🚩 2027 : pourquoi tout le monde veut être président ? | ÇA IRA !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 33 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:16OuverteÉludée
Est-ce que vous avez des ambitions présidentielles pour 2027 ?
- 1:30OuverteÉludée
Est-ce qu'aujourd'hui, sérieusement, vous avez un slogan ou une équipe ?
- 1:50OuverteRéponse directe
À quel moment simplement vous direz, j'irai ou je n'irai pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:26PrésentateurFait
« Bardella a désormais le droit à un traitement similaire à celui de Macron en 2016. »
- 3:30PrésentateurFait
« Lisser l'image, effacer le racisme, l'antisémitisme, la politique pro-patron, le refus systématique de voter les augmentations de salaires. »
- 4:42PrésentateurFait
« En cela, Emmanuel Macron avait montré la voie en 2017. »
- 5:01PrésentateurFait
« Dix ans qu'En Marche a été créé. Dix ans que ça reste une coquille vide. »
- 6:00InvitéFait
« Je crois que toutes ces histoires de partis politiques, c'est à peu près terminé. »
Temps de parole
- Présentateur54 %
- Invité9 %
- Invité 26 %
- ?6 %
- Présentateur 26 %
- Invité 34 %
- Invité 43 %
- Invité 53 %
- Invité 63 %
- Invité 73 %
- Auditeur2 %
≈ 29,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Cyprien, pour rappel Red Flag, c'est ta chronique médias et politiques où tu prends la température du débat public. Et cette semaine, tu voulais commencer par une petite devinette. Et oui, quel est le point commun entre, attention, accrochez-vous, François Hollande, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Karim Boimran, Michel Barnier, Jérôme Gage, Dominique De Villepin, Yannick Jadot, Michel-Edouard Leclerc, David Lissnard, Aurore Berger, Yael Brown-Pivet, à part qu'aucun d'entre eux ne sera invité à mon anniversaire, ça je vous le garantis. Ils seront tous candidats. À la
présidentielle, bingo, bien sûr. Oui,
et pas au municipal de... C'est fini, je ne
sais
où. Et oui, effectivement, ils ont tous fait savoir ces dernières semaines qu'ils ne fermaient pas la porte à une candidature. C'est l'expression consacrée maintenant. Et ça s'ajoute à celles et ceux qui ont déjà fait savoir qu'ils y pensent très très fort. Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella, Édouard Philippe, Marine Tandelier, François Ruffin, Fabien Roussel, Clémentine Autain. Il y aura bientôt plus de candidats pour 2027 que de signataires contre la loi Yadant. Et pour cause, les médias adorent ça, le storytelling présidentiel, recevoir des gens en plateau pour aller tâter les ambitions. Cramer du temps d'antenne sur les jeux de pouvoir sans jamais parler de fond, évidemment.
Un tout dernier mot sur l'élection présidentielle, François Hollande. Tout le monde a compris que vous y pensiez.
Que
vous y pensiez. Je pense que tous ceux qui nous regardent ce soir se disent effectivement, il y pense. Et on a entendu ce soir quelqu'un qui
pense
à l'Élysée, qui a une expérience. À quel moment simplement vous direz, j'irai ou je n'irai pas ?
Est-ce que vous avez des ambitions présidentielles pour 2027 ? Il paraît qu'avec votre micro-partie, la France humaine est forte, vous levez des fonds depuis quelques temps.
Donc,
des personnalités préférées des Français avec 49% de bonnes opinions juste après le baromètre IFOP fiducial. Est-ce qu'aujourd'hui, sérieusement, vous avez un slogan ou une équipe ?
Non, non, non,
non,
non. Est-ce que vous
vous préparez sérieusement ? Non,
non,
non,
non.
Si j'y vais, j'irai très vite et je gagnerai un chevet du Teddy Rienard.
Mais
c'est... Vous
gagneriez la présidentielle ?
Ça veut dire que vous êtes candidat Ã
l
'élection présidentielle ? Ça veut dire qu
'il
faut porter ce projet et qu'en France, sous la Ve République, cela ne peut passer que par la
présidentielle.
