Meeting de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale à Paris - #NupesParis
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 28 %Défensif 7 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« 5 ans d'inaction climatique, la faute à personne. »
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« 5 ans de destruction méthodique de l'hôpital public et de mauvaise gestion sanitaire. »
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« 5 ans de sacage de l'éducation nationale. »
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« 5 ans de répression, de matraquage, de violence policière gratuite. »
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« plus de 600 féminicides, plus de 600 meurtres de femmes dont une ce matin à Nice. »
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« 5 ans de casse des droits des travailleurs, de maltraitance sociale. »
- 6:36non_speechPromesse
« Nous allons nationaliser intégralement EDF. »
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« Nous stopperons l'ouverture à la concurrence du train. »
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« Nous rétablirons les 35 heures effectifs. »
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« Nous interdirons le travail du dimanche. »
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« La croissance verte n'est qu'un marché financier pour ceux qui polluent et qui déforestent. »
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« Dans ce pays on enferme des enfants en centre de rétention administratif. »
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« Le passage à la retraite à 65 ans, ça coûte un pognon dingue. »
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« 5 personnes possèdent autant que 27 millions dans ce pays. »
- 56:11non_speechChiffre
« 565 personnes par an meurent sur leur poste de travail. »
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« 1200 personnes par an meurent du travail par les maladies professionnelles. »
- 1:00:25non_speechPromesse
« Je demande que le prix du pétrole soit bloqué en Europe. »
- 1:07:30non_speechFait
« On peut plus consommer l'eau potable dans 12 communes du premier plateau. »
- 1:07:45non_speechChiffre
« 20 % de l'eau se perd dans le sol. »
- 1:20:55non_speechPromesse
« jusqu'à 4000 € de revenus personnel, vos impôts sur le revenu vont baisser. »
- 1:24:24non_speechChiffre
« le déficit de l'État dans son budget est de 150 milliards. C'est exactement la somme qu'on leur a donné en crédit d'impôt. »
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« Nous allons en effet dépenser 250 milliards de plus. »
- 1:25:20non_speechChiffre
« ça vous ramène dans la caisse 267 milliards. »
- 1:36:26non_speechFait
« elle prévoit un retour sous le seuil de 3 % des déficits en 2027. »
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« il y a 180000 personnes qui sont parties du système de santé »
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« Les bénéfices du sucre, c'est 4 milliards. Le sursucrage de tout ce que vous mangez, ça coûte 8 milliards à la sécurité sociale. »
- 1:48:17non_speechChiffre
« 50 % de chaque classe d'âge est dans l'enseignement technologique, l'apprentissage ou l'enseignement professionnel. »
Temps de parole
- ?98 %
≈ 5,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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C'est le premier meeting de la nouvelle union populaire, écologique et sociale. [applaudissements][acclamation] Bravo à nous tous. Il y a maintenant plus d'un mois que nous avons décidé d'unir nos forces pour gagner ces élections législative des 12 et 19 juin prochain pour faire de ces élections le 3è tour qui doit permettre le choix entre Emmanuel Macron, son gouvernement d'Élisabeth Borne et
[applaudissements]
Le choix entre la politique de la crise permanente, de l'inaction coupable est le choix que nous incarnons celui de la responsabilité devant le pays et devant l'histoire.
[applaudissements]
Ici à Paris en Île-de-Fance, nous sommes dans l'une des zones d'Europe où la production des richesses est la plus importante. Une des premières zones d'Europe pour l'accumulation du capital et des profits. Une région où les inégalités sont aussi les plus fortes, les injustices sociales et territoriales les plus profondes. Ici, les enjeux qui se posent au reste du pays sont concentrés et exacerbés. Car c'est ici que la majeure partie des décisions se prennent. Car c'est ici que se votent les lois. Car c'est ici que les puissances de l'argent s'activent pour que rien ne change. Et pour que ça change, il faut changer les gens qui sont au pouvoir.
Nous sommes prêts à prendre cette responsabilité. Nous sommes le seul choix possible aujourd'hui pour ceux qui veulent agir pour le climat, pour la justice sociale et le partage des richesses et pour agir pour les libertés. Voyez Emmanuel Macron et ses amis. Alors, il le mime parfaitement pour ce qui est de se défausser et de refuser d'assumer leur responsabilité. En ce moment même, Gérald Darmanin est devant la commission parlementaire en train de dire "C'est la faute aux autres, c'est pas la nôtre." 5 ans d'inaction climatique, la faute à personne. 5 ans de destruction méthodique de l'hôpital public et de mauvaise gestion sanitaire. On ne change pas une équipe de NAS.
5 ans de sacage de l'éducation nationale. 5 ans de sacage de l'éducation nationale, ça ne marche plus. On continue. 5 ans de répression, de matraquage, de violence policière gratuite, une médaille pour Darmanin. 5 ans de mobilisation féministe, plus de 600 féminicides, plus de 600 meurtres de femmes dont une ce matin à Nice. Ils n'ont rien fait et promettent de continuer de ne rien faire. 5 ans de casse des droits des travailleurs, de maltraitance sociale. Et vous savez à qui la faute ? À l'observatoire de la pauvreté qu'ils ont supprimé et aux statisticiens de l'INC. Leur logique est folle, insensée, irresponsable.
Ils nous disent c'est le marché, c'est la compétitivité qui veut ça, c'est la mondialisation. Après, ils nous disent "C'est le Covid, c'est la guerre. Maintenant, c'est la faute aux anglais et aux phobieux d'entrer au stade de foot. Regardez-les, regardez-les bien et ne les craignez surtout pas. Ils sont à l'image du libéralisme de notre temps. Il n'y a pas de responsable, il n'y a que des profiteurs. C'est une force qui ne sait pas où elle va. Ils n'ont pas d'autre horizon que le profit. dans une société qui n'a plus d'autre horizon que sa propre survie. Ils s'enrichissent de la destruction de nos biens communs et de nos liens humains. Nous sommes le contraire de tout cela.
Nous sommes ici les candidats de la NUPEP, nos représentants au niveau national, la force de la responsabilité collective. Nous sommes là pour prendre en charge une responsabilité morale et politique dans ce monde qui nous essort de crise en crise, nous défendons un autre système. Nous assumons ici, nous tous une rupture avec le système actuel. Une rupture qui passe par la bifurcation écologique et sociale de l'économie.
[applaudissements]
La NUP, la nouvelle union populaire veut sortir les biens communs des logiques de marché. La santé n'est pas une marchandise. L'eau n'est pas une marchandise. L'information et la culture ne sont pas des marchandises. L'entraide et la solidarité entre les générations ne sont pas non plus des marchandises. Voilà comment et pourquoi notre programme de gouvernement, celui de la NUP, comporte 650 mesures qui vont changer la vie des Français. Eux, ils veulent tout posséder. Ils pensent que tout peut se posséder. La propriété privé est sacré selon eux.
Ils disent "C'est un droit fondamental." Certes, mais il faut lire la suite de la déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Et la suite, je vais vous la lire. Nul ne peut en être privé de ce droit à la propriété si ce n'est lorsque la nécessité publique l'exige. Et bien nous y sommes. Nous y sommes. La nécessité publique aujourd'hui, elle exige de reprendre possession de notre avenir énergétique. Voilà pourquoi nous allons nationaliser intégralement EDF et c'est dans le programme de la NUP
[applaudissements]
la nécessité publique aujourd'hui elle exige de libérer l'information et la culture de la main mise de ces milliardaires. Messieurs les milliardaires, l'information et la culture ne sont pas votre propriété. Ce sont nos droits. Ce sont nos droits. Nous financerons l'audiovisuel public. Nous redistribuerons les aides à la presse et nous empêcherons que des groupes industriels qui dépendent de la commande publique détiennent plus de 90 % des médias. Nous créerons et nous soutiendrons des formes nouvelles de propriétés collectives comme par exemple la société coopérative d'intérêt collectif. Voilà, c'est ce qu'exige la nécessité publique.
La nécessité publique aujourd'hui, elle est aussi dans l'éducation, dans la santé, dans les transports, non à leur privatisation, non à la privatisation de nos biens communs. Nous stopperons l'ouverture à la concurrence du train. Nous reconstruirons quoi qu'il en coûte nos services publics, qu'il s'est vertu à saccager depuis plus de 20 ans maintenant. Nous reconstruirons l'école, nous reconstruirons la santé, nous reconstruirons nos transports collectifs. Ils cherchent le profit partout. Nous nous leur répondons harmonie partout, harmonie entre les êtres humains, entre eux et avec la nature. C'est ce que fera le gouvernement de la NUPE dès le 20 juin.
Vous savez, dès le 20 juin, on pourra agir concrètement, directement dans la vie des gens. La NU va agir pour tous ceux qui n'ont que leur salaire pour vivre dignement. Nous rétablirons les 35 heures effectifs. Nous rétablirons les 35 heures. Nous interdirons le travail du dimanche. Nous abrogerons les lois Elcomerie et les lois Macron sur le travail. Voilà ce que fera le gouvernement de la NUPE.
[applaudissements]
Nous rétablirons les comités d'hygiène et de sécurité dans les entreprises. Nous recruterons des inspecteurs du travail qu'Élisabeth Borne a pourchassé. pendant la crise du Covid
[applaudissements]
et ce risoffer la 6e semaine de congé payé. [acclamation][applaudissements] On a une grande responsabilité sociale et économique et nous l'assumerons. On a aussi une grande responsabilité écologique. On refuse leur folie consumériste. On refuse le gaspillage. On refuse la spéculation sur les produits de première nécessité. et on est pour le blocage des prix des produits de première nécessité car la nécessité publique l'exige. Vous les avez vu ? Il repeignne tout. Il parle maintenant de croissance verte. La croissance verte, il voudrait nous faire croire que c'est une façon d'aller vers la transition écologique.
La croissance verte n'est qu'un marché financier pour ceux qui polluent et qui déforestent. un marché financier sur lequel s'échange des bons à polluer. Voilà ce qu'ils ont inventé. Voilà leur incapacité, l'incapacité systémique de leur monde à bâtir autre chose, à imaginer autre chose que ce qu'ils connaissent fait de profit et d'accumulation. Nous affirmons nous la règle verte comme principe constitutionnel. Nous limiterons l'exploitation des ressources de la planète à sa en fonction de sa capacité à les renouveler. Nous investirons donc dans les énergies renouvelables et nous ferons le 100 % renouvelable d'ici à 2050. Nous appliquerons strictement les accords de Paris.
[applaudissements]
Avec nous, avec nous, la nouvelle union populaire écologique et sociale, la puissance publique, la responsabilité politique et morale seront de retour dans la vie politique française. Fini la technocratie, fini l'oligarchie, fini la macronie. [acclamation] Dans cette salle, il y a des citoyens qui ne veulent plus de ce monde de maltraitance généralisée contre les êtres humains, contre les animaux, contre la planète. Nous savons ce que nous voulons. Nous sommes ici parce que nous savons ce que nous voulons. Nous savons comment construire un autre monde. Alors, prenez-nous, prenez la nouvelle union populaire, écologique et sociale.
Prenez-la comme un instrument, un moyen, c'est 12 et 19 juin d'en finir avec leur monde, de commencer la fin de leur monde. Le bulletin de vote, vous le connaissez tous maintenant. Il a un V, le V de la victoire. Il est rose, il est rouge, il est violet, il est vert. C'est le bulletin de vote de la la NUPE. Vous élirez avec ce bulletin de vote des députés insoumis, socialistes, écologistes, communistes qui s'engagent tous à mettre en œuvre ce programme. Vote NUP, votez pour la victoire. Merci.
[applaudissements]
J'invite ma camarade, collègue Céline Malaisé. [applaudissements] Camarades, chers amis, il y a quelque chose en politique qui pour moi est insupportable, c'est le mensonge. Pas le petit mensonge, pas la petite omission, mais le mensonge permanent. celui qu'ils ont érigé en système de gouvernement. Depuis 5 ans, ils nous ont menti tous les jours sur tous les sujets et maintenant ils veulent recommencer. Il se trouve, je vais vous le confier que dans la circonscription où je suis candidate qui est la 12e circonscription de Paris, j'affronte Olivia Grégoire. Olivia Grégoire, la nouvelle porte-parole, porte mensonge du gouvernement. Et dès les premiers jours, ça a été un véritable festival.
Damien Abad est accusé d'avoir violé deux femmes. Visiblement, tout le monde était au courant, sauf le gouvernement. Et Olivia Grégoire est capable de dire ça sans trembler. Honte à eux. Honte à elle. En guise de mesure pour le pouvoir d'achat, ce gouvernement intérimaire nous annonce, vous l'avez tous entendu, en fanfare, le maintien du bouclier tarifaire. Il s'en vente. Il nous explique que les prix du gaz et de l'électricité resteront bloqués. La nouvelle porte-parole en a fait elle-même la promotion. Si vous l'avez écouté, mais peut-être que vous l'écoutez moins que moi. Mais qu'est-ce qu'on apprend finalement ?
