi je je m'étonne qu'on affirme l'éducation culturelle comme une priorité. et que dans le même temps, comme la ruralité est une priorité que dans le même temps, le seul budget qui est contraint à faire des efforts plutôt que l'effort soit lissé et réparti sur l'ensemble des secteurs du ministère de la culture, soit le Bob 361 dont tout le monde parle, dont les dragues se sont émus très fortement, soulignant l'incohérence des nciation d'une du d'un projet et la non adéquation des des moyens alignés avec ça. Alors, on est d'accord, il faut tous faire des efforts.
On va voir devant nous des discussions budgétaires difficiles. Il faut qu'on soit aussi en responsabilité. Mais pour être en responsabilité, encore faut dire qu'on soit associé.
Vous avez évoqué l'importance des collectivités territoriales dans le financement des éducation artistique et culturelle enfance des portes ouvertes. Les collègues l'ont dit, mais c'est une évidence. toutes les niveaux de collectivité euh ont ces dernières années développé euh beaucoup de dispositifs en corrélation avec les différents rectorats et et académies et euh elles doivent être traitées du coup correctement.
Ces collectivités ont souvent aussi signé ce qu'on appelait les cléacles les contrats locaux d'éducation artistique et culturelle dont on entend pas beaucoup d'ailleurs plus beaucoup parler. Euh donc quand il y a ce genre d'annonce budgétaire qui a un impact fort aussi sur les structures culturelles que nous cofinançons, souvent dans le cadre en plus de label et d'objectifs et de moyens à atteindre en matière d'éducation artificielle, à tout le moins soyons associés à la à la décision. En tout cas, on l'a demandé et monsieur le dilegué intermitiel, relayez-le auprès de la la ministre de la culture.
On lui a demandé au sein du Conseil national des territoires pour la culture qui associe tous les niveaux de collectivité territorial à ce qu'on y travaille sur le fond et on partage des diagnostics, des décisions, même si ce sont des décisions difficiles, mais au moins on est coordonné. Il y a les CTC leur déclination territoriale, ils ont pas été réunis depuis je sais pas combien de temps et surtout ils ne travaillent pas de cette manière-là. Donc il y a un problème de pilotage et de gouvernance, ce qui est périeux au bout du compte dans des temps difficiles où les uns et les autres on a à optimiser l'argent public.
Deuxième source d'étonnement, ça sera mon dernier propos. Je m'étonne aussi que la ministre d'éducation nationale voilà euh s'émeuvent du problème des jeunes et des écrans. Puis dans le même temps, on a sabré ou pratiquement des dispositifs d'éducation à l'image.
Bon, il y a le rapport Gefrey qui parce que le rapport Geoffrey, il se réalise parce que notre commission à plusieurs reprises, elle a interpellé les quatre ministres de l'éducation qui se sont succédés depuis Gabriel Atal et Sabr dispositif. Je tiens quand même à le dire sinon il y aurait pas eu de rapport. Donc on attend avec beaucoup d'impatience.
J'espère qu'on a redressé le le tir. Mais mais là aussi on on touche un dispositif qui permet le un financement important des collectivités que qu'on engage à se désengager quoi. Finalement euh en mettant en péril le dispositif, on leur dit bah non, on peut plus faire le voilà.
Donc vraiment, on compte sur vous pour porter un message. Il y a besoin de gouvernance et de pilotage et de partage et de respect de l'ensemble des parties euh prenante parce qu'il y a eu beaucoup de choses en matière d'éducation artistique et culturelle qui sont des vrais succès. Bon, le pass culture, ça c'est une autre affaire euh mais il est plus que temps aussi de remettre de l'ordre dans tout ça parce que il y a un petit scandale derrière l'histoire du du pass culture.
Voilà, de nombreuses prises de parole avec quelques questions et sujet de fond. Bon, je vais vous laisser peut-être dans un premier temps, monsieur le délégué interministériel aborder certains sujets pilotage, collectivité, réduction des inégalités et des petites questions aussi précises. Euh et puis je donnerai bien sûr la parole à chacun qui le souhaite.
Bien, j'apprends vos rituels où il faut répondre à toutes les questions qui sont évidemment nombreuses. Je vais peut-être essayer de les regrouper si vous le voulez par thématique, essayer de vous apporter des réponses génériques générales mais aussi des points de vues sur l'avancée de ces sujets et la prise en considération de vos différentes préoccupations qui sont toutes évidemment absolument justifiées. D'abord peut-être pour ceux qui ne disposent pas des chiffres, rappelez que l'éducation artistique culturelle et c'est effectivement le rapport de la Cour des comptes qui le rappelle, c'est 3 Mion5 de dépenses en matière d'éducation artistique et culturelle en 2023, près de 3 millions de dépenses de l'État avec 2,6 millions de masses salariales des enseignements artistiques.
