La gauche, combien de divisions ? | 28 minutes | ARTE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00FerméeRéponse directe
Cette primaire de gauche aura-t-elle lieu le 11 octobre ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Pourquoi Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Gluxman ne sont-ils pas sur la photo du Front populaire ?
- 6:00RelanceRéponse partielle
Les électeurs de Mélenchon ou Gluxman voteront-ils utile au second tour face au RN ?
- 8:00RelanceÉludée
La primaire résoudra-t-elle les divisions de la gauche ?
- 10:00OuverteRéponse directe
François Hollande a-t-il raison sur la nécessité d'une gauche réformiste unie ?
- 12:00FerméeRéponse directe
La gauche peut-elle gagner avec deux candidats au premier tour ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12inconnuFait
« On votera à la censure comme nous l'avons toujours fait. »
- 0:24inconnuFait
« La France insoumise n'a pas tardé à accuser les socialistes de trahison. »
- 0:36inconnuFait
« Ce changement d'alliance des socialistes va coûter extrêmement cher au pays. »
- 1:00inconnuFait
« Fini les grandes heures de la gauche rassemblée au sein de la NUPES et le sursaut du nouveau front populaire. »
- 2:12inconnuFait
« Une primaire aura bien lieu le 11 octobre pour désigner un candidat. »
- 3:24inconnuFait
« Les socialistes avaient repris des couleurs en renforçant leur bastion. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
À l'Assemblée nationale, il suffit de tendre un micro pour constater les divisions de la gauche. On votera à la censure comme nous l'avons toujours fait. Les raisons pour lesquelles nous avons fait le choix de ne pas censurer sont profondes, elles sont structurelles.
Nouvel épisode d'hier avec une éème tentative ratée de faire tomber le gouvernement. La France insoumise n'a pas tardé à accuser les socialistes de trahison. Je le dis, ce changement d'alliance des socialistes va coûter extrêmement cher au pays.
Fini les grandes heures de la gauche rassemblée au sein de la NUPES et le sursaut du nouveau front populaire. À un an de la présidentielle, la gauche avance en ordre dispersé. Une primaire aura bien lieu le 11 octobre pour désigner un candidat.
Mais sur la photo de famille du Front populaire 2027 lancée le weekend dernier, des ténors de la gauche manquent à l'appel Fabien Roussell et les deux favoris des sondages Raphaël Gluxman et Jean-Luc Mélenchon et ils auraient tort à entendre Marine Tondelier. Toutes les personnes qui prétendent pouvoir se qualifier au deuxème tour seul vous mentent, se mentent à elle-même et mente à leurs électeur. Le PS lui réserve sa réponse.
Son numéro 1, Olivier Fort était bien sur la photo, mais des figures du parti ne voi pas cette primaire d'un très bon œil. La dernière fois où nous avons eu un candidat unique pour la gauche, cette gauche, c'était Benoît Amont. En 2017, il a fait 6,35 %.
Donc nous regarderons d'abord quels sont les rapports de force au sein de la gauche de cette gauche pour les municipales et nous pourrons ensuite mieux décider. Il y a 6 ans, les écologistes avaient gagné des grandes villes. Les socialistes avaient repris des couleurs en renforçant leur bastion.
Alors la gauche réussira-t-elle le test des municipales de mai prochain qui peut tirer son épingle du jeu ? Une union de la gauche est-elle possible en 2027 ? Nos trois invités pour ce débat.
Jérôme Jaffre, bonsoir. Politologue, chercheur associé au Sévipov. Jérôme Jaffrey, selon vous, il y a peu de chance que la primaire de gauche aille jusqu'au bout.
Quand bien même ça serait le cas, ça ne résoudrait pas le problème des divisions, ajoutez-vous. Et ce ne sont pas les municipales qui pourraient permettre de clarifier la situation. À côté de vous, Léo Rossel, bonsoir.
