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interviewManuel Bompard· 21 août 2026 9 min

🔴 Piratage de données, AMFIS, campagne présidentielle : Manuel Bompard, invité de RTL !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Stéphane Boutsock RTL matin. Vous terminez peut-être vos vacances mais la classe politique elle fait déjà sa rentrée. Il faut dire que le calendrier va vite s'accélérer.

Nous sommes à moins de 8 mois du premier tour de l'élection présidentielle. À gauche, les insoumis se retrouvent depuis hier à Château Neuf sur Iser. C'est près de Valence. 4 jours de rencontre, de débat et de discours avec point d'org.

Un meeting de Jean-Luc Mélenchon. Ce sera dimanche. Bonjour Manuel Bompard.

Bonjour. Merci d'être l'invité de RTL ce matin. Vous êtes député des Bouches du Rône et coordinateur de la France insoumise.

On va parler de la campagne des présidentiel et des manœuvres à gauche. Mais d'abord un mot de ces attaques informatiques qui visent les services gouvernementaux. On en parle beaucoup.

Le FIS, l'éducation nationale et même le ministère de l'intérieur d'après le journal Le Monde hier. Vous y voyez Manuel Bompard les failles de nos parfeux ou celles de l'État ? Bah, malheureusement les failles de l'État, vous savez, ça fait depuis maintenant plusieurs années que nous sommes un certain nombre à alerter sur cet enjeu majeur qui est celui de la cybercriminalité.

Au premier trimestre de cette année, la France est le deuxè pays dans le monde qui a subi le plus d'attaques cybercriminelles. Et nous, les insoumis, en 2024 déjà, nous avions déposé une commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur ce sujet pour faire le point pour savoir si on était en capacité de se défendre face à ces attaques. Et malheureusement, rien n'a été fait sur ce sujet.

Vous avez des agences de l'étage parance à l'ANSI ou à la KNIL notamment qui sont en charge de la protection des données ou de la protection contre les attaques cybercriminelles qui demandent depuis des mois et des mois qu'on renforce leurs moyens et ces demandes elles sont restées lettre mortes et aujourd'hui malheureusement on subi les conséquences avec ces attaques massives et il y a un niveau d'impréparation et un niveau d'échéance de l'État qui est extrêmement préoccupant et je pense que ça fera partie des enjeux de l'élection présidentielle qui vient de rétablir, de restaurer la capacité de l'État à défendre les citoyennes et les citoyens. Alors, on en vient tiens justement cette présidentielle, j'ai regardé une des dernières enquêtes, c'est celle du de la dépêche du midi avant-hier. Question : quelle personnalité souhaitez-vous voir gagner en 2027 ?

Marine Le Pen en tête 22 %, Jean-Luc Mélenchon ensuite à 16 %, Édouard Philippe est à 11 %. Est-ce qu'il y a une dynamique pour vous en ce moment-là du chef des insoumis ? Il y a une dynamique qui est indéniable depuis que Jean-Luc Mélenchon a a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle.

C'était au mois de mai, on a pu faire la démonstration avec notamment notre premier meeting de campagne à Saint-Denis qui a été, je crois, un formidable succès de cette de cette belle dynamique. et même les sondages qui, il faut quand même le dire lors de la dernière élection présidentielle s'était lourdement trompé, avait lourdement sous-estimé Jean-Luc Mélenchon à teste de cette dynamique. Et vous l'avez dit dans l'introduction, on est dans nos universités de de rentrée et on a d'ors et déjà une affluence qui est une affluence historique et qui je crois est la preuve de cette de cette formidable dynamique.

Maintenant la campagne va être encore longue et donc moi j'appelle évidemment les citoyennes et les citoyens à s'engager dans cette campagne. Vousz, Jean-Luc Mélenchon a d'ors et déjà le soutien de plus de 3400 personnes qui ont signé sur le site mélanchant 2020.fr.

Et ben, j'invite celles et ceux qui nous écoute et qui veulent aider à nous rejoindre. Alors, bah tiens, justement la gauche euh fait sa rentrée et se met en ordre de bataille. Primaire à venir euh chez les socialistes.

Raphaël Gluxman devrait se déclarer ce dimanche. François Hollande en embuscade. Les communistes qui pourraient la jouer solo.

Tout comme Marine Telier. Alors là, le cas est intéressant. Les écologistes aussi se réunissent en ce moment. ses prêt de Grenoble.

Elle maintient sa candidature. Ce serait elle la candidate, mais en même temps, elle propose le dialogue avec les insoumis. On discute ou pas ?

Bah écoutez, nous depuis que Jean-Luc Mélencho a annoncé sa candidature, on a fait une proposition. On a dit notamment aux écologistes et aux communistes, "Venez nous aider dans cette bataille de l'élection présidentielle. Engagez-vous en soutien à la campagne de de Jean-Luc Mélenchon." Et donc si les écologistes décident de participer de cette campagne, ils sont évidemment évidemment les bienvenus.

Aujourd'hui, les choses sont assez clair euh dans cette élection présidentielle. Euh il y a celles et ceux qui veulent poursuivre avec le macronisme qui sont d'ailleurs divisés. Il y a l'extrême droite évidemment et puis il y a à gauche la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui est la seule en mesure de permettre non seulement à la gauche de se qualifier au second tour mais ensuite de pouvoir l'emporter et l'emporter pour répondre aux grandes questions, aux grandes urgences qui sont celles du pays aujourd'hui.