Si votre question consiste à dire, Michel Barnier, est
-ce
que vous êtes capable d'être président de
la
République ? La réponse est oui. J'ai été Premier ministre, j'étais bien dans ma peau, je n
'ai
pas tremblé. Je peux exercer d'autres fonctions.
LÃ , vous faites
un plat supplémentaire aujourd
'hui en disant ça. Non,
j'ai toujours dit ça.
J
'ai toujours dit...
Eh
oui, je vous ai mis...
Mais tu m'étonnes que tu ne sois pas trac. Mais oui, ça m'a mis normal. Je vous ai
mis Barnier en dernier parce que quand même, le type a été Premier ministre pendant trois mois et il sent capable de gouverner le pays.
Ça veut dire une nomination
auprès de l'humour politique. Mais au-delà de la blague, ce que ça nous raconte tout ça, c'est à quel point le présidentialisme de la Ve République nous pourrit la vie. Notre vie politique est obsédée par les questions de casting et d'incarnation. Si bien que pour exister, pour que les médias vous invitent, il faut être candidat à la présidentielle. Un type à qui on ne demanderait même pas l'heure en temps normal peut s'offrir un 20h de TF1 ou
de
France 2 s'il est candidat à l'Elysée. Et à la fin, quand on va au bout du bout de la caricature, au bout du bout du présentialisme et de la pipolisation, on passe une semaine à parler de la princesse de Jordan Bardella plutôt que du programme de l'extrême droite.
La jet-setteuse, je l'aurais bien vu faire de la télé à réalité comme les Kim Kardashian.
Elle
a tout à fait le profil. Moi, j'ai vu des photos d'elle. Là , je viens de regarder dans les trucs de jet-set. Excusez-moi, mais ce n
'est
vraiment pas la classe princière pour moi.
Mais
enfin, là aussi, je dois être vieux jeu. Moi,
je
trouve que les princesses
aujourd'hui... Toi, t'es récisse ici, impératrice. Excuse
-moi, on
dirait une
princesse de Love Story.
On
ne dirait pas
une princesse... C'est les
princesses de 1026.
Oui, excuse-moi. Et
ouais, même les princesses étaient mieux avant. Il n'y
a
plus de saison, ma bonne dame. Une séquence lancée par un reportage super complaisant de Paris Match, on le rappelle. Oui, tout à fait. Et ce qui s'est joué avec cette séquence, c'est une totale dépolitisation du sujet de l'extrême droite. On avait déjà vu comment le macronisme, en même temps, avait cherché à gommer les clivages avec la bénédiction d'une grande partie de la presse. Le Rennes ne fait qu'appliquer la même recette, déclinée aussi sur TikTok. Et Bardella a désormais le droit à un traitement similaire à celui de Macron en 2016. Lisser l'image, effacer le racisme, l'antisémitisme, la politique pro-patron, le refus systématique de voter les augmentations de salaires.
On commente le profil de la potentielle première dame, comme si Bardella avait déjà un peu gagné, sans plus s'inquiéter du « gagner pour quoi faire ». Il n'y
a
vraiment rien à sauver de cette séquence, donc ? Il
y a
un tout petit truc,
parce
que tout ce cirque aura eu quand même un micro-mérite, faire apparaître soudain, comme par effraction, le mépris social du RN derrière le discours officiel.
Moi,
je
suis ravi que Jordan Bardella soit amoureux. Je suis ravi que son amoureuse, qui pourrait possiblement devenir première dame, soit une jeune fille qui parle six langues et qui nous a l'air tous les deux s'y épanouit.
Et
qui est influenceuse dans le
luxe. C
'est peut
-être pas exactement dans votre circo, le
rêve d'une... Non mais d'accord,
mais... Je
vous pose la question comme ça, parce que vous êtes plus fort. Oui,
mais
pourquoi pas ? Tout le monde ne peut pas être prof de sociologie aigri.
C'est à Nanterre, d'accord. Non, on n'est pas en fait prof de sociologie sans être aigri.
Non,
j
'ajoute.
Non, ça c'est vous. Je dis que c
'est cumulatif. Tout le monde ne peut pas cumuler un certain nombre d'inconvénients. Être moche, mal coiffée, aigrie.
Vous l'avez rencontrée.
Et les filles.
On
salue évidemment toutes les professeurs de sociologie. Et cette pipolisation, pardon Cyprien, elle traduit quoi d'autre
?