Il ne faut surtout pas oublier. Je vous rappelle que notre pays a cette particularité depuis toujours d'avoir mis en place des enseignements artistiques en art plastique et en musique. C'est pas forcément toujours très simple.
Ça commence au collège. Quand je dis c'est pas toujours simple, euh je vous assure que quand on voit une classe d'enseignement musical et je parle sous le contrôle des des des gens que j'ai pu rencontrer, c'est sans doute l'un des moments où on voit le plus éclater les inégalités sociales dans les classes d'éducation musicale. Entre les enfants qui bénéficient hors temps scolaire d'école de musique, de conservatoire et ceux qui n'en bénéficient pas.
Je vous laisse imaginer aussi ce qui est le travail du professeur d'éducation musicale. Comment concilier tout cela ? Comment refléter tout cela ?
Oui, je vous dis que les classes d'éducation musicale sont là où on voit apparaître le plus les inégalités culturelles et c'est vraiment quelque chose qui est très important parce que je pense que c'est une très très bonne entrée pour pouvoir aussi penser ces réflexions. 51 millions au titre de la part collective du pass culture 151 millions de dépenses du ministère de la culture donc que vous évoquiez. En ce qui concerne les collectivités, ce qui est rappelé c'est qu'on est entre, puisqueévidemment Sylvie Robert l'a dit, voilà, on est flottant sur le chiffrage, entre 520 et 650 millions de dépenses des collectivités, entre 420 millions et 490 pour le bloc communal, entre 70 et 110 pour les départements, entre 30 millions et 50 millions pour les régions.
Voilà, en ce qui concerne en tout cas les grandes données dont on dispose aujourd'hui. vous faisiez référence et et Vincent Meselin a également fait référence à la charte de l'éducation artistique et culturelle. Ce n'a pas été une mince affaire effectivement que de mettre en place cette charte qui mette au moins d'accord l'ensemble des acteurs et qui rappellent bien que cette politique est partenariale.
Elle date de 2016, on en fêtera les 10 ans l'année prochaine. Je souhaite que soit un bel anniversaire, c'est-à-dire qu'on puisse se retrouver tous autour de la table parce que je rappelle qu'elle a été élaborée dans le cadre du Haut Conseil et à l'éducation artistique et culturel et que ça rassemblait bien évidemment l'ensemble des acteurs, c'est-à-dire nos ministères, tous les ministères concernés par ce sujet, mais aussi tous les représentants des collectivités territoriales à toutes les échelles et tous les niveaux, y compris la FNCC et autres qui sont effectivement des acteurs primordiaux qui se sont mis d'accord sur cette charte et je me fais plaisir de le dire toujours qui a été voté et créé et voté à l'unanimité. Euh pour moi, il était très important que chacun y mette sa virgule, sa part.
Et surtout, je vous renvoie ce document majeur à mon sens parce que ce sont des mots compréhensibles par tous, quand je dis par tous, par tous les acteurs, par toutes les familles, par tous les enseignants, par tous les enfants. Oui, une éducation à l'art par l'art. Cette charte mentionne évidemment le sujet important de la formation, de la recherche mais également de l'évaluation.
Tout projet d'éducation artistique et culturelle mérite d'être évalué en fonction évidemment des objectifs qu'il souhaitent atteindre. On n'évolue pas comme ça d'une façon abstraite. On évalue en fonction d'objectifs à atteindre et vous avez tous été sensibles ici aux objectifs qui devaient être pensés.
Merci pour la référence à Jeanzet. Je la partage profondément parce que je pense que l'ambition qui est déporté portée par Jeanzé, c'est aussi celle qui nous tient aujourd'hui. Quand je parlais tout à l'heure de matrice, je pense que notre pays est conduit par cette matrice où on se dit finalement c'est là-dessus qu'on doit pouvoir reposer nos sujets.
Bien entendu, vous avez tous évoqué euh ces enjeux qui sont les enjeux des inégalités territoriales. On voit que ces inégalités, c'est très intéressant de les analyser en tant que tel parce que de quoi relèvent ces inégalités ? Je parle aussi sur le contrôle de de de mes voisins.
On est toujours face à des constats d'inégalité territoriale, d'inégalité sociale. J'allais dire que les inégalités culturelles sont assez profondes. En réalité, ces inégalités se recoupent les unes les autres.