C'est que le blocage n'est que temporaire lui aussi et surtout il sera rattrapé en 2023. Ce qui fait que pour une famille de 4 personnes, ce seront 150 € de plus qu'il va falloir sortir alors que la fin des mois sont déjà tellement difficiles. Mensonge. Donc encore une fois aujourd'hui, ce matin même Olivia Grégoire a continué des dizaines de milliers dit-elle, pourquoi pas des centaines de milliers de supporters de Liverpool qui serait la cause du fiasco au Stade de France samedi dernier. [grognement] Mais non madame la porte-parole. Mais non madame et messieurs les Macroniens, les macronistes.
La cause de ce fiasco, ce n'est ni les supporters de Liverpool, ni les jeunes de Sintenis, ni les grévistes du RERB ou même les conducteurs du RERD. Les responsables, ce sont ceux qui sont couverts par des mensonges. Gérald Armanin et le préfetallemand.
[applaudissements]
Nous ne sommes pas condamnés à subir 5 ans de plus ni leur mensonge, ni leur politique néfaste, que ce soit de Macron ou de ses députés. La crise est déjà là. Elle est sociale, elle est démocratique, elle est écologique. Et ce qu'il propose finalement sans programme, c'est de l'aggraver cette crise encore et encore. 10 millions de pots, ce n'est pas assez pour eux. Être condamné deux fois pour uneaction climatique, ce n'est pas assez pour eux. Déverser des milliards d'euros à fond perdu à leurs riches amis, ce n'est pas assez pour eux. Trahir la laïcité et abîmer la République un peu plus tous les jours, ce n'est pas assez pour eux. Mais maintenant, ça suffit.
Ça suffit parce que la nouvelle union populaire, écologique et sociale, c'est l'alternative politique. Cette union pour appliquer dès cet été
[applaudissements]
donc une union pour appliquer dès cet été des mesures concrètes pour le pouvoir d'achat et pour les salaires. Une union aussi pour faire vivre la solidarité afin que nos impôts soient enfin utilisés pour l'intérêt général. Une union pour nos écoles et la petite enfance. Une union pour nos jeunes et nos aînés. Une union aussi pour nos hôpitaux et nos transports en commun. Une union pour la justice et la tranquillité publique. Une union pour aider les petites entreprises en difficulté et aussi favoriser l'emploi. Une union pour sortir de l'inaction climatique. Une union pour la transition écologique. Une union pour sauver notre planète. Et ça ce ne sont pas des mensonges.
C'est ce que nous promettons et ce que nous promettons, nous le ferons. Il nous reste 11 jours avant le premier tour. Au les cœurs et en avant. [applaudissements][acclamation] Je je passe la parole à Jenaba Diop, conseillère régional.
[applaudissements] [applaudissements]
Bonsoir à toutes et à tous. Quel plaisir de se retrouver tous ensemble. Moi, je trouve que la gauche, elle est belle quand elle est rassemblée. Je sais pas vous, mais [applaudissements][acclamation] ça fait un bien fou. Juste quelques mots pour vous dire que de ma petite fenêtre, moi je suis conseillère régional, je suis aussi maire adjoint au mureau et je suis prof en lycée professionnel en banlieu dite prioritaire au Valfor à Majolie. Et si vous avez remarqué, à chaque fois qu'on vous parle d'incident, de débordement, et ben c'est toujours la racaille des quartiers qui a passé le périf comme pour le stade de France.
C'est pas le fait qu'ils aient pas anticipé, c'est pas le fait que le préfet n'a pas pris ses dispositions ou encore que on doit auditionner le ministre de l'intérieur. Ben non, le problème c'est encore et toujours ces enfants des quartiers, ces racaill comme les appelle l'extrême droite qui sont venus justement semer du trouble. Et ben nous à gauche, on dit non. À gauche, on dit que qui que vous soyez, d'où que vous veniez, et ben vous êtes un enfant de la République comme les autres.
[applaudissements] [applaudissements]
5 ans de macronie, c'est 5 ans où on trie les élèves. C'est 5 ans où on considère que bah il y a les premiers de cordé et puis il y a les premiers de corvé et qu'en plus ce que l'on fait c'est qu'on fait du déterminisme social. Tu es enfant d'ouvrier et ben enfant d'ouvrier tu resteras. Parce que vous comprenez quand on fait du dédoublement en premier degré, ce que l'on fait, c'est qu'on ne vous dit pas, c'est que on ferme des postes dans le second degré. Quand on promet à des enfants qu'ils feront de l'alternance, on détruit le lycée professionnel. Quand on vous dit que de toute façon, bah si vous n'y arrivez pas, c'est parce que vraiment vous n'êtes pas doué.
Ce que l'on fait, c'est que on ne tient pas la promesse républicaine de l'école émancipatrice. Nous à gauche, on crée des droits. Nous à gauche, on croit à l'école de la République. Nous à gauche, on croit au service public. Nous à gauche, on dit qu'on a le droit de se soigner. Nous à gauche, on dit que le service public, il appartient à chacune et à chacun d'entre nous. Alors effectivement, on a subi pendant 5 ans, on a beaucoup entendu que on avait la gauche la plus stupide du monde parce qu'on était pas en capacité de se parler. L'union et bah ça y est, c'est fait. [applaudissements][acclamation] Alors les 12 et 19 juin, c'est facile.
Vous cherchez le petit bulletin avec le V, vous votez et nous tous ensemble on gagne.
[applaudissements]
Le 12 et 19 juin, vous allez voter et puis nos jeunes, ils auront une allocation d'autonomie. Ils feront plus la queue pour aller avoir des repas pour des banques alimentaires. Nos jeunes et ben ils auront le droit pour ceux qui touchent le RSA et ben ce sera pas on leur dira pas bah allez travailler bande de feignant. Non, on les aidera à s'insérer. On les aidera justement à avoir de la dignité parce que la gauche, c'est ça. La gauche, elle dit que quel que soit votre situation, vous avez le droit à la dignité, vous avez le droit à la culture, vous avez le droit au sport, vous avez le droit d'être vous-même. Alors le 12 et 19 juin, on compte sur vous, on vote et on fait gagner la NUPE.
Merci. [applaudissements][acclamation] J'appelle maintenant Julien Bayou, secrétaire national d'Europe écologie les verts. Bonsoir tout le monde. [applaudissements][acclamation] Bonsoir tout le monde. Enfin nous revoilà. Enfin nous revoilà. Il était temps. Ouais. Et le chemin parcouru déjà depuis la présidentielle vraiment était pas décrit d'avance. était pas écrit d'avance. Il y en avait beaucoup qui pensaient que la gauche et les écologistes étaient parfaitement incapables de s'entendre, qu'ils étaient même irréconciliables. Et ben ceux qui disent ça, ils sont chez Macron et on s'en plaint pas du tout. [acclamation]
[applaudissements]
Et nous on est là ensemble plus rassemblé et plus fort que jamais, prêt et prête à incarner l'alternative à porter l'espoir d'un peuple à vide de changement à nous battre pour l'écologie et la justice sociale. Je vais vous le dire, on est bien mieux ici que dans le camp d'en face parce que eux ils sont stressés parce que comme ils font pas campagne et ben ils font pas campagne. Et on commence déjà à parler du fait que la majorité absolue qui était automatique évidente et bien elle est plus apportée de main pour les main. Continuons dans cette voie.
[applaudissements]
Ne nous arrêtons pas en si bon chemin. On est fort de ce projet de 650 mesures. On n'est pas là pour témoigner. On n'est pas là pour grappiller quelques postes. On est là pour gagner et pour changer la vie.
[applaudissements]
Cette campagne, elle rencontre un succès, je sais pas si vous le sentez aussi sur le sur le terrain qui va au-delà de nos espérances. Ce rassemblement qu'on a voulu, qui était attendu par tant de gens depuis tant de d'années, ces personnes se prennent à croire qu'une victoire est possible. Et à vrai dire, moi qui suis super pessimiste, je me prends à y croire aussi. L'espoir renaît [applaudissements] et c'est un bonheur de faire campagne dans des conditions pareilles avec les insoumis, avec les communistes, avec les socialistes, avec les écologistes. Évidemment, j'entends rien. J'entends rien. Ah [acclamation] que c'est beau cette coalition.
fonctionne parce que nos propositions sont claires et concrètes. D'abord pour le climat parce que agir enfin enfin contre le dérèglement climatique, c'est affaire de justice. En fait, on parle de justice climatique. Justice entre les générations d'abord hein, parce que les générations futures futures, si on agit pas, elles sont condamnées à subir. Donc agir aujourd'hui, c'est permettre qu'elles puissent choisir leur vie et vivre dignement, pleinement.
C'est aussi affaire de justice entre les populations de la planète parce qu'on sait que ce sont les pays les plus les plus pauvres, les plus vulnérables qui émettent le moins et qui sont les premières victimes de tous les dérèglements climatiques. C'est le Bangladesh par exemple qui éimait très peu et évidemment qui serait le premier à impacté par la montée des eaux avec les États insulaires. [applaudissements] Mais c'est aussi évidemment le Mali ou tout le Sahel frappé directement par la sécheresse. C'est aussi une question de justice en France parce que ce sont les plus riches qui polluent le plus tout en payant moins d'impôts.
On nous a souvent fait la leçon et on nous parle de l'avion, on parle jamais des jets privés et encore moins moi de ce transport qui me rend complètement dingue. Nice Monaco en bus, c'est 4,25 minutes. Mais il y en a toutes les heures en hélicoptère. 6 minutes 600 €. Qui pollue le plus ? Et donc agir pour le climat, c'est affaire de justice sociale parce que quand on rénve justice sociale. D'abord et en premier lieu, pour les plus précaires. Zéro avance, zéro reste à charge comme le proposait la convention citoyenne pour le climat et comme le propose la fondation ABPR.
Quand on permet des cantines bio et ben clairement on permet aux gamins même dans même ceux dont les parents ont pas beaucoup de sous de pouvoir manger sainement correctement. Et quand on lutte contre la pollution, c'est affaire de justice sociale. C'est les quartiers populaires de Marseille qui sont les premières victimes à respirer les fumées toxiques des fi des navires de croisière dont le fiule lourd n'est pas taxé. Justice climatique, justice fiscale. C'est les habitants du 93 ou du Valdoise qui subissent les nuisances, la pollution et le bruit de tous ces jets privés du Bourger qui sont pas taxés non plus parce que le kéros n'est pas taxé.
justice climatique, justice sociale, justice fiscale. Et c'est évidemment les habitants de la porte de Bagnolet, quartier le plus pollué d'Europe, qui a été complètement abandonné par le gouvernement au point que c'est l'Europe qui a condamné la France pour une action climatique ou protéger sa population à l'égard de la pollution. Et ainsi de suite. Et ainsi de suite. Je pourrais continuer très longtemps. Quand une catastrophe survient, vous souvenez peut-être de l'UBrisol, c'est les logements sociaux à côté en banlie de rouan qui sont les premières impactés.
Et évidemment, quand c'est un scandale sanitaire sans nom, comme le chlore desc euh pollue les corps euh et les terres, les terres polluées pendant 700 ans, et bien évidemment c'est l'outre mer qui est le premier impacté, c'est les populations les plus vulnérables, les premières victimes de l'inaction climatique. D'où l'idée D'où l'idée d'un impôt de solidarité sur la fortune climatique que les gros payent gros et que les gros pollueurs payent encore davantage parce que ça payera la transition écologique, les services publics et également faire reconnaître enfin le crime d'écocide. Ça peut tout changer. Ça peut tout changer.
C'est le moyen de lutter contre l'impunité des grandes multinationales. Je parle le total de chevron ou bien sûr de Monstau. Je pense au maré noir, au pesticides, à la pollution des océans au plastique. La déforestation liée à l'élevage intensif ou à l'huile de palme. Mettre fin à l'impunité des multinationales via le délit. Le crime d'écoide peut tout changer et vous le voyez, pour sauver le climat, nous aurons besoin du droit et de la justice. Et je voulais parler de justice parce que finalement, on en parle trop peu. Notre mobilisation est affaire de justice. Je parle de la justice avec un grand J.
Notre majorité sera celle du renouveau de la justice, celle qui lui rendra ses lettes de noblesse. La justice, c'est l'égale dignité de toutes et tous. Et aujourd'hui, nous avons un garde des saau mis en examen qui a été reconduit. C'est la honte. C'est la honte. C'est la honte. Non, j'aime pas qu'on souffle mais là vraiment c'est la honte. Et plutôt que de défendre l'indépendance de la justice au nom de la République, il la rendent chaque jour un peu plus servile asservi au pouvoir monarchique du président. Et pourtant, c'est la base la séparation des pouvoirs, l'exécutif, le législatif, la justice.
