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Podcast / conversationhumanite-fr· 12 octobre 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

🚩 2027 : pourquoi tout le monde veut être président ? | ÇA IRA !

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 33 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:16OuverteÉludée

    Est-ce que vous avez des ambitions présidentielles pour 2027 ?

  • 1:30OuverteÉludée

    Est-ce qu'aujourd'hui, sérieusement, vous avez un slogan ou une équipe ?

  • 1:50OuverteRéponse directe

    À quel moment simplement vous direz, j'irai ou je n'irai pas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:26PrésentateurFait
    « Bardella a désormais le droit à un traitement similaire à celui de Macron en 2016. »
  • 3:30PrésentateurFait
    « Lisser l'image, effacer le racisme, l'antisémitisme, la politique pro-patron, le refus systématique de voter les augmentations de salaires. »
  • 4:42PrésentateurFait
    « En cela, Emmanuel Macron avait montré la voie en 2017. »
  • 5:01PrésentateurFait
    « Dix ans qu'En Marche a été créé. Dix ans que ça reste une coquille vide. »
  • 6:00InvitéFait
    « Je crois que toutes ces histoires de partis politiques, c'est à peu près terminé. »

Temps de parole

  • Présentateur54 %
  • Invité9 %
  • Invité 26 %
  • ?6 %
  • Présentateur 26 %
  • Invité 34 %
  • Invité 43 %
  • Invité 53 %
  • Invité 63 %
  • Invité 73 %
  • Auditeur2 %

≈ 29,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Cyprien, pour rappel Red Flag, c'est ta chronique médias et politiques où tu prends la température du débat public. Et cette semaine, tu voulais commencer par une petite devinette. Et oui, quel est le point commun entre, attention, accrochez-vous, François Hollande, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Karim Boimran, Michel Barnier, Jérôme Gage, Dominique De Villepin, Yannick Jadot, Michel-Edouard Leclerc, David Lissnard, Aurore Berger, Yael Brown-Pivet, à part qu'aucun d'entre eux ne sera invité à mon anniversaire, ça je vous le garantis. Ils seront tous candidats. À la

0:26
Locuteur

présidentielle, bingo, bien sûr. Oui,

0:27
Présentateur

et pas au municipal de... C'est fini, je ne

0:29
Locuteur

sais

0:29
Présentateur

où. Et oui, effectivement, ils ont tous fait savoir ces dernières semaines qu'ils ne fermaient pas la porte à une candidature. C'est l'expression consacrée maintenant. Et ça s'ajoute à celles et ceux qui ont déjà fait savoir qu'ils y pensent très très fort. Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella, Édouard Philippe, Marine Tandelier, François Ruffin, Fabien Roussel, Clémentine Autain. Il y aura bientôt plus de candidats pour 2027 que de signataires contre la loi Yadant. Et pour cause, les médias adorent ça, le storytelling présidentiel, recevoir des gens en plateau pour aller tâter les ambitions. Cramer du temps d'antenne sur les jeux de pouvoir sans jamais parler de fond, évidemment.

0:59
Invité

Un tout dernier mot sur l'élection présidentielle, François Hollande. Tout le monde a compris que vous y pensiez.

1:04
Locuteur

Que

1:04
Invité

vous y pensiez. Je pense que tous ceux qui nous regardent ce soir se disent effectivement, il y pense. Et on a entendu ce soir quelqu'un qui

1:10
Locuteur

pense

1:11
Invité

à l'Élysée, qui a une expérience. À quel moment simplement vous direz, j'irai ou je n'irai pas ?

1:16
Auditeur

Est-ce que vous avez des ambitions présidentielles pour 2027 ? Il paraît qu'avec votre micro-partie, la France humaine est forte, vous levez des fonds depuis quelques temps.

1:25
Locuteur

Donc,

1:25
Invité

des personnalités préférées des Français avec 49% de bonnes opinions juste après le baromètre IFOP fiducial. Est-ce qu'aujourd'hui, sérieusement, vous avez un slogan ou une équipe ?