Euh on est une France où on empile les inégalités, hein. Les choses vont souvent ensemble. Elles ne sont pas différenciées par rapport à ça.
Euh dans le travail qui a été fait notamment sur le premier degré dans le cadre de la Cour des comptes, on voit apparaître en réalité aussi sur le AC trois Frances. trois Frances qui sont très différentes. Euh la France des acteurs qui sont engagés depuis longtemps sur ces questions d'éducation artistique et culturelle avec des gens qui sont formés, des collectivités engagées qui proposent des projets sur lequels il ne se désengagent pas et des projets qui vont avoir de la longue durée et une consolidation et en général cette France là c'est aussi une France qui fait réussir ses élèves à tous les niveaux.
Très important. une deuxième France intéressante aussi parce que c'est une France sur lequelle il n'y a rien. Quand je dis rien, c'est où finalement les gens ne sont pas formés, les collectivités se disent que c'est secondaire et c'est pas forcément des territoires ruraux, vous l'aviez fort bien mentionné tout à l'heure, c'est autre chose qui s'y produit.
C'est-à-dire que ben il y a d'autres priorités à gérer et ça il faut pouvoir la sensibiliser parce qu'aujourd'hui les outils sont là. La 3e France est une France plus récente qui s'y met aujourd'hui depuis quelques années, j'allais dire depuis effectivement cette volonté de faire du 100 % avec des projets très innovants, des gens qui sont en cours de formation et qui posent ce type de question. Vous avez évoqué la formation tout à l'heure, la formation initiale et continue.
C'est évidemment le sujet de l'éducation artistique et culturelle doit doit être présent dans les inspects qui souhaitent que les professeurs dès le premier degré aient une formation à l'éducation artistique et culturelle. parce que ça veut dire pour un futur directeur d'école une manière de contenir de conduire aussi un projet parce qu'on voit aussi que souvent les initiatives partent aussi des écoles pour pouvoir se dire sur mon territoire dans ma petite commune ben je vais aller voir le maire et on va voir ce qu'on peut construire ensemble. C'est important de savoir comment on fait du montage de projet par rapport à ça et ça doit évidemment faire partie de la formation.
Et en ce terme de la formation continue, nos écoles académiques de la formation doivent pouvoir aussi intégrer cette composante de l'éducation artistique et culturelle si on veut avoir des perspectives. On ne peut pas faire d'éducation artistique et culturelle sans avoir des acteurs formés. Une compréhension d'Adage aussi et comment on fonctionne par rapport à ça.
Il faut pouvoir se l'expliquer et pouvoir justement travailler ensemble. Donc le chemin est là, mais le chemin est aussi ouvert. Vous parliez de la part collectif du pass.
Moi je là pour le coup, je vais prendre la casquette d'ancien recteur et pas de délégués interministériel. J'ai pu constater même en Bretagne sur un territoire qui est extrêmement engagé sur ces sujets puisque en Bretagne, on atteint le 100 % sur tous ces sujets d'éducation artistique et culturelle et on voit l'organisation territoriale qui s'y fait qui est remarquable entre toutes les collaborations qui sont construites là-bas. Moi, j'ai vu un avant et un après.
L'avant et un après, c'est que bien souvent avant la part collective du pass, nous avions des acteurs qui répondaient à des appels à projet construits par les draques et les rectorats. Très intéressant. Mais je constate aussi que ce sont toujours les mêmes acteurs qui répondent parce qu'ils ont les moyens de répondre aux appels à projet.
Euh aujourd'hui euh la question de la part collective et on le montre aussi a simplifié des dispositifs et a permis d'atteindre des des zones des des petits établissements là où on ne pouvait pas les atteindre auparavant et le fait que ce soit fléché doit responsabiliser ces établissements. Donc ça veut dire aussi une formation des responsables d'établissement par rapport à ça. Mais oui, il y a un facteur corrélé de pouvoir atteindre là vous ne pouvez pas.
Les outils sont rares. Euh, on peut avoir la critique des outils comme vous le faites. Euh, la critique d'Adage, la critique du parc de la de de la part collective.
Je pense que vous l'avez fort bien dit, nous devons être et avoir une, j'allais dire une une réflexion sur l'amélioration de ces outils. En ce qui concerne la part collective, il y a une inspection qui a été lancée par nos ministères, notre ministère et qui est en cours de réflexion. Voilà, ça je peux pas en dire plus, ça viendra dans dans quelques mois, mais je pense qu'il y a une véritable responsabilisation par rapport à la qualité des projets.