Historien enseignant en sciences politiques à l'université Paris Dauphine. Vous êtes parur par ailleurs membre de la rédaction du média Le vent se lève, un média que l'on peut raisonnablement, vous ne nous en voulez pas, classer à gauche. Voilà, c'est le cas.
Et à propos de la question qui nous intéresse, vous considérez que la gauche est aujourd'hui éclatée, mais il faut voir dans quelle mesure ces différentes composantes seront capables de se réunir au second tour des municipales. Donc, ce sera avant le 22 mars prochain. Cela dépendra aussi du poids des stratégies. présidentiel et à côté de vous Astrid de Vilene.
Bonsoir journaliste politique. Vous produisez et présentez l'émission l'esprit public chaque dimanche sur France Culture. Vous avez publié décrypter nos institutions politiques et vous estimez que l'Union de la gauche n'est pas forcément synonyme de victoire.
Euh souvenons-nous, ajoutez-vous, de Mitteran et Hollande qui avaient des concurrents sur leur gauche et qui ont quand même été élus. Le problème c'est qu'il n'y a plus personne à gauche pour faire d'une certaine façon consensus. Et on va démarrer avec ce beau globish le casting du jour.
Oui. On adore ce casting. C'est celui qui a officiellement lancé donc la primaire de la gauche pour la présidentielle qui aura lieu le 11 octobre prochain.
C'était à tour samedi dernier. Regardez Astrid de Vila. Question simple.
Ce qui vous marque comme nous sur cette photo, ce sont les grands absents. Oui, c'est vrai. C'est vrai.
Ils sont nombreux. Alors, c'est peut-être ça aussi qu'on peut retenir. Il y a beaucoup beaucoup de candidatures à gauche pour un électorat qui est peut-être pas aussi important que toutes ces candidatures.
Et en effet, il manque quand même Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Gluxman qui sont qui semblent en tout cas être les les plus portés en tout cas pour l'instant dans les sondages. Moi quand même, je ne m'avancerai pas pour dire que cette primaire est vouée à l'échec. On verra.
Ils ont quand même le mérite de bah de s'unir, de se mettre ensemble. Les primaires, elles sont très contestées, mais elles ont quand même euh dans l'histoire récente politique montré qu'elles mettent la focale, elles mettent la lumière médiatique, elle permettent des débats. Je pense que Jean-Luc Mélenchon qui a déjà été candidat trois fois, je comprends qu'il n'a pas envie d'y aller.
J'ai un peu plus de réserve pour Raphaël Gluxman. Il a fait 13,8 % aux européennes, c'est quelque chose mais c'est pas non plus suffisant. Je pense qu'il aurait intérêt à y aller parce que s'il l'emporte, ça fait un sacré extrapontin.
Rossel, plus on est où dans les sondages, on a intérêt à faire une primaire. Bah en tout cas, c'est vrai que si on regarde les absents en effet, que ce soit Jean-Luc Mélenchon ou Raphaël Guxman, ce sont les deux les plus hauts dans les sondages quand quand on regarde ce ceux qui ont été publiés récemment. Euh alors pourquoi on pourrait penser en effet que il gagnerait en légitimité à se présenter euh et à gagner potentiellement une primaire.
Mais dans le même temps euh en réalité on aurait du mal à concevoir que Jean-Luc Mélenchon euh s'il venait à perdre cette euh cette primaire au bénéfice par exemple de Raphaël Guxman soutiendrait ce dernier et inversement on imagine mal Raphaël Guxman soutenir Jean-Luc Mchon. En fait, c'est tout le problème de ce type de mécanisme que les primaires. On a bien vu aussi pour 2017 lors de la primaire du PS le fait que Manuel Vals n'avait finalement pas soutenu Benoît Amont et donc ça montre bien aussi les limites de ce type d'outil d'autant plus sur un socle aussi diversifié et aussi hétérogène.