1:33
Locuteur

Non, non, non,

1:33
Invité

non,

1:34
Locuteur

non. Est-ce que vous

1:34
Invité

vous préparez sérieusement ? Non,

1:35
Locuteur

non,

1:35
Invité

non,

1:36
Locuteur

non.

1:36
Invité

Si j'y vais, j'irai très vite et je gagnerai un chevet du Teddy Rienard.

1:39
Locuteur

Mais

1:39
Invité

c'est... Vous

1:40
Locuteur

gagneriez la présidentielle ?

1:41
Invité

Ça veut dire que vous êtes candidat à

1:42
Locuteur

l

1:42
Invité

'élection présidentielle ? Ça veut dire qu

1:44
Locuteur

'il

1:44
Invité

faut porter ce projet et qu'en France, sous la Ve République, cela ne peut passer que par la

1:49
Locuteur

présidentielle.

1:50
Invité

Si votre question consiste à dire, Michel Barnier, est

1:53
Locuteur

-ce

1:53
Invité

que vous êtes capable d'être président de

1:54
Locuteur

la

1:54
Invité

République ? La réponse est oui. J'ai été Premier ministre, j'étais bien dans ma peau, je n

1:58
Locuteur

'ai

1:58
Invité

pas tremblé. Je peux exercer d'autres fonctions.

2:01
Locuteur

Là, vous faites

2:01
Invité

un plat supplémentaire aujourd

2:02
Locuteur

'hui en disant ça. Non,

2:02
Invité

j'ai toujours dit ça.

2:03
Locuteur

J

2:03
Invité

'ai toujours dit...

2:05
Locuteur

Eh

2:05
Présentateur

oui, je vous ai mis...

2:06
Locuteur

Mais tu m'étonnes que tu ne sois pas trac. Mais oui, ça m'a mis normal. Je vous ai

2:09
Présentateur

mis Barnier en dernier parce que quand même, le type a été Premier ministre pendant trois mois et il sent capable de gouverner le pays.

2:13
Locuteur

Ça veut dire une nomination

2:14
Présentateur

auprès de l'humour politique. Mais au-delà de la blague, ce que ça nous raconte tout ça, c'est à quel point le présidentialisme de la Ve République nous pourrit la vie. Notre vie politique est obsédée par les questions de casting et d'incarnation. Si bien que pour exister, pour que les médias vous invitent, il faut être candidat à la présidentielle. Un type à qui on ne demanderait même pas l'heure en temps normal peut s'offrir un 20h de TF1 ou

2:32
Locuteur

de

2:32
Présentateur

France 2 s'il est candidat à l'Elysée. Et à la fin, quand on va au bout du bout de la caricature, au bout du bout du présentialisme et de la pipolisation, on passe une semaine à parler de la princesse de Jordan Bardella plutôt que du programme de l'extrême droite.

2:43
Invité

La jet-setteuse, je l'aurais bien vu faire de la télé à réalité comme les Kim Kardashian.

2:46
Locuteur

Elle

2:46
Invité

a tout à fait le profil. Moi, j'ai vu des photos d'elle. Là, je viens de regarder dans les trucs de jet-set. Excusez-moi, mais ce n

2:52
Locuteur

'est

2:52
Invité

vraiment pas la classe princière pour moi.

2:53
Locuteur

Mais

2:53
Invité

enfin, là aussi, je dois être vieux jeu. Moi,

2:55
Locuteur

je

2:55
Invité

trouve que les princesses

2:56
Locuteur

aujourd'hui... Toi, t'es récisse ici, impératrice. Excuse

2:57
Invité

-moi, on

2:58
Locuteur

dirait une

2:58
Invité

princesse de Love Story.

3:00
Locuteur

On

3:00
Invité

ne dirait pas

3:01
Locuteur

une princesse... C'est les

3:01
Présentateur

princesses de 1026.