Et là, vous avez l'exécutif qui choisit hein, clairement le législatif, c'est Macron qui a fait ligne à une les candidatures de LREM et qui piétine la justice. Et bien nous avec la 6e République, nous allons remettre la justice à niveau. En remettant du parlementarisme, on va remettre la séparation des pouvoirs comme on l'entend, en remettant du parlementarisme, en laissant l'Assemblée débattre et tranché, on remet de la 6e République dans la 5e République et bien on le fera aussi avec la justice. La justice dans la 6e République, dans la 5e République, c'est la suppression de la Cour de justice de la République.
Vous connaissez peut-être pas, c'est la Cour qui en gros sert à ne pas juger les ministres. C'est-à-dire que même quand ils sont condamnés, ils sont dispensés de peine. Christine Lagarde condamné, c'était pas grand-chose pour avoir fait perdre 400 millions d'euros au contribuable dispenser de peine. Nous disons les puissants doivent être desjusticiables comme les autres. Point.
[applaudissements]
La justice dans la 6e République, c'est aussi l'indépendance des juges. Alors oui, ça passe par une réforme de la Constitution, mais on peut déjà agir dès le mois de juin. Ça veut dire tout simplement l'indépendance de la justice, c'est l'indépendance du parquet. C'est aligner le statut des procureurs sur celui des magistrats du siège comme le réclame la Cour européenne des droits l'hommes. Ça peut paraître technique, c'est la base. C'est la base, l'indépendance de la justice. Nous sommes régulièrement sanctionnés par la Cour européenne des droits de l'homme. On nous dit qu'on va désobéir. C'est eux qui désobéissent. C'est eux qui sortent de l'état de droit. Nous, on va clarifier ça.
Indépendance de la justice. C'est ça la 6e République. C'est garantir l'indépendance des médias. C'est augmenter les moyens du défenseur des droits. C'est développer l'aide juridictionnelle, la gratuité des procédures. La justice ne doit pas ne peut pas être réservé à quelques-uns. C'est aussi bien sûr lutter contre l'impunité de fait des violeurs et des auteurs de violence sexistes et sexuelles. C'est sanctionner réellement les discriminations. Que ça soit l'égalité, l'inégalité salariale femme homme, toutes les agressions LGBT ou bien sûr la discrimination au faciè.
C'est aussi et enfin enfin une inspection générale de la police indépendante pour enfin prévenir et sanctionner les violences policière et puis la justice c'est la dignité humaine. C'est mettre fin à la surpopulation carcérale. C'est inhumain, c'est indigne. Et là encore, nous sommes régulièrement condamnés par la Cour européenne des droits de l'homme. La dignité humaine. Est-ce que vous savez que dans ce pays on enferme des enfants en centre de rétention administratif ? C'est le résultat de la loi asile et immigration porté au gouvernement par Gérard Colomb et à l'Assemblée par Éis Fagelè contre qui je me présente dans le 3e et 10e arrondissement.
Je sais pas comment ces gens-là peuvent se regarder dans la glace parce que on parle d'enfermer des enfants. Je sais pas si on mesure ce que ça veut dire et c'est pas des faits isolés hein. La France a été condamnée neuf par la Cour européenne des droits de l'homme mais c'est pas des faits isolés rien que 7 semaines. Cette semaine cinq enfants enfermés en centre de rétention administratif. Lundi, c'est un enfant de 3 ans puis un enfant de 2 ans. Mercredi, un nourrisson de 3 mois. Avant-hier, un enfant de 2 ans. Et hier, 31 mai, un nourrisson de 3 mois. 5 enfants de 3 mois à 3 ans enfermés parce que nés de parents étrangers. C'est leur simple crime.
Et ils osent nous faire des leçons sur la République. Ils osent nous faire des leçons sur l'humanisme, sur la liberté, sur l'égalité, sur la fraternité.
[applaudissements]
Si Joseph et pour paraphraser le futur premier ministre, celui qui parlera après moi, la République, c'est nous.
[applaudissements]
Évidemment, nous abrogerons et je termine cette loi de l'immigration et organiseront l'accueil des réfugiés. Je vais accélérer mais en face ils disent ce vote sert à rien. C'est une drôle de manière de mobiliser. Nous disons le vote peut tout changer. Tout changer. C'est pas le seul outil mais ça en fait partie. Alors, allez dire à chacun à chacune avec les propositions qui vous parlent qui vous prennent au trip et que vous ayez voté Jadeau, Hidalgo, Roussell, Mélenchon, retournez voter pour la nouvelle union populaire, écologique et sociale. Votre vote peut tout changer. Si nous votons, tout devient possible.
Nous pouvons demain gouverner et mettre en place la retraite à 60 ans, le SMIC à 1500 € net, appliquer les accords de Paris, sortir du glyphosate, tout ça, c'est à porter de main. À porter de main. Alors, on lâche rien. 11 jours pour convaincre, 11 jours pour mobiliser, 11 jours pour l'emporter et réaliser cette jolie victoire du mois de juin en campagne.
[applaudissements]
Merci Julien. [acclamation] Merci. [applaudissements] Alors, je vais quand même vous présenter, enfin, ils vont dire leur nom les candidats parisiens qui sont ici. Bonjour, je suis Nathalie Dupra, je suis candidate dans la 4e circonscription de Paris.
[applaudissements]
Eva SAS, je suis candidate la 8e circonscription de Paris.
[applaudissements]
Sarah Lin, je suis candidate dans la 16e circonscription de Paris. Daniel Simonet, je suis candidate dans la 15e circonscription de Paris. 20e.
[applaudissements]
Je suis Emer Caron, candidat dans la 18e circonscription de Paris.
[applaudissements]
Caroline Mcari, je suis dans la 7e circonscription de Paris. [acclamation][applaudissements] Bravo. Céline Malaisé, Julien Baou, Sandrine Rousseau, candidate dans la 9e circonscription de Paris.
[applaudissements]
Rodrigo Guarenas candidate dans la 10e circons Paris. [applaudissements] Ami Nathan Caté candidate dans la 13e circonscription de Paris. [acclamation]
[applaudissements]
Thomas Lucket, candidat dans la première circ [acclamation] et et Julie Mauri, candidate dans la 14e circo de Paris. 16e arrondissement.
[applaudissements]
La nouvelle union populaire écologique et sociale, c'est une nouvelle force électorale. Nous portons tous ensemble un grand programme. Notre accord est fondateur et historique. C'est un accord de gouvernement qui propose les électeurs de choisir le Premier ministre. Ce ne sera pas Macron qui décidera, ce sont les électeurs qui décideront. le candidat pour le poste de premier ministre que nous vous présentons. J'ai le plaisir d'accueillir Jean-Luc Mélenchon. J'en prie, ça aide.
[applaudissements]
[acclamation] Alors, [applaudissements] vous devinez le plaisir que ça me fait. J'espère que ça se voit. [acclamation][applaudissements]
[applaudissements]
[acclamation] Un grand bonjour aux 300 ou 400 qui dehors regardent sur l'écran. Un grand bonjour aux 7000 qui sur les quatre réseaux sociaux suivent notre rassemblement ce soir. Un grand bonjour à la centaine de journalistes accrédités dont m'a-ton dit un grand nombre de l'étranger. Alors c'est que ça intéresse, c'est queils essayent de se faire un point de vue par eux-mêmes. [acclamation]
[applaudissements]
Je suis sûr qu'il y a aussi des journalistes de notre pays et ça nous fait plaisir. Moi ça me fait très plaisir et je suis comme vous le savez. Donc quand je prends un journal que j'estime comme le Figaro et que je pense à tous les bourgeois qui mettent 3,20 € pour apprendre que nous sommes une union de façade derrière Mélenchon, ça me ravie parce que naturellement ce n'est pas vrai. Mais dormez bourgeois, il y a pas de problème. Alors, vous savez tous, vous savez que je suis un maghré puisque je suis né à Tanger et évidemment je suis un maghrébin européen puisque mes ancêtres sont andalou et siciliens.
Et alors nous autres là-bas, comme on était à la pointe du continent et juste en face quand le soleil, le ciel était tout rouge, on disait "Demain, il y aura du vent d'est." Bon moi l'est, l'ouest, j'étais petit, hein. Mais quand il y avait du ventuest, ça voulait dire que la mer allait être plus agitée côté méditerranée, mais alors du côté atlantique ou c'est vert. En ce moment, je trouve que la météo politique, il y a du vent deste et cette fois-ci,
[applaudissements]
ça sent bon. Et j'ai quelques indications, c'est pas le ciel rouge, mais la première indication, c'est le retour de mes caricatures de photos, la bouche grande ouverte et les points fermés. Si on recommence à sortir le diable de sa boîte alors queil y a encore 15 jours, j'étais toujours souriant et intéressant à montrer qu'est-ce qui a bien pu leur arriver. Et puis j'ai jubilé comme vous tous sur la première page du monde sur six colonnes. Comment penser la planification écologique ? Our ils ont compris. [applaudissements][acclamation] parlez avec nos mots.
Vous finirez par connaître notre grammaire, c'est-à-dire l'idée que nous faisons de la société, de notre rapport entre les êtres humains et avec la nature. Mes amis, nous savons très bien que nous sommes en train d'accomplir une tâche historique et que ce rassemblement de ce soir qui est un peu extraordinaire parce que les règles de financement des parties sont ainsi faites qu'il est difficile de faire des meetings sans tuer tout le monde sur ses comptes de campagne. On a quand même fait ce meeting et ce sera un événement parce que on m'a dit c'est la première fois qu'on en fera un de cette dimension de cette ambition après l'élection présidentielle.
Donc il y en aura vraisemblablement pas d'autres à Paris. Et donc c'est un événement parce que il se situe à un moment inoui de l'histoire politique que nous écrivons entre nous. J'ai bien dit inoui sans précédent. à la sortie de l'élection présidentielle à la stupeur générale alors qu'on donnait notre famille, je dis notre famille, nous tous morts inexistants, pulvérisés, balcanisés, [applaudissements][acclamation] nous n'étions rien. Et soudain, que se passe-t-il ?
Trois blocs surgissent 11400000 voix pour la droite et les libéraux macronistes 11300000 voix pour l'extrême droite 11200000 voix pour nous le bloc populaire [applaudissements] dans toutes les composantes qui constituent son histoire ses rêves, ses espérances ses musiques, ses chansons, le bloc populaire faire 11200000 voix. Nous sommes en état de faire l'histoire si nous comprenons à partir de ce moment et il fallait le comprendre tout de suite que nous pouvions retourner la table tout changer parce que nous étions ce 3è bloc et que l'enjeu c'est le 4e. 12 millions de personnes se sont paraît-il abstenu. Je compte qu'il y a environ 6 millions de mal inscrit.
Ça nous fait 6 millions de personnes. Ceux qui sont les plus unis, les plus dynamiques, les plus proposant peuvent entraîner non seulement les leurs, les retrouver mais les autres. Et tel est le but de la stratégie que nous avons déployé. Nous nous sommes rassemblés pour dire au pays, nous sommes une alternative. Si vous avez compris que ça ne peut plus durer comme cela. Si vous avez compris que l'essentiel de vos espoirs que vous portiez sur vos enfants pour lesquels vous souhaitez la bonne éducation, cet avenir là vous est fermé par la politique qui est déployée par les libéraux.
Si vous avez compris que vous qui voulez que les plus anciens soient bien traités et s'ils sont malades, quel que soit leur âge, qu'ils soient bien soigner, si vous avez compris que ce mondelà est définitivement impossible avec la politique des néolibéraux, si vous avez compris qu'un président de la République dont la politique est condamné deux fois en justice pour son inactivité écologique va continuer et qui s'en fiche de savoir s'il est condamné ou pas et qui ne comprend pas que quand il est condamné, c'est parce qu'il vous condamne à cause de la crise climatique qu'il va aggraver, à cause des conditions dans lesquelles nous vivons tous.
[applaudissements]
C'est vos gosses qui sont à l'ostau à Grenoble. cette cuvette où s'accumule le mauvais air qui pourrit les poumons. C'est vos gosses qui sont à Paris dans ces conditions. Voilà le monde dans lequel nous sommes. Et nous avons un devoir qui n'est plus seulement un devoir politique de proposer quelque chose d'autre comme c'est le cas en démocratie mais qui est de proposer un autre monde, une autre manière de vivre, d'autres principes à la tête de l'action publique. On n' pas dit ça va tout régler d'un coup. Mais du moins, vous savez, du moins, vous savez que nous agirons d'après d'autres principes, d'autres objectifs, d'autres volontés que celles qui s'appliquent aujourd'hui.