La qualité des projets et le fait que ces projets impactent avec cette question majeure. Autre point qui n'a pas été évoqué dans cette commission mais qui répond à certains sujets, nous avons engagé il y a quelques temps la labellisation des territoires 100 % assez qui concerne directement les collectivités territoriales. Beaucoup de territoires y ont répondu.
Aujourd'hui, on a en France 157 villes qui vont de la ville alors je pense en Bretagne au petit la petite ville de Pontilleux 1000 habitants ou la ville de Nice. Voilà, on est vraiment dans des dimensions très différentes mais qui permettent en tout cas de labelliser des territoires, ce qui signifie d'avoir les acteurs qui se rencontrent au moins sur qu'est-ce qu'on fait ensemble. Est-ce qu'on est d'accord sur le niveau d'objectivité à avoir ou d'objectif à avoir en ce qui concerne l'éducation artisie culturelle ?
Il est important de prendre en considération ça parce qu'on touche à la fois justement une responsabilisation de l'ensemble des acteurs tant sur la qualité que sur j'allais dire le le nombre d'élèves à atteindre par rapport à ces sujets. C'est l'objectif de ce type de labellisation. Je vous avoue que en Bretagne nous avons aussi labellisé des établissements scolaires parce que quand on n pas les collectivités, on peut aussi avoir les établissements qui permet là aussi d'améliorer cette rencontre avec l'ensemble des acteurs et de travailler ensemble sur un récit commun.
J'insiste sur cette histoire du récit. Qu'est-ce qu'on raconte quand on parle d'éducation artistique culturelle ? Je vous assure que c'est quand on écoute l'ensemble des acteurs, on est dans une logique qui est quelquefois un petit peu floue parce que chacun pense savoir ce que c'est que l'éducation artistique et culturelle, ce qui ce qui est le cas.
Euh mais on se rend compte que quand on travaille vraiment tout le monde parle pas exactement de la même chose. C'est pas simplement mettre de la culture à l'école, c'est vous l'avez fort bien dit euh euh madame Robert, euh c'est pas faire deux fois une sortie au théâtre, c'est au fond de se dire euh est-ce que j'ai permis pendant un parcours scolaire, y compris à des jeunes qui n'ont jamais accès à cela d'avoir une ouverture sur le monde, une représentation du monde par la culture et par les arts ? Est-ce que Oui.
Est-ce que voyez ? Est-ce que je sais rentrer dans une librairie ? Ça commence là.
Il faut être très modeste. Est-ce que je me dis que c'est pour moi ? Est-ce que le théâtre est pour moi ?
Est-ce que le conservatoire est pour moi ? toutes ces questions là, on en est là quand même aujourd'hui aussi à reposer ces questions fondamentales de savoir ce que la manière dont grâce à l'école parce que finalement l'école permet de toucher tout le monde évidemment je vais pouvoir avoir ma première entrée et on voit et on a des enquêtes qui le montrent qui sont aussi assez intéressantes. On a quasiment jusqu'à 40 % des gamins qui vont aller la première fois au cinéma, à l'école, pardon, au cinéma, au théâtre et autres par le biais de l'univers scolaire.
Donc euh voilà, il faut avoir aussi conscience de cette responsabilité qui est énorme si on veut voir aussi à long terme des euh fruits de cette politique d'éducation artistique euh et culturelle. C'est éminemment important, vous l'avez tous dit ici, mais il faut pas non plus attendre à quelque chose d'extrêmement enfin de tout à fait magique. Parce que quand vous posez la question de l'évaluation au fond, est-ce que et je suis sûr que chacun d'entre vous ici aura son anecdote sur sa propre vie pour pouvoir dire au fond ce qui m'a marqué c'est cette fois-là et elle date de ce moment-là.
C'était pas voilà et ça produit des effets des années plus tard sur votre propre mémoire. Et on a tous cette anecdote à raconter. Je et souvent ces anecdotes pour le sociologue que je suis aussi se ressemblent.
Ce qui est assez intéressant, c'est de savoir effectivement qu'on a tous mais encore faut-il avoir eu la chance d'avoir eu une première fois et que cette première fois se passe dans de bonnes conditions. Donc oui, un parcours d'éducation artistique et culturelle, ça se construit et ça se construit tout au long de l'année. C'est-à-dire que évidemment pour avoir des effets avant d'aller au théâtre, ben ça se prépare pour savoir ce qu'on va aller voir.