Vous avez vu l'été qu'on vient de vivre et notamment l'été de cataclysmique d'un point de vue climatique, écologique, les incendies, la canicule, les sécheresses et ben Jean-Luc Mélenchon est le seul qui a un programme qui est en mesure de répondre à ce défi. Vous avez remarqué que même la ministre de l'écologie qu'on peut pas accuser de soutenir Jean-Luc Mélenchon le dit, dit que c'est notre programme, le programme de Jean-Luc Mélenchon qui est le plus sérieux d'un point de vue climatique et écologique. Donc voilà pour faire face à ces grandes questions, l'écologie, la pauvreté qui atteint en France des records jamais connus, les suppressions d'emploi, vous en avez parlé dans la chronique écho juste avant moi.

Je crois que le programme de Jean-Luc Mélenchon, les logiques que nous mettons sur la table sont les seuls qui sont en mesure répondre à ces grandes préoccupations et à ces grands défis. Je reviens au cas des écologistes. He donc Marine Tondelier candidate du parti mais il y a quand même plusieurs lignes au sein du parti.

Il y a Sandrine Rousseau qui dit "Discutons avec les filles" et puis a la ligne Jade par exemple qui lui est plutôt favorable à un rapprochement avec Raphaël Luxman. Est-ce que vous sentez chez les écologistes et peut-être d'ailleurs aussi chez les communistes qu'il y a un glissement rapprochement avec vous en ce moment ? Écoutez, euh ce qui est ce qui est indéniable, c'est que quand on regarde par exemple nos votes à l'Assemblée nationale, les députés insoumis, les députés écologistes, les députés euh communistes votent dans plus de 90 % les mêmes choses.

Donc il y a des convergences euh programmatiques qui sont euh manifestes sur le fond. On n'est pas d'accord sur tout mais on est d'accord sur sur beaucoup de choses. Et oui, j'entends, je vois de plus en plus de militants écologistes, communistes se dire "Bon bah, il faut qu'on rentre dans cette bataille parce que tout le monde comprend que l'élection présidentielle qui vient, elle va être décisive, elle va être capitale et qu'on peut pas en quelque sorte se payer le luxe de laisser l'extrême droite s'emparer du pouvoir ou de repartir avec encore un candidat macroniste avec les 10 ans qu'on vient de de connaître.

Maintenant, c'est leur débat. Ils prendront évidemment leur décision. Nous, je vous l'ai dit, on est ouvert mais on est ouvert à partir du moment où les choses sont claires, à partir du moment où on perd pas du temps dans des palabres sans objet et à partir du moment où on rentre dans une bataille de conviction parce qu'une élection présidentielle, ça doit d'abord être une bataille de conviction avec un programme.

Nous avons un programme, nous avons une candidature, nous avons une dynamique comme on l'a dit avec une formule. Chez nous, c'est carré et donc celles et ceux qui veulent venir nous aider. Encore une fois, sont les bienvenus.

Cette candidature, c'est évidemment celle de Jean-Luc Mélenchon, il parle dimanche hein aux universités d'été de de de LFI. En cas de victoire au printemps prochain, bah il faudra gouverner, donc construire un gouvernement. Votre candidat Jean-Luc Mélenchon, il suscite toujours notamment avec le PS un rejet du fait de propos parfois polémique d'attaque souvent peu amical.

Est-ce qu'il doit s'adoucir selon vous ? Mais Jean-Luc Mélenchon, il y a il y a ce qu'on appelle les les polémiques politiciennes et donc vous avez aujourd'hui des formations politiques, vous avez cité le Parti socialiste qui sont dans la difficulté pour s'organiser pour l'élection présidentielle et qui n'ont trouvé comme seul point commun entre eux parce qu'ils sont fracturés et divisés en quelque sorte la détestation contre Jean-Luc Mélenchon. Mais ça ça fait pas un programme.

Donc Jean-Luc Mélenchon, vous vous le savez, dans chaque élection présidentielle, généralement au début de la campagne, il est annoncé plutôt bas et puis au fur et à mesure que la campagne avance, il progresse très largement. Je dois vous rappeler qu'en 2022, à la même distance de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon était sondé entre 8 et 10 % des voix et il avait fini à 22 % au premier tour de l'élection présidentielle. Donc moi ce que je crois c'est qu'on va assister à une même dynamique pendant l'élection présidentielle qui vient, sauf que cette fois on parle de beaucoup plus haut.

Donc après les polémiques politiques, bah ça fait partie d'une campagne présidentielle. Moi, vous savez dans cette campagne, je me trompe pas d'adversaires. Nos adversaires, c'est l'extrême droite.

Nos adversaires, c'est les candidats macronistes. Monsieur Édard Philippe qui veut amener l'âge de départ à la retraite à 67 ans. C'est monsieur Gabriel Atal qui a une responsabilité directe par exemple dans l'incapacité de de du gouvernement à faire face aux événements climatiques extrêmes qu'on a connu.

Et après, si à gauche, certains préfèrent mettre des bâtons dans les roues de Jean-Luc Mélenchon plutôt que de venir aider à la victoire de la gauche, ils en assumeront la responsabilité. Merci Manuel Bonard.