Brancardier agressé en Vendée, annonces de Gabriel Attal sur la santé, défi sanitaire des JO… Le "8h30 franceinfo" de Frédéric Valletoux
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Bonjour Frédéric Valtou.
Bonjour.
On va évidemment parler avec vous des annonces faites par le Premier ministre ce week-end sur la politique de santé. Mais avant, avez-vous des nouvelles du brancardier violemment agressé avant-hier aux urgences de Chaland en Vendée ?
Oui, j'ai quelques nouvelles. D'abord que son état s'est amélioré, légèrement amélioré, mais en tout cas il y a du mieux. Première chose. Il est en soins intensifs. Il est en soins intensifs, bien sûr. Il a été sévèrement attaqué. Je pense à lui, sa famille. Et je voudrais vraiment dire la lâcheté de cette violence qui s'est déchaînée, la lâcheté de cet acte, parce que c'est une situation où les urgences n'étaient pas du tout en état de tension. On est sur une pure affaire de délinquance.
Et d'ailleurs, la bonne nouvelle, c'est que le système de vidéosurveillance a permis aux enquêteurs d'ores et déjà d'identifier le ou les fautifs de cette affaire, qui, de ce que je sais, mes informations d'adier soir n'étaient pas arrêtées. Mais néanmoins, en tout cas, elles ont été identifiées grâce au déploiement de la vidéosurveillance. La vidéosurveillance qui se déploie, c'est un fait de plus en plus vrai dans les hôpitaux, et notamment dans les services d'urgence. Ça faisait partie d'ailleurs d'un des éléments du plan de sécurisation des hôpitaux et notamment des services d'urgence qui avaient été présentés il y a quelques mois.
Et donc, on voit que ça a un effet, mais néanmoins, il n'empêche pas que ce déchaînement de violence dans un établissement comme un hôpital où les gens sont là pour soigner, pas pour se protéger, là je parle des soignants, sont là pour prendre en charge les plus faibles, bien sûr, c'est inacceptable.
Plus de caméras surveillance parce que l'effet de violence se multiplie dans les enceintes même des hôpitaux ?
La société est comme ça. Pendant longtemps, on a sans doute beaucoup plus respecté l'hôpital et les hospitaliers. Aujourd'hui, la violence est invitée aussi dans les services hospitaliers, les urgences, mais pas simplement. Et donc, il faut prendre ça en compte. Ce n'est pas non plus un phénomène nouveau. Il faut prendre ça en compte et souvent, les caméras sont aux abords des établissements, pas forcément dans les services, mais en tout cas, permettent de surveiller les allées et venues dans les services hospitaliers.
Frédéric Valtou, c'est l'une des annonces faites par Gabriel Attal ce week-end. Il va falloir payer 5 euros pour un rendez-vous médical non honoré à partir du 1er janvier 2025. Très concrètement, comment vous allez faire ?
On va faire simplement les patients, lorsqu'ils vont prendre rendez-vous, vont laisser leurs coordonnées de carte, par exemple, notamment lorsqu'ils le font par des plateformes. Une empreinte bancaire à chaque réservation de rendez-vous. Oui, mais aujourd'hui, la moitié des rendez-vous sont pris via des plateformes bancaires. Donc, on voit des plateformes de réservation, Doctolib et tant d'autres. Et donc, en agissant avec eux, c'est des propositions d'ailleurs qui viennent de cette profession. C'est techniquement tout à fait faisable. L'objectif, c'est quoi ? Ce n'est pas d'aller chercher toujours plus de revenus. C'est juste qu'on respecte les rendez-vous médicaux.
Aujourd'hui, on est en état de tension. Il y a des Français qui n'ont pas accès ou plus difficilement à des rendez-vous chez les médecins. Les médecins se plaignent que parfois, c'est deux, trois lapins qu'on leur pose par jour. Eh bien, c'est évidemment que, mis bout à bout, c'est des millions de rendez-vous qui, chaque année, sont perdus. Et perdus pour qui ? Pour les patients, pas simplement pour la rémunération des médecins. Et donc, il faut arriver à responsabiliser les patients. On peut très bien annuler un rendez-vous chez médecin. Et on peut même l'annuler jusqu'à la veille. Mais ne pas honorer un rendez-vous qu'on a pris, c'est prendre la place.