Ça ça se poursuit ensuite pour pouvoir dire qu'est-ce qu'on a fait avec. Quand on a des projets d'éducation artistique et culturelle à l'intérieur de l'établissement, vous savez la charte dit qu'il faut avoir une restitution de ces projets qui associent la famille et les amis. Parce que oui, l'éducation artistique et culturelle est aussi un effet de sociabilité qui permet d'embarquer tout le monde.
Et je vous assure que quand c'est bien fait, on a vraiment des petits miracles d'éducation qui fait que ça va marquer les territoires. Moi, j'étais hier dans un village rural où on avait associé les enfants, un artiste, les personnes âgées pour pouvoir faire ensemble une fresque qui soit visible par tout le monde. vraiment c'est c'est magistral parce que le maire me dit mais je vais continuer parce que finalement ça a fait aussi des effet de civilité très important par rapport à cela.
J'insiste sur ce point aussi qui nous concerne tous. Euh, il y a des choses qui sont très simples à réaliser. Moi, je vous prie de croire que quand je disais aussi de la responsabilité que nous avons tous sur la transmission, soyons attentifs aux effets intergénérationnel.
Euh quand on fait lire des enfants à voix haute dans un EPAD, ben je vous assure que ça produit des effets qui sont formidables pour construire et reconstruire de l'intergénérationnel. Euh alors, ça n'est pas rien. C'est très simple, il suffit d'ouvrir les portes, mais il faut aussi que ça soit préparé.
Quel texte on va lire ? Pourquoi ? Comment comment les personnes âgées vous nous interrogez ?
C'est absolument essentiel. Et si je parle des personnes âgées aussi, c'est parce que c'est à titre personnel quelque chose qui me touche beaucoup, c'est que souvent quand on va et quand on fréquente les épades, c'est mon cas, je trouve que c'est assez passionnant d'avoir des gens qui vous disent au fond qu'est-ce qui nous reste ? Qu'est-ce qui nous reste quand on est très vieux ? une petite musique qui vient réactiver notre mémoire, une chanson dont on se rappelle une lecture.
Mais l'éducation artistique et culturelle, c'est encore plus fort parce que c'est pas simplement se préparer à la vie active, c'est se préparer à grandir, c'est se préparer à vieillir aussi et à vieillir ensemble parce que nous avons des référents culturels. Rien de pire que des personnes qui n'ont pas eu d'éducation artistique et culturelle, qui n'ont pas de référent, qui ne peuvent pas exprimer leur personnalité par rapport au goûts. Quand on appelle le mot émancipation, c'est aussi pouvoir s'exprimer pour dire "J'ai des goûts, j'existe en tant que person." personne.
Et c'est ça aussi la grande mission que nous avons tous ensemble. Euh et quand je dis tous ensemble, avec évidemment des acteurs référencés, le ministère de la culture joue un rôle essentiel sur la labellisation de la qualité des acteurs que nous mettons, vous parliez de services public tout à l'heure en phase, nos Draqu alors sur la question du pilotage parce que je voudrais quand même y revenir puisqu'elle est posée par beaucoup d'entre vous, il y a ce pilotage national qui est fait par nos deux ministères qui collaborent évidemment ensemble mais il y a toutes les déclinaisons territoriales qui sont faites par des comités de pilotage dans tous les rectorats. avec les draqus dans drac et rectorat au niveau régional, il y a déclinaisons des déclinaisons qui sont des déclinaisons départemental.
On a ici une directrice académique aux arts et à la culture. Ça existe dans chaque académie. Ces déclinaisons, elles sont évidemment importantes et ce sont elles aussi qui organisent le pilotage, qui travaillent sur les endroits où nous avons des des manques ou des questionnements par rapport à cela.
Voilà, je crois que c'est vraiment important de pouvoir vous répondre sur tout cela. Évidemment, ne pas confondre les outils avec la politique qu'on doit mener, mais ne pas oublier que ces outils sont forcément en phase d'amélioration. Évidemment, quand il manque quelque chose, quand on n pas la réponse adéquate, je pense à votre question sur le journaliste, ça se règle.
On se saisit de ça évidemment. Je crois que c'est à nous d'améliorer partout où nous sommes ce type de questionnement pour pouvoir faire effectivement qu'on ne repose pas que sur nos outils. Je crois que ça aussi c'est la force de nos administrations de pouvoir aussi améliorer ces questions en fonction des questions que vous êtes en train de poser.