3:02
Locuteur

Oui, excuse-moi. Et

3:04
Présentateur

ouais, même les princesses étaient mieux avant. Il n'y

3:06
Locuteur

a

3:06
Présentateur

plus de saison, ma bonne dame. Une séquence lancée par un reportage super complaisant de Paris Match, on le rappelle. Oui, tout à fait. Et ce qui s'est joué avec cette séquence, c'est une totale dépolitisation du sujet de l'extrême droite. On avait déjà vu comment le macronisme, en même temps, avait cherché à gommer les clivages avec la bénédiction d'une grande partie de la presse. Le Rennes ne fait qu'appliquer la même recette, déclinée aussi sur TikTok. Et Bardella a désormais le droit à un traitement similaire à celui de Macron en 2016. Lisser l'image, effacer le racisme, l'antisémitisme, la politique pro-patron, le refus systématique de voter les augmentations de salaires.

On commente le profil de la potentielle première dame, comme si Bardella avait déjà un peu gagné, sans plus s'inquiéter du « gagner pour quoi faire ». Il n'y

3:43
Locuteur

a

3:43
Présentateur

vraiment rien à sauver de cette séquence, donc ? Il

3:44
Locuteur

y a

3:44
Présentateur

un tout petit truc,

3:45
Locuteur

parce

3:45
Présentateur

que tout ce cirque aura eu quand même un micro-mérite, faire apparaître soudain, comme par effraction, le mépris social du RN derrière le discours officiel.

3:52
Invité

Moi,

3:52
Locuteur

je

3:52
Invité

suis ravi que Jordan Bardella soit amoureux. Je suis ravi que son amoureuse, qui pourrait possiblement devenir première dame, soit une jeune fille qui parle six langues et qui nous a l'air tous les deux s'y épanouit.

4:04
Locuteur

Et

4:04
Invité

qui est influenceuse dans le

4:05
Locuteur

luxe. C

4:05
Invité

'est peut

4:06
Locuteur

-être pas exactement dans votre circo, le

4:07
Invité

rêve d'une... Non mais d'accord,

4:08
Locuteur

mais... Je

4:08
Invité

vous pose la question comme ça, parce que vous êtes plus fort. Oui,

4:10
Locuteur

mais

4:10
Invité

pourquoi pas ? Tout le monde ne peut pas être prof de sociologie aigri.

4:14
Locuteur

C'est à Nanterre, d'accord. Non, on n'est pas en fait prof de sociologie sans être aigri.

4:18
Invité

Non,

4:18
Locuteur

j

4:18
Invité

'ajoute.

4:19
Locuteur

Non, ça c'est vous. Je dis que c

4:20
Invité

'est cumulatif. Tout le monde ne peut pas cumuler un certain nombre d'inconvénients. Être moche, mal coiffée, aigrie.

4:26
Locuteur

Vous l'avez rencontrée.

4:28
Présentateur

Et les filles.

4:29
Locuteur

On

4:29
Présentateur

salue évidemment toutes les professeurs de sociologie. Et cette pipolisation, pardon Cyprien, elle traduit quoi d'autre

4:35
Locuteur

?

4:36
Présentateur

Elle traduit qu'à quel point la politique est devenue une auto-entreprise, une entreprise personnelle sur fond de société du spectacle et d'effacement des partis. En cela, Emmanuel Macron avait montré la voie en 2017. Nul besoin d'avoir un parti politiquement structuré et patiemment bâti. Pas besoin d'avoir des idées clairement énoncées. Celui d'avoir un logo, une boîte mail pour récupérer des données électorales. Et l'affaire de Hansak, c'est pour ça aussi qu'il peut y avoir autant de candidats. Et cette séquence de grande décomposition n'est pas finie. A commencer par le parti présidentiel lui-même. Dix ans qu'En Marche a été créé. Dix ans que ça reste une coquille vide.

