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InterviewLe Média (sur YouTube)· 25 octobre 2022 32 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsSolidarités & familleEurope & international

LOI DE FINANCES, 49.3 : COMMENT L'EUROPE "TIENT" MACRON ET LA FRANCE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quelles sont les orientations du projet de loi de finances pour 2023 ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que contient la deuxième partie du projet de loi de finances ?

  • 4:05FerméeRéponse directe

    Les amendements retenus après le 49.3 ont-ils compromis l'équilibre budgétaire ?

  • 6:05OuverteRéponse directe

    Les règles européennes limitent-elles la marge de manœuvre du gouvernement en matière de budget ?

  • 8:05OuverteRéponse partielle

    Comment le gouvernement compte-t-il financer les dépenses sociales exceptionnelles liées au Covid ?

  • 10:05OuverteRéponse directe

    Peut-on concilier équilibre budgétaire, État social et investissements écologiques ?

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

la menace était brandie depuis des semaines elle est désormais exécutée l'exécutif a dégainé hier soir à l'Assemblée nationale l'article 49-3 de la Constitution pour permettre l'adoption sans vote de la première partie de son projet de loi de finance pour 2023 qu'est-ce qui a changé dans le projet de loi de finance après le passage en force du gouvernement qu'elle avenir sera réservé à la deuxième partie du projet de loi de finance pour de 2023 et au projet de loi de financement la sécu qui arrive à l'Assemblée nationale ce jeudi 20 octobre on en discute avec Frédéric Farah essayiste et économiste c'est l'entretien d'actu [Musique] bonsoir Frédéric Farah bonsoir merci d'avoir accepté notre invitation alors avant de nous intéresser aux amendements qui ont survécu au 49-3 est-ce que vous pouvez nous rappeler les orientations de ce projet de loi de finance pour 2023 alors plusieurs plusieurs choses à dire pour commencer sur ce fameux projet tout d'abord le projet est composé de deux parties on va le revenir mais je pense que c'est important que tout le monde et ça clairement à l'esprit [Musique] où on peut entendre austéritaire et qui va demander un effort considérable au service public et qui fait que pour beaucoup d'entre nous ça va pas être un budget forcément très favorable et j'aurais l'occasion de rentrer dans les détails pour que on le comprenne donc si vous voulez pourquoi c'est très important d'observer ça parce que aujourd'hui dans le budget il y a un sous-ensemble de budget c'est quoi c'est la fiscalité et la fiscalité elle touche quoi à la justice sociale à l'équité qui va supporter plus un effort quand vous accordez une exorénération par exemple à telle catégorie vous réduisez telle tranche fiscale à une autre bah derrière une idée de la justice que vous avez vous estimez que certains doivent supporter plus un effort d'autres moins donc effectivement là-dessus c'est un moment clé d'un enjeu économique et celui de la répartition des efforts et qui est qui va supporter davantage qui va bénéficier davantage la macronie je le dis souvent parce que j'observe ce que fait ce gouvernement même s'il y a eu le quoi qu'il en coûte le bouclier tarifaire et autres reste un budget reste en termes d'orientation quelque chose qui favorise globalement les catégories les plus favorisées mais je rentrerai dans les détails tout à l'heure là-dessus évidemment alors vous l'avez rappelé effectivement il y a deux pardon ce projet de loi de finance c'est la première partie de ce projet loi qui a été adoptée sans vote de la sembler nationale qu'est-ce que contiennent ces deuxième partie on reviendra également sur le recours possible ou non aller à au 49-3 pour l'adoption de la de la deuxième partie alors pour que les choses soient très claires pour tout le monde comprenons bien que une politique budgétaire c'est composé d'instruments de moyens et de et d'objectifs bon donc quels sont les instruments c'est le budget de l'État et comme j'ai dit la fiscalité depuis la réforme de 2001 relatif à la loi de finances vous avez deux parties la première partie va porter sur les recettes et l'équilibre financier général donc on va débattre sur les recettes que l'État va recevoir et l'équilibre financier général la deuxième partie qui ne peut être votée et travailler avant la première cette fois-ci portera sur la dépense