Madame la rectrice, madame la directrice académique, monsieur monsieur le président, mesdames messieurs les sénateurs, en en complément des éléments d'ors et déjà très riches apportés d'ors et déjà par Emmanuel Étis à l'ensemble des réponses, l'ensemble des questions pardon, que vous avez posé. Euh peut-être euh peut-être indiquer que j'en retire pour ma part le fait que nous partageons les conditions de réussite de la mise en œuvre de l'éducation artistique et culturelle. la formation initiale et continue des professeurs.
Vous y avez vous y êtes revenu à plusieurs reprises et je l'indiquais au moins pour l'Académie de Paris grâce à la stratégie RH qui est déployée qui s'appuie pour partie sur ces professeurs relais qui sont dans une trentaine d'institutions culturelles. et bien nous avons pu plus que tripler le nombre de formations proposées entre 2021 et 2025 dans l'Académie de Paris grâce à ces professeurs de l'éducation nationale placés dans des institutions culturelles. Vous avez également relevé à très juste titre l'importance de cette dynamique partenariale qui est consubstantielle en réalité à l'éducation artistique et culturelle.
Le fait, me semble-t-il que le AC repose sur trois piliers à la fois aller à la rencontre des œuvres et des artistes, mais également pratiquer les arts, la culture et acquérir des connaissances. Et c'est ce sur quoi insistait Emmanuel Et dans son intervention à l'instant, c'est que le ce n'est pas simplement visiter un musée, ce n'est pas simplement découvrir une pièce de théâtre ou admirer un tableau, c'est d'abord en classe préparer cette rencontre avec l'œuvre, préparer cette rencontre avec l'artiste et puis bien évidemment ensuite pouvoir y revenir. Nous avons également enfin nous sommes également revenus et c'était particulièrement évidemment clair dans vos interventions et comment comment cela pourrait-il ne pas être au Sénat ? territorialisation nécessaire de cette éducation artistique et culturelle afin de s'appuyer sur les les ressources locales et et créer des des synergie.
Et puis enfin l'exigence parce que évidemment l'enjeu de de lutter contre les inégalités sociales et territoriales est absolument fondamental. cette exigence d'offrir à euh tous nos élèves depuis la classe de maternel jusqu'à la terminale cet accès à la culture. Et c'est en ce sens, et je voudrais revenir plus précisément au aux questions qui m'ont été posées.
Et c'est en ce sens que adage ne doit pas être simplement vu comme une plateforme de recensement des différentes actions parce qu'en réalité cette plateforme a un certain nombre de fonctionnalités et il s'agit d'abord de suivre le parcours EAC des élèves depuis l'entrée à l'école jusqu'à la terminale. Il s'agit de pouvoir également inscrire les classes et les élèves au aux actions et au projets via une seule saisie pour les professeurs, de pouvoir également consulter les offres collectives du pass culture, de pouvoir construire des projets EAC en se recherchant des partenaires, en demandant des financements, en répondant aux appels au à projet académique et puis enfin c'est également la possibilité de consulter un ensemble de ressources Je l'indiquais dans mon proposiminaire, le fait est que toutes les actions de AC ne sont pas recensées sur la plateforme adage. Nous le savons notamment dans le premier degré.
Pour autant, cette plateforme est aussi utile pour que nous puissions regarder si les actions de AC forme en réalité ce parcours, ce continuum cohérent pour nos élèves depuis l'entrée à l'école jusqu'à la terminale. Paris n'est pas la province, Paris n'est pas la France et ce n'est pas l'ancienne rectrice de Corse ou l'ancienne rectrice de Créteille qui vous donnera tort. Madame la sénatrice, pourquoi justement je je j'indiquais que Paris est dans une position singulière ?
Parce que non seulement il y a une offre culturelle dont il n'est pas besoin de rappeler à quel point elle est exceptionnelle, mais il y a surtout tout à fait madame l'anatrice, il y a cette densité du réseau de transport et même j'allais dire le fait qu'en réalité on peut relier les points simplement par la marche à Paris et le fait est que le déplacement, la mobilité de nos élèves est souvent un frein considérable au déploiement de le dans les départements ruraux à force les départements montagneux que j'ai pu euh connaître et vraiment la question du transport des élèves est tout à fait essentiel à tel point que le choix est aussi fait de faire venir les artistes à la rencontre des élèves, des classes, des professeurs et d'ailleurs de l'ensemble des habitants, mais que le travail conduit avec les collectivités est tout à fait essentiel pour que la question de l'acheminement du transport des élèves puisse être pleinement prise en compte pour garantir le fait que nos élèves évidemment aient accès à cette culture de proximité immédiate mais qu'il puisse aussi avoir accès à une culture plus éloignée de ce qui fait l'environnement immédiat et quotidien de nos élèves. Je pense que c'est aussi un enjeu de l'EC. Madame la ma sénatrice sur le double cursus art, je ne suis pas sûre pardon madame je ne suis pas sûr de savoir exactement à quoi il était fait référence.