J'ai dit une situation extraordinaire parce que nous nous sommes rassemblés. Bien sûr, nous avons fait un accord électoral. Ben faut bien il y a des circonscriptions. Mais c'est la première fois la première fois de toute l'histoire de notre famille depuis la grande révolution de 1789 et depuis qu'il y a des élections qu'au premier tour nous présentons tous ensemble alors même que nous sommes différents et que nous restons chacun ce que nous sommes. la première fois que nous présentons des candidats uniques au premier [applaudissements] tour.
[applaudissements]
C'est la première fois qu'il y a un accord qui unit absolument dans un contenu programmatique des socialistes, des communistes, des écologistes, des insoumis. Jamais auparavant une alliance de cet ampleur n'avait été construite et nous le réalisons avec un programme. Or, quand je lis qu'il y a masqué les divisions, c'est surtout vous qui voulez masquer l'union, chers commentateurs, parce que figurez-vous si vous voulez y réfléchir un instant, que quand vous concluez un accord sur un programme qui comporte 640 mesures qui inclut les impôts, l'éducation, la planification écologique, la mer, la forêt, le cycle de l'eau et Bien, vous signez davantage qu'un programme.
Vous signez l'acte de naissance d'une culture commune et c'est la première fois depuis une génération.
[applaudissements]
une culture commune dans laquelle on va retrouver les traits du socialisme historique. Celui qui pensait que l'égalité sociale était la nécessaire pour que l'égalité proclamée par la déclaration des droits de l'homme soit effective. Une culture commune où tout le monde est de renavant acquis à l'idée que d'abord seulement quelques-uns défendaient. Avec quelle science prémuditoire, quel courage lorsque tout seul et même contre nous, René Dum avec son verre d'eau à la main disait ceci bientôt vaudra davantage que le pétrole. Cette culture de Rénant, nous la partageons.
La culture du communisme qui nous enseignait qu'il y avait des biens communs et ça se discutait à perte de vue, mais qui ne sait aujourd'hui que l'eau, que l'air, que la santé, que le savoir sont des biens communs et en quelque sorte [applaudissements] les intuitions politiques fondamentales de chacune de nos familles se sont vérifiées. Nous, les derniers arrivés, les insoumis. reno avec l'ensemble de ces cultures mais surtout du fond de l'humanisme de la fin du 15e siècle déclarant "L'être humain est l'auteur de sa propre histoire. Il n'est aucune puissance qui lui indique ce qu'il doit faire. Des indications morales, des indications religieuses peuvent lui être suggérées.
Mais au bout du compte, dans la diversité, c'est l'être humain qui écrit son histoire." Et bien c'est ce que veut dire le mot insoumis qui n'est pas contrairement à ce que croient des ballots des gens qui ne supportent aucune règle. Ils ne supportent que les règles qu'ils acceptent. Et ça s'appelle la démocratie. [applaudissements] Pour le reste, on se plie à la loi commune. Mais surtout Mais surtout ce que je veux vous dire à cet instant, quand c'est l'être humain qui écrit son histoire et qu'aucune puissance ne lui dit "Voici ce que tu dois faire.
La politique qui avait en quelque sorte mis de côté dans un autre registre la religion faisait un très grand progrès et a confirmé dans le fil de l'histoire. Et voici qu'on nous ramène à la fin du 20e siècle et dans ce 21e siècle une sorte de dieu bizarre qui s'appelle le marché et qui est censé nous dire ce qui est bon et ce qui est mauvais. et nous dicter un comportement qui aboutit au résultats que vous avez sous les yeux et qu'il continue de défendre tous les jours en expliquant pourquoi nous devons nous soumettre à cette puissance qu'aucun d'entre nous n'a jamais rencontré que sous la forme de la spéculation et des abus de toutes sortes.
C'est pourquoi cette élection se présente d'une manière absolument nouvelle par rapport à toutes celle qu'on a connu auparavant. C'est la première fois depuis la naissance de la 5e République et surtout depuis l'inversion du calendrier mettant d'abord l'élection présidentielle puis la législative. C'est la première fois qu'on donne 3 semaines avant le vote l'opposition en tête alors même que l'élection présidentielle a à peine un mois.
[applaudissements]
[acclamation] Le peuple français [applaudissements] a compris l'appel qui lui était lancé en lui disant c'est le 3è tour. Ce n'est pas un abut de langage. À la précédente présidentielle, on avait rien tranché. On a eu un vote par défaut en tordant le bras de tout le monde. Et là, à nouveau, ça recommence. une élection par défaut et un homme qui peut être élu président de la République française sans avoir jamais développé le moindre programme et qui continue d'ailleurs parce qu'il trouve que la méthode lui a réussi à entrer dans des élections législatives où personne ne nous dit un début de commencement de programme, je vais donc être obligé de le faire à leur place.
Mais enfin, [applaudissements] nous sommes une grande nation, un peuple adulte et civilisé. Et bien tout le monde sent que oui, c'est à cette élection là qu'on va donner un mandat politique. Et c'est pourquoi après vous être réjoui de penser que nous pouvons gagner parce que cette victoire est à portée de main, j'y insiste dans un instant, mais dites-vous bien que s'il l'emporte, il se sentira mandaté pour appliquer les merveilles de son programme.
C'est vous qui ferez la retraite à 65 ans et personne ne vous aura dit que c'est en contradiction complète avec le pronostic d'après lequel grâce à la politique du chef de l'État on reviendrait au plein emploi parce que si on revient en plein emploi, c'est-à-dire à 5 % seulement de chômage et bien alors ça va faire rentrer 6 milliards de cotisations dans les caisses. Or le découvert actuel est de 3. Par conséquent, ce n'est pas le déséquilibre des comptes de la retraite qui justifie qu'on passe à 65 ans.
Ce qui le justifie, c'est leur volonté de continuer à faire baisser le coût du travail en exerçant une pression et qui ne tient aucun compte de la réalité parce que à l'heure actuelle, le départ à la retraite des seniors se fait le plus souvent alors qu'ils sont déjà sans emploi ou par chômage ou par maladie. Et par conséquent, cela va créer, tel qu'on le sait, en passant à 65 ans, les dépenses supplémentaires à la location au chômage et au RSA de 8 milliards. Autrement dit, le passage à la retraite à 65 ans, ça coûte un pognon dingue. Alors, pourquoi le faire
[applaudissements]
quand on sait à l'inverse ce que nous rapporte la retraite en à 60 ans ? Mais ces gens-là ne s'intéressent pas vraiment à la réalité. Savez-vous que la majorité de ceux qui président une association ou de ceux qui acceptent d'être maire d'une petite commune ou d'une moyenne sont à l'âge d'avant de la retraite des 60 ans ? Et je ne vous cite que ça, mais vous savez tous, ceux qui ont déjà 60 ans, quelle fonction vous remplissez dans votre famille auprès de vos petits-enfants, auprès de la société tout entière. Si bien que la seule comptabilité qui est tenue, c'est une comptabilité intéressée à des résultats qui ne nous concernent pas.
Le résultat qui nous concerne, c'est le droit au bonheur de chacun, la tranquillité de la vie, sa douceur. [applaudissements] Arrêtez d'user les corps, arrêtez d'user les nerf et les esprits.
[applaudissements] vivre tout simplement parce que la vie peut être belle, parce que la beauté est répandue dans les paysages, en nous-même, dans l'art, dans la culture et que tout ça ne peut pas se vivre au rythme frénétique ou mur dans les tâches de survie comme le sont tant millions de nos compatriotes dont l'horizon essentiel est de savoir comment ils vont arriver à la fin de la semaine et de la fin de la semaine à la fin du mois, tellement les conditions quotidiennes sont sévères et comme c'est de faire vivre sa famille, d'organiser ce qui va se passer en ne sachant pas soi-même où on en sera au moment où se battent des records. 785000 interruptions de fourniture d'électricité.
Comment vit-on sans électricité au 21e siècle ? 300000 interruptions d'eau, c'est interdit. Alors, ils n'interrompent pas. Ils vous font couler des petites gouttes. Des millions de nos compatriotes en sont là. 8 millions de personnes sont à l'aide alimentaire. Depuis le début des merveilles de monsieur Macron, il y a 400000 pauvres de plus. Une grande occasion est là de tourner cette page, de passer à autre chose. Regardez comme ils finissent par avoir peur de la vérité elle-même qu'il suffirait d'énoncer. J'ai lu qu'on avait découvert qu'il y a dans notre pays 41000 riches. J'avais pas la même statistique. Qui sont ces riches ? Ceux qui gagnent deux fois le revenu moyen.
C'est-à-dire qu'ils ont pour chacun 3600 €. Ah c'est vrai que pour quelqu'un aujourd'hui qui est enfermé dans une petite retraite à 500 € ou un minimum vieillesse à 600 quelque chose, je sais plus comment ça s'appelle ça s'appelait minimum vieillesse. C'était très bien le rest j'ai rien compris mais ça existe toujours ça. Oui. Alors c'est une fortune 3600 mais une nouvelle fois c'est un chiffre 4100 on pourrait dire ben vous voyez rêver d'être millionnaire ça finira par vous arriver. Non le président il dit qu'il faut rêver d'être milliardaire. J'ai déjà dit que c'était un rêve pervers. Je ne vois pas pourquoi j'inciterai la jeunesse à rêver d'être milliardaire.
Je l'inciterai à se rendre utile à la société, à faire de bonnes études pour pouvoir nous permettre de régler les problèmes qu'on a. Pas d'être milliardaire. Pourquoi faire ?
[applaudissements]
Alors 41000, vous vous foutez de nous, hein ? C'est habituel. Non, mesdames, messieurs, mes chers amis et pour beaucoup d'entre vous, chers camarades, non, la vérité est la suivante. 5 personnes possèdent autant que 27 millions dans ce pays. Voilà la vérité. Et c'est de ce monde là dont nous ne voulons plus. [applaudissements] 2000 personnes meurent [acclamation] de la rue chaque année. 565 personnes par an meurent sur leur poste de travail. 1200 personnes par an meurent du travail par les maladies professionnelles. Où sont les grands déploiements à ce sujet ? Quand parle-t-on comme d'une insécurité fondamentale ? Jamais. Pourquoi ? Ça ne les intéresse pas. C'est pas leur sujet.
C'est pas là qui a à leurs yeux le centre de l'action publique. Et nous, nous pensons l'inverse que c'est en commençant par s'occuper de ce qui va le plus mal qu'on rend la vie supportable à tout le monde, ceux qui subissaient les fléau d'hier et ceux qui ne veulent pas vivre entourés de malheur. [applaudissements] une situation extraordinaire se présente de régler ce type de problème parce que nous allons et là bien sûr il y aura des tâches qui sont dans l'urgence et d'autres dans la durée. Bon évidemment sur les affiches, c'est merveilleux faire premier ministre quand on y réfléchit de plus près. Ça m'a l'air assez dévorant.
Et puis mais quel moment quand c'est notre tour ça va toujours mal. Alors là, on nous annonce pour l'été une sécheresse carabinée qui va tout détraquer. Alors, détraquer les moissons, les bêtes auront moins à manger. Donc, on va abattre davantage de bêtes et puis ça va coûter plus cher. Et puis le cycle de l'eau est perturbé, donc bah ça va pas aller bien pour vous hein, par la force des choses. Donc les urgences de l'hôpital déjà, ils ont sorti le drapeau blanc. 120 système d'urgence hospitalier fermé. J'y reviens dans un instant mais c'est pour dire ça vient. Et puis tous ces gens qui disent "Mais qu'est-ce qu'on fait nous ? N'arrive plus 5 % d'inflation.
Inflation c'est un grand mot pour dire augmentation des prix. Les nouilles plus que 40 % non 15 % pour les nouilles. L'essence on en parle pas si on veut en parler. Bref, ça explose partout. Les gens disent "Mais moi, je m'en sors pas, qu'est-ce que je fais ?" Alors, voici des grands discours. Un monsieur le maire qui dit euh "Mais ça va se calmer ?" Ah ben la dernière fois qu'il a dit ça, c'était à propos de l'essence et depuis ça a triplé. Alors, il a pas l'air d'être si qualifié qu'il le croit pour dessiner le futur de l'économie. Donc, nous allons bloquer les prix. bloquer les prix [acclamation] [applaudissements] et les bloquer à la baisse.
On m'a dit si vous faites ça, vous allez fausser le cycle économique et créer des pénuries. Je me passe. Moi, je vais créer des pénuries. Mais c'est eux qui les créent. Qu'est-ce que c'est la pénurie ? C'est quand vous avez pas et ben justement vous avez pas d'électricité pour cela, pas de nourriture pour cela. des enfants qui vont à l'école, le ventre vide, des gens qui se nourrissent moins, qui se chauffent moins, en ce moment, il fait chaud. Mais cet été, je connais un certain nombre d'entre vous, vous allez vous mettre à appuyer comme sur l'accélérateur de votre clim et qu'est-ce qui va se passer ? Vous allez pomper de l'électricité comme des fous.