Alors puisque vous parlez du report de voie Jérôme, on voudrait vous interroger sur ce qu'on va voir sur ce sondage sur le report de voie dans le cas de deux scénarios. Si par exemple on se retrouve au second tour entre Raphaël Gluxman et Jordan Bardella, et bien les électeurs de Jean-Luc Mélenchon à 49 % se réfugier dans le vote blanc, nul ou abstention. Dans la deuxième option qu'on va voir également, si jamais c'est Jean-Luc Mélenchon face à Jordan Bardella, ça monte à 72 % des électeurs de Raphaël Gluxman qui ne se prononceront pas, qui resteront dans le blanc, le nul de l'abstention.
C'est ça la difficulté aujourd'hui de la gauche, c'est de trouver une union et on le voit là. Bon, si ça n'était que cela, la difficulté de la gauche, on s'en sortirait très bien parce que je parle d'expérience, les sondages de report du second tour que vous demand voulez commenter, excusez-moi de vous le dire, 13 mois, 14 mois avant l'élection, quand on ne connaît même pas les résultats du premier tour, quand on ne sait pas qui sera réellement qualifié, quelle campagne par exemple aura réellement mené Mélenchon. Parce qu'en général, voyez-vous, Mélenchon, c'est pas le même homme.
Mais ça dit pas quelque chose des gauches irréconciliable pour vous tout de même ? Alors, ça dit ça dit une différence claire entre Mélenchon aujourd'hui et d'autres candidats de gauche, hein. Il y a plus de de volonté de ne pas voter Mélenchon au second tour, mais je n'attache pas une importance énorme au second tour.
Mais je constate que vous ne m'interrogez pas sur la primaire. Alors, allez-y. Est-ce qu'elle est ou pas cette primaire ?
D'abord, vous avez dit dans votre introduction cher Benjamin Sportouche, elle aura lieu le 11 octobre. Nous verrons, nous verrons si elle a effectivement lu. Pas vraiment parce que euh le problème d'une primaire, comme on sait tors et déjà que le Rassemblement national, son ou sa candidate sera qualifié pour le second tour de l'élection présidentielle, ça c'est une immense probabilité.
Tout le problème, c'est donc l'unité. Hm hm. Il faut un seul candidat pour représenter la gauche au premier tour de l'élection présidentielle pour avoir des chances sérieuses de se qualifier.
Soit parce qu'on aura sélectionné, soit parce que les électeurs auront choisi de se déporter totalement vers ce candidat. Le deuxième façon de faire, c'est le choix calcul de Mélenchon. les électeurs viendront vers lui par sa campagne, son talent, son charisme, sa capacité et la fête qu'il ne fait pas en campagne euh le genre de numéro de polémique qu'il fait par ailleurs.
Et pour le problème de la primaire, si vous voulez, c'est que elle ne réunit qu'une et Astrid de Vilen l'a souligné, qu'une petite partie de la gauche. Et deuxièmement, je les socialistes doivent voter pour savoir s'ils acceptent la primaire. Et vous imaginez dans le vote des socialistes quand on va demander aux militants est-ce que vous êtes prêt à faire la campagne de Ruffin ou de tondelier s'il gagne la primaire ?
À mon avis, ça fait un sacré thème de campagne. Attendez, on va y revenir mais on va s'intéresser avec notre archive à une primaire à l'issue surprenante. Une primaire censé désigner un champion à gauche ou une championne.
En voici une dans le passé qui remonte à 2022 primaire populaire que la personne arrivée en tête et madame Christian. La ferveur au QG de Christian Tobira. Elle vient de remporter la primaire populaire largement devant Yannick Jadu et Jean-Luc Mélenchon.
Face à ses militants, l'exgarde des saut appelle à l'Union. Nous devons trouver une clé, nous devons trouver un chemin, nous devons trouver un langage de façon à rassembler les gauches et leur sensibilité. Mais quelques instants plus tard, ses principaux rivaux lui répondent sèchement.