En l'occurrence, c'est bloquer l'accès à quelqu'un d'autre qui en aurait eu besoin.
Mais quand même, Frédéric Valtoux, il y a des questions techniques sur l'annonce de 5 euros.
Bien sûr qu'il y a des questions techniques.
On ne comprend pas trop comment vous allez faire. Vous l'avez dit, si on passe par Doctolib. Imaginons que je prenne un rendez-vous pour un proche sur Doctolib. Si le proche en question ne se rend pas à ce rendez-vous, c'est moi qui vais être débité des 5 euros ?
La personne qui prendra un rendez-vous laissera les coordonnées bancaires, j'imagine, de la personne pour qui le rendez-vous est pris.
Et pourquoi ne pas faire payer les plateformes ?
Parce que les plateformes ne sont pas responsables de savoir si les gens qui prennent 3-4 rendez-vous, puis qui tout d'un coup, 2 jours avant, trouvent un créneau qui s'est libéré plus près de chez eux, reprennent un rendez-vous pour le lendemain et abandonnent sans les annuler les 3-4 rendez-vous qu'ils ont déjà pris. Ça n'est pas acceptable. Et donc, les plateformes ont facilité l'accès aux soins, et tant mieux. Mais néanmoins, il doit y avoir un réflexe de responsabilité, je le redis.
Mais si je prends rendez-vous par téléphone, par exemple, là aussi, je vais devoir laisser mes coordonnées bancaires à la secrétaire ou au secrétaire du médecin ?
Ça sera la libre possibilité des médecins. Les médecins qui le souhaitent, et ils sont nombreux à se plaindre de ce phénomène, auront la possibilité, effectivement, de demander les coordonnées bancaires aux patients qui téléphonent pour des rendez-vous, et les secrétaires de les enregistrer.
Et ça ne va pas tendre la relation entre les médecins et leurs patients ?
Pourquoi tendre la relation ? Parce que quand vous réservez, je ne sais pas moi, dans des restaurants, dans des hôtels, pour énormément de services aujourd'hui, ça ne tend pas la relation avec l'hôtelier et le restaurateur, parce qu'on vous a demandé une empreinte bancaire. Enfin, il y a un phénomène de responsabilisation. Alors maintenant, ne me posez pas trop de questions précises, puisque le principe est posé, le calendrier est posé, et le Premier ministre a eu raison de rappeler tout ça. Maintenant, nous allons y travailler, avec les syndicats de médecins, avec les plateformes, avec les associations de patients aussi, c'est très important.
Sauf que vous le savez aussi, monsieur le ministre, il y a beaucoup de patients qui détiennent la CMU, et donc ils ne payent pas leurs consultations.
Mais justement, il faut regarder, évidemment, que cette règle, il y aura des exceptions, comme la toute règle, et donc on va dessiner tous ensemble les contours d'application de cette règle, qui ça concerne, quel type de patient, dans quel type de relation, on va faire en sorte que les choses se passent bien. Vous comprenez que le fond, je le redis, c'est qu'on libère du temps médical, et surtout que les gens respectent des rendez-vous médicaux. On sait que les plateformes ont facilité le fait de prendre des rendez-vous comme ça, d'en réserver plusieurs, et puis d'aller à celui qui vous paraît, finalement, le plus opportun.
Et donc, ce serait au médecin de dire s'il a raison évoquée, invoquée, est valable ou pas ?
Ce serait au médecin de dire s'il souhaite ou pas, et s'il percevoir ces 5 euros, qu'il aura la possibilité de le faire.
Frédéric Valtout, autre sujet, pour que chaque Français ait toujours un médecin de garde à moins de 30 minutes de chez lui, vous souhaitez augmenter le nombre de médecins de garde les soirs et les week-ends. Comment vous allez vous y prendre ? Comment vous allez les inciter ?