donc recette dépense donc qu'est-ce qu'il fallait dans cette première partie il fallait tenir ensemble à la fois qu'elles ont et être les recettes et en même temps veiller à cet équilibre financier c'est-à-dire l'idée que Bercy a indiqué qu'il ne faut pas que le déficit excède les 5 %. donc ça c'est l'équilibre financier donc par conséquent il ne fallait pas que les amendements qui arrivent compromettent l'objectif de déficit et que d'une certaine façon on ne se retrouve pas avec un surcroît finalement d'attente de la part des députés qui menaceraient cet équilibre c'est pour cela que la centaine d'amendements qui vient et qui vient essentiellement du camp de la majorité présidentielle est un peu de LR viennent alourdir l'affaire de 700 millions mais ne viennent pas compromettre le l'équilibre général pourquoi parce que même si les règles budgétaires européennes ont été suspendus il y a toujours un l'esprit des gouvernements par rapport à nos engagements européens l'idée que la dépense public ne doit pas progresser de telle sorte que le déficit ne devient intenable donc qu'est-ce qui s'est passé qu'est-ce qu'on a rajouté en gros dans ces amendements supplémentaires ou finalement madame borne engagé le 49-3 en fait c'est différents crédits d'impôts qui sont venus par exemple aider les ménages par rapport à la gare de des enfants il y a des éléments qui sont relatifs à aider les collectivités locales par rapport aux factures énergétiques des aides aussi aux entreprises qui font que on a limité le nombre d'amendements à une centaine pour arriver à une masse budgétaire qui ne viennent pas compromettre ça et de telle sorte que on a empêché cette fameuse taxe que certains voulaient des super profits et qu'est-ce qui arrive comme bonne nouvelle en quelque sorte comme la France doit transcrire dans son droit un mécanisme européen qui va consister à taxer certains énergéticiens donc ça a fait un surcroît de recettes que le gouvernement va utiliser donc la première partie la voie la bouclée concernant effectivement les recettes ça veut dire que aujourd'hui on ne reviendra plus là dessus bon il y aura une mesure qui va être mise en place par l'opposition qui est la motion de censure mais la motion de censure nous savons c'est ce que nous disent les constitutionnalisme s'appelle un pétard mouillé c'est à dire qu'en fait ça n'a aucune efficacité puisque c'est impossible de d'avoir la majorité nécessaire pour renverser le gouvernement le fait pour protester politiquement dans toute la Cinquième République ça a marché une fois en 62 c'est tout donc autrement voilà mais alors cette première partie du projet de loi a été adopté son vote à l'Assemblée nationale mais il y aura aussi une discussion devant le Sénat oui alors effectivement donc ensuite il y a la navette parlementaire qui entre les deux mais nous savons qu'au final de toutes les façons ça revient à l'Assemblée parce que lorsque entre les deux assemblées l'assemblée qui domine c'est effectivement la sonde nationale par rapport au Sénat ça peut effectivement le Sénat peut jouer un rôle mais si vous voulez l'architecture globale va rester celle-ci donc grosso modo il faut pas s'attendre à des modifications majeures en tant que tel et alors donc la deuxième partie sera discuté alors la deuxième partie là va effectivement dans les jours à venir va être s'engager pour voir qu'est-ce qu'on va évidemment maintenant qu'on a le volet recettes maintenant la deuxième partie le volet dépenses pour voir qu'est-ce qu'on va budgéter et c'est là qu'on arrive à ce dont j'ai vu parler au départ à grand trait sur les orientations et sur les choix du gouvernement et on va comprendre ce qu'il en est à ce moment-là dans un cadre général qu'il faudra avoir aussi à l'esprit c'est-à-dire par rapport à nos engagements européens et par rapport à ce qui se passe aujourd'hui en termes d'inflation et du rôle de la Banque centrale vous avez rapidement évoqué les amendements qu'ils ont survécu au 49-3 ont peut-être parlé de ceux qui n'ont pas été retenus l'instauration d'une taxe spéciale sur les super dividendes où l'abrogation la réforme Macron de l'exit tax oui mais c'est pas surprenant parce que en fait tout ça ça n'a pas survécu ou ça n'a pas pu fonctionner pour une raison simple pour le dire en faisant un anglicisme épouvantable mais je vais le faire le monde de la macronie c'est business friendly quoi c'est à dire en fait il faut faire