Elle traduit qu'à quel point la politique est devenue une auto-entreprise, une entreprise personnelle sur fond de société du spectacle et d'effacement des partis. En cela, Emmanuel Macron avait montré la voie en 2017. Nul besoin d'avoir un parti politiquement structuré et patiemment bâti. Pas besoin d'avoir des idées clairement énoncées. Celui d'avoir un logo, une boîte mail pour récupérer des données électorales. Et l'affaire de Hansak, c'est pour ça aussi qu'il peut y avoir autant de candidats. Et cette séquence de grande décomposition n'est pas finie. A commencer par le parti présidentiel lui-même. Dix ans qu'En Marche a été créé. Dix ans que ça reste une coquille vide.
Qui a changé de nom trois fois quand même. Mais qui n'incarne toujours rien pour personne. Au-delà de la figure même d'Emmanuel Macron. Et d'ailleurs l'un de ses candidats à la succession, Gabriel Attal, a bien compris, alors qu'il est président de Renaissance quand même, il a bien compris que le parti ne lui servait pas à grand chose. Comme Bardella, il va jouer à fond la carte de l'incarnation et de la dépolitisation. Voilà , donc si vous jamais vous croisez Gabriel Attal durant son Tour de France, surtout encouragez-le pour qu
'il
y ait plein, tout plein de clones de Macron sur la ligne de départ en 2027. Il n
'y a
pas de raison que ce soit que la gauche qui fasse n'importe quoi. Et en tout cas, ce qu
'il
faut retenir, c'est que sur le modèle d'En Marche en 2016, il y a plein de candidats qui s'inventent un parti de circonstance. Le temps de faire campagne. Dominique de Villepin s'est taillé sur mesure. La France humaniste. Karim Boimbran, la France humaine est forte. Guillaume Casbarian vient de lancer le Parti de la Liberté. David Disnard peut compter sur Nouvelle Énergie. Autant de partis dont vous n'avez jamais entendu parler, dont on se fiche bien du poids réel, puisque ce sont des marques, rien d'autre. C'est d'ailleurs ce qu'assume très explicitement David Disnard. Les partis, ce n
'est plus
son sujet.
Je
crois que toutes ces histoires de partis politiques, c'est à peu près terminé. Moi, vous savez, je viens d'un monde simple, je viens d'un monde du petit commerce, où on est habitué à être responsable de ces actes. Quand on gagne, on gagne. Quand on perd, on perd. Aujourd'hui, on est à un moment très important de notre histoire, comme en 1958, comme à d'autres moments. Il faut absolument arriver à générer un sursaut civique. Il y a toute une France, toute une France qui croit au travail, qui croit à l'investissement, qui n'accepte pas comme une fatalité le déclassement de l'école, qui n'accepte pas de voir notre pays passer derrière l'Italie sur le plan économique.
Ah, voilà une proposition forte, enfin du bon sens de la part de David Disnard. Rassemblons les Français qui ne veulent pas être derrière l'Italie dans les classements économiques de Forbes et The Economics. Ça, c'est populaire. Les Italiens,
ils
ne sont même pas à la Coupe du Monde,
en
fait. C'est des gros losers. Vous voulez vraiment
être derrière l
'Italie, les gauchistes, là ? Non,
mais
sérieux ? En tout cas, on sent que tu as fait ton choix pour 2025,
Cyprien.
Écoute, je ne ferme aucune porte et j'agirai en responsabilité, Théo. J'ai vu tellement de vidéos de candidats improbables que je commence à croire en mes propres chances d'être président. Et ça, je vous le jure, pour la France, pour la République, c'est un gros red flag.
Ah
là là , elle est terrible. Il y a des gens dans le chat qui disent qu'il faut donner des trigger warnings avant de lancer les vidéos parce que franchement,
c'est enchaînement.
Après, moi, j'y ai un peu cru à ta candidature finalement, Cyprien.
Je
ne
sais
pas.
Mais
j'y réfléchis. Tu m'as convaincu.
Tu mets une moustache et des lunettes à Gabriel Attal, il y a un truc un peu. Mais
qui perd avec son chatteau, on
doit quitter le plateau. En tout cas, merci beaucoup, Cyprien.