Euh je peux simplement indiquer qu'à Paris, nous avons un double cursus danse et musique pour garantir la scolarisation des élèves du Conservatoire National supérieur musique et danse qui est un double cursus tout à fait spécifique et qui est construit justement pour permettre à ces élèves à la fois d'être inscrit au Conservatoire National Supérieur Musique et danse mais également de poursuivre leur scolarisation peut-être être pour conclure, je reviens pardon un instant sur Ad. Vous indiquez que les collectivités ont bien accès à moyennant une convention eu égard tout simplement aux données sensibles qui peuvent figurer sur la plateforme et dans ces conditions, avoir le statut de partenaire évidemment sur ADAGE, ce qui permet aux collectivités également d'y intégrer leurs appels à projet. Je conclus et en rappelant une fois encore combien euh est importante cette dynamique partenariale au soutien de l'AC.
Monsieur Moisselin, je vais faire très bref. Quatre petites choses à dire suite à vos alors d'abord franchement mesdames et messieurs sénateurs, c'est revigorant de venir vous écouter. Ça m'a fait du bien et je vais le dire à mes incroyable l'unanimité qui se dégage de vos interventions et l'importance que vous apportez tous et toutes à cette question.
Répondre madame de la provoté. Je voulais juste dire sur la question rurale péri urbain, beaucoup d'opérateurs, vous le savez très bien, sont très présents dans les territoires ruraux et beaucoup d'actions se mènent par les compagnies ou par les les labels. Et et donc ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain.
Je pense qu'il se fait beaucoup de choses. Monsieur Fieller, je crois que c'était votre nom. Euh je je voulais faire juste changer de casquette 2 secondes pour vous dire que euh le CE a a produit un avis sur le sur le sujet euh de dans le cadre des états généraux de l'information et notamment enfin j'en étais le coprapporteur, c'est pour ça que je peux en parler sur la sur la sur la sur la presse et vraiment sur la question de l'éducation au médias et à l'information. d'apporter des propositions un peu plus concrètes encore.
Je vous invite à vous y référer. Mais en tout cas, vous avez absolument raison de dire que c'est un sujet majeur. C'est vrai qu'il s'articule pas naturellement avec la question de l'éducation artistique et culturelle et pourtant on sent très très bien qu'il y a des il y a des points de rencontre.
Euh madame Dearco et madame Maurin de Sa ont évoqué à plusieurs vous êtes d'ailleurs plusieurs à le faire le rapport de la Cour des comptes sur le sur le sur le pass culture. Moi, j'attire quand même votre attention mesdames et messieurs les sénateurs. Vous avez une mission absolument fondamentale de contrôle de l'exécutif.
Le rapport de la Cour des comptes dit quand même une chose très précise, c'est que la SAS pas culture doit disparaître vite. Et pour le moment, j'ai l'impression qu'il ne se passe rien sur ce sujet. Je compte beaucoup sur vous.
Enfin, et je termine là-dessus, le gel de la part collective a suscité un émoi absolument considérable en janvier dernier. Vous l'avez bien ressenti tous et toutes en tant qu'élu locaux. Évidemment parce qu'il y a des projets qui sont tout d'un coup stoppés.
Mais c'est aussi une façon de vous dire et c'est pas complètement anecdotique dans la période que nous traversons où il y a vraiment une très grosse difficulté en matière d'activité artistique d'une façon général que c'est aussi un vecteur d'emploi et que ça n'est pas négligeable d'y être particulièrement attentif. On a un vrai problème d'emploi aujourd'hui dans le secteur artistique et culturel et bien évidemment l'éducation artistique et culturelle est aussi un élément de l'emploi. Je vous remercie infiniment monsieur le délégué.
Un dernier mot peut-être un dernier mot sur la question de la culture scientifique, technique et industrielle qui est évidemment au sein de l'éducation nationale, le couvre bien ce domaine puisque les les huit domaines couverts par l'éducation artistique et culturelle côté éducation nationale sont les arts visuels, le patrimoine, la culture scientifique, technique, industrielle, la mémoire, le livre, la lecture, euh le cinéma, l'audiovisuel, l'éducation média, la musique, le spectacle vivant, danse, théâtre, cirque. Voilà les huit domaines qui existent en tant que tel. et sur lequel je pense qu'il faut pouvoir imaginer qu'on puisse faire vivre une expérience à tous nos élèves.