Et ben l'électricité, elle va vous arriver d'où s'il vous plaît ? Nous allons une crise qui s'annonce devant nous. Et à cause de quoi ? Du nucléaire. Pourquoi ? parce qu'on réchauffe pas, on refroidit pas des centrales avec de l'eau chaude et cet été l'eau va être chaude et il y aura moins d'eau dans les rivières. Je dis pas ça pour avoir ici au détour de ma position à cette tribune à qui personne ne peut répliquer une discussion avec ceux qui ne seraient pas de mon avis à propos du nucléaire mais juste pour dire que ça fait partie de ce qui arrive. Alors je suis obligé de vous le mentionner parce que ça fait partie des choses que nous avons devant nous.
Nous avons besoin absolument que les prix soient bloqués pour les produits essentiels et pour l'énergie dont tout le monde a besoin. Qu'on ne me dise pas que c'est impossible parce que c'est ce qu'on fait aujourd'hui sur l'île de la Réunion où le préfet fixe les prix de 153 produits et il n'y a pas de pénurie à la réunion et le prix de l'essence est fixé de cette manière-là et il continue à y avoir de l'essence. [applaudissements] Mais alors, si je suis le chef du gouvernement en qualité de chef du gouvernement français, je me tournerai vers l'Union européenne et je leur dirai mes collègues, écoutez, l'Espagne et le Portugal ont déjà bloqué le prix du gaz et de l'électricité.
Pour bloquer le prix de l'électricité, bloque le prix du gaz, on comprend, ils le produisent comme ça. Et qu'est-ce que vous avez dit ? Vous n'avez pas dit que c'était pas bien. Vous avez dit "Bon, on peut comprendre." Et bien, vous allez comprendre la même chose pour nous. Mais surtout, je vais vous dire une autre chose. Je vous demande je vous demande parce que nous avons pris collectivement dans l'Union européenne la décision de boycotter le gaz et le pétrole russe. C'est une mesure qui est nécessaire si l'on veut opposer au gouvernement de monsieur Poutine des moyens matériels pour essayer de le faire reculer. Mais il y a une conséquence pour nous-même, c'est que le prix s'envole.
Dès lors, je demande que le prix du pétrole soit bloqué en Europe, pas seulement en France, dans toute l'Europe, car aucun producteur ne peut dire non à 450 millions de consommateurs. [applaudissements] Et c'est un écologiste qui vous parle. Je ne dis pas que je suis enchanté de recourir à une telle méthode pour faciliter la consommation d'un produit qui nous pose tant de problèmes. Mais il est absolument inenvisageable que les mesures écologiques auxquelles nous aspirons de réduction de tout ce qui produit des effets des gaz à effet de serre notamment le CO2 soit réglé sur le dos de la consommation populaire. Ça n'a pas de sens.
Ceux qui doivent mettre la main à la poche aujourd'hui sont ceux qui sont en train d'accumuler les plus grandes fortunes que l'histoire a jamais vu. Car la firme totale qui paraît-il est française accumule un bénéfice comme jamais aucune entreprise dans toute l'histoire de France n'a fait. C'est ce qui conduit d'ailleurs certains qui commencent à se rendre compte que le système du libre marché repose sur la spéculation et que la spéculation est un ennemi commun. Autrement dit que par certains aspects, le capital lui-même a à souffrir des effets spéculatifs.
Ceux qui portent sur le pétrole, car du jour au lendemain, les producteurs pourraient en faire sombrer les prix, mais aussi sur d'autres. Ce n'est pas moi ni mon camarade Pierre Laurent que je vois au premier rang qui a décidé d'augmenter le prix du blé. Je veux dire, c'est pas une mesure communiste. Alors, il serait plutôt contre. Moi aussi, ça tombe bien. Mais on n pas tous les deux seuls, mon cher Pierre. Il y a aussi monsieur Édouard Leclerc, c'est la surprise. Il dit "Le prix a augmenté mais c'est de la spéculation." Alors si c'est de la spéculation, c'est comment faire ? On bloque les prix.
Alors monsieur Lecler, va falloir aussi mettre la main à la poche parce que vous faites en ce moment quand même quelques gros bénéfices. Et ben vous allez donc réduire vos marges. Alors c'est un mauvais moment à passer mais tout le monde passe un mauvais moment. C'est pas les uns passent un mauvais moment, les autres se gobergent. Ça s'appelle faire société. Ça s'appelle vivre ensemble. Nous sommes une nation, [applaudissements] pas un magasin. Le gouvernement a été condamné, vous ai-je dit, deux fois, pour les responsabilités écologiques. Il va y avoir la crise de la sécheresse cet été. Vous allez pas seulement vous rendre compte à quel point René Dumont avait raison à propos de l'eau.
On est déjà en crise sécheresse dans la moitié des départements français et on est juste au mois de mai. On arrive au mois de juin là c'est le mois de juin. Moi je vois plus le temps passer. Alors bon allez en avant. On est au mois de juin. Pourquoi pas ? Mais ce que vous allez découvrir à ce moment-là, c'est que toutes les rivières de France, 90 % des rivières de France, toutes les rivières de France sont polluées au glyphosate. Vous allez découvrir que ce glyphosate, quand il y a moins d'eau, il s'accumule dans des conditions encore plus dangereuses qu'avant. et 90 % d'entre vous ont du glyphosate déjà dans leur corps.
Et ne croyez pas que parce qu'on en parle pas, c'est pas dangereux parce que le chlore déconne dans les Caraïbes, il était interdit en 76 aux États-Unis d'Amérique. Il a été interdit au début des années 90 au Canada et puis ensuite dans l'hexagone. Et on a attendu encore 3 ans jusqu'à 1996 pour soi-disant écouler les stocks sur le dos des gens. Et maintenant toute la population des Caraïbes françaises est contaminée au chlor des connes. Le glyphosade, c'est une chose, il y en a partout mais le glyphosade se décompose dans l'eau et dans la terre. Et quand il se décompose, il produit d'autres corps qui sont plus dangereux que le glyphosate lui-même. Et comment je le sais ?
parce que je ne le sais pas, parce que on l'a jamais étudié, parce que on ne sait pas ce que ça produit comme effet sur la santé. Donc vous voyez que entre autres choses, nous aurons immédiatement à déclencher une politique de recherche fondamentale pour qu'on connaisse ces conséquences et pour qu'on puisse les mesurer par rapport aux autres problèmes que nous rencontrons. [applaudissements] L'irresponsabilité écologique, c'est ceux qui ne font rien et qui attendent que la catastrophe arrive pour faire quelque chose.
Au mois de septembre et d'octobre prochain, les climatologues nous expliquent que nous aurons ce qu'on appelle des épisodes méditerranéen beaucoup plus violent sur la façade sud de notre pays. Vous voyez l'affaire de la vallée de la Roya qui recommencerait plusieurs fois. Que fait le gouvernement ? Je vous prie, quand-il prévu une visite de monsieur Macron sans doute comme la dernière fois en hélicoptère en emmerdant tout le monde qui est obligé de tout arrêter de pelletter le temps qu'il passe ? Non, rien. Comme d'habitude, on attend qu'on en voit le nez devant. Qu'est-ce qu'on va faire face à la sécheresse ? Il sait pas.
Vous savez tous comme moi qu'on va être obligé de tremballer de l'eau d'un bout à l'autre dans des camions comme on le fait, qu'on va être obligé d'utiliser différemment la ressource. Ça c'est les mesures de court terme. J'ai déjà dit 10 fois sur le premier plateau du Jura, le Jura, voyez les forêts, tout ça là, vous dites là-bas, c'est l'air pur, il y a pas un problème. On peut plus consommer l'eau potable dans 12 communes du premier plateau.
Et ben vous l'aurez dans je ne sais combien d'endroits où on va découvrir que l'eau n'est plus potable comme c'est déjà le cas dans un certain nombre de communes celles que je viens de mentionner où il y a plus d'eau dans le grand est du pays dans des endroits où jamais vous pensez qu'il y a un problème d'eau tellement sévère mais la sécheresse est là. Tous ces problèmes, les uns sur les autres à chaque fois nécessite non seulement des mesures d'urgence mais aussi des mesures plus en profondeur. Pour l'eau, le cycle de l'eau doit être doré avant surveillé de A jusqu'à Z. Ça veut dire qu'on commence déjà par arrêter partout le gaspillage. 20 % de l'eau se perd dans le sol.
Et il y a des malins qui sont venus me dire "Ah ben c'est pas grave, ça retourne dans les nafréatiques. Mais ballot, tu as rien compris. Au passage, ça a traversé une terre remplie de chlore déconne. Ça va de de glyphosate, ça va en mettre partout dans la nave fréatique. Donc non, on a intérêt à réparer tout ça. Dites-moi voir quel est le problème. On manque de tuyaux ? Non, il y en a. On n pas l'usine ? Si on l'a. On manque de bras pour poser des tuyaux ? Non, il y a plein de gens. Donc, on manque de quoi ? De sous. Et ben, on le décide et on le fait. Depuis quand l'argent est un obstacle ? Quand on est la puissance publique, [applaudissements] c'est un investissement.
Ce qui sera installé là, on l'amortit en 20 ans, 30 ans, 40 ans. Où est le problème ? Il y en a pas. Si il y a une idée, ils s'en foutent. C'est pas là qu'il faut mettre l'argent. C'est pas ce qui leur importe. C'est pas ce qu'ils veulent faire tout de suite. Ce qu'ils veulent faire tout de suite, c'est tout ce que vous connaissez qui est dans le programme du gouvernement. une occasion extraordinaire de tourner la page. C'est pas moi qui vais faire tout ça. Tout premier ministre que vous allez me faire. C'est évidemment des équipes et je vais vous dire c'est pas rien. Ne prenez pas ça pour rien.
Tout ceci est en harmonie, en osmose profonde avec le pays, avec les associations écologistes, avec les syndicats, avec les travailleurs. Ça veut dire que si nous décidons quelque chose et bien nous savons que nous l'avons décidé parce que l'idée nous en est venue du terrain. Tout ce qui est dans notre programme vient du terrain. C'est pas une équipe de communiquants et d'experts qui l'a rédigé ce programme. C'est la partie la plus avancée de notre société qui pense au futur et qui s'est tourné vers nous pour nous amener le meilleur de ce qu'elle a imaginé pour la suite. Ce n'est pas rien que quand nous irons de l'avant, alors on verra la société se mobiliser elle-même pour aller de l'avant.
Nous aurons des milliers et des milliers d'inspecteurs de cette qualité de l'eau qui viendront du terrain, qui comprend ce qui est en train de se faire, qui verront que nous sommes arboutés pour bien faire et faire tourner tout ce système économique. Là, je ne vous ai parlé parce queon va pas y passer la soirée que des conséquences. Mais bien sûr qu'il va falloir remonter. C'est fini l'époque où on produit n'importe quoi, n'importe comment, dans n'importe quelle condition. Mais en même temps, je me rends compte que je ne peux pas sur un claquement de doigts faire tourner une machine économique de cette importance là. Donc, il faudra s'organiser, planifier, changer morceau par morceau.
Et quel que soit notre avis sur le sujet, nous sommes obligés à marche forcé comme nous savons le faire nous, le peuple français, chaque fois que la nation est en péril, nous saurons le faire, c'est-à-dire nous déployer pour construire les milliers de machines dont nous avons besoin. Hydrolienne, éolienne offshore à installer à 20 km des côtes. hydrolienne. Il y en avait 100000 dans ce pays. À l'époque, ça s'appelait des moulins. Maintenant, s'appelle hydrolienne. Mettre des hydroliennes partout parce que nous devons compenser l'électricité que nous ne saurons plus produire ou que nous ne pourrons plus produire.
Il faut le faire vite, il faut le faire avec énergie, il faut le faire avec détermination. J'ai dit aux élèves ingénieurs que je suis allé rencontrer à Nant, je leur ai dit "Vous venez bien de m'applaudir." Et ben maintenant faut retrousser les manches parce que si c'est nous qui l'emportons, il faut vous mettre au travail dès maintenant pour nous mettre tout ça en route et vous vous savez le faire. Vous êtes allé à l'école, moi je sais pas le faire. Je sais pas comment on construit une hydrolienne,
[applaudissements]
mais toi garçon, toi fille, tu sais, alors vous allez le faire et ainsi de suite. Ça compte tout ça et il y a que nous qui pouvons faire ça. Et c'est vrai dans combien d'autres pays qui pensent comme nous, les peuples pensent comme nous et on leur dit partout "Oh, c'est pas possible, c'est pas possible." Mais si nous autres, les Français nous montrons que c'est possible, alors vous verrez que dans bien d'autres pays, on se dira faisons comme les Français et que ils se donneront les moyens politiques qu'il ne se donnent pas forcément aujourd'hui. Enfin, tourner une page d'une histoire que compte tenue de mon âge et de tout ce que j'ai vu, j'ai trouvé plus affligeante que tout.