Il balait d'un revers de main la légitimité du scrutin. Face à ses fins de non recevoir, Christian Tobira dénonce le mépris des autres candidat de gauche. Le Rossel au final, il n'y a pas eu de Christian Tobira sur les sur les starting block, elle a dû abandonner.
Voilà le résultat d'une primaire à gauche aussi. C'est c'est un peu la limite que je montrais tout à l'heure, c'est le fait que le résultat d'une primaire n'engage que ceux qui y croient finalement. Euh et euh en effet, ça cette dispersion euh des candidats à gauche à l'époque euh et finalement le refus de de Christian Tobira de se présenté avait à ce moment-là profité à Jean-Luc Mélenchon qui avait fait son meilleur score euh lors d'un premier tour de l'élection présidentielle.
Et je rejoins ce qui vient d'être dit juste avant sur le fait que euh le paris actuel de la France insoumise et de son probable candidat pour 2027, Jean-Luc Mélenchon, c'est de réitérer euh ce geste de 2022 et euh essayer de euh réussir à avoir ces 400000 voix qui avaient manqué à l'époque. En fait aussi pour 2027, ce qui va se jouer, ça va être le seuil de qualification pour le second tour. Paris, c'est que la droite sera divisée, la gauche aussi et que avec ce sole assez solide, avec cette base relativement solide d'électeur pour Jean-Luc Mélenchon, cela pourra se jouer cette fois-ci dans dans enfin avec quelques voies au-dessus et non pas en dessous.
Mais Astrid, ça veut dire qu'il y a pas de personnalité consensuelle à gauche au final ou pas ? Je sais pas s'il faut quelqu'un de consensuel mais il faut un candidat ou une candidate qui, j'allais dire écrase tout, écrase la concurrence et ça on ne l'a pas. Euh Jean-Luc Mélencho est très clivant, très marqué à gauche.
Moi je pense quand même qu'en France une présidentielle ça se remporte au centre. Raphaël Gluchman pour l'instant ne prend pas. Je pense qu'on a pas parlé de François Hollande qu'il ne faut pas leer.
Attendez, ça ne serait tardé. Et sur cette et sur cette histoire de primaire de votre archive, je rappelons-nous quand même le contexte de cette primaire populaire. C'était pas la primaire socialiste de 2011 organisé 2 millions et demi de votants.
Cinq à l'époque ou six candidats qui pouvaient se permettre d'être président de la République, Martin Dobr et cetera et une victoire à la clé. Là c'était une primaire organisée par des militants avec un scrutin un peu bizarre, un vote préférentiel que personne n'y comprenait rien où il mettait des gens qui ne voulaient pas être dans cette primaire. Et n'a pas pu obtenir les 500 parinage.
Elle a donc dû renoncer et c'est vrai que là au moins ils ont au moins retenu ça. C'est-à-dire qu'il demande à tous les candidats de cette primaire du nouveau front du Front populaire d'avoir les 500 parrainages de mer avant. Alors vous parliez de François Hollande justement, on va l'écouter l'ancien président de la République qui lui veut y croire.
Écoutez pour gagner il faut qu'il y ait une grande force politique qui naisse d'ici 2027. Cette grande force politique, ça va être une force de centre gauche, on l'appellera comme on voudra, qui couvre un large espace et qui puisse à la fois être en capacité d'arriver au second tour et de gagner au deuxème tour sans doute face au rassemblement national. Jérôme Jfy, ça peut être le plus petit dénominateur commun de la gauche.
Selon vous. Alors, le plus au fond, Hollande part d'un principe simple. Il y a deux gauches H et il faut que ces deux gauches se comptent.
Il y a une gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon en est euh le héros H et il y a une gauche réformiste qui doit s'organiser. Et quand ces deux gauches existent et arrivent à l'unité d'une façon ou d'une autre, la gauche peut gagner. Donc Hollande explique cette gauche réformiste doit s'organiser.