On va s'y prendre par la discussion. Et tous les sujets qui ont été posés par le Premier ministre vont avancer grâce à la discussion.
Pour l'instant, la discussion, elle est un peu en...
La discussion, les annonces, c'était il y a 24 heures.
Oui, mais les syndicats, jeudi dernier, on dit qu'ils n'étaient pas prêts à discuter.
Non, mais jeudi dernier, vous parliez des syndicats, des spécialistes libéraux, qui, sur un autre sujet, et on pourrait en parler sur la campagne tarifaire, regrettent de ne pas avoir un accompagnement financier plus soutenu. Mais ça, je pourrais y revenir, parce que j'ai des choses à leur dire. Mais néanmoins, sur la question de l'accès aux soins et effectivement de la garde du soir, il faut qu'on progresse sur ce sujet. Il faut qu'on progresse par la concertation, je l'ai dit. Il faut qu'on le progresse en travaillant bassin de vie par bassin de vie, parce que c'est au plus près du terrain qu'on peut travailler et améliorer la situation.
Et effectivement, il faut qu'on améliore l'engagement des professionnels. Aujourd'hui, il y a 40% de médecins généralistes qui participent à la permanence de soins. Donc on ne parle pas de zéro. Il y a déjà une masse très importante de médecins, un nombre très important de médecins qui participent, qui prennent en charge.
Il y aurait donc une incitation financière pour qu'ils multiplient les gardes ?
Il y a une incitation financière, toute heure travaillée, une heure payée, une heure travaillée le soir et le week-end, est une heure qui est à payer en conséquence du moment où elle se réalise. C'est-à-dire à des moments où, effectivement, comme on le dit, en dehors des heures ouvrables. Voilà, donc à des moments où, effectivement, il y a une pénibilité. Donc, bien sûr que c'est financé, c'est reconnu. On a augmenté les heures travaillées à l'hôpital pour les heures de nuit et les heures de week-end. Évidemment que ce sont des heures qui sont mieux payées.
D'un mot 40% aujourd'hui de médecins ? 40%, on verra. L'objectif, c'est quoi ?
L'objectif, c'est d'éviter d'obliger des gens à rentrer dans des systèmes. Mais par contre, l'objectif, c'est par l'incitation, par la discussion, par la négociation, qu'on puisse améliorer, effectivement, l'engagement de tous pour la permanence des soins. Vous m'avez l'objectif de chiffrer le nombre de médecins qui seraient mobilisés ? Je ne sais pas, le chiffrer, ça va dépendre. On va regarder la situation de territoire par territoire. Là encore, je le redis. Mais l'objectif, c'est qu'aucun Français ne vive sur un territoire où il n'y a pas de permanence des soins qui soit garantie et donc est assuré à nous maintenant d'y travailler.
Et si, je le redis quand même, malgré tout, je ne donne pas l'impression de noyer le poisson. Et si, vraiment, effectivement, il faut aller vers des solutions plus contraintes, nous n'hésiterons pas à y aller.
Mais attendez, ça veut dire quoi, du coup, ça ?
Ça veut dire que là où, effectivement, on constatera que dans un territoire, si par hasard, par malheur, il n'y avait pas d'engagement du tout des médecins pour porter et participer à la permanence des soins, l'État, via les agences régionales de santé, via les réquisitions, ont tout à fait la possibilité de mettre en œuvre des systèmes. Mais c'est le stade ultime. C'est le stade dernier. C'est en cas d'échec, de discussion, eh bien, nous n'hésiterons pas à poser l'obligation de garde là où c'est nécessaire et là où, effectivement, il y aurait une absence de prise en charge par le collectif.
Vous avez parlé tout à l'heure des tarifs. On va en parler juste après le fil-info. Frédéric Valtoux, il est 8h42. Diane Ferchit.
La maire d'Avalon, dans l'Union, entendu, ainsi que deux de ses frères et quatre autres personnes, après la découverte de 70 kilos de résine, de cannabis, un kilo de cocaïne, un lingot d'or et 7000 euros en liquide à son domicile, elle est en garde à vue. On ignore s'il est lu avec connaissance de la présence de cette marchandise. Quatre jeunes, trois mineurs et un majeur de 20 ans mis en examen pour assassinat. Ils sont en détention dans l'affaire de la mort de Sam Sédine, cette adolescente de 15 ans rouée de coups à la sortie de son collège de Virichatillon en Essonne la semaine dernière.