C'est le recul de la démocratie dans notre pays par des gens qui ne cessent de faire des phrases sur la liberté, qui ne cessent de nous accabler de toutes sortes de remarques sur notre rapport à la liberté. Mes enfin, en 5 ans, nous avons voté 21 lois qui réduisaient des libertés dont 11 à propos de situations sanitaires qui ensuite ont été utilisées pour toute autre chose que les situations sanitaires. Nous sommes dans un pays où vous avez vu que progressivement l'État s'effondre autour de nous, c'est-à-dire que des fonctions qui étaient accomplies par des services qui fonctionnaient ne fonctionnent plus. assurer la tranquillité autour d'un match de foot terminé.
Tout ce qu'on sait faire, c'est tirer dans le tas et tabasser ceux qui bougent. Ça c'est pas l'idée qu'on se fait de la police. C'est pas ce service qu'on attend. Ils sont capables de faire autre chose. Mais pour ça, faut changer les chefs, faut changer les normes et il faut changer la surveillance. [applaudissements] Je m'en prends à ceux qui dirigent parce que franchement ralbol,
[applaudissements]
qu'est-ce que j'ai pas entendu ? Qu'est-ce que j'ai pas entendu ? parce qu'il y avait un mot qui plaisait pas. Bon d'accord, ils sont tombés le mot. Où est passé mon papier ? Ah oui, voilà. Darmanin devant le Sénat, vous avez pas suivi. Bah, il a parlé de l'affaire du stade. Tu y étais Pierre ? Tu as entendu ? Voilà ce que dit Darmanin. Il y a eu des gestes inappropriés, disproportionné d'un certain nombre de policiers ou de gendarmes mobiles qui ont été documentés. C'est les gestes qui sont documentés, pas les gendarmes.
J'ai vu personnellement, dit cet homme qui a aggravé la pagaille en étant présent sur le terrain, j'ai vu personnellement de fait où manifestement l'ordre public et l'usage de gaz lacrymogène était contraire aux règles d'emploi. J'attends que la petite secte qui s'appelle Alliance donne son avis sur ce genre de déclaration
[applaudissements]
parce que pour avoir dit moins que ça, pour avoir dit moins que ça, j'ai eu droit à un procès. [applaudissements] J'ai demandé des sanctions au préfet de police pour ces deux responsables des forces de l'autre. Et ben la différence c'est que nous nous demandons des sanctions pour les chefs, pas pour les troupiers, pour les chefs. Le préfet de police, l'allemand [applaudissements] dans 3 semaines, je suis élu, il s'en va. [acclamation]
[applaudissements]
Si vous êtes capable si vous êtes capable de demander des renseignements pour deux gestes inappropriés, et bien l'élu de Marseille que je suis dans lequel il y a cette rue qui descend sur laquelle il y a un immeuble qui est là qui fait 5 étages et bien l'élu de Marseille vous dit qu'il a eu un geste inapproprié qui a consisté à tirer une grenade offensive sur une femme de 83 ans.
[applaudissements]
J'ai vu [acclamation] des gestes disproportionnés qui ont abouti 32 fois à éborgner quelqu'un. Je n'ai jamais fait autre chose que de protester contre un tel usage de la force. Je demande alors que nous allons avoir les Jeux Olympiques, alors que nous allons avoir des championnats de rugby, je demande que le conception d'ensemble de l'usage des forces soit revue repensée. Il n'y a rien dans ce que je dis qui soit personnellement offensant à l'égard de tel ou tel. Je ne suis pas en train de montrer du doigt, même si comme homme, oui, je suis un homme.
Je m'adresse aux jeunes hommes qui sont capable de prendre une arme pour tirer dans la figure de quelqu'un et leur dire c'est un geste immoral et c'est un geste qui n'a rien à voir avec l'idée qu'on se fit nous du respect que doit se gagner celui qui a l'uniforme. [acclamation]
[applaudissements]
J'espère être compris. J'estime que les propos de monsieur d'armanain devant le Sénat valent pour nous disculper de toutes les accusations absurdes qui ont été faites contre nous. Alors, je vous ai dit, on va tourner la page de tout ça. C'est recul de la liberté. Franchement, il y a la presse étrangère qui est là, ça m'embête d'en parler. Mais dans quelle démocratie voit-on un président de la République convoquer un conseil de défense qui est un conseil secret dont on ne connaît pas les délibérations pour décider des questions de santé, de ceci, de cela ? Dans quelle démocratie du monde une chose pareille existe ? Ça n'existe pas. [applaudissements] Et vous savez pourquoi ils l'ont fait ?
pas parce que c'était de la défense, pas parce que c'était un secret, c'est parce que quand ils sont là-dedans, comme il y a le secret défense, personne ne peut aller devant la haute cour de justice. Voilà l'unique raison pour laquelle les décisions étaient prises là, pour laquelle pendant toute une période, on se demandait qui gouvernait dans ce pays. On a soulevé cette question, nous tous les parlementaires, qui gouverne, qui est responsable, qui vient devant nous rendez compte de ces actes. Ça ça s'appelle une démocratie. Là où le chef fait ce qu'il veut, comme il veut, quand il veut, c'est autre chose. D'accord ? Ah bah oui, il faut y penser. Nous relevons d'un autre principe.
Qui sommes-nous ? Nous sommes des solidaristes. C'est-à-dire que nous croyons que la vertu suprême de l'organisation sociale, c'est d'organiser la solidarité entre les êtres humains et que cette solidarité va contre les discriminations. Qu'elle est contre les discriminations, c'est s'en protéger par davantage de démocratie et qu'un peuple qui vit de cette manière est en état de mesurer sa responsabilité à l'égard de la nature et de tout le vivant. Quand on ne vit pas tranquille, sauf en se caffé. Est-ce que vous savez que chaque année, on écrabouille vivant 50 millions de poussins ? On fait ça en ce moment. On devait arrêter en janvier, ils ont reporté à décembre prochain.
En ce moment, il y a une épidémie de gripe avière. Tout le monde réfléchit pour que pourvu que le virus ne passe pas à l'être humain, il est déjà passé à l'être humain une fois en Chine. On en est à la 5e crise de la même maladie. Et qu'est-ce qu'ils ont fait pendant quatre crises ? Rien. Il compte donc à chaque fois que ça s'arrange cette ambiance d'irresponsabilité, de barbarie gratuite que personne ne peut interrompre, sur laquelle personne ne peut rien dire parce que les principaux responsables se cachent, se défaussent, refusent. Quand c'est une élection présidentielle un débat, quand c'est une élection législative un débat, ils ne ressortent de leur boîte que quand ils ont la trouille.
Et en ce moment, ils ont la trouille. [acclamation] Alors, ils ressortent de leur boîte.
[applaudissements]
Qu'est-ce que je vois ? Ça je voulais garder pour la bonne bouche. Alors c'est monsieur Gou de mes yeux. J'ai perdu ma page ou quoi ? Ouais, j'ai perdu. À force de tripoter tous ses papiers. Et ben ouais. Non, elle va être là. Oui, peut-être. Non, elle y est pas. Garçon. Antoine, s'il te plaît, amène-moi la feuille. Je l'ai perdu. Non, lève-la, j'ai trouvé. Non, mais bon, après on dit les notes, ça aide. Tu parles que ça aide. Alors, monsieur Route de Bieux, je l'estime parce que par la force des choses, c'est le chef du MDEF et si nous gouvernons, il va bien falloir parler.
Et puis je vais vous dire, je l'estime parce qu'il est venu à une émission de télé où quand même il a fait fort le gars. Pas de cravate. Le col ouvert, il commence par s'engueuler avec la journaliste. On aurait cru un des nôtres. Et puis il se marre, il dit des trucs puis il me tape hein, il me dit deux trois trucs mais avec le sourire et je me suis dit waouh c'est un champion parce que il arrive à nous faire oublier que c'est quand même lui qui donne le là lui et ses prédécesseurs depuis 30 ans et que tout va de plus en plus mal. Alors il avait dit une chose incroyable 10 février 2022 je prends au sérieux Jean-Luc Mélenchon. Ça m'a fait plaisir. Il est prêt à gouverner. Ça m'a fait plaisir.
[applaudissements] Écoutez, le meilleur c'est pour maintenant. Ça ne va pas être le chaos comme certains le disent. Ah ! Ah ! Alors, pourquoi ce matin éprouve-t-il le besoin de dire Jean-Luc Mélenchon est prêt à gouverner, prêt à mener la France dans le chaos ? Il dit en gros c'est on taxe tout le monde. Ah ben non, on taxe certains. Il aura pas suivi mon récit. Alors, c'est vrai que il y en a qui vont mettre la main à la poche, mais jusqu'à 4000 € de revenus personnel, vos impôts sur le revenu vont baisser. Alors, ça concerne les autres, hein. Ah ben les autres, on va payer un peu plus, mais les cinq qui possèdent autant que 27 millions, ça c'est clair, ils vont nous voir arriver.
Alors lui, il dit quoi ? Les chefs d'entreprise vont arrêter d'embaucher. Et ben, c'est exactement ce qu'ils sont en train de faire. Ils m'ont pas attendu apparemment. Et ça fait un moment que ça dure parce qu'ils prétendent qu'ils ont fait baisser le chômage en se cachant bien de vous dire qu'ils ont inscrit 900000 jeunes en contrat d'apprentissage et qu'un contrat d'apprentissage c'est un contrat de travail. Alors que 25 % de ces jeunes fichent le gant au bout de 3 mois de leur contrat d'apprentissage. Pas vu, pas pris. Et dans les statistiques de l'éducation nationale s'apport. PDV perdu de vue. Au revoir et merci. Vous êtes dans le bon coin des statistiques, perdu de vue.
Ils vont arrêter d'investir et attendre que la tempête passe. Bah ça fait un moment qu'ils attendent apparemment parce qu'au cours des 10 dernières années, ils ont augmenté les versements de dividend de 70 % et ils ont baissé leur investissement de 5 %. Autrement dit, plus on leur en donne, moins ils s'en servent ou bien plus ils s'en servent pour faire autre chose que ceux pourquoi ils prétendent qu'ils sont là. C'est-à-dire faire tourner des entreprises, imaginer acheter des machines nouvelles, embaucher des ingénieurs, avoir des unités de recherche qui leur permettent d'avancer. Non, ils ne le font pas. Et pourtant, ils ont été arrosés, ruisselés à mort, mais ils sont toujours là.
Je vais vous dire une chose, vous allez vous entendre avec moi pour une raison simple. Vous n'aurez pas le choix. Et dites-moi voir [applaudissements] si vous êtes un entrepreneur et que quelqu'un vient, je sais pas moi, au restaurant et il vous passe la commande et vous lui dites "Ah non, vous êtes déjà le 10e à être venu aujourd'hui, j'en ai assez vu et puis euh j'attends que la tempête passe." Vous allez pas servir ? Bien sûr que si. Si je vous achète une brouette et qu'un autre vient aussi parce qu'il fait du jardinage et que comme on a bloqué les prix et augmenté les salaires, il y a des sous pour acheter une nouvelle brouette. Vous avez pas de brouette vous ?
Mais c'est un problème la brouette au bout. Tu en as une toi ? Bah oui, régulièrement faut la changer. Aucun entrepreneur ne renoncera à servir un consommateur. Par conséquent, je n'ai pas une seconde de doute sur le fait que de toute façon, ils feront ce qu'il y a lieu de faire. Mais si vous m'agaissant un petit calcul que le déficit de l'État dans son budget est de 150 milliards. C'est exactement la somme qu'on leur a donné en crédit d'impôt.
[applaudissements]
Nous faisons un paris économique. Nous avons organisé un circuit sur lequel on est tombé d'accord sans trop de difficultés. Nous allons en effet dépenser 250 milliards de plus. Et quand ces 250 milliards seront partis en paye pour les fonctionnaires, en investissement de l'État, des collectivités locales et cetera, de l'autre côté, ça nous ramène des cotisations sociales puisqu'il y a plus de monde qui bosse et puis ça ramène des taxes. Parce que quand on vous dit que les pauvres payent pas d'impôts, ça c'est une histoire pour les riches. C'est pas vrai hein, ils payent la TVA et ça leur coûte plus à eux qu'aux autres.
Donc ça vous fait de la TVA, ça vous fait de l'impôt sur le revenu et ça ça vous ramène dans la caisse 267 milliards. Donc vous sortez 250 et vous récupérez 267.