une orientation qui est plutôt favorable au monde des affaires en disant que si on fait cela ça permet de maintenir les capitaux en France de maintenir l'attractivité de ne pas effrayer les marchés financiers ou alors comment on va pas le présenter comme ça parce que c'est politiquement c'est pas vendable on va montrer que finalement il y a des effets négatifs techniquement c'est compliqué que ce n'est pas la meilleure mesure en fait ce qui est très important ce genre d'affaires c'est une mobiliser la technique pour servir des buts politiques en fait si vous laissez ça et de montrer que bon tout ça c'est bien complexe cela vous échappe quelque peu donc ça c'est un peu des mesures symp classique bon sur les super dividendes ou autres mais c'est généreux mais quand même c'est pas très faisable c'est pas très réaliste et donc dans ce genre de situation on essaie de montrer que bon c'est des idées sympathiques mais sans réalisme donc il faut être pragmatique comme on dit dans le langage aujourd'hui qui est une fausse façon polie de démissionner par rapport à ce qui se passe on acceptant l'ordre du monde ou le désordre du monde mais c'est plus poli de dire qu'il faut être pragmatique comme ça c'est c'est vrai que c'est plus c'est plus sympathique que de dire bon bah on supporte voilà alors l'exécutif a quand même fait notamment à la gauche oui alors des concessions face à la gauche mais tout ça si vous voulez c'est quelque sorte cosmétiques dans le fond parce que le fond reste le même comprenait bien c'est que lorsque le gouvernement entre dans la première version de Macron c'est-à-dire le premier quinquennat le premier quinquennat c'est s'est traduit toutes ces mesures fiscales favorables que j'évoquais pour le capital à 54 milliards de pertes de recettes donc en gros qu'est-ce qui a fait en fait Macron dans sa version Edouard Philippe ensuite Castex et aujourd'hui board aujourd'hui le problème c'est pas tant la dépense qui s'envole c'est le problème c'est la question des recettes c'est à dire que ces modifications de la fiscalité ont fait perdre comment dire des recettes à l'état ça c'est l'effet des différents gouvernements qui ont été aux affaires époque Macron pourrait remonter avant et autres sources qui aurait pu être une source d'économie qui aurait pu être si on veut une concession à la gauche ou simplement une concession à la justice fiscale il y a un rapport très intéressant qui est tombé enfin une étude par des chercheurs de l'île de l'IRES qui ont montré l'importance des aides qui sont apportées aux entreprises et le coût que ça représente pour le PIB ça représente aujourd'hui 8,5% du PIB plus de 200 milliards à travers ni fiscal exonération et de cotisation dont l'efficacité apparaît plus que discutable donc et ça représente ces aides aux entreprises parce qu'il y en a à peu près en tout et c'est assez opaque plus de 2000 en tout genre mais si on s'intéresse aux exonérations et autres et bien on se retrouve avec un montant de 200 milliards comment dire d'aide ce qui représente presque 41% du budget donc si vous voulez faire des économies c'est moins dans comment on va faire ça dans la sphère sociale ou la sphère publique que de travailler cette question d'autant plus que l'efficacité de ces choses n'est pas vérifiée alors maintenant j'aimerais revenir sur une tribune que vous avez publié dans Marianne vous rappelez que les européen impose des canons de gestion au pays qui retirent à l'exécutif au Parlement leur vrai pouvoir budgétaire est-ce que ça veut dire que le gouvernement ne dispose d'aucune marge de manœuvre en matière de budget et qu'il avait donc pas d'autre choix que de proposer ce projet de loi de finance si contester alors dans l'ensemble il en est ainsi alors j'explique pourquoi en fait depuis la fameuse crise des dettes souveraines de 2011 2013 il y a eu un nouveau traité européen qui s'est traduit qui a fait naître un truc très technique qui s'appelle le semestre européen dit comme ça ça a l'air neutre voilà et en fait qu'est-ce que c'est que le semestre européen c'est quelque chose qui vise à coordonner davantage des politiques économiques mais aussi à les contrôler en fait ça marche comment en fait l'état en avril alors là cette année il a pas pu le faire en avril parce qu'il y avait les élections présidentielles et là il a fait en juillet envoie un programme en avril à la Commission européenne pour montrer comment on va vous