En cause, semble-t-il, des échanges entre la victime et la sœur de deux des suspects, la jeune fille et elle, mises en examen pour abstention volontaire d'empêcher un crime. Un incendie dans le 11e arrondissement de Paris. Cette nuit fait trois morts. Un feu d'appartement au 7e étage d'un immeuble. Une enquête est ouverte pour destruction par incendie et homicides involontaires. Dans la bande de Gaza, la ville de Rafas prépare une possible offensive militaire israélienne. Après les déclarations du ministre israélien de la Défense, plus d'un million et demi de Palestiniens y sont réfugiés. France Info
Le 8.30 France Info Jérôme Chapuis Salia Draclia Toujours avec Frédéric Valtou, ministre délégué à la santé et à la prévention. Est-ce que vous entendez certains syndicats qui sont en colère parce que Gabriel Attal, le Premier ministre, a annoncé ce week-end qu'il sera possible d'avoir accès directement à des psychologues à 50 euros la consultation remboursée alors que ça fait des mois qu'ils négocient, qu'ils cherchent à vous convaincre pour que les consultations passent à 30 euros pour les généralistes. Vous entendez cette colère-là ?
Alors, vous faites référence à un dispositif qui s'appelle Mon Soutien Psy qui va être revu et qui doit permettre effectivement de faciliter l'accès des Français à des consultations en santé mentale et de mieux prendre en charge la population parce qu'on sait malheureusement que depuis le Covid il y a un besoin qui est plus fort. L'accès direct aux psychologues à travers mon parc aussi il va être mis en place dans les prochaines semaines et il va effectivement permettre aussi par l'élargissement du nombre de séances qui vont être financées de cette part de ce dispositif on passerait de 8 séances à 12 séances pour mieux prendre en charge les Français. Et mieux rembourser
passant de 30 à 50.
De toute façon l'accès direct est une question qui doit être posée sans tabou. Aujourd'hui on sait que la principale tension dans le système de santé c'est une question des effectifs des effectifs de soignants et donc il faut pour faciliter à la fois l'accès des Français aux soins puisque c'est le premier je ne vais pas dire le seul engagement qu'on poursuit mais c'est le engagement principal que l'on poursuit améliorer l'accès aux soins des Français mais en le faisant avec les professionnels et donc en travaillant avec eux pour permettre là où c'est possible ça a été et ça va être fait le premier ministre l'a dit pour les kinés c'est déjà fait pour les lunettes Mais vous voyez le signal
qui a envoyé Frédéric Valtoux on concircuit les médecins généralistes et en plus on ne veut pas augmenter le tarif de leurs consultations
L'augmentation du tarif des consultations elle est posée sur la table elle est en discussion en ce moment l'importance du médecin traitant on ne peut faire monter en compétence des autres professionnels que si on assure et on reconnait le rôle du médecin traitant parce que le rôle du médecin traitant c'est la tour de contrôle le médecin traitant qui garantit effectivement la qualité du parcours de soins après que pour des lunettes parce qu'on a une angine on va chez le pharmacien pour un vaccin on va chez l'infirmière ou encore chez le pharmacien etc qu'on libère si c'est aussi le cas
pour le kiné si c'est le cas pour le psy en fait qu'est-ce qu'il contrôle au bout du compte
le médecin traitant c'est essentiel enfin le médecin généraliste aujourd'hui est le seul soignant qui a une vue globale sur le patient qui vous connaît parce qu'il est votre médecin traitant qui vous a vu grandir qui vous a connu dans vos maladies si ça fait des années qu'il est à vos côtés et qui sait exactement je veux dire qui garantit la bonne prise en charge et l'intervention de l'ensemble des soignants c'est pas un pharmacien qui va avoir ce regard global c'est pas le kiné bien sûr qui ne sait pas sa compétence on ne confond pas les rôles on libère simplement du temps médical s'ils sont aussi importants