[applaudissements]
Ça c'est le circuit que nous avons imaginé. Je mets au défi les économistes libéraux d'accepter un débat avec le conseil économique de la Nouvelle Union populaire qui est composé d'une centaine d'économies. [applaudissements] Nous ne supportons [acclamation] plus l'arrogance de ceux qui prétendent nous donner des leçons de gestion.
[applaudissements]
Ceux là même qui ont réussi à creuser la dette de l'État comme jamais. Parce que qui l'a faite cette dette de l'État ? Ce n'est pas vous, ce n'est pas nous. C'est les libéraux qui ont gouverné. 600 milliards pour monsieur Sarkozi, 500 pour le suivant et ainsi de suite. Alors, ça suffit la leçon de bonne gestion qui a ruiné l'État, qui l'a désorganisé avec l'idée que le marché viendrait le remplacer. Où le marché a-t-il réussi à remplacer l'État ? Donnez un exemple, montrez-nous ça s'est passé jamais, nulle part. Où le système privé de santé a-t-il remplacé le système public ? Nulle part.
Je vous raconte les gens arrivant aux urgences de la Timone à Marseille avec accroché sur un brancard un bout de papier où il était écrit dessus cette personne a telle et telle maladie. Pourquoi ? Parce qu'elle était arrivée à la clinique privée et que comme ça les intéressait pas comme cas, c'est leur raison. Ils l'ont remis sur le brancard pour l'envoyer au public. Pourquoi ? Ben c'est la logique. Le privé a bien sûr fait des travaux de santé évidemment de bonne qualité. On va pas discuter ça, mais il a d'autres logiques de fonctionnement qui sont celles du service public et de l'hôpital public.
Donc le privé n'a pas remplacé le public et il ne le peut pas et nous ne le souhaitons pas parce que nous connaissons les pays où les gens arrivent aux urgences où on regarde s'ils ont leur carte bancaires et où quand vous entrez toute la famille se coalise pour dire "Oui, on va payer. Ne vous inquiétez pas, nous ne laisserons pas notre père, nous ne laisserons pas notre mère dans la maladie sans que vous le soigniez." et tout le monde vit ses comptes et sort ses économies. Parfois d'une vie, parfois c'est grave, la maladie est un peu longue. Peut-être faudra-t-il penser à vendre la maison que l'on avait acheté.
Voilà ce que c'est les pays où on ne soigne pas tout le monde, quelle que soit sa maladie, autant qu'il a besoin d'être soigné, comme c'est le cas grâce à la SC en France. [applaudissements] Alors [applaudissements] chers commentateurs étrangers, si vous voulez savoir ce qu'est la France, et ben c'est ça. Liberté, égalité, fraternité, sécurité sociale.
[applaudissements]
Alors bon voilà, ça c'est pour vous de yeux parce que là depuis quelques jours, ils les ont fait ressortir parce qu'ils faisaient pas campagne. Donc nous nous partout il y a des militants des femmes, des hommes là ils s'y mettent tous de tous les côtés et on sait très bien que ça a percuté dans la masse du peuple français. au point que un sondage paraît qui dit que nous sommes à touche touche touche touche grâce à une loupe spéciale une entreprise de sondage extrêmement performante a réussi à distinguer 0,5 points d'écart entre nous devant et eux derrière. Bon, ça nous fait plaisir, on est devant.
Ça nous inquiète pas trop parce que aux élections présidentiel, pour ce qui me concerne, ils se sont trompés le même institut de 5 points. 5 points, c'est les trois points de la marge d'erreur. B, c'est quand même quelque chose, hein. Vous vous garez et vous avez droit à 3 % d'erreur dans l'évaluation du véhicule qu' a derrière. D'accord ? au bout de 3 % vous êtes rentré dedans. Bah eux 5 deux points de plus le capot est tout défoncé derrière. Résultat les gens qui sont dit va pas y arriver la marche est trop haute et qui sont restés à la maison bah ils nous ont pas aidé. Enfin bon ceuxl ils disent qu'on est quand même un demi-point de vent.
Mais une fois qu'ils ont transposé ça sur les circonscriptions, je ne sais pas avec quel perlin pimpin reporter tout ça et ben ça donne que le point bas de je sais pas comment il s'appelle ensemble renaissance lem je sais pas quoi. Ouais voilà. Alors euh leur point bas c'est 230, la majorité c'est 287 89 et d'où un autre point bas il est dans en dessous de leur point bas mais notre point haut il est au-dessus de leur point bas donc on peut avoir la majorité et pour qu'ils arrivent à leur point haut faut qu'ils aient avaler toute la droite. Il a quand même resté un bout d'or. Dans ce cas-là, les chances que nous avons de gagner sont assez élevées. Alors, ils le savent.
Pourtant, ils ont mis le paquet. Ils ont compris que c'est un enjeu. Si les gens pensent qu'on peut gagner, ils vont descendre par paquet, par grappe, par wagon. De tous les côtés, ils arriveront. J'ai vu ça dans ma vie, je sais pas combien de fois.
[applaudissements]
Quand on se dit ça sert à quelque chose ou on y va. Alors depuis 3 semaines,
[applaudissements]
[acclamation]
[applaudissements]
on [acclamation] alors depuis 3 semaines,
[applaudissements]
ils écrivent dans les journaux "Ils se rêvent à Matignon. Je rêve de toutes sortes de choses, sauf d'argent et de Matignon. Je sais pourquoi il dit il se rêve. C'est pour dire il écrivent d'ailleurs, c'est pas possible, il y croit pas lui-même. Là, il me faut un compliment. Il est trop intelligent pour y croire. Donc il est trop intelligent pour y croire égal c'est un menteur. C'est sympa la manière d'injurier. Il se rêve et blablabli se rêve et tout le monde c'est curieux, c'est le même mot partout. C'est un hasard hein, pas de problème. Il se rêve parce que il voudrait que tout le monde se dise c'est pas possible. J'ai vu un éditorial, c'est ça qui me paraît curieux quand même.
Je sais pas quelle explication vous avez à ça. Je lis dans un journal soi-disant populaire euh qui un éditorial et un jour l'éditorialiste dit "Ah ce type est un génie, il s'agit de moi. Euh bah c'est formidable, il va peut-être y arriver et tout et tout." Quelqu'un a dû passer derrière parce que le lendemain, il récrit le papier en mettant "Ce type est pas si bête qu'il en a l'air. Il s'agit toujours de moi." Mais il sait très bien qu'il peut pas y arriver.
et un de ses proches nous dit "C'est juste pour avoir le plus d'élus possible." Et ben moi, j'ai entendu dire par un proche de l'éditorialiste que il a écrit ça parce qu'il s'est fait engueuler et qu'on lui a dit "Il faut quand même pas abuser. Comme disait monsieur Bollorayet, je fais pas le journal les échos pour lire des articles marxistes." Alors, il y a pas de risque, hein. Mais au moins ça [acclamation] a été dit.
[applaudissements]
Donc ça doit être pareil. Et je me dis finalement, ils ont peut-être aussi foutu la trouille à monsieur Rou de yeieux qui disait que ça serait pas le chaos et tout d'un coup, il dit que ça va être le chaos. En tout cas, ils sont tous sorti et monsieur Bruno le maire s'en prend à moi d'une manière qui m'a plu. Il dit Jean-Luc Mélenchon est un Chavez gaulois. Écoutez, [applaudissements] jusque-là, j'étais un islamogauchiste, il paraît me la repas en galo gauchiste, ça me va. Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Bon, alors monsieur le maire est un type sérieux, il est ministrissime. D'accord. Tous les pays qui ont mis en œuvre un projet similaire au nôtre. Ouvrez la parenthèse.
Collectivisation des moyens de production. Oui, il y en a un peu, c'est vrai. Augmentation massive des impôts pour certains, c'est vrai. Et des charges sur les entreprises. Redistribution des richesses qui n'ont pas été créées. Alors ça, j'ai toujours aimé. Redistribution des richesses, il faut d'abord les créer, nous explique-t-il. Mais qu'est-ce qu'on fait ? On passe notre vie à ça. Quand est-ce qu'on a arrêté de créer des richesses ? C'est pas ça on discute. On discute de comment on réparti le résultat. Pas des richesses qui ont pas été créées, justement des richesses qui ont été créées. Parce que pour l'instant c'est tout pour les uns, rien pour les autres.
J'exagère un peu, j'en suis d'accord, mais c'est ce partage là qu'on remet en cause. Alors donc distribution des richesses qui n'ont pas été créé, multiplication des interdictions en tout genre se sont retrouvés tous les pays qui ont fait ça sous surveillance du FMI quelques années plus tard. de points. Venezuela, la Grèce, l'Argentine. Alors bon, on peut pas tout savoir. Rien savoir, c'est quand même un problème si on est ministre de l'économie. On peut pas tout savoir, mais rien savoir est un problème, voyez-vous. Ni le Venezuela, le Venezuela n'a jamais été mis sous l'autorité du FMI.
Quant à la Grèce et à l'Argentine, ce n'est pas quand ils ont appliqué la collectivisation des moyens de production, l'augmentation massive des impôts et des charges sur les entreprises, la distribution des richesses pas créées, la multiplication des interdictions en tout genre qui sont tombées sous la coupe du FMI. Mais c'est exactement le contraire. C'est parce qu'ils avaient des gouvernements libéraux qui avaient vidé au profit du patronat de ces pays que la dette est arrivée à un tel point que le FMI a rappliqué. Voilà la [applaudissements] vérité. La catastrophe c'est eux.
Le cha [applaudissements] monsieur le maire devrait apprendre et devrait se demander comment faire pour éviter que la même mésaventure n'arrive pas à la France à cause de lui parce que c'est lui qui est en train de réunir les conditions qui ont prévalu dans tous ces pays et qui les ont conduit dans les pattes du FMI. Alors, le galochiste que je suis paraît-il se permet d'être en désaccord complet avec la politique absurde que se propose de faire le président de la République et madame Borne paraît-il, si elle est encore là pour le faire. Et que nous dit monsieur L ? Qu'est-ce qu'ils vont faire ?
La victoire présentée par le la pardon la trajectoire présentée par le président durant la campagne présidentielle, elle nous aura échappé, on n'est pas au courant. Et clair, dit-il lui, celle-là, il la trouve claire. Elle prévoit un retour sous le seuil de 3 % des déficits en 2027. Facile, poc à la fin du mandat avec un reflux amorcé de la dette en 2026. Nous la respecterons, dit-il. Ah ouais ? Et comment vous comptez faire ? Parce que pour revenir à 3 % de déficit alors qu'on est à 6 et demi, il faut donc enlever tr points. Ça fait 80 milliards les petits. Comment vous comptez faire ? Où vous allez les trouver ? Où vous allez les enlever ? Ça c'est ce qu'il a promis qu'il allait faire.
Et il s'est pas compté de contenter de le raconter à monsieur le maire qu'il a noté pour nous le répéter. Il l'a dit à la Commission européenne, il a dit "Je vais faire ça." Donc il a prévu 80 milliards de mois dans le budget de l'État. À qui on va les prendre ? à vous comment par des services publics que vous n'aurez pas. Et précisément ces gens vont nous amener au point où les Macris et Papa d'opulot, si mes souvenirs sont bons, en Grèce a amené le pays, c'est-à-dire à la ruine et à la catastrophe.
Nous autres français qui avons mis tant de temps à construire ce services publics, qui avons mis tant de temps à construire un état qui fonctionne, nous sommes en train d'assister à l'effondrement du système sanitaire du pays parce que je vous ai dit, on ferme 120 services d'urgence parce que des malades ont inventé que l'hôpital se gérait comme il disait à l'époque comme une entreprise, ils ont inventé un truc s'appelle la T2A. On paye à l'acte, la moindre chose est facturée et il faut que ça tourne. Alors, pour que ça tourne, on a inventé une durée moyenne de séjour DMS. Quelle intelligence ! L'être humain et ses maladies mises en équation formidable.
Une personne âgée qui a une péritonite, elle vient, on répare la péritonite et roule bouboule dehors. Mais non, cette personne ne sait comment faire. Elle ne peut s'occuper d'elle-même. Il lui faut un accompagnement. Quelqu'un a prévu quelque chose dont rien. Donc on maintient les gens parce que les gens qui font les soins disent "Mais c'est pas possible, on peut pas expulser cette personne." Alors ils s'arrangent entre eux. Je vous raconte pas tout ce qu'ils disent. Et alors ils les maintiennent dans les lits. Il y a pas de lit d'aval. C'est-à-dire que la personne qui a été soignée devrait passer dans une autre unité qui nécessite un autre type de surveillance et de soin. Ça ne se fait pas.