Qui a changé de nom trois fois quand même. Mais qui n'incarne toujours rien pour personne. Au-delà de la figure même d'Emmanuel Macron. Et d'ailleurs l'un de ses candidats à la succession, Gabriel Attal, a bien compris, alors qu'il est président de Renaissance quand même, il a bien compris que le parti ne lui servait pas à grand chose. Comme Bardella, il va jouer à fond la carte de l'incarnation et de la dépolitisation. Voilà, donc si vous jamais vous croisez Gabriel Attal durant son Tour de France, surtout encouragez-le pour qu

5:25
Locuteur

'il

5:25
Présentateur

y ait plein, tout plein de clones de Macron sur la ligne de départ en 2027. Il n

5:28
Locuteur

'y a

5:28
Présentateur

pas de raison que ce soit que la gauche qui fasse n'importe quoi. Et en tout cas, ce qu

5:31
Locuteur

'il

5:31
Présentateur

faut retenir, c'est que sur le modèle d'En Marche en 2016, il y a plein de candidats qui s'inventent un parti de circonstance. Le temps de faire campagne. Dominique de Villepin s'est taillé sur mesure. La France humaniste. Karim Boimbran, la France humaine est forte. Guillaume Casbarian vient de lancer le Parti de la Liberté. David Disnard peut compter sur Nouvelle Énergie. Autant de partis dont vous n'avez jamais entendu parler, dont on se fiche bien du poids réel, puisque ce sont des marques, rien d'autre. C'est d'ailleurs ce qu'assume très explicitement David Disnard. Les partis, ce n

5:55
Locuteur

'est plus

5:56
Invité

son sujet.

5:56
Locuteur

Je

5:57
Invité

crois que toutes ces histoires de partis politiques, c'est à peu près terminé. Moi, vous savez, je viens d'un monde simple, je viens d'un monde du petit commerce, où on est habitué à être responsable de ces actes. Quand on gagne, on gagne. Quand on perd, on perd. Aujourd'hui, on est à un moment très important de notre histoire, comme en 1958, comme à d'autres moments. Il faut absolument arriver à générer un sursaut civique. Il y a toute une France, toute une France qui croit au travail, qui croit à l'investissement, qui n'accepte pas comme une fatalité le déclassement de l'école, qui n'accepte pas de voir notre pays passer derrière l'Italie sur le plan économique.

6:29
Présentateur

Ah, voilà une proposition forte, enfin du bon sens de la part de David Disnard. Rassemblons les Français qui ne veulent pas être derrière l'Italie dans les classements économiques de Forbes et The Economics. Ça, c'est populaire. Les Italiens,

6:39
Locuteur

ils

6:39
Présentateur

ne sont même pas à la Coupe du Monde,

6:40
Locuteur

en

6:40
Présentateur

fait. C'est des gros losers. Vous voulez vraiment

6:41
Locuteur

être derrière l

6:41
Présentateur

'Italie, les gauchistes, là ? Non,

6:42
Locuteur

mais

6:42
Présentateur

sérieux ? En tout cas, on sent que tu as fait ton choix pour 2025,

6:45
Locuteur

Cyprien.

6:46
Présentateur

Écoute, je ne ferme aucune porte et j'agirai en responsabilité, Théo. J'ai vu tellement de vidéos de candidats improbables que je commence à croire en mes propres chances d'être président. Et ça, je vous le jure, pour la France, pour la République, c'est un gros red flag.

7:00
Locuteur

Ah

7:00
Invité

là là, elle est terrible. Il y a des gens dans le chat qui disent qu'il faut donner des trigger warnings avant de lancer les vidéos parce que franchement,

7:07
Locuteur

c'est enchaînement.

7:09
Présentateur

Après, moi, j'y ai un peu cru à ta candidature finalement, Cyprien.

7:11
Locuteur

Je

7:11
Présentateur

ne

7:11
Locuteur

sais

7:11
Présentateur

pas.

7:11
Locuteur

Mais

7:11
Présentateur

j'y réfléchis. Tu m'as convaincu.

7:13
Invité

Tu mets une moustache et des lunettes à Gabriel Attal, il y a un truc un peu. Mais

7:17
Locuteur

qui perd avec son chatteau, on

7:18
Présentateur

doit quitter le plateau. En tout cas, merci beaucoup, Cyprien.