Enfin, vous dire aussi que pour suivre les choses dans le premier degré en 2025-26, il est prévu d'avoir un lien, une connexion directe entre adâge et le livret scolaire unique qui permettra de voir effectivement comment ce parcours se construit et permet de se dire est-ce que j'ai pu bénéficier de toutes les les expériences. Encore une fois, moi je vous remercie toutes et tous pour ces questions parce que je crois profondément et et je compte sur vous et moi je suis à votre disposition en tant que délégué interministériel pour voir tout ce que sont les points d'amélioration possibles. C'est votre témoignage, c'est le témoignage de vos territoires qui vont nous permettre d'améliorer les choses.
Ça fait partie de la la feuille de route que les ministres m'ont m'ont donné à travers aussi la réunion des acteurs de l'éducation artistique et culturelle. Je pense que vous en faites partie par définition. Euh vos problématiques de territoires sont pas forcément les mêmes d'un territoire à l'autre, mais en revanche, je vois que vous êtes toutes et tous absolument convaincus sur la nécessité d'aborder ce sujet.
Euh et encore une fois, je pense que le lien majeur pour nous toutes et nous tous, c'est de se dire au fond qu'en France, euh on a une chance inouie avec cette éducation artistique et culturelle. Je pense que c'est l'une des politiques majeures pour construire la citoyenneté d'aujourd'hui et de demain. J'insiste sur le mot citoyenneté.
J'en ai employé ce mot aussi. Ça reste le nôtre. Si nous ne sommes pas responsables des transmissions, d'autres le feront à notre place de ces transmissions culturelles.
Ne l'oubliez jamais. Et puis surtout comprenons-nous dès la la plus tend enfant, moi aussi je vais faire une petite anecdote que j'aime beaucoup parce que c'est dans le petit détail. J'ai un petit côté Colombo, vous savez le petit détail.
Euh il y a quelques mois, je visitais un un petit collège où il y a une petite fille qui était en train de travailler, qui avait des difficultés scolaires et et la prof me dit "Vous inquiétez pas, elle est bonne en art comme si ça allait me consoler." Euh mais euh je discute avec elle et je vois qu'elle est en train d'essayer de faire de résoudre un problème mathématique et je discute avec elle, je me fais "Mais non mais c'est pas comprenez monsieur le recteur, elle me tue-toi je suis petite de 6e". Dit tu comprends c'est un peu bizarre quand même le le problème qu'on pose aujourd'hui c'est quoi ton problème ?
Il dit voilà. Euh le problème, il dit euh tu vas dans un dans un magasin de fruits de mer, on est en Bretagne hein, et pour h bourich d'hîre, tu vas avoir une tablette de chocolat. Combien tu as de tablettes de chocolat quand on a 48 ?
Mais elle me dit quand même dans la vraie vie, je connais pas de magasin où on vous donne des tablettes de chocolat en même temps que des huîres. C'est bizarre. Et je vois le cerveau de la gamine qui qui fonctionne ainsi.
Puis elle me dit aussi, je veux te remercier d'un truc. Et vous voyez que les choses elles sont simples aussi. Vous savez en en en Bretagne, on a institué le quart d'heure de lecture silencieux qui fait lire tout le monde.
Elle me dit "Regarde le livre que je lis pour mon quart d'heure de lecture, elle me sort son sac et je recommence à lire." On était au mois de mars et je me dis "Mais pourquoi tu recommences à lire ?" Ben tout simplement parce qu'il commence à faire jour et que le bus tout le reste de l'année là on sort de l'hiver, il y a pas de lumière.
Vous vous rendez compte quelquefois à quoi tient aussi des petites choses quand on a une heure de transport, une demi-heure par jour, je recommence à lire. Ben, je vous assure que j'ai saisi dans la dans la logique de cela immédiatement les compagnies de bus pour pouvoir dire peut-être peut-être qu'on peut mettre un petit peu de lumière juste pour pouvoir lire. Et voyez, ça aussi c'est des effets de territoire et des effets qui nous concernent tous et toutes.
Merci à chacun d'entre vous d'avoir participé à cette table ronde et vous avez vu la sensibilité de notre commission sur ces sujets. Manqueront pas d'avoir de nouveau des échanges avec vous, notamment lors du projet de loi de finance. Merci beaucoup. aussi parce que
Laurent Lafon