justement ces médecins généralistes pourquoi ne pas accéder pourquoi ne pas accéder à leur demande c'est-à-dire une consultation à 30 euros
c'est en cours de discussion et moi je souhaite sincèrement que ces discussions organisées par l'assurance maladie sur la convention médicale c'est-à-dire que c'est les règles financières qui vont régir les liens entre l'assurance maladie et les médecins pendant 5 ans et bien que ces discussions permettent d'avancer et ces discussions elles ne sont pas au point mort il y a eu des discussions qui étaient qualifiées il y a encore quelques jours par les uns et par les autres d'avancées constructives de possibilité effectivement de voir un terme à ces discussions et d'aboutir donc aujourd'hui moi je suis plutôt positif j'appelle à l'état d'esprit et de responsabilité de chacun aujourd'hui les français nous regardent ils ont besoin d'un système de santé qui effectivement puisse faire face aux difficultés et permette en même temps d'améliorer la prise en charge pour ça effectivement il y a des éléments qui ont été posés à la fois par les syndicats mais aussi par l'assurance maladie pour que finalement la hausse de la consultation puisqu'il s'agit de ça en secteur 1 passage à 30 euros soit accompagnée d'engagements réciproques qui permettent de dire sur les patients les français qui n'ont pas de médecins traitants et notamment ceux qui sont touchés par des infections longue durée comment on fait et donc des propositions ont été faites pour que les médecins puissent mieux prendre en charge ces patients comment on organise vous parliez tout à l'heure la permanence des soins le soir, le week-end comment on organise mieux la permanence des soins donc vous leur demandez des contre-parties c'est des engagements réciproques à partir du moment où la nation met plus d'argent elle attend aussi d'autres choses et je pense qu'on est sur la bonne voie maintenant effectivement il faut indiquer qu'il n'est pas question de chambouler le système de santé il n'est pas question de le renverser et de le mettre tu par-dessus de tête le médecin traitant reste au coeur de la prise en charge des français donc vous allez les appeler pour qu'ils reviennent
tous autour de la table ne serait-ce que
les libéraux et aussi les cliniques privées posent des questions parce que comme chaque fois qu'il y a des annonces l'explication peut-être n'a pas été faite et le Premier ministre a eu raison de poser des chantiers qui sont des chantiers ambitieux parce qu'aujourd'hui on ne peut plus attendre effectivement et on doit trouver des solutions immédiates vous allez les appeler
monsieur le ministre ?
je les ai eus ce week-end je les ai eus avant ce week-end je les aurai cette semaine le dialogue est pas vraiment rompu non il n'est pas rompu il est permanent je vois les cliniques encore aujourd'hui et demain j'ai vu les spécialistes libéraux avant les annonces de Gabriel Attal sans connaître ce qu'elle a dit parce que sur un autre sujet qui était le sujet de la campagne tarifaire c'est en permanence mon rôle c'est d'être en permanence à discuter avec les uns les autres
c'est en plus mon état d'esprit il y a une autre discussion d'ailleurs c'est celle que vous devez avoir avec les professionnels du transport médical les taxis conventionnés manifestaient il y a quelques jours parce qu'ils considèrent que la prise en charge n'est pas suffisante l'inflation étant passée par là or ça fait précisément partie le transport médical des pistes d'économie voulues par Bercy qu'est-ce que vous leur répondez ?