progresser dans le temps les dépenses publiques et en gros quels vont être les efforts qui vont être fait par le gouvernement français en la matière quand vous lisez ce document qui est très lourd et bien vous voyez que le gouvernement annonce à Bruxelles que il va faire progresser pour la période qui va jusqu'en 2027 simplement donc c'est une progression très modeste parents en volume la dépense publique de 0,6%. donc il dit que toutes les administrations sont mobilisées pour cet objectif donc en gros il dit avant même le débat au Parlement bah il dit la couleur il dit en gros la couleur elle va être austéritaire alors personne ne lit ça personne ne s'intéresse à ça je me force à lire ça tous les ans donc voilà et que c'est quelque chose qui arrive ensuite au mois de juin la Commission européenne publie des recommandations par état et dit pour chacun des États voilà ce qui serait souhaitable de faire d'autant plus qu'il insiste pour le faire c'est que lorsqu'il y a eu le fameux plan de relance nouvelle génération open qu'on appelait next generation où on donne soit des subventions soit des prêts aux États on accorde des prêts pour pouvoir obtenir ça il faut pouvoir évidemment se soumettre ou en tout cas respecter les recommandations du semestre européen c'est pour cela dans une petite vidéo qu'on trouve sur le site de la Commission européenne il y a quelques temps Madame vanderleyen qui expliquait que la France obtenait une première tranche de cette de cette aide européenne si on va dire de ces subventions européennes et elle se féliciter dans cette petite vidéo que la France avait commencé à réformer son assurance chômage dans sa première partie que le que l'on sait puisque ça continue maintenant donc ça veut dire que avant même que les parlementaires s'en emparent on a indiqué à l'Union européenne le la direction qu'on va prendre donc d'une certaine façon ainsi on oriente la discussion et que même si les règles budgétaires sont suspendues on comprend que c'est par là qu'il faut aller puisque il faut aller dans ce sens de vent et quand vous lisez les recommandations pour la France on encourage on dit pas tu dois il le faut très bien mais d'une certaine façon elles ont un rôle essentiel je vous donne un exemple la Banque centrale européenne a fait naître un nouvel outil monétaire au cas en cas de fragmentation monétaire de la zone et a dit si vous voulez que la banque intervienne si par exemple ça vous coûte de plus en plus cher pour financer il va falloir respecter les conditions du semestre européen donc c'est à dire c'est toujours la logique de la conditionnalité vous n'êtes pas obligé mais si dans votre intérêt donc ça veut dire quoi c'est que par exemple dans qu'on lit ces recommandations on voit clairement que la Commission encourage appuie la réforme des retraites à venir pour dire voilà la bonne direction citron évidemment quand le gouvernement pense la loi budgétaire il intense par rapport à ses engagements européens qu'il a pris donc c'est pourquoi évidemment il va dans la direction que l'on voit donc d'une certaine façon d'autant plus que l'État doit en prendre en compte parce que quand vous voulez faire un budget où vous voulez par exemple soutenir les collectivités locales parce que la facture énergétique va coûter trop cher vous les soutenir les uns et les autres avec des chèques divers et variés pour le carburant l'énergie et que vous ne disposez plus de votre monnaie croyez-vous que Monsieur Biden pourrait faire des plans à 3500 milliards de dollars sans avoir le dollar disponible ce serait pas possible donc vous n'avez plus votre monnaie la banque centrale vous dit écoute le temps de l'argent pas cher c'est fini je relève les taux et bien qu'est-ce que vous allez faire vous pouvez pas dire bon bah les orientations européennes auxquelles j'adhère je m'assois dessus parce que évidemment même le parapluie de la BCE n'est plus aussi présent que par le passé donc ce qui fait que clairement nous sommes dans une situation et que moi je dénonce depuis longtemps c'est que les outils de politique économiques qu'il nous reste deviennent de plus en plus restreint et donc qu'est-ce qui nous reste sur lequel on fabrique des usines à gaz en permanence c'est le fiscal et le social donc parce que le fiscal on a l'impression qu'on a encore un peu plus la main et vu les traités européens le social est encore point d'interrogation enfin point entre guillemets