Il ne dit pas encore autour de moi pour moi enfin c'est clairement ce qu'il pense. Surtout qu'il a dû considérer que Gluxman n'avait pas témoigné de talent d'expression et de discussion pour mener une campagne direct en direction des Français eux-mêmes. Quel que soi par ailleurs ces ces mérites qui sont grands et donc Hollande peut considérer que pourquoi pas.
Maintenant, le problème c'est que la gauche peut-elle s'offrir deux candidats au premier tour de la présidentielle sans aller à l'élimination ? Et ça, Hollande ne répond pas à cette question. Ça supposerait que la gauche réformiste soit capable cette fois-ci d'écraser la gauche radicale au premier tour et de transformer le vote utile en sa faveur.
Ça fait beaucoup de si beaucoup de paris me semble. seul après si on regarde aussi historiquement on voit que systématiquement quand la gauche a gagné une élection présidentielle elle était divisée. C'était le cas de François Mitteran il y avait à George Marchet en face c'était le cas aussi de François Hollande il y avait un Jean-Luc Mélenchon Excusez-moi mais est-ce que vous tenez compte de la puissance du rassemblement national dans quand vous dites que c'est très bien quand la gauche est divisée au premier tour ?
Alors, je j'ai pas dit que c'était très bien que la gauche soit divisée, hein. à peu près vous l'avez à peu près dit on est encore par rapport à la question du seuil de qualification et je pense que si on observe les choses froidement euh par rapport aux stratégies des parties de gauche à l'heure actuelle, ils sont en effet ils ont admis le fait que le Rassemblement national sera au second tour et la question c'est qui va incarner le potentiel candidat face euh à au enfin face à sa Jordane Bardella ou face à Marine Le Pen rapport à ça aussi c'estes deux gauches irréconciliables. Alors, il y a d'autres moments historiques où on a vu qu'ils étaient capables de se réunir.
C'était le cas sous le Front populaire, c'était le cas enfin mais à chaque fois quand il y a un enjeu, un intérêt ou un enjeu, une menace considérée comme plus important, le Front populaire c'était la montée du fascisme. Donc c'est un peu ça fait penser un petit peu au nouveau Front populaire justement face à la montée du Front National, enfin du Rassemblement national. Euh c'est le cas aussi au moment de la libération quand il fallait euh refonder la République et reconstruire le pays.
Bon, il y a plusieurs exemple comme ça. Euh mais par rapport enfin en effet, je pense que pour 2027, on va vers un affrontement de deux pôles de ces deux fameuses gauches de Jean-Luc Mélenchon d'un côté et de Raphael Zuxman euh de l'autre. Et ça pose tout le problème de cette primaire parce que euh le candidat ou la candidate qui sera euh désignée par cette primaire sera nécessairement pris en ét euh entre ces deux candidatures.
Mais Astrid de Vilen, est-ce qu'il y a quand même des thématiques qui permettent de rassembler les électeurs de la gauche ? Est-ce que ça peut être la justice sociale, l'écologie, le régalien ? Oui, c'est en fait c'est c'est exactement ce que vous disiez.
Dans les moments clés, cruciaux, ils arrivent à mettre leur différence de côté. Mais moi, je crois quand même qu'on est dans un moment politique où les électeurs et les électrices auront envie de clarté. Et c'est vrai que si on prend ces deux personnalités, peu importe si ce sont elles à la fin, mais est-ce qu'elles représentent les socio-démocrates et la gauche radicale, ils n'ont pas grand-chose en commun sur un sujet qui va être très important en 2027 qui est l'international, les alliances, la façon dont la France se comporte vis-à-vis de la Chine.
Exactement. Donc et non et ne parlons même pas de Je pense que Raphaël Glman va assumer une partie du bilan de François Hollande. Il se considère comme un social déémocrate.
Je pense qu'il fait une erreur d'aller trop au centre. On sent bien qu'il veut récupérer l'électorat d'Emmanuel Macron. déçu mais je pense c'est une erreur fondamentale parce qu'il faudrait d'abord qu'il a qu'il montre qu'il est de gauche.