ils doivent là aussi faire des propositions pour que tout le monde participe effectivement c'est pas tellement des pistes d'économie c'est la maîtrise des dépenses de chiffres les transports sanitaires c'est 6 milliards d'euros ce qui n'est pas une mince affaire qui a augmenté l'année dernière de 7% donc il faut aussi qu'on arrive avec les professionnels concernés de trouver des solutions pour contenir je parle même pas la voyée d'économie je parle d'arriver déjà à contenir l'envolée l'emballement de certaines dépenses
ça veut dire quoi deux patients dans un taxi
pourquoi pas ça serait possible en tout cas il ne faut pas s'interdire ça alors évidemment vous n'allez pas me dire quel type de patients évidemment des patients légers c'est programmé mais si vous voulez en tout cas il faut qu'on travaille c'est là aussi l'esprit de responsabilité qui doit nous guider il faut qu'on travaille il y a des pistes de propositions on ne peut pas laisser voir un tel emballement de ce type de dépenses
mais pour que ce soit clair et pour les auditeurs qui nous écoutent et les téléspectateurs il est hors de question de ne plus prendre en charge le transport pour certains malades
mais pas du tout mais attendez on ne passe pas de 6 milliards à 0 milliards de quoi non non pas mais de faire le tri
parmi les patients c'est la question c'est pas un tri
parmi les patients c'est de trouver des solutions et puis c'est d'appeler aussi tout le monde effectivement à être raisonnable pour certaines consultations on peut prendre les transports publics lorsqu'on habite en métropole pas très loin de l'établissement et qu'on est en forme parce que tout le monde n'arrive pas en civière à l'hôpital ou à sa consultation et il est évident que ceux qui ont besoin de transports sanitaires adaptés parce qu'ils sont dans des cas lourds évidemment évidemment qu'on ne va pas toucher à ces cas là mais voyez bien que dans le dispositif général je le redis 6 milliards d'euros on doit trouver des moyens de contenir l'emballement de ces dépenses
un sujet on ne va pas rentrer dans le détail mais sur l'aide médicale d'état qui avait été évoqué sujet important dans le cadre de la loi immigration notamment elle avait été évoquée la réforme est pour quand ?
La réforme est d'ici l'été puisque c'est le calendrier qui avait été annoncé par le Premier ministre et quand je dis réforme c'est l'ajustement du fonctionnement de l'AME en tirant les leçons du rapport qui avait été fait par messieurs Stefanini et Evin et qui effectivement démontrait qu'il y avait des ajustements opérés pour rendre la hausse plus efficace il disait qu'il n'y avait pas d'abus et c'est pour ça que la décision a été prise par le Président de la République et par le Premier ministre de ne pas toucher à l'essentiel au cœur de l'AME Donc vous allez toucher à quoi ?
On touche par exemple aux conditions d'accès c'est-à-dire quelqu'un bénéficiaire de l'AME qui vit avec un conjoint qui a des revenus suffisants pour lui permettre doit pouvoir sortir de l'AME parce qu'on prend en compte les revenus du couple ou de la famille ou de la famille Non c'est pas le cas Ah non c'est pas le cas On fait en fonction des revenus ?
Non des revenus de la personne uniquement mais pas les revenus du conjoint Donc vous voyez c'est des choses on est dans le micro-détail mais soyons précis donc ce sont des ajustements c'est pour ça que je parle d'ajustements mais par contre philosophiquement il n'est pas question de toucher à l'AME qui a été effectivement et ça a été très bien démontré qui n'est pas du tout ce que certains nous disent de Gabji d'un dispositif qui est inutile il est utile en termes de santé publique
Frédéric Valtou ministre délégué en charge de la santé on vous retrouve juste après le fil info il est 8h51 Diane Ferschit
Dans l'enquête sur la mort de Sam Sedin en Esson cinq jeunes sont mis en examen dont quatre pour assassinat ils sont en détention à l'origine des coups mortels indifférent semble-t-il au sujet de la sœur de deux d'entre eux Le Finistère en vigilance orange vague, submersion et vent face à l'arrivée de la tempête pierrique des rafales jusqu'à 130 km par heure attendus demain les départements des côtes d'Armor d'Ille-et-Vilaine et de la Manche en vigilance orange Il y aura une diminution de 54% des représentations culturelles pour la saison prochaine c'est ce que révèle une étude de l'association des professionnels de l'administration du spectacle alors que le gouvernement cherche à faire des économies le budget du ministère de la culture est amputé de 200 millions d'euros 27 personnes jugées à partir d'aujourd'hui au Panama dans l'affaire des Panama Papers affaire d'évasion fiscale et de blanchiment d'argent révélée il y a 8 ans une enquête autour d'un cabinet d'avocats Mossack font ces cas menés par le Consortium International des Journalistes d'Investigation France Info