plutôt et bien on se dit c'est ce qui nous reste c'est pour cela qu'aujourd'hui énormément de choses ce sont déplacés sur la fiscalité et donc voilà et juste si vous me permettez une dernière chose c'est que aujourd'hui on voit bien que du fait de cette concurrence européenne il faut pas que le coût du travail soit trop cher la fiscalité a pris tellement de place que notre protection sociale est de plus en plus fiscalisée passe de plus en plus par la protection sociale et elle est de plus en plus étatisée parce qu'on le voit bien avec les cotisations chômage à partir du moment où les cotisations chômage salariées et bien n'existent plus elle il n'y a plus que employeur c'est l'État qui de plus en plus est attise aussi la protection sociale et la dépossède et l'enlève aux partenaires sociaux on va parler du social l'utilisation du 49-3 désormais plane pour faire passer le projet de loi de financement de la sécurité sociale dont l'examen a démarré ce jeudi 20 octobre en séance publique d'ailleurs les députés ont rejeté le premier article on regarde un petit magnéto sur la partie je mets chers collègues chers collègues je mets au voile l'ensemble de la première partie du projet de loi qui est pour qui est contre scrutin public vous êtes d'accord le scrutin est ouvert le scrutin est clos votant 173 exprimés 170 majorités 86 pour 72 contre 98 l'Assemblée nationale n'a pas adopté la première partie [Applaudissements] monsieur le ministre voilà votre contre la première partie du projet de loi de financement la sécurité sociale dans l'hypothèse d'un recours aux 49-3 qu'est-ce qui serait retenu par la majorité et qu'est-ce qui serait rejeté selon vous bon de toutes les façons pour l'instant on est dans une situation où la sécurité sociale l'enjeu central parce que si on regarde la structure des dépenses juste à l'instant pour répondre ensuite à votre question aujourd'hui la dépense publique française est essentiellement de la dépense sociale et dans la dépense sociale quels sont les dépenses essentielles la maladie les retraites donc évidemment qu'est-ce que souhaiterait éventuellement le gouvernement et ça c'est toute la manœuvre peut-être de faire passer la réforme des retraites par ce canal et faire en sorte que retarde l'âge de la retraite en allant on utilisant ce projet pour pouvoir glisser tranquillement le fait que on modifie l'âge d'aller l'âge de la d'autre part autre enjeu là-dedans et qui va faire à mon avis c'est ce fameux ondame alors qu'est-ce que c'est que l'on dame c'est un truc épouvantable qui est un reliquat de la loi Juppé de 95 qui était l'objectif national de la dépense d'Assurance Maladie l'ONDAM qu'il a fait aussi des balles là-dessus est un problème pourquoi parce que l'ONDA m'a organisé l'austérité dans le système de maladies français et dans l'assurance maladie française depuis 95 et au moment de la covid nous l'avons tous découvert parce que c'est traduit par évidemment moins de moyens à l'hôpital le problème de l'hôpital public le fait que nos personnels sont mal payés aide-soignantes aide-soignant et ainsi de suite bon donc aujourd'hui il y a aussi tout un autre débat que on en parle moins que qui est en train de payer évidemment la facture covid qui est en impression que le covid a disparu depuis l'inflation l'impression que cette chose n'existe plus on l'avait fait supporter à la sphère sociale la dette covid aussi donc ça c'est aussi un autre si vous voulez un autre problème donc à partir de là il va avoir des dossiers clés pour le gouvernement c'est-à-dire que surtout que le gouvernement a indiqué clairement quand on lit ce qu'il a envoyé à Bruxelles que les dépenses d'exception qui avait lieu aux Ségur de santé ce genre de choses bon on va sortir un peu de cette exceptionnalité surtout qu'il faut pas oublier que la suppression des liée à l'hôpital continue ça je veux dire on a l'impression que c'est arrêté c'est quelque chose qui se poursuit donc il y a ça d'autre part même s'il y a eu des soutiens ponctuels on veut contenir la progression de la dépense maladie on veut aussi faire la réforme de l'assurance chômage qui paraît absolument essentiel parce que on a dit également à Bruxelles qu'on va faire des efforts à ce niveau là donc ça c'est des points clés pour le gouvernement retraite assurance chômage progression liée à la dépense de maladie de l'ondables puisque on dit qu'on va sortir des dépenses exceptionnelles qui