Jean-Luc Mélenchon, lui il est dans un programme très radical, il peut se le permettre puisqu'il n'a jamais été aux manettes. Mais voyez, je pense que que ces deux gauches là cohabitent, ça ne me choque pas parce qu'en fait elles représentent deux corps électoraux bien distincts et après ce sont les électeurs qui feront leur choix. Vous vous souvenez en 2022, Jean-Luc Mélenchon fait 22 % à Nidalgo 1,75 sans lui faire offense, c'est comme si elle avait pas été là.
C'est comme s'il y avait l'union de la gauche qui s'était faite dans les urnes. Mais Jérme Jaf, pardon, mais le problème de la gauche, est-ce que c'est pas que la France soit ta droite ? Euh la droitisation, c'est une droitisation politique du pays, mais une droitisation vers l'extrême, pas vers la droite modérée.
Et ça, ça change tout. C'est-à-dire que nous avons effectivement un rassemblement national qui a changé de niveau. Quand nous additionnons maintenant actuellement dans les enquêtes le total du ou de la candidate Renne de du ou de la candidatre reconquête parce que là aussi nous avons un choix paritaire possible et éventuellement du pontan on est maintenant autour de 40 % des voix au premier tour de scrutin et c'est l'effondrement de la droite modérée qui rend ce phénomène possible en partie.
Donc effondrement de la droite modérée, extrémisation des choix électoraux, c'est ça qui fait la différence. Maintenant, sur d'autres thèmes qui sont des thèmes, si vous voulez, concernant par exemple les thèmes sociaux, les thèmes économiques, nous n'avons pas du tout la même droitation. C'està-dire qu'il y a un décalage entre les intentions de vote, les envies de comportement électoraux qui sont en partie dicté par la colère d'une partie du pays sur sa classe politique et les thématiques qu'ils veulent voir développer.
Et là, ça nous crée une zone d'incertitude pour la campagne électorale à venir. On va justement continuer dans la perspective des municipales. On va faire le point avec vous Anna sur les communes où le nouveau front populaire existe encore.
Elles sont rares fontenées sous bois et dans le Val de Marne et Agin dans le Lotte et Garon font figure d'exception. On pourrait même les appeler les irréductibles communes du NFP. Il n'y a qu'à voir l'affiche de campagne de Fontenet.
Tous les logos de la gauche sont présents. PS écologiste, PCS et LFI. C'est le résultat du travail que nous avons mené depuis 6 ans avec de la confiance, du respect, des objectifs communs mais aussi du débat se félicite Jean-Philippe Gauter qui est le maire communiste sortant candidat à sa réalection.
Et du côté d'Ajin, la gauche plurielle qui va là du PS à LFI en passant par place publique emmené par Laurent Bruno espère détrôner le maire actuel modem Jean Dionis. Alors pour lui, l'Union s'est faite assez naturellement. On est sur des questions locales, dit-il.
La politique nationale ne transpire pas ici. Leur méthode, c'est donc une charte de travail commune. On parle contenu et programme avant de parler personnalité et on privilégie surtout des sujets sur lesquels il y a des points de convergence, l'école, la santé, la cantine, les services publics.
Et ça, selon le un des représentants départemental du PC, c'est à mettre au crédit de la NUPES et du NFP. Léo Rossel, on le voit, ces deux communes sont quand même des exceptions. Est-ce que ce sont les deux petits arbustes qui cachent la forêt ?