le 8 30 France Info Jérôme Chapuis Salia Brachia et le ministre délégué en charge de la santé Frédéric Valtoux après-demain en conseil des ministres arrive la loi sur la fin de vie un volet aide à mourir un volet soins palliatifs sur ce point seuls 30% des mineurs et 50% des adultes qui ont besoin de soins palliatifs y ont accès c'est ce que disait encore tout récemment Catherine Vautrin votre ministre de tutelle comment est-ce que vous pourriez réaliser en quelques mois ce qui n'a pas été en 8 ans depuis l'adoption de la dernière loi sur le sujet
alors c'est une accélération qui va prendre effectivement plusieurs années mais c'est une accélération du déploiement des services de soins palliatifs ou de l'offre de soins palliatifs dans les territoires d'abord dans les 20 départements où aujourd'hui il n'y a aucun lit de soins palliatifs qui vont être prioritaires mais c'est aussi un déploiement dans les services hospitaliers 300 lits qui progressivement vont être créés dans les services de soins palliatifs en plus des 1500 qui existent aujourd'hui et puis aussi c'est un déploiement des soins palliatifs à domicile on en parle souvent peu on parle beaucoup des unités hospitalières mais il y a beaucoup de soins palliatifs à domicile aujourd'hui il y a un peu plus de 50 000 places on va vers 20 000 places en plus à terme c'est-à-dire d'ici 3-4 ans de manière à ajuster et de monter en charge effectivement
mais vous parlez sur plusieurs années or si la loi passe
sur la fin de vie pardon mais c'est pas des lits qu'on ouvre comme ça il y a un taux d'ailleurs de personnel dans les services de soins palliatifs qui est assez élevé il faut former des gens et il faut aussi que les soins palliatifs prennent une place nouvelle dans la formation des médecins aujourd'hui l'enseignement de soins palliatifs n'est pas majeur on va dire ça comme ça
le sens de la question c'est que si on vous écoute bien au moment où l'aide à mourir entrera en vigueur il y aura encore des départements qui ne seront pas équipés en unité de soins palliatifs alors la loi elle ne va pas arriver
dès cette année il y a une discussion au parlement qui va être longue mais effectivement la montée en charge des soins palliatifs va être concomitante parallèle à effectivement la mise en place de ce dispositif d'accompagnement à la fin de vie et je le redis les soins palliatifs c'est plus de médecins formés c'est plus de personnel formé c'est des services hospitaliers c'est aussi du déploiement d'offres à domicile et donc c'est tout un dispositif important mais je crois que le signal ce qui est important a plus d'un milliard d'euros donnés pour effectivement ces dix prochaines années pour permettre de déployer ces soins palliatifs c'est-à-dire que l'Etat s'engage dans un effort qui va être certes long progressif mais qui est résolu
Mais quel sens ça va de vous engager sur dix ans alors qu'au mieux pour vous dans trois ans vous n'êtes plus là
Non mais heureusement quand Jacques Chirac a lancé le plan cancer qui continue aujourd'hui en 2004 et qui a permis à la France d'être un acteur majeur de la lutte contre le cancer heureusement qu'il ne s'est pas dit il me reste à l'époque trois ans et on va faire un plan cancer pour trois ans Non il a engagé l'Etat dans un chemin qui maintenant depuis 20 ans fait que la France a sérieusement et largement ce n'est pas le sujet du jour mais je veux dire monter en niveau sa prise en charge des cancers Donc vous comptez sur vos successeurs Vous savez sur ces sujets là heureusement il y a une espèce de permanence de l'effort de l'Etat et quand on s'engage sur des politiques de santé publique qui sont toujours des politiques de long terme on le fait toujours en regardant loin à l'horizon
Sur un plan personnel est-ce que vous êtes totalement à l'aise avec le texte qui va être présenté après ?