avaient été liées à covid en tant que tel donc le problème c'est qu'en plus toutes les mesures qui sont faites d'exonération parce qu'il y a une chose qu'on oublie et qui date pas de ce projet mais avant avant lorsqu'on faisait des exonérations l'État a été contraint c'était la loi Veil de rembourser à l'euro près ces exonérations là ce qui n'est plus le cas et aujourd'hui le problème c'est que les politiques économiques telles qu'elles sont conduites et par ce gouvernement est précédent en train d'assécher les ressources de la sécurité sociale et en appauvrissant la sécurité sociale pour expliquer que finalement ça coûte beaucoup trop cher et que ce n'est pas très efficace donc sachant qu'en plus il va trouver comme allié à l'Assemblée la droite qui veut c'est très forme des retraites et qui ce qui rassure le gouvernement parce qu'il sait très bien que c'est très forme la droite la veut autant que lui donc il va pas se retrouver très longtemps en difficulté et donc s'il faut comme malgré la réforme Sarkozy du 49-3 on peut en matière budgétaire l'utiliser à souhait et comme on le désire donc à mon avis sur ce projet on va y retourner encore donc et là-dessus pour moi c'est aussi une source d'inquiétude par rapport à cette idée d'austérité dont je parlais tout à l'heure je vous propose de commenter un dernier Magnéto et promis on vous libère ensuite on écoute l'intervention de Sandrine Rousseau en direct de l'Assemblée nationale merci madame la Présidente de remarques à la prise de parole de Monsieur le Ministre pour grande vous dites sur les entreprises qu'il s'agit de vos critères sociaux et environnementaux vous dites ce sont vos critères qui menacent la santé et la durabilité de ces entreprises j'aimerais beaucoup que ce soit nos critères sociaux et environnementaux parce qu'en fait ça n'est pas un truc d'un groupe politique dans cette assemblée c'est une question de limite planétaire et que vraiment il serait temps d'accepter que les entreprises est une une activité qui soit conditionnée et limitée par cette limite planétaire parce qu'à chaque fois votre main tremble quand il s'agit de soutenir ses amendements la deuxième chose c'est que vous parliez de charge sociale et ça dit bien tout le problème que l'on a sur ce pnfss je rappelle qu'il s'agit de cotisations de cotisations c'est à dire de droit de salaire amputés et donc de revenus différés et que ce ne sont pas des charges merci madame la députée monsieur ESAT Sibille visiblement comme toujours c'est une vision différente que l'on a en matière en matière de budget vous voulez peut-être agir à l'intervention ce que dit Sandrine Rousseau c'est quand même deux éléments qui sont clés et qui sont essentiels c'est-à-dire la question écologique et la question sociale et elle a raison de vouloir dire que ce ne sont pas des charges des cotisations et les mots que l'on emploie sont pas neutres évidemment et dire ce qu'elle dit là est essentiel mais à travers ce qu'elle dit je pense qu'en fait émerge quelque chose comme ça que je le vois je suis tout à fait d'accord avec sa réaction ce que j'appelle le triangle d'incompatibilité dans les sociétés actuelles c'est-à-dire on ne peut pas avoir trois choses en même temps on ne peut pas avoir la recherche de l'équilibre budgétaire à tout prix la préservation de l'État social et les investissements d'avenir point d'avoir deux sur trois donc soit vous dites bon ben on va s'occuper l'écologie il faut voir comment avec le gouvernement mais on veut avoir en même temps l'équilibre budgétaire donc c'est la sphère sociale qui devra trinquer soit on pense au contraire que il ne s'agit pas d'être dans le fétichisme budgétaire et que le plus important c'est l'écologie et le social et là on se rend compte que il s'agit pas de dépenser dans tous les sens mais comme je disais tout à l'heure si on fait un effort pour donner un budget vraiment écologique et un effort pour que les questions sociales soient mises en avant et bien on peut récupérer des recettes de mille façons c'est-à-dire revenir sur la fiscalité Macron telle qu'elle a existé revenir sur le fait de ces nouvelles baisses sur les impôts de production on peut revenir sur ses aides aux entreprises type psy et c'est eux qui est en exonération de cotisations pérennes et récupérer des choses sauf que le discours contemporain et dominant laisse entendre que les arbitrages sont ainsi définitifs et que c'est dans la sphère