Bonne question. En tout cas, ce qu'on voit, c'est que les directions nationales ont donné des directives, en tout cas pour ce qui est de la France insoumise, deux candidatures plutôt autonomes. De l'autre côté, les autres anciennes forces du nouveau Front populaire ont parfois tendance à à penser que la France insoumise pourrait constituer aussi un repoussoir par rapport à l'impopularité de Jean-Luc Mélenchon et donc part du principe que c'est pas forcément plus mal de partir divisé en tout cas au premier tour et ensuite ce sera lors des tractations de second tour de voir si il y a une une conquête possible en tout cas une victoire possible voilà de la gauche unie en effet donc voilà ce sont deux exemples à leur actuel où on parle assez rare, enfin en tout cas vraiment particulier euh et les tractations dans les mois futurs entre les grandes enf les les grandes organisations qui font partie du nouveau Front populaire, l'ancien nouveau Front populaire nous permettront de savoir s'il y aura d'autres dynamiques de de rassemblement.
Alors ben justement, ça sera un vrai test ou pas les municipales pour vous ? Est-ce que devient notamment pour les fusions ou les ralliments entre les deux tours entre deux tendances de gauche que la gauche radicale et la gauche sociale-démocrate ? Bien sûr et en plus on ne l'a pas encore dit, c'est le dernier scrutin avant la présidentiel de forcément beaucoup à gauche disent par exemple que les grandes villes Paris, Lyon, Marseille qui vous le savez ont changé de mode de scrutin sont tout à gauche.
Si elles tombait à droite, ce serait un sacré signal en vue de la présidentielle. Mauvais signal en l'occurence. Maintenant, faut faire attention et vous les deux exemples que vous venez de nous citer sont parlants.
C'est-à-dire qu'il y a 35000 ou 30 36000 communes en France, autant de scrutin à analyser différemment et souvent localement ça se passe quand même beaucoup mieux que nationalement he à l'Assemblée nationale à Paris n'est pas du tout celle des conseils municipaux où les gens se parlent plus sans vouloir caricaturer. Donc il faudra faire attention. En revanche, il y a beaucoup de scrutins, beaucoup de candidats qui ont intérêt à nationaliser et là je pense aux insoumis.
Eux, vous l'avez bien vu à Marseille ou à Paris, ils présentent leurs candidats, ils tapent beaucoup sur le candidat de gauche. Rappelez-vous Sopia Shikiro à Paris. Il ne faut pas qu'un socialiste soit maire de Paris.
C'est sa première interview dans le Parisien. On voit bien que son objectif c'est de voyez parce pourquoi ? Parce que si les insoumis gagnent des villes, ce qu' ils ils n'en ont pas vraiment, c'est une force politique beaucoup plus jeune.
Eux, ils pourront dire c'est ce qu'ils font la gauche depuis que depuis trois présidentiels. Regardez, on est devant, c'est nous qui allons gagner à la présidentielle. Moi, je crois que c'est pas comme ça qu'il faut lire. que chaque scrutin est différent mais évidemment qu'il y a ces tractations et puis ces enjeux là derrière à analyser.
Ce sera un objet de clarification ou pas du tout les municipales ou vous pensez que il faut pas vraiment la grande question effectivement et Léo Rossel et Astrid de Villen l'ont souligné la grande question c'est est-ce que les socialistes sont contraints ou pas de faire des alliances en intégrant la France insoumise au second tour de scrutin ? De ce point de vue, Paris et Marseille par exemple sont évidemment assez décisifs et là croyez-moi, la France insoumise si elle passe 10 % des suffrage exprimé, on peut se maintenir au second tourou et voilà et dans et si c'est la condition de la victoire pour les socialistes, par exemple, je pense à Paris euh mais les la France insoumise va les faire danser entre les deux tours de scrutin à la fois à la fois sur la place dans les listes et sur les thèmes car il y a un communalisme de la France insoumise qui met un certain nombre de choses dont des référendums citoyens à Tir la Rigot et cetera qui sont pas du tout dans la culture socialiste. He la culture socialiste c'est vous élisez des représentants il gère la commune du mieux possible et on va pas en plus demander en permanence aux électeurs leur avis.
Donc ça va être très très intéressant. Et ben à suivre et on en reparlera après le 22 mars.