Je suis totalement à l'aise sur le texte La seule chose que moi j'avais émise en amont du texte c'était effectivement qu'il y ait un effort qui soit fait sur les soins palliatifs et que les soins palliatifs ne deviennent pas à un angle mort de la prise en charge des personnes de la prise en charge des personnes qui arrivent en fin de vie et qui sont confrontées notamment à la douleur très clairement la réponse on vient d'en parler elle est là le président de la république a souhaité un programme massif de développement des soins palliatifs et c'est une excellente chose
Je vous posais la question parce qu'en juin 2023 vous aviez co-signé dans Le Monde un texte sur la tribune qui disait ça les personnes les plus fragiles et les plus isolées sont de fait les plus concernées par les demandes de mort anticipées ça ce texte prévoit de tenir compte de ça
La réponse notamment des soins palliatifs c'est qu'effectivement il n'y ait plus un recoin du territoire qui ne puisse pas permettre une prise en charge en soins palliatifs donc c'est majeur
Frédéric Valtou les EGO cet été vont être un enjeu sécuritaire un enjeu logistique aussi mais aussi un défi on le sait elle est tendue à l'hôpital est-ce que déjà pour les EGO comme pour pendant le Covid vous avez demandé à tous les soignants de ne pas prendre de vacances
Alors on a demandé aux soignants on a donné la possibilité à ceux qui le souhaitaient là aussi on n'est pas dans l'obligation de pouvoir rester dans leur service de fractionner leurs vacances et d'ailleurs il y a une prime de fractionnement qui a été mis en place de vacances qui a été mis en place pour les hospitaliers concernés cet été mais un mot quand même sur le dispositif sanitaire d'abord il va concerner les hôpitaux de l'APHP et 12 hôpitaux je veux dire périphériques qui sont franciliens et hors APHP ça c'est la première chose la deuxième chose on ne s'attend pas à un pic de fréquentation dans les services hospitaliers qui soit énorme je veux rappeler que Paris est déjà la première destination touristique au monde quasiment dans les grandes villes une des premières destinations touristiques au monde habituellement et qu'on a l'habitude à Paris en Ile-de-France que l'été ne soit pas une baisse de fréquentation dans les hôpitaux très forte
sauf que là on attend 7 millions de visiteurs et si on ajoute une possible canicule cet été
on saura faire on pourra recevoir
tout le monde
ne vous inquiétez pas d'abord la chance qu'on a c'est que l'Ile-de-France est aussi une des régions qui est le mieux dotée en tissu hospitalier et en services médicaux donc de ce point de vue là on ne part pas là non plus d'une feuille blanche habituellement je vais vous donner un chiffre habituellement on considère que les services hospitaliers l'été tournent à entre 80 et 90% de leur activité habituelle là ils vont permettre d'absorber 100% de ce qu'est l'activité habituelle donc vous voyez entre 90% et 100% c'est quelques points d'activité en plus c'est comme si on était effectivement dans un mois de novembre ou décembre classique entre le 15 juillet et le 15 août donc tous les plannings aujourd'hui ont été faits et permettent de dire qu'à ce jour le dispositif sanitaire est prêt les hôpitaux sont prêts la médecine de ville on a travaillé avec eux les pharmaciens on travaille avec eux pour veiller à ce que effectivement tout le monde ne parte pas en vacances le déplacement des véhicules d'urgence aussi
tout ça
alors là pour le coup c'est en train d'être mis en place avec la préfecture de police de Paris je présiderai je coprésiderai coprésiderai pardon avec Amélie ou Déa Castérin avant la fin du mois d'avril effectivement un comité qui ira sur l'aspect sanitaire de ces JO mais en tous les cas je peux vous dire aujourd'hui que le dispositif est prêt
merci Frédéric Valton merci à vous ministre délégué en charge de la santé et de la prévention vous étiez l'invité du 830 France Info je vous laisse en compagnie de Salia Braclia les informer dans 5 minutes et bien on va revenir sur les multiples annonces santé du gouvernement pour rendre l'accès aux soins plus accessibles justement aux français y a-t-il une vraie efficacité derrière ou alors est-ce juste de l'affichage on en parle dans un instant avec Guillaume Naret et les informer à tout de suite sur France Info
Frédéric Valletoux