sociale et c'est dans la sphère écologique que certaine manière on va aller faire les économies or pourquoi il est difficile de changer aussi au-delà du fait qu'on a les élites qu'on a et qu'on a gouvernement qu'on a c'est que le cadre européen tant qu'il restera celui-là les ajustements se feront à la marge et donc c'est ça le problème parce que comment voulez-vous même demain construire un vrai budget de gauche si vous vivez dans un monde où ce sont les capitaux qui circulent librement donc plus vite que les travailleurs donc c'est au travail de supporter l'ajustement et si vous voulez dans un monde où finalement vous avez une monnaie qui ne vous appartient pas et donc qu'est-ce qui vous reste à faire comme beaucoup de gouvernement de la flexibilité d'ici de là et l'écologie et le social se retrouvent à chaque fois un peu le parent pauvre ou l'ambulance qui amortit qui vient faire la voiture balai de cette politique c'est-à-dire en gros si on n'avait pas eu toutes nos politiques sociales depuis tant d'années toutes les politiques économiques qui sont conduites depuis 40 ans aurait eu des effets terribles en matière de pauvreté et autres qu'est-ce qui fait que ça a été amorti très largement c'est parce que nous redistribuons si on n'avait pas cette redistribution si le social n'était pas là pour amortir les politiques économiques qui sont mises en œuvre Depuis 40 ans les dégâts sociaux et les inégalités ont été X fois supérieures qu'on aura pas de véritable projet de loi de finance de gauche tant qu'on restera membre de l'Union européenne je suis en train de dire que si on reste mum de l'Union européenne avec telle qu'elle est aujourd'hui et telle qu'elle organisée on peut oublier toute idée de gauche parce que la construction européenne telle qu'elle est aujourd'hui il faut être clair et parler un langage pour la gauche et qu'elle comprendra elle avantage le capital au détriment du travail donc la construction européenne est au service du capital contre le travail que les choses soient claires et absolument indiscutable là-dessus et si on peut me démontrer le contraire je serais ravi de de l'entendre donc aujourd'hui si on veut un vrai gouvernement de gauche évidemment le cadre actuel et pour finir on vit dans une Union européenne où c'est la concurrence libre et non faussée qui est la matrice du droit lorsque aujourd'hui on faire la transition énergétique il m'apparaît nécessaire de repenser des monopoles intégrés du transport de l'énergie haute c'est évident que vous voyez bien aujourd'hui si quelqu'un me dit qu'il y a une solidarité européenne qui est à l'oeuvre dans la crise énergétique je veux bien l'avoir mais j'aimerais savoir où vous avez un état qui est prêt à mettre des milliards sur la table l'Allemagne mais qui ne veut pas que le prix du gaz soit limité et donc dans l'histoire il n'y a pas de de solidarité en tant que tel ou sinon que de manière provisoire donc quand vous êtes dans un ensemble ou c'est la concurrence qui domine le capital qui circule librement vous avez une monnaie qui ne vous appartient pas et qui fondamentalement ne peut pas se transformer en éthus social si vous voulez toutes ces contraintes avec la concurrence de tout ce contre tous et vous espérez que ça soit le capital qui recule par rapport au travail non car je le répète l'euro un de ses effets a été dérodé la capacité négociation des travailleurs je tiens à dire pourquoi parce que quand vous n'avez plus de flexibilité sur votre monnaie la flexibilité vous la récupérez sur les salaires donc aujourd'hui les salariés dans ce pays et en Europe qui sont dans la zone euro supportent la double morsure première morsure qui était celle de la déflation que contient l'euro parce que ça écrase les salaires deuxième morsure le retour de l'inflation donc aujourd'hui le camp du travail est perdant les travailleurs sont perdants dans une Europe qui tourne pour le capital je pense qu'il faut que la gauche l'entende une fois pour toute en tout cas c'est entendu ils ont avec clarifiques à Sion merci à vous d'avoir suivi ce toujours debout cette quotidienne libre et indépendante sur nos protons projets de canal 24 7 un comptant d'imposer sur la TNT mais ce projet ne peut se faire sans vous vous êtes la garantie de notre liberté notre indépendance nous devons absolument atteindre un minimum de 12500 abonnés dans un très court terme si 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