Vous parlez avec les gens du secteur de la santé. Ici on ferme un service. Ici on enlève du monde. Une personne ça tourne ou ça continue à marcher. Vous voyez vous pouvez le faire. Une deuxè ça marche encore. Parfait. Une trè ça marche plus. Bon ferme. Voilà c'est ça la logique qui s'applique. Et maintenant nous sommes arrivés au point où ça ne marche plus. Les gens s'en vont et vous voyez encore tout à l'heure j'étais avec avec vous deux là et puis qui y avait encore ? Elle est passé où au Bonau ? Bon, il était là, on va à l'hôpital et il y avait là des durs à cuire hein du syndicat. Et bon, alors ils expliquent leur truc. Bon, on connaît.
Et moi je dis bah écoutez, il y a 180000 personnes qui sont parties du système de santé, faut qu'on les fasse revenir. Comment je fais ? Si c'est moi qui gouverne dans 2 mois, je fais quoi ? Je m prends comment ? C'est compliqué non ? On a dit il faut augmenter les gens. Et ben vous savez immédiatement le syndicaliste qui était là, il me dit "Il y a pas que ça. C'est le sens du métier qui est en cause. Les gens ne veulent plus avoir une pratique professionnelle absurde où on fait un travail en sachant qu'il n'est pas bien fait. [applaudissements] Les gens aiment leur travail. Les gens ont la vocation de ce qu'ils font. La mentalité du service public, ça existe.
[applaudissements] Les gens pour être dans leur métier ont besoin que le métier soit en métier. Les jeunes gens qui vont qu'on fait arriver par vagon entier en CDD ou en C en en contrat duré brève, ils viennent, ils supportent tout pendant 2 mois, 3 mois, 4 mois, 1 an et puis après ils en peuvent plus. Ils craquent. Ils sont venus là pour faire ce métier affirmier, être soignant et autres. et ils s'en vont écurer. On a besoin d'eux. Faut pas les traiter comme ça. Il faut faire partir la peur du lendemain et la peur de l'absurdité du métier. Par des mesures énergiques. On augmente les gens, on augmente le nombre de gens qu'on met au travail et on titularise tous les CDD la fonction publique.
[acclamation] Tous 800000.
[applaudissements]
Vous allez voir si ces jeunes gens après quand ils ont la paix garantie, on me dit "Monsieur Mélenchon, mais comment vous payez tout ça ?" Ben, c'est très simple comme d'habitude parce qu'ils y sont déjà, figurez-vous. Je crée pas 800000 postes, je titularise 800000 personnes qui donc voit leur vie du jour au lendemain changer. Vous autres tous, vous êtes allé demander un emprunt à votre banque une fois ou l'autre. Allez-y sans avoir un CDI, vous allez voir comment vous êtes reçu. Vous avez besoin d'un CDI. Vous êtes jeune, c'est le moment où vous achetez des choses. Vous avez besoin d'aide.
Ah, vous la payez hein, soit dit parenthèse, l'aide en question pour des gens qui eux foutent rien à part transmettre l'argent de la banque centrale européenne à votre poche en prenant au passage de quoi s'occuper. Voilà la vérité. Si vous faites ça, vous changez les conditions. C'est ça le cycle que je vous ai raconté tout à l'heure. Si vous avez plus peur du lendemain, vous prenez des décisions pour votre vie, vous vous organisez différemment.
C'est pourquoi tout ce qu'on donnera en salaire, en moyen d'existence, en sécurité sera autant de gagner pour toute la société et toutes les mesures écologiques que nous allons prendre vont nous rapporter parce que si vous augmentez les salaires, alors les gens mieux payés peuvent aller se procurer de la nourriture écologique parce qu'elle coûte plus cher. pas seulement parce que nous allons faire un tour de vie sans acier sur l'agroalimentaire pour qu'on arrête des régimes sursucrés, sursalé qui pourrissent la vie de millions de gens. Rien que le sucre.
[applaudissements]
Écoutez ça, vous allez voir. C'est l'exemple même de l'absurdité de cette société. Les bénéfices du sucre, c'est 4 milliards. Le sursucrage de tout ce que vous mangez, ça coûte 8 milliards à la sécurité sociale. Vous payez donc le double de ce que ça rapporte. Vous vous rendez compte hein ? C'est comme les vaches, 170 L d'eau par tête de pipe. Quand vous savez ça, ben vous réfléchissez autrement aux élevages massifs. C'est absurde, non ? Toutes ces mesures vont soulager les comptes publics, aider à avoir une vie meilleure. Je ne parle pas d'autre chose que de vie meilleure. L'économie est au service des êtres humains et pas l'inverse depuis que la société est société.
[applaudissements] Je fais le procès du néolibéralisme. Je fais le procès de l'économie financiarisée. Je vous dis que ça va à rebour de la civilisation. Tous, pour ceux qui s'intéressent à ces questions, nous connaissons des civilisations qui se sont effondrées parce qu'elles ne tenaient pas compte de leur environnement écologique et qu'elles ont donc tué ce sur quoi elles vivaient, ce que l'humanité est en train de faire. c'est de tuer les bases sur lesquelles elle va fonctionner et les fonctions essentielles de la société humaine qui me renvoient à ce que je viens de vous dire sur le fait que l'économie est au service des êtres humains ne sont plus assumés.
Certains d'entre vous vont dire il se répètent. Mais oui, je me répète jusqu'à ce que tout le monde comprenne bien l'absurdité d'un système où les fonctions essentielles ne sont plus assumées. Depuis que le monde est monde et qu'il y a des petits groupes d'êtres humains, nous faisons des enfants. Et depuis que le monde est monde, nous passons notre temps à faire en sorte que nos gosses survivent puis qu'ils soient éduqués. Nous nous sommes battus, nous autres, les êtres humains, de toutes les manières possibles pour protéger la jeune génération.
Et soudain enfin, nous étions arrivés à ce que la mortalité infantile qui dévastait les milieux populaires baisse baisse baisse et pour la première fois elle remonte. Qu'est-ce qu'une société riche, pleine d'équipement de toutes sortes et qui accepte que la mortalité infantile remonte ? est une société condamnée. Il n'y a pas de futur pour une société qui méprise ses enfants. Éduquer nos gosses, [applaudissements] c'est depuis le départ ce à quoi chaque génération s'est appliquée.
[applaudissements]
La nourriture intellectuelle qui transforme l'être humain et en fait un être humain. L'humanisation est un processus. Elle n'est pas donnée dans votre berceau. Elle n'est pas donnée par l'être physique que vous êtes. Elle est donnée par vos relations sociales. Et parmi vos relations social, il y a d'abord les relations de culture. Celles qui viennent de l'amour qui est donné des parents aux enfants. Celle qui vient des histoires qu'on leur raconte, celle qui vient de l'école. Que doit-on penser d'une société riche qui a inventé le service public de l'éducation nationale, qui a fait la force et la puissance de ce pays, sans laquelle ce pays n'est rien ?
Si nous n'avons pas pour nous la ressource intellectuelle des jeunes générations qui apprennent les métiers, tous les métiers sont des sciences pratiques. Si nous ne le faisons pas, alors nous reculerons. Que faut-il penser de ce pays quand il accepte que 100000 jeunes gens soient déscolarisés ? Comment peut-on accepter que dans les quartiers où c'est le plus difficile parce que ce qui est là qui a le plus de misère qui est accumulée alors que les gens se coupent les veines pour leur gosses pour être sûr qu'ils vont bien à l'école, que ça se passe bien, que les profs se tuent au boulot, comment accepter qu'on prenne des décisions où on en met 28 ou 29 parla ?
[applaudissements]
Qui croyez-vous que vous êtes en train d'empiler ? Sinon nos enfants ? [applaudissements] Qui croyez-vous que vous êtes en train de priver sinon la patrie elle-même de l'intelligence de ces gosses ? Combien parmi nous ici et sur cette scène, nous sommes les enfants de l'école. Notre deuxème famille, ça a été l'école. Nous ne serions rien sans elle. Alors, qu'est-ce qu'on doit penser de cette bande qui saccage l'école ? Je les préviens tous [applaudissements] et ils peuvent compter sur mon mauvais caractère pour que je l'oublie pas. Autrefois, la haute administration de l'éducation nationale, elle s'occupait de faire en sorte que les écoles fonctionnent.
Elle s'occupait de faire en sorte que les écoles soient laïques. C'était l'époque du début et cetera et cetera. On logeait l'instit pour être sûr qu'il soit là. D'accord. Et ben maintenant la haute administration de quoi elle s'occupe ? D'enlever des postes. C'est ça son boulot. Enlever des postes. Et après quand vous avez un prof qui va comme Samuel Patti dire "Écoutez moi j'ai un problème et ben on le laisse tout seul. Vous êtes des bons à rien. Voilà ce que j'ai à vous dire et je vous changerai si j'en ai la possibilité.
[applaudissements]
Le rôle de l'éducation est d'éduquer et tout le monde participe à cet effort d'éducation à l'école. Depuis l'employé qui change les lampes, la personne qui nettoie les locaux, l'assistante, les gens qui s'occupent des gosses en situation de handicap, le prof, tout le monde s'occupe d'éducation et la haute administration aussi. Et je lui demande des comptes sur le nombre de jeunes qui sortent diplômés. Tout à l'heure, quelqu'un a parlé avec beaucoup d'intelligence et de sensibilité de l'enseignement professionnel. Ces gens n'ont rien affiche quand on leur demande combien vous croyez qu'il y en a dans l'enseignement professionnel. Ils sont là, ils breddouillent, ils savent pas.
Ils veulent tous les envoyer en apprentissage dans les usines. Vous savez combien il y en a ? 50 % de chaque classe d'âge est dans l'enseignement technologique, l'apprentissage ou l'enseignement professionnel. La moitié de nos gosses, il méritent donc le plus haut niveau d'instruction. Depuis le CAP, premier niveau de diplôme qui est validé dans les conventions collectives. Jusqu'au BTS, brevet de technicien supérieur. Jusqu'au DUT, plus il y en aura qui iront, plus le pays sera fort, plus on pourra faire la bifurcation écologique. Parce que pour faire la bifurcation écologique, vous êtes obligé d'avoir des salariés de haut niveau de qualification, sinon c'est pas possible.
J'espère vous avoir convaincu avec les défauts que tout le monde me connaît qui est de me passionner pour ce que je dis, mais je voudrais vous convaincre et faire transmettre le message ce que nous portons, c'est une autre vision du monde, de la société. Je ne vous dis pas que du jour au lendemain, nous allons créer un paradis, mais je vous garantis que du jour au lendemain, nous ferons cesser l'enfer. C'est-à-dire que du jour au lendemain, les gens vont mieux vivre,
[applaudissements]
mieux respirer. Quelque chose dans l'air sera plus léger et même le soleil de cet été abusif sera plus beau [applaudissements] parce que ça sera pour nous, ça sera notre monde, ça sera ce qu'on veut faire, ça sera pour nos gosses. Ça sera la fin du règne absolu, de l'argent, du profit et de toutes ces choses qui n'ont pas de sens, à part le bonheur d'être un être humain vivant. Allez, [acclamation] courage, on va gagner.
[applaudissements] [musique]
he.
[musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [applaudissements]
Ça va, vous êtes patient.
[musique] [musique] [musique] [musique]
circonscription pour les candidat de la nouvelle union populaire, écologique [musique] et sociale. Tous se sont engagés à former une majorité parlementaire et à soutenir [musique] un gouvernement de l'Union populaire dont vous serez le premier ministre. Le 12 juin, quand vous serez [musique] dans votre bureau de vote, vous aurez sur la table notre bulletin de vote. Ce bulletin [musique] est facile à identifier. La lettre V y figure. V comme victoire. Quand vous voyez ce logo sur un bulletin de vote, c'est un candidat de la nouvelle union populaire écologique et sociale. Pour une majorité de députés de la NUPÈ, ce sont ces bulletins qu'il faut mettre dans l'IRE.
Les candidats que nous soutenons ont sur leur bulletin ce V qui est celui de la victoire et puis l'ensemble des logos des parti qui soutiennent la nouvelle Union populaire. Pour un gouvernement qui fera la retraite à [musique] 60 ans, le SMIC à 1500 € net et le blocage des prix des produits de première nécessité, c'est ce bulletinl. Nous avons le même engagement, le même programme [musique] et la même volonté de gouverner le pays au service du peuple. Ce bulletin est celui de l'espoir de millions de personnes [musique] qui veulent qu'on tourne la page des années de maltraitance sociale. Les candidats de la NUPES prennent l'engagement de soutenir les 650 propositions du programme partagé.
[musique]
Notre large union est un événement historique et bien notre victoire le sera aussi. Vote pour nos candidats. Chaque voie compte. C'est un beau symbole que nous avons là. Ceever, voter, victoire. [musique] C'est un geste universel. Faites-le.