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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 8 septembre 2021 4 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalInstitutions & élections

Conférence sur l'avenir de l'Europe

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:13Invité politiqueFait
    « C'est une idée lancée par Emmanuel Macron, une sorte de grand débat à l'échelle européenne »
  • 1:51Invité politiqueFait
    « une Europe qui est capable de maîtriser ses frontières, de faire face aux flux migratoires qui pourraient demain déstabiliser notre manière de vivre »
  • 2:26Invité politiquePromesse
    « n'hésitez pas à vous rendre sur la plateforme dédiée à cette conférence sur l'avenir de l'Europe »

Temps de parole

  • François-Xavier Bellamy100 %

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François-Xavier Bellamy

Bonjour à tous ! Très heureux de vous retrouver pour cette nouvelle année qui va être évidemment marquée par le choix majeur de l'élection présidentielle. Et, comme vous le savez sans doute, ce débat présidentiel en France va être marqué de façon très forte par les sujets européens.

Parce que d'abord ces questions européennes touchent de plus en plus nos vies et, évidemment, si la France veut pouvoir construire son avenir, elle aura besoin de mieux s'affirmer sur le plan européen - ce que nous essayons de défendre ici tous les jours dans notre travail quotidien ; Mais aussi parce qu'à partir du 1er janvier, c'est à dire en plein milieu de la campagne présidentielle, la France va assumer la présidence tournante de l'Union européenne.

Cette présidence tournante, j'ai déjà eu l'occasion de le dire, je regrette qu'Emmanuel Macron n'ait pas demandé qu'elle soit décalée, parce que nous serons pleine campagne et qu'il me semble que le télescopage des calendriers n'est pas sain, n'est pas bon, ne sera pas utile, ni à l'Europe ni à la France. Mais c'est ainsi : Emmanuel Macron a fait le choix de conserver ce calendrier, et par conséquent nous allons faire avec cette actualité marquante, évidemment en pleine campagne présidentielle.

La présidence de l'Union européenne sera assumée par la France, qui va devoir gérer en particulier, la fin d'un processus qui a été engagé il y a plusieurs mois maintenant : la conférence sur l'avenir de l'Europe. Je voulais vous en dire un mot parce qu'il me semble qu'il est très important que vous puissiez prendre la parole dans le cadre de cette conférence. C'est une idée lancée par Emmanuel Macron, une sorte de grand débat à l'échelle européenne - et vous savez tout l'enthousiasme que j'ai pour ce genre de stratégie de communication.

Mais si nous ne participons pas, alors il est évident que le Gouvernement, que la majorité, s'en serviront pour faire croire que tous les Français sont unis autour de leur vision de l'avenir de l'Europe. Or je crois que ce n'est pas le cas. Nous défendons ici tous les jours une autre idée de l'Europe.

Une Europe qui respecte les démocraties, qui respecte les États membres qui la composent ; une Europe qui s'affirme dans la mondialisation et qui met fin à cette espèce de fuite en avant normative qui ne cesse de nous fragiliser ; une Europe qui est capable d'engager des bras de fer avec les compétiteurs géopolitiques qui sont à nos portes, avec les grandes puissances qui affirment d'autres modèles ; une Europe qui est capable de maîtriser ses frontières, de faire face aux flux migratoires qui pourraient demain déstabiliser notre manière de vivre, notre mode de vie en Europe ; une Europe qui reconnaît qu'elle est héritière d'une civilisation et qu'elle a cet héritage à transmettre si elle veut pouvoir se projeter dans l'avenir.

Sur tous ces sujets-là, nous défendons tous les jours une autre vision en votre nom, et nous essayons de porter votre voix. Mais il faut que vous puissiez aussi prendre la parole et je ne peux que vous conseiller, je dirais même vous demander, de prendre quelques minutes de votre temps pour laisser une contribution dans le cadre de ce grand débat, de cette conférence sur l'avenir de l'Europe. Ce sera l'occasion de montrer que les Français veulent autre chose que ce que le président de la République ne cesse de proclamer.

Ou plus exactement, ce sera l'occasion de montrer que nous sommes une démocratie vivante, et que nous ne sommes pas tous engagés derrière la vision très fédéraliste, et finalement très datée, que le président de la République ne cesse de proposer de cet avenir de l'Europe. Alors c'est très simple : n'hésitez pas à vous rendre sur la plateforme dédiée à cette conférence sur l'avenir de l'Europe. Si vous tapez seulement ce terme : "conférence sur l'avenir de l'Europe" dans n'importe quel moteur de recherche, en un seul clic vous trouverez le lieu sur lequel vous pouvez déposer votre contribution en ligne.

Et ce sera au moins l'occasion de montrer cette vivacité du débat, cette présence de nos idées sur la scène française et sur la scène européenne. C'est encore une fois ce que nous tentons d'incarner. Nous essayons, avec toute l'énergie que nous avons, avec tous les élus de la délégation, de nous faire vos porte-paroles. Nous avons besoin, dans ce moment précis, que vous puissiez prendre la parole aussi, et que vous puissiez appuyer, que nous puissions tous ensemble appuyer le désir d'une autre Europe que celle qui est en train de se dessiner sous nos yeux si nous n'y prenons pas garde. Merci encore et à très bientôt.